Miracles de saint Jean de Cronstadt (1829-1908)
Nous reprenons une très actuelle publication du site de Claude LOPEZ-GINISTY "Orthodoxologie"

Svetlana Tvirko: "Ils voulaient amputer la jambe de ma belle-mère"


En 2012, j'étudiai à Saint-Pétersbourg pendant cinq jours. Le premier jour, après mon cours, je suis allé au monastère Saint-Jean, où je n'étais jamais allée auparavant.

Je voulais beaucoup le faire afin d'aller sur la tombe du père Jean. Ma mère devait aller le lendemain faire des examens médicaux, et les médecins s'attendaient au pire. Ma belle-mère était également à l'hôpital. Elle avait soixante-six ans à l'époque. Ils voulaient amputer sa jambe, elle avait la gangrène et elle devenait noire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Janvier 2019 à 12:13 | 1 commentaire | Permalien

En préparant Noël: comment suivre le commandement du Christ "soyez comme des enfants"?
Père Alexandre Schmemann (1)

J'ai déjà parlé de ce que signifient dans l'Evangile les paroles du Christ "soyez comme des enfants". J'ai dit que l'enfance montre cette intégrité de la vision du monde, cette sincérité, cette ouverture et cette confiance, ce don de se fondre dans le tout qui appartiennent à l'enfance et que nous perdons sans retour quand nous quittons le paradis doré et entrons dans le monde "adulte", fracturé, gris, ennuyeux. Et c'est de là que vient: "si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux." (Mt. 18:13).

J'ai déjà parlé de ce que signifient dans l'Evangile les paroles du Christ "soyez comme des enfants". J'ai dit que l'enfance montre cette intégrité de la vision du monde, cette sincérité, cette ouverture et cette confiance, ce don de se fondre dans le tout qui appartiennent à l'enfance et que nous perdons sans retour quand nous quittons le paradis doré et entrons dans le monde "adulte", fracturé, gris, ennuyeux. Et c'est de là que vient: "si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux." (Mt. 18:13).

Mais comment devenir "comme des enfants"? Comment revenir à ce paradis perdu? Comment reconstituer cette intégrité? En un mot, comment suivre le commandement du Christ "soyez comme des enfants"?

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Décembre 2018 à 11:03 | 4 commentaires | Permalien

Sainte Barbe ou Barbara
Avant la révolution de 1917 et jusque la fin de la guerre civile de très nombreux militaires de l'Armée impériale et des armées blanches avaient sur eux une petite icône de sainte Barbe.

Sainte-Barbe vivait au milieu du III ème siècle (vers 235 ) à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie.

Dioscore, son père, était un être d'une humeur bizarre et d'un naturel cruel ayant toutes les inclinations d'un barbare. Celui-ci, voyant que sa fille, déjà parvenue à l'adolescence, était d'une beauté très remarquable, et comprenant les dangers auxquels ne tarderaient pas à l'exposer ses grâces jointes à une immense fortune, imagina de l'enfermer dans une forteresse inaccessible. La célèbre tour ressemblait plus à un palais magnifique qu'à une prison.

Barbe profita de l'absence de son père pour faire percer une troisième fenêtre en plus des deux dont disposait sa prison dorée, pour symboliser la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. De même elle y traça des signes de croix.

Son père, à son retour, lui demanda l’explication de ces signes. Elle lui dit qu’elle avait voulu représenter un Dieu en trois personnes et la mort du fils de Dieu sur la croix. Dioscore entra dans une grande colère en voyant que sa fille embrassait "les rêveries" des chrétiens : elle fut obligée de fuir.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Décembre 2018 à 06:00 | 0 commentaire | Permalien

Le Starets Serge: La maîtrise de soi et la paix
Il faut, enseigne le Starets, veiller à être toujours alerte, dans un état de dynamisme, ce que Saint Paul appelle « le zèle ». Il faut exclure toute passivité, ne pas se laisser aller, mais prendre sa vie en mains ; ne pas se laisser guider par ses sensations, son imagination, ses impressions, mais être en tout et toujours maître de soi.

C’est la vérité que les Pères appellent « la tempérance » en son sens le plus large.

Nous avons reçu pour cela la force de grâce, que nous avons reçue dans les sacrements.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Décembre 2018 à 11:18 | -1 commentaire | Permalien

Un monde sans Arche de Noé
Un article de Xenia KRIVOCHEINE traduit par Laurence Guillon

Revue "MILOSERDIE"

Du plus loin que je me rappelle, nous avons toujours eu des chiens, des chats et autres animaux à la maison. Dans les années soixante, l’intelligentsia russe se tournait vers la campagne, nous n’étions pas une exception, et nous élevions là bas des lapins, des poules, et la vache Dotcha.

Les lapins, nous ne pouvions pas les égorger, et ils se reproduisaient sans pitié, nous devions les distribuer aux voisins ; les poules pondaient des œufs et parfois se retrouvaient dans la soupe, pas sans larmes du côté de ma mère, cependant, et la vache, qui répondait au doux nom de Dotcha et avait de très beaux yeux bruns, nous donnait beaucoup de lait.

J’appris à la traire et même à faucher l’herbe. Et à Paris aussi, nous avons toujours vécu avec des chats et des chiens, pour nous occuper de tout ce petit monde, nous dûmes augmenter les dépenses auprès du vétérinaire et de l’assurance médicale. Cette assurance fut notre salut, car notre chien se révéla une créature souffreteuse. Il vécut 17 ans, mais il était constamment malade : opérations, prophylaxie, piqûres, vitamines, médicaments… des dépenses incommensurables !
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Décembre 2018 à 18:00 | 15 commentaires | Permalien

Saint Jean Chrysostome ( 345 - 407)
Archimandrite Placide Deseille
Higoumène du Monastère Saint Antoine le Grand

Jeunesse et éducation classique

Jean Chrysostome est né vers 345, à Antioche. Son père, Secundus, était officier; il laissa son épouse Anthousa veuve à vingt ans, avec un fils et une fille. Celle-ci mourut très tôt, et Anthousa, chrétienne fervente, consacra tous ses soins à l'éducation de Jean. Après avoir acquis les connaissances élémentaires habituelles, Jean étudia la rhétorique à l'école de Libanius, le plus illustre rhéteur du temps, païen convaincu et nostalgique.

Vie ascétique et monastique

A partir de 367, il s'intègre au groupe des disciples de Diodore, futur évêque de Tarse, pour s'adonner à l'étude des sciences sacrées. Ce groupement ascétique n'était pas un monastère, et Jean, à la demande d'Anthousa, revenait chaque soir à la maison familiale. Il fut baptisé par saint Mélèce pendant la nuit pascale de 367.

Vers 370, d'abord ordonné lecteur, il se soustrait par la fuite au sacerdoce, "trompant" son ami Basile, qui se laissa ordonner, croyant que Jean l'était aussi. Cette querelle fraternelle sera évoquée plus tard vers 390, dans le Dialogue sur le sacerdoce de Jean, dont elle fournira le prétexte.

Vivement attiré par la vie monastique, il se retire en 372 au désert et vit pendant quatre ans auprès d'un ancien. Puis il se retire, seul, dans une grotte, où il passe la plupart de son temps sans dormir, apprenant par cœur les Écritures. Sa complexion fragile ne résiste pas à ce régime, il tombe malade et doit regagner Antioche en 378, après deux années de vie érémitique. C'est l'époque où saint Mélèce, exilé par Valens, rentrait à Antioche.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Novembre 2018 à 07:00 | 3 commentaires | Permalien

Le starets Serge (Chévitch) à propos de la patience
Il y a 31 ans, le 25 juillet 1987, l’âme du père Serge (Chévitch) a été rappelée à Dieu. Père spirituel de nombreux prêtres, moines et laïcs orthodoxes, l’archimandrite Serge demeure, à travers les années, une personnalité phare de l’Orthodoxie du XXième siècle en Europe occidentale. Ce mercredi, le 25 juillet, une pannikhide à sa mémoire sera célébrée dans l’église cathédrale des Trois-Saints-Docteurs (rue Pétel) après la Divine Liturgie...suite

A la mémoire du P. Serge Chévitch

« La patience est aussi, avec la pénitence et la prière, l’un des instruments dont nous disposons pour mener le combat invisible permanent contre toutes les tentations et les difficultés qui sont placées sur notre chemin par nos ennemis spirituels.

Elle est également le moyen d’accomplir chaque jour notre tâche spirituelle alors même que nous en tirons encore aucune jouissance spirituelle, mais qu’au contraire les obstacles dus aux attaques des démons et les peines se multiplient.

C’est grâce à elle que, sans nous décourager, nous pouvons porter le joug que nous a donné le Christ (Mt. 11, 29-30). »

Le starets, qui, nous l’avons vu, a une conception modérée et équilibrée de l’ascèse, considère que, pour y progresser réellement et sans danger, il ne faut pas faire de saut.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Novembre 2018 à 18:13 | -2 commentaire | Permalien

Basile Kholmogorov 1875-1938, prêtre et martyr
Le hiéromartyr Basile est né le 25 Janvier 1875 dans le village de Saint-André du district de Kolomna, province de Moscou, dans la famille du prêtre Ivan Vassilievitch Kholmogorov.

Basile reçut sa formation initiale à l'école religieuse de Kolomna. En 1894, il est diplômé du Séminaire théologique de Moscou. En 1895, Basile est nommé lecteur dans la cathédrale de la Dormition de la ville de Dmitrov. Il est marié à Anna Alekseevna (1873 - ???). En 1913, ils ont une fille, Séraphime.

En 1903, le futur martyr est ordonné prêtre pour l'église de la Dormition du village de Morozovo dans le district de Dmitrov, province de Moscou.

Le 22 juin 1911, le père Basile est affecté à l'église Saint-Nicolas, dans le village de Poltevo du district de Bogorodsk (aujourd'hui district de Balachikha), dans la province de Moscou, où il est directeur et professeur de catéchisme à l'école paroissiale de Poltevo jusqu'à sa fermeture par les autorités soviétiques. En 1921, le père Basile est décoré d'une croix pectorale, et quelque temps plus tard, élevé au rang d'archiprêtre.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Novembre 2018 à 08:12 | 0 commentaire | Permalien

29 novembre 2018: UNE CONFÉRENCE THÉOLOGIQUE CONSACRÉE À LA MÉMOIRE DE L’ÉMINENT PHILOSOPHE ORTHODOXE VLADIMIR LOSSKY
C’est avec la bénédiction de Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, que la conférence théologique internationale et le Centre spirituel du quai Branly commémoreront le 60eme anniversaire du rappel à Dieu du grand théologien Vladimir Lossky (1903-1958).

Connaisseur brillant de la pensée orthodoxe au XX siècle, son rôle est immense dans le devenir de la vie ecclésiale et paroissiale en France. Il était l’un des premiers fondateurs des communautés orthodoxes au sein de la diaspora russe. Vladimir Lossky était dans les années trente l’un des fondateurs du métochion des Trois Saints Docteurs à Paris ainsi que de la paroisse francophone Notre-Dame-Joie-de-tous-les-affligés. Il était à l’origine de la création de nombreux cercles et fraternités orthodoxes tels que la Fraternité Saint Photius et l’Institut Saint Denis.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Novembre 2018 à 16:00 | -1 commentaire | Permalien

Nous avons prié pour les âmes des victimes de la répression soviétique +
Le 30 octobre, journée nationale de commémoration des victimes de la répression soviétique, une prière a eu lieu à la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris, diocèse de Chersonèse . L'office a été célébré par le père Ioan Dimitrov. Y assistaient les élèves du séminaire orthodoxe de Paris, des paroissiens de la cathédrale ainsi que des membres de la Fraternité de la Transfiguration venus de Russie.

Cette prière reflète la perception qu'ont les chrétiens de ces événements tragiques en Russie. Nous ressentons en ce jour notre contrition face à Dieu, aux hommes pour tout ce qui a été fait dans notre pays sous le pouvoir soviétique: délations, violences, fratricide.

La prière lue par le père Ioan contenait une litie ainsi que des actions de grâce élaborées pour cette journée par la Fraternité de la Transfiguration. Nicolas Nepliouev est l'un des auteurs des prières pour la Russie en période de troubles publiées dans les travaux du Concile local de 1917-1918.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Novembre 2018 à 13:08 | 1 commentaire | Permalien

 POKROV - LE VOILE DE LA PROTECTION
Prêtre Vladimir ZELINSKY

« Sous la protection de ta miséricorde nous nous réfugions », - chante la prière la plus ancienne adressée à la Mère de Dieu.

L’idée de sa protection, née presque avec le début du christianisme, « s’est revêtue » un jour d’un événement concret et mystique : au X ème siècle Marie est apparue à un « fou en Christ et à son disciple dans l’Eglise de St Sophie avec le voile en signe de la protection de la ville de en Constantinople contre le menace venue de la mer.

La protection, en russe, "pokrov", car cette fête célébrée le 14 octobre est particulièrement aimée en Russie, ne signifie pas seulement le souvenir d'un miracle qui s'est produit une fois, mais la sollicitation maternelle qui fait partie de la foi chrétienne. "Toute la nostalgie de l'humanité" souffrante qui n'a pas l'audace d'ouvrir son âme devant le Christ par crainte de Dieu, - dit un philosophe russe G.Fedotov, - se verse librement et avec amour sur la Mère de Dieu." Parmi les images les plus aimées de Marie est celle de la Mère qui protège, qui nous accompagne et nous sauve d'un danger, celui qui peut nous attendre dans cette vie, mais surtout celui qui menace notre salut éternel.

Marie est solidaire avec toute la famille humaine, elle n'est pas "déesse", elle prie comme nous prions devant son Fils et son Père Céleste, mais elle sollicite aussi pour tous les hommes. Et sa prière, portée par l'Esprit Saint, nous fait découvrir l'aspect maternel du Dieu même.
Rédigé par Prêtre Vladimir Zelinsky le 13 Octobre 2018 à 21:52 | 1 commentaire | Permalien

France Culture ORTHODOXIE: par Alexis Chryssostalis avec Marc Andronikof
Entretien sur les questions posées, en particulier par les progrès scientifiques, dans le domaine de la bioéthique.

Marc Andronikof: Médecin, chef de service des urgences de l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, spécialiste de bioéthique . L'évolution du sens de la "mort clinique" ; transplantations et prélèvement d'organes ; l'évolution du texte du "Sermon d'Hippocrate".

ECOUTER >>>> ICI

A lire: M. Andronikof, J. Dauxois, Médecin aux urgences, Paris, 2005
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Septembre 2018 à 16:43 | 0 commentaire | Permalien

Saint Silouane l'Athonite (1866 - 1938)
Syméon Ivanovitch Antonov était un robuste charpentier d'un village de Russie centrale. D'une vigueur peu commune, il était affligé d'un caractère violent et querelleur.

A 26 ans, tout change! Le paysan rustique et sensuel entend la voix de la Mère de Dieu qui l'appelle à revenir à lui-même. Il se met en route pour l'Athos. Celui qui est devenu frère Silouane connaît tout d'abord une grande joie : celle de qui a trouvé sa place sur terre. Mais cette euphorie des premiers jours ne dure pas.

Silouane va connaître, au monastère, des tentations alternées d'orgueil et de désespoir : désespoir de constater que l'orgueil lui colle à la peau et qu'il ne peut s'en défaire. L'épreuve est si longue et si dure qu'il en arrive à se croire condamné, damné même.

C'est alors que le Christ lui apparaît et lui dit :" Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas. " Silouane a compris que si bas qu'il puisse descendre, Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu'à sa mort.
Rédigé par l'équipe rédaction le 24 Septembre 2018 à 07:06 | -4 commentaire | Permalien

Baptême des enfants
V. Golovanow

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde". Мt 28,19-20


J'ai constaté une très grande méconnaissance des rites du baptême parmi les croyants, voire même des principes de base (il en est d'ailleurs de même en Russie!) J'en propose donc une description synthétique basée sur la pratique de l'Eglise russe et particulièrement consacré aux baptêmes des enfants, car cela reste le cas le plus fréquent (et il va de soi que le baptême des adultes suit les mêmes rites.) Ce texte ne se veut pas un manuel exhaustif, mais un résumé ouvrant à commentaires et compléments de la part des érudits contributeurs de PO.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 20 Septembre 2018 à 20:00 | 17 commentaires | Permalien

Saint Zacharie et Sainte Elisabeth
Parents de saint Jean-Baptiste et de la parenté de la Vierge Marie.

Saint Zacharie était prêtre et c'est pendant qu'il accomplissait son service que l'ange Gabriel vint lui dire qu'il pourrait enfin avoir l'enfant tant attendu. Zacharie émet des doutes en raison de son âge et il en devint muet jusqu'au jour de la naissance de Jean le Baptiste. Sa joie éclatera dans l'hymne du "Benedictus". Quant à Elisabeth, sa joie, quelques semaines auparavant, avait été le tressaillement de son propre enfant au jour de la Visitation où jaillit l'action de grâces du "Magnificat".

Lire dans le premier chapitre de l'Evangile selon saint Luc:
"Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron ; elle s'appelait Élisabeth."et "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle"

Le Christ est toujours source de joie et de bonheur!
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Septembre 2018 à 19:55 | 0 commentaire | Permalien

Stephen C. Headley, « Du désert au paradis. Introduction à la théologie ascétique »
Le père Stéphen Headley est recteur de la paroisse orthodoxe à Vézelay et professeur de Théologie Ascétique & Anthropologie religieuse Séminaire Orthodoxe Russe, Paris

Collection Cerf - Patrimoines Paris, 2018, 219 p.

Quinze siècles de la vie ascétique des moines chrétiens de l’Orient sont ici présentés, pour donner aux lecteurs un aperçu de leur vie spirituelle à travers un accès direct à leurs écrits, et à leurs oeuvres. Certains de leurs monastères sont encore ouverts et peuvent être visités par les pèlerins les plus motivés.

Des lieux comme Saint-Macaire à l’ouest du Caire, Sainte-Catherine (Sinaï) et Saint-Sabas (Palestine) offrent le ressenti profond du silence dont les moines avaient soif. Plus simplement, la lecture de sentences des Pères du Désert laisse une impression unique d’une sagesse chrétienne aux origines du monachisme.

Ce livre propose des clés pour entrer dans le silence paisible de la théologie du désert, et offre une expérience de prière, en mettant en avant la pérennité de l’ethos monastique qui a été vécu et approfondi par des générations de moines, de siècle en siècle et jusqu’à nos jours.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Septembre 2018 à 19:21 | 1 commentaire | Permalien

Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse: Homélie le jour de la fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie
« Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu. Tu as rejoint la Source de vie, toi qui conçus le Dieu vivant et qui délivres nos âmes de la mort par tes prières ».

En cette journée, chers frères, chères sœurs, nous célébrons, comme le fait toute l’Eglise orthodoxe du Christ, la mémoire de la glorieuse Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Cette fête clôt, ne l’oublions pas, le cycle des douze fêtes Majeures et couronne l’année liturgique nous faisant évoquer tout ce que nous avons ressenti et vécu, ce à quoi nous avons aspiré tout au cours l’année ecclésiale qui s’achève. La fête est précédée par deux semaines de jeûne strict. La Dormition est commémorée dans les monastères les plus connus, les Laures, les cathédrales ainsi que dans les petites églises éloignées. De nombreuses cathédrales et églises sont, au sein de l’Eglise orthodoxe d’Orient ainsi qu’en Occident consacrées à la glorification de la vie éternelle de la Très Sainte Vierge.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2018 à 22:19 | 2 commentaires | Permalien

Dormition ou Assomption?
L'origine de la fête

Les premières mentions connus au sujet de célébrations de la Vierge Marie apparaissent au V-ème siècle au cours duquel se tint le troisième concile œcuménique (Ephèse, 351), qui établit la doctrine mariale de la chrétienté. Les premières célébration sont eu lieu à Jérusalem le 13 Août et ne mentionnaient pas spécifiquement la Dormition –c'était une fête en l'honneur de Marie, instrument de l'incarnation (Theotokos) et Mère de Dieu. L'empereur romain d'Orient Maurice (539 - 27 novembre602)) fixe la fête de la Dormition à la date du 15 août, probablement pour commémorer la consécration de l'église de la Panagia (la toute sainte) à l'emplacement de sa tombe à Gethsémani.

Chez les Orthodoxes la fête de la Dormition est précédée par les deux semaines du carême de la Dormition, instauréau VIIème siècle et précisé au X-ème sièclel; les Catholiques ne le suivent plus et, comme la majorité des Orthodoxes* suit le calendrier julien, ce carême commence pour eux le 14 août du calendrier civil…

* Il s'agit des Églises de Russie, Serbie, Géorgie et Jérusalem ainsi que des monastères du Mont Athos et du Sinaï, qui constituent de 70 à 80% des 250-300 million d'Orthodoxes du monde
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2018 à 09:48 | 13 commentaires | Permalien

LES APPARITIONS VENANT DU MONDE INVISIBLE, ET SURVENANT HORS DE L'EGLISE ORTHODOXE (2)
V. Golovanow

EXIGER UN TEL SIGNE DU DIEU-HOMME EST UN PÉCHÉ GRAVE

« Les pharisiens, ne se contentant pas des miracles qu'accomplissait le Seigneur, exigeaient de Lui un miracle particulier : un signe des cieux (Marc 8 : 12). Ce désir d'un signe des cieux était aussi parfois exprimé par le peuple. Ainsi, après la multiplication miraculeuse des cinq pains qui rassasièrent une nombreuse assemblée comprenant 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants, les témoins oculaires de ce miracle et participants à ces agapes dirent au Seigneur : "Quel miracle donc fais-tu, afin que nous le voyions et croyions en Toi ?

Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : il leur sera donné à manger le pain du ciel " (Jean 6, 30-31). L'étonnante multiplication des pains dans les mains du Sauveur ne leur semblait pas suffisante : elle s'accomplit dans le silence avec une sainte humilité dont étaient empreintes toutes les actions du Dieu-Homme et il leur fallait que le ciel se couvrît d'épais nuages que le tonnerre grondât et l'éclair fulgurât, que les pains tombassent du ciel... » (6)
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Août 2018 à 05:26 | -7 commentaire | Permalien

LES APPARITIONS VENANT DU MONDE INVISIBLE, ET SURVENANT HORS DE L'EGLISE ORTHODOXE (1)
V. Golovanow

Un article de 1991 dans Pravoslavnaia Rus' (Правoславная Русь), périodique publié par l’Église Orthodoxe russe à l’étranger sous la signature du "moine Gorazd", donne une analyse orthodoxe très traditionnelle de ce sujet qui permet de les remettre en perspective. J’en donne ci-après l’essentiel en ajoutant des sous-titres pour faciliter la lecture.

RESTER PRUDENT ET DUBITATIF

Nos Pères Saints, sachant que Satan peut se transformer en ange de lumière, conseillaient d'être très prudents et dubitatifs face à toute apparition de l'autre monde. « Si tu pries bien en silence, espérant être avec Dieu, dit le vénérable Grégoire le Sinaïte, n'accepte jamais ce que tu viendrais à voir de sensuel ou de spirituel, à l'extérieur ou à l'intérieur de toi, même si cela devait être l'image du Christ, d'un Ange ou d'un Saint, ou si la lumière prenait forme et t'imprégnait l'esprit.

L'esprit en lui-même possède une force naturelle d'imagination et peut facilement créer des images transparentes de ce qu'elle désire ardemment, chez ceux qui n'en perçoivent pas le danger et se causent ainsi du mal à eux-mêmes. Dieu ne s'indigne pas contre celui qui porte une scrupuleuse attention à soi-même si, par peur de tomber dans l'égarement, il n'accepte pas ce qui vient de Lui sans s'interroger au préalable et s'éprouver comme il se doit. »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Août 2018 à 22:47 | 1 commentaire | Permalien

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