Questions sur l'Eglise du XXIe siècle en Russie. (1) Défendre les intellectuels
Dans le cadre de la VIIIe conférence annuelle consacrée à la vie et à l'œuvre du père Alexandre Men, qui s'est tenue à Serguiev Possad les 9-10 septembre 2013, une table ronde a été consacrée au livre «l'Église dans la Russie postsoviétique» (Moscou, mars 2013) de Serge Tchapnine cf. publications PO
Ce très riche débat à mis en évidence plusieurs défis adressés à l'Eglise par le monde actuel. Certains éclairent la situation spécifique de l'Eglise en Russie, d'autres s'adressent aussi à notre société et je me propose de les traiter point par point.

I. Défendre les intellectuels

De façon assez surprenante pour moi, ce sont les débats intellectuels à l'intérieur de l'Eglise en Russie qui se retrouvent en tête des questions abordées, et le compte rendu qui en est fait ne donne pas de conclusion claire puisque nous voyons trois points de vue très différents:

Pour Serge Tchapnine, qui se voit évidement comme un intellectuel religieux, la défense de l'intelligentsia religieuse en tant que groupe social est l'une des questions importantes à l'heure qu'il est. Le génocide social du XX siècle ayant éliminé tous les principaux groupes sociaux de l'Empire russe (clergé, corps des marchands, paysannerie, cosaques(1)), la population nourrit maintenant le désir inconscient d'en finir: il ne subsiste plus que deux groupes sociaux, les fonctionnaires, bien protégés, et les intellectuels, qui dérangent; d'où l'envie qui ressort d'écraser ces derniers.

L'archiprêtre Alexandre Borisov souligne que le problème de la critique et du rejet des intellectuels prend place dans le rapprochement de l'Église et du pouvoir en s'appuyant sur le "vulgum pecus" (2); cela est particulièrement dangereux, car la force principale de l'Église se trouve justement dans son élite intellectuelle. Et cette espèce de guerre civile intellectuelle met de fait en évidence les formes de pensée soviétiques qui imprègnent la conscience de la société postsoviétique et la discussion du livre de Serge Tchapnin, malgré la spécificité du sujet, pourrait être utile à toute la société au delà du cadre de l'Eglise.

L'igoumen Nikon Belavenets, aumônier du mouvement monarchiste "Pour la Foi et la Patrie" (3), souligne que le débat le plus acharné se passe entre les intellectuels de l'Eglise eux-mêmes, et non entre «une intelligentsia libérale» et des militants ultraconservateurs qui l'attaqueraient. "Les intellectuels qui sont entrés dans l'Église, y compris comme moines et clercs, règlent leurs comptes entre eux. A nous d'en délimiter le terrain" dit l'article.

A suivre…

Notes

(1) La noblesse n'est curieusement pas citée!
(2) L'article utilise le mot "oбыватель" que le dictionnaire définit comme "personne privée de tout point de vue social, vivant seulement pour ses petits intérêts"….
(3) Il avait appelé en octobre 2010 "à débarrasser immédiatement la carte de Moscou du nom du régicide Voïkov"
D'après PRAVOSLAVIE I MIR .

V.G.


Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 30 Septembre 2013 à 19:28 | 0 commentaire | Permalien

Une délégation de l’Eglise grecque orthodoxe, conduite par le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Yohanna X Yazigi, était ces jours-ci au Vatican. L’occasion pour le pape de renouveler son appel à prier pour la paix en Syrie et au Moyen Orient au cours de l’angélus dominical.

Lors de la messe qu’il a célébrée ce matin, 29 septembre 2013, place Saint-Pierre, pour la « Journée des catéchistes », le pape a salué chaleureusement le patriarche, au début de la célébration puis a échangé un geste de paix avec lui après la consécration.

Introduisant l’angélus, à la fin de la messe, le pape s’est à nouveau tourné vers ce « frère », invitant la foule à prier pour la paix au Moyen Orient : « J’adresse un salut particulier à mon frère Sa Béatitude Yohanna X, Patriarche grec orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient. Sa présence nous invite à prier encore une fois pour la paix en Syrie et au Moyen Orient. »

Le patriarche et sa délégation ont été reçus par le pape François lors d’une rencontre fraternelle, vendredi dernier, 27 septembre : « nous avons parlé de la présence des chrétiens au Moyen-Orient : c’est une question très importante en ce moment, parce que beaucoup quittent la Syrie, le Liban, pour d’autres pays. Nous ne pouvons pas accepter un Moyen Orient sans le visage du Christ », a expliqué le patriarche au micro de Radio Vatican....SUITE Anne Kurian

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Septembre 2013 à 15:20 | 1 commentaire | Permalien

« L'Occident rejette les principes moraux et toute identité traditionnelle, qu'elle soit nationale, culturelle, religieuse ou même sexuelle... On mène des politiques mettant sur un pied d'égalité les familles nombreuses et les familles homoparentales, la foi en Dieu et la foi en Satan... ».

Novgorod a accueilli, du 16 au 19 septembre, la 10e édition du "Club Valdaï". Ce club international de discussion a la particularité d’accueillir des hommes politiques et des acteurs de la vie publique, indépendamment de leur appartenance à un parti politique. Il y a 10 ans, le "Club Valdaï" a été mis en place comme une possibilité de rencontre informelle de l’élite intellectuelle russe et occidentale. Mais dernièrement, le Club est devenu un forum unique, regroupant des experts du monde entier et des intellectuels qui, comme la pratique l’a montré, ne se sont presque jamais trompés dans leurs prévisions et leurs recommandations. Plusieurs personnalités françaises avaient fait le déplacement et l’opposition y était largement représentée.

Le renforcement de l'identité nationale porte "un caractère fondamental"

Le président Poutine a fait de l’identité nationale russe, un thème important de ce 10e sommet, invitant les représentants de toutes les forces politiques russes à participer à ce débat. Pour le président, la Russie ne pourra aller de l'avant sans une identité culturelle et spirituelle. "Sans cela nous ne pourrons pas résister aux défis externes et internes, nous ne pourrons pas gagner face à la concurrence globalisée" a-t-il insisté.

La question de l'identification et du renforcement de l'identité nationale porte, d'après lui "un caractère fondamental" pour la Russie. L'absence d'une idée nationale fondée sur l'identité nationale faisait le jeu de cette partie de l'élite qui "préférait voler"; de plus, "les emprunts grossiers et les tentatives de civiliser la Russie de l'extérieur n'ont pas été acceptés par le peuple".

Refus du mauvais exemple occidental

Le chef d'état refuse de suivre l'exemple de l'Occident, qui rejette ses racines "y compris les valeurs chrétiennes qui sont à la base de la civilisation occidentale". Pout lui, "cela revient à nier toutes bases morales et toute identité traditionnelle: nationale, culturelle, religieuse ou même sexuelle".

"On fait une politique qui met sur le même plan les familles nombreuses et les familles homoparentales, la foi en Dieu et la foi en Satan... Les excès du politiquement-correcte en arrivent à ce que l'on puisse parler d'enregistrement des partis qui ont pour but de promouvoir la pédophile. Dans plusieurs Etats européens les gens ont honte et craignent de parler de leur appartenance religieuse; on y supprime les fêtes religieuse ou on les appelle pour cacher honteusement le sens de cette fête, et c'est ce modèle qu'on veut agressivement imposer au monde entier" continue V.Poutine.

Pour lui "c'est une voie tout droit vers la dégradation et "primitivisation", vers une profonde crise démographique et morale". "Sans les valeurs qui se trouvent dans le christianisme et dans d'autres religions mondiales, sans normes morales élaborées durant des millénaires les gens perdront inévitablement toute dignité humaine".

"Nous pensons normal et juste de défendre ces valeurs. Il faut respecter le droit de à la différence de toute les minorités, mais les droits de la majorité ne doivent pas non plus être mis en doute", a-t-il souligné.

Autres principes fondamentaux

Ce fut pour lui l’occasion de préciser également que trois types d'idéologie ne lui convenaient pas :
• celle de l'époque soviétique abandonnée à jamais par la société ;
• celle de la monarchie et du conservatisme fondamental de ceux qui idéalisent la Russie prérévolutionnaire ;
• et celle de l'ultralibéralisme occidental.

Par ailleurs, certaines lignes rouges ne doivent pas être franchies et sont intangibles : les principes de souveraineté, d'indépendance et d'intégrité de la Russie.

Sources Interfax religion
Traduction V.G. et ProRussia TV

Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 29 Septembre 2013 à 15:43 | 18 commentaires | Permalien

La basilique sainte Sophie bientôt (re)transformée en mosquée?
Le Parlement turc a accepté d’examiner la demande de reconvertir la basilique Sainte-Sophie de Constantinople en mosquée. Cette demande a été soumise par un comité qui voudrait que Sainte-Sophie redevienne un lieu de prière islamique. (ANSA). Rappelons que la basilique Sainte-Sophie a été transformée en mosquée immédiatement après la chute de Constantinople en 1453. Depuis 1935, elle fonctionnait comme musée - Musée Ayasofya (qui signifie « sagesse sacrée »).

Cette création spectaculaire présente à l'intérieur comme à l'extérieur une riche histoire qu'elle a portée au fil des ans malgré les différentes étapes et transformations propres aux évènement et changements qui ont eu lieu au cours des différentes époques. En 360 ap. JC. à l'endroit exact où nous contemplons aujourd'hui Sainte Sophie, l'empereur Constantin a demandé la construction d'une église (en bois) en plein centre-ville. Après l'incendie qui l'a détruite, la construction d'une autre église encore plus colossale et forte a été demandée (par l'empereur byzantin Théodose) qui a été inaugurée en 416. On peut encore observer quelques ruines de cet édifice dans l'actuelle église-musée. Et c'est à l'époque de l'empereur Justinien que la construction que nous connaissons aujourd'hui a été achevée (sa construction aura duré 5 ans et 10 mois)

La basilique sainte Sophie bientôt (re)transformée en mosquée?
L'ordre Saint-André des archontes du Patriarcat œcuménique, sous la plume de Nicolas Manginas, a fait part de sa forte crainte de voir la basilique Sainte-Sophie de Constantinople transformée en mosquée après la transformation de musées en mosquées des antiques églises Sainte-Sophie à Nicée et Sainte-Sophie de Trébizonde. Certains groupes en Turquie agissent pour préparer l'opinion à cela.

Il mentionne ainsi un dossier de 12 pages, en turc et en anglais, du magazine de Turkish Airlines, Skylife, d'août 2013, sur la basilique Sainte-Sophie, qui évoque seulement la période ottomane lorsqu’elle était une mosquée.

Nicolas Manginas cite notamment un entretien donné en février dernier par le patriarche œcuménique Bartholomée où celui-ci, en réponse à une question sur ce sujet, a observé "Pour ce qui est de Sainte-Sophie à Istanbul, elle a servi d'église chrétienne pendant plus de 1000 ans. Si il s'agit de ré-ouvrir ce lieu en tant que lieu de culte, alors ce doit être une église chrétienne. Parce qu'elle a été construite pour être une église et non une mosquée."


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Septembre 2013 à 12:31 | 12 commentaires | Permalien

Monseigneur Hilarion, Président du DREE du patriarcat de Moscou, estime que la majorité des moines russes ont une attitude de rejet à l'égard de la science et du savoir.

"Il faut reconnaître que nous n'avons pas de "monastères savants", de moines qui se consacrent à la recherche. La défiance à l'égard de la science, de l'instruction et de l'étude se maintiennent dans le milieu monacal, cela malgré les efforts de la hiérarchie en vue d'améliorer le niveau d'instruction des moines et des moniales.

Ces préjugés se fondent sur l'idée reçue selon laquelle les connaissances ne seraient pas utiles au salut et que la science serait incompatible avec l'humilité et l'ascétisme monastique.

Or, l'histoire des monastères qui ont œuvré pour la diffusion des savoirs et la recherche montre tout le contraire. Saint Ignace (Briantchinov), grand ascète, assidu dans la prière, conseillait à l'archevêque Léonide (Krasnopevkov) d'apprendre le grec et d'étudier l'histoire de l'Eglise ainsi que d'autres matières. Saint Ignace précisait - ne délaissez pas les sciences laïques, elles parachèvent les connaissances spirituelles.

Nous faisons tout notre possible pour reconstruire les monastères oubliant ce faisant la nécessité de reconstituer la tradition monacale. Cela entend non seulement le devoir d'obéissance mais aussi la recherche scientifique et la diffusion du savoir. Il nous faut des moines doctes et instruits ; pour que cela se fasse il nous faut des "monastères savants". Les frères et les sœurs pourraient y étudier et disposer du temps indispensable pour lire et pour rédiger, pour s'adonner à la théologie. Des conditions propices doivent être mises en place pour ces moines et moniales instruits afin qu'ils puissent s'épanouir spirituellement".

Traduction Nikita Krivochéine
Lien: Митрополит Иларион обеспокоен обскурантизмом русского монашества

Lire également: P. Ioann Kopeïkin: "L’Eglise a besoin des ministres bien formés, des jeunes gens bien instruits"

Le métropolite Hilarion regrette  l'esprit d’inertie intellectuelle  qui prévaut  dans les monastères russes

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Septembre 2013 à 15:06 | 0 commentaire | Permalien

Hommage à l'ACER
NICOLAS ROSS

L'Action chrétienne des étudiants russes fête ses 90 ans

Pour rendre hommage à ce mouvement, qui a joué un rôle considérable dans la vie religieuse et culturelle de l'émigration russe et dont je me suis personnellement souvent senti proche, j'ai pris l'initiative de proposer sur ce Blog "Parlons d'orthodoxie" la traduction de larges extraits d'une allocution du père Serge Boulgakov prononcée le 21 novembre 1933 à Paris, alors que l'ACER fêtait ses 10 ans. Elle a été publiée (en russe) dans le Vestnik R.S.Kh.D., 1934‒1, pp. 5-6.


Notre étendard

Je ne peux concevoir l'Action chrétienne des étudiants russes en rupture avec toute l'histoire de la culture russe et l'histoire de l'orthodoxie russe. Notre mouvement est né ici, à l'étranger, de manière totalement indépendante, issu des profondeurs de la conscience de la jeunesse russe. Mais il ne faut pas oublier qu'il est le prolongement direct de ce mouvement religieux de l'intelligentsia russe qui est apparu longtemps avant la dernière guerre dans les milieux les plus cultivés de la société russe. Les slavophiles, Dostoïevski, Vl. Soloviev et de nombreux autres penseurs, membres de la Société philosophique et religieuse de Moscou et de Saint-Pétersbourg, étaient à la tête de ce mouvement, de ce retour de l'enfant prodigue, qui avait erré sur les voies erronées de l'athéisme et de l'hostilité à l'Église. [...]

Je conçois notre ACER ici comme le point culminant d'une mouvement unique, dont les origines se trouvent là-bas [en Russie], d'un mouvement qui apporte la preuve qu'un haut niveau de culture, de science et d'art conduit à la religion et n'est aucunement lié, comme on le pensait naguère, à un positivisme inéluctable, au matérialisme et à l'athéisme. [...]

Notre étendard est l'étendard de Constantin, il porte l'inscription "Par ce signe tu vaincra". Son tissu est usé et troué par des balles, mais je crois fermement que vous ne l'inclinerez pas devant d'autres forces hostiles. Cependant, même s'il vous arrivait de faiblir et de l'incliner, d'autres générations, qui vous succéderont, ne manqueront pas de lever haut notre étendard et de vaincre par lui.
Hommage à l'ACER

Il y a encore une autre mission qui nous a été confiée ici par le cours de l'histoire. C'est la mission du retour à l'unité des chrétiens, la mission de ce qu'on appelle le mouvement œcuménique. Nous, qui sommes dispersés parmi les peuples, pouvons et devons sentir cette mission de manière plus profonde que nos frères restés en Russie et nous devrons un jour leur apporter d'ici notre expérience et notre conscience œcuménique. Nous devons savoir sentir "l'orthodoxie" chez les non-orthodoxes en raison de la conscience que nous avons depuis toujours de la catholicité [sobornost] et de l'universalité [de l'Église].

Et nous devons éviter l'isolement et la solitude dans une conscience privée de charité de la suprématie de notre "orthodoxie". Le monde chrétien souffre du sentiment, de la conscience de sa désunion, qui affaiblit l'œuvre créatrice des chrétiens et retarde la victoire de l'étendard de Constantin.

Trop de choses sont actuellement bâties et décidées par des forces non-chrétiennes ou antichrétiennes. Vos aînés, les penseurs religieux russes du début du XX siècle, vous on légué une grande idée, l'idée de l'œuvre créatrice chrétienne. Elle doit se manifester de plus en plus dans tous les domaines de la culture: la technique, l'art, la science, l'action sociale. C'est en cela qu'est le vrai sens de notre mouvement, qui est né à l'initiative d'acteurs de la vie culturelle et scientifique et c'est seulement à cette condition qu'il pourra conserver le droit de se nommer l'Action chrétienne des étudiants russes. C'est alors seulement que nous vaincrons par notre étendard.
Cet étendard, que je porte avec mes mains faiblissantes et à l'ombre duquel j'espère mourir, vous aurez à le porter avec courage et dignité. Peut-être aurez-vous à le transmettre en Russie, mais, en toute certitude, vous serez amenés à le transmettre aux générations futures.

Hommage à l'ACER

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Septembre 2013 à 14:57 | 4 commentaires | Permalien

Un extrait de « Voyage à travers l’Estonie » de Sergei Moudrow
Témoignage du père Jacob Metsalou, prêtre de paroisse (*)

L'Eglise n'a pas été persécutée qu'en Estonie!

« J'ai vu se produire le schisme en Estonie et je l'ai personnellement vécu, - se souvient le père Jacob; - les schismatiques s'emparaient souvent de nos églises avec l'aide des pouvoirs publics. Si les pouvoirs publics n'étaient pas intervenus nous aurions pu nous mettre d'accord entre nous, mais les pouvoirs publics ont décidé de soutenir le groupe schismatique. Ils ont baptisé "structures d'occupation" les paroisses du patriarcat de Moscou; par endroits ils ont eu recours à la force, même si nous avons pu éviter les excès qui eurent lieu en Ukraine occidentale fin 1980 - début 90 (avec passage à tabac de paroissiens et de prêtres). En Estonie tout se passait plus correctement: oui, le pouvoir soutenait l’entité schismatique, mais il nous a quand même laissé la possibilité de continuer à officier. Que faire? Les gens au pouvoir ne sont pas croyants et regardent tout à travers le prisme de la lutte politique et idéologique.

Je comprends en partie les idées de certains Estoniens (bien que je ne sois pas d'accord): au fond d'eux mêmes ils reprochent à Moscou les persécutions des années1940 et de là leur ressentiment contre l'Église du Patriarcat De Moscou. Mais je ne comprends pas pourquoi ces gens ne veulent pas voir qu'en Russie, Ukraine, Biélorussie l'Église a été martyrisée par le pouvoir athée beaucoup plus qu'en Estonie et notre désir de rester dans le sein du Patriarcat de Moscou reflète notre fidélité à notre évêque titulaire mais n'a rien à voir avec quelque préférence politique que ce soit (comme c'est interprété par les pouvoirs publics).

Le métropolite Stephanos est un obstacle à la réconciliation

Une autre difficulté vient du fait que le chef des schismatiques (L’Église orthodoxe apostolique d'Estonie), le Métropolite Stephanos, (Charalambidès) est un occidental qui, probablement, n'a pas réellement compris les particularités de la situation estonienne, explique le père Jacob. Il nous prend pour des communistes, des Кgbistes à la solde de quelqu'un. Mgr Stephanos vivait tranquillement en France et ne peut pas comprendre quelles persécutions nous avons subies. On nous dit, par exemple, que nous n'avions pas d'écoles du dimanche. Évidement – c'était interdit et donc il n'y en avait effectivement pas! Ils considèrent en fait que notre Église est soviétique, "rouge".

La réconciliation des deux structures ecclésiales est ainsi impossible avec le chef actuel de l'EOAE. Mais si un hiérarque plus réaliste succède au métropolite Stephanos , et si l'influence extérieure change, alors on peut espérer quelque chose … Mais en fait je crois peu à la possibilité de surmonter le schisme: la rupture est profonde et «les Constantinopolitains» doivent reconnaître qu'ils n'ont pas agi correctement: ils se sont emparés de nos églises (avec l'aide de l'Etat) et ils doivent les rendre. Ce serait un premier pas vers la réconciliation pour parler franchement, sans diplomatie superflue. Évidement, nous devons faire preuve d'une certaine délicatesse, comprendre qu'ils ont tous été poussés par la Tentateur. Il ne faut pas dire qu'ils sont si mauvais et passer son temps à les agonir. Bien évidement, aucune concélébration avec les schismatiques n'est admissible, mais des relations normales, humaines, sont indispensables. »

Et le père Jacob admet qu'il sera difficile de changer cette image négative de l'Eglise orthodoxe Russe qui été créée par les médias nationalistes et s'est enraciné solidement dans la conscience de certains citoyens de l'Estonie.

(*) Note biographique: Le père Jacob Metsalou, estonien de souche, est né en 1964 dans la ville de Jykhvi. Etudes au lycée technique agricole de la ville de Ryapina, travaillait len tant qu’agronome à Vil'yandi. Rejoint l'orthodoxie en 1990. Ordonné prêtre en février 1996. Recteur jusqu'à ce jour de différentes paroisses russe.

Source Pravoslavie ru
Traduction V.G.

L’Archiprêtre Igor Prekoup : A propos des problèmes de l'orthodoxie en Estonie

Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 28 Septembre 2013 à 13:35 | 19 commentaires | Permalien

L'Eglise joue un rôle majeur dans la réhabilitation de la perception du saint empereur Nicolas II
V.Golovanow

L'image du saint empereur Nicolas II dans la Russie post soviétique a connu trois périodes notables.

Peu d'intérêt au début des années 1990

A cette époque, la Russie ne connaissait pas d'intérêt profond pour son règne ni sa politique, alors que son image d'empereur mélancolique et politiquement faible n'était pas contestée.

Mais dans la première moitié des années 90, les publications de l'Église orthodoxe russe hors frontières commencèrent à activement pénétrer en Russie ; or, cette Église émigrée canonisa Nicolas II en 1981, et le culte de l'Empereur saint commença à faire son chemin en Russie.Au début des années 90, le Patriarcat de Moscou s'opposait à la canonisation, la commission spéciale formulait des objections tant au sujet de l'abdication, inacceptable selon les canons de l'Eglise, qu'au sujet de la politique intérieure de Nicolas II vis-à-vis de l'Eglise : ce dernier s'opposait à la restauration du patriarcat voulue par l'épiscopat, alors que Pierre le Grand l'avait aboli.

En outre, le sort des corps des membres de la famille royale demeurait inconnu. La découverte des chercheurs Riabov et Avdonine en 1971 était contestée par une partie de l'Église et par certains historiens.

L'Eglise joue un rôle majeur dans la réhabilitation de la perception du saint empereur Nicolas II
Les vues du patriarche Alexis II, héritées de la frange de l'épiscopat prérévolutionnaire extrêmement critique vis-à-vis de Nicolas II, jouèrent également un rôle important. Ils s'inspiraient du Conseil local de 1917-1918, qui eut lieu après la chute de la monarchie et qui élabora des principes importants de la vie de l'Église sans la monarchie.

De plus, le règne de Nicolas fut entaché par son favoritisme envers Raspoutine qui divisa l'épiscopat russe.

Les débats sur la canonisation donnèrent lieu à une quantité importante d'écrits. Le livre Empereur Nicolas, homme de forte volonté, publié par l'émigration russe, fut alors réédité en Russie. De nombreux articles et documentaires réhabilitaient Nicolas II en tant que bon père de famille et « tsar du peuple » avisé.

Dans les premières années après l'effondrement du bloc soviétique, Nicolas était l'une des nombreuses victimes politiques des communistes. Mais dans la première moitié des années 90, son image gagna un sens nouveau.


L'Eglise joue un rôle majeur dans la réhabilitation de la perception du saint empereur Nicolas II
Le tournant de 1996

Après 1996, les positions des libéraux russes furent ébranlées. Le second terme présidentiel de Boris Eltsine était accompagné d'une profonde division de la société russe.

Les espoirs d'une intégration rapide dans le monde occidental avec la disparition du communisme s'envolèrent rapidement. Et Nicolas II devint un symbole important de la résistance conservatrice et du pouvoir sacré russe, protecteur du peuple et de la foi contre le complot mondial de la civilisation occidentale athéiste.

Les actes politiques de Nicolas II sont alors interprétés à travers le prisme de la lutte mondiale pour l'unité du seul bon christianisme, la foi de la « Troisième Rome ».

La famille royale, dans les années 90, garde sa place dans les pages des journaux également grâce à l'instauration par Eltsine en 1993 d'une commission d'identification des corps, dont les recherches se déroulèrent sur cinq ans. Les nombreux débats et expertises cessèrent avec la cérémonie d'inhumation nationale en 1998 seulement.

Par ailleurs, une partie de la société continue à contester l'authenticité des corps même après la décision d'État, cela continue encore à ce jour.

Note de VG: sans se prononcer sur l'authenticité des restes inhumés en 1998, l'Eglise russe décida de canoniser la famille impériale comme morts-martyrs (strastnoterptsy) en 2000. Cela va être le début d'un véritable culte populaire



L'Eglise joue un rôle majeur dans la réhabilitation de la perception du saint empereur Nicolas II
Le culte populaire contre froideur politique

Note de VG: « ceux qui détruisaient ici même les restes des saints martyrs de la famille impériale ne pouvaient probablement pas imaginer que l’on verrait aujourd’hui ici – à l’endroit de la destruction barbare des corps des fusillés à Ekaterinenbourg la nuit du 17 juillet 1918 – l’édification d’un magnifique monastère avec de nombreuses églises accueillant des milliers de pèlerins » déclare en 2009 le Patriarche Cyrille sur les lieux même de la destruction par le feu et l’acide des corps du saint empereur, des saints membres de sa famille et de leurs serviteurs, dans la fosse de Ganina. En 2013, le patriarche annonça soudainement que de nouvelles informations étaient disponibles Note de VG: toutefois aucune nouvelle ne suivit cette annonce… et, bien que le premier lieu d'inhumation de la famille royale (Ganina Yama) devint un lieu de pèlerinage au fil des ans, il se peut que ceux qui considèrent que le véritable lieu de repos se trouve à Porosenkin Log finiront par avoir raison…

Mais les pourvoir publiques ne suivent pas. L'approche de Poutine est froide. Son attitude envers l'histoire est plutôt celle d'un technologue. Ainsi, aujourd'hui, Nicolas II, en tant que dernier empereur porteur d'une vision particulière du pouvoir russe, se fond dans la masse de dirigeants russes. Pour les organes officiels russes contemporains, la victoire de la Seconde Guerre mondiale et le rôle de Staline sont bien plus importants que l'essor économique du temps de Nicolas II. L'image officielle de Nicolas II est l'une des nombreuses images des dirigeants russes prédécesseurs de « l'autoritarisme éclairé » de Poutine. Et, bien entendu, ce n'est pas le dirigeant le plus chanceux, car il ne parvint pas à maîtriser le trouble et refusa la répression de la « révolution orange » version 1917. Néanmoins, il tient une place d'honneur dans la symbolique antilibérale russe contemporaine.



L'Eglise joue un rôle majeur dans la réhabilitation de la perception du saint empereur Nicolas II
La formation de la nation civile post soviétique n'est pas achevée, la société reste divisée.

Elle n'est toujours pas réconciliée avec son passé. Ce n'est pas une « maison » mais un « champ de bataille ». En 1994, selon l'enquête « Quel personnage historique pourrait, selon vous, être qualifié de véritable patriote russe ? », Nicolas II n'arrive même pas parmi les dix premiers. Seulement 5 % des sondés le considèrent comme un patriote. À cette époque, les résultats des sondages d'opinion publique ne le classaient jamais parmi les personnages historiques les plus importants. La situation a radicalement changé vers 2013. Le dernier sondage réalisé par Levada-Center montre que le rôle de Eltsine et de Gorbatchev est jugé positif par 4 et 3% des sondés respectivement. Loin devant, on retrouve Staline (13 %), Brejnev (13 %), Nicolas II (14 %). Nicolas II bénéficie, par ailleurs, du taux d'opinions négatives le plus bas. Il est respecté, sans pour autant être considéré comme un tyran ou un scélérat. Président de la Fédération de Russie pour la troisième fois, Poutine a demandé aux historiens russes de retenter d'écrire une histoire russe cohérente et, selon ses propres termes, « harmonieuse ».

On ne sait pas encore comment cette "histoire harmonieuse" présentera le règne de Nicolas II. Le 400e anniversaire de la famille Romanov est célébré sans grande pompe, sans programme culturel et officiel majeur. Parallèlement, le Kremlin a pris la décision de célébrer un autre anniversaire, celui du début de la Première Guerre mondiale, car la thématique militaire et la « bravoure de l'armée russe » s'inscrivent plus facilement dans le cadre des besoins idéologiques de « l'autoritarisme éclairé ».

Note de VG: L'Eglise, elle, a solennellement commémoré l'évènement par une Liturgie spéciale célébrée le 6 mars dans la cathédrale de l'Assomption du Kremlin, où les empereurs étaient couronnés, et le 9 mars le patriarche Cyrille consacrait son émission à la télévision, "Paroles de pasteur" à cet évènement. "Pour terminer je voudrais souligner que tout est affaire de comparaison. Et si on compare le gouvernement des empereurs à l'action de ceux qui, après eux, ont détruit la grande Russie, l'ont déchirée, ceux qui au XXe siècle ont causé un tort immense aux intérêts nationaux, ils devient alors évident que les empereurs de la dynastie de Romanov nous apparaissent comme un modèle remarquable de l'intérêt porté à l'État et au peuple" souligna le primat.

D'après " Le dernier empereur" Alexandre Morozov, in "La Russie d'Aujourd'hui" 22 juillet, 2013



Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 27 Septembre 2013 à 11:03 | 6 commentaires | Permalien

Nous publions ci-dessous la traduction française, faite par notre séminariste Dimitri Garmonov, de l'interview accordée par le hiéromoine Ioann Kopeïkin, secrétaire de la Commission pour l'échange des étudiants du patriarcat de Moscou. L'interview a été publié notamment sur le site du Département des relations extérieures. Le P. ioann aborde les relations avec les universités de Fribourg, de France et d’Oxford, les perspectives pour les séminaristes étudiant à l’étranger ainsi que l’accueil des étudiants étrangers en Russie.

Père Ioann, pourriez-vous nous présenter l’activité de la Commission pour l’échange d’étudiants ?

La Commission a été créée en 2012 à l’initiative du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Elle comprend le président du Comité pédagogique, des représentants du Département des relations extérieures, de l’École doctorale Saints-Cyrille-et-Méthode, des Académies de théologie de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Le métropolite Hilarion de Volokolamsk préside la Commission. En avril 2012 la première réunion a eu lieu, les premiers candidats ont été choisis pour aller faire les études à l’étranger.

Pourquoi la Commission a-t-elle été créée ?

La tâche principale de la Commission est de régulariser l’échange des étudiants qui faisait déjà partie de l’activité extérieure de l’Eglise russe. De nombreux étudiants ont été envoyés à l’étranger pendant les deux dernières décennies. Selon nos calculs, environ soixante-dix personnes font actuellement leurs études à l’étranger. Avant la création de la Commission, l’échange d’étudiants était possible grâce aux vastes relations étrangères du Département des relations extérieures. Certains évêques envoyaient également leurs étudiants en utilisant leurs contacts personnels avec des professeurs et l’administration de diverses universités. Pendant les deux dernières décennies, les principaux établissements d’études supérieures de l’Eglise russe ont reconnu la nécessité de s’intégrer dans le système international, ce qui a été suivi de l’envoi des étudiants dans des universités européennes. Ainsi l’université Saint-Tikhon de Moscou a atteint de beaux résultats dans le domaine de coopération scientifique et d’échange d’étudiants. Les académies de théologie de Moscou et de Saint-Pétersbourg ont également élargi leurs relations avec les facultés théologiques de l’Europe.

l est le temps désormais d’avoir une nouvelle approche de l’échange d’étudiants. Au cours des dernières années, grâce à l’engagement du patriarche Cyrille, l’Eglise devient de plus en plus présente dans la société : dans la culture, l’enseignement, la science, les débats publiques, les médias. Cela favorise le développement des institutions de l’Eglise à tous les niveaux, ce qui nécessite une quantité importante de spécialistes. Une bonne formation, une vision élargie du monde, une érudition, la maîtrise de langues étrangères, la connaissance de l’évolution de la société, de la culture s’imposent comme qualités indispensables aux jeunes gens désirants servir l’Eglise. Le patriarche Cyrille souhaite relever le niveau de la nouvelle génération des prêtres et des laïcs qui servent l’Eglise.

Ce besoin de jeunes cadres exige une nouvelle approche dans la formation. Les études à l’étranger ne répondent plus à une simple curiosité ou une passion. Les études dans les universités étrangères doivent permettre à un jeune d’être utile à l’Eglise au maximum. L’échange d’étudiants exige désormais une approche stratégique menant aux résultats concrets. L’Eglise a besoin des ministres bien formés, des jeunes gens bien instruits.

Avec quelles universités la Commission coopère-t-elle ?

Le travail de la Commission s’effectue tout d’abord avec les collègues et les amis de longue date de l’Eglise orthodoxe russe. Depuis de longues années, nous avons de bonnes relations avec le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens ainsi qu’avec l’université catholique de Fribourg en Suisse dont le métropolite Hilarion est professeur. L’administration de l’université en la personne du père Guido Vergauwen, recteur de l’université, montre un intérêt authentique à l’héritage théologique russe et accueille chaque année plusieurs de nos étudiants pour des programmes de master et de doctorat. C’était la première université qui a signé une convention avec l’École doctorale du patriarcat, ce qui permet à ses étudiants d’étudier dans les deux établissements en même temps en suivant un programme commun. A la fin des études, ils soutiennent une thèse dans une des facultés et obtiennent deux diplômes : l’un européen et l’autre ecclésiastique.

Grâce au Séminaire orthodoxe russe en France, l’Eglise russe a pu mettre en place la formation de ses étudiants dans les universités parisiennes.

Il y a encore dix ou quinze ans, nous pouvions être fiers de nos relations avec l’université d’Oxford. Cependant, les dernières années ont été marquées par le changement de son corps professoral – il s’agissait avant tout du départ à la retraite du métropolite Kallistos (Ware) – ainsi que du format d’enseignement théologique et de son infrastructure. Revoir nos relations avec l’université d’Oxford et d’autres universités britanniques est une tâche importante pour les années à venir. D’ailleurs, nous développons les contacts avec les écoles théologiques de l’Irlande. Grâce au soutien de l’archevêque Diarmuid Martin, primat de l’Eglise d’Irlande, chaque année un certain nombre d’étudiants de l’Eglise russe peuvent y suivre un enseignement intensif de l’anglais. Nous avons également commencé les discussions avec l’Irlande sur la possibilité de former nos étudiants dans des programmes de long terme.

Nous développons progressivement les relations avec les facultés théologiques d’autres Eglises orthodoxes locales : en Grèce, en Pologne, en Serbie et en Roumanie. Tout d’abord, la qualité de l’enseignement des facultés théologiques dans ces universités s’améliore. Deuxièmement, les étudiants se trouvent dans un milieu orthodoxe et, en même temps, obtiennent un diplôme européen. Enfin, cela permet de maintenir et de renforcer les bonnes relations avec ces Eglises orthodoxes. SUITE Séminaire orthodoxe russe

En russe

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Septembre 2013 à 08:05 | 0 commentaire | Permalien

Une ville des temps bibliques découverte le long de Mer de la Galilée
"Le bateau de la Mer de Galilée est l'artefact le plus célèbre que nous pouvons à présent associer avec la découverte de cette ville! "

Dalmanoutha, une ville des temps bibliques mentionnée dans l'Evangile selon saint Marc, a été découverte le long de Mer de la Galilée (ou "Lac de Tibériade"), située à plus de 200 m au-dessous du niveau de la mer et traversée par le fleuve Jourdain. Ce lieu est celui du baptême de Jésus-Christ par saint Jean-Baptiste, mais aussi l'endroit où le Christ navigua avec ses disciples après le miracle de la multiplication des pains.

Riche en poissons, la Mer de Galilée est réputée pour ses tempêtes violentes à cause des différences de température avec les hauteurs environnantes.

Une ville des temps bibliques découverte le long de Mer de la Galilée
On a découvert une ville remontant à plus de 2000 ans sur la côte du nord-ouest de la Mer de Galilée, dans la vallée Ginosar d'Israël.

La ville antique peut être Dalmanutha (a aussi orthographié Dalmanoutha), décrit dans l'Évangile de Marc comme l'endroit où Jésus a navigué après avoir alimenté miraculeusement 4000 personnes en multipliant quelques pains et poissons, a déclaré Ken Dark de l'Université de Lecture au Royaume-Uni, dont l'équipe, pendant une enquête sur le terrain, a découvert la ville.

Les archéologues ont aussi déterminé que le célèbre bateau (parfois appelé « barque de Pierre » ou « barque de Jésus » NdCR.) daté d'environ 2000 ans et découvert en 1986, a été trouvé sur le littoral de la ville nouvellement découverte. Le bateau a fait l'objet d'une étude il y a deux décennies mais la découverte de la ville fournit de nouvelles informations sur ce qui se trouve autour.

Le bateau de la Mer de Galilée est l'artefact le plus célèbre que nous pouvons à présent associer avec la découverte de cette ville. Il date du premier siècle av. J.-C ou après. Bien qu'il ait été découvert en 1986, la découverte de la ville nous indique qu'il a été trouvé sur le littoral de la ville antique.

L'évangile dit qu'après l'alimentation de 4000 personnes par la multiplication miraculeuse de quelques poisson et pains, Jésus "monta dans le bateau avec ses disciples et est allé à la région de Dalmanutha. Les Pharisiens sont venus et ont commencé à le questionner pour le tester. Ils lui ont demandé un signe du ciel. Il a soupiré profondément et a dit: 'Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? En vérité je vous le déclare, il ne sera pas donné de signe à cette génération'. Et les quittant, il remonta dans la barque et il partit pour l'autre rive." (Mc 8, 10-13)
Une ville des temps bibliques découverte le long de Mer de la Galilée

Durant l'hiver 1986, un exemplaire unique de barque romaine (longueur 8,3 m, largeur 2,6 m, profondeur 1,2 m) pour la pêche et le transport de marchandises a été découvert dans le lac, près de ce qui est généralement considéré comme l'ancienne Magdala /Tarichée. Le carbone 14 situe la construction de cette barque au premier siècle de notre ère, ce qui lui vaut le surnom de « barque de Pierre » ou « barque de Jésus ». SUITE Cristroi.Blog /// Traduit d'un article en anglais
Une ville des temps bibliques découverte le long de Mer de la Galilée

James Tissot, Le miracle des pains et des poissons (La multiplicité des pains) - Brooklyn Museum

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Septembre 2013 à 14:54 | 0 commentaire | Permalien

Le patriarche Cyrille a exprimé ses condoléances au premier-ministre du Pakistan
Le patriarche de Moscou et de Russie Cyrille a exprimé ses condoléances au premier-ministre du Pakistan M. Nawaz Sharif pour déplorer les victimes de l’acte terroriste commis dans une église de Peshawar. Plus de 80 personnes y ont trouvé la mort, on compte 145 blessés. Au moment où l’explosion a retentit une distribution de riz était en cours près de l’église. De 500 à 600 fidèles se trouvaient à l’intérieur de l’église.

Il est dit dans le message de condoléances adressé par le patriarche Cyrille : « C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la nouvelle de l’acte terroriste commis le 22 septembre à Peshawar. C’est un cruel attentat dirigé contre la population chrétienne de votre pays. Il a emporté des dizaines de vies.

Les pouvoirs publics doivent faire leur possible pour protéger les citoyens quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent.

J’exprime mes condoléances aux familles et aux proches des victimes et je prie pour tous ceux qui ont souffert de cette tragédie ». "Pravoslavie i Mir" Traduction "PO"

Le patriarche Cyrille a exprimé ses condoléances au premier-ministre du Pakistan

Rappelons encore qu’au Pakistan, les chrétiens continuent de subir la loi sur le blasphème qui les met à la merci des musulmans et en vertu de laquelle une jeune mère de famille chrétienne, Asia Bibi, a été condamnée à mort et croupit toujours en prison. Une adolescente, pareillement accusée en d’autres circonstances, a dû fuir son pays et se réfugier au Canada. Des hommes politiques et des avocats courageux, eux-mêmes musulmans, été assassinés pour avoir combattu cette loi inique.

Pakistan : Il faut agir pour Asia Bibi condamnée à mort parce que chrétienne !

Solidarité et Prière pour les chrétiens persécutés !

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Septembre 2013 à 12:08 | 1 commentaire | Permalien

La municipalité de la ville de Koursk a déclaré le 25 septembre jour férié. Cette date est la Journée de la ville et elle coïncide avec une procession organisée pour célébrer la présence de l'icône miraculeuse de la Vierge de Koursk qui, depuis, 2009, vient chaque année à Koursk où elle s'était manifestée pour la première fois.
Les fidèles ont à l'égard de cette icône une très grande vénération.

L'icône de la Vierge  de Koursk : la municipalité de la ville de Koursk a déclaré le 25 septembre jour férié
Le XII° congrès de la jeunesse orthodoxe organisé par l’EORHF rassemblera à Paris les représentants de toute l'orthodoxie russe

История чудотворной Курской Коренной иконы восходит к ХIII столетию. В 1295 году, в день Рождества Пресвятой Богородицы, ее обрел в лесу охотник недалеко от Курска, разоренного на тот момент войсками Батыя. В 1597 году по велению царя Федора Иоанновича на месте явления иконы была выстроена церковь во имя Живоносного Источника и основан монастырь Коренная пустынь.

Курская Коренная икона была вывезена из России в Сербию в 1919 году архиепископом Курским и Обоянским Феофаном. По просьбе генерала Врангеля она ненадолго вернулась в Россию и оставалась в Крыму до общей эвакуации Белой армии в 1920 году. После этого икона вновь была привезена в Сербию, где и пребывала до 1944 года.

Митрополит Анастасий (Грибановский) перевез святыню сначала в Германию, а затем, в 1957 году, в США. С этого времени Курская икона пребывает в посвященном ей соборном храме при Архиерейском Синоде Русской зарубежной церкви в Нью-Йорке.

Interfaxe

Mgr Marc Archevêque de Berlin d’Allemagne et de Grande Bretagne : les valeurs chrétiennes en Europe d’aujourd’hui

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Septembre 2013 à 13:01 | 0 commentaire | Permalien

Le 28 septembre - Journée d’Etudes pour le dixième anniversaire du trépas du Métropolite Antoine de Souroge
Salle Paroissiale de l’Eglise de St. Seraphim de Sarov 91 rue Lecourbe, Paris XVe

Journée d’Etudes pour le dixième anniversaire du trépas du Métropolite Antoine de Souroge (+August 4, 2003)

Panykhide pour Métropolite Antoine ( 9h )

Intervenants du matin (10h)

1) Jean François Colosimo (St. Serge), "Le Métropolite Antoine : une pastorale à tous risques de la liberté"

2) Père Sergey Ovsianikov (Amsterdam): Metropolitan Anthony's vision of the Church

3) Madame Hélène Maydanovitch (Moscow), Les vingt ans du projet de publications de Mét. Antoine en Russie (communication lue in absentia

Interventions de l’après midi (14 heure)

4) Père Nocolas Ozoline (doyen, Institut de Théologie Orthodoxe St. Serge) : (titre communiqué ultérieurement) « Quelques souvenirs… »

5) Père Stéphane Headley (Vézelay): sur la vision spirituelle de Métropolite Antoine : “The Freedom to be found in sight”

6) Père Nicolas Lossky (Paris): Métropolite Antoine à Paris jusqu’en 1974

7) L’évêque de Chersonèse, Nestor : synthèse de conclusion

Le 28 septembre - Journée d’Etudes pour le dixième anniversaire du trépas du Métropolite Antoine de Souroge

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Septembre 2013 à 08:40 | 4 commentaires | Permalien

Le 22 septembre, le jour quand l’Église orthodoxe bulgare célèbre la fête de Saint Kozma de Zograf, l’archimandrite Job (Getcha) a visité la Paroisse Orthodoxe Bulgare « Saint Euthyme de Tarnovo ».

L’archimandrite Job est professeur de théologie liturgique auprès de l’Université de Fribourg, de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe de Chambésy et de l’Institut de théologie catholique à Paris. Il est également ancien ami de notre paroisse. Dans son sermon il a insisté sur l’importance du lien qu’unit les chrétiennes d’aujourd’hui avec les Saints apôtres et ainsi avec le Christ-Lui-même.

L’archimandrite Emilian (Bocanovski) dans son allocution a exprimé sa joie de cette proximité spirituelle, que notre paroisse entretient avec l’archimandrite Job, ainsi que son espoir que notre amitié en Christ va continuer à croitre à travers de telles célébrations communes. À l’issus de la Divine liturgie les paroissiens avaient l’opportunité de rencontrer l’archimandrite Job autour d’un thé, tout en entamant avec lui une discussion informelle sur de différents sujets et défis que la société actuelle pose à l’Église et à tous les croyants.

Lien
l’Église orthodoxe bulgare: Visite de l’archimandrite Job Getcha

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Septembre 2013 à 18:41 | 1 commentaire | Permalien

Arkady Mahler: développement de la théologie russe aux XIX - XX siècles
V.Golovanow

Dans l'histoire du développement de la philosophie orthodoxe russe aux XIX - XX siècles on peut mettre en évidence trois étapes qui correspondent en fait à trois courants de pensée.

Les slavophiles


La première étape correspond au mouvement relativement étroit des "slavophiles" du milieu du XIX siècle, qui se fixaient comme objectif de faire renaitre la pensée orthodoxe dans le cadre de la culture sécularisée et occidentalisée qui prévalait à l'époque, mais aussi de reformuler les bases de l'Orthodoxie dans le langage qui leur était contemporain, celui de la philosophie européenne et, plus exactement pour ce qui les concerne, le langage de la philosophie idéaliste allemande.

Le texte programmatique de ce courant était l'étude d'Ivan Kireevsky “Sur la nécessité et la possibilité de nouveaux principes philosophiques” (1856), appelant à créer une nouvelle philosophie russe sur «les bases vraies» de la tradition orthodoxe et simultanément à utiliser la langue philosophique de Schelling. Note de VG: Kireevsky oppose l'harmonie orthodoxe entre la foi et la raison au rationalisme occidental qu'il relie au catholicisme-protestantisme en considérant que toute philosophie dépend de la "religion dominante". Ses idées sont proches de celles de son contemporain A.Khomiakov, généralement considéré comme le chef de file des "Slavophiles".

Arkady Mahler: développement de la théologie russe aux XIX - XX siècles
La “Renaissance religieuse et philosophique russe”

La deuxième étape c'est le grand mouvement de la “Renaissance religieuse et philosophique russe” de la fin XIX –premier quart du XX siècles qui a été lancé par les travaux de Vladimir Soloviev et parmi eux “la Justification du bien” (1897) est une œuvre clé qui présente une nouvelle synthèse entre une pensée fondée sur orthodoxie avec le "platono-schellingisme" et des éléments de l'empirisme scientifique.

On peut dire que Vladimir Soloviev a réalisé ce que les slavophiles voulaient et a lancé un nouveau type du traité philosophique dans la pensée russe, un type de synthèse globale de la théologie orthodoxe, de la philosophie européenne et de la science moderne; les exemples les plus connus en sont "la Colonne et le fondement de la vérité” de Paul Florensky (1914) et La lumière sans déclin ((Svet nevetchernyi, 1917) de Serge Boulgakov qui servent de base aux développements de la "Sophiologie"

Arkady Mahler: développement de la théologie russe aux XIX - XX siècles
"L'Ecole de Paris"

La troisième étape est celle de la pensée orthodoxe des “émigrés russes” à partir des années 1920 et pratiquement jusqu'à la fin du XX siècle. À cette étape apparaît un nouveau courant qui se développe au départ parallèlement à la fin de la génération de “la Renaissance religieuse russe” mais qui s'en distingue fondamentalement. De même que les désignations comme "le slavophilisme" et “la Renaissance religieuse russe ” pour les étapes précédentes doivent être prises avec une bonne part de convention, de même ce nouveau mouvement n'a pas de nom réellement adéquat. Mais en tous cas ses dénominations les plus usitées sont “l'école de Paris”, “le Cercle Eulogien”, "La synthèse néo-patristique"

Note de VG:
les deux dernières dénominations ne sont pas usitées en France; le "Cercle Eulogien” crée une confusion avec une cellule de réflexion créée vers les années 2000 et disparue après le décès Mgr Serge d’Eukharpie

Il s'agit du groupe des théologiens orthodoxes réunis à Paris autour du métropolite Euloge (Guéorguievski), nommé en 1921 par le Patriarche Tikhon (Белавиным) pour le représenter en Europe Occidentale. Le centre institutionnel du nouveau courant à Paris fut d'abord l'Institut de Théologie Orthodoxe St Serge, fondé en 1925 par Serge Boulgakov et ensuite et l'Institut Français Orthodoxe Saint-Denis organisé en 1944 (dans le cadre du Comité Saint-Irénée).

Note de VG: approximations et amalgames gênants. Si le père Serge Boulgakov fut le premier doyen et professeur de théologie dogmatique de l'ITO St Serge, on ne peut pas dire qu'il en est LE fondateur, bien que cette thèse ait cours en Russie. Quand à l'institut St Denis, qui existe toujours, c'est une émanation de l'ECOF, comme le Comité Saint-Irénée. Crée dans le cadre du patriarcat de Moscou, il fut dirigé par Vladimir Lossky jusqu'en 1953, ce qui explique l'importance que lui donne l'auteur, et deux jeunes professeurs de l'ITO, le père Alexandre Schmemann et le professeur Constantin Andronikoff, acceptèrent d'y professer au début (1945-1946), mais se retirèrent rapidement. Le travail théologique des deux institutions n'est pas comparable.

Arkady Mahler: développement de la théologie russe aux XIX - XX siècles
Georges Florovsky (1893-1979), qui fut le premier inspirateur du groupe de Paris, mit en avant l'idée de "synthèse néo-patristique" qui devint l'axe de recherche du courant. L'objectif de la "synthèse néo-patristique" (qu'on appelle aussi parfois "synthèse néo-cappadocienne" ou "palamite") semble à première vue analogue à celui de I.Kireevsky et V.Soloviev: exposer «les fondements absolus» de l'orthodoxie en utilisant la langue philosophique moderne. Cependant la grande différence de "la synthèse" de Florovsky c'est que l'accent n'a pas été mis sur l'utilisation de la langue philosophique contemporaine (comme, de son point de vue, le firent les slavophiles de Soloviev et ses continuateurs), mais sur la renaissance d'une véritable philosophie orthodoxe, une philosophie «de l'hellénisme ecclésialisé» incarnée dans la patristique byzantine. Il est certain que le recours inconditionnel aux normes dogmatiques de la tradition orthodoxe-patristique et la liaison avec l'approche rationnelle-systématique dans l'exposé de ces normes, ainsi que le dialogue avec les contradicteurs, distinguent fondamentalement ce mouvement de la philosophie de “la Renaissance religieuse russe”, son volontarisme dans les questions dogmatiques et son apologie de l'irrationnel. Comme exemples de cette nouvelle "synthèse" de la patrologie il y les études de Florovsky lui-même «les Pères Orientaux de IV siècle» (1931) et «les Pères Byzantins des V-VIII siècles» (1933), et pour l'histoire de la philosophie «La Voie de la théologie russe» (1937). Parmi d'autres noms de ce mouvement il est nécessaire de remarquer – les pères Nikola Afanasiev (1893-1966) et Cyprien Kern (1899-1960), Mgr Basile Krivochein (1900-1985) ainsi que dans la génération suivante les pères Alexandre Schmemann (1921-1983) et Jean Meyendorff (1926-1992). Toutefois la place essentielle dans ce courant, en tout cas pour ce qui concerne l'histoire de la philosophie, revient à Vladimir Nikolaévitch Lossky (1903-1958).

Source: début de l'Introduction au diplôme de maitrise d'Arkady Mahler soutenu en 2004 sur le thème "Théologie orthodoxe et élitisme philosophique dans les travaux de V. Lossky".
Traduction, titres et notes de VG.

Arkady Mahler: développement de la théologie russe aux XIX - XX siècles
Commentaire du rédacteur

Malgré ses simplifications et imprécisions (n'oublions pas qu'il s'agit d'un mémoire de maitrise), je trouve cette présentation très synthétique intéressante pour les non-spécialistes, que nous sommes en majorité, justement par son souci de simplification et sa façon de montrer les points forts de chaque période ainsi que les liaisons entre elles.

La théologie russe est actuellement en train de se réapproprier ces recherches des précurseurs; des ouvrages inaccessibles durant pré d'un siècle sont publiés et la recherche repart vers de nouvelles avancées, forte de ses dizaines de chercheurs, moines et laïcs. Et cela parait d'autant plus important que, en dehors de l'Eglise russe, la théologie orthodoxe n'a pas eu de grandes avancées durant cette période. Il y eut évidement des théologiens ailleurs, principalement au XXe siècle, car il fallut d'abord "digérer les indépendances" des Eglises captives, (le premier Congrès de théologie orthodoxe eut lieu à Athènes en 1936), mais il n'y eut nulle part de "courants constitués" comme ceux de la théologie russe que retrace Arkady Mahler

Leurs apports ont donc enrichi la pensée orthodoxe dans son ensemble et il est intéressant de pouvoir en saisir les grandes idées directrices que montre cette synthèse.

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Arcady Mahler :"Orthodoxie et idée nationale"


Arkady Mahler: développement de la théologie russe aux XIX - XX siècles
Tableau de Olga Zouzkova "L’expulsion en 1922 d’un grand groupe de représentants d’élite intellectuelle russe"
Ольга Цуцкова, «Русская идея. Философский пароход»

Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 23 Septembre 2013 à 11:01 | 1 commentaire | Permalien

V.G.

«Dans toute son histoire l'Eglise orthodoxe russe n'a jamais été aussi indépendante de l'État qu'aujourd'hui» a déclaré le responsable du Département synodal de l’information de l’Eglise orthodoxe russe à l'occasion d'une conférence donnée le 2 septembre à l'Université Orthodoxe Russe, en répondant à la question d'un étudiant sur le caractère des relations entre l'Eglise et l'état. «Depuis le Baptême de la Rus et tout au long de son histoire les influences réciproques entre l'Église et l'état était plus forte qu'actuellement».

Aujourd'hui l'Église «est libre dans la vie intérieure. Jamais jusqu'ici de nouveaux diocèses n'étaient crées sans aucune implication de l'État comme actuellement» a-t-il précisé.


Certains voient une dépendance de l'Église par rapport à l'État dans le fait que l'Église ne se trouve pas en opposition au pouvoir actuel, a continué le représentant du patriarcat. «Mais l'Église n'a pas à se trouver en opposition. La politique est une lutte pour le pouvoir, mais ce n'est là la mission de l'Église— lutter pour le pouvoir», a insisté

V.Legoyda

Source

Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 23 Septembre 2013 à 10:13 | 1 commentaire | Permalien

Le 10 juillet dernier le quotidien digital '"Ejednevny Journal" a mis en ligne un article de Boris Kolymaguine (Moscou), rédacteur en chef de la revue Biblioglobous. Dans ce texte intitulé « Un S.O.S. lancé de Paris » l’auteur traite de la situation actuelle de l’Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale . Il y parle longuement de l’I.T.O.

P.O. n’est pas à même de publier la traduction de l’article dans son intégralité

En voici quelques extraits :

«L’Institut Saint Serge, joyau de la première vague de l’émigration russe lance un S.O.S.
… En mai je suis allé à l’église de l’Institut afin d’y assister aux mâtines. Seuls quatre fidèles étaient présents. Sainte Matrona de Moscou était, étrangement, commémorée par l’officiant. Alors que mère Marie (Skobtsov), une sainte russe de Paris qui avait apporté ses vœux monacaux dans cette église même était curieusement omise dans les répons. La dame qui vendait des cierges s’est plainte des temps troubles « Il nous faut nous placer sous l’omophore du patriarcat de Moscou et cela aux conditions qui avaient été proposées ».


…. La tradition russe de la première vague de l’émigration russe a presque disparu avec l’arrivée des nouveaux fidèles. Les travailleurs migrants se rendent indifféremment dans des églises russes, ou grecques. L’archevêché vit actuellement une période difficile. Constantinople souhaiterait absorber cette entité en la privant de son statut actuel et d’y nommer un évêque vicaire la privant d’un archevêque de plein droit. Nous saurons cet automne si l’archevêché aura réussi à maintenir son autonomie. Si l’absorption par Constantinople se réalisait de nombreuses paroisses russes décideraient de transiter sous l’omophore du patriarcat de Moscou.

Le père Georges Kotchetkov, recteur de l’Institut Saint Philarète à Moscou, connu pour ses activités missionnaires a récemment déclaré dans le cadre d’une interview accordée au périodique "KIFA" : « Il est essentiel, quelques soient les choix politico-ecclésiaux que l’on fait de sauvegarder le patrimoine de la renaissance religieuse russe. Dans la situation actuelle pourquoi ne pas envisager le passage de l’archevêché sous l’omophore du patriarcat de Moscou ? » .

Le père Kotchetkov n’a pas été sans doute compris comme il se doit. Le prêtre pensait de toute évidence à une union semblable à celle réalisée en 2007 par l’EORHF et le patriarcat de Moscou. L’entité autonome maintient ses traditions et garde sa liberté.

Saint Serge est aujourd’hui au bord de la faillite. Les salaires des enseignants et des collaborateurs ne sont pas versés.
…. Des failles sont apparues dans le sol de la colline sur laquelle se situe le métochion, des fissures profondes se sont formées dans l’abside et le clocher.

...............................................
"PO" "IZVESTIA" - une interview avec le père Nicolas Ozoline à propos de la destruction des fresques à Saint Serge

Appel d’urgence de l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge!!!!

MONTGERON : grandeur et décadence… et renouveau

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Septembre 2013 à 10:00 | 24 commentaires | Permalien

Le primat de l'Eglise serbe au Monténégro dit attendre avec impatience la visite du patriarche Cyrille
Le Monténégro s'apprête à accueillir le chef de l'Eglise russe. C'est début octobre que le patriarche Cyrille est attendu à Podgorica dans le cadre d'une visite du territoire canonique de l'Eglise orthodoxe serbe. Cette visite coïncide avec le 1.700e anniversaire de la promulgation de l'Edit de Milan

Le métropolite Amphiloche, primat de l'Eglise serbe au Monténégro a déclaré: " Ce sera un triomphe universel de l'orthodoxie, presque tous les patriarches y seront réunis. C'est dans la ville serbe de Nis que commenceront les solennités. Constantin le Grand y était né, c'est là qu'en 313 a été adopté l'Edit de Milan. Puis les primats orthodoxes se rendront à Podgorica où ils procèderont à la consécration de la cathédrale de la Sainte Résurrection. La visite du patriarche Cyrille est d'une grande importance aux yeux des Serbes résidant dans le Monténégro. Le peuple, les tsars, les orthodoxes russes ont toujours soutenu le peuple serbe dans ses guerres de libération. Ils ont fait construire dans le pays des monastères et des églises.

Les Monténégrins éprouvent une vénération particulière à l'égard de l'empereur Nicolas II qui a sauvé l'armée serbe et a soutenu la Serbie et le Monténégro contre l'agression allemande et autrichienne.

J'ai été à l'école des saints russes ainsi qu'à celle de deux écrivains, Dostoevsky et Soljenitsyne. J'ai rencontré Alexandre Soljenitsyne en 1974 à Paris où j'étais venu du Mont Athos. J'avais avec moi une très belle petite croix pectorale, je la lui ai donné, avec la dédicace "A Alexandre qui porte sa croix, ce crucifix du Mont Athos" . C'est avec une grande joie que l'écrivain accepta cette croix et la baisa. En 2003 Soljenitsyne a été décoré de l'ordre serbe de Saint Savva. Nous nous sommes rencontrés à cette occasion, il m'a dit garder précieusement la patite croix venue du Mont Athos.

Comment ne pas évoquer les paroles de Saint Alexandre de la Neva - Dieu n'est pas dans la force mais dans la vérité".

Source: PRAVOSLAVIE I MIR Глава Сербской Церкви в Черногории: «Мы с нетерпением ждем Патриарха Кирилла»
Traduction "PO"




Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Septembre 2013 à 19:35 | 2 commentaires | Permalien

"La CROIX"- Recueilli par François-Xavier Maigre

Carol Saba, responsable de la communication de l’AEOF

« En tant qu’orthodoxes, nous sommes très sensibles aux gestes et aux paroles du pape François qui développent en quelque sorte une théologie du lien, de la personne, de l’économie de la miséricorde, de l’accompagnement, de la nécessité de prendre soin de l’autre… Cette dimension pastorale revient souvent dans notre propre théologie, fondée sur l’ecclésiologie de la communion, qui est aussi celle que cherche à déployer, à différents niveaux, le pape François.

Dès les premiers instants de son pontificat, il s’est présenté comme l’évêque de Rome. Il le rappelle souvent, comme dernièrement, devant les prêtres de Rome, à Saint-Jean-de-Latran. Les orthodoxes, dont toute l’ecclésiologie, depuis saint Ignace d’Antioche, est basée sur la notion d’Église locale, n’y sont pas insensibles. Tout cela amène le pape vers une perspective nouvelle de gouvernance de l’Église catholique en évoquant davantage les notions de synodalité, de collégialité et de conciliarité, chères aux orthodoxes.

Si ce processus interne à l’Église catholique aboutit, ce serait un pont magnifique pour rejoindre les orthodoxes dans leur ecclésiologie et dans leur propre gouvernance, plus circulaire. Le pape le dit dans le texte : “on doit marcher ensemble : les personnes, les évêques et le pape”. Quelle belle image de conciliarité.

En invoquant les leçons à méditer de l’expérience de collégialité du premier millénaire de l’Église pour étayer sa réflexion, le pape fait sauter un verrou.... Suite La Croix
Carol Saba :« En tant qu’orthodoxes, nous sommes très sensibles aux gestes et aux paroles du pape François »

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Septembre 2013 à 14:43 | 11 commentaires | Permalien

Portugal : un terrain destiné à la construction d’une église orthodoxe a été octroyé à la communauté orthodoxe russe
La communauté orthodoxe du diocèse Chersonèse s’est vue octroyer par la municipalité de la ville de Setubal un terrain destiné à la construction d’une église. Il s’agit d’un site très agréable situé dans le centre-ville. Des représentants de la municipalité et du clergé ont pris part à la cérémonie solennelle de la signature de l’acte.
Lien Diocèse Chersonèse

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Septembre 2013 à 10:00 | 0 commentaire | Permalien

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