Saint Georges
Saint Georges né en Cappadoce de parents chrétiens, Georges, officier dans l'armée romaine, traverse un jour une ville terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort.

Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre. Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l'aide du Christ, il finit par triompher. la princesse est délivrée et, selon certaines versions, dont celle de la Légende dorée, le dragon, seulement blessé, lui reste désormais attaché comme un chien fidèle.

Plus tard, Georges est victime des persécutions antichrétiennes de l'empereur Dioclétien. Il subit en Palestine un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices (brûlé, ébouillanté, broyé sous une roue, etc.), il survit miraculeusement et finit par être décapité.Son culte est toujours resté vivace en Grèce et en Russie.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 6 Mai 2020 à 07:30 | 20 commentaires | Permalien

 3e dimanche de Pâques - des Saintes Femmes Myrophores
Ce troisième dimanche de Pâques nous célébrons la Fête des Saintes Femmes Myrophores ; nous faisons aussi mémoire de Joseph d'Arimathie, secret disciple du Seigneur ; et nous y ajoutons le souvenir de Nicodème, qui venait de nuit pour écouter Jésus.

Les Saintes Femmes Myrophores
offraient la myrrhe au Christ défunt :
à leur mémoire j'offre encore
une hymne en guise de parfum.

Certes, ce sont les femmes qui, les premières, ont vu la Résurrection et l'ont annoncée aux Disciples. Il fallait en effet que le sexe féminin, le premier qui succomba au péché et reçut comme héritage la malédiction, vit aussi le premier la Résurrection et le premier reçût l'annonce de la joie, lui qui s'était entendu dire : «Tu enfanteras dans les douleurs.»

Lire aussi L’Orthodoxie, à l'époque soviétique, a survécu grâce aux femmes – a dit le patriarche Cyrille

On les appelle Myrophores pour la raison suivante : comme c'était la fête de Pâques, le sabbat auquel préparait ce vendredi était un grand jour; aussi Joseph et Nicodème se hâtèrent d'ensevelir le corps du Seigneur ...suite Et en russe
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 3 Mai 2020 à 07:15 | 39 commentaires | Permalien

Le jour de Radonitsa, le patriarche Cyrille a prié pour les membres du clergé récemment décédés
Le patriarche Cyrille a commémoré  les membres du clergé   décédés récemment.

Mardi, les croyants  célèbrent Radonitsa. Ce jour-là, le patriarche a célébré la liturgie  de la Pâque des défunts. L'office  a eu lieu dans l'église Saint Alexandre de la Neva dans le monastère éponyme près de la résidence patriarcale de Peredelkino.

Pendant la liturgie, le primat  a dit  une prière pour le repos  des âmes des membres du  clergé récemment décédés ", rapporte le site Internet de l'Église orthodoxe russe.

Ces derniers jours, quatre de ses ecclésiastiques sont morts du coronavirus. La maladie a coûté la vie à l'évêque Benjamin de Zheleznogorsk et Lgovsky, à l'archiprêtre Vladimir Verigi, du clergé de la cathédrale de l’Épiphanie  à Moscou, à l'archiprêtre Alexander Ageykin et au protodiacre Evgeny Trofimov

Lien В день Радоницы патриарх Кирилл помолился за упокой недавно скончавшихся клириков Русской церкви
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Avril 2020 à 21:27 | 1 commentaire | Permalien

 « RADONITSA »  (JOUR DE JOIE) : JOUR PARTICULIER DE COMMEMORATION DES DEFUNTS
Le mardi (ou le lundi dans certaines régions) de la seconde semaine après Pâques, qui s'appelle la semaine de Thomas ou de «Radonitsa», l'Eglise Orthodoxe russe célèbre «Radonitsa», le jour de joie où les défunts sont particulièrement commémorés (je ne sais pas si cette tradition se retrouve ailleurs tellement elle est peu mentionnée en français; http://en.wikipedia.org/wiki/Radonitsa ne mentionne que l'Eglise russe …

Selon Saint Jean Chrisostome (IVème siècle), une commémoration était déjà célébrée après Pâques dans les cimetières chrétiens au tout début de notre ère. Néanmoins la fête russe nous vient plutôt d'une fête printanière païenne slave qui s'appelait «Navim dnièm», «Mogilkami», «Radavanitsami» ou bien «Triznani». Ethimologiquement.

«Radonitsa» - ce nom provient du slave radost, « joie ». En Rus' de Kiev, le nom de la fête est Красная горка, Krasnaya Gorka, « Belle colline », qui a le même sens. On peut s'étonner que l'on qualifie de « joyeuse » une commémoration des morts. Toutefois, dans la foi chrétienne, la mort est liée à la Résurrection de Jésus, à la joie et à l'espérance qu'elle apporte.

De plus, la place particulière de cette fête dans le cycle liturgique annuel, juste après la lumineuse semaine de Pâques, stimule le chrétien à ne pas se morfondre de la perte de ses proches, mais au contraire à se réjouir de leur naissance dans une autre vie à la vie éternelle.

La victoire sur la mort, démontrée par la résurrection du Christ, nous enlève la peine occasionnée par l'absence temporaire de nos proches, et c'est pour cela que, selon le métropolite Antoine de Souroge, nous devons « avec foi, espoir, et vérité pascale nous tenir devant le tombeau de nos disparus ».
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 28 Avril 2020 à 06:38 | 5 commentaires | Permalien

SAINT THOMAS
Ce deuxième dimanche de Pâques, nous fêtons le Renouveau de la Résurrection du Christ et l'attouchement du Saint Apôtre Thomas.

Thomas signifie abyme, ou jumeau, en grec Dydime : ou bien il vient de thomos qui veut dire division, partage. Il signifie abyme, parce qu'il mérita de sonder les profondeurs de la divinité, quand, à sa question, J.-C. répondit : « Je suis la voie, la vérité et la vie. » On l’appelle Dydime pour avoir connu de deux manières la résurrection de J.-C. Les autres en effet, connurent le Sauveur en le voyant, et lui, en le voyant et en le touchant. Il signifie division, soit parce qu'il sépara son âme de l’amour des choses du monde, soit parce qu'il se sépara des autres dans la croyance à la résurrection.

Saint Thomas était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée.
Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du cœur et du dévouement. Ces deux caractères de sa physionomie paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant Sa Passion, Jésus veut retourner en Judée; les Apôtres Lui rappellent les menaces de Ses ennemis. Thomas seul s'écrie: "Eh bien! Allons et mourons avec lui!" Voilà le dévouement du cœur de l'Apôtre.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Avril 2020 à 07:05 | 10 commentaires | Permalien

Le Christ est Ressuscité! Христос Воскресе!
Chers amis, 

  Nous vivons des journées Pascales difficiles.  Il y a autours de nous tant de malades, tant de décédés...     Pensons à eux, prions pour eux!   Le Christ est ressuscité!

PARLONS D'ORTHODOXIE

Prions le Seigneur !

Nous invoquons le Nom divin, saint, grand, redoutable, et insupportable pour te chasser, apostat ; et nous ordonnons ton anéantissement ô diable. Le Dieu saint, sans principe, redoutable, invisible en son Essence, incomparable en sa Puissance, incompréhensible en sa Divinité, le Roi de gloire et Seigneur tout-puissant t’ordonne, ô diable ; Celui qui par son Verbe fit venir toutes choses du non-être à l’être, Celui qui marche sur les ailes du vent, le Seigneur t’ordonne, ô diable, Lui qui a rassemblé l’eau de la mer et l’a répandue sur la face de la terre, le Seigneur des Puissances , est son nom ; le Seigneur t’ordonne, ô diable, lui que vénèrent les puissances qui L’entourent, les chérubins et les séraphins aux six ailes et aux yeux innombrables dont deux leur voilent le visage pour ne pas regarder sa Divinité insoutenable et insondable, deux leur cachent les pieds, pour n’être pas brûlés par sa Gloire ineffable et sa Majesté incompréhensible, tandis qu’ils volent des deux autres et remplissent les cieux de leur clameur : « Saint, saint, saint es-Tu notre Seigneur Sabaoth, les cieux et la terre sont remplis de ta gloire ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Avril 2020 à 09:00 | 8 commentaires | Permalien

Message pascal de Son Éminence ANTOINE, métropolite de Chersonèse et d'Europe occidentale
Eminences, Excellences, vénérables prêtres et diacres, moines et moniales, chers frères et sœurs.

En cette lumineuse nuit de Pâques je vous adresse des mots de salutation hérités de la profondeur des siècles : " Le Christ est ressuscité ! " Je vous félicite tous de la fête de la résurrection du Seigneur !

Nous avons franchi le chemin du Grand Carême. Nous sommes les témoins du merveilleux miracle de l'immense amour de Dieu pour le monde et pour l'homme qu'il a créés - miracle de la résurrection des morts de notre Seigneur Jésus-Christ.

En ces journées nous partageons tous l'annonce de l'heureux événement de la Résurrection de notre Sauveur et nous entendons en réponse des mots attestant de notre inébranlable foi commune en le triomphe de la vie éternelle surgie du vivifiant cercueil.

Souvenons-nous aujourd'hui que la bonne nouvelle de la Résurrection a été pour la première fois dans l'histoire de l'Eglise néotestamentaire prononcée par les Saints Apôtres. C'est à leur frère l'apôtre Thomas qu'elle était adressée : " Christ est ressuscité ! ". Thomas ne crut pas en cette annonce. Il n'y crut pas car la nouvelle de la Résurrection ne changea rien dans la vie des apôtres. Même après avoir vu leur Maître ressuscité ils continuaient à craindre leurs ennemis, les persécuteurs de Jésus. Ils sont restés confinés dans un local exigu habités par l'horreur et la peur. Qui craindre, pourquoi être triste ? La manifestation de la foi en le Christ ressuscité devient convaincante seulement quand elle se fonde sur l'expérience spirituelle personnelle. Cette expérience se base sur les mots, les actes, les pensées et les sentiments.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Avril 2020 à 10:17 | 1 commentaire | Permalien

Vendredi Saint
En ce jour est suspendu au gibet / Celui qui a suspendu la terre sur les eaux..., / est couvert d’une couronne d’épines, le Roi des anges.

(15ème Antienne des matines du vendredi saint)
Tu t’es laissé crucifier / Afin de faire jaillir pour moi le pardon / Ton côté fut transpercé pour me donner la source de vie / Tu t’es laissé percer de clous / Pour que la profondeur de tes souffrances / Me révèle la grandeur de ta Royauté

Stichère des matines du vendredi saint aux Béatitudes


Celui qui a souffert les crachats, les coups, les soufflets meurt pour la vie du Monde. Nous suivons ici Jésus jusqu’au Golgotha. Golgotha veut dire « lieu du crâne » et nous voyons bien le crâne d’Adam, au fond des enfers.Nous suivons Jésus non à la manière de ceux qui le suivaient de loin, mais à la manière de sa mère, de Jean et des saintes femmes. Jésus est mis à mort en dehors de la ville, devant les murs de Jérusalem. (Que nous avons déjà croisé lors d’autres fêtes... voir Les Rameaux, La Résurrection de Lazare). Seule la partie supérieure de la croix se détache contre le ciel, nous reliant à sa signification cosmique.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Avril 2020 à 06:01 | 5 commentaires | Permalien

‌Le Séminaire orthodoxe russe Sainte-Géneviève: Diffusion en direct des célébrations orthodoxes de la Semaine Sainte et de Pâques
Le Séminaire orthodoxe russe Sainte-Géneviève diffusion en direct des célébrations orthodoxes du Grand Carême

Chers frères et sœurs, nous vous invitons à suivre toutes les célébrations de notre communauté en direct sur notre chaîne YouTube

Voici les horaires des offices de la Semaine Sainte et de Pâques:


Lundi saint (13 avril):

19 h Vêpres et Liturgie des Dons Présanctifiés


Mardi saint (14 avril):

7 h 30 Matines

19 h Vêpres et Liturgie des Dons Présanctifiés


Mercredi saint (15 avril):

7 h 30 Matines

19 h Vêpres et Liturgie des Dons Présanctifiés
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Avril 2020 à 09:19 | 5 commentaires | Permalien

Jeudi Saint, la Cène mystique du Seigneur
La liturgie du Jeudi Saint se compose, dans la tradition byzantine, de trois grands offices : les matines, le rite du lavement des pieds – réservé au rituel pontifical – et les vêpres avec la liturgie de Saint-Basile.

Trois événements sont au centre de la liturgie de ce jour : la trahison de Judas, la manifestation de l’humilité du Seigneur et la Cène avec les disciples, appelée dans la tradition orthodoxe « repas mystique ».

Aucune autre fête, pas même celle de la Nativité, n’est dotée de prières aussi riches sur le plan christologique que le Jeudi Saint. C’est au soir de la Pâque juive, au cours du repas rituel commémorant la sortie d’Égypte du peuple hébreu, que le Roi d’Israël se fait connaître à ses disciples et découvre la nature véritable de son alliance avec l’humanité.

Ainsi, le dernier dîner du Seigneur avec les apôtres est non seulement mystique, mais aussi mystagogique.

« Lors de ce dîner, tu as révélé aux initiés l’immense mystère de ton incarnation » : l’incarnation de Dieu est l’alliance éternelle que Dieu promettait à Abraham et qu’il a enfin accomplie à la fin des temps.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 16 Avril 2020 à 08:22 | 0 commentaire | Permalien

Mercredi Saint
Saint Matthieu 26, 14-25

L’un des douze apôtres de Jésus, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d’argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? »

Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ’Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l’un après l’autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer.

Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui l’as dit ! »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Avril 2020 à 08:34 | 0 commentaire | Permalien

Prêtre Serge Model : " Par sa mort, Il a vaincu la mort " - La Semaine sainte et Pâques dans l’Église orthodoxe
UN VOYAGE SPIRITUEL

Depuis l’antiquité chrétienne, la fête de Pâques est précédée de quarante jours de préparation, au cours desquels l’Église convie ses idèles à un effort de jeûne, de prière et d’abstinence : le grand carême. Durant cette période, nous sommes invités à rejeter le superflu dans notre vie (dans le domaine alimentaire, des distractions, etc.) pour nous recentrer sur l’essentiel et retrouver, au cœur du silence, la présence de l’Être.

Comme le disait Mgr Antoine de Souroge (grand spirituel orthodoxe contemporain) : «Dieu est partout. Il est ici. Si tu ne ressens pas sa présence, ce n’est pas lui qui est absent, c’est toi !»

Certes, notre société, loin de valoriser la tempérance ou la modération, nous incite à exiger «toujours plus » . Mais la liberté authentique réside moins dans la satisfaction de tous nos désirs (dont nous devenons finalement esclaves) que dans l’apprentissage de l'indépendance à leur égard, à laquelle contribue le carême.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Avril 2020 à 12:24 | 0 commentaire | Permalien

Lundi Saint
Le Saint et Grand Lundi, nous faisons mémoire du Bienheureux Joseph au-beau-visage, ainsi que du figuier maudit et desséché par le Christ.

Joseph, chaste et prudent, fut prince de justice,pourvoyeur de froment et trésor de délices. Au stérile figuier, sans fruits spirituels,Le Christ a comparé les hommes infidèles: fuyons donc les passions, car nous pourrions un jour être maudits et desséchés à notre tour.

Comme les Saintes Souffrances de notre Seigneur Jésus Christ ont ici leur début, c'est Joseph qui, le premier, en présente l'image. Car il était le dernier fils du Patriarche Jacob, né de Rachel et envié par ses frères pour quelques visions qu'il avait eues en songe.

Tout d'abord, il est caché dans le creux d'une fosse, et son père est trompé par sa tunique ensanglantée, comme s'il avait été dévoré par une bête fauve. Puis, pour trente pièces d'argent il est livré aux Israélites, qui le vendent à leur tour à Putiphar, le chef des eunuques de Pharaon, le roi d'Égypte.

Or, sa maîtresse s'étant fâchée contre lui à cause de la chasteté du jeune homme, parce qu'il n'avait pas voulu commettre l'iniquité avec elle, il s'enfuit en laissant son vêtement: elle le calomnia auprès de son maître, et il connut l'amertume des chaînes et de la prison. Il en fut tiré par son don d'interpréter les songes: on le mena devant le roi, et il fut établi seigneur sur toute la terre d'Égypte.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Avril 2020 à 09:03 | 0 commentaire | Permalien

Message de l'archiprêtre Nicolas Rehbinder, recteur de la paroisse des Trois Saints Docteurs
Chers frères et sœurs, paroissiens de notre église !

S'achèvent les quarante jours du Grand Carême. Dans le Triode, un des stichères aux vêpres ce soir annonce : " Achevant les quarante jours qui ont secouru l'âme - puissions nous voir la semaine Sainte de ta Passion."

Mais la quarantaine (qui se traduit également par « quarante jour») n'est malheureusement pas terminée!
Nous allons nous essayer, comme pendant les semaines précédentes, à prier dans nos maisons tout en suivant pas à pas notre Sauveur. Ces jours-ci, par Lui sont produites les œuvres étonnantes, redoutables et fabuleuses : la résurrection de Lazare mort depuis quatre jours et l'entrée du Seigneur à Jérusalem.

La résurrection de Lazare est, on peut le dire, le plus grand miracle jamais accompli sur terre. Seul Dieu incarné pouvait l'accomplir. Ce miracle est si frappant que "Plusieurs des Juifs venus chez Marie, qui avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui" (Jean 11:45). Ce grand événement est précédé de rencontres étonnantes entre le Sauveur et les sœurs de Lazare, Marthe et Marie.

Ces rencontres et dialogues décrits dans le chapitre 11 de l'Évangile de Jean (que nous devons relire souvent) sont si impressionnants qu'ils ont été reflétés dans la littérature mondiale, comme, par exemple, dans le roman de F. M. Dostoïevski « Crime and châtiment». La lecture de ce passage par la pauvre Sonya à Raskolnikov a radicalement changé le sort des deux héros du roman et les a conduits au repentir et à l'amour.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Avril 2020 à 19:18 | -1 commentaire | Permalien

Dimanche des Rameaux
Dimanche des Rameaux /autrefois appelé en français Dimanche de l'Hosanne!/

Qui n'a pas rencontré du Seigneur quand, comme un roi, triomphant Il entra dans Jérusalem, et qui n'a pas crié alors, Hosanna au Fils de David! (Matthieu 21:15)?

Mais seulement quatre jours se sont écoulés, et la même foule avec les mêmes langues crie, Crucifie-le, crucifie-le! (Jean 19:6). Changement incroyable!

Mais pourquoi devrions-nous être surpris? N'avons-nous pas fait la même chose, quand après avoir reçu les saints mystères du Corps et du Sang du Seigneur, nous quittons à peine l'église avant de tout oublier, à la fois notre révérence et la miséricorde de Dieu envers nous.

Nous nous adonnons comme avant à des actes agréables pour nous, d'abord petits puis ensuite grands. Peut-être même qu'avant que quatre jours ne se soient écoulés, bien que nous ne criions point, "Crucifie-le!" nous crucifions le Seigneur en nous-mêmes. Le Seigneur voit tout cela, et Il souffre. Gloire à Ta patience, ô Seigneur!
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Avril 2020 à 09:50 | 0 commentaire | Permalien

Père Alexandre Schmemann:  COMMENTAIRE LITURGIQUE DU DÉBUT DE LA SEMAINE SAINTE  (du samedi de Lazare au Mercredi saint)
V.Golovanow

Du samedi de Lazare au DIMANCHE DES PALMES

Le grand mérite du père Alexandre Schmemann c'est d'avoir fait sortir la théologie du cénacle où l'enferment les théologiens pour rendre les fondements de l'Orthodoxie accessibles à tout le Peuple de Dieu, voire aux non-croyants; c'est ce travail exceptionnel qui justifie le succès permanent de ses écrits, en particulier en Russie.

C'est pour cela que chaque nouvelle édition est accueillie avec énormément d'intérêt, et qu'un grand nombre de ses écrits sont disponibles sur Internet, et là encore, il y en a beaucoup plus sur des sites russes que chez nous.

Le meilleur exemple en est donné par ses explications de la liturgie byzantine: il en décrypte le message symbolique dans un langage simple et compréhensible à tous. En cette fin de carême, je propose aux lecteurs le texte suivant, qui explique les cinq prochains jours. Personnellement je n'en connais pas de meilleur…
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Avril 2020 à 05:09 | 27 commentaires | Permalien

Homélie de Mgr Nestor, archevêque de Madrid et Lisbonne: "Le moment où de nombreux cœurs s’ouvrent à la réflexion"
Homélie de Mgr Nestor, archevêque de Madrid et Lisbonne pour le samedi l’Acathiste à la Mère de Dieu

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !

Aujourd’hui, vendredi de la cinquième semaine du grand Carême, nous lisons l’Acathiste à la Mère de Dieu. Cet office nous rappelle que la très sainte Mère de Dieu n’accueille pas que nos afflictions et nos faiblesses, Elle nous défend aussi.

Cet office a été établi au cours de la période byzantine de l’histoire de l’Église après que Constantinople a été maintes fois menacée par les invasions des Perses et des Avars. C’est en mémoire de l’un de ces événements qu’a été écrit l’acathiste que nous lisons jusqu’à nos jours. Dans les églises de Grèce, il est lu tous les vendredis du grand Carême et ces offices rassemblent toujours beaucoup de croyants. Aujourd’hui, il nous rappelle comme les peuples chrétiens par le passé honoraient la Mère de Dieu. Elle était pour eux délivrance des malheurs et des dangers — c’est ce que nous rappellent de nombreux noms de villes, dédicaces d’églises, histoires de lieux saints, icônes et autres, et, bien sûr, cet acathiste qui est familier à beaucoup d’entre nous…
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Avril 2020 à 17:24 | 1 commentaire | Permalien

10 avril, le  Vendredi Saint  sera  célébré dans la cathédrale Notre-Dame de Paris!
La cérémonie religieuse sera à suivre en direct, vendredi 10 avril à partir de 11h30 sur BFMTV. VIDEO

Le Lundi  saint le 15 avril en 2019   un incendie majeur est survenu à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Rappelons que c'était  exactement il y a un an.

Les orthodoxes du monde entier ont souffert avec leurs frères catholiques +

Nous apprenons aujourd’hui que demain, Vendredi Saint, une  liturgie sera pour la première fois à nouveau célébrée dans la cathédrale. Cela est d'autant plus signifiant en cette dure période de pandémie... Un espoir pour tous! 

C'est l'archevêque de la capitale, Monseigneur Michel Aupetit, qui a confirmé la tenue de cet office religieux à BFMTV, précisant que celui-ci se ferait en comité très restreint. 

Au départ, Monseigneur Michel Aupetit prévoyait la traditionnelle procession, mais "ce n’est plus possible évidemment" en raison du confinement. La cérémonie  aura donc lieu "à l'intérieur de la cathédrale". "Nous allons faire une méditation autour de grands textes, par des acteurs professionnels comme Philippe Torreton, Judith Chemla... Et puis il y aura de la musique qui va accompagner, c'est Renaud Capuçon qui a accepté de venir jouer", a expliqué Monseigneur Aupetit 

 Une  vénération suivra ainsi qu’une méditation très courte de ma part." précise l'archevêque. Il s’agit, selon ce dernier, de "permettre aux gens de rentrer puis de laisser quand même ce message de la tradition française" à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, près d'un an après l'incendie qui l'a grandement endommagée. 
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Avril 2020 à 15:03 | Permalien

Fête de l'Annonciation
Le 7 avril, nous célébrons l'Annonciation et nous vénérons la mémoire du Saint Patriarche Tikhon

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année [le Carême] est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie.

Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête : " Le mystère éternel est révélé aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… ". L’Épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce que, du fait de l’Incarnation, " le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine.

Ce site "Россия и христианский Восток" met en ligne une rétrospective des représentations de l'Annonciation par les meilleurs peintres russes LIEN ICI

C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères ". L’Évangile (Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie, " comment cela se fera-t-il ? ", N’est pas l’expression d’un doute, et en cela elle diffère de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut prédite. Marie pose simplement une question respectueuse ; et, quand l’ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de son ombre, Marie répond, avec l’humilité et l’obéissance qui caractérisent toute sa personne : " Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ".

La fête de l’Annonciation a en quelque sorte deux faces. L’une d’elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu. Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie. La déclaration de cette gloire et l’expression de cette piété trouvent leur forme parfaite dans la première phrase du message de l’ange : " Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ".
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 7 Avril 2020 à 10:09 | -1 commentaire | Permalien

Sainte Larissa et ses compagnons, martyrs en Crimée +370
Martyre grecque du IVe siècle, elle fut brûlée vive avec d'autres chrétiens dans leur église, en plein culte par un roi goth encore païen. Elle reste honorée par les Grecs et les Russes. Sainte Larissa, l'une d'un groupe de martyrs en Crimée au IVe siècle.

C’est très récemment que Larissa fait son apparition dans nos calendriers. Elle ne figure pas au martyrologe romain, mais est honorée par les Eglises grecque et russe.

Elle fait partie du groupe des vingt-six martyrs goths de Crimée. Ils furent brûlés vifs, en 370, par le roi goth Athanaric, à l’époque où leur peuple occupait la Roumanie. Pendant quatre ans, les chrétiens ont été violemment persécutés, surtout en Dacie, par ce chef arien qui, réfugié en Transylvanie, sera battu par les Huns.

Larissa et ses compagnons ont subi leur martyre dans la tente qui leur servait d’église, car ils étaient nomades. On connaît quelques noms : Larissa, Anna, Alla, Monco, Mamica, Uirko, Animaïda pour les femmes, et pour les hommes : Hiscoes, Souerilas…

Bathuse et Véréka étaient prêtres. Le martyrologe orthodoxe célèbre à ce jour «les vingt-six martyrs goths et un autre martyr dont le nom est connu de Dieu seul.»
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Mars 2020 à 16:42 | 0 commentaire | Permalien

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