"Le poison de l'envie"
Pour l'homme jaloux, le bonheur d'autrui est insupportable: son coeur est déchiré par l'amertume quand son prochain prospère, alors qu'il ressent de la joie et de la satisfaction lors des épreuves et des souffrances de son prochain. Que Dieu accorde, bien-aimés, qu'une telle personne ne se trouve pas parmi vous.
Un défaut assez répandu chez les enfants est l'envie.
Les parents doivent s'intéresser à leurs enfants et les soigner très tôt pour déraciner cette passion.

Ici nous répondrons à la question de savoir ce que doivent faire les parents pour ne pas laisser la jalousie et l'envie se développer dans le coeur de leurs enfants. Retenez les cinq règles suivantes:

Rédigé par l'équipe rédaction le 13 Juin 2010 à 09:13 | 0 commentaire | Permalien

Bartimée

Tant qu'à se mêler des affaires de l'Eglise d'occident comme pour la question du mariage du clergé catholique, revenons-y aussi au sujet de la privation de la grâce eucharistique pour les plus purs des humains. C'est dans le cadre du dialogue officiel catholiques/orthodoxes que la question doit être sortie de sous le boisseau et mise à l'ordre du jour, il est temps, il y a du travail.

Est-ce parce que l'excommunication de fait des petits baptisés catholiques concerne des êtres silencieux et sans défense que le sujet est constamment évité ? Sans doute pas. Mais alors ?
On ne peut que constater le déni de cette question aux multiples implications, son occultation systématique dans le champ des débats et colloques officiels, le silence des instances œcuméniques, l'amnésie et l'évitement calculé de regarder en face cet ostracisme des petits.
Et ce alors même que le jeûne eucharistique n'est plus qu'un souvenir en occident - il n'est d'ailleurs jamais imposé aux petits orthodoxes - et que la communion y est distribuée anonymement que l'on soit baptisé ou non, à l'exclusion des petits.
Rédigé par Bartimée le 9 Juin 2010 à 13:53 | 3 commentaires | Permalien

DIMANCHE DE LA TRINITÉ
Le mot "Trinité" n'apparaît en fait nulle part dans le Nouveau Testament, mais il y a cependant quelques textes dans lesquels on peut discerner la Trinité, tels ceux se référant à l'Annonciation, le Baptême du Christ, la Transfiguration (le Saint Esprit indiqué par la nuée).
Les chapitres 14 à 17 de l'Évangile selon saint Jean nous expliquent les détails intimes de la relation entre le Père, le Fils et le Saint Esprit. L'Église a prit quelque 3 siècles pour commencer à le comprendre, et nous ne le comprendrons jamais totalement, de sorte qu'avec saint Basile le Grand, nous devons dire "Que toutes ces choses ineffables soient honorées par le silence", ce qui s'applique assurément à la Sainte Trinité. Vladimir Lossky appelle le dogme de la Trinité "une croix pour les voies de la pensée humaine."
L'Icône de saint Andrei Roubliev dite "de la Sainte Trinité", montrant 3 personnages assis en cercle, représente la rencontre des Anges avec Abraham au Chêne de Mambré.
Rédigé par l'équipe rédaction le 22 Mai 2010 à 18:10 | 1 commentaire | Permalien

Déclaration des représentants orthodoxes à la conférence d'Oberlin, 1957
Faisant suite aux nombreux échanges sur la Question de la vision de l'Eglise Une avec les autres confessions chrétiennes, nous présentons ci-dessous le texte de la déclaration faite à l’occasion de la conférence de Foi et Constitution qui s’est tenue dans l’Ohio en septembre 1957.
Il est intéressant de voir où en étaient ces réflexions sur l’Église Une et la position des Orthodoxes moins de dix ans après la création du Conseil œcuménique des Eglises. Toutes les affirmations qui s’y trouvent existaient déjà de manière sous-jacente dans les débats qui se sont déroulés avant 1948.

DECLARATION DES REPRESENTANTS DE L'ÉGLISE ORTHODOXE
A LA CONFERENCE D'ETUDE NORD-AMERICAINE FOI ET CONSTITUTION
OBERLIN, OHIO, 3-10 SEPTEMBRE 1957

En tant que délégués à la conférence d'étude nord-américaine "Foi et Constitution", nous voulons exprimer les points suivants.Nous sommes heureux de prendre part à une conférence concernant un besoin aussi fondamental que l'unité pour le monde Chrétien. Tous les Chrétiens devraient rechercher l'unité.
Rédigé par IRENEE le 18 Mai 2010 à 15:09 | 9 commentaires | Permalien

Abba, dis-moi une parole
Un frère libyen vint un jour chez abba Silvain à la montagne de Panepho et lui dit : « Abba, j’ai un ennemi qui m’a fait beaucoup de mal; car il m’a volé mon champ quand j’étais dans le monde, il m’a souvent tendu des embûches, et voici qu’il a soudoyé des gens pour m’empoisonner; je veux le livrer au magistrat ».

L’Ancien lui dit : « Fais comme cela te soulage, mon enfant ». Et le frère dit : « N’est-ce pas, abba, s’il est châtié, son âme en aura évidemment grand profit ? » L’Ancien dit : « Fais comme bon te semble, mon enfant ». Le frère dit à l’Ancien : « Lève toi, Père, faisons une prière et je pars chez le magistrat ». L’Ancien se leva et ils dirent le « Notre Père ». Comme ils arrivaient aux mots « remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs » l’Ancien dit : « Ne nous remets pas nos dettes, comme nous ne remettons pas à nos débiteurs ».

Le frère dit à l’Ancien : « Pas comme cela, Père ! ». Mais l’Ancien dit : « Oui, comme cela, mon enfant. Car assurément, si tu veux allez chez le magistrat pour te venger, Silvain ne fais pas d’autre prière pour toi ». Et le frère se repentit et pardonna à son ennemi.

(Solesmes, 1984, p.69)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 14 Mai 2010 à 12:01 | 1 commentaire | Permalien

Ce texte nous a été adressé par Irénée en tant que commentaire. Nous avons préféré en faire un post.

Je voudrais simplement rappeler en joignant ci dessous quelques extraits de ce qui figure dans le document officiel émanant de l'Eglise de Russie et concernant les relations avec les autres Eglises. Juste pour que les choses soient plus claires...
Extraits :
"Néanmoins, tout en reconnaissant la nécessité de rétablir l'unité chrétienne détruite, l'Église orthodoxe affirme que l'unité authentique n'est possible que dans le sein de l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Tous les autres "modèles" d'unité sont irrecevables.
L'Église orthodoxe ne peut admettre la thèse selon laquelle, en dépit des divisions historiques, l'unité de principe, l'unité de fond des chrétiens n'aurait pas été détruite. Selon cette théorie, l'Église coïnciderait avec l'ensemble du "monde chrétien", et l'unité chrétienne existerait par dessus les barrières dénominationnelles, la division des Églises n'affectant que le niveau imparfait des relations humaines. L'Église, affirme-t-on, demeure une, mais cette unité se manifeste insuffisamment dans des formes visibles. Dans ce modèle d'unité la tâche des chrétiens est comprise non comme le rétablissement d'une unité perdue, mais comme la manifestation d'une unité subsistant d'une manière inamissible. Ce modèle répète la doctrine protestante de "l'Église invisible".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 14 Mai 2010 à 11:11 | 14 commentaires | Permalien

Homélie du patriarche Cyrille pour le jour de la commémoration des Nouveaux Martyrs de Boutovo
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Le Christ est ressuscité!

Ce n’est pas seulement les uns aux autres que nous adressons aujourd’hui cette salutation pascale mais aussi à tous ceux dont la vie s’est terminée ici. Les dépouilles de ces victimes innocentes gisent dans cette terre, alors que leurs saintes âmes séjournent aux cotés du Seigneur. Ceux qui ont été assassinés ici même glorifient avec nous le Christ Ressuscité se tenant dans la triomphante Eglise céleste.

Comment ne pas réfléchir en ce lieu de détresse à la terrible tragédie qui a frappé notre peuple ? Aux raisons de cette inimaginable cruauté, de ces suspicions infondées, de ces persécutions et de ces mises à mort ? Comment ne pas penser à ce que sont les limites de l’homme dans les manifestations de sa bonté, son potentiel de sainteté, de sa capacité de pêcher et de haïr? Comment se fait-il que les hommes ne se contentent pas de faire le mal mais trouvent des justifications intellectuelles, logiques, psychologiques et émotionnelles aux crimes qu’ils commettent ? Et il ne s’agit pas seulement des bourreaux en tant que tels mais aussi de ceux qui avaient décidé de lancer le génocide de leur propre peuple. Il s’agit aussi de tous ceux qui avaient applaudi ces décisions et qui s’étaient identifiés avec ces terribles exécutions.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Mai 2010 à 20:03 | 3 commentaires | Permalien

Saint Martin, pape et confesseur de la foi, mort en 655 à Chersonèse
L'Église catholique fête aujourd'hui un saint commun avec les orthodoxes: Martin, pape de Rome (+ 655), mort comme confesseur de la foi en exil à Chersonèse, en Crimée. Aujourd'hui, c'est l'archevêque de Chersonèse qui a la charge pastorale (extra-territoriale) des communautés du patriarcat de Moscou en France, Espagne, Suisse et Portugal, ainsi que, provisoirement, en Italie.

Dans le calendrier orthodoxe, saint Martin est célébré le 14 avril (27 avril selon le calendrier julien). De sa captivité à Constantinople, saint Martin écrivait: "On ne m’a pas encore donné un peu d’eau pour me laver. Je grelotte de froid, la dysenterie m'épuise. Je vomis la nourriture que je prends. En ces épreuves, Dieu qui voit tout me regarde. J’ai confiance en lui." Et puis, dans une autre lettre à ses amis: "Mes épreuves vont-elles continuer ? Aurai-je un peu de repos ? Comme il plaira au Seigneur ! Il est proche, le Seigneur, que craindrai-je ? Que, de sa puissante main, Dieu vous garde de toute tentation !"

Voici la vie de ce saint pape (proposée par le site de la Conférence des évêques de France):
Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Avril 2010 à 17:14 | 4 commentaires | Permalien

TYRANNIE DE L’HABITUDE

Ainsi, le fardeau du siècle pesait sur moi comme le doux accablement du sommeil; et les méditations que j’élevais vers vous ressemblaient aux efforts d’un homme qui veut s’éveiller, et vaincu par la profondeur de sou assoupissement, y replonge.
Et il n’est personne qui veuille dormir toujours, et la raison, d’un commun accord, préfère la veille; mais souvent on hésite à secouer le joug qui engourdit les membres, et l’ennui du sommeil cède au charme plus doux que l’on y trouve, quoique l’heure du lever soit venue; ainsi je ne doutais pas qu’il ne voulût mieux me livrer à votre amour que de m’abandonner à ma passion. Le premier parti - me plaisait, il était vainqueur; je goûtais l’autre, et j’étais vaincu.
Et je ne savais que répondre à votre parole: « Lève-toi, toi qui dort Lève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera ( Ephés. V, 14)! »
Et vous m’entouriez d’évidents témoignages; et convaincu de la vérité, je n’avais à vous opposer que ces paroles de lenteur .et de somnolence.: Tout à l’heure! encore un instant ! laissez-moi un peu! Mais ce tout à l’heure devenait jamais; ce laissez-moi un peu durait toujours.
Rédigé par l'équipe rédaction le 31 Mars 2010 à 09:37 | 0 commentaire | Permalien

Alexis (395-408) fut le fils d'Euphémien, homme d'une haute noblesse à Rome, et le premier à la cour de l’empereur : il avait pour serviteurs trois mille jeunes esclaves revêtus de ceintures d'or et d'habits de soie.
Or, le préfet Euphémien était rempli de miséricorde, et tous les jours, dans sa maison, on dressait trois tables pour les pauvres, les orphelins, les veuves et les pèlerins qu'il servait avec empressement; et à l’heure de none, il prenait lui-même son repas dans la crainte du Seigneur avec des personnages religieux. Sa femme nommée Aglaë avait la même dévotion et les mêmes goûts. Or, comme ils n'avaient point d'enfant, à leurs prières Dieu accorda un fils, après la naissance duquel ils prirent la ferme résolution de vivre désormais dans la chasteté. L'enfant fut instruit dans les sciences libérales, et après avoir brillé dans tous les arts de la philosophie, et avoir atteint l’âge de puberté, on lui choisit une épouse de la maison de; l’empereur et on le maria. Arriva l’heure de la nuit où il alla avec son épouse dans la chambre nuptiale : alors le saint jeune homme commença par instruire cette jeune personne de la crainte de Dieu, et à la porter à conserver la pudeur de la virginité.... Suite: Calendrier.egliseorthodoxe
Rédigé par l'équipe rédaction le 30 Mars 2010 à 10:02 | 0 commentaire | Permalien

Maxime le Confesseur : « Le Royaume des Cieux est proche » ne s’apparente pas, je pense, à un resserrement du temps. Car le Royaume ne vient pas de manière qu’on puisse l’observer, et on ne dira pas : « Il est ici, il est là », mais il s’apparente à la relation qu’ont avec lui ceux qui sont dignes de lui par leur état.
Il est dit en effet : « Le Royaume de Dieu est en vous ». (91)

Le Royaume de Dieu le Père est en puissance dans tous ceux qui croient. Mais il agit en ceux qui, par leur état, ont totalement déposé toute la vie de l’âme et du corps selon la nature, ont acquis la seule vie de l’Esprit et peuvent dire : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». (92)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 29 Mars 2010 à 10:52 | 0 commentaire | Permalien

Basile de Césarée (appelé aussi Basile le Grand)

"Le Seigneur, qui nous dispense la vie, a établi une alliance avec nous, le baptême, qui comporte une figure de la mort et une figure de la vie ; l'image de la mort est accomplie par l'eau ; et quant à la vie, c'est l'Esprit qui nous en fournit le premier don. Ainsi apparaît en pleine lumière l'objet de notre recherche : pourquoi l'eau est-elle jointe à l'Esprit ?

C'est que le baptême vise un double but : réduire à l'impuissance l'être de péché afin de ne plus porter des fruits pour la mort ; mais aussi vivre de l'Esprit et porter des fruits qui conduisent à la sanctification. L'eau offre l'image de la mort en recevant le corps comme dans un tombeau ; l'Esprit infuse la force vivifiante en renouvelant nos âmes, qu'il fait passer de la mort du péché à la vie originelle. C'est donc cela, renaître de l'eau et de l'Esprit : la mort s'accomplit dans l'eau, et c'est l'Esprit qui produit notre vie.
(Traité sur le Saint-Esprit, 15,35)

A la découverte des Pères de l'Eglise

Rédigé par l'équipe rédaction le 27 Mars 2010 à 13:59 | 0 commentaire | Permalien

Augustin a vécu au tournant des 4e et 5e siècles (354-430), grande période des "Pères de l'Eglise".

Après une jeunesse mouvementée mais également occupée et tourmentée par sa recherche du sens (il découvre progressivement en fait que c'est Dieu qu'il cherche), il se convertit selon un chemin qu'il a raconté dans Les Confessions. Il reçoit le baptême la nuit de Pâques 387 et désire vivre une vie contemplative (et pour cela devenir moine), vie consacrée à Dieu avec quelques amis qui partagent son désir. Bientôt il sera ordonné prêtre, puis évêque (à partir de 395) et il consacrera sa vie à son diocèse d'Hippone (Afrique du Nord, dans l'actuelle Algérie : ville d'Annaba). Prêchant quotidiennement (ses sermons divers étaient pris à la dictée par divers secrétaires : il revoyait et complétait souvent ces notes avant publication) et écrivant directement, il a laissé une œuvre considérable dont l'importance ne s'est jamais démentie.

(Sermon 336, 1, 6)

La solennité qui nous réunit est la dédicace d'une maison de prière. La maison de nos prières, nous y sommes ; la maison de Dieu, c'est nous-mêmes. Si la maison de Dieu, c'est nous-mêmes, nous sommes construits en ce monde, pour être consacrés à la fin du monde. L'édifice, ou plutôt sa construction, se fait dans la peine ; la dédicace se fait dans la joie.
Ce qui se passait, quand s'élevait cet édifice, c'est ce qui se passe maintenant quand se réunissent ceux qui croient au Christ. Lorsque l'on croit, c'est comme lorsque l'on coupe du bois dans la forêt et que l'on taille des pierres dans la montagne ; lorsque les croyants sont catéchisés, baptisés, formés, c'est comme s'ils étaient sciés, ajustés, rabotés par le travail des charpentiers et des bâtisseurs.
Rédigé par l'équipe rédaction le 26 Mars 2010 à 08:57 | 0 commentaire | Permalien

Nicétas Stèthatos

76. « Si tu chantes ta prière à Dieu et si un frère vient frapper à la porte de ta cellule, ne préfère pas l’œuvre de la prière à l’œuvre de l’amour, et ne néglige pas ton frère qui frappe. Ce n’est pas là aimer Dieu. Car Il veut la compassion de l’amour, et non le sacrifice de la prière. Mais laisse le don de la prière, accueille le frère de tout ton amour, prends soin de lui. Alors reviens offrir au Père des esprits le don de ta prière, dans les dans les larmes et le cœur brisé, et l’esprit de droiture sera renouvelé au-dedans de toi ».

77. « Le mystère de la prière ne s’accomplit pas dans les limites d’un temps et d’un lieu précis. Si tu assignes aux choses de la prière des heures, des moments et des lieux le temps qui est en dehors de la prière est voué à d’autres choses, aux choses de la vanité. La prière se définit comme le mouvement perpétuel de l’intelligence autour de Dieu. Son œuvre est de tourner l’âme vers les choses divines. Sa fin est d’unir la pensée à Dieu, de devenir un seul esprit avec Lui, selon la définition et la parole de l’Apôtre »
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Mars 2010 à 17:24 | 1 commentaire | Permalien

L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.


Ce cinquième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Egyptienne.

A l'âge de douze ans, elle s'échappa de chez ses parents et partit pour Alexandrie, où elle vécut dix-sept ans dans la débauche. Ensuite, mue par la curiosité, elle s'embarqua avec de nombreux pèlerins pour Jérusalem, afin d'assister à l'Exaltation de la vénérable Croix. Mais là, elle s'adonna à toute sorte de licence et entraîna beaucoup d'hommes dans le gouffre de perdition. Voulant entrer à l'église, le jour où l'on exaltait la Croix, elle éprouva trois ou quatre fois une puissance invisible qui l'empêchait d'entrer, alors que la foule pouvait pénétrer sans obstacle....suite
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mars 2010 à 17:14 | 0 commentaire | Permalien

Blaise Pascal:  "Pensées"
Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir. (183)

Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui même. Aussi qui ne la voit, excepté de jeunes gens qui sont tous dans le bruit, dans le divertissement, et dans la pensée de l'avenir? Mais, ôtez leur divertissement, vous les verrez se sécher d'ennui; ils sentent alors leur néant sans le connaître: car c'est bien être malheureux que d'être dans une tristesse insupportable, aussitôt que l'on est réduit à se considérer, et à n'en être point diverti. (164)

Plaindre les athées qui cherchent, car ne sont-ils pas assez malheureux? Invectiver contre ceux qui en font vanité. (190)

La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu, parce que nous y trouvons et Dieu et notre misère. (527)




Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Mars 2010 à 12:47 | 0 commentaire | Permalien

"Le bien et le mal ne sont pas un ensemble de bonnes ou de mauvaises actions. C'est une force bonne ou mauvaise qui s'empare de l'homme. La force, la pression de l'élément maléfique sont immenses. Les actes en eux-mêmes n'ont guère d'importance (religieuse).
Des actes "bons" quant à leur résultat (aider, donner à manger, etc.)peuvent être mauvais en réalité, lorsqu'ils viennent d'un homme possédé par le mal; et des actes manqués, stupides et même nuisibles peuvent être bons si, à leur source, il y a de bonnes intentions" (p. 74)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Mars 2010 à 13:55 | 0 commentaire | Permalien

LES CONFESSIONS DE SAINT AUGUSTIN ( 354 - 430)

Pendant ces neuf années de mon âge, de dix-neuf à vingt-huit, je demeurai dans cet esclavage, séduit et séducteur, au gré de mes instincts déréglés; je trompais en public par les sciences dites libérales; en secret, par le mensonge d’une fausse religion : ici, jouet de l’orgueil, là, de la superstition, partout de la vanité. Épris du vide de la gloire populaire, j’en étais venu à jalouser les applaudissements du théâtre, les luttes de poésie, la poursuite des couronnes de foin, les bagatelles des spectacles, toutes les intempérances du libertinage.
Et demandant d’autre part d’être purifié de ces souillures, j’apportais des aliments à ces saints, à ces élus de Manès, pour que l’alambic de leur estomac en exprimât à mon intention des anges et des dieux libérateurs. Telle était l’extravagance des opinions et des pratiques que je professais avec mes amis, par moi et comme moi séduits.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Mars 2010 à 09:39 | 1 commentaire | Permalien

Claude Lopez-Ginisty donne la traduction d'un article très intéressant sur le weblog Orthodoxologie. En expliquant la fabrication des "tchotki", nom russe de cette corde à nœuds utilisée comme chapelet pour dire la prière de Jésus, l'article montre bien un coté très caractéristique de cet aspes essentiel de la pratique orthodoxe: la prière individuelle. Je propose ci-dessous une version à peine abrégée de l'article

Rédigé par Vladimir Golovanow le 24 Février 2010 à 14:14 | 0 commentaire | Permalien

Entretiens de Saint Varsonofy (1845-1913) du monastère du désert d’Optino

Il est actuellement répandu et ceci non seulement chez les laïcs mais aussi dans le clergé de penser que les souffrances éternelles ne sont pas compatibles avec l’infinie miséricorde divine.
Il s’agit là d’une incompréhension manifeste.
Les souffrances et la béatitude éternelles ne nous viennent pas du monde extérieur, elles existent en nous. L’on part vers la Vie Éternelle avec l’âme que l’on s’est forgée. Les maladies corporelles peuvent conduire à la mort. Mais l’âme qui est atteinte par toute sorte de maladies se met à cruellement souffrir lorsqu’elle passe dans la vie éternelle. La méchanceté, la colère, l’irritabilité, la dépravation et d’autres maux de l’âme sont des reptiles qui nous suivent dans la Vie Éternelle.
Le but de notre existence terrestre consiste à écraser ces reptiles. Une âme pécheresse non purifiée par la repentance ne peut séjourner dans la communauté des saints. Une telle âme située au paradis ne s’y serait pas sentie à sa place à un tel point qu’elle voudrait s’en aller. En effet, comment se perçoit une débauchée parmi des personnes chastes ? Une personne méchante en compagnie de gens remplis d’amour ?
Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Février 2010 à 10:50 | 0 commentaire | Permalien

1 ... « 18 19 20 21 22 23 24


Recherche



Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile