Basile Kholmogorov 1875-1938, prêtre et martyr
Le hiéromartyr Basile est né le 25 Janvier 1875 dans le village de Saint-André du district de Kolomna, province de Moscou, dans la famille du prêtre Ivan Vassilievitch Kholmogorov.

Basile reçut sa formation initiale à l'école religieuse de Kolomna. En 1894, il est diplômé du Séminaire théologique de Moscou. En 1895, Basile est nommé lecteur dans la cathédrale de la Dormition de la ville de Dmitrov. Il est marié à Anna Alekseevna (1873 - ???). En 1913, ils ont une fille, Séraphime.

En 1903, le futur martyr est ordonné prêtre pour l'église de la Dormition du village de Morozovo dans le district de Dmitrov, province de Moscou.

Le 22 juin 1911, le père Basile est affecté à l'église Saint-Nicolas, dans le village de Poltevo du district de Bogorodsk (aujourd'hui district de Balachikha), dans la province de Moscou, où il est directeur et professeur de catéchisme à l'école paroissiale de Poltevo jusqu'à sa fermeture par les autorités soviétiques. En 1921, le père Basile est décoré d'une croix pectorale, et quelque temps plus tard, élevé au rang d'archiprêtre.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Novembre 2018 à 08:12 | 0 commentaire | Permalien

29 novembre 2018: UNE CONFÉRENCE THÉOLOGIQUE CONSACRÉE À LA MÉMOIRE DE L’ÉMINENT PHILOSOPHE ORTHODOXE VLADIMIR LOSSKY
C’est avec la bénédiction de Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, que la conférence théologique internationale et le Centre spirituel du quai Branly commémoreront le 60eme anniversaire du rappel à Dieu du grand théologien Vladimir Lossky (1903-1958).

Connaisseur brillant de la pensée orthodoxe au XX siècle, son rôle est immense dans le devenir de la vie ecclésiale et paroissiale en France. Il était l’un des premiers fondateurs des communautés orthodoxes au sein de la diaspora russe. Vladimir Lossky était dans les années trente l’un des fondateurs du métochion des Trois Saints Docteurs à Paris ainsi que de la paroisse francophone Notre-Dame-Joie-de-tous-les-affligés. Il était à l’origine de la création de nombreux cercles et fraternités orthodoxes tels que la Fraternité Saint Photius et l’Institut Saint Denis.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Novembre 2018 à 16:00 | -1 commentaire | Permalien

Nous avons prié pour les âmes des victimes de la répression soviétique +
Le 30 octobre, journée nationale de commémoration des victimes de la répression soviétique, une prière a eu lieu à la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris, diocèse de Chersonèse . L'office a été célébré par le père Ioan Dimitrov. Y assistaient les élèves du séminaire orthodoxe de Paris, des paroissiens de la cathédrale ainsi que des membres de la Fraternité de la Transfiguration venus de Russie.

Cette prière reflète la perception qu'ont les chrétiens de ces événements tragiques en Russie. Nous ressentons en ce jour notre contrition face à Dieu, aux hommes pour tout ce qui a été fait dans notre pays sous le pouvoir soviétique: délations, violences, fratricide.

La prière lue par le père Ioan contenait une litie ainsi que des actions de grâce élaborées pour cette journée par la Fraternité de la Transfiguration. Nicolas Nepliouev est l'un des auteurs des prières pour la Russie en période de troubles publiées dans les travaux du Concile local de 1917-1918.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Novembre 2018 à 13:08 | 1 commentaire | Permalien

France Culture ORTHODOXIE: par Alexis Chryssostalis avec Marc Andronikof
Entretien sur les questions posées, en particulier par les progrès scientifiques, dans le domaine de la bioéthique.

Marc Andronikof: Médecin, chef de service des urgences de l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, spécialiste de bioéthique . L'évolution du sens de la "mort clinique" ; transplantations et prélèvement d'organes ; l'évolution du texte du "Sermon d'Hippocrate".

ECOUTER >>>> ICI

A lire: M. Andronikof, J. Dauxois, Médecin aux urgences, Paris, 2005
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Septembre 2018 à 16:43 | 0 commentaire | Permalien

Baptême des enfants
V. Golovanow

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde". Мt 28,19-20


J'ai constaté une très grande méconnaissance des rites du baptême parmi les croyants, voire même des principes de base (il en est d'ailleurs de même en Russie!) J'en propose donc une description synthétique basée sur la pratique de l'Eglise russe et particulièrement consacré aux baptêmes des enfants, car cela reste le cas le plus fréquent (et il va de soi que le baptême des adultes suit les mêmes rites.) Ce texte ne se veut pas un manuel exhaustif, mais un résumé ouvrant à commentaires et compléments de la part des érudits contributeurs de PO.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 20 Septembre 2018 à 20:00 | 17 commentaires | Permalien

Saint Zacharie et Sainte Elisabeth
Parents de saint Jean-Baptiste et de la parenté de la Vierge Marie.

Saint Zacharie était prêtre et c'est pendant qu'il accomplissait son service que l'ange Gabriel vint lui dire qu'il pourrait enfin avoir l'enfant tant attendu. Zacharie émet des doutes en raison de son âge et il en devint muet jusqu'au jour de la naissance de Jean le Baptiste. Sa joie éclatera dans l'hymne du "Benedictus". Quant à Elisabeth, sa joie, quelques semaines auparavant, avait été le tressaillement de son propre enfant au jour de la Visitation où jaillit l'action de grâces du "Magnificat".

Lire dans le premier chapitre de l'Evangile selon saint Luc:
"Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron ; elle s'appelait Élisabeth."et "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle"

Le Christ est toujours source de joie et de bonheur!
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Septembre 2018 à 19:55 | 0 commentaire | Permalien

Stephen C. Headley, « Du désert au paradis. Introduction à la théologie ascétique »
Le père Stéphen Headley est recteur de la paroisse orthodoxe à Vézelay et professeur de Théologie Ascétique & Anthropologie religieuse Séminaire Orthodoxe Russe, Paris

Collection Cerf - Patrimoines Paris, 2018, 219 p.

Quinze siècles de la vie ascétique des moines chrétiens de l’Orient sont ici présentés, pour donner aux lecteurs un aperçu de leur vie spirituelle à travers un accès direct à leurs écrits, et à leurs oeuvres. Certains de leurs monastères sont encore ouverts et peuvent être visités par les pèlerins les plus motivés.

Des lieux comme Saint-Macaire à l’ouest du Caire, Sainte-Catherine (Sinaï) et Saint-Sabas (Palestine) offrent le ressenti profond du silence dont les moines avaient soif. Plus simplement, la lecture de sentences des Pères du Désert laisse une impression unique d’une sagesse chrétienne aux origines du monachisme.

Ce livre propose des clés pour entrer dans le silence paisible de la théologie du désert, et offre une expérience de prière, en mettant en avant la pérennité de l’ethos monastique qui a été vécu et approfondi par des générations de moines, de siècle en siècle et jusqu’à nos jours.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Septembre 2018 à 19:21 | 1 commentaire | Permalien

Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse: Homélie le jour de la fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie
« Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu. Tu as rejoint la Source de vie, toi qui conçus le Dieu vivant et qui délivres nos âmes de la mort par tes prières ».

En cette journée, chers frères, chères sœurs, nous célébrons, comme le fait toute l’Eglise orthodoxe du Christ, la mémoire de la glorieuse Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Cette fête clôt, ne l’oublions pas, le cycle des douze fêtes Majeures et couronne l’année liturgique nous faisant évoquer tout ce que nous avons ressenti et vécu, ce à quoi nous avons aspiré tout au cours l’année ecclésiale qui s’achève. La fête est précédée par deux semaines de jeûne strict. La Dormition est commémorée dans les monastères les plus connus, les Laures, les cathédrales ainsi que dans les petites églises éloignées. De nombreuses cathédrales et églises sont, au sein de l’Eglise orthodoxe d’Orient ainsi qu’en Occident consacrées à la glorification de la vie éternelle de la Très Sainte Vierge.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2018 à 22:19 | 2 commentaires | Permalien

Dormition ou Assomption?
L'origine de la fête

Les premières mentions connus au sujet de célébrations de la Vierge Marie apparaissent au V-ème siècle au cours duquel se tint le troisième concile œcuménique (Ephèse, 351), qui établit la doctrine mariale de la chrétienté. Les premières célébration sont eu lieu à Jérusalem le 13 Août et ne mentionnaient pas spécifiquement la Dormition –c'était une fête en l'honneur de Marie, instrument de l'incarnation (Theotokos) et Mère de Dieu. L'empereur romain d'Orient Maurice (539 - 27 novembre602)) fixe la fête de la Dormition à la date du 15 août, probablement pour commémorer la consécration de l'église de la Panagia (la toute sainte) à l'emplacement de sa tombe à Gethsémani.

Chez les Orthodoxes la fête de la Dormition est précédée par les deux semaines du carême de la Dormition, instauréau VIIème siècle et précisé au X-ème sièclel; les Catholiques ne le suivent plus et, comme la majorité des Orthodoxes* suit le calendrier julien, ce carême commence pour eux le 14 août du calendrier civil…

* Il s'agit des Églises de Russie, Serbie, Géorgie et Jérusalem ainsi que des monastères du Mont Athos et du Sinaï, qui constituent de 70 à 80% des 250-300 million d'Orthodoxes du monde
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2018 à 09:48 | 13 commentaires | Permalien

Homélie pour la fête de la Transfiguration
Frères, il nous arrive, à nous chrétiens, d’être interpellés par nos contemporains agnostiques ou ayant perdu la foi sur l’utilité et le caractère pratique du message du Christ.

Certains d’entre nous sommes en effet tentés d’intellectualiser un peu trop notre foi, ou encore de la socialiser à outrance, au détriment de la dimension proprement sotériologique. Je ne dis pas qu’il ne faille pas impliquer notre intellect lorsque nous scrutons la Parole du Christ. Au contraire, notre foi serait vaine si elle n’avait l’adhésion intégrale de notre raison. Ce que je veux dire, c’est que nous ne pouvons réduire le christianisme à une théologie abstraite, de même qu’il ne peut être considéré comme le signe d’une identité particulière.

La foi chrétienne est tout à fait concrète et, si j’ose dire, pragmatique. Ou plutôt, elle est essentielle, puisqu’elle nous touche au plus profond de notre nature, elle transfigure notre être tout entier. Aujourd’hui, lorsque nous célébrons la Transfiguration de Jésus-Christ, c’est le moment de nous en rappeler.

"La Transfiguration" : une icône de mère Marie (Skobtsov)
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 19 Août 2018 à 07:18 | 2 commentaires | Permalien

Père Georges Florovsky: "Création et Rédemption"
Père Georges Florovsky est décédée le 11 août 1979

Vladimir Golovanow

« Le Verbe s'est fait chair » : telle est la joie ultime de la Foi chrétienne. C'est la plénitude de la Révélation. Le même Dieu incarné est à la fois Dieu parfait et homme parfait. La signification plénière et le but ultime de l'existence humaine est révélée est réalisée dans et par l'incarnation.

Il descendit des cieux et sauva la terre pour unir l'homme avec Dieu pour toujours. «Et il s'est fait homme». Le nouvel âge a commencé. Nous comptons maintenant les «anni Domini». Comme saint Irénée l'écrivait : «le Fils de Dieu devient le fils de l'homme afin que l'homme puisse devenir le fils de Dieu» (Adv. Haer. III, 10, 2 p. 302)

De "synthèse néo-patristique" qui devint l'axe de recherche de cette école Georges Florovsky


Georges Vassilievitch Florovsky (en russe: Георгий Васильевич Флоровский) (1893-1979), est l'un des plus grands théologiens orthodoxes du XXe siècle. Il fut le premier inspirateur du groupe de Paris et mit en avant l'idée théologique; il fut aussi l'un des pionniers du mouvement œcuménique dès 1927. Il a participé à la fondation de l’Institut Saint-Serge de Paris, où il enseigna la patrologie (1925-1948), relança le séminaire Saint-Vladimir de New York, dont il fut le doyen (1950-1955), et enseigna dans les universités de Harvard, Princeton et Holly Cross.

Outre plusieurs ouvrages fondamentaux, il a publié de nombreux articles aux Etats Unis, la plupart en anglais, qui ont été édités en 14 volumes dans "Collected works" dont 2 ont été traduits par Jean-Louis Palierne, ("Les voies de la théologie russe", Lausanne, L'Âge d'Homme, coll. "Sophia", 2001). Le père Georges Leroy met en ligne sa traduction commentée du ch. 5, "Redemption" du volume 3 (ici en PDF), " (p. 95-159), qu'il "met en dialogue" avec ses propres études.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Août 2018 à 13:30 | 1 commentaire | Permalien

Père Stephen C. Headley: "La liberté puisée dans le voir" d’après les sermons de Métropolite  Antoine (Bloom) 1914-2013
Le père Stéphen Headley est recteur de la paroisse orthodoxe à Vézelay et professeur de Théologie Ascétique & Anthropologie religieuse Séminaire Orthodoxe Russe, Paris

* * *
Premièrement, réfléchissons sur le temps spécifique de l’acte de voir. Dans ses sermons, Mgr. Antoine prêchait qu’on ne peut voir, en profondeur, que hic et nunc : ici et maintenant.

Dans son sermon à propos de « La lampe du corps, c’est l’œil » (TOB Matthieu 6 :22-33), Vladika souligne que le temps de l’apprentissage ne peut être que le présent. On a besoin d’un sens aigu de sa responsabilité pour se tenir dans le moment présent. La krisis de Dieu, au sens grec du terme jugement, ne peut nous arriver que sous la forme du jugement de notre état présent, car on ne peut juger l’absent, seul le présent possède l’actualité.

Et ainsi la prière nous permet de ralentir le temps afin qu’il fasse halte et que nous soyons pleinement ici. Le Christ posait une importante question à ses disciples, que Met. Antoine nous rappelait souvent : Sommes-nous prêts à porter la croix qu’Il a portée, sommes-nous prêts maintenant à « unir notre vie au Christ » en « buvant à la coupe à laquelle Il but, en plongeant dans l’horreur où Il dût plonger ? » Beaucoup de gens font face à cela durant un moment de vérité, voyant et rencontrant véritablement le Christ, dans un moment singulier, « fuyant Son amour avec terreur, parce que, à ce moment l’amour demande le rejet de soi. » (Sermon sur la Sainte communion) .
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Août 2018 à 12:11 | 1 commentaire | Permalien

Les chœurs de la nouvelle Russie
p. Alexander Winogradsky Frenkel

Les 27 et 28 juillet prochain, l’Eglise orthodoxe russe aura l’honneur de présider les célébrations du 1030-ième anniversaire du Baptême de la Rus de Kiev

En 2018, la Russie est cet espace immense qui compte ses verstes ou ses kilomètres et vit comme un drame impérial la douleur d’amputations provoquées par la création d’états indépendants à la suite de la chute du régime communiste.

Les frontières ne sont plus celles qu’elles furent jusqu’en 1917, puis en 1918-22, en 1937, en 1945.

Comme si le pays était dévoré de l’intérieur et que les terreurs internes répétitives et les émigrations, les travailleurs expatriés déchiraient la robe immaculée de la Sainte Russie.

La Russie est autre : elle patiente avant d’accepter l’étranger. Elle est chaleureuse et distante. Sauvageonne et folle en Christ, irraisonnée, passionnelle et systématisée, parfois stricte. Pudique et voluptueuse dans la jouissance comme dans la cruauté. Le Russe reste à jamais fidèle à la nation et à ses territoires démesurés.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Août 2018 à 01:01 | 0 commentaire | Permalien

Homélie prononcée par Mgr Nestor, évêque de Chersonèse,  le jour de la commémoration des saints apôtres Pierre et Paul
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit !

Nous glorifions et nous commémorons aujourd’hui saints Pierre et Paul, les deux apôtres, nos deux premiers évêques qui nous ont été donnés par le Christ Lui-même. Le Sauveur les a envoyé dans le monde afin qu’ils annoncent le salut. Sans Pierre et Paul nous n’aurions pas la foi, nous ne serions pas chrétiens. Dieu a fait que les hommes apprennent les uns des autres recevant ainsi tout ce qui est essentiel au croyant.

Souvent notre foi demeure dans notre subconscient mais elle remonte à la surface et se manifeste avec une force particulière à la suite d’une rencontre avec quelqu’un qui est apte à nous enseigner et à nous indiquer le chemin de la Vérité. Ces rencontres sont rigoureusement individuelles pour chacun d’entre nous mais à chaque fois nous sentons d’emblée que nous avons affaire à une personnalité à la spiritualité forte.

Nous sommes dans l’attente, nous sommes dans une sorte de quête mais souvent nous ne savons pas comment appréhender la vraie foi ni même comment franchir le seuil d’une église.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 12 Juillet 2018 à 12:17 | 1 commentaire | Permalien

Maxime VENETSKOV -  lecteur de la Cathédrale de la Sainte-Trinité a soutenu sa Thèse de doctorat à  " Paris Lettre Sorbonne Université "
Le 6 juin 2018 - Maxime VENETSKOV , lecteur de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris Sainte-Trinité et responsable de la Chancellerie du Diocèse de Chersonèse, a soutenu sa thèse de doctorat à l'Université de " Paris Lettre Sorbonne Université " et a reçu le grade de docteur avec la mention " très honorable avec les félicitations du jury ".

Le sujet de la Thèse :" L’Échelle de Jean du Sinaï dans la tradition byzantine : le corpus manuscrit, les scholies, le Commentaire d’Élie de Crète "

La Thèse compte près de 1.100 pages. Plusieurs extraits en seront prochainement imprimées dans des revues spécialisées, un livre sera édité.

Sous la direction de : M. Bernard FLUSIN (Professeur à l’Université Sorbonne, Directeur d’études à l’EPHE)
Membres du jury :M. Vincent DÉROCHE (Directeur d’études au CNRS, UMR Orient et Méditerranée) Mme Brigitte MONDRAIN (Directeur d’études à l’EPHE) M. Antonio RIGO (Professeur à l’Université de Venise, Ca' Foscari) M. Peter VAN DEUN (Professeur à l’Université KU Leuven)

L’Échelle (Κλίμαξ), ouvrage ascétique composé au VIIe s. par Jean du Sinaï, dit Climaque (Jean de l’Échelle), est une œuvre majeure de la littérature ascétique byzantine comme en témoigne la diffusion de ce texte dans près de 500 codices du VIIIe au XIXe s. et encore dans près de 200 témoins de sa transmission indirecte.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juin 2018 à 08:53 | 0 commentaire | Permalien

Mariage, célibat et vie monastique par le père Jean Meyendorff
père Jean Meyendorff

Un des paradoxes de la morale chrétienne est que le mariage et le célibat, s’ils supposent des comportements pratiques différents, prennent appui sur la même théologie du Royaume de Dieu, et de ce fait sur la même spiritualité.

La particularité du mariage chrétien consiste à transformer et à transfigurer l’affection humaine et naturelle qui existe entre un homme et une femme en un lien éternel d’amour, lien qui ne peut pas être rompu, pas même par la mort. Le mariage est un sacrement, car par lui le futur Royaume de Dieu, les noces de l’Agneau (Apocalypse 19, 7-9), la pleine union du Christ et de l’Église (Éphésiens 5, 32), sont anticipés et représentés.

Un mariage chrétien trouve sa signification ultime non pas dans la satisfaction charnelle, la stabilité sociale, ou un moyen d’assurer sa postérité, mais dans l' " eschaton ", les " choses dernières ", que le Seigneur prépare pour ses élus.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juin 2018 à 13:34 | 1 commentaire | Permalien

Père Serge Model: l'archevêque Basile Krivochéine et la redécouverte de Grégoire Palamas
IRENIKON/ № 2 - Revue des Moines de Chevetogne

Pionnier du renouveau patristique orthodoxe, l’archevêque russe Basile Krivocheine (1900-1985) est surtout connu en tant que spécialiste de Syméon le Nouveau Théologien. Mais son « premier amour » fut Grégoire Palamas. Dès 1936, Krivocheine publiera une étude remarquée sur le docteur de l’hésychasme byzantin.

S’efforçant de répondre aux critiques modernes du « palamisme », Krivocheine explique que la distinction palamite entre l’essence et les énergies divines doit être « comprise comme ayant un caractère ontologique, objectif », mais sans introduire de complexité en Dieu, les énergies « n’étant pas des réalités hypostatiques » mais Dieu « dans son activité et sa révélation au monde ».

Considérant Palamas comme l’expression la plus aboutie de la spiritualité orthodoxe, le futur Mgr Basile affirme que sa pensée peut fonder théologiquement l’expérience spirituelle, « puisque ce n’est qu’en partant de cette doctrine que l’on peut affirmer de façon cohérente la réalité de la communion entre Dieu et l’homme et de la déification, sans tomber dans une confusion panthéiste entre le Créateur et la créature ». S. Model synthétise l’approche de Palamas par Krivocheinе, avant de répondre à la question : « Y a-t-il un palamisme Кrivochéiniene ? ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Juin 2018 à 23:22 | 6 commentaires | Permalien

Le Starets Serge: LA PRIÈRE
Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge"

On demanda au starets Serge (Chevitch) : « Quand on commence à pratiquer la prière d’une façon continuelle, ne passe-t-on pas nécessairement par des difficultés psychologiques ?

- Les difficultés psychologiques ne sont pas inévitables. Il n’ya aucun danger si l’on a une profonde humilité et si l’on n’est pas impatient d’arriver tout de suite à des résultats et à plus forte raison à des merveilles. Mais dès que la moindre pointe d’orgueil survient, des troubles se manifestent. La pratique de la prière doit aller de pair avec une vie morale et spirituelle stricte. Elle est incompatible avec les passions.

L’homme qui voudrait pratiquer la prière tout en vivant dans le péché, notamment d’orgueil et d’impureté, court à la catastrophe. Ca peut même rapidement le conduire à la folie.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mai 2018 à 09:20 | 0 commentaire | Permalien

Père Jean Meyendorff: « Le mariage dans la perspective orthodoxe »
V.G. Un prêtre a répondu à ma question sur le "divorce religieux" en m'envoyant le chapitre suivant du livre du p. Jean Mayendorff sur le mariage* avec le commentaire suivant:

"Tu verras que l'appréhension du mariage chrétien par les gens est loin de l'enseignement de l'Eglise.
Ce qu'il faut retenir, me semble-t-il, c'est que les jeunes qui se marient demandent à Dieu de leur accorder une grâce particulière pour la vie commune et, comme conséquence de cette grâce reçue, ils doivent grandir en spiritualité et faire fructifier leur amour - ce qui demande de l'humilité, des efforts, de l'abnégation...

D'autre part, le mariage chrétien est unique et contracté pour l'éternité, mais l'Eglise connait la faiblesse de l'être humain et admet que l'amour peut s'épuiser et même disparaître."


NB: les passages en gras dans le texte sont de mon ami prêtre. J'ai rajouté des sous-titres pour faciliter la lecture
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2018 à 09:40 | 2 commentaires | Permalien

Homélie prononcée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk en la cathédrale de la Sainte-Trinité le dimanche 20 mai 2018
Homélie prononcée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk en la cathédrale de la Sainte-Trinité le dimanche 20 mai 2018 et Homélie en russe

Aujourd'hui, lors de la lecture de l'Évangile de Jean (la lecture de cet Évangile a commencé dans la nuit pascale et se terminera le jour de la Pentecôte), nous avons entendu que le Seigneur Jésus Christ, après avoir parlé pour la dernière fois à ses disciples lors de la sainte Cène, a adressé une prière à son Père céleste. La prière commence par ces paroles : « Père, l'heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés ! » (Jn 17, 1-2).

Que veut dire le Seigneur Jésus-Christ à propos de cette heure pour laquelle il est venu sur terre? A Cana de Galilée, en accomplissant son premier miracle à la demande de sa Mère, Jésus lui a adressé ces mystérieuses paroles que ceux qui l'entouraient ne comprenaient pas encore : « Mon heure n'est pas encore venue » (Jn 2, 4). Mais, parlant à ses disciples peu de temps avant sa mort, le Sauveur dit : « Maintenant mon âme est troublée », et il ajouta : « C'est pour cela que je suis venu à cette heure » (Jn 12, 27).

Et le voici maintenant, parlant de l'heure de sa souffrance et de sa mort comme de celle où la gloire de Dieu serait révélée - non pas dans le tonnerre et les éclairs comme cela avait été montré à Moïse, mais dans l'humiliation et la souffrance de celui que Dieu a envoyé sur terre pour sauver ce monde et pour ouvrir la voie de la vie éternelle pour chaque homme.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Mai 2018 à 10:00 | 1 commentaire | Permalien

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