Homélie pour le quatrième dimanche du Carême
Chers frères et sœurs,

lorsque j’ai commencé la préparation de cette homélie, j’ai jeté un coup d’œil à notre calendrier liturgique et y ai découvert, avec surprise, qu’en plus de saint Jean Climaque, dont la mémoire est associée au quatrième dimanche du Carême, nous célébrons cette année également saint Grégoire le Grand, pape de Rome (+604) et saint Siméon le Nouveau Théologien (+1021).

Trois grands docteurs réunis en un seul jour ! J’aurais tellement aimé vous parler de chacun d’eux en particulier, mais me voici contraint à vous proposer un bref et pauvre florilège de l’immense richesse que l’œuvre de chacun de ces trois Pères représente pour l’Eglise.

J’aimerais que nous prenions pour point de départ à notre réflexion un détail de la lecture évangélique de ce jour, sur la guérison du démoniaque épileptique (Mc 9, 17-31)

Quand les apôtres interrogent le Seigneur sur la raison de leur impuissance face au démon qui tourmentait l’enfant, il leur répond : « Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne » (Mc 9, 29). Juste en passant, il faudrait mentionner que certains manuscrits ne parlent ici que de la prière, mais le lectionnaire byzantin, comme la tradition des Pères (notamment saint Basile le Grand), présentent la version que nous venons d’entendre. La prière et le jeûne sont donc les armes qui permettent aux disciples du Christ d’affronter le démon avec succès.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 18 Mars 2018 à 10:30 | 1 commentaire | Permalien

" Enfourchez ce pope! " : saint Méthode (1868-1921) évêque de Petropavlovsk
Le 17 février, l’Eglise orthodoxe russe fête la mémoire de saint Méthode, évêque de Petropavlovsk, évêque auxiliaire du diocèse d’Omsk. Lors d’une molébèn près de l’église Saint-Nicolas à Petropavlovsk,

Mgr Méthode a été arrêté par des soldats de l’Armée rouge et tué à coups de baïonnettes. Les meurtriers ont porté encore plusieurs blessures et planté ensuite une croix dans la dépouille de l’évêque. Les gens qui se tenaient à côté gardaient le silence.


Croix enfoncée dans une blessure

En 1921, une révolte des paysans contre le pouvoir soviétique a éclaté en Sibérie. Cette révolte a pris des dimensions considérables et s'est propagée dans les villes de Petropavlovsk, Ichim, Tobolsk.

Un gouvernement de la Sibérie du Nord a été créé. La répression de la révolte était accompagnée par une violence des bolchéviques auparavant inconnue. Les soldats ont tué des centaines de personnes dans les villages et villes envahis dont plusieurs ont été brûlés de fond en comble. En février 1921, à Petropavlovsk, les bolchéviques, par le feu et le sang, restaurent le pouvoir soviétique qui sera accueilli sans enthousiasme par la population.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Mars 2018 à 12:01 | 0 commentaire | Permalien

LE GRAND CARÊME EST UN DON!

Le Carême est un don que Dieu nous fait, un don qui est admirable, merveilleux, un don que nous désirons. Certes, mais un don de quoi? Je dirais que c'est un don de l'essentiel – ce qui est essentiel et qui cependant souffre le plus en notre vie parce que nous menons une vie de confusion et dispersée, une vie qui nous cache sans cesse l'éternel, le glorieux, la signification divine de la vie, et nous enlève ce qui devrait nous "pousser", et, dès lors, corriger et remplir notre vie de joie.

Et cet essentiel est l'action de grâce : accepter de Dieu cette merveilleuse vie, comme disait saint Pierre, "créée à partir du néant..", créée exclusivement par l'amour e Dieu, car il n'y a pas d'autre raison d'exister pour nous; aimé par Lui avant même que nous ne naissions, nous avons été emmenés en Sa merveilleuse Lumière. A présent nous vivons et nous oublions. Quand ai-je donc pensé à cela pour la dernière fois? Mais il y a bien tant de petites choses et affaires que je n'oublie pas, qui transforment toute ma vie en un vacarme vide, en une sorte de voyage sans but.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Mars 2018 à 12:00 | 0 commentaire | Permalien

 Dimanche du triomphe de l'Orthodoxie: POUR LE GRAND CARÊME TEXTES D’AUJOURD’HUI ET D’HIER
V. Golovanow

Le jeûne avant Pâques a été décidé aux conciles de Nicée (325) et de Laodicée (365). Ces quarante jours commémorent la tentation de Jésus dans le désert. L’Evangile raconte qu’en réponse à la tentation du démon qui lui proposait de changer des pierres en pain, Jésus répondit : "Il est écrit, l’homme ne vivra pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4:4).

Durant les premiers siècles du christianisme, le Carême était une période de pénitence pour les pécheurs qui seraient lavés de leurs fautes durant la nuit de Pâques, et de préparation des catéchumènes au baptême qu’ils recevaient durant la nuit de Pâques. Sous Charlemagne, celui qui ne respectait pas le jeûne, sans dispense spéciale, durant le Carême risquait la peine de mort.

JEUNE, PRIERE ET AMOUR

Père Boris BOBRINSKOY (1)

La période du Carême des 40 jours, peut être comprise comme un temps unique, exclusif, un temps de préparation à la Pâque annuelle du printemps, et par cela, à la Pâque éternelle du «passage» (c'est le sens littéral du mot hébreu Pesah-Pâque), de la vie corruptible à la vie éternelle, des pénombres à la lumière, de l'exil dans une terre lointaine, celle du péché, à la vision dans le face à face du Royaume.

Le programme du Carême qui résume et récapitule l'ascèse permanente de toute vie chrétienne consciente et responsable, c'est la réponse aux trois tentations qu'a subies le Christ au désert, au terme des 40 jours où il ne mangea pas et où il eut faim (Mt 4, 3).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Février 2018 à 15:00 | 0 commentaire | Permalien

Dimanche du Pardon
Archevêque Job de Telmessos

Nous voici arrivés à la veille du Carême. Avant d’entreprendre l’ascèse du jeûne, l’Église nous rappelle dans l’évangile d’aujourd’hui quelques points fondamentaux. Elle nous suggère entre autres de ne pas jeûner d’une manière hypocrite, superficielle, démonstrative, mais au contraire, de jeûner d’une manière humble, sincère et discrète. Par dessus tout, elle nous enseigne que le pardon en est un prérequis.

« Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos fautes » (Mt 6, 14). Si nous gardons en tête tout l’enseignement des dimanches précédents, et particulièrement celui du dimanche du Fils Prodigue, le Carême est notre retour d’exil à la maison du Père espérant son pardon et sa miséricorde.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Février 2018 à 16:34 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour le dimanche de commémoration des Nouveaux Martyrs et confesseurs de la foi
Нomélie prononcée par le p. Alexandre (Siniakov)

Saint Tikhon avait raison : la souffrance endurée par de nombreux chrétiens dans les pays soumis pendant la majeure partie du XXe siècle à l’idéologie soviétique totalitaire ne restera pas stérile. Puisse leur témoignage rester toujours le fondement d’une nouvelle évangélisation, d’un second baptême, des pays de l’Europe orientale et servir d’exemple de courage et de fidélité aux chrétiens vivant partout dans le monde.

Ce dimanche 7 février l’Église orthodoxe russe fait mémoire des milliers de nouveaux martyrs et confesseurs de la foi qui ont rendu témoignage au Christ au cours des persécutions antireligieuses dans la Russie post-révolutionnaire du XXe siècle. C’est le concile de Moscou de 1917-1918, témoin des bouleversements de la Révolution et de la terreur instaurée par les pouvoirs bolcheviks, qui a décidé de commémorer les victimes des persécutions contre l’Église le 7 février (en réalité, 25 janvier du calendrier julien) ou le dimanche qui suit cette date.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Février 2018 à 10:12 | 9 commentaires | Permalien

La révélation de la filiation divine de Jésus
D'une interview du P. Alexandre Siniakov à Marie-Lucile Kubacki, publiée dans la revue "La Vie":

Jésus âgé de 12 ans, s’attarde au Temple de Jérusalem pour écouter les maîtres de la Loi.

Le récit qu’en donne l’évangile de Luc n’a pas de parallèle, ni chez les autres évangélistes ni dans la vie de Jean-Baptiste, dont la naissance et le ministère sont pourtant juxtaposés à ceux du Seigneur. C’est un épisode propre à la vie du Christ, et Luc est le seul à l’avoir retenu.

« Or, au bout de trois jours ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ; et tous ceux qui l’entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses »

Chez Luc, donc, les premières paroles du Christ sont celles d’un adolescent de 12 ans – c’est presque l’âge de la maturité chez les Juifs -, qui dit à ses parents : « Pourquoi donc me cherchez- vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Ce jeune homme sait déjà qu’il est le Fils. Il est conscient de cette filiation divine dont le mystère échappe encore aux autres, y compris à ses parents (« mais eux ne comprirent pas », dit Luc). Pourtant, plus que quiconque, ils sont attentifs aux prodiges accompagnant la vie de leur enfant et les retiennent dans leur cœur.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Janvier 2018 à 09:50 | 0 commentaire | Permalien

En mémoire de l'archimandrite Placide (Deseille) : « Un morceau du Mont Athos » sur le sol de France.
Père Maxime Massalitine

Le 7 janvier 2018, le jour de la fête de la Nativité du Christ, le célèbre ascète et théologien français
, l'archimandrite Placide Deseille, est parti vers le Seigneur.

Le 15 janvier marque le neuvième jour de sa mort. Le recteur de l'église de la Résurrection à Rabat, l'archiprêtre Maxime Massalitine partage ses souvenirs du père Placide, qu'il a rencontré à plusieurs reprises et dont il a traduit les œuvres en russe.

Un célèbre théologien et patrologue, l'archimandrite Placide Deseille vient de décéder en France. Une partie importante de son héritage littéraire n'a pas encore été traduite en russe. Plus connu chez nous comme fondateur de monastères athonites en France, le père Placide a vécu une vie étonnante.

Entré jeune homme dans la confrérie d'un monastère catholique, c'est déjà en homme mûr qu'il fit connaissance avec l’Orthodoxie et la reçut par le sacrement du baptême, à un âge auquel rares sont ceux qui se décident à un changement radical dans leur vie. Tout ceci, le père Placide l'a raconté à plusieurs reprises lors de ses conférences et l'a décrit en détail dans son autobiographie intitulée « Étapes d'un pèlerinage spirituel », publié dans une brochure séparée. Longtemps, cette brochure n'eut pas une large diffusion. On ne pouvait se la procurer qu'au monastère Saint-Antoine-le-Grand, fondé par lui dans le Vercors, ce massif préalpin situé entre Valence et Grenoble. Le starets ne souhaitait pas que ses écrits sur le catholicisme et le christianisme authentique ne blessent le cœur de ses anciens confrères dans la foi.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Janvier 2018 à 08:55 | 1 commentaire | Permalien

LE PERE JEAN MEYENDORFF : "L'ÉGLISE DANS L'HISTOIRE"
Les éditions de l'université orthodoxe Saint Tikhon ont, conjointement avec les éditions EXMO - ЭКСМО publient un nouveau volume de textes appartenance au protobresbytre Jean Meyndorff.

La présentation de cet ouvrage aura lieu en février. Un récit des éditeurs consacré à l'ouvrage. Plus de la moitié des articles inclus dans le nouvel ouvrage sont publiés pour la première fois en russe.

Vladimir Golovanow

La pensée théologique de "l'École de Paris" d'après-guerre connait un regain d'intérêt en Russie: après la publication récente d'un livre de "causeries" inédites du père Alexandre Schmemann (1), c'est un recueil d'articles d'un autre éminent représentant de ce courant, le père Jean Meyendorff (2), qui voit le jour aux éditions de l'Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou en collaboration avec l'un des plus importants éditeurs russes, EXMO (3). L'ouvrage a reçu l'imprimatur et est recommandé par le Conseil des publications de l'Église orthodoxe russe (4).

"L'ÉCOLE DE PARIS"


"L'École de Paris" (aussi appelé "Synthèse néo-patristique") est un courant théologique qui se développa après la révolution russe dans l'émigration russe en prenant la suite de “la Renaissance religieuse russe” (5). Son noyau se trouva jusqu'à la guerre à Paris, autour de "l'Institut de Théologie Orthodoxe St Serge" (6), fondé en 1925, avec la plupart des théologiens russes de l'émigration.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Janvier 2018 à 02:01 | 1 commentaire | Permalien

La première à Saint-Pétersbourg du documentaire « L'Apôtre de la Joie » sur le Protopresbytre Alexandre Schmemann
Maison d'édition de l'université orthodoxe humanitaire Saint Tikhon Cercle de communication Intellectuelle « L'Orthodoxe » Centre spirituel et éducatif « Sviatodoukhovsky » de la laure Saint Alexandre Nevsky
Production studio de création « Consonance ». Directeur André Jelezniakov. Consultant Elena Dorman.


Dans le cadre de la première aura lieu la présentation du livre du protopresbytre Alexandre Schmemann « Les fondements de la culture russe » par la maison d'édition de l'Université orthodoxe Saint Tikhon :
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Janvier 2018 à 18:14 | 0 commentaire | Permalien

Pourquoi le 25 décembre a été choisi pour célébrer la naissance du Christ?
Dans le calendrier julien, chez les romains, c'était la fête de la naissance du Sol Invictus (le Soleil Invaincu) car c'était le jour du solstice d'hiver : c'est en effet à partir de cette date que les jours se rallongent : le soleil renaît... Bien entendu cette fête est très ancienne: on peut imaginer nos ancêtres inquiets de cette progressive disparition de la lumière. Le soleil va-t-il disparaître complètement? Et quelle joie en ce jour qui marque le retour à l'accroissement, la renaissance de la lumière…

Pour nous il s'agit de la lumière divine: Fiat lux! "Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence." (Tropaire de Noël).

La première mention de la fête de Noël au 24 Décembre se trouve dans le calendrier romain des martyrs (le Martyrologue de 354 établi à partir d’un texte qui remonte à 336)." St Jérôme et St Léon écrivent sur le Mystère de Noël: "Jusqu’à ce jour les ténèbres croissaient, à partir d’aujourd’hui elles décroissent : la lumière croit, décroissent les ténèbres : le jour croit, l’erreur décroît, la vérité s’avance. Aujourd’hui naît notre soleil de justice ..." (St Jérôme, 347-420), St Augustin vers 415 dit: "Nous fêtons en ce jour, non le soleil, mais celui qui à fait le soleil et, en 425, l'empereur Théodose II codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Décembre 2017 à 08:41 | -1 commentaire | Permalien

Le livre de frère Jean "Signes de lumière" est  en vente à la librairie du Centre spirituel et culturel du quai Branly
Avec la bénédiction de l'évêque Nestor le livre de "SIGNES DE LUMIÈRE" du Frère Jean aux Editions "ART SACRÉ" - poèmes et photos" est en vente à la librairie du Centre spirituel et culturel du quai Branly. Il est préfacé par le père Boris Bobrinskoy, traduit en russe par Anna Davidenkoff.

Frère Jean est prêtre, il dépend canoniquement de l’Archevêché russe en Europe occidentale dans l’obédience du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Ce recueil poétique et photographique témoigne, par une écriture de lumière, du quotidien d’un moine orthodoxe qui demeure émerveillé par la majesté du simple.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Décembre 2017 à 08:43 | 2 commentaires | Permalien

Recension Jean-Claude Larchet : père Placide Deseille, « De l’Orient à l’Occident. Orthodoxie et catholicisme »
Père Placide Deseille, « De l’Orient à l’Occident. Orthodoxie et catholicisme », Avant-propos de Bernard Le Caro, Éditions des Syrtes, Genève, 2017, 348 p.

C’est une excellente idée d’avoir rassemblé, dans ce volume, les riches études de l’Archimandrite Placide Deseille, qui datent pour beaucoup d’entre elles de l’époque déjà ancienne où il donnait des conférences régulières et très suivies à Montgeron, mais qui après des années passées n’ont pas pris une ride. Ces textes avaient été publiés sous forme de fascicules par son monastère, et de ce fait n’avaient pas connu toute la diffusion qu’ils méritaient. Le fait de les réunir permet des les avoir tous, mais aussi et surtout de monter un ensemble cohérent, consacré pour l’essentiel à une réflexion historique, théologique et spirituelle sur les rapports entre l’Orient et l’Occident chrétiens avant et après le schisme.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Décembre 2017 à 16:52 | 3 commentaires | Permalien

Marie-Hélène Congourdeau
Chargée de recherche au CNRS

L'hésychasme est un mouvement spirituel de l'Église d'Orient, marqué principalement par la répétition du nom de Jésus ; il remonte aux premiers siècles du christianisme, où il concernait principalement les provinces orientales de l'empire byzantin : Égypte, Palestine, Syrie. Il connut un renouveau spectaculaire au XIVe siècle, au cœur de l'empire byzantin et au mont Athos, suscitant une polémique autour de sa légitimité théologique, et finit par être adopté comme doctrine officielle de l'orthodoxie. Après la chute de l'Empire byzantin, il eut une existence souterraine, en pays d'islam puis dans les monastères slaves. La publication d'un recueil de textes hésychastes, la Philocalie, à la fin du XVIIIe siècle, provoqua un nouvel essor de ce mouvement spirituel, qui de nos jours déborde sur les Églises d'Occident. Nous avons demandé à Marie-Hélène Congourdeau de nous en donner les premières définitions.
Rédigé par PO le 8 Décembre 2017 à 07:17 | -1 commentaire | Permalien

Un entretien de Père Andrew Phillips (prêtre de la paroisse de St John the Wonderworker dans sa ville natale de Colchester dans l' Essex fait par le Roumain Mihail Bacauanu

Bacauanu Mihail - Que Dieu vous bénisse, Père, je vous remercie de m'avoir permis de vous interviewer. La première question serait celle que tout le monde serait tenté de poser à quelqu'un comme vous. Comment êtes-vous devenu orthodoxe ? Je pense que chacun de nous a une «histoire» qui les a fait venir à l’Église. Certains étaient des athées et commencé à croire, d'autres viennent du catholicisme ou du protestantisme.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Novembre 2017 à 11:53 | 1 commentaire | Permalien

La communion sans confession : interview du métropolite Kallistos (Ware)
Nous vous proposons de découvrir l’activité pastorale de Mgr Kallistos, évêque métropolite de l’Église de Constantinople et professeur à Oxford. Cet entretien concerne un des problèmes actuels, celui de la préparation à la communion et de ses rapports à la confession, il met au jour des différences entre les pratiques grecque et russe.

En 2012, à Moscou s’est tenue une conférence pastorale du type table ronde où ont été traitées les questions du jeûne, du cycle de prières et de la confession avant la communion. Dans l’Église orthodoxe russe s’est instaurée la tradition de se préparer à la communion par un jeûne de trois jours, la lecture des trois canons et du cycle de prières préparatoires à la communion et de se confesser.

Pensez-vous que l’on puisse alléger cette préparation à la communion ?

Mgr Kallistos — Nous devons tenir compte des traditions de chaque Église locale et ne pas modifier les exigences inconsidérément. La question que vous soulevez est importante, surtout pour nous qui vivons en Occident où les orthodoxes grecs vivent aux côtés d’orthodoxes russes, et parfois dans une même paroisse, comme c’est le cas, par exemple, à Oxford.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Novembre 2017 à 20:35 | -4 commentaire | Permalien

Le Starets Serge: La vie selon les vertus
Le détachement

L’une des vertus de base de la vie spirituelle est le détachement.

Le progrès dans la vie spirituelle se manifeste moins par des acquisitions brillantes que par un détachement progressif. Le Starets cite à cet égard cette parole du père Sophrony : « Notre enrichissement est un appauvrissement ».

Le détachement est une prise de distance. Il est important, dans la vie courante, de ne pas se laisser accabler par les pensées des choses matérielles, de ne pas se crisper sur elles, mais de garder vis-à-vis d’elles un certain détachement. En ayant ce détachement, nous pourrons non seulement être plus libres spirituellement mais mener plus facilement toutes nos entreprises.

Paradoxalement, on méprise d’autant mieux les choses et les situations que l’on est plus détaché à leur égard. Le Starets recourt à cette image : si l’on veut soulever une lourde pierre avec un levier, ce n’est pas près de la pierre que l’on aura plus de force mais loin d’elle.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Novembre 2017 à 18:51 | 0 commentaire | Permalien

Le métropolite Hilarion appelle les missionnaires orthodoxes à s’inspirer de l’exemple des missionnaires protestants
Monseigneur Hilarion, métropolite de Volokolamsk, invite les croyants orthodoxes à mieux connaître les Evangiles et précise que les prédicateurs protestants ont une connaissance très complète des textes bibliques.

« Mes obligations font que je suis souvent en contact avec des protestants. Je suis parfois étonné des connaissances approfondies qu’ils ont des textes bibliques, a dit Monseigneur Hilarion lors de la présentation à Moscou du sixième volume de son livre «Jésus-Christ. Sa vie et Son enseignement ».

J’ai rencontré dans le cadre d’un congrès qui se tenait aux Etats-Unis un pasteur dont le discours abondait en citations très précises de la Bible.

Lorsque ce pasteur s’est assis à côté de moi j’ai remarqué que la Bible qu’il avait dans les mains était saturée de références faites aux crayons de différentes couleurs et de notations en marge des pages. Constatant mon étonnement mon interlocuteur m’a dit qu’il ne se séparait jamais de ce livre qui l’a accompagné pendant toute sa vie.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Octobre 2017 à 13:00 | 7 commentaires | Permalien

Le monastère de Chevetogne est unique en son genre: un pont entre l’Orient et l’Occident
Nicolas Imbert

Fondé en 1925 par Dom Lambert Beauduin, cette cité monastique se distingue par la coexistence, dans une seule et même communauté, de deux traditions liturgiques : d’une part celle de l’Occident (rite latin) et d’autre part celle de l’Orient (rite byzantin).

Ayant l’aspiration profonde d’une unité entre chrétiens, la vocation de ce monastère s’inscrit dans une démarche œcuménique que la célébration des deux liturgies inaugure et réalise par un « rapprochement des âmes » que formulait de ses vœux le père Beauduin. Un désir de rapprochement qui n’entre pas en dissonance avec l’identité bénédictine du monastère, bien au contraire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Octobre 2017 à 06:38 | Permalien

 Ils ont vu la lumière!  Hallucination ou incursion dans l'au-delà?
Sans verser dans un mysticisme de mauvais aloi nous reprenons cet article, doublement intéressant car rédigé dans une optique tout à fait agnostique. "PO"

Coma. Hallucination ou incursion dans l'au-delà ? Les expériences de mort imminente fascinent.

Anne Jeanblanc

« E n 1999, j'ai fait une varicelle, avec une complication pulmonaire gravissime », raconte Pierre Roulet, directeur technique d'une société qui fabrique des prothèses articulaires. Hospitalisé en urgence à l'hôpital de Thiers, il passe trois jours critiques et il est maintenu dans un coma artificiel pendant deux semaines. « N'étant plus dans mon corps, ma souffrance physique a disparu et j'ai ressenti une liberté totale. C'est difficile à expliquer. On est à la fois tout et partie de l'environnement. Il suffit de penser à quelqu'un pour être directement en prise avec lui. J'ai perçu des communications téléphoniques qui me concernaient. »

« Je n'ai pas vu distinctement mon corps, continue ce quinquagénaire, mais j'ai observé les médecins me faire une échographie et la présence d'un spécialiste de Roanne venu tout exprès pour moi, j'ai entendu les commentaires sur mon état et j'ai mal vécu le fait d'être traité comme un objet par une infirmière. Pourtant, selon les médecins à qui j'ai raconté cela plus tard-et qui ont confirmé mes dires-, je n'étais pas en état de capter quoi que ce soit. [...] A plusieurs reprises, j'ai vraiment eu l'impression de sortir de mon corps. Une fois, j'ai repris conscience dans le corps d'une femme, hospitalisée en réanimation. Cela paraît complètement aberrant, mais je ne l'oublierai jamais. Ça m'a permis de comprendre qu'au niveau du psychisme hommes et femmes sont très différents. »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Octobre 2017 à 20:50 | 0 commentaire | Permalien

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