C’est Anna Akhmatova qui m’a guidée vers l’icône de la Notre Dame Joie des Affligés dans l’église de la Transfiguration
Par Larissa Ouzlova, enseignante aux cours d’iconographie, Serguiev Possad

L’icône de la Notre Dame Joie des Affligés se trouve dans l’église de la Transfiguration. Elle se situe dans une chapelle qui porte le nom de l’icône. Cette icône, elle n’est pas très grande, se trouve dans une châsse de marbre ornée de deux anges. Des cierges brûlent constamment auprès d’elle.

J’ai la certitude que c’est Anna Akhmatova qui m’a indiqué cet endroit. J’avais appris que la poétesse avait été une paroissienne de cette église rue Ordynka à Moscou et j’ai eu envie de m’y rendre. Auparavant je me suis beaucoup intéressée à l’icône russe, j’allais dans les musées, dans la laure Saint Serge. Mais je n’éprouvais pas du tout le besoin de prier. Je n’étais pas baptisée et je ne savais même pas si je pouvais me signer en entrant dans une église. Le nom même de la paroisse, Joie de tous les affligés, m’avait fortement impressionné. Il faut bien que les désespérés puissent se réjouir ? En quoi peut consister la joie qu’ils peuvent éprouver ?

L’église était presque vide. Tant mieux, peut-être car de toute façon je n’aurais jamais oser poser de questions.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 19 Août 2016 à 08:00 | 2 commentaires | Permalien

XXIVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe
MARTYRE ET COMMUNION Monastère de Bose, en collaboration avec les Églises orthodoxes
7-10 septembre 2016

Le colloque entend éclairer le lien intime rendu au Christ par les martyrs et la communion entre les Églises, dans ses fondements scripturaires et patristiques, et en particulier dans les traditions des différentes Églises orthodoxes. Le thème revêt une actualité dramatique en ce temps de guerre et de persécution qui touche de nombreuses communautés chrétiennes dans le monde. L'expérience des martyrs au XXe siècles et un héritage évangélique précieux pour toutes les Églises et pour l'humanité entière
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Août 2016 à 17:43 | 9 commentaires | Permalien

Le saint métropolite Benjamin de Pétrograd
Nous commémorons aujourd'hui, 13 août, l'un des premiers martyrs de la terreur athée qui a suivi le coup d'État d'octobre 1917. Sont également commémorés l'archevêque Serge ainsi que Georges et Jean qui ont partagé ses souffrances.

Le métropolite Benjamin connu pour son zèle pastoral, tout spécialement à l'égard des populations ouvrières, fut élu pour le siège de Pétrograd (actuellement Saint-Pétersbourg) en 1917.

Il entreprit aussitôt une réforme des paroisses et s'efforça de libérer l'Église de toute implication dans les affaires politiques. Sa parole, simple et spirituelle, attirait les foules dans les églises où il célébrait, et malgré sa haute charge, il continuait de visiter les pauvres et les ouvriers.

Lors de la famine de 1921, conséquence de la Révolution d'octobre et de la guerre civile, qui fit plus de six millions de victimes, le Métropolite n'hésita pas à livrer à l'État tous les biens de l'Église, à condition qu'ils restent un don délibéré, sévèrement contrôlé par le Clergé et les fidèles.

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Août 2016 à 10:00 | 7 commentaires | Permalien

La vie du Christ, ou la résistance à la catastrophe dans la science néotestamentaire
La présentation du nouveau livre du métropolite Hilarion de Volokolamsk, « Le commencement de l'Evangile », a eu lieu à l'Institut de l'Eglise.

Maria Stroganova, Anna Danilova, Traduction Marie et André Donzeau

Le livre « Le commencement de l'Evangile » est le premier d'une série de six ouvrages sous l'appellation générale de « Jésus-Christ, Sa vie et Son enseignement ». « J'ai réellement pensé ce livre comme une biographie de Jésus-Christ, dit le métropolite Hilarion. Dans ce premier volume, j'ai essayé d'esquisser Son portrait psychologique, de parler de Ses traits de caractère, des particularités de Sa parole ».

L'ensemble du cycle comporte six ouvrages. Il se continuera par « Le Sermon sur la montagne », « Les miracles de Jésus », « Les paraboles de Jésus », « l'Agneau de Dieu. Jésus dans l'Évangile de Saint Jean », « Mort et Résurrection ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Août 2016 à 14:06 | 11 commentaires | Permalien

 Icône Notre Dame de Kazan
Vladimir Golovanow

Le 21 juillet et le 22 octobre l'Eglise russe fête l'Enfantrice de Dieu dans son icône Notre Dame de Kazan et, fait remarquable, ce jour est officiellement férié en Russie comme "Jour de l’Unité". C'est, avec Noël, la deuxième fête religieuse chômée en Russie et j'y vois un signe de la sollicitude particulière de l'Enfantrice de Dieu envers la résurrection de la Sainte Russie.

Avant la révolution ce jour du 22 Octobre (calendrier julien) était bien entendu férié: c'était la fête religieuse de Notre Dame de Kazan et aussi la commémoration de la libération de Moscou après l'intervention polonaise de 1612. Supprimée à la révolution, la fête a été réinstaurée en 2007 sur proposition de l'Eglise, pour remplacer la commémoration de la révolution, le 7 novembre.

L'icône de Notre-Dame de Kazan est une icône particulièrement révérée par l'Église russe. Deux grandes cathédrales lui sont dédiées, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et elle est fêtée deux fois, le 8/21 juillet et le 22 Octobre/4 novembre. L'histoire de l'icône est riche en signes que je vais résumer
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2016 à 08:25 | 0 commentaire | Permalien

Homélie prononcée par Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, le jour de la fête de la Sainte Trinité
Nous célébrons aujourd’hui, chers frères, chers sœurs, la fête de la Très Sainte Trinité, jour où le Saint Esprit est descendu sur les apôtres. Nous percevons dans sa plénitude notre foi authentique en le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Nous bénissons le Royaume de la Sainte Trinité au début de chacune des liturgies que nous officions. Royaume que chacun d’entre nous a vocation à aimer, à invoquer et à appeler de tous ses vœux. L’année liturgique abonde en fêtes. Mais celle de la Sainte Trinité y a par son immense portée une place toute spéciale.

Lorsque nous célébrons la Nativité ou la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ il nous est donné de nous réjouir de savoir que la nature humaine est mystiquement liée à la nature Divine : cela nous laisse espérer que nous sommes tous comme apparentés à Notre Seigneur Jésus-Christ. En effet, si Dieu est né incarné cela est pour nous la source d’un immense espoir : le Seigneur est avec nous, Dieu est avec nous ! La Résurrection du Christ porte le même espoir, la même espérance de salut.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Juin 2016 à 12:07 | 1 commentaire | Permalien

Nouveau martyr : Le père Valerian Novitzky (1897-1930)
Valerian Novitzky est né en 1897 dans la famille d’un simple prêtre de village.

Son saint patron est le martyr Valerian qui avait souffert pour sa foi du temps de l’Empire Romain. Qui pouvait deviner lors du baptême que le nouveau né était également destiné à endurer des souffrances terribles ?
Nous savons peu de choses de son enfance. Il a chanté dans la chorale de la paroisse dont son père avait la charge. Il s’est inscrit au séminaire de Minsk dont il n’a pas réussi à terminer les études car le séminaire fut fermé déjà en 1918. En 1921 le jeune Valerian est étudiant à la faculté de droit de l’université de Minsk. En 1923, après la mort de son père, il décide de se consacrer à l’Eglise et devient prêtre pour être nommé recteur de la paroisse villageoise de son défunt père. Il expliquait sa décision en disant : « Il est indispensable de sauver la Foi ». C’était un homme d’une grande bonté, un prédicateur éloquent qui réussit pendant les sept qu’il passa dans cette paroisse à faire revenir à la foi de nombreux fidèles égarés.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 12 Juin 2016 à 13:12 | 0 commentaire | Permalien

Hégoumène Ephrem Meziani: mon chemin vers l'Eglise Orthodoxe russe
PARTIE 1: VERS L'ORTHODOXIE

L'hégoumène Ephrem est aumônier de la chapelle Saint-Nicolas de la Maison russe à Sainte-Geneviève-des-Bois . Quand nous nous sommes rencontrés, je lui ai demandé comment il est devenu orthodoxe et il a accepté que nous échangions sur ce sujet pour en faire un article.

Comme dans le cas du père Georges Leroy , qu'il a d'ailleurs rencontré, son parcours présente un témoignage intéressant sur les voies de ces conversions qui témoignent de la réussite du témoignage et de la mission des Orthodoxes en Europe occidentale. Initiée par des migrants, cette Orthodoxie répond ainsi aux besoins spirituels de certains autochtones qui, pour être très minoritaires, n'en apportent pas moins une contribution essentielle au rayonnement de notre foi autour de nous.

*Note: il m'a semblé intéressant d'ajouter des notes au témoignage du père Ephrem pour mieux situer les différents protagonistes. Je les ai insérées dans le texte pour en permettre une lecture commode eu égard au format du blog qui ne permet pas de renvois faciles.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Mai 2016 à 08:36 | 3 commentaires | Permalien

Message de Pâques de Son Excellence Nestor, évêque de Chersonèse

Bien-aimés dans le Seigneur pères, frères et sœurs, membres du clergé dévoués à Dieu, chers fidèles des paroisses de l’Eglise orthodoxe russe en France, en Espagne, au Portugal et en Suisse !



Le Christ est ressuscité !

En cette Sainte Nuit qui nous apporte le salut je tiens à, de tout cœur, vous féliciter de la fête de Pâques de Notre Seigneur. Que se répande de par le monde la nouvelle du Christ ressuscité d’entre les morts, que résonnent de pleine voix dans toutes les églises orthodoxes les paroles de la salutation pascale qui apportent à nos cœurs le liesse, le triomphe, la gratitude et la foi. Les portes royales sont aujourd’hui largement ouvertes. Comment ne pas évoquer les paroles du Sauveur « Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera un pâturage » (Jn. 10,9).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Avril 2016 à 19:53 | 2 commentaires | Permalien

Sermon de St. Jean Chrysostome
Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse solennité !

Que tout serviteur fidèle entre joyeux dans la joie de son Seigneur !
Que celui qui s’est donné la peine de jeûner reçoive maintenant le denier qui lui revient !
Que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire !

Si quelqu’un est venu après la troisième heure, qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces!

Si quelqu’un a tardé jusqu’à la sixième heure, qu’il n’ait aucune hésitation, car il ne perdra rien !

S’il en est un qui a différé jusqu’à la neuvième heure, qu’il approche sans hésiter !

S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure, qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier aussi bien que le premier. Il admet au repos celui de la onzième heure comme l’ouvrier de la première heure. Du dernier il a pitié et il prend soin du premier. À celui-ci il donne; à l’autre il fait grâce. Il agrée les œuvres et reçoit avec tendresse la bonne volonté. Il honore l’action et loue le bon propos.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Avril 2016 à 15:02 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour le samedi de la résurrection de Lazare
Chers frères et sœurs, hier soir, en me préparant à cette homélie, j’ai voulu parcourir sur internet ce qui y est dit, du point de vue scientifique, sur la mort.

On trouve beaucoup de choses passionnantes sur le web sur la différence entre la mort clinique et la mort cérébrale, sur la question de l’instant de la mort et de sa définition, sur l’aspect irréversible de l’arrêt des activités cérébrales, sur ce qu’on appelle l’expérience de la mort imminente et les témoignages de ceux qui ont été ramenés à la vie après une telle expérience etc.

On y trouve aussi une multitude de conceptions religieuses et philosophiques du sens de la mort. Beaucoup de religions et de cultures envisagent la mort comme un passage dans une autre vie de l’âme séparée du corps, parfois comme une pérégrination qui amène l’âme à une nouvelle incarnation, mais aussi comme une nouvelle naissance de la conscience dans une autre forme d’existence.

Ce qui m'a frappé, c'est que, partout, la mort est considérée comme irréversible, même quand on croit en la vie éternelle.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Avril 2016 à 16:45 | 0 commentaire | Permalien

Site de l'OLTR - Editorial d'Avril 2016 : "L'Eglise et l'Etat"
Le problème des relations entre l'Eglise et l'Etat est un problème toujours d'actualité, que chaque génération doit affronter et résoudre dans les conditions de son temps.

Dans la France actuelle, ce problème est marqué, pour nous, par deux facteurs. D'une part, depuis la révolution de 1789, il existe une sourde opposition entre l'Eglise et l'Etat et l'on en voit actuellement des manifestations multiples (interdictions de crèches de Noël, répression anormalement sévère contre les opposants au mariage homosexuel, attaques contre des prélats sur fond de pédophilie de quelques prêtres, par ailleurs inadmissible, etc.). D'autre part, il faut bien voir que les orthodoxes ne sont pas assez nombreux pour que se pose quelque problème que ce soit dans leur relation avec l'Etat.

Il résulte de ces deux facteurs qu'en général, les orthodoxes vivant en France considèrent qu'il ne doit y avoir aucune interférence entre l'Eglise et L'Etat et que, si l'on s'en tient à ce principe, il n'y a plus de problème. Ils ont tendance à en faire un principe intangible.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Avril 2016 à 14:38 | 1 commentaire | Permalien

"Recevant toutes sortes d'appels à propos du prochain Concile panorthodoxe," le Service des communications du Département des relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou a publié une longue déclaration dont voici la traduction. Nous avons ajouté les sous-titres.

LE CONCILE PANORTHODOXE NE SERA PAS LE VIII ème CONCILE ŒCUMENIQUE

Le Saint et Grand concile de l'Eglise orthodoxe qui se tiendra en Crète les 18 - 27 Juin 2016 ne va pas débattre des questions dogmatiques qui ont été débattues et définitivement décidées par les Conciles œcuméniques. La convocation du Concile panorthodoxe n'est associée à aucune influence de quelque force politique ou processus mondial que ce soit du fait même que sa préparation, en cours depuis 1961, a commencé et s'est développée dans des conditions historiques et politiques totalement différentes.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Avril 2016 à 18:44 | 8 commentaires | Permalien

LA QUESTION DE LA DATE DE PÂQUES CETTE ANNEE : LE 1er MAI  2016
Texte proposé par Émilie van Tack

Cette année 2016, les Orthodoxes célèbrent de nouveau Pâques le 1er mai, comme ce fut le cas récemment encore en 2011, après 2005 et 1994.

Comment se fait-il que cette année, une fois de plus, nous fêtions Pâques aussi tardivement? Quelle est la signification de ce retard? Comment s'explique-t-il? Est-il simplement un accident inévitable?

Dans un article paru en 1994 dans Les nouvelles de Saint Serge, (N°18, 1994, p. 10-14) le professeur Nicolas Ossorguine avait déjà dénoncé cette anomalie.

Les Pères du IVième siècle considéraient le moment de l'équinoxe de printemps comme l'icône astronomique de la fête de Pâques, victoire de la lumière divine sur les ténèbres spirituelles. Le soleil éclaire alors en effet toutes les parties de la terre d'un éclat identique, et il se produit comme un triomphe de la lumière du soleil sur l'obscurité cosmique
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Avril 2016 à 11:39 | 55 commentaires | Permalien

La  Sainte Croix  du Christ
Troisième dimanche de Carême, semaine de la Sainte Croix comprend un rituel spécifique de vénération de la Croix qui prépare les fidèles à la commémoration de la Crucifixion et à la Résurrection du Seigneur.

Extrait de : Archevêque Basile ( Krivochéine)

« L’œuvre salvatrice du Christ sur la croix et dans la résurrection »
Dieu, l’homme, l’Eglise. Lecture des Pères

Nous devons tout d’abord souligner que, pour la conscience théologique ecclésiale orthodoxe, toute l’œuvre du Christ, en particulier sa crucifixion sur la croix et sa mort rédemptrice, est un mystère insondable et inexprimable, son sens et sa portée ne peuvent être exprimés complètement et avec exactitude dans le langage des notions humaines sans risque d’être déformés ou réduits.

Pour la raison humaine non éclairée par la grâce, la croix du Seigneur restera toujours quelque chose d’inacceptable et d’abject, alors que pour nous, croyants, elle est une « puissance invincible, indestructible et divine » (grandes complies) (1) . Comme l’écrit l’apôtre Paul : « Les Juifs demandent des signes et les Grecs recherchent la sagesse, mais nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, il est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-24).
Rédigé par Prêtre Serge MODEL le 3 Avril 2016 à 06:04 | 2 commentaires | Permalien

Marie Genko : En ce temps de Carême, je voudrais partager avec mes amis de Parlons d’Orthodoxie, le texte suivant

Paroles de Saint Charbel “ recueillies par le moine maronite Hanna Skandar publié par les Editions Artège en 2014

Votre voyage dans ce monde est un cheminement vers la sainteté

Toute sécurité est une illusion sans la paix du Christ. Le repos loin du cœur est une duperie. Ne craignez pas de vous libérer du rivage et de quitter le port; livrez-vous à Dieu pour vous affranchir de vos chaines.
C’est sa Parole qui vous oriente, et son Esprit qui souffle dans vos voiles; ainsi vous arriverez à la rive de lumière.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mars 2016 à 17:04 | 4 commentaires | Permalien

L'archimandrite Élie (Ragot): l’Espérance (partie II)
L'archimandrite Élie (Ragot), aumônier du monastère de la Transfiguration, Terasson, France.
Eglise des Trois saints Docteurs, Paris

Suite de la Conférence sur l’espérance

Mais pourtant on prie pour…

Donc, l’objet de l’Espérance n’est pas l’amélioration de notre condition humaine pour notre confort terrestre. Et pourtant l’Église prie constamment pour la guérison d’un tel, pour bénir des constructions, des entreprises diverses, des troupeaux, pour la délivrance des prisonniers, pour la fin des schismes dans l’Église… je ne sais quoi encore. On prie pour la Paix, pour la prospérité des saintes Églises de Dieu, etc. Alors, au regard de ce que je viens de dire, est-ce que l’Église se trompe, s’occupe-t-elle de notre sort ici-bas tout de même ?

Le ton est donné dès le début de la divine Liturgie : « Pour la Paix d’en-Haut », im-plore le diacre. Eh bien oui, on désire tous la paix entre les nations et entre les hommes. Ce serait le résultat légitimement attendu d’un amour idéal entre les hommes, d’une société bien réglée dans laquelle chacun se préoccuperait du bien de l’autre sans chercher le sien propre.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Février 2016 à 12:39 | 2 commentaires | Permalien

L'archimandrite Élie (Ragot): l’Espérance (partie I)
L'archimandrite Élie (Ragot), aumônier du monastère de la Transfiguration, Terasson, France.
Eglise des Trois saints Docteurs, Paris

Conférence sur l’espérance

Mes chers, mes frères en Christ

Lorsque notre amie de longue date, Émilie, m’a proposé de vous adresser quelques mots, j’ai bondi de joie à la perspective de vous rencontrer, ce que j’aurai voulu faire depuis longtemps, mais nous habitons loin… et je viens peu à Paris. Je souhaite pourtant que les kilo-mètres ne vous empêchent pas de faire le trajet jusque dans notre monastère si vous le souhai-tiez ! Bien qu’il soit francophone par nécessité, et canoniquement relié au mont Athos, il me semble que vous n’y seriez pas dépaysés ; en tout cas vous y seriez bien reçus et nous considérerions votre visite comme un honneur et une bénédiction.

Vous me sollicitez donc pour que je vous entretienne du thème de l’Espérance. Les mois passés, vous avez déjà parlé, si j’ai bien compris, de deux autres vertus, la Foi et la Charité. Je ne sais ce que vous en avez dit ou retenu, ni comment ces sujets ont été traités, mais je voudrais vous prévenir que je n’ai pas l’intention de vous faire aujourd’hui une conférence savante, ni vous faire des révélations particulières ou originales sur ce sujet.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Février 2016 à 10:51 | 0 commentaire | Permalien

Saint Jean Chrysostome (+ 407)
Le 9 février l'Église Orthodoxe commémore la translation des reliques de Saint Jean Chrysostome
Evêque de Constantinople, Docteur de l'Eglise


Le 30 janvier, les Eglises d'Orient font mémoire de la translation, à Constantinople, des reliques de saint Jean Chrysostome que l'Eglise d'Occident célèbre le 13 septembre. Son surnom 'Chrysostome' veut dire 'bouche d'or'. Il soutint la foi catholique même contre la pression du pouvoir impérial. Ce qui lui valut d'être destitué de son siège patriarcal de Constantinople et d'être exilé sur les bords de la mer Noire, aux confins du Caucase, à Soukhoumi en Abkhazie géorgienne.

Lire aussi: Benoît XVI lors des audiences générales des 19 et 26 septembre 2007
Un pére de la doctrine sociale chrétienne
Le Pape a évoqué sa nomination en 397 comme évêque de Constantinople, capitale de l'empire romain d'orient, puis son projet de réforme de l'Eglise. "L'austérité de sa résidence -a précisé le Saint-Père- devait être un exemple pour tous", comme fut exemplaire "sa sollicitude envers les pauvres qui le fit surnommer l'aumônier... Il créa des institutions caritatives très appréciées".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Février 2016 à 09:01 | -1 commentaire | Permalien

Le diacre Viatcheslav PATRINE a soutenu en Sorbonne une thèse de doctorat en histoire des religions et anthropologie religieuse
Le 21 janvier 2016, le diacre Viatcheslav PATRINE, titulaire de la chaire des disciplines humaines et des sciences de la vie à l’Université orthodoxe de Tsaritsyne et membre du clergé du diocèse de Volgograd, a soutenu en Sorbonne une thèse de doctorat en histoire des religions et anthropologie religieuse.

La thèse du diacre Viatcheslav Patrine, préparée sous la direction du professeur Bernard Flusin, célèbre byzantiniste, est consacrée à un sujet qui concerne tous les chrétiens orthodoxes et qui est de tout temps actuelle : la pratique de la prière. L’auteur a étudié dans le détail cette pratique chez les pères égyptiens du IVe siècle et du début du Ve, ceux dont la vie est encore de nos jours un idéal chrétien.

Leur pratique ascétique a été fixée dans des recueils de brefs récits (apophtegmes) des Pères du désert connus du lecteur russe sous deux appellations : Patericon ancien (recension systématique des apophtegmes) Apophtegmata Patrum et Récits mémorables… (collation alphabétique d’apophtegmes) Sentences des Pères du désert.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Février 2016 à 15:19 | 2 commentaires | Permalien

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