Canonisation de Jeanne Jugan n’est plus un rêve !
Le 11 octobre 2009 le Pape Benoît XVI proclame « Sainte » Jeanne Jugan,
Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, à Rome.


Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres

29 août 1879 : le glas tinte au clocher de La Tour Saint Joseph. Il apprend au voisinage le retour à Dieu de la Petite Sœur Marie de la Croix, Jeanne Jugan pour ceux qui l’ont connue quarante ans plus tôt.
Sans bruit, la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres a rejoint Celui qu’elle avait « si grande envie de voir ». Sa mission terrestre est achevée. Deux mille quatre cents Petites Sœurs ont appris d’elle comment répondre à l’appel de Dieu dans le service des personnes âgées pauvres.

Quatre-vingt-six ans auparavant, Jeanne naît à Cancale, en pleine Révolution. Terre-neuvas comme la plupart des hommes de son pays, son père est à la grande pêche en ce 25 octobre 1792. Quatre ans plus tard, il disparaît en mer. Jeanne et ses trois frère et sœurs connaissent très tôt la pauvreté et le travail. Servante, aide-cuisinière dans un manoir proche de Cancale, infirmière à l’hôpital du Rosais de Saint Servan, employée de maison et garde-malade à domicile ..., Jeanne Jugan l’est successivement. A la demande en mariage d’un jeune marin, elle répondra : « Dieu me veut pour Lui, Il me garde pour une œuvre qui n’est pas connue, pour une œuvre qui n’est pas fondée ».

Jeanne Jugan ne veut que servir Dieu et les autres
,
les pauvres surtout, les plus faibles, les plus démunis, fidèle à l’idéal de configuration à Jésus par Marie qu’enseigne saint Jean Eudes aux membres du Tiers Ordre de la Mère Admirable, association qu’elle rejoint vers l’âge de 25 ans.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Octobre 2009 à 14:46 | 2 commentaires | Permalien

POURQUOI L'EMPEREUR NICOLAS II A-T-IL ÉTÉ CANONISÉ ?
La canonisation e la famille Impériale a provoqué en Russie des réactions très différenciées: si d'une part il y a des hagiographes qui s'en félicitent, comme le fait par exemple le livre de Victor Loupan cité par ailleurs, d'autres, qui ne sont pas tous des nostalgiques du bolchévisme, s'indignent en soulignant les erreurs et les faiblesses de l'empereur et de sa famille. Dans tous les cas, personne ne comprend vraiment ce que signifie une canonisation et pourquoi Nicolas II a été proclamé "strastoterptsy". Un article dans le N° du 7/08/2009 du journal KIFA fait appel au p. Georges Mitrofanov (1) pour répondre aux questions les plus courantes sur le sujet. J'en reprends les principaux arguments.

Le p. Georges commence par affirmer que "les faits historiques ne permettent pas de considérer les membres de la famille impériale comme des martyres chrétiens. Mourir en martyre présuppose la possibilité de renier le Christ pour sauver sa vie. Mais la famille impériale a été massacrée comme famille impériale, par des gens qui la considérait comme le symbole de cette Russie impériale qu'ils détestaient.

La famille impériale a donc été mise au rang "strastoterptsy", continue le p. Georges, spécifique a l'Église russe, comme l'ont été les princes qui ont accepté les souffrances et la mort de la mains de leurs adversaires politiques, dans un esprit d’abnégation chrétienne. La commission de canonisation a étudié 7 rapports: 5 ont présenté l'action politique et ecclésiale du dernier empereur, et la commission a jugé qu'il n'y avait pas là matière à canonisation, mais les deux derniers, consacrés "aux derniers jours de la famille impériale" et "Positon de l'Église concernant le rang de "strastoterptsy" ont emporté la décision.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Octobre 2009 à 13:32 | 21 commentaires | Permalien

Les décisions de Chambésy IV
Les textes approuvés par Chambésy IV sont disponibles, en grec et en anglais, sur le site de la SCOBA (Conférence permanente des évêques orthodoxes canoniques en Amérique). En comparant avec les documents de 1993 on peut vérifier qu'il y a eu bon nombre d'amendements et ajouts, comme l'a expliqué Mgr Hilarion (cf. note dédiée)

Les précisions concernant les droits des Assemblées Épiscopales et de leurs présidents ont été abondamment commentés, mais je relève des détails intéressants dans les "Règles de Fonctionnement des Assemblées Episcopales de la Diaspora" par rapport à la situation en France:

- Les évêques qui ne résident pas dans la région mais y "assurent un ministère pastoral" font partie de l'Assemblée (art 1 point 2): Mgr Michel de Genève est bien dans ce cas.

- sous réserve de l'exactitude de la traduction, le "Comité Exécutif" (art 3) est composé des évêques "principaux" (Primatial) de chaque Église canonique de la région: ce n'est pas le cas actuellement et, pour Constantinople, cela devrait supprimer la duplication Daru/Métropole. Si je comprends bien l'article 4 pt. 2, c'est aussi de cette façon que sont désignés les Vice-présidents de l'Assemblée.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 5 Octobre 2009 à 09:07 | 0 commentaire | Permalien

Colloque patristique catholique-orthodoxe de la fondation Pro Oriente
Notre forum ayant une vocation évidente de promouvoir le dialogue à tous les niveaux, je trouve intéressant de commenter toutes les rencontres entre Chrétiens dont j'ai connaissance.
Ainsi orthodoxie.com rend compte du 5 ème colloque patristique catholique-orthodoxe organisé par la fondation Pro Oriente(1) à l’Académie ecclésiastique supérieure de Thessalonique (Grèce) autour du thème : « La sainteté et l’apostolicité de l’Église ».

Ce colloque est revenu sur le thème de la primauté au premier millénaire, pierre d'achoppement du dialogue catholique-orthodoxe actuel (et du débat inter-orthodoxe!) en partant de l’apostolicité et du rôle de Saint Pierre: comme le rapporte le compte rendu (je cite in extenso), "les conférenciers se sont accordés pour souligner que l’apostolicité concerne tous les aspects de la vie de l’Eglise.

Les discussions ont mis en évidence que le terme « apôtre » est porteur de multiples sens dans l’Eglise ancienne. Les participants ont distingué deux dimensions principales de l’apostolicité : l’une, missionnaire et historique, correspond au fait que les Apôtres sont envoyés dans le monde par le Christ, qui est lui-même le premier « apôtre » (envoyé) du Père ; l’autre, eschatologique, tient au fait que depuis la Pentecôte chaque assemblée eucharistique réunie autour d’un ministre anticipe la convocation des Apôtres par le Christ au Dernier jour.
Suivant la première perspective, certaines Eglises locales ont été distinguées historiquement comme « sièges apostoliques », notamment le siège de Rome où avaient été martyrisés les saints apôtres Pierre et Paul. Mais selon la seconde perspective, eschatologique, qui a prévalu en Orient, chaque Eglise locale est dépositaire de l’apostolicité dès lors qu’elle manifeste la catholicité de l’Una sancta dans la foi et les sacrements partagés avec les autres Eglises locales. Comme le développement de l’autorité de certains sièges locaux s’est trouvé étroitement lié à l’organisation des structures civiles de l’Empire romain chrétien, apostolicité et autorité ne paraissent pas avoir été strictement liées.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 1 Octobre 2009 à 09:20 | 18 commentaires | Permalien

CITE DU VATICAN

Le second tome du "Jésus de Nazareth" de Benoît XVI en librairie au printemps

Le second tome du "Jésus de Nazareth" écrit par le pape Benoît XVI sortira en librairie "au printemps 2010", a annoncé jeudi le père Federico Lombardi, porte-parole du pape, à l'agence télévisuelle catholique Rome reports.

Le pape avait prévu de se consacrer durant ses vacances d'été dans le Val d'Aoste à la rédaction de ce second ouvrage consacré à la vie du Christ, mais il a dû y renoncer après sa fracture au poignet qui a nécessité un plâtre.

Le premier tome est paru en avril 2007.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Septembre 2009 à 10:00 | 0 commentaire | Permalien

L’activité pastorale de père Alexandre Men était pure et sans tâche
Le métropolite de Kroutitzy et Kolomna Juvénal a célébré le 9 septembre un office des défunts, jour du dix-neuvième anniversaire de la mort tragique du père Alexandre Men (1935-1990).

« Voilà dix neuf ans que nous nous réunissons avec amour et reconnaissance sur la tombe du père Alexandre Men. Toutes ses activités pastorales étaient pures et sans le moindre manquement. Il nous appelait au salut, à la conquête du Royaume de Dieu », a dit le métropolite Juvénal dans son homélie.

L’office funèbre a été dit dans l’église de la Purification de la Vierge, à Novaya Derevnia, non loin de Moscou. Le père Men a été pendant de longues années le recteur de cette paroisse. A la suite de l’office le métropolite, accompagné de nombreux membres du clergé, s’est rendu sur la tombe du défunt, dans le village Semkhoz lieu où le père Men a été assassiné.
Le même jour le métropolite Juvénal a inauguré la conférence annuelle « Lectures du père Men » qui avait cette fois pour sujet « L’Eglise et la jeunesse ».
Rédigé par l'équipe rédaction le 14 Septembre 2009 à 17:19 | 0 commentaire | Permalien

Invention des reliques de Saint Job de Potchaev

Saint Job de Potchaiev (+ 1651)


Dès l'âge de neuf ans, il entre au monastère de Pokutcha en Galicie, puis dans celui de Ugornitska dans les Carpathes. Pour protéger les fidèles orthodoxes du prosélytisme des jésuites et des polonais, le prince d'Ostrog lui fait édifier le monastère de l'Exaltation de la Sainte Croix à Duben dont il fut l'higoumène durant vingt-deux ans. Mais désireux de mener la vie d'un simple moine, il sera admis à la laure de Potchaiev, en Volhynie, célèbre par le pèlerinage à la Saint Mère de Dieu et toujours Vierge Marie en son icône de Potchaiev. Il fut très vite choisi comme higoumène mais, à la fin de sa vie, il reçut le saint habit angélique et, reclus, il s'endormit dans le Seigneur.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Septembre 2009 à 06:49 | 0 commentaire | Permalien

Un passage eschatologique du livre de Job
Voici, pour réflexion en cette fête de la Transfiguration, un petit passage eschatologique du livre Job, un des livres les plus extraordinaires de l'Ancien Testament:

...Je dormirais, et alors j’aurais du repos, avec les rois et les conseillers du pays, qui se dressent des mausolées, ou avec des princes qui ont eu de l’or, qui ont rempli leurs maisons (mortuaires) d’argent, ou comme un avorton ignoré, comme ces fœtus informes qui n’ont pas vu la lumière. Là, les impies cessent d’être agités, et là trouvent du repos ceux dont la force est épuisée. Les captifs sont tranquilles ensemble ; ils n’entendent plus la voix de l’oppresseur. Le petit et le grand sont les mêmes là, et l’esclave est délivré de son maître.

Job 3, 13-19
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Août 2009 à 18:36 | 2 commentaires | Permalien

Mgr Hilarion: Chambésy et les problèmes de la diaspora
Le numéro d’août de la Revue du patriarcat de Moscou ("Journal Moskovskoj Patriarkhiï") publie une longue interview avec l’archevêque Hilarion, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou.

En voici quelques extraits :

Les problèmes de la diaspora orthodoxe ont été parmi ceux qui ont le plus occupé la récente rencontre panorthodoxe de Chambésy. Pourquoi ?

- Il avait été prévu que quatre sujets, d’ailleurs liés entre eux, seront prioritaires dans l’ordre du jour de la rencontre : la diaspora orthodoxe, l’autocéphalie et les modalités de son octroi, l’autonomie et son octroi, les diptyques qui déterminent l’ordre dans lequel sont mentionnés les primats des Églises orthodoxes. Il fut ultérieurement décidé de consacrer la rencontre panorthodoxe à l’examen de la question la plus difficile et épineuse de cette liste, celle de la diaspora. La commission orthodoxe préconciliaire s’était réunie en 1990 et 1993 tandis qu’une conférence consacrée à la diaspora a réuni en 1995 de nombreux spécialistes du droit canoniqu. Par la suite, la discussion fut interrompue car des difficultés étaient survenues dans les relations entre le patriarcat de Constantinople et celui de Moscou, difficultés dues à la mise en place en Estonie d’une juridiction ecclésiale parallèle dépendante de Constantinople.

La préparation du concile panorthodoxe a repris après la rencontre à Istanbul, en octobre 2008, des primats des Églises orthodoxes et des représentants des Églises orthodoxes locales. Il fut décidé de confier l’examen des problèmes de la diaspora à la prochaine session de la conférence préconciliaire. Le règlement de ces problèmes revêt une importance particulière pour un meilleur témoignage orthodoxe et une mission plus efficace dans de nombreuses régions du monde.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 10 Août 2009 à 18:28 | 11 commentaires | Permalien

L'icône de la Mère de Dieu de Potchaiev
Aujourd'hui:

L'Église russe fait mémoire de l'apparition miraculeuse de la Mère de Dieu la très sainte et toujours vierge Marie, qui sauva le monastère de Potchaïev de l'attaque des Turcs et des Tatares en 1675.

L'icône de la Vierge de Potchaev (le patriarche Cyrille vient de se rendre en pèlerinage dans cette laure) a été révélée en 1340. Un moine eut la vision de la Vierge debout sur une pierre , entourée de flammes. Le moine appela un frère, un berger se joignit à eux, tous trois rendirent grâce à Dieu.

Une empreinte du pied droit de la Vierge resta gravée suer cette pierre....
Rédigé par Xenia Krivochéine le 5 Août 2009 à 10:25 | 2 commentaires | Permalien

Les sentences des pères du désert.
Jean Colobos:

- Un jour qu'il était assis devant l'église, les frères faisaient cercle autour de lui et l'interrogeaient sur leurs pensées. Un des vieillards, en le voyant, fut tenté de jalousie et lui dit: "Ta cruche, Jean, est remplie de poison". L'abbé Jean lui dit: "Il en est ainsi, abbé; et tu dis cela alors que tu vois seulement l'extérieur; mais si tu voyais l'intérieur, que dirais-tu?"

- Les Pères disaient qu'un jour, durant une agape que prenaient les frères, l'un d'eux rit à table. Et l'abbé Jean, le voyant, pleura et dit: "Qu'a donc ce frère dans le cœur pour rire, alors qu'il devrait plutôt pleurer puisqu'il mange une agape?"
Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Juillet 2009 à 10:39 | 0 commentaire | Permalien

Apophtegmes (Jean-Claude Guy, Seuil)
I.On disait d'abba Moïse à Scété que lorsqu'il se disposait à aller à Pétra, il fut fatigué en cours de route et se dit à lui même: "Comment pourrais-je recueillir mon eau ici?" Et une voix vint lui dire: "Va, et ne te soucie de rien". Il alla donc. Et quelques Pères vinrent le voir et il n'avait qu'une petite bouteille d'eau. Et il la dépensa tout entière à leur faire cuire quelques lentilles. Le vieillard était dans l'affliction. Entrant sortant de sa cellule, il priait Dieu, et voici qu'un nuage de pluie vint sur Pétra et remplit tous ses récipients.

Après cela, les visiteurs dirent au vieillard: "Dis- nous pourquoi tu entrais et sortais". Et le vieillard leur dit: "J'étais en procès avec Dieu, disant: Tu m'as amené ici, et voici que je n'ai plus d'eau pour abreuver Tes serviteurs. C'est pour cette raison que j'entrais et sortais, suppliant Dieu jusqu'à ce qu'il nous envoie de l'eau".

II. Abba Poemen dit qu'un frère demanda à abba Moïse comment quelqu'un peut se considérer comme mort envers son prochain. Et le vieillard lui dit: "Si l'homme ne met pas dans cœur qu'il est déjà depuis trois jours dans le cercueil, il n'atteint pas à cette parole".

III. Abba Macaire dit: "Si nous gardon le souvenir des torts que nous ont causé les hommes, nous supprimons la force du souvenir de Dieu. Mais si nous nous rappelons les maux des démons, nous serons invulnérables."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 5 Juillet 2009 à 16:14 | 0 commentaire | Permalien

Pentecôte: Extraits de l'homélie 41 de saint Grégoire de Nazianze
Le séjour corporel du Christ parmi nous a pris fin, les actes de l'Esprit commencent. Nous célébrons la Pentecôte ; la venue de l'Esprit Saint, l'accomplissement d'une promesse et la réalisation d'une espérance. Et quel mystère ! Comme il est grand et vénérable ! La vie corporelle du Christ prend fin ou plutôt ce qui regarde son séjour corporel parmi nous ; car j'hésite à dire " ce qui a trait au corps de Jésus " jusqu'à ce que le raisonnement d'un orateur m'ait convaincu qu'il vaut mieux s'être débarrassé du corps. Les actes de l'Esprit commencent. Quels furent ceux du Christ ? La Vierge, la nativité, la crèche, le berceau, les anges glorifiant le Seigneur, les bergers qui accourent, l'étoile qui s'avance, l'adoration des mages et leurs présents, le massacre des enfants par Hérode, la fuite de Jésus en Égypte, son retour, la circoncision, le baptême, le témoignage céleste, Jésus trahi, crucifié, enseveli, ressuscité, montant au ciel, toutes vicissitudes qu'il supporte pour une grande part ; des adversaires du Christ, il supporte les oeuvres d'impiété, car il est patient et magnanime ; de la part de ses amis, il agrée les hommages ; et si, loin des premiers, il retient sa colère, de même, à notre égard, il diffère sa bonté ; peut-être pour donner à ses ennemis le temps du repentir, et quant à nous, pour éprouver la valeur de notre amour, la solidité dans les épreuves et les combats soutenus en vue de la sainteté. Auparavant c'étaient les plans de Dieu et les décisions impénétrables de sa Providence par lesquelles, avec sagesse, il gouverne les choses humaines ; semblable est la volonté du Christ dont nous verrons plus clairement dans l'avenir la réalisation progressive, et puissions-nous la voir personnellement. Mais pour dévoiler les mystères de l'Esprit Saint, que celui-ci nous assiste en personne, qu'il nous accorde le don de la parole, sinon celui que nous désirons, du moins une aisance qui soit à la hauteur de la circonstance. De toute façon c'est en maître, non en esclave, qu'il sera là : il n'attendra pas un ordre venant de nous, comme certains le pensent. L'Esprit souffle où et sur qui il le veut, quand et comment il lui plaît. Ainsi donc, nous avons besoin du souffle divin pour penser et parler de l'Esprit Saint. ( ... )
Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Juin 2009 à 17:57 | 1 commentaire | Permalien

Catéchèse de Benoît XVI sur saint Germain de Constantinople

« Dans l’Église, Dieu parle et marche avec nous »

ROME, Mercredi 29 avril 2009 (ZENIT.org) - « Dans l'Église, Dieu parle et marche avec nous », titre L'Osservatore Romano du 30 avril à propos de la catéchèse de Benoît XVI, ce mercredi matin, sur saint Germain de Constantinople, en présence de quelque 40.000 visiteurs.

Pour sa part, Radio Vatican, en italien également, titre : « Que la foi nous aide à voir la lumière de Dieu dans l'Église et dans l'humanité, au-delà de la saleté du péché ». Et de préciser en citant la conclusion de la catéchèse du pape : « Même si le péché et la saleté obscurcissent son visage, la foi doit nous aider à voir la présence de Dieu dans l'Église et dans toute personne ».

Comment Benoît XVI en est-il venu à ces considérations en présentant ce patriarche courageux ? « Le Patriarche Germain de Constantinople eut un rôle significatif, au huitième siècle, durant la crise iconoclaste », a rappelé le pape en français.

En effet, a expliqué Benoît XVI, le patriarche « sut résister aux pressions de l'empereur Léon III qui était convaincu que le redressement de l'Empire devait commencer par une réorganisation des manifestations de la foi, face au risque d'idolâtrie auquel, selon lui, le peuple était exposé en raison d'un culte excessif des icônes ». Le patriarche Germain défendit le culte des icônes, mais, a expliqué le pape, « les rappels du Patriarche Germain à la tradition de l'Église et à l'efficacité d'images reconnues comme 'miraculeuses', ne servirent à rien : l'Empereur demeura inébranlable ».
Rédigé par l'équipe de rédaction le 23 Mai 2009 à 17:52 | 1 commentaire | Permalien

Abba Bané demanda un jour à abba Abraham: "Est-ce qu'un homme comme Adam dans le paradis a encore besoin de prendre conseil?" Et celui-ci lui dit: "Oui, Bané, car si Adam avait demandé conseil aux anges: "Est-ce que je mangerai de l'arbre?", ils lui auraient dit: "Non". (p. 74)

Il a dit encore: "Il y a un homme qui paraît se taire et son cœur condamne les autres; un tel homme parle sans cesse. Au contraire, il en est un autre qui parle du matin au soir, et qui pourtant garde le silence, parce qu'il ne dit rien qui n'ait une utilité spirituelle. (p. 79)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 13 Mai 2009 à 11:40 | 2 commentaires | Permalien

Du site du diocèse de Chersonèse, les propos du patriarche Cyrille de Moscou à l'assemblée plénière de la Commission théologique synodale de l'Église orthodoxe russe:

"L'un des devoirs de la théologie aujourd'hui est de manifester la présence du Seigneur Jésus-Christ et de son Église dans la vie actuelle, dans notre contexte", a affirmé le patriarche, ajoutant que "nous avons besoin d'une pensée théologique créatrice", adaptée "à notre époque dynamique".

"Il convient aujourd'hui de contribuer par tous les moyens à la renaissance de la théologie russe afin qu'elle devienne effectivement un fondement intellectuel pour la vision du monde de nos contemporains", considère le patriarche Cyrille.

"Nous devons poursuivre le développement et l'ajustement de la doctrine sociale orthodoxe. Le temps passe, de nouveaux problèmes apparaissent, ils inquiètent nos fidèles et nos contemporains. Nous devons y donner une réponse ecclésiale, orthodoxe, traçant ainsi la voie que l'Église suivra pour aller prêcher et servir, dans l'accomplissement de sa mission dans le monde et la culture contemporaine". Selon le patriarche, cette mission "ne peut être accomplie si l'Église s'enferme dans un ghetto, dans l'isolement, derrières les murs érigés par la négation et le rejet de tout ce qui ne relève pas de notre propre subculture".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 5 Mai 2009 à 11:22 | 3 commentaires | Permalien

Le carême ne signifie pas que nous sommes incités à multiplier nos demandes à Dieu, ou à nous présenter à la communion plus fréquemment qu’à l’ordinaire. Le carême est le temps où nous devons nous mettre devant le jugement de Dieu, écouter la voix de notre conscience et nous abstenir de communier si nous ne pouvons le faire dignement. Communier dignement signifie qu’avant d’approcher du calice nous devons nous réconcilier avec nos adversaires dans nos querelles ; nous devons faire un examen des pensées de notre esprit et de notre cœur, qui nous convainquent de trahison envers Dieu et de perfidie envers les hommes, et agir en conséquence ; nous devons faire la paix avec le Dieu vivant, pour qu’il n’apparaisse pas qu’Il est mort pour nous en vain. Notre tâche première consiste donc, après avoir passé par la confession, par le repentir, par une mise en examen scrupuleuse de notre vie, à sonder en long et en large notre conduite, à nous mettre en accusation sans indulgence et sans pitié. Nous nous écarterons ainsi de tout ce qui pourrait nous condamner, et n’approcherons pas avec négligence de la Table sainte.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 15 Avril 2009 à 13:20 | 0 commentaire | Permalien

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année [le Carême] est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie. Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête : " Le mystère éternel est révélé aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… ". L’Épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce que, du fait de l’Incarnation, " le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères ". L’Évangile (Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie, " comment cela se fera-t-il ? ", N’est pas l’expression d’un doute, et en cela elle diffère de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut prédite. Marie pose simplement une question respectueuse ; et, quand l’ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de son ombre, Marie répond, avec l’humilité et l’obéissance qui caractérisent toute sa personne : " Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ".
La fête de l’Annonciation a en quelque sorte deux faces. L’une d’elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu. Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie. La déclaration de cette gloire et l’expression de cette piété trouvent leur forme parfaite dans la première phrase du message de l’ange : " Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ". Nous ne pouvons mieux nous adresser à la Sainte Vierge qu’en répétant cette phrase avec vénération et tendresse. L’autre face du mystère de l’Annonciation est tournée vers les hommes. Dans la vie de tout chrétien, il doit y avoir des Annonciations divines, des moments où Dieu nous fait connaître sa volonté et son dessein à notre égard. Mais toutes ces Annonciations doivent s’unir et se fondre dans une Annonciation essentielle : l’Annonce que Jésus peut naître en nous, peut naître de nous – non point dans le sens où il fut conçu et mis au monde par la Vierge Marie, car il s’agit là d’un miracle unique et inégalable, mais dans le sens d’une prise de possession toute spirituelle et en même temps très réelle de notre personne par le Sauveur. Et puis rappelons-nous que toute Annonciation authentique est aussitôt suivie d’une Visitation : la faveur divine étendue sur nous doit immédiatement provoquer de notre part une démarche, une parole ou un acte de charité envers nos frères. Voilà pourquoi l’évangile des matines de l’Annonciation est le récit de la visite faite par Marie à Élisabeth. La Mère de Dieu, aussitôt après son entretien avec Gabriel, va porter la grâce à sa cousine et faire rayonner cette grâce sur Élisabeth et Jean.






Rambler's Top100
Rédigé par Nikita Krivochéine le 6 Avril 2009 à 18:17 | 1 commentaire | Permalien

Notre contributeur V. Golovanow nous a fait parvenir ce très bel extrait de l'ouvrage du père Alexandre Schmemann "Le Grand Carême" (référence en fin de texte). Nous l'en remercions:

Seigneur et Maître de ma vie, l’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination et de vaines paroles, éloigne de moi.
L’esprit d’intégrité, d’humilité, de patience et de charité, accorde à ton serviteur.
Oui, Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car tu béni aux siècles des siècles. Amen.


Cette prière est lue deux fois à la fin de chaque office du Carême, du lundi au vendredi (on ne la dit pas le samedi et le dimanche, car les offices de ces deux jours ne suivent pas l’ordonnance du Carême). On la dit une première fois en faisant une métanie (prosternation) après chaque demande. Puis on s’incline douze fois en disant : " Ô Dieu, purifie-moi, pécheur ! " Enfin on répète toute la prière avec une dernière prosternation à la fin.

Pourquoi cette courte et si simple prière occupe-t-elle une place aussi importante dans la prière liturgique du Carême ? C’est qu’elle énumère d’une façon très heureuse tous les éléments négatifs et positifs du repentir, et constitue en quelque sorte un aide-mémoire pour notre effort personnel de Carême. Cet effort vise d’abord à nous libérer de certaines maladies spirituelles fondamentales qui imprègnent notre vie et nous mettent pratiquement dans l’impossibilité de commencer même à nous tourner vers Dieu.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 3 Avril 2009 à 09:48 | 1 commentaire | Permalien

Lettre du cardinal Roger Etchegaray aux "catholiques troublés"
La Croix publie sur site le texte d'une très belle lettre du cardinal Roger Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix, adressée aux "catholiques troublés".

Nous vous la proposons sur ce blog parce que d'une part, dans le contexte actuel, elle n'est pas sans intérêt pour les orthodoxes vivant en Europe occidentale et, d'autre part, le cardinal Etchegaray est un grand ami de l'orthodoxie. Ami personnel du patriarche Alexis II, il fréquente les pays et patriarcats orthodoxes depuis plus d'un demi-siècle...

Cette période est pour l’Église bien rude, mais salutaire dans la mesure où elle saura en tirer les leçons. La crise n’est pas d’aujourd’hui, elle est même d’avant le concile Vatican II qui est heureusement venu l’assouplir. Quand je pense à mon temps de jeunesse, j’ai l’impression de vieillir dans un autre monde. Quelle distance entre l’Église de mon espérance et l’Église de mon expérience ! Les mutations les plus profondes sont de l’ordre de l’esprit et des mentalités plus que de la matière et des techniques.

Le mot « défi » est peut-être un des mots les plus actuels, exprimant l’angoisse de qui se sent menacé. Paradoxalement, l’homme moderne manque d’appétit pour le futur qui est pourtant de plus en plus entre ses mains. Saint Pierre estime que la mission du chrétien est de rendre compte aux autres de l’espérance qui est en lui (cf. 1 Pierre 3, 15). Mais nous en parlons à fleur de peau, avec trop de légèreté, alors que la prière assidue est le seul puits du fond duquel nous pouvons faire monter l’eau vive de l’espérance.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 2 Avril 2009 à 12:50 | 2 commentaires | Permalien

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