Une lettre de Monseigneur Hilarion, métropolite de Volokolamsk, à M. Nikita Alexéevitch  Struve
Papier à en tête du DREE du patriarcat de Moscou, le 30 août 2010,réf. N°1787

Au rédacteur en chef du "Messager Orthodoxe", « Revue de pensée et d’action orthodoxes », N.A. Struve

Distingué Nikita Alexéevitch !
La revue « Le Messager » a un passé prestigieux, et est entrée dans l’histoire en tant que l’un des périodiques orthodoxes les plus anciens de notre époque. Pendant la période soviétique « Le Messager » était une source d’information précieuse permettant de mieux connaître la vie de l’Eglise Russe dans le pays ainsi que dans la diaspora. Cette publication a perpétué la tradition de la théologie et de la conscience ecclésiale russe héritées de la Russie d’avant la révolution.

Il convient de regretter que ces derniers temps « Le Messager » est devenu moins riche et constructif qu’il ne l’était. Je pense en particulier à la manière dont la revue traite de la vie des établissements à l’étranger du patriarcat de Moscou.

A partir de 2005 plusieurs cahiers du « Messager » (N°N° 189, 190 et 191) ont à leur sommaires des articles qui soumettent à des critiques infondées le patriarcat de Moscou dans son ensemble et le Département des relations ecclésiales extérieures en particulier. Les auteurs des éditoriaux du « Messager » N° 196 et du N° 149 de la version française de la revue se sont permis des affirmations calomnieuses à l’égard du patriarcat de Moscou en l’accusant d’une manière inconsidérée d’essayer de s’approprier d’une manière indue (cela en ayant recours aux bons offices de l’Etat russe) la cathédrale Saint Nicolas, à Nice. Ces éditoriaux formulent des accusations incompatibles de par leur nature à l’égard des responsables ecclésiaux de l’Eglise russe. D’une part ils feraient preuve « de cléricalisme autoritaire » (N° 189, p. 5), de l’autre ils auraient tendance à fusionner avec l’Etat russe (N° 196, p.p. 3 et 5).

Je ne peux que regretter qu’une revue aussi respectable renonce à sa vocation constructive et s’engage dans la voie de la confrontation. Il m’est par conséquent désormais impossible de rester membre du Comité de rédaction du « Messager » et de m’y sentir utile.

Je ne cesse d’espérer que l’Eglise orthodoxe russe, notre Eglise Mère à tous, cessera d’être la cible des attaques de diverses personnes et organisations en Europe Occidentale et que les talents qui nous ont été donnés par Dieu nous aideront à mieux servir les idéaux chrétiens d’amour et d’unité en Christ.

Avec mes sentiments distingués,
Hilarion, métropolite de Volokolamsk, président du DREE
(signature)

Le facsimilé de la lettre de Mgr Hilarion a paru dans le N° 198, 2011 du "Vestnik"


Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 14 Octobre 2011 à 11:00 | 10 commentaires | Permalien



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