LES FETES EN RUSSIE
Le carême de Noël nous prépare à la Fête et il me semble intéressant de faire un point sur la tradition festive russe. Fêtes profanes, fêtes religieuses, fêtes impériales, fêtes russes, fêtes soviétiques … Les Russes excellent dans l'art de la fête.

La fête (prazdnik), c'est "le moment où l'on ne travaille pas, où l'on ne fait rien, où l’on s’amuse…". Les origines des rites s'imbriquent, se complètent, se superposent au fil des ans du dernier siècle, reflétant la situation politique et idéologique du pays (et nous laisserons de côté les fêtes personnelles et familiales, qui méritent un article spécial…).

Il y a cent ans, seules les fêtes religieuses étaient célébrées en Russie, et il est difficile d'en établir un calendrier exhaustif : au début de XXe siècle, les fêtes religieuses représentaient quatre-vingt-dix-huit jours fériés pour deux cent soixante-sept jours de travail. Nous nous contenterons donc des fêtes principales comme Noël, Pâques et la Chandeleur (Maslennica), ainsi qu’à la fête de Notre Dame de Kazan, pour voir comment s'effectue la transition entre l'époque impériale et la période actuelle … après les sept décennies de pouvoir soviétique.

Le 1er janvier, Noël, et les caprices des calendriers

Jusqu'au XVe siècle, le 1er mars était le premier jour de l'année puis, à partir de la fin du XVe siècle, c'est le 1er septembre, début de l'Indiction, qui marque la nouvelle année religieuse et civile. L'année civile commence le 1er janvier par un arrêté de Pierre le Grand de 1699, mais la Russie vit au rythme du calendrier julien jusqu'au décret de 1918 : le 1er février 1918 (selon le calendrier julien) devint le 14 février (selon le calendrier grégorien). Cette modification allait permettre de supprimer certaines fêtes, d'en inventer de nouvelles, ou de multiplier les jours de fête en se référant aux deux calendriers. L'église orthodoxe est revenue au calendrier julien après la tentative avortée du passage au "julien réformé" qui suivit le "synode grec" de 1923.

Le 1er janvier à l'époque impériale (qui correspond donc au 13 janvier du calendrier grégorien), selon une coutume inaugurée par l’impératrice Elisabeth au XVIIIe siècle, l’empereur ouvre son palais au peuple et reçoit les diplomates. Joseph de Maistre, diplomate français, rend compte de cette cérémonie, à laquelle il assiste en 1816. Malgré son absence évidente d'enthousiasme devant l'obligation de participer à ce qu'il nomme "les saturnales monarchiques", le diplomate laisse percevoir dans son récit le caractère grandiose de la cérémonie. L'illumination de la salle de l'Ermitage est qualifiée de "chose nouvelle inventée par un Italien", dont on ne comprend pas le comment. Le Français admet que la décoration est "magnifique". Le 1er janvier est alors une fête mondaine et populaire, tous peuvent entrer dans le palais d'Hiver qui s'ouvre à des milliers de personnes de toutes les catégories sociales. Le peuple pénètre dans le palais de son souverain, alors que l’empereur effectue "la cérémonie de la sortie du Nouvel an" : "sortie" à 11 heures, office religieux, réception des diplomates et des dignitaires, banquet et "baisemain". Cette fête ne revêt donc pas vraiment de caractère religieux même si elle tombe pendant la période des festivités qui suivent Noël ("sviatki") et qu’un office spécial lui est consacré, mais cette tradition prérévolutionnaire explique la rémanence de "l’ancien Nouvel an" dont nous reparlerons...

Malgré cela, la fête du Nouvel an est interdite après 1917avec toutes les fêtes religieuses, montrant bien cette volonté de détruire toute tradition qui caractérise la révolution… Nous y reviendrons !

Le 25 décembre (correspondant donc au 7 janvier grégorien) Noël (roždestvo : "nativité") était fêté à l'occidentale, avec sapin (tradition introduite par Pierre le Grand), messe de minuit le 24 décembre, cadeaux. Nicolas II écrit dans son journal : "24 décembre. Samedi. Nous avons fait nos adieux à notre cher Tsarskoe pour cette année et sommes partis pour Pétersbourg à 10 heures. A 11 heures 30 nous sommes allés aux vêpres à Anickov, après quoi nous avons déjeuné avec Mama et Alix. A 2 heures, j'ai accueilli la députation d'Oural qui apportait du caviar. Après avoir arrangé les affaires et les cadeaux pour le Sapin, je suis allé dans le jardin avec Alix. Nous avons pris le thé en haut et à 6h nous sommes allés à l'office du soir. Après quoi, à l'instar de nombre d'années passées, il y a eu le Sapin dans le salon bleu ! C'est à la fois triste et joyeux - que de changements depuis l'année dernière ! Mon cher Papa n'est plus, Ksenia est mariée, et je suis marié ! Ma chère Mama nous a couverts de cadeaux comme à l'habitude ! A 8 h. nous avons déjeuné. Quand nous sommes redescendus, Alix et moi avons fait ensemble notre Sapin !
25 décembre. Dimanche. Après le café, nous avons encore regardé nos cadeaux sous le sapin. A 11 h il y a eu l'office […] A 2 h. 30 Alix et moi sommes allés au Manège, où se tenait le Sapin pour l'Escorte, le bataillon, les sergents de ville, exactement comme à Gachina. Alix a très bien rempli ses obligations. Nous nous sommes promenés dans le jardin avec Mama. Nous avons bu le thé tous les deux. Avons déjeuné à 8 h. dans le bureau de Papa et ne sommes pas restés longtemps en haut."

C'est donc une fête familiale et religieuse qui est supprimée par les bolcheviks. Le sapin est lui aussi interdit dans les années 20. Selon le calendrier julien, Noël reste fixé au 7 janvier (25 décembre de l'ancien style). Mais aller à l'église et fêter Noël est répréhensible et peut attirer des désagréments à ceux qui défient l'interdit. La religion est tolérée dans la Constitution, mais le parti communiste met tous ses efforts dans l'éducation de Soviétiques athées. La propagande antireligieuses commence dès le jardin d'enfant, et se poursuit parmi les rangs des "Enfants d’Octobres" ("Oktiabriata" : organisation des plus jeunes du partis communiste), puis des pionniers et des komsomols. Communiste ne peut rimer qu'avec athéiste, entrer au Parti n'est possible que si l'on n'a jamais fréquenté les églises. Commence alors une certaine confusion entre rites et fêtes profanes, entre croyances et cérémonies religieuses, entre attributs païens, soviétiques, et orthodoxes.

Le sapin en est un exemple. Il est interdit jusqu'au milieu des années 30. Puis réhabilité : en 1937, apparaît le premier " grand sapin du Pays des Soviets ". Cependant, le sapin ne s'appelle plus "sapin de Noël" (roždestvennaja elka), mais "sapin du Nouvel an" (novgodnjaja elka). Les rites de Noël sont repris pour la fête de la Nouvelle année : Ded Moroz (le Père Gel, père Noël russe) apporte des cadeaux ; l'horloge du Kremlin sonne à minuit, alors qu'aucune cloche ne sonne plus ; le 1er janvier est un jour chômé. Grâce au changement de calendrier, une fête religieuse est totalement supprimée : le 25 décembre ne correspond plus à rien, le 1er janvier est le Jour de l'An.

Pourtant, aujourd'hui encore, on fête " le Vieux Nouvel an " le 13 janvier, qui ne correspond pourtant pas à grand-chose dans le calendrier religieux, mais surtout Noël (le 7 janvier) est redevenu une grande fête entièrement et uniquement religieuse ainsi qu'un jour chômé depuis 1991 (décret du président Eltsine). Les traces des décennies soviétiques s’effacent en partie, car le Nouvel an ne va pas sans faire problème pour l’Eglise : il tombe maintenant en plein carême de Noël et reste une grande fête populaire…

LES FETES EN RUSSIE

Pâques et la Chandeleur

Pâques a survécu aux bouleversements de l'Histoire pour être à nouveau la plus célébrée des fêtes religieuses. Pâques est appelée "la Fête entre toutes les fêtes, la Célébration entre toutes les célébrations". C'est la plus importante des fêtes orthodoxes. Les fêtes de Pâques, dont la date est fixée par l'église orthodoxe entre le 22 mars et le 23 avril du calendrier julien, sont précédées du Grand carême (velikij post), lui-même entamé après la semaine de "Maslennica".

Avant d'être une fête religieuse marquant le début du carême, cette Chandeleur russe, ou " semaine des laitages " (syrnaja nedelja), est une fête païenne, comme le rappellent de nombreuses sources. C'est l'adieu à l'hiver. A l'époque impériale, Maslennica est représentée sous la forme d'un bonhomme de paille que l'on brûle à la fin du Carnaval. Chaque jour de cette semaine a ses attributions et son nom propres. Toute la semaine on mange des blinis (crêpes) et on en régale ses proches, on fait des glissades sur des toboggans de glace, des jeux, jusqu'au dimanche qui est le jour où l'on demande pardon pour les offenses commises à ses proches. Le lundi suivant est appelé " lundi pur " (cistyj ponedel'nik). L'écrivain russe Ivan Šmelev décrit très précisément les fêtes de ses souvenirs d'enfance : ce lundi pur, les rideaux et les tapis sont enlevés, les pièces vidées et nettoyées, puis purifiées avec une bassine d'eau bénite. L'enfant va ensuite au "marché de Carême", pour acheter de la bonne nourriture sans viande. Après sept semaines de carême arrivent les fêtes de Pâques,

Le samedi Saint, la veille de Pâques, les fidèles font bénir les kulich (sorte de brioche cylindrique aux fruits confits), pasha (gâteau de Pâques au fromage blanc) et œufs décorés qu'ils apportent à l'église. La fête de Pâques ne saurait se passer d'œufs : l'œuf est symbole de résurrection, et l'on fait bénir des œufs peints, ornés des lettres " XB " (abréviation de Xristos Voskres'e " Christ est ressuscité "). On offre des œufs durs peints et des œufs d'or, de cristal ou de porcelaine pour les riches, à commencer par l’empereur qui offraient chaque année à ses proches les célèbres œufs produits par Fabergé.

L'abbé Jean Chappe d'Auteroche raconte avec un certain humour son expérience de Pâques en Russie en 1761 : "Le jour de Pâques en Russie est un jour consacré aux visites, ainsi qu'en France le premier jour de l'an. Ignorant les usages du pays, je me fis innocemment quelques tracasseries.
Occupé dans la matinée à des calculs d'astronomie, je ne m'aperçus pas qu'un Russe était dans ma chambre. Ne voulant pas apparemment me déranger, il s'était placé à mes côtés, mal à propos pour lui et pour moi ; car m'étant levé avec vivacité, pour me promener dans l'appartement, nos physionomies se choquèrent si rudement, qu'il fit la culbute sur le plancher, et moi sur une malle. Quoique je fusse aussi étourdi de cet événement, que de voir dans mon appartement ce Russe que je n'avais pas l'honneur de connaître, je fus à lui pour lui demander excuse de cet accident. Je lui présentai ma main pour l'engager à s'asseoir : il me tendit la sienne ; je trouvai un œuf dans la mienne. Cet œuf m'étonna, parce que je n'étais pas encore remis du coup de tête que j'avais reçu. J'étais d'ailleurs fort embarrassé pour répondre à tout ce qu'il me disait ; car il me parlait toujours, comme si j'eusse entendu sa langue. Je ne cessais de mon côté de lui faire des révérences, et de lui témoigner par des signes de la tête, des pieds et des mains, combien j'étais sensible à toutes ses honnêtetés. Il s'en fut enfin, et me parut fort mécontent. Je me disposais à me remettre à mon travail, lorsqu'un autre Russe entra dans ma chambre. On décidait aisément à sa marche, qu'il n'était pas à jeun : il vint à moi pour m'embrasser; comme il répandait une odeur d'eau-de-vie très désagréable, je fis un mouvement pour n'être pas embrassé sur la bouche : mais il ne fut pas possible de m'en défendre. Ce Russe me donna aussi un œuf : mais j'étais déjà assez au fait pour lui faire présent à mon tour, de celui que j'avais déjà reçu. Il me quitta cependant encore mécontent.
Quant à moi, j'étais si peu satisfait de ces deux visites, que, dans la crainte d'une troisième, je fermai au plus vite la porte de ma chambre: j'y mis deux clous, l'un en haut, et l'autre en bas, n'ayant point de verrou.
J'appris quelques heures après, que ce jour était consacré à faire des visites, ainsi que je l'ai déjà dit. Les hommes vont dans la matinée les uns chez les autres ; ils s'annoncent dans une maison en disant : "Jésus-Christ est ressuscité", et on leur répond : "Oui, il est ressuscité." On s'embrasse alors ; on se donne mutuellement des œufs, et l'on boit beaucoup d'eau-de-vie."

La fête de Maslennica (Maslennitsa) avait disparu des calendriers soviétiques de même que la fête de Pâques. La ferveur religieuse, elle, n'a jamais faibli. Les traditions n'ont pas disparu et les deux fêtes sont à nouveau à l’honneur, même si elles ne bénéficient pas de jours fériés spécifiques. Maslennica, en particulier, a été récupérée pour des festivités folkloriques assez populaires organisées par par les municipalités.

Les Soviétiques et la religion

En sept décennies de pouvoir, le Parti communiste a consacré beaucoup d'efforts à la lutte idéologique contre la religion. En éduquant les enfants dans "l'athéisme communiste" dès leur plus jeune âge, en fermant les monastères, en détruisant les églises (comme celle du Saint-Sauveur à Moscou), en supprimant les fêtes carillonnées et, bien entendu, en fermant les lieux de culte pour les transformer en toute sorte de lieux profanes. L'exemple de la cathédrale de Kazan (à Leningrad) est éloquent : elle est devenue le Musée de l'athéisme - paradoxe et preuve que l'athéisme soviétique était bien une sorte de religion ! Mais la plupart des autres églises furent décapités de leurs coupoles pour être transformées en archives, entrepôts, cinémas ou… crématorium (monastère du Don à Moscou).

En effet, le régime soviétique faisait tout pour détourner la ferveur religieuse à son profit. La Constitution garantissait bien la liberté de religion, mais les pratiquants étaient enregistrés par les autorités, les baptêmes devaient leur être signalés. Les mariages religieux étaient rares : se marier à l'église était un défi aux autorités. D'ailleurs, le ZAGS (bureau des mariages) proposait une cérémonie qui se voulait semblable à la cérémonie religieuse à ceux qui souhaitaient plus qu'un simple enregistrement de leur union ! Il existait un magasin réservé aux futurs époux dans lequel ceux-ci pouvaient acheter divers cadeaux de mariage, une robe de mariée blanche, des alliances…

Les rites religieux étaient dévoyés et utilisés à d'autres fins, comme en témoignent les exemples du 1er janvier ou du mariage. Ainsi aussi de la fête de l'Epiphanie le 6 janvier, une fête très importante dans la Russie impériale, qui avait été supprimée. Il s’agit de la "Bénédiction des eaux " - Vodosvjatie ou Iordani -, commémoration du baptême de Jésus-Christ dans les eaux du Jourdain, à laquelle assistaient le tsar et la Cour. Un trou était pratiqué dans la glace de la Neva, l'eau en était bénie. Ensuite, des mères plongeaient leurs enfants dans la Neva… Et cette pratique du bain dans les rivières glacées le 6 janvier était restée durant l’époque soviétique, mais la signification religieuse du rite avait provisoirement disparu… pour revenir actuellement,

Malgré le poids des interdits, nombreux sont les Soviétiques qui faisaient baptiser leurs enfants. Nombreux aussi ceux qui se risquaient à faire bénir les gâteaux et les œufs de Pâques à l'église. Encore plus nombreuses les familles soviétiques qui fêtent Pâques à la maison ou au cimetière, bien que le calendrier ne mentionne pas le jour de Pâques, et cette dernière pratique reste toujours très répandue : il y a toujours plus de Russes dans les cimetières la nuit de Pâques que dans les églises !.

Tout cela a totalement changé et les traditions religieuses et culturelles ont été réhabilitées après l’effondrement de l’URSS. Cela est particulièrement visible avec le retour des coupoles dorées, par exemples à Moscou, et l’Orthodoxie devient omniprésente dans la Russie actuelle au point qu’il est question de l’inscrire dans la Constitution. Très symboliquement, c’est la fête de ND de Kazan, le 4 novembre (22 octobre julien), qui remplace la commémoration de la révolution d’octobre en tant que jour de "l’Unité nationale". Toutefois les autres fêtes soviétiques restent à l’honneur : Jour de l’an, Journée de la femme (8 mars), 1 et 9 mai… font l’objet de manifestations officielles et populaires.

D’après Annie TCHERNYCHEV
Docteur en études slaves
Source ICI
LES FETES EN RUSSIE

Rédigé par Vladimir Golovanow le 13 Décembre 2013 à 10:34 | -2 commentaire | Permalien

L'avocat Alain Confino et le juriste Laï Kamara décorés de l'Ordre de Saint Daniel de Moscou
Deux avocats français décorés de l'Ordre de Saint Daniel de Moscou, troisième degré

L'avocat Alain Confino et le juriste Laï Kamara ont été, sur décision du patriarche de Moscou et de Russie Cyrille I, décorés de l'ordre de Saint Daniel de Moscou, troisième degré.

L'ordre de Saint Daniel de Moscou, l'une des décoration les plus estimées de l’Église russe, vient récompenser la brillante victoire remportée par les deux hommes de loi dans le litige judiciaire qui opposait la Fédération de Russie à l'Association cultuelle de la cathédrale Saint Nicolas à Nice.

L'avocat Alain Confino et le juriste Laï Kamara décorés de l'Ordre de Saint Daniel de Moscou
Il a fallu sept ans et sept procès (Tribunal de Grande Instance, Cour d'Appel, Référés, Cour de Cassation en 2013) pour que justice soit rendue et que la cathédrale soit restituée à la Fédération de Russie, son unique propriétaire légitime.

Rappelons qu'avant d'engager une action en justice la Fédération avait, à plusieurs reprises, proposé à l'ACOR la recherche conjointe de solutions concertées à l'amiable. Toutes ces offres furent rejetées sans même avoir été examinées. C'est également en 2013 que Maîtres Confino et Kamara se sont vus décerner par Décret du Président Vladimir Poutine, de l’Ordre Russe de l’Amitié.

L'avocat Alain Confino et le juriste Laï Kamara décorés de l'Ordre de Saint Daniel de Moscou
La cérémonie de remise des décorations a eu lieu le 25 novembre 2013 dans les salons de la résidence de l'Ambassadeur de la Fédération de Russie. Ce sont Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, et S.E. Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie, qui ont solennellement remis l'Ordre de Saint Daniel de Moscou à ses deux nouveaux chevaliers.

L'avocat Alain Confino et le juriste Laï Kamara décorés de l'Ordre de Saint Daniel de Moscou
Photo: Maître Alain Confino avec Nikita Krivochéine, membre du groupe de rédaction de Parlons d'Orthodoxie, également chevalier de l'Ordre de Saint Daniel de Moscou.

Alain CONFINO Avocat à la Cour

68 avenue d’Iéna – F - 75116 Paris
Tél. 01 47 20 07 07 – Fax : 01 47 20 36 65 – a.confino@confino.fr

Etat civil

né le 14 juillet 1947 à Alger (Algérie)
nationalité française
marié, deux enfants

Diplômes
Licence (ancienne maîtrise) en Droit, Université de Paris II Panthéon-Sorbonne (1968)
Lauréat des Facultés de Droit, concours national (1968)
Diplôme d’Etudes Supérieures de Droit Privé, Université de Paris II Panthéon-Sorbonne (1970)
Diplôme d’Etudes Supérieures de Sciences Criminelles, idem (1970)
2012.06
Certificat d’Etudes Judiciaires), Université de Paris II Panthéon-Sorbonne (1968)
Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (Paris, 1968)
Carrière universitaire
Assistant de Droit Privé à la Faculté de Droit et de Science Politique de l’Université Paris XII (1970 – 1977)
Professeur à l’Institut d’Administration des Entreprises de l’Université de Caen (1971 – 1974)
Professeur à l’Institut Supérieur du Bois (1974-1975)
Professeur à l’Ecole de Notariat de Paris (1980-1981)
Chargé de Cours à la faculté de Droit et de Science Politique de l’Université Paris XII : o Cours de première année de Droit civil ; responsable des études (Section Sciences Economiques) (1972-1974) o Cours en droit immobilier (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées de droit de la construction et de l’urbanisme) (1978-2002)
Chargé de conférences à la Faculté de Droit et de Sciences Economiques de l’Université Paris I (Panthéon-Sorbonne) (1994 – 1998)

Principaux travaux
L’obligation d’information dans les contrats (thèse de doctorat sous la direction du Doyen Jean Carbonnier) (1970-1973)
L’évolution de la profession d’avocat (1972)
Aspects de la réforme des procédures civiles d’exécution (1992)
L’éthique des avocats, conférence à Rosario (Argentine) à l’invitation du Barreau et de l’Université de cette ville (1993)
2012.06

Avocat à la Cour d’appel de Paris
Prestation de serment à Paris le 11 décembre 1968
Fondateur du CABINET CONFINO en 1969
Certificat de spécialité en droit immobilier
Actuellement cogérant associé du cabinet qui compte principalement trois associés et dix collaborateurs avocats et juristes
Le cabinet a développé ses activités dans le domaine du droit immobilier, et aussi dans le droit des assurances et le droit des affaires et compte parmi ses principaux clients de grandes entreprises nationales et internationales, des PME, des collectivités publiques.
Autres activités juridiques

Consultant du Ministère de la Défense (1978 – 1981)
Animation de très nombreuses conférences et participation à des colloques dans le domaine de l’immobilier (1989 à ce jour)
Collaboration régulière aux Editions Législatives en tant qu’auteur

Auteur de nombreux articles de doctrine dans les principales revues juridiques.

L'avocat Alain Confino et le juriste Laï Kamara décorés de l'Ordre de Saint Daniel de Moscou

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Décembre 2013 à 12:13 | -1 commentaire | Permalien

Lausanne: La «Vie d'Adam et Eve» et les traditions adamiques à l'UNIL en janvier 2014

Lausanne: «La Vie d'Adam et Eve», connue également dans sa version grecque sous le nom d'Apocalypse de Moïse, est un ensemble d'écrits juifs. Ce récit connaît également plusieurs autres recensions majeures, dont une en araméen, et d'autres en latin, en arménien, en slavon, en géorgien et en copte. Il sera au cœur des débats à l'occasion du IVe Colloque international sur les littératures apocryphes juive et chrétienne qui se tiendra du 7 au 10 janvier 2014 aux Universités de Lausanne (UNIL) et de Genève (UNIGE).

Ce colloque, qui réunit des spécialistes d'une vingtaine de pays, est mis sur pied par l'Association pour l'étude de la littérature apocryphe chrétienne (AELAC). Cette association regroupe des chercheurs de l'Institut romand des sciences bibliques (UNIL), la Faculté autonome de théologie protestante (UNIGE), l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (Section des sciences religieuses, Paris) et le Centre des religions du Livre (Villejuif).

Le sort d’Adam, Satan, les origines du mal

Cette quatrième édition sur la littérature apocryphe (*) est consacrée aux traditions concernant Adam et Eve. La parution de l’édition de la «Vie latine d’Adam et Eve» dans la «Series Apocryphorum» du «Corpus Christianorum» a conduit l’AELAC à organiser cette rencontre.

Elle permettra de rendre un hommage à son auteur, Jean-Pierre Pettorelli (1928-2009), qui a consacré les dernières années de sa vie à la réalisation de cette œuvre d’envergure, note l'AELAC. Quelle fut la destinée d’Adam et Eve après leur expulsion du paradis? Le livre de la Genèse n’en dit quasiment rien, mais la «Vie d’Adam et Eve» raconte comment ils ont progressivement découvert les réalités constitutives de la condition humaine: faim et recherche de la nourriture, douleurs de l’enfantement, hostilité du monde animal, maladie physique et mort.

Un récit de grande valeur anthropologique

C’est la valeur anthropologique de ce récit apocryphe qui a fasciné Jean-Pierre Pettorelli et l’a conduit à rédiger une étude exhaustive des manuscrits de la version latine en vue d’une édition critique. La «Vie d’Adam et Eve» évoque une large palette de thèmes, tels que le paradis, Satan, les explications de l’origine du mal, le sort d’Adam, les mystères qui lui sont révélés, la génération humaine, la nourriture, la sauvagerie des animaux, la souffrance et la mort.

Le colloque se propose de mieux comprendre le jeu des représentations mentales, culturelles et religieuses déployé dans les textes et traditions adamiques à l’aide de savoirs diversifiés (anthropologie, philosophie, histoire des pratiques et des mentalités). A la tête du comité d'organisation du colloque se trouvent notamment Frédéric Amsler et David Hamidovic, professeurs ordinaires à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'UNIL.....SUITE
IVe Colloque international  en janvier 2014 sur les littératures apocryphes juive et chrétienne - la «Vie d'Adam et Eve»

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Décembre 2013 à 10:55 | 7 commentaires | Permalien

Fête de la Vierge Marie en son icône du signe
Novgorod en Russie possédait une icône de la Mère de Dieu sur le modèle byzantin de la Vierge du Signe. Ce modèle représente Marie portant en médaillon, sur le devant, le Christ enfant et bénissant. Son nom évoque le "signe de la Vierge enceinte" annoncé par le prophète Isaïe.
Le 27 novembre 1150, la ville est assiégée. Son archevêque place l’icône au-dessus des remparts ; la Vierge est frappée d’une flèche, les ténèbres couvrent la ville et les ennemis doivent lever le siège. Ce miracle est commémoré chaque année.

Réjouis-toi, Mère de Dieu, joie des anges et des hommes ; réjouis-toi, ferme espoir et protection de la ville ; réjouis-toi, car par ta puissance, nous terrassons nos ennemis ; réjouis-toi, Mère du soleil spirituel qui éclaire les fidèles et plonge les infidèles dans l’obscurité ; réjouis-toi, ô Vierge, louange des chrétiens.


Fête de la Vierge Marie en son icône du signe

Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Décembre 2013 à 09:39 | 0 commentaire | Permalien

Guide spirituel : le chemin des Ascètes. Initiation à la vie spirituelle
COLLIANDER Tito ; traduction Placide Deseille

« Approchez-vous du Seigneur, et il s’approchera de vous.» (Jac. 4,8)

Je viens de terminer la lecture de ce petit livre (cf. références in fine), presque une brochure, qui m’a fait une très forte impression. Il s’adresse très concrètement à chacun de nous pour donner pratiquement "une recette" de cheminement spirituel orthodoxe que peut suivre un laïc qui vit dans le monde.

L’auteur nous propose un chemin à "la découverte du Royaume de Dieu au dedans de nous", à la découverte de la Lumière sans déclin, de la Lumière de l´éternité "qui brille déjà à travers le voile du temps et de la matière"

Laïc, marié et père de famille, professeur de religion orthodoxe à Helsinki, Tito Colliander reprends à l’attention des laïcs la doctrine des Pères souvent destinée à ceux se destinent au monachisme. Il parle de l’hésychasme, du combat intérieur des conditions indispensables au succès de cette lutte, de la prière et de la sobriété du corps et de l’esprit et explique enfin comment persévérer malgré les moments d’obscurité.

Au bout du cheminement se trouve la «perle de grand prix: la lumière sans déclin, l'amour de tous les hommes, la prière continuelle, la présence du Christ dans le cœur unifié. » Ce chemin est évidement difficile, mais il apparait adapté à nos conditions actuelles et c’est, de fait, ce que nous demande l’Evangile : «Approchez-vous du Seigneur, et il s’approchera de vous» (Jac. 4,8). A nous de nous mettre à l’œuvre, écrit l’auteur (p 60) : Si nous faisons un pas vers lui, il en fera dix vers nous, lui qui, apercevant le fils prodigue alors qu’il était encore loin, fut touché de compassion, courut se jeter à son cou et l’embrassa longuement (Cf. Luc 15,20).

Il faut donc que vous vous décidiez une bonne fois à faire les premiers pas, encore mal assurés, vers Dieu, si vraiment vous voulez vous approcher de lui. Que la gaucherie de vos débuts dans cette voie de la prière ne vous trouble pas. Ne cédez pas au respect humain, à l’indécision, aux rires moqueurs des démons qui essaient de vous persuader que votre conduite est ridicule et que votre entreprise n’est qu’un fruit de votre imagination et une sottise. Sachez bien que l’Ennemi ne craint rien tant que la prière. »

Autres extraits :

« Le combat doit être menée sans relâche. Les suggestions mauvaises pénètrent en nous comme un courant rapide et il faut leur barrer la route très promptement. (…) Le combat commence par la suggestion, ainsi que l’explique les saints. Vient ensuite la liaison, lorsque nous pénétrons avant dans tout ce que la suggestion nous a apporté. La troisième étape est le consentement, et la quatrième est le péché commis extérieurement. Le passage de l’une à l’autre de ces quatre étapes peut être instantané ; mais il arrive aussi qu’elles se succèdent comme autant de degrés, ce qui permet de les distinguer. La suggestion frappe à la porte, comme un colporteur qui propose sa marchandise. Si on le laisse entrer, il commence son boniment, et il est difficile de se débarrasser de lui, même si on se rend compte que sa marchandise ne vaut rien. Le consentement s’en suit et finalement l’achat, souvent à contrecœur.

N’ayez jamais confiance dans vos propres forces pour résister à une tentation, quelle qu’elle soit, grande ou petite. Celui qui ne se confie pas en lui-même est profondément étonné de ne pas être tombé plus bas, et il se sent pénétré de reconnaissance. Il remercie Dieu de lui avoir envoyé le secours à temps sans lequel il aurait été complètement écrasé.»

Un remède : la vigilance du cœur

Est en jeu ici la vigilance ou garde du cœur. « Par-dessus toute chose, veille sur ton cœur car c’est de là que jaillit la vie » (Pr 4,23). Que ce soit dans la manière de prier ou dans la manière de penser, la tentation est toujours la même : celle de nous réaliser nous-mêmes par nous-mêmes en dehors de la foi et de l’espérance, c’est-à-dire sans dépendre de Dieu comme ses enfants bienaimés.

Pour bien comprendre les règles du combat, il nous faut voir d’abord comment le cœur est «la racine des pensées » (cf. Si 37, 17). Nos pensées, nos actions … sont faites pour trouver leur racine dans un cœur pur qui laisse l’esprit voir Dieu et ainsi voir toutes choses en Dieu, ce qui est le propre de la sagesse. Celui qui voit les choses en Dieu les pense en Dieu : il se met à produire des pensées lumineuses de la lumière de Dieu et prend conscience de l’importance de vivre dans la lumière du Christ. N’est-il pas vrai que : « en dehors de moi (dit Jésus), vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5).
Guide spirituel : le chemin des Ascètes. Initiation à la vie spirituelle

Et le mal ?

Le mal est la privation d'un bien. Dieu nous a créés pour que nous ayons « la vie et la vie en abondance », et l'homme fait l'expérience d'une limitation, d'une altération et même d'une destruction de cette vie. La souffrance ne peut se comprendre que sur fond d’un monde bon mais créé « en état de cheminement vers sa perfection ultime » (Catéchisme, n°310) et marqué par la puissance destructrice du péché. L'homme souffre lorsqu'il éprouve un mal. Autrement dit, nous souffrons lorsque nous éprouvons le manque d'un bien pour lequel nous sommes faits. La souffrance provient de la différence entre ce que nous vivons et ce que nous devrions vivre. Le plus grand mal, c'est le mal du péché. Il est un mal moral grave parce qu'il nous prive du plus grand bien qui est Dieu lui-même, il nous prive de cette vie de communion « dans l’amour » pour laquelle nous avons été créés, ayant été prédestinés à devenir « pour Dieu des fils adoptifs par Jésus Christ » (cf. Ep 1, 5).

« Contre toutes les machinations et les ruses de l’ennemi, ma meilleure défense, affirmait le saint, c‘est encore l’esprit de joie. Le diable n’est jamais si content que lorsqu’il a pu ravir à un serviteur de Dieu la joie de son âme. Il a toujours une réserve de poussière qu’il souffle dans la conscience par quelque soupirail, afin de rendre opaque ce qui est pur ; mais dans un cœur gonflé de joie, c’est en vain qu’il essaye d’introduire son poison mortel. » (2 C 125)

Ecrit avec sobriété et réalisme, en de courts chapitres, illustrés d'images familières, d'exemples simples et réalistes, le livre présente fidèlement l'enseignement spirituel orthodoxe des Pères de l'Eglise qui a été récemment redécouvert par l’Occident. Et de fait cette doctrine est fondamentalement commune à l'Orient et à l'Occident parce que simplement chrétienne.

Auteur : COLLIANDER Tito ; traduction Placide Deseille
Editeur : Monastère Saint-Antoine Le Grand
Nombre de pages : 118
Date de parution : 01/01/2006
Forme : Livre ISBN :

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Décembre 2013 à 23:05 | 0 commentaire | Permalien

Russie – Une mosquée du XVe siècle à nouveau ouverte aux fidèles

Les autorités russes ont remis, après des années de bataille juridique, les clés d'une des plus anciennes mosquées du pays ( située à 310 km de Moscou ) à la communauté musulmane, rapporte le 7 décembre 2013 l'agence d'information catholique «AsiaNews»

Une mosquée datant du XVe siècle vient d’être à nouveau ouverte au culte musulman après plus de 83 ans d’arrêt. En effet, depuis 1930 la mosquée ne jouait plus son rôle de lieu de culte pour les musulmans puisque convertie en musée à l’époque de l’URSS. L’affaire traînait depuis plusieurs années devant les tribunaux. Les représentants des musulmans de la ville de Kassimov viennent donc d’obtenir gain de cause. À nouveau, l’Adhan (appel à la prière) pourra résonner du haut de son minaret dans cette ville du centre de la Russie, située à 310 km de Moscou.

C’est la plus ancienne mosquée du pays. Selon certaines sources, sa construction remonte à l’an 1467 durant le règne de Qasim Khan, une période où les Tatars dominèrent cette région. Cependant après plus de 250 ans d’existence, la mosquée fut détruite en 1702 à la demande du Tsar de Russie Pierre le Grand. Seul le minaret a pu résister à la démolition. Ce dernier constitue d’ailleurs la partie la plus ancienne de l’édifice. L’autre partie fut construite en 1768. Le minaret possède une architecture similaire à celle du minaret de la mosquée de Huaisheng, la plus ancienne de Chine.

Lire aussi La plus ancienne mosquée publique de Moscou s’effondre le 11 septembre

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Décembre 2013 à 23:02 | 3 commentaires | Permalien

Exposition: « De l’Incarnation à la Résurrection »  Le vernissage aura lieu mardi 10 décembre à 19 heures
Orthodoxie.com organise dans ses locaux (286, rue Saint-Jacques, Paris 5e) une exposition d’œuvres (pastels et dessins au crayon) de l'artiste biélorusse Irina Kotova sur le thème "De l'Incarnation à la Résurrection".

Le vernissage aura lieu mardi 10 décembre à 19 heures

Communiqué de presse: en français et en russe Paris du 10 décembre 2013 au 11 janvier 2014


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Décembre 2013 à 11:58 | 0 commentaire | Permalien

Chers amis,

Nous vous informons que le nouvel éditorial de décembre 2013, signé du président, vient d’être publié et proposé à la une du site de l’OLTR.
Le texte intitulé "Jour de Fête" est disponible à la une du site

Le texte complet est ICI
7 décembre 2013. OLTR – WEB-MASTER

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Décembre 2013 à 22:00 | 1 commentaire | Permalien

Intronisation, le 5 décembre,  de l’archevêque Job de Telmessos, exarque du patriarche œcuménique pour les paroisses russes en Europe occidentale
Intronisation, le 5 décembre, de l’archevêque Job de Telmessos exarque du patriarche œcuménique pour les paroisses russes en Europe occidentale.

Outre le métropolite Emmanuel de France, l’on notait la présence des métropolites Jérémie de Suisse, Athénagoras de Belgique, de l’évêque Nestor de Chersonèse et d’autres hiérarques orthodoxes ainsi que celle du cardinal André Vingt-Trois. Etaient également représentées les autorités laïques.

Discours de l’Archevêque Job de Telmessos le jour de son intronisation

Le lendemain, vendredi 6 décembre – jour de la fête de saint Alexandre de la Néva, patron de la cathédrale – l’archevêque Job a présidé sa première Divine Liturgie pontificale, entouré de l’évêque Nestor et d’autres hiérarques

Intronisation, le 5 décembre,  de l’archevêque Job de Telmessos, exarque du patriarche œcuménique pour les paroisses russes en Europe occidentale
Вечером 5 декабря в канун празднования памяти святого благоверного князя Александра Невского после праздничной всенощной состоялось настолование архиепископа Телмисского Иова, патриаршего Экзарха православных русских церквей в Западной Европе.

Постановление Священного Синода Константинопольской Патриархии зачитал протоиерей Алексий Струве, в котором было отмечено каноническое назначение на кафедру архиерея избранного на Общем Собрании епархии. Со словом приветствия обратился к своей пастве новый архиепископ. Со словом поддержки от лица патриарха вселенского и от имени Ассамблеи Православных Епископов Франции выступил митрополит Галльский Эммануил.

Intronisation, le 5 décembre,  de l’archevêque Job de Telmessos, exarque du patriarche œcuménique pour les paroisses russes en Europe occidentale

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Décembre 2013 à 10:38 | 30 commentaires | Permalien

En visite en Roumanie du 3 au 7 décembre 2013, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, été reçu le 4 décembre par le patriarche Daniel, chef de l’Eglise orthodoxe roumaine, qui l'a remercié pour le soutien offert par l’Eglise catholique à son Eglise. Le cardinal suisse poursuit sa visite et rencontre la communauté grecque-catholique «uniate» à Blaj et Cluj-Napoca.

L'Eglise catholique aide notamment l'Eglise roumaine à travers des bourses d’étude pour des théologiens roumains. Le patriarche Daniel l'a également remercié pour l’accueil des communautés orthodoxes roumaines par de nombreuses Eglises catholiques d’Europe.

Le patriarche Daniel a souligné «l’importance du témoignage commun dans une société sécularisée, la solidarité avec les chrétiens persécutés en divers coins du monde», rapporte le 5 décembre Radio Vatican. Le chef de l'Eglise orthodoxe roumaine a également souligné la nécessité de maintenir, dans le dialogue théologique entre les deux Eglises, «un équilibre de réciprocité et complémentarité entre la primauté et la synodalité, en tenant compte de l’évolution historique différente entre l’Orient et l’Occident».

Le chemin vers l'unité est encore long

Le cardinal Koch l'a remercié pour la contribution des représentants de l’Eglise orthodoxe roumaine aux travaux de la Commission mixte de dialogue théologique orthodoxe-catholique, souligne l’agence de presse catholique italienne SIR. Il a aussi exprimé l’espoir, qu’à travers le dialogue et la réflexion commune, «on puisse dépasser les difficultés rencontrées actuellement dans la rédaction d’un document de travail convergent au sujet du rapport entre la primauté et la synodalité d’un point de vue théologique».

«Notre souhait et notre plus grande joie seraient d’arriver à l’unité dans l’Eucharistie et à l’unité des deux Eglises, d’Orient et d’Occident. Nous avons tenté de trouver des solutions à ces thèmes que nous nous sommes proposés et la rencontre avec le patriarche Daniel nous fait espérer pour l'avenir», a encore déclaré le cardinal Koch. SUITE Kipa/Apic

..............................................
La vie du nouveau confesseur roumain Valériou Gafencou 1920-1952

ROUMANIE : béatification de Mgr Vladimir Ghika, prêtre roumain du diocèse de Paris

Appel à l’unité et à la dignité roumaine de l’Eglise orthodoxe de Roumanie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Décembre 2013 à 10:03 | 3 commentaires | Permalien

Une opinion de Vanessa Matz et Georges Dallemagne, respectivement sénatrice et député fédéral cdH.

Trois ans après le formidable espoir de démocratisation au Sud de la Méditerranée, la situation des minorités, notamment chrétiennes, est aujourd’hui un motif de grande inquiétude dans de nombreux pays bousculés par le "printemps arabe". Cela mérite une analyse détaillée et des initiatives politiques dans les pays concernés et en Europe.

La cause des chrétiens d’Orient et des autres minorités nous concerne tous, au titre de la fraternité et au nom de la liberté. Le renoncement ou l’impuissance seraient intolérables devant cette tragédie quotidienne qui met en péril l’existence de communautés chrétiennes dans le monde musulman. Leur existence même nous paraît un enjeu de civilisation commun pour l’Europe et pour l’islam. Comme le disait récemment Shahira Mehrez, une Egyptienne de confession musulmane lors d’une réunion des femmes égyptiennes à l’Onu :

"Nous savions bien que la confrérie - je ne veux pas les appeler ‘Frères musulmans’ parce que les musulmans c’est nous - commencerait par les chrétiens, les plus faibles dans la société, mais qu’ensuite ce serait au tour des chiites, des femmes, des pauvres et puis finalement de nous."

L’Europe sait mieux que n’importe quel autre continent l’horreur de l’oppression religieuse. Elle a été, depuis ses origines, le théâtre d’innombrables épisodes d’intolérance : des chrétiens jetés aux lions au Capitole aux débordements de la deuxième Croisade, de l’Inquisition à la Saint-Barthélemy, des pogroms du Moyen Age et des temps modernes à l’Holocauste du peuple juif, des abus du cléricalisme à l’intolérance inverse. L’Europe a fait lentement l’apprentissage de la tolérance avec la sécession des Pays-Bas et le Traité de Westphalie (1648) qui dissocie territoire et religion du Prince, et avec bien entendu les Lumières qui ouvrent la porte à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, clé de la liberté religieuse dans un Etat démocratique. Mais entre l’affirmation des principes et leur transposition dans la loi, la route a encore pris deux siècles. SUITE La Libre

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Décembre 2013 à 10:00 | 1 commentaire | Permalien

A la question: Pensez-vous que la crémation des défunts soit compatible avec l'éthique orthodoxe? nos lecteurs ont répondu:

Oui 48.9%

Non 48.66%

Je n'y ai pas réfléchi 2.44%


409 Votant(s)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Décembre 2013 à 09:21 | 28 commentaires | Permalien

LES RELIGIEUSES AVAIENT CHOISI "DE RESTER ET DE TÉMOIGNER"
Le patriarcat grec-orthodoxe à Damas est très préoccupé par l'enlèvement par des terroristes, lundi 2 décembre 2013, de cinq religieuses. Elles se trouvaient dans le monastère orthodoxe de Sainte Thècle, au-dessus de la bourgade chrétienne de Maaloula, situé à 55 km au nord de Damas. La grande majorité de la population de cette "perle chrétienne" du Qalamoun a fui vers la capitale syrienne ou le Liban, suite aux attaques des islamistes.

Mgr Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie, qui a été informé de cet enlèvement par le patriarcat grec-orthodoxe, rapporte le 3 décembre Radio Vatican. Selon les informations recueillies, des hommes armés ont fait irruption dans le monastère, obligeant les cinq religieuses à quitter les lieux, et à les suivre, les emmenant à Yabroud, à 30 kilomètres au nord de Maaloula. "C’est la région de Qalamoun", précise le nonce, une région stratégique au nord de Damas, où se déroulent, depuis plusieurs jours maintenant, d’âpres combats entre l’armée de Bachar Al-Assad et les rebelles.

Malgré le danger, ces religieuses avaient choisi "de rester et de témoigner" d'une présence chrétienne dans cet antique village, où l’araméen, la langue du Christ, est encore parlé. On ne sait pas pour quelles raisons ces religieuses ont été enlevées, confie, impuissant, Mgr Zenari, espérant toutefois qu’elles soient bien traitées et en lieu sûr. "C’est notre souhait et notre prière", ajoute-t-il.

Mais Mgr Zenari ne cache pas son inquiétude pour le sort de la population syrienne, et celui des chrétiens en particulier. La communauté subit de nombreuses attaques ces dernières semaines. Il n’est pas rare que des rebelles entrent dans un village, et contraignent les chrétiens à fuir. Les églises sont souvent profanées, les objets religieux détruits. "Ce qui se passe actuellement est très inquiétant", conclut Mgr Zenari.

450'000 CHRÉTIENS DES DIFFÉRENTES CONFESSIONS QUI ONT ÉMIGRÉ À L’ÉTRANGER


Au total, ce ne sont pas moins de 450'000 chrétiens des différentes confessions qui ont émigré à l’étranger en raison de la guerre qui ensanglante le pays, déclare pour sa part Grégoire III Laham, patriarche d’Antioche des grecs melkites à Damas . Selon les chiffres fournis par le patriarche, les chrétiens syriens comptent déjà 1'200 morts dans leurs rangs – civils, militaires, religieuses et prêtres – depuis le début du conflit. Les églises endommagées sont au nombre de 60 au moins.
http://www.cath.ch/detail/toujours-sans-nouvelles-des-religieuses-de-maaloula-enlev%25C3%25A9es-par-des-terroristes-en-syrie

« ON NE CONNAÎT PAS ENCORE LES MOTIFS DE CETTE ACTION DE LA PART DES REBELLES »


Dans la nuit de dimanche 1er décembre à lundi 2 décembre, les rebelles, qui avaient lancé un nouvel assaut la semaine dernière mais avaient échoué, ont fait une nouvelle tentative pour s’emparer du village. Du haut de la falaise de grès qui surplombe le cœur historique du village, ils ont fait rouler un grand nombre de pneus remplis d’explosifs sur les soldats déployés en bas de cette cité. Ces derniers ont pris la fuite.

Les djihadistes se sont ensuite rendus au monastère de Mar Takla. Ils ont emmené de force douze religieuses orthodoxes syriennes et libanaises, dont la mère supérieure. Il semble que les rebelles djihadistes les aient conduites dans le nord, vers la localité de Yabroud. « On ne connaît pas encore les motifs de cette action de la part des rebelles : s’il s’agit d’un enlèvement ou d’une prise de contrôle du couvent pour avoir la main libre à Maaloula », a déclaré le nonce (ambassadeur) du Saint-Siège en Syrie, Mgr Mario Zenari, cité par Radio Vatican. Souhaitant rester prudent, le nonce n’a pas parlé de prise d’otages.

Interrogée au téléphone, la mère supérieure d’un couvent situé à Sadnaya, Sivronia Nabhane, a dit avoir pu parler avec la supérieure de Maaloula, Pelagia Sayyaf, lundi à 23 h 30. Elle a affirmé qu’« elle et les onze autres religieuses, accompagnées de trois jeunes domestiques, sont confortablement installées dans une maison de Yabroud et personne ne les ennuie ».

YABROUD EST LE PROCHAIN OBJECTIF DE L’ARMÉE SYRIENNE


Pourquoi les rebelles les ont-ils emmenées ? Sont-elles destinées à devenir des boucliers humains ou une monnaie d’échange ? Y a-t-il un rapport entre leur enlèvement et la bataille de Kalamoun qui oppose les forces du régime aux rebelles ? En effet, Yabroud est le prochain objectif de l’armée syrienne.

Avec le puissant mouvement libanais Hezbollah et des combattants chiites irakiens, cette dernière mène une offensive pour s’emparer de la région stratégique de Kalamoun, sous le contrôle des insurgés depuis plus d’un an et demi. Située au nord de la capitale, sur la route de Homs, cette région montagneuse permet aux rebelles de s’approvisionner en armes, en denrées et en médicaments depuis le Liban et permet d’encercler Damas.
La Croix http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Des-religieuses-de-Maaloula-prises-en-otage-par-les-rebelles-syriens-2013-12-03-1070499

...................................
« Des hommes et des dieux » « Nous avons tranché la gorge de sept moines »
Noël à Tibhirine : «Des moines comme eux, on n’en retrouvera jamais»
LES RELIGIEUSES AVAIENT CHOISI "DE RESTER ET DE TÉMOIGNER"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Décembre 2013 à 08:07 | 3 commentaires | Permalien

A Varsovie, fin de la conférence « L’avenir du christianisme en Europe : le rôle des Églises et des peuples polonais et russe »
Le 30 novembre 2013, à l’Université Cardinal Stefan Wyszynski de Varsovie, la conférence russo-polonaise « L’avenir du christianisme en Europe : le rôle des Églises et des peuples polonais et russe » a terminé ses travaux.

Avant la séance finale, des distinctions « Mérite dans le domaine de la tolérance – 2013 » ont été remises.

Cette distinction est conférée par la fondation « Tolérance » à ceux qui œuvrent à la promotion de la collaboration et de la mise en place de bonnes relations entre représentants de différentes confessions et de différents peuples sur la base du principe d’égalité.

L’éminente distinction a été remise au métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et à l’archevêque en retraite Henryk Muszynski, ancien métropolite de Gniezno et Primat de Pologne.

A Varsovie, fin de la conférence « L’avenir du christianisme en Europe : le rôle des Églises et des peuples polonais et russe »
A l’issue de la cérémonie, le métropolite Hilarion a remarqué qu’il considérait cette distinction comme une reconnaissance de l’efficacité des efforts entrepris pour promouvoir la réconciliation des peuples polonais et russe et le développement de la coopération entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique de Pologne. « Nous nous inspirons de l’exemple du Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et de l’archevêque Jozef Mihalik, qui ont signé l’an dernier un message historique adressé aux peuples de Pologne et de Russie, a poursuivi le métropolite Hilarion. Aujourd’hui, nos rencontres sont consacrés à une réflexion sur les termes de ce message, sur les moyens d’appliquer ce qu’ils préconisent. J’aimerais souhaiter à tous ceux qui ont participé à la conférence qu’ils continuent sur cette voie, afin que nous ne parvenions pas seulement à nous tolérer, mais à nous comprendre pleinement, afin que, suivant les termes du message, chaque Russe voit un frère dans chaque Polonais, et vice-versa. Dieu fasse qu’il en soit ainsi, Dieu fasse que la nouvelle page que nous avons commencé à rédiger, continue le livre de l’histoire de nos relations, que celles-ci ne soient plus troublées, mais se développent progressivement pour le bien de nos peuples et la gloire de Dieu. »

La séance de clôture, dont le thème était « Russie – Pologne. Orthodoxie – catholicisme. Avenir » était présidée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du DREE, l’évêque W. Polak, secrétaire général de la Conférence épiscopale de Pologne.

Au cours de son intervention, le président du DREE a constaté : « Nos histoires ont beaucoup en commun, mais c’est dans notre situation actuelle et dans la façon dont nous envisageons l’avenir qu’il y a le plus de similitude. J’estime que nous devons nous rencontrer plus souvent afin de discuter de problèmes concrets. Parmi eux, la présence des symboles chrétiens dans l’espace public des pays européens, la défense des valeurs chrétiennes traditionnelles, dont les valeurs familiales, la naissance et l’éducation des enfants, la défense de la vie humaine de la conception à la mort naturelle, etc. Sur tous les points que je viens de citer, orthodoxes et catholiques sont parfaitement d’accord. Nous avons de quoi dire au monde laïc, nous pouvons aider les gens à trouver leur chemin et à vivre conformément à la doctrine morale chrétienne. » Le métropolite a également cité la collaboration dans le domaine de l’enseignement, les échanges culturels, le développement des pèlerinages, de l’action caritative et du ministère social.

Le président du DREE a constaté que les contacts russo-polonais pouvaient se développer dans les sphères les plus variées.

« Les contacts entre nos Églises se développent de façon positive et dynamique, nous avons été témoins de moments historiques comme la signature du message commun aux peuples de Russie et de Pologne l’an dernier. En même temps, la méfiance mutuelle existe toujours. Nous comprenons que pour dépasser les ressentiments accumulés, il faudrait non pas une année, mais plus d’une décennie, et même plus d’une génération. Les Églises apportent une réelle contribution à l’œuvre de réconciliation entre nos peuples. Je suis donc plus enclin à l’optimisme qu’au pessimisme ».

Répondant à une question sur une éventuelle rencontre entre le Patriarche de Moscou et le Pape, le métropolite Hilarion a répondu qu’il ne pouvait pas dire actuellement quand cette rencontre deviendrait possible.

« Nous disons toujours que, puisque cette rencontre sera historique aucun Patriarche de Moscou et de toute la Russie n’ayant jamais rencontré aucun Pape, elle doit être préparée avec beaucoup de soin et de précaution. Nous avons moins en vue l’aspect protocolaire que le contenu de la rencontre. Il faut déterminer quels fruits nous en attendons. Elle n’est pas un but en soi, ce qui compte, c’est de commencer une nouvelle page dans les relations entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique romaine. De même que les relations entre la Pologne et la Russie, les relations entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique romaine ont été assombries par des conflits, des malentendus, du prosélytisme. Même au XX siècle, nous avons dû faire face à une situation dont les plaies restent vives aujourd’hui encore : dans les années 80-90, les gréco-catholiques d’Ukraine occidentale expulsaient les orthodoxes de leurs églises, il reste encore des villes et des villages dans lesquels les orthodoxes n’ont plus de lieu de prière. Et je pense que cette rencontre doit tout naturellement ouvrir une nouvelle page, mais nous devons auparavant tourner les pages précédentes. »

Si une rencontre a lieu entre le Pape et le Patriarche de Moscou, l’un des thèmes centraux en sera la situation des chrétiens au Moyen Orient et dans tous les pays où les chrétiens sont persécutés. Il faudrait discuter des mesures à prendre pour tout au moins arrêter l’exode massif des chrétiens des régions où ils ont vécu des siècles durant et qui sont de plus le berceau du christianisme.

Le métropolite Hilarion a ensuite répondu à une question sur l’essence de « l’âme russe », qui, selon lui, a été modelée par la foi orthodoxe.

Au soir du même jour, les délégués participants à la conférence « Avenir du christianisme en Europe : le rôle des Églises et des peuples polonais et russe » ont assisté avec la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou aux vêpres célébrées dans la cathédrale catholique Saint-Jean-Baptiste de Varsovie.

Après la célébration, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a lu le document final de la conférence, repris ensuite en polonais.

Une réception officielle a terminé les travaux de cette conférence, qui s’inscrivait dans la ligne du message commun aux peuples de Russie et de Pologne signé le 17 août 2012 par le Patriarche de Moscou et le Président de la conférence épiscopale de Pologne.

Lien et Photos

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Décembre 2013 à 21:48 | 0 commentaire | Permalien

Balamand- Liban - 3 décembre 2013 - Le primat de l'Eglise grec-orthodoxe d'Antioche, le Patriarche Jean X (YAZIGI), a lancé aujourd'hui un appel urgent à toute conscience humaine et à tous les hommes de bonne volonté pour la libération des moniales retenues et des orphelines. "Je lance un appel, a indiqué le Patriarche Jean X, en comptant sur le brin de conscience que Dieu a planté dans tous les êtres humains, en ce compris les responsables de cet enlèvement, pour libérer nos sœurs saines et sauves.

Nous faisons un appel à la communauté internationale et à tous les gouvernements du monde entier pour libérer les moniales de Sainte Tècle et les orphelines qui sont retenues en otage depuis hier. La séquestration des moniales jusqu'à ce moment, en dépit de tous les contacts déployés, constitue une agression criante à l'encontre de la dignité des personnes humaines et de la voix de la paix et de la prière dans les contrées syriennes et dans tout l'Orient."

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Décembre 2013 à 18:56 | 3 commentaires | Permalien

Colloque international "Entre Orient et Occident : le culte de Saint Nicolas en Europe (Xe - XXIe siècles)"
Colloque international sous la direction de Catherine Guyon, Catherine Vincent et Véronique Gazeau

Saint Nicolas est sans doute le saint qui, dans les pays d’Europe, a connu et connaît encore la popularité la plus grande, la plus durable et la mieux partagée entre l’Orient et l’Occident. De l’évêque de Myre à l’ami des enfants qui a inspiré le personnage du père Noël, la figure de Nicolas a suivi des cheminements complexes qui sont à l’origine de sa présence encore très vivante dans les cultes et l’imaginaire de nos sociétés contemporaines, par-delà les frontières politiques et culturelles. La richesse de cette figure a retenu depuis longtemps l’attention des chercheurs mais de nombreux pans de son histoire restent à préciser. Dans la continuité d’une rencontre tenue à Bari en 2010, principalement consacrée aux domaines italien et français, le présent colloque envisage l’histoire du culte de saint Nicolas à l’échelle de l’Europe entière.

Rassemblant 25 chercheurs universitaires de sept nationalités différentes, il se tient à Lunéville et à Saint-Nicolas-de-Port au moment des fêtes de la Saint-Nicolas d’hiver (6-7 décembre 2013) et bénéficie du soutien de nombreuses institutions universitaires (Université de Lorraine, CRULH, Institut Universitaire de France, Université de Paris X Nanterre, CRAHAM, AIRS, Saint-Pétersbourg) et de collectivités territoriales lorraines (Conseil général de Meurthe-et-Moselle, Villes de Lunéville et de Saint-Nicolas-de-Port, Communauté de communes du Lunévillois).

Après avoir rappelé les origines de saint Nicolas à travers les apports récents des fouilles archéologiques du groupe épiscopal de Myre-Demre en Turquie et les textes de la translation de ses reliques à Bari, les intervenants se pencheront sur le développement de son culte à travers l’Europe, depuis les empereurs byzantins et ottoniens en passant par les prélats réformateurs francs et les clercs des universités médiévales, jusqu’aux marchands et artisans de la Mitteleuropa, à la lumière de multiples indices (vies de saints, dédicaces, onomastique et toponymie, reliques et reliquaires, sceaux, enseignes de pèlerinage et objets de dévotion…). L’iconographie sera largement abordée à travers des exemples d’Orient (icônes et images populaires) et d’Occident (enluminures, fresques, vitraux). La démarche proposée, qui s’inscrit dans la longue durée, inclut également les apports des enquêtes ethnologiques et abordera les formes prises par les fêtes et les traditions dans leurs variations régionales, lorraines et alsaciennes, slaves, latines, hispaniques et anglo-saxonnes.

Ce colloque sera jumelé avec quatre expositions qui se tiendront à Lunéville et à Saint-Nicolas-de-Port, ainsi qu’avec des visites de la basilique portoise et des vestiges du prieuré de Varangéville ; il s’achèvera par la grande fête de saint Nicolas (défilé de chars, procession aux flambeaux à la basilique).

PROGRAMME ICI
Programme des expositions disponible ICI dont d'icônes byzantines et russes de saint Nicolas.
Colloque international "Entre Orient et Occident : le culte de Saint Nicolas en Europe (Xe - XXIe siècles)"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Décembre 2013 à 15:03 | 0 commentaire | Permalien

Des moines harcelés par des extrémistes juifs à Jérusalem
La police israélienne, informée des incidents les plus sérieux, a procédé à quelques arrestations.
Correspondant à Jérusalem

Crachats, pneus crevés, graffitis blasphématoires: les moines bénédictins de l'abbaye de la Dormition, à Jérusalem, sont depuis plusieurs mois la cible d'un harcèlement incessant. Début octobre, la tension est montée d'un cran lorsqu'une quinzaine de tombes ont été vandalisées dans un cimetière protestant attenant au monastère. «Nous ne sommes plus dans le cadre d'une simple querelle de voisinage, s'inquiète le frère Nikodemus, porte-parole de la communauté, et nul ne sait comment tout cela va finir…»

Les douze moines et la vingtaine d'étudiants qui ont élu domicile au sommet du mont Sion, à deux pas de la Vieille Ville, imputent leurs tourments à de jeunes extrémistes juifs qui gravitent autour de l'école talmudique voisine. À entendre les religieux, certains étudiants de la Yeshiva Diaspora toléreraient mal la proximité du monastère sur ce site auquel les deux religions accordent une grande importance. «À la nuit tombée, on ne peut plus sortir sans se faire cracher dessus ou sans qu'un jeune éméché nous dise de retourner dans notre pays», raconte le frère Nikodemus.

La police israélienne, informée des incidents les plus sérieux, a procédé à quelques arrestations. Début octobre, deux élèves de la Yeshiva Diaspora ainsi que deux jeunes colons récemment bannis de Cisjordanie en raison de leur comportement violent ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur la profanation du cimetière luthérien. À en croire les moines, cependant, les suspects ont aussitôt été relâchés et les autorités ne montrent qu'un empressement limité à réprimer ces agissements.

Selon les riverains, c'est l'atmosphère du quartier tout entier qui s'est progressivement viciée au cours des derniers mois. Fin mai, des inconnus ont crevé les pneus de plusieurs voitures garées devant l'abbaye et tagué, sur ses murs, «Jésus est un singe». Une autre inscription faisant référence à «Havat Maon», un avant-poste illégal démantelé quelques jours plus tôt en Cisjordanie, semble pouvoir être imputée à des colons mécontents. Début novembre, par ailleurs, des inconnus ont grièvement blessé un employé palestinien du restaurant attenant à la Yeshiva Diaspora. Les policiers ont interpellé dans la foulée trois élèves de l'école talmudique.

«Certains jeunes en perte de repères»

«Il s'agit d'un malentendu, proteste le rabbin Avraham Goldstein, directeur de l'établissement. Depuis la fondation de la Yeshiva Diaspora, en 1966, nous nous attachons à délivrer un message de paix et d'harmonie entre les religions. Je n'imagine pas un instant que nos étudiants aient pu se rendre coupables de pareilles violences…» Poussé dans ses retranchements, le rabbin concède tout juste que la Yeshiva Diaspora attire «certains jeunes en perte de repères». Mais il réfute toute implication dans la dérive violente de certains d'entre eux. Suite Le Figaro
Des moines harcelés par des extrémistes juifs à Jérusalem


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Décembre 2013 à 09:32 | 1 commentaire | Permalien

Le cardinal Stanislaw Dziwisz, l'archevêque de Cracovie, a annoncé dimanche avoir invité le patriarche orthodoxe russe Kirill à participer aux Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) catholique, prévues pour juillet 2016 dans cette ville du sud de la Pologne.

«Le patriarche est attendu avec un grand enthousiasme». Sa venue «est le voeu de beaucoup de gens», a déclaré Mgr Dziwisz à la presse.L'archevêque de Cracovie, ancien secrétaire particulier du pape polonais Jean Paul II, a transmis cette invitation au métropolite Hilarion, le haut responsable orthodoxe chargé des relations extérieures du patriarcat russe.

La miséricorde, mot clé du nouveau pontificat, a été retenue par le pape François comme thème des Journées mondiales de la jeunesse à Cracovie, ancien fief de Jean Paul II Instaurées par le pape polonais mort en 2005, les JMJ ont lieu chaque année, mais seulement une fois tous les deux ou trois ans, elles donnent lieu à un rassemblement mondial avec le pape, comme en juillet dernier à Rio de Janeiro. Suite AFP http://www.lapresse.ca/international/europe/201312/01/01-4716495-le-patriarche-orthodoxe-russe-kirill-invite-aux-jmj-a-cracovie.php

Rédigé par Vladimir Golovanow le 2 Décembre 2013 à 08:02 | 0 commentaire | Permalien

 Cinq ans depuis la naissance au Ciel de Sa Saintété le Patriarche Alexis II +
Chers frères et sœurs !

Il y a cinq ans, est né au Ciel Sa Sainteté le Patriarche ALEXIS II de Moscou et de toute la Russie
A cette occasion LE MERCREDI 4 DECEMBRE, après l'office du soir, UNE PANNYKHIDA sera célébrée à la Cathédrale des Trois Saint Hiérarques Début de la Pannykhida – 19h30

Une soirée commémorative suivra l'office dans la salle paroissiale
Adresse de l'Eglise : 5, rue Pétel - 75015 Paris

 Cinq ans depuis la naissance au Ciel de Sa Saintété le Patriarche Alexis II +
Дорогие Братья и Сестры!
В этом году исполняется 5 лет со дня кончины Святейшего Патриарха Московского и всея Руси АЛЕКСИЯ II

В связи с этим в СРЕДУ 4 ДЕКАБРЯ в храме Трех Святителей после вечернего богослужения будет совершена ПАНИХИДА по приснопамятном Святейшем Патриархе Начало в 19.30 После этого в приходском зале состоится вечер памяти.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Décembre 2013 à 13:14 | 4 commentaires | Permalien

A Istanbul, la délégation du Saint-Siège a rencontré le Patriarche Bartholoméos 1er.

La paix au Moyen Orient et la sauvegarde de la liberté religieuse dans le monde sont au cœur du message que le pape François a adressé au Patriarche œcuménique de Constantinople Bartholoméos 1er à l’occasion de la fête liturgique de Saint-André. Ce message, qui contient par ailleurs un vibrant appel en faveur de l’unité des chrétiens, à été lu par le cardinal Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens, à la fin d’une Divine Liturgie célébrée en l’église patriarcale du Phanar.

Comme chaque année, une délégation du Saint-Siège participe aux festivités organisées à Istanbul. De la même manière, chaque année, une délégation orthodoxe vient à Rome le 29 juin, solennité des saints Pierre et Paul. Dans son message, le Souverain Pontife réaffirme que la solution des conflits au Moyen-Orient passe par la négociation, le pardon et la réconciliation ainsi que par la reconnaissance des droits des peuples et il encourage les chrétiens de la région à rester sur leurs terres d’origine. SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Décembre 2013 à 12:00 | 0 commentaire | Permalien

1 ... « 123 124 125 126 127 128 129 » ... 279


Recherche



Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile