Père Philippe Parfeunov, Moscou
Traduction Marie GENKO

Le vent d’ouest a apporté sur la terre russe les graines de ces mutants et les fruits inutiles qu’elles produisent sont empoisonnés ou peu comestibles.
Car la société est inondée de fausses conceptions du monde et nous vivons jusqu’aujourd’hui dans les divisions, les désordres, les malheurs, les désastres et même les guerres.
On peut considérer que ce qui génère plus particulièrement des conséquences fatales est l’accession des hérétiques au pouvoir et leur prise en main de la destinée de millions de personnes. Dans une société où a été perdue la possibilité d’éprouver les esprits, les hérétiques peuvent être élus au cours d’élections démocratiques par une majorité de voix, ou ils peuvent accéder au pouvoir par la force, et la structure socialo politique de l’Etat ne joue ici aucun rôle.

A son origine, l’hérésie remonte à la chute originelle de l’homme, tenté par la connaissance du Bien et du Mal, et contraint depuis lors de se contenter d’une connaissance partielle, fragmentée et sélective, donc en réalité d’une connaissance hérétique, mélange du Bien et du Mal.
Rédigé par Marie Genko le 25 Février 2011 à 12:26 | 0 commentaire | Permalien

Père Philippe Parfeunov, Moscou
Traduction Marie GENKO

A la question :
« Pourquoi l’accusation d’hérésie vous a-t-elle angoissé plus que tout autre accusation ? »
Le Révérend Père Agaphon avait répondu :
« Parce que l’Hérésie signifie, s’isoler loin de Dieu. L’hérétique s’excommunie du Dieu vrai et vivant et s’unit au démon et à ses anges. Celui qui s’est séparé du Christ (en confessant un enseignement erroné concernant le Christ) ne possède plus le Dieu qu’il pourrait supplier pour ses péchés et il est perdu sous tous rapports.

Pourquoi l’abbé Agaphon répondait-il de cette façon, et en était-il réellement ainsi ? Car n’importe quel péché qu’il soit de chair ou d’esprit, qu’il soit à l’encontre du Seigneur ou de son prochain, éloigne l’homme de Dieu et de Sa grâce.
Si nous nous référons aux textes du Nouveau Testament, comme source principale de notre tradition, nous pouvons y trouver des témoignages d’importance diverse concernant les hérésies et les problèmes concrets rencontrés par les premières communautés chrétiennes.
Rédigé par Marie Genko le 25 Février 2011 à 12:14 | 14 commentaires | Permalien

SAINTE XENIA DE SAINT-PETERSBOURG (+ 1806)
SAINTE XENIA
Elle s'endormit dans le Seigneur à l'âge de 71 ans et sa sépulture fut l'objet d'un véritable culte. Le tsar Alexandre III ayant été très gravement atteint lors d'un attentat au 19e siècle attribua sa guérison à sainte Xenia qu'il avait priée.
Elle fut canonisée en 1987 par le patriarcat de Moscou.
YOU TUBE et YOU TUBE
Suite ICI
Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Février 2011 à 06:04 | 0 commentaire | Permalien

Saint Maxime le Grec : surnommé " l'illuminateur de la Russie "
Originaire d'Arta dans l'Epire (+ 1556)

Originaire d'Arta dans l'Epire en Grèce, il partit, jeune adolescent, à Florence faire ses études classiques. Il suivit avec enthousiasme le dominicain Savonarole dans son mouvement de rénovation religieuse et spirituelle qui se termina tragiquement. Saint Maxime, une fois ses études terminées, se rendit sur la Sainte Montagne de l'Athos, au monastère de Vatopedi, dans l'étude et la méditation.
Appelé par le prince russe, Basile Ivanovitch, il vient en Russie pour traduire en slavon le psautier et d'autres livres liturgiques dont la traduction du grec était très imparfaite. Après avoir effectué ce travail, on l'obligea à rester pour continuer d'autres traductions. Mais, accusé par certains de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il fut condamné pour hérésie et relégué au monastère de Volokolamsk.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 3 Février 2011 à 13:30 | 0 commentaire | Permalien

Vladimir GOLOVANOW

Nous avons eu plusieurs commentaires très intéressant sur ce sujet à la fin de l'année dernière sur un fil qui traitait d'autre chose. J'ai pensé intéressant d'en faire un billet spécifique, car il s'agit là d'une question assez controversée et donnant lieu à bien des fausses interprétations.

Faisons d'abord une mise au point:

1/ L'Immaculée Conception concerne la conception de la Vierge Marie, la Mère de Dieu, et non celle de Jésus Christ, dont la conception virginale et sans pêché ne fait pas question. Si je le spécifie ainsi, c'est bien parce que cette confusion est assez largement répandue!

2/ Orthodoxes et Catholiques sont d'accord que Marie est Immaculée quand elle conçoit et met au monde le Fils de Dieu, et que ceci est l'effet d'une grâce spéciale du Saint Esprit: Marie fait totalement partie du genre humain, pêcheur, mais elle est lavée de tout péché pour l'Incarnation. La différence vient du moment de cette grâce: à la conception de Marie pour les Catholiques, au moment où elle dit "OUI" à l'archange, pour les Orthodoxe, et cela change tout!
Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 26 Janvier 2011 à 15:24 | 89 commentaires | Permalien

Huit jours après la naissance du Sauveur, Joseph et Marie le firent circoncire (Luc 2:21), conformément à l'ordre donné par Dieu à Abraham au moment où Il lui promit d'établir une alliance éternelle avec lui et toute sa descendance:
«Et voici Mon alliance qui sera observée entre Moi et vous: c'est-à-dire ta race après toi (...) quand ils auront huit jours tous vos mâles seront circoncis de génération en génération» (Gen. 17:10-12). Celui-là même qui, par amour des hommes, a accepté de revêtir la nature humaine qu'Il a créée, a poussé la compassion jusqu'à assumer celle-ci dans son état déchu et corrompu

Par le retranchement de ce morceau de peau morte, symbole de la mortalité des hommes pécheurs, Lui, le Pur, le Sans-péché, acceptait de recevoir le signe de la réconciliation qu'en tant que Dieu et Auteur de la Loi Il avait Lui-même instituée.





Rédigé par L'équipe Rédaction le 13 Janvier 2011 à 19:44 | 0 commentaire | Permalien

Le lundi 3 janvier, après l'office des vêpres, l'évêque Nestor de Chersonèse a présidé dans la chapelle du Séminaire orthodoxe russe à Épinay-sous-Sénart la prise d'habit monastique (rasophore) d'Alexis Rosas Lozada, en lui conférant le nom d'Alexandre, en l'honneur de saint Alexandre Nevski.

En s'adressant ensuite au nouveau tonsuré et aux séminaristes, Mgr Nestor a souligné que c'était la première tonsure monastique célébrée au séminaire. Il a rappelé également l'objectif de la vie religieuse qui ne peut être atteint par les seules forces humaines, mais par la grâce de Dieu...
Suite Séminaire russe
Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Janvier 2011 à 14:59 | 1 commentaire | Permalien

LA NATIVITÉ DU CHRIST  С Рождеством Христовым!
Les vigiles de la fête de la Nativité du Christ commencent par les grandes complies, office au caractère pénitentiel. Par cela, l’Église veut montrer aux fidèles que l’incarnation du Verbe de Dieu, à côté de la joie qu’elle amenait, était également due au péché du genre humain. Toutefois, afin de ne pas assombrir entièrement la joie de la fête qui commence, les grandes complies sont entrecoupées des chants joyeux « Dieu est avec nous, sachez le nations », « Ta Nativité, Christ notre Dieu », ainsi que « La Vierge en ce jour ». Les grandes Complies s’achèvent par la litie, au cours de laquelle sont chantés les stichères suivants.

Stichères idiomèles de la litie, ton 1, du moine Jean (Damascène)

Que le ciel et la terre se réjouissent
prophétiquement en ce jour, anges
et hommes fêtons spirituellement
Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Janvier 2011 à 10:16 | 1 commentaire | Permalien

Prêtre Vladimir Zielinsky

« Saluez tous les saints », écrivait St Paul.
À son époque ils étaient tous des saints les uns pour les autres, car ils croyaient être unis par l’amour de Dieu (qui) a été répandu dans leurs cœurs par l’Esprit Saint (cf Rom 5, 5). L’amour de Dieu n’était pas toujours symbolique ou virtuel, il s’incarnait dans une communauté. Il rassemblait ceux qui se réunissent au nom du Christ, qui invoquent le nom de Christ, car ainsi s’appelaient les premiers chrétiens. Que-ce que est le nom du Christ ? C’était le signe de la Promesse, du Salut, de la Vie même. C’était le sceau d’une Rencontre éblouissante, d’un Dialogue secret, de la Lumière sans déclin. Le nom du Roi crucifié, l’appel au repentir, le seuil du Règne et la chaleur de son attente. Et le nom du martyre aussi. « Les saints », même sans se connaître, avaient en commun le secret du Nom et les Actes des Apôtres témoignent qu’ils avaient une âme commune. Cette âme n’était pas encore coupée jusqu’aux racines par l’histoire trop lourde à porter. Et le nom du Christ n’était pas une « propriété privée » de la religiosité intime ou ecclésiale et traditionnelle, car les confins entre ces choses vénérables ne se construisaient pas encore en murs qui arrivaient jusqu’au ciel.
Rédigé par Prêtre Vladimir Zielinsky le 26 Décembre 2010 à 15:53 | 2 commentaires | Permalien

L’acceptation dans l’Eglise de ceux qui renient le schisme - Projet de la Commission interconciliaire
Le 16 décembre 2010 la présidence de la Commission interconciliaire a validé en première lecture un projet de texte consacré à l’acceptation dans l’Eglise de ceux qui renient le schisme. Ce texte sera envoyé aux diocèses de l’Eglise orthodoxe russe pour étude et soumis à discussion. Il sera ensuite présenté en deuxième lecture à une séance plénière de la Commission interconciliaire.

Tout schisme est un péché grave qui, comme l’a dit Saint Jean Chrysostome, ne peut être lavé même par le sang du martyr.
Le schisme conduit celui qui s’en rend coupable à l’excommunication de l’Eglise du Christ avec toutes les conséquences néfastes qui s’en suivent pour son âme (Règle des apôtres 45, 46, 65 ; Concile de Laodicée, canons 31, 32 33, 34 ; concile de Carthage, canons 10, 11 … règles de saint Basile le Grand, 1 ).
En appelant les schismatiques à faire pénitence et à revenir à l’unité, l’Eglise souhaite le salut de ses enfants qui l'ont quittée, car Dieu Lui-même souhaite qu'aucun ne perde son âme et que nous fassions tous preuve de contrition.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Décembre 2010 à 17:48 | 61 commentaires | Permalien

SUR LA CARTE D’IDENTITÉ SACERDOTALE
Prêtre Vladimir ZELINSKY

« Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide, et vide aussi notre foi » dit St Paul (1Cor.15, 14). Depuis 20 siècles le défi lancé au vide reste au cœur de la vocation sacerdotale. Car le premier mot qui est sur la carte d’identité de chaque prêtre du Christ est l'espoir. Il reste un témoin permanent - même quand il l'oublie - de l'événement de la résurrection dont les uns disent qu’il n’a jamais eu lieu, les autres – que c’était une affaire privée des « croyants ». Oui, « croire » et « enseigner à croire » les autres, c’est son unique raison d’être. La sécularisation lui a enlevé ses rôles sociaux importants d’antan, désormais sa figure est devenue seulement une trace - ou la preuve ? - qu’au delà du Néant qui nous guette, il y a une autre réalité, celle de la Présence ineffable, celle du Jugement, celle de l’Amour. On l’appelle serviteur du culte et le sens de cette expression maladroite est de rendre spirituellement visible Celui qui est invisible, faire comprendre Celui qui est incompréhensible. Mais aussi donner le visage à l’espérance, transformer chaque existence en sacrement, et tout d’abord aimer.
Rédigé par Père Vladimir Zelinsky le 1 Décembre 2010 à 05:54 | 2 commentaires | Permalien

Saint Père ARSÈNE de Cappadoce 1840- 1924: «Notre foi ne se vend pas!»
Le 10 novembre 1924, père Arsène remit en paix son âme à Dieu, avec la confiance du fidèle serviteur.
Il était âgé de 83 ans. Depuis 1970, Saint Arsène n'a cessé de témoigner de la familiarité qu'il a acquise auprès de Dieu par quantité d'apparitions et de miracles advenus auprès de ses précieuses Reliques, déposées au Monastère de Sourôti, proche de Thessalonique.

Son culte a été reconnu par le Patriarcat Œcuménique en 1986. Doué du charisme de clairvoyance, le Père Arsène prédit bien à l'avance l'expulsion des Grecs d'Asie-Mineure, et organisa le départ des habitants de Farassa. Lorsque l'ordre d'expulsion vint, le 14 août 1924, le vieillard se mit à la tête de son troupeau, tel un autre Moïse, pour une exode de 300 km à pied, au milieu des Turcs menaçants. Toujours uni à Dieu, il n'en cessait pas pour autant de répandre la miséricorde divine indistinctement pour les Chrétiens et les musulmans. Conformément à ce qu'il avait annoncé à ses fidèles, il ne vécut que quarante jours après leur arrivée sur la terre grecque.
Né vers 1840 dans cette Cappadoce chrétienne, patrie des Pères de l'Eglise, qui, malgré l'oppression turque, gardait au début de ce siècle une surprenante vivacité chrétienne, Saint Arsène était doué d'une vive intelligence. Devenu moine à l'issue de ses études, il fut envoyé comme Prêtre dans son village natal, Farassa, pour instruire les enfants abandonnés.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 23 Novembre 2010 à 08:32 | 0 commentaire | Permalien

Prière quotidienne du hiéromoine Parthenios de Kiev
Marie Genko nous envoie le texte d’une très belle prière qui était chère à ses proches et dont elle a fait une traduction

Prière quotidienne du hiéromoine Parthenios de Kiev

Seigneur, Jésus Christ, fils de Dieu ! Ne permets pas que l’agitation, l’amour propre, la sensualité, la négligence, la colère règnent sur moi et me ravissent à Ton amour.
O mon Seigneur, Toi mon créateur, Toi, toute mon espérance, ne me prive pas de ma part dans la félicité éternelle.
Manifeste Ta volonté et je pourrai suivre Ton saint exemple, je serai soumis aux autorités légitimes, donne-moi cette pureté d’âme et cette simplicité de cœur, qui nous rendent dignes de Ton Amour.

O mon Dieu, je t’apporte mon âme et mon cœur, ne laisse pas périr Ta créature, mais libère moi du seul et plus grand mal – le péché.
Rédigé par Marie GENKO le 9 Novembre 2010 à 19:48 | 1 commentaire | Permalien

Le patriarche Cyrille appelle à surmonter la routine et la sacralisation des rites
Le 1 novembre à l’occasion du 400ème anniversaire de l’église de la Vivifiante Trinité à Moscou le patriarche Cyrille y a prononcé une homélie dans laquelle il a dit :

« Aujourd’hui les paroles de l’apôtre Paul paraissent particulièrement actuelles, l’apôtre attend de nous que nous surmontions la routine dans toutes ses manifestations, toute sacralisation des rites, tout désir de cacher la vie que menons loin de Dieu par l’observance apparente des lois. Ce n’est que trop souvent que nous en appelons à ces aspects purement extérieurs de la vie pour chercher à nous justifier au regard du Seigneur. Parfois nous sommes cependant conscients de ce que la vie de notre âme n’est pas conforme aux préceptes de l’Evangile.
Nous voyons apparaître dans la vie de l’Eglise la superstition, les hérésies, les schismes. Tout ceci affaiblit notre témoignage devant le monde.

Tant d’évènements dans la vie de notre Eglise ces derniers 400 ans ! Schismes, divisions, tentatives de nous détruire par des hérésies, nous avons éprouvé tout cela. Par la grâce de Dieu l’Eglise a surmonté tout ces dangers et elle continue à témoigner. L’Eglise vit dans la Tradition et donc hors du temps. Elle ne relève pas de la réalité historique mais de la réalité mystique et spirituelle. C’est l’Eglise de ceux qui sont sur terre comme de ceux qui sont au Ciel, l’Eglise qui milite contre le péché sur terre et qui triomphe dans sa gloire, l’Eglise qui appartient au siècle ainsi qu’à l’éternité. C’est grâce à tout cela que l’Eglise maintient des critères justes et absolus de la connaissance du bien et du mal.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 3 Novembre 2010 à 17:05 | 2 commentaires | Permalien

L’archiprêtre Serge Sidorov 1895-1939, nouveau martyr

Jusqu’en 1923 j’étais prêtre à l’église Saints Pierre et Paul, à Serguiev Possad. Un jour que j’étais de retour chez moi tard le soir ma femme m’a dit : « Une femme est passée déjà cinq fois. Elle voudrait que l’on vienne visiter son mari qui est mourant ». J’étais fatigué et affamé, l’horloge venait de battre onze heures. Quelqu'un frappe à la porte. Mon épouse laissa entrer une femme qui me dit : « Mon mari se meurt, il vous prie de venir ». J’ai pris le nécessaire et je l’ai suivi.
A ma très grande stupéfaction le mourant n’était rien de moins qu’un haut fonctionnaire du Parti. Quel fût mon étonnement de le voir m’accueillir à la porte de sa chambre : « Merci d’être venu. J’avais très peur de ne pas pouvoir vous rencontrer. Je vais mourir ».

- Mais vous êtes sur pied, bien qu’assez pâle ?
- Non, je suis en train de mourir. Dépêchons nous. Il fait que je vous raconte tout ce que j’ai commis dans cette vie.
Rédigé par l'équipe rédaction le 31 Octobre 2010 à 16:40 | 0 commentaire | Permalien

L’archiprêtre Serge Sidorov, nouveau martyr
Aujourd’hui, le 30 octobre, jour de la commémoration des victimes de la répression soviétique

L’archiprêtre Serge Sidorov** est né à Moscou le 10 février 1895. Son père, de souche noble, juriste de métier, avait été pris en otage par les bolcheviks en 1918 dans la ville d’Orel, puis fusillé. Sa mère, née princesse Kavkassidze, provenait de la branche cadette de la lignée royale des Bagrationi. L’enfance et l’adolescence du futur père Serge se passèrent dans le petit domaine de Nikolaïevka, gouvernement de Koursk. Il souffrait d’une maladie chronique de la colonne vertébrale et ne put aller jusqu’au bout de ses études supérieures. Il put terminer la faculté d’histoire et de philologie de l’université populaire Shyniavski. Pendant toute sa vie il consacrait énormément de temps à parfaire son instruction.
Avant la révolution le jeune Serge Sidorov participait à la vie religieuse de Moscou, il était très lié avec Serge Douryline et Serge Fudel qui devint par la suite un écrivain religieux très connu.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Octobre 2010 à 21:56 | 2 commentaires | Permalien

Saint Goury de Kazan (+ 1563)
Gouri de Kazan ou Goury ou Gourias (Гурий) est un abbé et un saint russe. C'est le premier évêque de Kazan qui apporta l'Evangile dans cette région tatare et musulmane.
Né dans la famille de boyards désargentés des Rougotin de la ville de Radonège, au nord de Moscou vers 1500, il entre au service du prince Penkov mais, soupçonné d'adultère avec la femme de ce dernier, il est emprisonné pendant 2 ans. Il finit par s'évader et entre alors au monastère Saint-Joseph de Volokolamsk et quitte son nom civil de Gregori pour celui de Gouri. Il se conforme à la vie du fondateur (décédé à cette époque): primat de la prière sur les travaux manuels et rigueur de la vie religieuse. Elu abbé, sans doute vers 1543, il doit cependant renoncer pour sa santé; il vit 2 ans en tant que moine ordinaire, mais Ivan IV de Russie le rappelle pour être abbé du monastère de la Trinité Selijarov.

Au bout d'un an enfin, il est désigné au tirage au sort pour être évêque de Kazan qui venait d'être conquise et devait représenter la victoire du christianisme sur l'ancien occupant musulman et le début d'une période de mission.
Rédigé par l'équipe rédaction le 3 Juillet 2010 à 21:41 | 0 commentaire | Permalien

Saint Augustin, Sermon LXXXIV ( in Jean-Claude Larchet « Une fin de vie paisible, sans douleur et sans honte… » CERF 2010)

Le Seigneur disait à un jeune homme: «Si tu veux parvenir à la vie, observe les commandements.» Il ne disait pas: Si tu veux parvenir à l'éternelle vie; mais: «Si tu veux parvenir à la vie:» c'est qu'il n'entend par vie que celle qui dure éternellement. Commençons donc par en inspirer l'amour.

Quelle que soit la vie présente, on s'y attache, et malgré ses chagrins et ses misères, on craint, on tremble d'arriver au terme de cette chétive vie. Puisqu'on aime ainsi une vie pleine de tristesses et périssable, ne doit-on pas comprendre, ne doit-on pas considérer combien la vie immortelle est digne de notre amour? Remarquez attentivement, mes frères, combien il faut s'attacher à une vie où jamais l'on ne cesse de vivre. Tu aimes cette vie où tu as tant à travailler, tant à courir, à te hâter, à te fatiguer.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Juin 2010 à 10:54 | 0 commentaire | Permalien

Hyacinthe Destivelle: Les sciences théologiques en Russie
"La réforme de l'enseignement de la liturgie orthodoxe en Russie au début du XXe siècle"

de Hyacinthe Destivelle (Auteur), Mgr Hilarion de Volokolamsk (Préface)

Entre 1905 et 1918, l'Eglise orthodoxe russe a décidé de réformer les académies ecclésiastiques qui auraient isolé la théologie de la société. L'étude restitue les principaux débats de cette réforme d'enseignement, qui témoignent de la rencontre entre deux courants de la théologie russe, favorisée par le processus conciliaire.

Editeur : Cerf (17 juin 2010)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Juin 2010 à 10:40 | 0 commentaire | Permalien

LE FILIOQUE : UNE QUESTION QUI DIVISE L’EGLISE ?
Vladimir GOLOVANOW
Voilà une question qui s'est posée avec acuité dans nombre de nos débats mais, malheureusement, les positions exposées étaient souvent viciées par une approche polémique: au lieu d'écouter l'autre pour rechercher la part de vérité contenue dans ses arguments et progresser ensemble, chacun ne cherche qu'à imposer son point de vue, en dénaturant trop souvent le point de vue adverse pour mieux le combattre. C'est d'ailleurs cette façon d'aborder le sujet qui caractérise pratiquement toute l'abondante littérature consacrée à ce sujet depuis 10 siècles! Il me semble donc particulièrement intéressant de proposer un texte totalement différent et qui devrait, je pense, devenir fondamental: la Déclaration commune de la Commission théologique orthodoxe-catholique d’Amérique du Nord (25 octobre 2003) dont je reprends le titre pour cet article.
De 1999 à 2003, cette Commission a centré son dialogue sur cette question "reconnue pendant plus de douze siècles comme une des raisons principales de la division de nos Églises". Le résultat est un texte argumenté et dense de 16 pages que j'invite chacun à consulter. Je vais en donner quelques extraits ci-après pour stimuler les appétits :)!

(Les titres sont ceux du document d'origine et toutes les citations entre " " sont de ce document)
Rédigé par Vladimir Golovanow le 19 Juin 2010 à 10:20 | 139 commentaires | Permalien

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