De la parole dans la prière de Saint Ephrem le Syrien (306 - 373)
Saint Ephrem nous apprend à remplacer l’Esprit de bavardage par l’esprit de chasteté, d’humilité, de patience et de charité. L’esprit de ces vertus est laconique.

Protopresbytre André Tkatchev
Traduction Elena Tastevin

Selon Saint Innocent traitant de la prière de Saint Ephrem le Syrien, l’orant prononce un mot et il croit que sa parole se dissout dans l’air et s’y dilue. Alors que ce faisant celui qui prie se met en voyage pour traverser les jours, les siècles et les esprits. Il demeure avec nous jusqu’au Jugement Dernier pour que l’Evangile s’accomplisse : « par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu seras condamné ».

Selon Saint Jean Chrysostome, la charité de Dieu est grande parce qu’Il nous jugera sur nos propres paroles et non pas sur celles des autres. Selon l’un des textes messianiques d’Isaïe: « Il ne jugera point sur l'apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire. Mais il jugera les pauvres avec équité, Et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre; Il frappera la terre de sa parole comme avec une verge, Et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant (Is 11 :2 – 4) ». Autrement dit, nos propres paroles seront notre verdict.

Selon Saint Innocent, nos paroles établissent le véritable portrait de notre « moi », celui qui sera jugé.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Février 2019 à 14:33 | 1 commentaire | Permalien

Saint Jean Chrysostome (+ 407)
Le 9 février l'Église Orthodoxe commémore la translation des reliques de Saint Jean Chrysostome
Evêque de Constantinople, Docteur de l'Eglise


Le 30 janvier, les Eglises d'Orient font mémoire de la translation, à Constantinople, des reliques de saint Jean Chrysostome que l'Eglise d'Occident célèbre le 13 septembre. Son surnom 'Chrysostome' veut dire 'bouche d'or'. Il soutint la foi catholique même contre la pression du pouvoir impérial. Ce qui lui valut d'être destitué de son siège patriarcal de Constantinople et d'être exilé sur les bords de la mer Noire, aux confins du Caucase, à Soukhoumi en Abkhazie géorgienne.

Lire aussi: Benoît XVI lors des audiences générales des 19 et 26 septembre 2007

Un pére de la doctrine sociale chrétienne

Le Pape a évoqué sa nomination en 397 comme évêque de Constantinople, capitale de l'empire romain d'orient, puis son projet de réforme de l'Eglise. "L'austérité de sa résidence -a précisé le Saint-Père- devait être un exemple pour tous", comme fut exemplaire "sa sollicitude envers les pauvres qui le fit surnommer l'aumônier... Il créa des institutions caritatives très appréciées".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Février 2019 à 11:01 | 11 commentaires | Permalien

Saints Tite et Timothée
Disciples et compagnons de saint Paul (1er s.)

L'Eglise en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l'Eglise naissante.

Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la foi" est né en Asie mineure d'un père grec et d'une mère juive. Converti lors de la première mission de saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle. Pour le faire accepter des juifs et des judéo-chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore.
Selon la tradition, saint Timothée serait mort évêque d'Ephèse.

Tite est un grec converti, mais non circoncis. C'est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d'être ferme et catégorique. Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète.
La tradition nous dit en effet qu'il meurt évêque de Cnossos en Crète.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 4 Février 2019 à 18:00 | 0 commentaire | Permalien

La vie spirituelle peut causer la tristesse
Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge"

2) Il existe d’autre part un découragement plus spécifiquement lié à la vie spirituelle.

Une première forme de celui-ci est liée à des péchés commis précédemment.

Pour en sortir, il faut bien entendu faire pénitence, mais en même temps ne pas regarder à ces péchés, ne pas se fixer sur eux (comme les chiens qui restent attachés à leurs propres vomissures /ap. Pierre/) : le starets Serge recommande de ne jamais se décourager, en se levant, à cause des péchés commis la veille ou les jours précédents, mais de commencer chaque jour comme s’il était totalement nouveau.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Février 2019 à 14:39 | 1 commentaire | Permalien

Les Homélies spirituelles de saint Macaire l’Égyptien  (+ 391)
Saint Macaire utilise des couleurs vives pour dépeindre la façon dont Satan a réduit la nature humaine en esclavage après la chute d’Adam.

« Le royaume des ténèbres, le prince pervers, a, dès le commencement, réduit l’homme en captivité ; il a enveloppé et revêtu son âme de la puissance des ténèbres [...] comme on couvre [un homme] de vêtements . » Pour évoquer les actions des puissances des ténèbres, saint Macaire a souvent recours à l’image du vent nocturne. « Comme un vent sauvage qui souffle dans une nuit obscure et ténébreuse, ébranle, agite et secoue toutes les plantes et toutes les graines, ainsi l’homme qui est tombé au pouvoir de la nuit, des ténèbres et de Satan, et qui vit dans cette nuit ténébreuse, est violemment secoué, agité et ébranlé par le vent terrible du péché »

Ou encore. « De même en effet qu’un unique vent trouble et agite toutes les plantes et toutes les graines, et que l’unique obscurité de la nuit s’étend sur tout l’univers, ainsi le prince du mal, qui est lui-même l’obscurité spirituelle de la malice et de la mort, ainsi qu’un vent mystérieux et sauvage, agite sur la terre toute la race des hommes, la trouble par des pensées toujours en mouvement et séduit par les désirs du monde les cœurs des hommes ; il remplit des ténèbres de l’ignorance, de l’aveuglement et de l’oubli toute âme qui n’est pas née d’en-haut »
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 1 Février 2019 à 11:57 | 2 commentaires | Permalien

La vie de saint Antoine le Grand (251-356)
Archevêque Basile (Krivochéine)

Des indications sur le rôle des anges et des démons dans la vie spirituelle apparaissent dans les textes de l’Église dès les tous premiers temps du christianisme. Ce n’est cependant qu’avec l’apparition du monachisme et l’élaboration de l’enseignement ascétique du IVe siècle que cette question a été abordée de façon cohérente et systématique. La première œuvre où l’on trouve cette question traitée de façon conséquente est sans aucun doute la Vie de saint Antoine le Grand, par saint Athanase d’Alexandrie .

La Vie de saint Antoine le Grand peut être considérée comme un modèle caractéristique de la pensée orthodoxe sur le rôle joué par les puissances des ténèbres dans la lutte spirituelle de l’homme.

Cette Vie conserve jusqu’à nos jours sa valeur d’enseignement, même si des auteurs ultérieurs ont parfois approfondi notablement l’étude de la question. Saint Athanase, à l’instar de ses contemporains, concevait le monachisme non seulement comme une voie vers le salut et la sanctification personnelle, mais aussi et avant tout comme une lutte contre les puissances démoniaques des ténèbres.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Janvier 2019 à 15:58 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Tatiana (+226) : la protectrice accidentelle des débauches estudiantines
Écrit par Liza Belozerova

Tatiana est un prénom tellement usité en Russie qu’on penserait cette sainte originaire de l’Orient. Pourtant c’est bien d’une sainte romaine dont il s’agit, son nom est du reste bien latin : il s’agit de la forme féminine de Tatianus, dérivé lui-même de Titus Tatius, roi des Sabins au VIIIème siècle avant Jésus-Christ. A Rome, sainte Tatienne, martyre, qui, sous l’empereur Alexandre, fut déchirée avec des ongles et des peignes de fer, exposée aux bêtes, jetée dans le feu, sans néanmoins en recevoir aucune atteinte

Le 25 janvier est une date officielle : les étudiants russes ont le droit légal de faire la fête et de profiter pleinement du libertinage estudiantin.

Des discothèques, des concerts, des feux d’artifice : on sort dans les rues, on se défoule, on embrasse toutes les Tatianas, on fête sans aucune limite et avec tout son cœur la fin des examens d’hiver et le jour des étudiants. Soit pour célébrer les années estudiantines soit pour s’en souvenir, cette date rassemble tous les étudiants du pays, anciens et actuels, et le professorat dans un seul élan de joie et de débauche. La tradition fortement ancrée dans la mentalité russe, étouffée pendant l’époque soviétique, est en train de s’épanouir de nouveau depuis 1992.

Si l’on demande aux participants de ces célébrations à l’envergure époustouflante pourquoi la fête de l’étudiant tombe sur le jour de Tatiana, peu pourraient donner la réponse. Il faut replonger dans l’année 1755 lors du règne de l’impératrice Elisabeth Petrovna pour retrouver les origines de la fête nationale des étudiants.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 25 Janvier 2019 à 20:00 | 0 commentaire | Permalien

Saint Philippe  de Moscou et son ami d’enfance d’Ivan IV, dit le Terrible
Métropolite de Moscou et de toute la Russie (1507- 1569)

En 1565, Ivan tira son ami d’enfance de son monastère de Solovki pour le mettre à la tête de l’Église orthodoxe. Désigné pour être métropolite de Moscou, il sut résister aux cruautés du tsar Ivan et il lui dit la Vérité dans la cathédrale même de la Dormition au Kremlin. Le nouveau prélat, loin d’être un allié, va s’opposer corps et âme au tsar. Au péril de sa vie.

Conflit spirituel, incandescent et violent. Tortures, décapitation, supplices en tout genre. Il est impossible de comprendre la Russie sans s’interroger sur ce personnage qui demeure le plus important de notre histoire.

Ivan IV fut le premier à se donner le titre de Tsar (du latin caesar) et il a créé la matrice du pouvoir russe qui demeure inchangée.

Sa personnalité complexe a beaucoup compté : c’était un homme éminemment doué et instruit, à la fois musicien et écrivain, mais en même temps son cas ressort de la maladie mentale avec une double, voire une triple personnalité ! Il n’était pas seulement un tyran, mais aussi un tortionnaire doublé d’un maniaque.Le métropolite Philippe c’est un homme de la Renaissance, ouvert et tourné vers l’avenir- mais aussi un brillant inventeur et un architecte.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 22 Janvier 2019 à 07:52 | 0 commentaire | Permalien

L’enfance de Jésus
Les Evangiles canoniques n’en disent pas grand-chose et les apocryphes, abondants sur le sujet, versent souvent dans le pur merveilleux.

Pauvre parmi les pauvres d’Israël

Joseph, son père « adoptif », n’a rien d’un grand seigneur. Il est charpentier, ou tout simplement ouvrier du bâtiment, selon la manière dont on traduit le grec tektôn (Mt 13, 55). Lors de la présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance, ainsi que le prescrit la loi juive de l’époque, Joseph et Marie offrent le sacrifice des pauvres (Lc 2, 24), « un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes ». La famille de Jésus est donc comptée parme les pauvres d’Israël.

Cette condition modeste a peut-être gênée une partie des premiers croyants. D’ailleurs, la critique antichrétienne en a aussi longtemps fait un argument contre la divinité de Jésus. « Il n’y a rien là qui fasse pressentir le royaume de Dieu », se moque le Romain Celse (II siècle) dans son fameux discours « Contre les chrétiens ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Janvier 2019 à 15:16 | -2 commentaire | Permalien

Saint Basile le Grand et Circoncision de notre Seigneur Jésus Christ
Le huitième jour de la Naissance du Sauveur est arrivé ; l'étoile qui conduit les Mages approche de Bethléhem ; encore cinq jours, et elle s'arrêtera sur le lieu où repose l'Enfant divin. Aujourd'hui, ce Fils de l'Homme doit être circoncis, et marquer, par ce premier sacrifice de sa chair innocente, le huitième jour de sa vie mortelle. Aujourd'hui, un nom va lui être donné ; et ce nom sera celui de Jésus, qui veut dire Sauveur. Les mystères se pressent dans cette grande journée ; recueillons-les tous, et honorons-les dans toute la religion et toute la tendresse de nos cœurs.

"Dieu, l'homme, l'Église"
Extraits du texte : « L’ecclésiologie de saint Basile le Grand », par Mgr Basile (Krivochéine)

Il n’est pas si facile de parler de l’ecclésiologie de saint Basile le Grand. Saint Basile lui-même n’a laissé aucun traité où il exposerait sa doctrine sur l’Église. Nulle part il n’en parle d’une manière systématique. On est donc obligé de chercher dans ses œuvres des passages, dispersés un peu partout, où il aborde la question, toujours en passant d’ailleurs, et généralement très brièvement .
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 14 Janvier 2019 à 15:00 | -2 commentaire | Permalien

Que Dieu nous garde!
Par le père Jean Valentin Istrati (prêtre roumain)

J’allais récemment par un petit chemin, le soleil brillait de tous ses feux. Je faisais bien attention à éviter les bosses. Le lac apparu non loin était comme doré, il m’a fait penser à l’Oeil qui voit tout… Subitement, un poulain me barre la route. Agé au plus de quelques jours, très frêle. Le petit animal se tenait en plein milieu du chemin et fixait la voiture qui fonçait sur lui. Ce spectacle semblait le passionner, il se mit timidement à hennir. J’ai arrêté mon véhicule pour mieux l’observer.

Ce poulain venait seulement d’avoir été mis à bas. Aucune intelligence, pas la moindre idée des dangers qui le guettaient. Je me suis dit qu’il était dans un monde où les périls n’existaient pas. Cet être ne savait pas ce qu’est la douleur, il était à un âge où l’on ne meurt pas sur les routes. Son monde était celui d’un bébé de douze mois. Un bébé, à l’instar du poulain, se précipite des marches d’un escalier, certain que rien de mauvais ne peut lui arriver.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Janvier 2019 à 08:30 | 1 commentaire | Permalien

Le massacre des innocents
La Bible raconte que les rois mages avaient prévenu Hérode, le roi des juifs (mis en place par les romains), de la naissance d'un envoyé de Dieu, Jésus, un nouveau roi des juifs. Hérode ayant eu peur de perdre son trône ordonna le massacre de tous les enfants mâles de moins de 2 ans, espérant tuer Jésus. Marie, Joseph et Jésus auraient alors fui en Égypte. Ils seraient revenus une fois Hérode mort.

Matthieu 2 :13-23

Après le départ des mages, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte et restes-y jusqu'à ce que je te parle ; car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète : J'ai appelé mon fils hors d'Égypte.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Janvier 2019 à 07:02 | 0 commentaire | Permalien

Extraits des lettres du père Serge (Chévitch) à l'une de ses filles spirituelles
Mercredi le 25 juillet, le jour du rappel à Dieu de notre père spirituel, l'archimandrite Serge /Chévitch/ de bienheureuse mémoire. Je me propose à cette occasion de vous envoyer le texte un peu modifié de lettres du père Serge retrouvées récemment et qui ont été publiées en 2017, dans le n°23 de la revue de l'Association Saint Silouane, "le Buisson Ardent" /EvT/

1 -Tous les Saints et les Justes ne prêtaient aucune attention ni à la sècheresse, ni aux pensées, ni aux combats pas plus qu'à la joie, à la douceur ou à la consolation spirituelle. Ils n'aspiraient qu'à une seule chose: être fidèles au Seigneur - dans un accomplissement de chaque instant de Ses commandement, dans le service du prochain, dans la garde du cœur et dans tout ce qui s'y rattache.

2 -La seule et unique cause de tous nos désordres intérieurs et extérieurs est l'abandon de la prière! Prier, prier, prier - et tous sera harmonieux. Voila la recette générale et universelle. Il n'y en a pas d'autre. Nous sommes faibles - parce que nous sommes seuls. Nous sommes seuls - parce que le Seigneur est absent! Le Seigneur est absent - parce que nous ne Lui demandons pas d'être avec nous! Tout est là. Plus nous prierons avec ferveur, sans interruption, avec attention, plus s'ouvrira au dedans de nous, vite, véritablement, le Royaume de Dieu - voila, le bonheur et la félicité! Rien de plus ne nous est nécessaire ici bas. Et celui qui [demeure] dans le Royaume, - il Règne!
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Janvier 2019 à 12:57 | 1 commentaire | Permalien

Miracles de saint Jean de Cronstadt (1829-1908)
Nous reprenons une très actuelle publication du site de Claude LOPEZ-GINISTY "Orthodoxologie"

Svetlana Tvirko: "Ils voulaient amputer la jambe de ma belle-mère"


En 2012, j'étudiai à Saint-Pétersbourg pendant cinq jours. Le premier jour, après mon cours, je suis allé au monastère Saint-Jean, où je n'étais jamais allée auparavant.

Je voulais beaucoup le faire afin d'aller sur la tombe du père Jean. Ma mère devait aller le lendemain faire des examens médicaux, et les médecins s'attendaient au pire. Ma belle-mère était également à l'hôpital. Elle avait soixante-six ans à l'époque. Ils voulaient amputer sa jambe, elle avait la gangrène et elle devenait noire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Janvier 2019 à 12:13 | 1 commentaire | Permalien

En préparant Noël: comment suivre le commandement du Christ "soyez comme des enfants"?
Père Alexandre Schmemann (1)

J'ai déjà parlé de ce que signifient dans l'Evangile les paroles du Christ "soyez comme des enfants". J'ai dit que l'enfance montre cette intégrité de la vision du monde, cette sincérité, cette ouverture et cette confiance, ce don de se fondre dans le tout qui appartiennent à l'enfance et que nous perdons sans retour quand nous quittons le paradis doré et entrons dans le monde "adulte", fracturé, gris, ennuyeux. Et c'est de là que vient: "si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux." (Mt. 18:13).

J'ai déjà parlé de ce que signifient dans l'Evangile les paroles du Christ "soyez comme des enfants". J'ai dit que l'enfance montre cette intégrité de la vision du monde, cette sincérité, cette ouverture et cette confiance, ce don de se fondre dans le tout qui appartiennent à l'enfance et que nous perdons sans retour quand nous quittons le paradis doré et entrons dans le monde "adulte", fracturé, gris, ennuyeux. Et c'est de là que vient: "si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux." (Mt. 18:13).

Mais comment devenir "comme des enfants"? Comment revenir à ce paradis perdu? Comment reconstituer cette intégrité? En un mot, comment suivre le commandement du Christ "soyez comme des enfants"?

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Décembre 2018 à 11:03 | 4 commentaires | Permalien

Sainte Barbe ou Barbara
Avant la révolution de 1917 et jusque la fin de la guerre civile de très nombreux militaires de l'Armée impériale et des armées blanches avaient sur eux une petite icône de sainte Barbe.

Sainte-Barbe vivait au milieu du III ème siècle (vers 235 ) à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie.

Dioscore, son père, était un être d'une humeur bizarre et d'un naturel cruel ayant toutes les inclinations d'un barbare. Celui-ci, voyant que sa fille, déjà parvenue à l'adolescence, était d'une beauté très remarquable, et comprenant les dangers auxquels ne tarderaient pas à l'exposer ses grâces jointes à une immense fortune, imagina de l'enfermer dans une forteresse inaccessible. La célèbre tour ressemblait plus à un palais magnifique qu'à une prison.

Barbe profita de l'absence de son père pour faire percer une troisième fenêtre en plus des deux dont disposait sa prison dorée, pour symboliser la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. De même elle y traça des signes de croix.

Son père, à son retour, lui demanda l’explication de ces signes. Elle lui dit qu’elle avait voulu représenter un Dieu en trois personnes et la mort du fils de Dieu sur la croix. Dioscore entra dans une grande colère en voyant que sa fille embrassait "les rêveries" des chrétiens : elle fut obligée de fuir.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Décembre 2018 à 06:00 | 0 commentaire | Permalien

Le Starets Serge: La maîtrise de soi et la paix
Il faut, enseigne le Starets, veiller à être toujours alerte, dans un état de dynamisme, ce que Saint Paul appelle « le zèle ». Il faut exclure toute passivité, ne pas se laisser aller, mais prendre sa vie en mains ; ne pas se laisser guider par ses sensations, son imagination, ses impressions, mais être en tout et toujours maître de soi.

C’est la vérité que les Pères appellent « la tempérance » en son sens le plus large.

Nous avons reçu pour cela la force de grâce, que nous avons reçue dans les sacrements.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Décembre 2018 à 11:18 | -1 commentaire | Permalien

Un monde sans Arche de Noé
Un article de Xenia KRIVOCHEINE traduit par Laurence Guillon

Revue "MILOSERDIE"

Du plus loin que je me rappelle, nous avons toujours eu des chiens, des chats et autres animaux à la maison. Dans les années soixante, l’intelligentsia russe se tournait vers la campagne, nous n’étions pas une exception, et nous élevions là bas des lapins, des poules, et la vache Dotcha.

Les lapins, nous ne pouvions pas les égorger, et ils se reproduisaient sans pitié, nous devions les distribuer aux voisins ; les poules pondaient des œufs et parfois se retrouvaient dans la soupe, pas sans larmes du côté de ma mère, cependant, et la vache, qui répondait au doux nom de Dotcha et avait de très beaux yeux bruns, nous donnait beaucoup de lait.

J’appris à la traire et même à faucher l’herbe. Et à Paris aussi, nous avons toujours vécu avec des chats et des chiens, pour nous occuper de tout ce petit monde, nous dûmes augmenter les dépenses auprès du vétérinaire et de l’assurance médicale. Cette assurance fut notre salut, car notre chien se révéla une créature souffreteuse. Il vécut 17 ans, mais il était constamment malade : opérations, prophylaxie, piqûres, vitamines, médicaments… des dépenses incommensurables !
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Décembre 2018 à 18:00 | 15 commentaires | Permalien

Saint Jean Chrysostome ( 345 - 407)
Archimandrite Placide Deseille
Higoumène du Monastère Saint Antoine le Grand

Jeunesse et éducation classique

Jean Chrysostome est né vers 345, à Antioche. Son père, Secundus, était officier; il laissa son épouse Anthousa veuve à vingt ans, avec un fils et une fille. Celle-ci mourut très tôt, et Anthousa, chrétienne fervente, consacra tous ses soins à l'éducation de Jean. Après avoir acquis les connaissances élémentaires habituelles, Jean étudia la rhétorique à l'école de Libanius, le plus illustre rhéteur du temps, païen convaincu et nostalgique.

Vie ascétique et monastique

A partir de 367, il s'intègre au groupe des disciples de Diodore, futur évêque de Tarse, pour s'adonner à l'étude des sciences sacrées. Ce groupement ascétique n'était pas un monastère, et Jean, à la demande d'Anthousa, revenait chaque soir à la maison familiale. Il fut baptisé par saint Mélèce pendant la nuit pascale de 367.

Vers 370, d'abord ordonné lecteur, il se soustrait par la fuite au sacerdoce, "trompant" son ami Basile, qui se laissa ordonner, croyant que Jean l'était aussi. Cette querelle fraternelle sera évoquée plus tard vers 390, dans le Dialogue sur le sacerdoce de Jean, dont elle fournira le prétexte.

Vivement attiré par la vie monastique, il se retire en 372 au désert et vit pendant quatre ans auprès d'un ancien. Puis il se retire, seul, dans une grotte, où il passe la plupart de son temps sans dormir, apprenant par cœur les Écritures. Sa complexion fragile ne résiste pas à ce régime, il tombe malade et doit regagner Antioche en 378, après deux années de vie érémitique. C'est l'époque où saint Mélèce, exilé par Valens, rentrait à Antioche.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Novembre 2018 à 07:00 | 3 commentaires | Permalien

Le starets Serge (Chévitch) à propos de la patience
Il y a 31 ans, le 25 juillet 1987, l’âme du père Serge (Chévitch) a été rappelée à Dieu. Père spirituel de nombreux prêtres, moines et laïcs orthodoxes, l’archimandrite Serge demeure, à travers les années, une personnalité phare de l’Orthodoxie du XXième siècle en Europe occidentale. Ce mercredi, le 25 juillet, une pannikhide à sa mémoire sera célébrée dans l’église cathédrale des Trois-Saints-Docteurs (rue Pétel) après la Divine Liturgie...suite

A la mémoire du P. Serge Chévitch

« La patience est aussi, avec la pénitence et la prière, l’un des instruments dont nous disposons pour mener le combat invisible permanent contre toutes les tentations et les difficultés qui sont placées sur notre chemin par nos ennemis spirituels.

Elle est également le moyen d’accomplir chaque jour notre tâche spirituelle alors même que nous en tirons encore aucune jouissance spirituelle, mais qu’au contraire les obstacles dus aux attaques des démons et les peines se multiplient.

C’est grâce à elle que, sans nous décourager, nous pouvons porter le joug que nous a donné le Christ (Mt. 11, 29-30). »

Le starets, qui, nous l’avons vu, a une conception modérée et équilibrée de l’ascèse, considère que, pour y progresser réellement et sans danger, il ne faut pas faire de saut.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Novembre 2018 à 18:13 | -2 commentaire | Permalien

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