Un prêtre israélien raconte son itinéraire jusqu’au sacerdoce
Comment l'amitié entre un adolescent juif et une religieuse orthodoxe de 90 ans a-t-elle pu amener le jeune homme à devenir catholique ? Et, plus tard, prêtre jésuite ?

La fin peut paraître invraisemblable, mais c'est l'histoire vraie du père David Mark Neuhaus, vicaire du patriarcat latin chargé des catholiques d'expression hébraïque en Israël (www.catholic.il).

Dans cette interview accordée à ZENIT, le père Neuhaus raconte son enfance dans une famille juive qui avait échappé au fléau nazi sur leur terre natale, l'Allemagne, et sa vie, aujourd'hui, en tant que prêtre catholique, en Terre sainte.

Sa famille vécut en Afrique du Sud ; mais, adolescent, David partit pour Jérusalem. Là, il fit la connaissance d'une religieuse orthodoxe âgée qui, lorsqu'elle parlait de sa foi, rayonnait de la joie du Christ. C'est au cours de ces entretiens qu'il ressentit l'appel non seulement à devenir chrétien, mais à servir le Christ comme pasteur sur la terre. Le père Neuhaus enseigne l'Ecriture Sainte au séminaire diocésain du patriarcat latin et à l'université de Bethléem.

Un prêtre israélien raconte son itinéraire jusqu’au sacerdoce
Il a obtenu son doctorat en science politique à l'université hébraïque de Jérusalem. Il est également diplômé en théologie du Centre Sèvres à Paris, et en Ecriture sainte de l'Institut pontifical biblique de Rome. Nous publions ci-dessous la première partie de cet entretien.

ZENIT - Enfant, que pensiez-vous de la religion ? Etiez-vous quelqu'un de religieux ?

Père Neuhaus - J'étais né dans une famille juive allemande pas très pratiquante qui avait fui le désastre nazi et trouvé refuge en Afrique du Sud. Mon père allait régulièrement à la synagogue, mais à la maison la pratique religieuse n'était guère régulière. Je fréquentais l'une des excellentes écoles juives locales où nous priions tous les matins, nous étudions la Bible, la religion et l'hébreu.

Rien de tout cela ne m'intéressait particulièrement ; à mes yeux, la religion était pour les personnes âgées qui avaient peur de la mort. En outre, à l'époque, je percevais le christianisme davantage comme étant à la racine des souffrances de ma propre famille, et de tout le peuple juif, particulièrement en Europe, que comme quelque chose d'ordre spirituel.

ZENIT - Vous avez abandonné le judaïsme alors que vous viviez en Israël. Qu'est-ce qui vous a amené à vous convertir au catholicisme ?

Père Neuhaus - Quand Je suis arrivé en Israël à l'âge de 15 ans, j'étais passionné d'histoire, et je me suis mis en quête d'une princesse russe que je savais installée à Jérusalem. J'étais un adolescent juif et voilà que le « rejeton » de l'Empire russe que je rencontrai, Mère Barbara, avait près de 90 ans, une orthodoxe russe religieuse depuis plus de 50 ans.

Nous passions des heures ensemble, à parler des derniers jours de l'Empire russe, de la révolution et de ses séquelles. Au cours de nos conversations, je remarquais que cette dame, très vieille et très fragile, irradiait de joie. Je trouvais cela étrange, alors qu'elle était quasiment grabataire, confinée dans une petite cellule dans un couvent, avec comme seule perspective devant elle, la mort.

Un jour, je m'armai de courage et lui demandai : « D'où vous vient une telle joie ? » Elle savait que j'étais juif et commença par hésiter ; puis, quand elle se mit à parler du grand amour de sa vie, ce fut un torrent de paroles tandis qu'elle devenait de plus en plus radieuse. Elle me parla de Jésus Christ, de l'amour de Dieu qui s'exprimait en Lui, de sa vie de bonheur avec Lui dans le couvent.

J'étais impressionné, et je sais aujourd'hui que, dans sa joie radieuse, j'ai vu le visage de Jésus pour la première fois. Nos conversations se poursuivirent au fil du temps. Lorsque je vis mes parents quelques mois plus tard, je leur fis part aussitôt de mon désir d'être chrétien ; ils furent sous le choc. Je leur promis d'attendre 10 ans, mais que si ma conviction restait la même, ils devaient accepter. Ils furent d'accord, espérant qu'au bout de 10 ans, je serais revenu à la raison.

ZENIT : Aviez-vous jamais pensé que vous finiriez un jour prêtre catholique ?

Père Neuhaus - J'ai ressenti une vocation à la vie religieuse presque aussitôt après avoir rencontré le Christ à travers mère Barbara. Ma vocation au sacerdoce est venue ensuite, dès que j'ai pu comprendre la signification et l'importance de la présence du Christ dans le sacrement de l'Eucharistie. Je voulais être en présence de Jésus, rechercher les occasions de le connaître, je voulais l'amener aux autres. Je sentais que le monde avait un besoin urgent de joie et que le Christ était la clé de la joie véritable.

Les moments forts au cours des premières années où je commençais à le connaître furent lorsque, adolescent, je fréquentais l'Eglise russe orthodoxe pour la divine liturgie. La lecture de la Bible est venue un peu plus tard, elle est restée ma passion jusqu'à aujourd'hui. Il m'a fallu un certain temps avant d'entrer en contact avec l'Eglise catholique.

Ce qui m'a attiré, c'est l'universalité de l'Eglise, son amour et sa sollicitude pour le monde. Ce qui me réconfortait, c'était la recherche, par l'Eglise catholique, d'une voie de réconciliation avec le peuple juif, en corrigeant ce qui était profondément inique dans la manière dont les Juifs et le judaïsme avaient été enseignés aux catholiques.

Ce qui m'inspirait était l'enseignement prophétique de l'Eglise catholique sur la justice et la paix, et son engagement aux côtés des opprimés et des déshérités. L'interrogation retentissante de ma famille et de mes amis juifs était celle-ci : comment as-tu pu rejoindre la communauté qui nous a persécutés pendant des siècles ?

Je trouvais un réconfort dans les figures du Bienheureux pape Jean XXIII, du cardinal Augustin Bea et des autres géants du Concile Vatican II, ainsi que dans la reformulation de l'enseignement de l'Eglise concernant les Juifs. J'ai compris dès le début que si moi, Juif, j'entrais dans l'Eglise, je devais servir ; je ne pouvais pas me contenter d'être simplement un chrétien de plus. Bien avant mon baptême, j'avais compris que ce service était intimement lié au fait de rendre le Christ présent dans le monde à travers le sacrement et la Parole.

ZENIT - Qu'est-ce qui vous a attiré chez les Jésuites ?

Père Neuhaus - Au départ, cela n'a pas été Ignace de Loyola ; il est venu plus tard, pendant la retraite de 30 jours que j'ai faite lors de ma première année de noviciat. J'ai été d'abord attiré par les deux premiers Jésuites que j'ai connus à Jérusalem : le père Peter, un Américain qui était venu travailler avec les Palestiniens comme professeur de philosophie et de théologie à l'université catholique de Bethléem (où j'enseigne maintenant) ; et père José, un Nicaraguayen venu travailler au sein d'une société israélienne de langue hébraïque et qui exerçait son ministère dans la petite église catholique de langue hébraïque (dont je suis à présent vicaire patriarcal).

Le dévouement de ces deux hommes, qui avaient tout quitté pour servir le Christ, m'émut profondément Je fus impressionné par la spiritualité solide et la stature intellectuelle de ces deux hommes. Je fus impressionné par leur capacité à affronter la complexité, à ne pas réduire la réalité à des slogans. Par-dessus tout, je fus impressionné par leur amitié avec les autres dans le Seigneur. L'un travaillait dans une profonde solidarité avec les Palestiniens, l'autre dans une profonde solidarité avec les juifs israéliens, et pourtant à travers l'abîme de violence et de haine, ils furent capables d'être amis, de prier ensemble, de parler ensemble et de rire ensemble.

Cela ouvrait des possibilités que notre réalité semblait condamner, et offrait un espoir et un souffle de vie là où il n'y en avait apparemment pas. Père José m'a préparé au baptême et m'a baptisé, père Peter a orchestré mon admission dans la société de Jésus et m'a revêtu des habits sacerdotaux à mon ordination.

Un prêtre israélien raconte son itinéraire jusqu’au sacerdoce

Le père Neuhaus est aujourd’hui vicaire patriarcal pour la communauté catholique hébréophone d’Israël.

Anciennement Œuvre St Jacques, le Vicariat a été officiellement fondé sous l’égide du Patriarcat latin de Jérusalem, en 1955, peu après la création de l’Etat d’Israël. Il a été institué pour répondre à la nouvelle réalité de l’immigration massive des juifs, qui incluait des juifs convertis, les conjoints catholiques des juifs, ou encore des catholiques immigrés venus travailler en Israël.

Aujourd’hui, la mission du Vicariat est triple : administrer les sacrements aux quelque cinq cents fidèles que compte la petite communauté, dispenser une formation catéchétique, et inviter au dialogue interreligieux. Le prélat insiste sur le rôle spécifique de l’Eglise dans la préparation des peuples à un vivre ensemble, aussi inimaginable qu’il puisse apparaître pour le moment. « Tout le monde vit dans la pensée illusoire ‘qu’un jour, l’autre disparaîtra’. C’est un fléau pour notre pays. L’Eglise doit développer un imaginaire ‘prophétique’. Nous sommes la communauté qui annonce qu’il n’y a plus de mur ! », affirme le Vicaire patriarcal dans un français parfait. Et de préciser aussitôt combien est difficile cette mission de l’Eglise de proclamer des vérités qui ne sont pas aimées. « Nous vivons ici une longue Via Dolorosa », précise-t-il, s’exprimant avec douceur et clarté.

Pont de dialogue entre juifs et musulmans, la mission du père Neuhaus consiste aussi à porter au peuple juif le véritable enseignement de l’Eglise sur le judaïsme. Le prêtre a fait l’expérience que la propension à penser que les chrétiens sont des ennemis peut y être réelle. Le remède est urgent. « Nous sommes témoins d’une joie qui n’est pas explicable par la logique de ce monde, lequel a besoin de notre témoignage ». Ses yeux pétillent. La joie, maître-mot de sa vocation et de sa mission. SUITE Au service de ses frères. La joie d’un juif converti

Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mai 2020 à 22:10 | 32 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Motovilov le 22/05/2020 13:30
Effectivement, la fin est plutôt invraisemblable. Dieu lui met sur son chemin une religieuse orthodoxe très âgée pour le lui faire connaître, par la suite il va à la Divine Liturgie dans l'Eglise orthodoxe russe pendant quelques années mais finalement il choisit le papisme romain hétérodoxe et il s'en explique de la façon suivante, je cite :
"Ce qui me réconfortait, c'était la recherche, par l'Eglise catholique, d'une voie de réconciliation avec le peuple juif, en corrigeant ce qui était profondément inique dans la manière dont les Juifs et le judaïsme avaient été enseignés aux catholiques. (...) Ce qui m'inspirait était l'enseignement prophétique de l'Eglise catholique sur la justice et la paix, et son engagement aux côtés des opprimés et des déshérités."

Dans ses propos, je ne relève aucune allusion explicite à la quête de Vérité, aucune action visant à étudier et comparer le papisme romain et la seule véritable Eglise du Christ qui est l'Eglise orthodoxe, il aurait pu logiquement le faire puisqu'il allait à la Divine Liturgie...C'est bien dommage et ça lui aurait évité l'erreur de rejoindre les papistes romains progressistes...

Plus loin, il ajoute : "Je trouvais un réconfort dans les figures du Bienheureux pape Jean XXIII, du cardinal Augustin Bea et des autres géants du Concile Vatican II." Aïe...On est bien loin des Pères de l'Eglise et des sept conciles oecuméniques...

Et pour ne pas faire les choses à moitié, il intègre les jésuites, la totale...

Non, vraiment la fin est invraisemblable.

2.Posté par Tchetnik le 22/05/2020 20:09
Certains ont tendance à ne pas comprendre que, peu importent ses origines, on ne peut être spirituellement, religieusement Juif et Chrétien en même temps.

3.Posté par Nicodème le 23/05/2020 17:47
Question : et Simon Pierre ? et André ? et Jean ("le théologien" , comme on dit en ortholangue) , et les Jacques (yakov) , et Bartholomée , etc... et les autres disciples , Ils étaient bien tous juifs , non ? Et ils ont cru que Yeshouah de Nazareth était le Messie , mieux , ils ont cru , avec un peu de retard à l'allumage , certes , en sa "divino-humanité" , comme disait Olivier Clément (que vous devriez lire , ou relire) .. je ne poserai pas la question , et ce Yeshouah de Nazareth , n'était-il pas pleinement juif ? on l'emmène à Yerushalaïm pour sa Bar-mitsva , il connaissait les psaumes par coeur , et aussi les Ecritures , au point qu'il enseignait dans les synagogues ... Le cardinal Jean-Marie-Aaron Lustiger avait dit à ce sujet qu'en se "convertissant" au "catholicisme" , il avait "accompli" sa judaïté . Et le père Alexandre Men , "de bienheureuse mémoire" , n'était-il pas juif , lui aussi ? Il y a , dans les mentalités courantes des orthodoxes standard une détestation de tout ce qui est juif , totalement épidermique , et qui est une offense à Dieu .

Il faut arrêter avec ça .

C'est cette haine stupide , que vous partagez avec les ktos tridentins , qui empêche une grand nombre de juifs de reconnaître le Messie en Christ , et notamment dans l'"orthodoxie" qui finit par en l'être que de nom . Et lorsqu'ils l!e reconnaissent , ils vont chez les zévangélos , et , exceptionnellement chez les ktos , comme la sœur de BHL . Encore plus exceptionnellement dans l'orthodoxie . Il ne faut pas confondre le judaïsme de la Torah , celui du temps du Christ avec le faux judaïsme du Talmud ...

4.Posté par Irénée le 24/05/2020 12:30
Si vous me permettez d'en rajouter une couche, je ne suis pas sûr que l'assistance à des offices en slavon, portes fermées et selon des usages liturgiques rigoristes soit la meilleure façon d'aborder l'orthodoxie.
Pas de catéchèse, une langue non comprises, et sans doute d'autres choses mal intégrées l'ont poussé dans les bras de Rome !
On est loin de la fin de l'Evangile de Matthieu : "Allez, enseignez toutes les Nations..."

5.Posté par Tchetnik le 24/05/2020 14:48
@Nicodème

On vous a déjà - à maintes reprises - expliqué que les Apôtres, pas plus que le Christ n'étaient Juifs Talmudiques, bien au contraire. 'origine hébraïque est une chose, l'adhésion spirituelle une autre. Quand un Juif devient Chrétien, il est Chrétien. Il cesse d'être Juif. Et hélas, certains ne comprennent tout simplement pas que talmudisme et Christianisme ne sont pas compatibles.

Par ailleurs, le fait de dire que cette vison critique aurait "empêché les Juifs de venir au Christ" est aussi fausse historiquement, comme de très nombreux convertis d'origine juive en témoignent.
A ce compte-là, il faudrait aussi dire que la vision défiante et négative du paganisme aurait empêché les païens de devenir Chrétiens…

Il ne faut pas confondre défiance spirituelle et culturelle - fondée et légitime ' et "haine" ethnique. Ne tombez pas dans les panneaux des commissaires politiques du système, Nicodème.

6.Posté par Tchetnik le 24/05/2020 14:56
@Irénée

Ce refus viscéral de tout travail missionnaire et cet ethnicisme tout autant viscéral - très similaire d'ailleurs à celui des Juifs…- est certainement bien plus coupable du peu de nouveaux Chrétiens que l'Eglise Orthodoxe accueille en son sein.

Comme quoi, la beauté liturgique ne fait pas tout, loin s'en faut.

7.Posté par Grégoire le 24/05/2020 18:33
Surtout la question qu'il devrait se poser. C'est pourquoi la papauté cache le miracle du feu sacré.

A Nicodème, le problème avec les juifs convertis est que fréquemment, ils apportent une conception moderniste dans l'Orthodoxie (Elisabeth Behr-Siegel, etc...).

PS: Effectivement, les seuls catholiques valables sont ceux de la FSSPX. Le reste, il n'y a en pas grand-chose à en attendre. Trop d'influences protestantes au sein de la papauté...

8.Posté par Motovilov le 24/05/2020 21:42
@Nicodème,

[ Il y a , dans les mentalités courantes des orthodoxes standard une détestation de tout ce qui est juif , totalement épidermique , et qui est une offense à Dieu. Il faut arrêter avec ça. C'est cette haine stupide , que vous partagez avec les ktos tridentins , qui empêche une grand nombre de juifs de reconnaître le Messie en Christ , et notamment dans l'"orthodoxie" qui finit par en l'être que de nom.]

Vous employez l'expression "haine stupide"...Ou voyez-vous ce que vous, vous appelez "haine stupide" ? Ou voyez-vous ce que vous, vous appelez "de la détestation" ? La haine stupide comme vous dites, c'est plutôt chez les juifs que vous la trouverez. Les élites religieuses juives d'il y a 2000 ans détestaient le Christ et les chrétiens, les élites religieuses (et politiques) juives d'aujourd'hui détestent toujours le Christ et les chrétiens et vous avez le toupet d'affirmer que les orthodoxes standard comme vous dites, seraient dans la détestation...Rien de ce que vous dites n'est vrai Monsieur.

Sachez que Saint-Paul avait eu des problèmes avec ce qu'on pourrait appeler les chrétiens judaïsants, ceux qui croyaient au Christ mais qui restaient incapables de dépasser leur horizon juif, qui voulaient imposer la circoncision et d'autres traditions juives qui étaient de fait, dépassées et inutiles. Certaines chrétiens judaïsants ont même été à l'origine d'hérésies, on comprend pourquoi certains apôtres ont bataillés fermes contre eux, commettaient-ils une offense contre Dieu ?...Lisez par exemple Histoire de l'Eglise de Wladimir Guettée tome 1 et vous comprendrez ce que je dis.

Et le problème n'est pas le slavon dans la divine liturgie mais la DOCTRINE et la vérité. Rejoindre une Eglise à la doctrine hétérodoxe, contenant des hérésies et dont la fidélité au dépôt de la foi et à la Tradition apostolique fut de nombreuses fois altéré n'est pas faire preuve de discernement sur le plan doctrinal mais suis-je bête...L'important selon ce prêtre, c'était, je cite "la recherche, par l'Eglise catholique, d'une voie de réconciliation avec le peuple juif, en corrigeant ce qui était profondément inique dans la manière dont les Juifs et le judaïsme avaient été enseignés aux catholiques." Mince ! Les apôtres eux-mêmes et les Pères de l'Eglise s'étaient surement gourés alors ! même le grand Saint-Jean Chrysostome qui savait à quoi s'en tenir avec les juifs...Si l'on se base sur votre reflexion aussi sentimentaliste que grotesque, ce grand saint avait commis une offense contre Dieu...

Soit on est chrétien, soit on est juif. Soit on est de l'Ancienne Alliance (qui n'est plus par la volonté de Dieu lui-même depuis 2000 ans), soit on est de la Nouvelle Alliance et dont Dieu lui-même est à l'origine (l'Eglise). On ne peut pas être à la fois l'un et l'autre, c'est impossible et donc votre exemple malheureux avec Lustiger tombe à l'eau . Lustiger, c'est ce papiste qui avait voulu que soit récité le kaddish lors de son inhumation...bel exemple de fidélité à la Nouvelle Alliance, lol...

Si le simple fait de souligner (pourtant sans méchanceté) les défauts et les erreurs dans les reflexions de ce prêtre papiste serait de la haine, pardon...de la haaaaaaaaine (ça fait davantage politiquement correct ;), eh bien je suis haineux, voilà tout :). Stop à la haine ! No Pasaran !

9.Posté par Prot. Alexander Winogradsky Frenkel le 25/05/2020 01:39
Je vous écris car il est étonnant de trouver cet article sur le père jésuite David R. Neuhaus dans le forum "Parlons d'Orthodoxie". J'apprécie ce forum qui est d'autant plus utile que l'Eglise orthodoxe est très diverse et traversée par différents courants ces dernières années. Il est important de trouver des sites de dialogues et de réflexion. De plus, les temps sont particuliers. Ils agissent parfois sur les relations trop virtuelles des uns et des autres tout en ouvrant sur des possibilités de "dialogue".
Cet article ne fait aucun sens en ce moment. Il ne correspond à aucune problématique réelle de l'Orthodoxie, en France comme comme Proche-Orient.

Je connais très bien le père D. Neuhaus. Un homme très cultivé, polyglotte comme beaucoup de prêtres en général et surtout à Jérusalem. Ensuite IL FAUT PUBLIER DES CHOSES EXACTES ET ACTUELLES.

Le texte que vous avez mis en ligne ici date du 6 novembre 2009!!! ["https://zenit.org/articles/serving-christ-in-the-holy-land/ "]!!!! Il y a onze ans. Pour quelle raison le plublier maintenant ?

A l'époque, le père Neuhaus, né en Afrique du Sud (c'est un point commun car je suis - vous l'ignorez sans doute - de langues maternelles, entre autre afrikaans et swahili. Il a vécu des périodes très graves d'apartheid. Sa famille, peu pratiquante juive, l'a envoyé pour sa protection en Israël. Comme souvent - y compris pour des adolescents russes juifs qui arrivent en Israel, ce sont des écoles religieuses qui prennent en charge les nouveaux immigrants. Il a du faire face à une société qu'il ne connaissait pas. Mais il parle un hébreu et un arabe parfaits. En revanche, il ne connais pas le russe, ni l'ukrainien ou d'autres langues slaves, n'a jamais fait de slavon. Il ne connait pas l'allemand ni le yiddish. Il a réagi comme un "Sud-africain" en Israël: voulant protéger les Arabes qui l'ont beaucoup aidé ou aider les illégaux venus d'Afrique ou d'Erythrée ou des Philippines, d'Asie. Il a fait ses études au Caire dans un contexte très ouvert, mais sans aucun lien avec les Russes.

Il a eu beaucoup de mal à trouver sa place. Comme Jésuite, comme prêtre. Il s'est épuisé au service de la communauté hébraïque en Israel (cf. Vicariat hébréophone latin), a servi comme responsable des migrants catholiques au patriarcat latin de Jérusalem. Tout en enseignant à Beit-Jala et Bethléem. Trop. Il a démissioné de lui-même voici env. 4 ans, restant longtemps sans mission. En repos jusqu'e n2019. A ce jour, il ne fait plus partie des responsables du patriarcat latin de Jérusalem. Il donne des conférences, écrit (en arabe surtout), et il dirige l'Institut jésuite de Jérusalem. C'est tout.

La photo le montre aux côtés de l'archevêque Pierbattista Pizzaballa, Italien de Pergame et francscain qui fut de longues années en charge des catholiques de langue hébraïque au patriarcat de Jérusalem et qui est l'actuel archevêque du patriarcat latin en charge de la gestion et du redressement de cette structure. Il n'a aucune origines juives mais parle admirablement bien l'hébreu. Il progresse en arabe. Nous nous connaissons depuis des décennies et il a eu la franchise de toujours m'adresser des " Russes" - je préfère "ex-Soviétiques", qui comme un peu partout font du porte-à-porte entre les vastes choix de juridictions qui existent dans le pays. Considérant que les Slaves peuvent plus normalement parler avec un clergé local russophone. Sur la photo (2009), le Fra Pierbattista était à la tête des Franciscains de Terre Sainte (il le fut deux fois avant d'être apeller à l'épiscopat).

DONC... les informations pratiques sont erronées à propos du père Neuhaus. Pourquoi avoir publié un texte qui date à ce point ?
C'est en 2009 que le jésuite a commencé à raconter qu'écolier dans une école juive, il allait rendre visite le Shabbat à mère Barbara au Mont des Oliviers. Ce n'est pas très réaliste car un enfant juif nouvel israelien qui est dans une école religieuse ne part pas (à pied!!) au monastère slave où l'on parle l'anglais. En revanche, il a bien connu la moniale, mais n'a pas de vrai "clutch-prise" avec le monde oriental. De lui-même il a cessé de raconter cet récit au bout de quelques temps. C'est un intellectuel très doué, occidental, plutôt anglophone. Il s'est passé quelque chose. Mais son témoignage qui doit etre respecté comme tout témoignage n'entre pas, à mon sens, dans les très nombreux problèmes qui agitent l'Orthodoxie ces jours-ci.

10.Posté par Grégoire le 25/05/2020 09:01
C'est tout le paradoxe du peuple juif. Il y a toujours eu une tendance antichrétienne chez ce peuple. Et pourtant ce peuple existe toujours. Et rien n'arrive sans que cela soit permis par le Père.

L'une des raisons est que ce sont les témoins historiques de l'ancien testament. Quand un sophiste nous rétorque que les prophéties de l'ancien testament ont pu être écrites après la venue du Christ pour justifier une religion d'état, etc et que Jésus-Christ n'est qu'un sage au rang de bouddha, Mahomet, Confucius etc. Les seuls qui connaissent que cela est faux de manière historique car c'est l'un des seuls peuples à être des témoins historiques de l'ancien monde sont les juifs.

Cela concerne bien entendu les juifs religieux. Les juifs libéraux et révolutionnaires se sont malheureusement perdus dans des utopies millénaristes...

Surtout, ce qu'il faut bien garder en tête avec les juifs et que même si le monde les a souvent détesté car porteurs d'une partie de la vérité, Dieu ne se détourne jamais du pêcheur et cela est plutôt une bénédiction d'être détesté dans ce monde.

Derrière l'anti judaïsme, il se cache une volonté qui dérive de Marcion de découpler l'ancien testament du nouveau. Le point fondamental à comprendre est que la gnose et sa spiritualité universelle satanique issue des loges (=panthéisme) ne peut inclure le christianisme et le judaïsme qu'en séparant l'ancien du nouveau testament.

11.Posté par Tchetnik le 25/05/2020 09:36
Le peuple Juif n'existe certainement plus aujourd'hui tel qu'il exista sous Moïse ou les prophètes, date à laquelle il fut déjà bien infidèle à sa vocation.

Le peuple Juif actuel, que ce soit spirituellement ou ethniquement, n'a que très peu à voir avec.

12.Posté par Nicodème le 25/05/2020 11:20
@Tchetnik : merci de vous donner la peine de m'expliquer ,de nouveau . Parce que je n'avais pas compris , n'est-ce pas . D'ailleurs , depuis 20 ans , je n'attendais que votre leçon ... j'aime le terme juste un peu condescendant . Mais où ai-je confondu le talmudisme avec le judaïsme de l'époque du Christ ??? Voilà ce que j'ai dit :
"Il ne faut pas confondre le judaïsme de la Torah , celui du temps du Christ avec le faux judaïsme du Talmud"
...Vous n'avez rien compris à mon message . Vraiment rien . Relisez-le . Je ne serai pas opposé à recevoir vos excuses .
Votre rage à vouloir me condamner est regrettable , parce que , par ailleurs , j'approuve la plupart de vos jugements .
Je vais donc un peu plus , et un peu plus longtemps , et comme je l'ai déjà dit , me retirer sur mon Aventin , loin du fanatisme , des mensonges et des méchancetés qui prospèrent dans tout système "religieux" .

13.Posté par Jonas le 25/05/2020 12:16
Merci au Père Alexandre Winogradsky-Frenkel de remettre "les pendules à l'heure"... et l'article dans son contexte. Je m'étonnais aussi dans sa parution dans P. O. : parce que ce prêtre a été amené au Christ par une vieille moniale russe ? Tant mieux... mais elle n'a qu'à moitié "réussi" si je puis dire, car il n'est pas pour autant devenu orthodoxe ! On peut se demander pourquoi... Et parmi les raisons possibles, il y a celle-ci :
être reçu et véritablement accueilli dans l'Eglise orthodoxe relève encore trop souvent, pour des convertis, du parcours du combattant... et du miracle, en proportions variables suivant les cas. Je me souviens de la réaction d'un orthodoxe à qui j'annonçais que j'avais "franchi le pas" : "Mais... l'Orthodoxie, c'est pour les Russes ! Vous êtes Français, il fallait rester catholique !". La douche froide ! Certes c'était il y a cinquante ans, mais je ne suis pas sûr que la mentalité ait fondamentalement changé chez certains...

14.Posté par N.B. le 25/05/2020 12:52
@@@@@@@
Voilà longtemps que je suis ce site PO. Les publications ne portent pas exclusivement sur l'histoire de l'orthodoxie , elles concernent également d'autres religions. Ces publications incitent à la réflexion/ comme il est souvent difficile de chercher et de trouver Dieu.
A vous N.B.

15.Posté par Grégoire le 25/05/2020 15:26
Tchetnik

Déjà à l'époque, les saints et prophètes étaient déjà une minorité dans ce peuple (un peu comme dans la Russie bolchevique ou le peuple russe a renié Dieu et paradoxalement, les saints ont émergés).

16.Posté par Tchetnik le 25/05/2020 15:42 (depuis mobile)
@Nicodème

Si vous aviez compris cette différence, alors votre précédent message était sans objet.

Par ailleurs vous avez de très nombreux exemples de Juifs devenus Catholiques comme Orthodoxes.

17.Posté par Tchetnik le 25/05/2020 20:07
@Jonas

Cela en dit très long sur le sous-développement catachétique et théologique des Orthodoxes en occident en particulier.

Les Témoins de Jéhovah se marrent comme des haruspices.

18.Posté par Jonas le 25/05/2020 23:17
@post 7 :
Mme Behr-Siegel n'était pas juive mais luthérienne avant d'être reçue dans l'Eglise orthodoxe, baptisée luthérienne encore bébé ; de mère juive certes, mais de père luthérien, comme j'ai pris la peine de le vérifier dans la monographie qui lui a été consacrée par Olga Lossky "Vers le jour sans déclin"...
Son "modernisme", si modernisme il y a, ne vient donc pas du fait qu'elle serait "juive convertie", comme vous l'affirmez à tort, par pur préjugé. Il serait bon de ne pas "balancer" des affirmations/accusations nominatives sur un site public sans un minimum de vérification...

19.Posté par Grégoire le 26/05/2020 08:59
Jonas. Elle a quand même écrit ce livre:
L'ordination des femmes dans l'Église orthodoxe (avec Mgr Kallistos Ware), Cerf, 1998.

Que la question soit même posée pour une orthodoxe n'est pas normal. Mais oui, elle semble effectivement avoir conservé ses influences protestantes.

20.Posté par Tchetnik le 26/05/2020 09:11
@Grégoire

En effet, ce qui fait en fait du peuple hébreu un peuple finalement comme un autre.

21.Posté par Tchetnik le 26/05/2020 14:11
@Grégoire

Mme Behr Siegel a en effet des prises de position discutables, mais ses origines Juives ne sont pas en cause. Elle fit ces prises de position comme Chrétienne, ce qu'elle fut en totalité, son origine ethnique ne jouant aucun rôle aux yeux de l'Eglise.


22.Posté par Jonas le 26/05/2020 15:25
@post 19 :
Je pense au contraire que c'était son travail, en tant que théologienne orthodoxe engagée dans le mouvement oecuménique, et celui de Mgr Kallistos en tant qu'évêque orthodoxe en Grande-Bretagne, où c'était une question brûlante au sein de l'Eglise anglicane (Eglise officielle du pays, ne l'oublions pas), de réfléchir à ces questions sereinement, quitte à répondre négativement à la question posée... Mais j'ai comme l'impression que vous n'avez pas lu le livre ; ou je me trompe ? Moi qui l'ai connue, je peux témoigner que c'était non seulement une femme intelligente, mais une femme de prière, spirituelle et profonde... Et je ne crois pas qu'il y ait de questions taboues parce qu'on est UNE orthodoxe. Comme le disait je ne sais plus qui : "Il n'y a pas de questions indiscrètes, il n'y a que des réponses indiscrètes."

23.Posté par Tchetnik le 26/05/2020 16:59
Oscar Wilde.

24.Posté par Grégoire le 26/05/2020 22:31
La citation vient d'Oscar Wilde. Pas tellement orthodoxe comme référence.
La réponse est bien entendu non (sur la lecture de ce livre). Cette question ne devrait pas être posée au sein de l'église.

Tchetnik. Ses origines culturelles protestantes sont bien plus à mettre en cause que ces origines juives.

25.Posté par Jonas le 27/05/2020 15:35
@post 23 et 24 :
Merci à Tchetnik et Grégoire pour avoir identifié l'auteur de la citation, que j'aurais dû rechercher moi-même... Effectivement pas très orthodoxe, mais ce n'était qu'une analogie sous forme de boutade. Et même Oscar Wilde peut avoir dit des choses justes ! Ou est-ce qu'il est lui aussi disqualifié a priori ?
C'est trop facile de critiquer un livre qu'on n'a pas pris la peine de lire, à coups d'arguments ad hominem (ou ad feminam ?) ! Tant mieux pour vous, Grégoire, si vous ne vous posez pas de questions. Mais vous ne pouvez interdire aux gens de se les poser, et de les poser aux théologiens, et c'est leur travail, et leur mission, d'y répondre. Les Pères de l'Eglise se sont efforcés de répondre aux questions de leur époque, et éventuellement de réfuter les hérésies de leur époque... Nous ne vivons ni dans un désert, ni dans un monde clos, et ne pouvons ignorer les questionnements de nos contemporains, orthodoxes ou non, croyants ou non...
Si les orthodoxes se mettent aux abonnés absents comme ils ont fâcheusement tendance à le faire depuis quelques années, ils finiront par devenir inaudibles (ils le sont déjà). Au bout de 2000 ans de christianisme, être moins de 300 millions sur environ 2 milliards de chrétiens et 7 milliards d'êtres humains, il n'y a pas de quoi pavoiser ; à moins de se rassurer en se disant de manière très pharisaïque "Oui, mais NOUS nous détenons la vérité"... La vérité est faite pour être annoncée, partagée, explicitée "à temps et à contre-temps", pas mise sous le boisseau, ni assenée à coups d'arguments d'autorité qui n'ont jamais convaincu personne que ceux qui l'étaient d'avance...

26.Posté par Tchetnik le 28/05/2020 14:32 (depuis mobile)
Surtout qu'Oscar Wilde est devenu Chrétien, même sur le tard.

Le Christianisme, qui donne sens à tous et à tout, doit en effet savoir apporter les bonnes et justes réponses à tous les enjeux qui se présentent, sans considérer aucune question taboue

27.Posté par Grégoire le 28/05/2020 14:50
Sur la seconde partie de votre message. Vous devriez lire la récente déclaration d'un ancien évêque du patriarcat de Moscou (Monseigneur Nestor) quand il a visité une maison de retraite. Quand il a demandé ce que les gens faisaient de leur temps libre durant cette crise du COVID. La réponse était toujours la même (les jeux, la TV, ...). Pas un seul n'avait dit qu'il priait. Qui est responsable ?

Relisez la parabole de la graine dans l'Évangile, le Christ annonce déjà que le graine est semée partout. Sauf que le terrain n'est pas propice... Les responsables ne sont pas ceux qui font l'effort de consacrer une partie de leur temps libre (dans une société ou la vie matérielle est bien plus facile qu'avant) pour Dieu.

28.Posté par Jonas le 28/05/2020 21:41
@ à Grégoire :
Je ne demanderais pas mieux que de pouvoir lire cette déclaration de Mgr Nestor, que j'apprécie ; mais, comme elle m'a échappée, je suppose qu'elle est en russe ? Sinon pourriez-vous en indiquer la référence ? Merci d'avance...
Certes la situation que vous décrivez est plutôt affligeante. Mais n'en sommes-nous pas responsables aussi ? Si. St Silouane passait ses nuits à supplier Dieu de Se révéler à tous les peuples de la terre. Le faisons-nous ? Non, à commencer par moi...
Plusieurs facteurs ont convergé autrefois pour m'attirer à l'Orthodoxie. Le moindre n'a pas été la rencontre avec plusieurs figures lumineuses (un peu comme cette moniale russe de Jérusalem mentionnée dans l'article initial) de saints vivants, canonisés ou "saints de tous les jours" comme les définissait Mgr Tykhon.
Dostoïevsky a écrit quelque part : "Nous sommes tous coupables devant tous" (j'ignore si c'est une traduction exacte, c'est sous cette forme que j'ai lu cette phrase à l'adolescence) et, dans la mesure où nous ne sommes pas nous-mêmes parvenus à la sainteté (et pire, n'y aspirons pas ou plus), nous sommes aussi responsables de l'état spirituel du monde : ce n'est pas "eux et nous", "nous les justes et eux les pécheurs"... Pardonnez-moi, j'ai de plus en plus tendance à prêcher en vieillissant, et me permets d'écrire sous pseudo des choses que je n'oserais peut-être pas écrire autrement car ce serait "inaudible"...

29.Posté par Théophile le 29/05/2020 09:55
@ Jonas
Merci pour votre prêche!

30.Posté par Grégoire le 29/05/2020 10:49
Homelie-de-Mgr-Nestor-archeveque-de-Madrid-et-Lisbonne
https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Homelie-de-Mgr-Nestor-archeveque-de-Madrid-et-Lisbonne-Le-moment-ou-de-nombreux-coeurs-s-ouvrent-a-la-reflexion_a6024.html

31.Posté par Jonas le 30/05/2020 00:59
@ post 30 :
Merci, cet article m'avait échappé, c'était le moment où j'avais explosé mon forfait (pas illimité !) à force de regarder les offices du séminaire ou d'ailleurs... Le fait que les gens ne mentionnent pas qu'ils prient ne signifie pas qu'ils ne le font pas : cela dépend aussi de la façon dont est menée l'interview. Outre le respect humain, il peut aussi y avoir une part de pudeur.
Mais c'est vrai que la réaction de certaines connaissances, même orthodoxes, a été pour moi étonnante : sur les réseaux sociaux, échange de blagues ou de considérations sur livres ou films préférés etc., tout semblait bon pour "se changer les idées" et ne pas parler de la pandémie... Même sur ce blog : comme si le virus n'existait pas. De quoi rester songeur.
Le seul horizon de notre société semble être la survie biologique, vivre le plus longtemps possible. Comme nous sommes loin de St Paul : " Pour moi, mourir serait un gain, pour être avec le Christ". Et de ce point de vue, nos hiérarques m'ont parfois semblé, je le confesse, d'une prudence excessive... D'un autre côté, si un "cluster" se déclarait dans une paroisse, les autorités ne manqueraient pas de leur tomber dessus à bras raccourcis ; et ce serait pain bénit -si j'ose dire !- pour les médias.
Pas facile de tenir la barre dans cette tourmente ! Nos évêques ont bien du mérite...

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