Saint Irénée de Lyon (+ v. 201) un homme de paix au service de l’Église
Irénée est né vers 135-145, à Smyrne (Izmir) en Asie Mineure. Il est vraisemblable qu’il quitta sa ville natale à l’adolescence pour compléter sa formation à Rome. En 177, Irénée arrive à Lyon, la capitale des Gaules. Des chrétiens de Vienne et de Lyon, prisonniers en raison des persécutions, l’invitent à transmettre un message au pape Éleuthère (175 ? - 189). Ils y expriment leur sentiment sur le montanisme, un mouvement prophétique qui commence à se répandre en Phrygie. Irénée se rend donc à Rome avec cette lettre qui est le document écrit le plus ancien de l’Église des Gaules.

Peut-être ce voyage lui épargna-t-il d’être lui-même victime de la persécution qui s’abat alors sur cette communauté chrétienne. De retour à Lyon, Irénée est nommé évêque de la cité gauloise en remplacement de l’évêque Pothin décédé des suites des mauvais traitements dont il avait été victime.

Sous le pontificat de Victor (189-198), Irénée (dont le nom signifie la paix) agit en véritable homme de paix. Alors que les communautés chrétiennes de Rome et d’Asie mineure célébraient Pâques à des dates différentes, Victor, soucieux peut-être d’éviter un retour aux pratiques juives, cherchait à imposer la coutume romaine à l’ensemble des Églises.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 5 Septembre 2020 à 08:25 | 1 commentaire | Permalien

Saints Flor et son frère jumeau Laure
Saint Flor et son frère jumeau Laure vécurent sous le règne d'Hadrien (117-138).

Ils exerçaient la profession de tailleurs de pierre, qu'ils avaient apprise à Byzance des Saints Patrocle et Maxime. Recevant aussi de leurs maîtres les semences de la piété, ils mettaient leur art au service de Dieu, et quand ils taillaient les pierres pour leur donner forme et grâce, ils avaient conscience qu'ils travaillaient en fait sur leur âme, pour la dégrossir de ses passions et la faire resplendir de la ressemblance divine par les saintes vertus.

Lorsque leurs maîtres Patrocle et Maxime eurent subi le martyre, ils quittèrent Byzance et allèrent s'installer dans la ville d'Ulpiana en Dardanie (province d'Illyrie). Arrivés là, ils demandèrent au gouverneur Lykôn l'autorisation d'exploiter des carrières et d'en extraire des pierres aptes à être sculptées.

Ayant acquis une bonne réputation par leur travail, ils furent convoqués par Licinius, fils de l'impératrice, qui leur confia une importante somme d'argent pour construire un temple en l'honneur des idoles, dont il avait lui-même tracé les plans.
Rédigé par l'équipe rédaction le 31 Août 2020 à 15:46 | -1 commentaire | Permalien

"La Mère de Dieu s'est endormie, la Pâque d'été"...
Archiprêtre Alexander A. Winogradsky Frenkel

In Hebrew, it is quite special to express the “mystery of the Dormition” of the Most Holy Virgin and Theotokos Mary. The word that is often used makes sense in many ways: “Dormitzion/דורמיציון “. of course, it sounds a bit too close to Latin “Dormitio”. But in Hebrew “hirdim/nirdem = הרדיםנרדם = to cause to fall asleep and to fall asleep”; in fact, the root is relating to “y-r-d/ירד = to fall” as in the name of the Jordan River, Yarden/ירדן . All creatures, except in case of illness, go through the process of falling asleep. Life is partly a sleep, not the kind of dreamy thing that at times make the human beings speculate on “day sleep” or “sleeping being awaken”.

There is a special move that is beyond human will and control and the living creatures that exist on earth fall asleep. Some tales insist on the possibility to wake up from a sleep after a long period. Usually we sleep some hours and get a refresh. Some people would claim that they do not need to sleep much as if it were a competition. But this has nothing to do with any competition and this is one of the matters that escape to our own desires. Modern times have invented “non-sleeping pills”. Then, scientists or entrepreneurship champions involved in a rushing and crushing race over time and space would think they save or gain time.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2020 à 09:00 | 0 commentaire | Permalien

Constantin Andronikof : Fête de la Transfiguration "La bénédiction des fruits"
La liturgie de ce jour-là est suivie par un rite touchant et lourd de sens : celui de la bénédiction des fruits. Les nations méridionales apportent à l'église le raisin, symbole de tous les produits de la terre. Avec le blé, le raisin constitue les "espèces" de l'eucharistie. Les peuples septentrionaux, à défaut de vigne, apportent les pommes, dont le symbolisme n'est pas indifférent : c'est celui de la connaissance du bien et du mal. (1)

Avant la Transfiguration, les fruits sont encore "enténébrés", comme la nature d'Adam et à cause d'elle ; ils n'ont pas encore été touchés par la lumière de l'Esprit ; de même qu'Adam, microcosme et roi de la nature, n'a pas encore obtenu la capacité de divinisation. Les produits de la terre le sont que matière. Ils ont reçu la grâce de vivre, puisqu'ils existent ; celle de la sanctification, puisqu'ils ont eu la grâce de la palingénésie du Baptême (2) ; non pas encore celle de l'illumination dans la beauté édénique. La Trinité le leur communique sur le Thabor. (3)

En Russie, par exemple, les paysans ne mangeaient pas de fruits avant le 6 août, date de la Transfiguration. Ce jour-là, ils venaient à l'église faire bénir des pommes rouges (le rouge, couleur du sang, symbolise la vie ; et le mot voulait dire beau).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Août 2020 à 09:19 | 0 commentaire | Permalien

Saint Basile le Bienheureux Fol-en-Christ et Thaumaturge  de Moscou ( XV-XVI siècle)
Basile le Bienheureux, le plus célèbre des Saints Fous qui fleurirent en Russie, naquit en 1469 à Élokhov, village proche de Moscou, de pieux paysans, Jacques et Anne. On situe son trépas en 1551, ou le 2 août 1552 ou en 1557, à Moscou. Il fut canonisé vers 1580

Confié dès son enfance comme apprenti à un cordonnier, il menait une vie ascétique, priait constamment et manifesta dès lors les premiers signes de la grâce divine. Alors qu'il était âgé de seize ans, il se moqua un jour d'un marchand qui venait de commander une grande quantité de bottes neuves. Le client parti, son patron lui demanda avec insistance la raison de sa conduite. Le jeune garçon lui répondit qu'il était étrange de commander des bottes, en quantité suffisante pour de nombreuses années, alors que cet homme allait mourir le lendemain. Sa prophétie s'étant réalisée, Basile ne voulut plus rester chez son maître ni retourner chez ses parents, et il partit pour Moscou.

Perdu dans la foule tumultueuse de la cité, il embrassa l'ascèse de la folie simulée, de manière à communier pleinement à la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ tout en restant à l'abri des honneurs des hommes. N'ayant pas de domicile fixe, et pas même de cahute pour reposer sa tête, il vivait presque nu dans les rues et sur les places publiques, passait ses nuits en prière sous le porche des églises, et gardait au milieu de la foule un silence aussi parfait que les ermites au fond des déserts.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Août 2020 à 12:43 | 0 commentaire | Permalien

Le carême de la Dormition
Le carême de la Dormition débute le 14 août et se termine le 28 août.

Il précède la dernière des douze grande fête de l'année liturgique – la Dormition de la très sainte Mère de Dieu

Les Règles du carême précise que durant tout le carême, il est interdit de manger du poisson, exception faite de la fête de la Transfiguration (19 août). Les samedis et dimanches il est de coutume de consommer de la nourriture cuite accompagnée d'huile végétale est autorisée, les mardis et jeudis – sans huile végétale et les lundis, mercredis et vendredis – que de la nourriture sèche. Le carême de la Dormition dure deux semaines , mais la sévérité de son ascèse est comparable au grand carême.

La bénédiction du nouveau miel qui a lieu traditionnellement le premier jour du Carême de la Dormition. Source
Rédigé par l'équipe de rédaction le 14 Août 2020 à 15:16 | 4 commentaires | Permalien

Les trois Sauveurs: miel, pommes, pain
"Pour moi, Dieu me garde de trouver ma fierté autre part que dans la Croix de notre Seigneur Jésus Christ." Galates (6.14)

Les trois Sauveurs

Août est un mois particulièrement festif: outre "la Dormition" (15/28 août), bien connue et largement célébrée, il n'y a pas une mais trois fêtes du Christ: "la Procession de la Sainte et Vivifiante Croix à Constantinople " le 1/14 Août, , "la Transfiguration" le 6/19 Août, la seule des trois qui soit bien connue, et la fête "de l'icône de la face du Christ non faite de main d'homme" le 16/29 Août.

En Russie ces trois fêtes sont donc appelées respectivement "Premier Sauveur", "Deuxième Sauveur" et "Troisième Sauveur".
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Août 2020 à 13:45 | 0 commentaire | Permalien

Le saint métropolite Benjamin de Pétrograd
Nous commémorons aujourd'hui, 13 août, l'un des premiers martyrs de la terreur athée qui a suivi le coup d'État d'octobre 1917. Sont également commémorés l'archevêque Serge ainsi que Georges et Jean qui ont partagé ses souffrances.

Le métropolite Benjamin connu pour son zèle pastoral, tout spécialement à l'égard des populations ouvrières, fut élu pour le siège de Pétrograd (actuellement Saint-Pétersbourg) en 1917.

Il entreprit aussitôt une réforme des paroisses et s'efforça de libérer l'Église de toute implication dans les affaires politiques. Sa parole, simple et spirituelle, attirait les foules dans les églises où il célébrait, et malgré sa haute charge, il continuait de visiter les pauvres et les ouvriers.

Lors de la famine de 1921, conséquence de la Révolution d'octobre et de la guerre civile, qui fit plus de six millions de victimes, le Métropolite n'hésita pas à livrer à l'État tous les biens de l'Église, à condition qu'ils restent un don délibéré, sévèrement contrôlé par le Clergé et les fidèles.

Les bolcheviques semblèrent alors devenir plus conciliants; mais la position intransigeante du Métropolite contre le mouvement de l "Église Vivante", qui avait pour but le démembrement de l'Église et de la Tradition, raviva leur haine.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Août 2020 à 15:00 | 4 commentaires | Permalien

Saint Jean le Guerrier ( IV ème siècle )
Pendant la période des persécutions contre les chrétiens, Jean le Guerrier a servi dans l'armée de l'empereur romain Julien l'Apostat (361-363) et a été contraint de prendre part à la persécution. Néanmoins, il a aidé les chrétiens, les avertissant d'une nouvelle rafle ou, facilitant leur évasion, a rendu visite à des frères emprisonnés dans des cachots. Saint Jean était miséricordieux non seulement envers les chrétiens, mais aussi envers tous ceux qui étaient dans le besoin et qui avaient besoin de compassion: il visitait les malades, consolait lee éplorés.

En apprenant le soutien que Jean le Guerrier apportait aux chrétiens, l'empereur ordonna de l’ emprisonner. Le martyr était dans l’ attente d'être exécuté. Mais en 363, l' empereur mourut lors d’une bataille avec les Perses à Marang, et Jean le Guerrier fut libéré.

La date exacte de la mort du saint est inconnue, mais il est décédé dans une extrême vieillesse. Selon la légende, il a indiqué le lieu de son enterrement, apparaissant à une femme pieuse, après quoi les reliques du saint ont été transférées à l'église de l'apôtre Jean le théologien à Constantinople . Les reliques de Jean le Guerrier sont considérées comme miraculeuses. Ceux qui sont offensés et affligés demandent l'intercession et la consolation du saint.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Août 2020 à 16:11 | 0 commentaire | Permalien

Saint et Grand-Martyr PANTELEIMON +305
Le Saint et glorieux Martyr du Christ Pantéléimon naquit à Nicomédie d'un sénateur païen, Eustorgios, et d'une Chrétienne, Euboulie, qui lui donnèrent le nom de Pantoléon. Confié à un médecin réputé, Euphrosynos, pour son éducation, il parvint en peu de temps à une connaissance parfaite de l'art médical, au point que l'empereur Maximien, ayant remarqué ses qualités, projetait de le prendre au palais comme médecin personnel.

Comme le jeune homme passait quotidiennement devant la maison où était caché Saint Hermolaos (cf. 26 juil.), le Saint Prêtre, devinant à son allure la qualité de son âme, l'invita un jour à entrer et se mit à lui enseigner que la science médicale ne peut procurer qu'un bien faible soulagement à notre nature souffrante et sujette à la mort, et que seul le Christ, le seul vrai Médecin, est venu nous apporter le Salut, sans remèdes et gratuitement.

Le coeur exultant de joie à l'audition de ces paroles, le jeune Pantoléon commença à fréquenter régulièrement Saint Hermolaos et fut instruit par lui du grand Mystère de la foi.

Un jour, en revenant de chez Euphrosynos, il trouva sur le chemin un enfant mort après avoir été mordu par une vipère. Estimant que le moment était venu d'éprouver la vérité des promesses d'Hermolaos, il invoqua le Nom du Christ et, aussitôt, l'enfant se releva et le reptile périt. Il courut alors chez Hermolaos et, plein de joie, demanda à recevoir sans retard le Saint Baptême.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 9 Août 2020 à 04:56 | -1 commentaire | Permalien

Saints Martyrs – BORIS et GLEB
Le 24 juillet/ 6 août, mémoire des Saints Martyrs BORIS et GLEB, nommés ROMAIN et DAVID au Saint Baptême; premiers Saints canonisés de l'Église russe, ils sont aussi les premiers représentants des Strastoterptsi, c'est-à-dire les Saints laïcs "qui ont souffert la passion sans résistance", catégorie de Saints particulière à l'hagiographie russe à laquelle appartiennent aussi le saint empereur Nicolas 1 et sa famille.

Mille ans déjà

C'était en 1015, le 24 juillet (calendrier julien évidemment!).

Mais revenons un peu avant.

En 988, le prince Vladimir de Kiev – païen adorateur de Peroun – se détourne de ses idoles et, comme Clovis en son temps, "brûle ce qu'il a adoré et adore ce qu'il a brûlé"... Bref, en 988, Vladimir reçoit le baptême (1).

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Août 2020 à 03:26 | -3 commentaire | Permalien

Le saint amiral Fiodor (Théodore) Ouchakov
Vladimir Golovanow
Saint Fiodor est commémoré le 23 juillet (5 août).

Ouchakov a été canonisé le 15 octobre

J'ai appris la canonisation du saint amiral Fiodor Ouchakov (1744-1817) lors d'un voyage touristique dans les iles ioniennes: son icône occupe une place d'honneur dans bon nombre d'églises, à commencer par Corfou, et les nombreux cierges allumés devant montrent une véritable ferveur populaire.

Il est en effet considéré comme un "fondateur de l'état grec dans les iles ioniennes" (1)

Fiodor Ouchakov (en russe : Фёдор Фёдорович Ушаков) est né en 1744 à Bournakovo (actuellement Rybinsk, 350 Km au NE de Moscou); il étudia à l'École navale du Corps des cadets de Saint-Pétersbourg.

Montant très rapidement les échelons, notamment grâce à ses victoires dans la guerre contre les Turcs de 1787-1792, il fut envoyé en Méditerranée afin de soutenir la Campagne d'Italie du général Alexandre Souvorov (1799). Au cours de cette expédition navale, il conquit les îles Ioniennes occupées par le Français.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Août 2020 à 21:45 | 1 commentaire | Permalien

Saint ELIE  ( ILYA)- LE PROPHETE
Le prophète Elie a exercé son ministère prophétique sous le règne de deux rois d'Israël, Achab et Ahazia, entre 873 et 852 av. J.-C.

Le prophète Elie est l’un des saints les plus vénérés par les catholiques comme par les orthodoxes. Le judaïsme, l’islam et les sectes protestantes le commémorent. Le personnage d’Elie est également présent dans religions païennes. Nous ne savons pas quelles sont les premières mentions d’Elie. Ce nom n’est peut-être d’ailleurs pas un nom propre. Selon la tradition il n’y a dans l’histoire de l’humanité que trois d’hommes s’étant transporté au Ciel de leur vivant : l’apôtre Jean, Enoch et Elie.

C’est précisément Elie qui est dans ce sens le précurseur du Christ. Les nombreux miracles qu’il a accomplis en témoignent. Résurrection des morts, envoi de la pluie lors de sécheresses, multiplication de l’huile et de la farine dans la maison d’une veuve, etc.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Août 2020 à 10:02 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Marina la grande martyre du III siècle, fêtée le 17/30 juillet
Marina est née en Anatolie du Sud, plus précisément à Antioche, à la fin du troisième siècle, pendant le règne de Claude II (268-270). Elle était la seule fille de parents païens nobles. Quand elle avait cinq ans, sa mère est morte (certaines sources disent qu'elle est morte peu de temps après l'accouchement), et depuis que son père Aidesios, était trop occupé à l'exercice de ses fonctions en tant que prêtre païen pour l'éduquer correctement, il tourna ses soins envers Marina avec une femme qui se trouvait être chrétienne. Suite Sainte Marina, grande martyre et vainqueur des démons

Un miracle de sainte Marina
Version française Claude Lopez-Ginisty

Il y a quelques années, une famille de Lymassol, à Chypre, nommée Vassiliou a été bénéficiaire du miracle suivant. En Grèce, cette famille est bien connue à cause des demandes télévisées qu'elle a faites en vue de trouver un donneur pour leur jeune garçon Andrea, qui souffrait de leucémie. Le donateur a bien été trouvé et les parents ont commencé à préparer leur voyage au Texas (USA) où la greffe de moelle osseuse allait être exécutée. Entre-temps, ils ont aussi prié et supplié Jésus-Christ de sauver leur petit garçon. Avant leur départ pour les USA les parents ont entendu parler de miracles de sainte Marina et ils ont appelé le monastère de Sainte-Marina situé sur l'île d'Andros en Grèce pour demander sa bénédiction.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Juillet 2020 à 04:35 | 0 commentaire | Permalien

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
Il est l'une des grandes figures de la Russie médiévale, tant d'un point de vue politique que spirituel.

Vladimir était le plus jeune fils du prince de Kiev, Sviatoslav. Sa mère s'était convertie au christianisme, mais le jeune prince fut élevée dans le paganisme. En 980, il devint prince de Kiev, après avoir éliminé son frère aîné (qui avait lui-même assassiné un autre de leurs frères).

Son alliance est alors sollicitée par les Bulgares, les Khazars, les Allemands et les Byzantins qui représentent les quatre religions de présence: l'islam, le judaïsme, le christianisme latin et le christianisme byzantin. Vladimir, d'après la tradition, envoie alors des ambassadeurs recueillir de plus amples renseignements sur ces religions.

L'islam des Bulgares respire la tristesse; les offices latins des allemands sont dépourvus de beauté. A Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans l'église Sainte Sophie, l'encens projeté vers le ciel par le balancement des lourds encensoirs, l'or des icônes, les hymnes célestes transportent d'enthousiasme les âmes slaves des envoyés du prince: "Nous ne savions plus si nous étions au ciel ou sur la terre ! C'est là que Dieu demeure avec les hommes!" Vladimir se fait donc baptiser, avec tous ses sujets en 988 et reçoit pour épouse une princesse byzantine.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Juillet 2020 à 06:30 | Permalien

Sainte OLGA princesse de Russie
Mère de Sviatoslav (+ 969) Sainte OLGA ou Hélène. Elle se convertit au Christianisme à Constantinople en 958 et prit le nom d’Hélène. C'est la première princesse chrétienne qu'ait connue la Russie.

Née à Pskov (anciennement Pleskov) ou dans le voisinage.
Olga épousa le Prince Igor 1er, duc de Kiev en 903. Après l’assassinat de son mari en 945, elle gouverna la Russie avec sagesse et miséricorde jusqu’à sa propre mort.

Elle se chargea en particulier de l’éducation de son petit fils, saint Vladimir qui allait définitivement donner le Saint Baptême à la Russie.

Issue d'une noble famille du pays de Pskov, à linitiative de laquelle les Varègues étaient venus en Russie, la princesse Olga avait été dotée par Dieu d'une rare beauté et d'une brillante intelligence.

Un jour, alors qu'elle traversait le fleuve Pskov, elle rencontra le jeune prince Igor qui aussitôt s'éprit d'elle.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 24 Juillet 2020 à 10:20 | 36 commentaires | Permalien

Boris ZAÏTSEV : Saint Serge de Radonège
Bibliographie des œuvres de Boris Zaïtsev et en russe Boris ZAÏTZEFF

Plus de six cents ans se sont écoulés depuis la naissance de saint Serge1, plus de cinq cents depuis sa mort. Sa vie calme, sainte et pure, a duré près d’un siècle. Le modeste adolescent, qui s’appelait d’abord Barthélemy et qui prit plus tard le nom de Serge, devint une des plus grandes gloires de la Russie.

Par sa sainteté, Serge est grand pour l’univers, car il a vécu pour l’humanité entière. Mais son harmonie parfaite avec son peuple, ce qu’il y a de typique dans sa nature, qui réunit les traits disséminés du caractère russe, lui donnent quelque chose de particulièrement émouvant pour nous.

De là proviennent la vénération tout exceptionnelle dont il est entouré en Russie et la canonisation tacite dont il a été l’objet, et par laquelle le peuple russe le reconnaît pour son saint par excellence ; privilège que personne d’autre ne partage avec lui.

Saint Serge vivait aux temps du joug tartare. Il n’en souffrait pas personnellement : les forêts de Radonège l’en préservaient. Mais il n’est pas resté indifférent à l’oppression tartare. Tout ermite qu’il fût, il n’en éleva pas moins la croix pour la Russie avec la résolution calme qui caractérisait tous ses actes ; il bénit Dimitri Donskoï, en l’envoyant à la bataille de Koulikovo2 qui, grâce à son geste, a gardé un sens symboliquement mystique jusqu’à nos jours.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juillet 2020 à 06:30 | 0 commentaire | Permalien

Le 17 juillet 1918, le Tsar Nicolas II et tous les membres de sa famille, retenus prisonniers par les bolcheviks, sont assassinés sans jugement à Ekaterineburg, à l’est de l’Oural.

Le Tsar aura régné sur la Russie de 1894 à 1917. Après avoir abdiqué en mars 1917, il s’était vu refuser le droit d’asile par les Britanniques. Relégué en Sibérie, il sera fait prisonnier par les bolcheviks. Il fut d’abord détenu au palais Tsarkoïe Selo, puis près de Tobolsk. La progression, en juillet 1918, des forces contre-révolutionnaires fit craindre aux Soviets que Nicolas ne soit libéré ; lors d’une réunion secrète, une sentence de mort fut prononcée pour le tsar et sa famille. Ils furent tués avec leurs serviteurs dans une cellule à Ekaterinbourg, dans la nuit du 16 juillet.

Pierre Gilliard, né en 1879 et mort le 30 mai 1962 à Lausanne était le précepteur des enfants du Tsar Nicolas II : les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexei. Gilliard raconte dans son livre : "Le 4 juillet 1918, le commissaire Yakov Yourovski prit le commandement de la villa Ipatiev. Il emmena avec lui dix hommes, qui seront chargés de l’exécution. Pendant quelques jours, il parcouru la région à cheval pour repérer un endroit sûr où faire disparaître les corps. Le 16 juillet au soir, Yourovski procura des pistolets à ses hommes. Après minuit, il demanda aux Romanov et à leurs suivants: Evgueni Botkine, la femme de chambre Anna Demidova, Ivan Kharitonov et Aloïs Troupp - de se préparer à être transférés dans un lieu plus sûr.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Juillet 2020 à 21:00 | 30 commentaires | Permalien

L'archimandrite Romain, chef de la Mission de l'ÉORHF en Terre Sainte : 70e anniversaire de l'exécution du martyr Alexandre Schmorell
Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »

"Moinillon au quotidien"

C'est un grand événement pour nous — et une joie tout aussi grande. Père Romain célébrait les Vigiles de la fête des saints apôtres Pierre et Paul.


L'archimandrite Romain, chef de la Mission de l'ÉORHF en Terre Sainte, est chez nous pour quelques jours afin de participer aux solennités du 70e anniversaire de l'exécution du martyr Alexandre Schmorell, glorifié l'année dernière, qui auront lieu samedi : une Liturgie sera célébrée par de nombreux évêques sur la tombe du martyr.

Cette année 2019, nous célébrons le 70e anniversaire de l'exécution d'Alexandre Schmorell.

Aujourd'hui, il n'y a pas de Liturgie au monastère, mais elle est célébrée sur la tombe du martyr au cimetière qui se trouve face à la cathédrale russe de Munich.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Juillet 2020 à 10:30 | 0 commentaire | Permalien

Fête des saints apôtres Pierre et Paul le 29 juin/12/juillet
ÉVANGILE DES MATINES: JEAN 21, 14-25

L’amour pour le Christ – « Cet évangile a deux choses à nous dire. Tout d’abord, il pose clairement la question unique, la question sur laquelle nous avons et nous aurons à répondre : ‘M’aimes-tu ?’ Tout, dans la vie chrétienne, se réduit à cette question. Pouvons-nous répondre avec Pierre : ‘Oui, Seigneur, Tu sais que je t’aime’ ? Nos actions ne donneraient-elles pas un lamentable démenti à cette affirmation. Cependant, répondre simplement que nous n’aimons pas le Seigneur serait méconnaître et étouffer les aspirations – si faibles soient-elles – que le Saint-Esprit met dans nos cœurs et dirige vers le Christ. Disons donc à jésus : ‘Seigneur, Tu sais tout, Tu sais que je t’aime. Je n’attends rien de moi ; j’attends tout de la grâce’.

L’autorité dans l’Eglise

Le deuxième enseignement donné par cet évangile concerne la nature de l’autorité dans l’Église. Le Seigneur confère ici à Pierre une autorité spéciale. On remarquera, d’abord, que cette autorité est fondée sur une primauté d’amour – ‘m’aimes-tu plus que ceux-ci ?’ – et ensuite qu’elle consiste dans un service humble et désintéressé – ‘paix mes agneaux’. Toute prééminence parmi les chrétiens qui ne serait pas une prééminence d’amour et de service ne correspond pas aux intentions de notre Seigneur.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Juillet 2020 à 07:46 | 0 commentaire | Permalien

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