Un monument aux nouveaux-martyrs le père Paul Florensky, la Grande-duchesse Élisabeth et l'archimandrite Kronid est inauguré à Sergiev Possad
Le 19 juillet, jour de la commémoration de Saint Serge de Radonezh Sa Sainteté le patriarche Cyrille s'est rendu à Serguiev Possad. Une liturgie suivie d'une panikhide ont été célébrées en présence d'un très grand nombre de fidèles.

La veille le Patriarche Cyrille a inauguré un monument au serviteurs du culte tués par les bolcheviks , jour de la fête de St Serge de Radonege et de la sainte grande-duchesse Élisabeth Serguiev Possad , non loin de la Laure de la Trinité-St. Serge. Il représente le père Paul Florensky, la Grande-duchesse Élisabeth et l'archimandrite Kronid, dernier archimandrite de la Laure avant la révolution bolchévique*.

Le monument est érigé sur le site de l'ensemble commémoratif à «Toutes les victimes des années de persécution et de répression». L'auteur de ces sculptures est Marie Tikhonova.

Un monument aux nouveaux-martyrs le père Paul Florensky, la Grande-duchesse Élisabeth et l'archimandrite Kronid est inauguré à Sergiev Possad
Le Musée Paul Florensky consacré aux nouveaux martyrs se trouve non loin de la maisonnette en bois où pendant 30 ans ont habité à partir de 1915 le père Paul et les siens. C'est là que résident jusqu'à présent ses descendants.

Il était un théologien orthodoxe, philosophe, mathématicien, inventeur, parfois comparé par ses contemporains à Léonard de Vinci et à Blaise Pascal du fait de l'étendue des domaines auxquels il s'intéressait et dans lesquels il excellait.

C'est en 1997 qu'a été fondé le premier Musée Paul Florensky, rue Boutyrskaya, à Moscou.

On peut y voir une photo datant de la période du travail conjoint du père Paul avec la grande-duchesse Elisabeth. Il était l'aumônier des communautés de sœurs de la miséricorde à Serguiev Possad de 1912 jusqu'à 1921.
Traduction VG

***
Le saint hiéromartyr Kronid (dans le monde Constantin Petrovich Lioubimov, né en 1859) a été nommé supérieur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge En 1915 avec le titre d'archimandrite et resta à ce poste jusqu'à sa fermeture par les bolcheviks en 1920. Il vécu ensuite dix-sept ans à Serguiev Possad (devenuZagorsk), continuant à être de facto le supérieur de la fraternité monastique. Devenu aveugle, il fut arrêté en Novembre 1937, incarcéré à la prison Taganka de Moscou, jugé avec une quinzaine de personnes accusées d'activités contre-révolutionnaires. Interrogé au sujet du régime soviétique, il répondit: "Je suis par conviction monarchiste, adepte de la Véritable Eglise orthodoxe, et je reconnais le pouvoir soviétique existant en tant que croyant: il a été envoyé aux gens comme un épreuve de la foi dans la Providence de Dieu."

Père Kronid a été condamné en tant que "chef de file d'un groupe contre-révolutionnaire monarchique de moines et du clergé." Il a été fusillé à Butovo et enterré dans une fosse commune avec dix de ses coaccusés (quatre ont été condamnés à dix ans de travaux forcés). L'archimandrite Kronid a été glorifié comme saint parmi les Nouveaux Martyrs et Confesseurs de Russie par le Patriarcat de Moscou en août 2000. (source: http://orthodoxeoccident.blogspot.com/2012/06/)

Un monument aux nouveaux-martyrs le père Paul Florensky, la Grande-duchesse Élisabeth et l'archimandrite Kronid est inauguré à Sergiev Possad

Памятник Павлу Флоренскому, Елизавете Федоровне и архимандриту Крониду открыт в Сергиевом Посаде

В день памяти преподобного Сергия Радонежского и Великой княгини Елизаветы Федоровны 18 июля недалеко от Троице-Сергиевой Лавры Патриарх Кирилл открыл памятник священнослужителям, убитым большевиками. В скульптурной композиции на улице Вифанской – фигуры священника Павла Флоренского, великой княгини и священномученика Кронида, последнего дореволюционного архимандрита Лавры.

«Всех вас, особенно городские власти и общественность, я поздравляю с тем, что в тихом нашем Сергиевом Посаде, в таком замечательном месте воздвигнут этот прекрасный памятник», – сказал Патриарх....Далее по ссылке
Un monument aux nouveaux-martyrs le père Paul Florensky, la Grande-duchesse Élisabeth et l'archimandrite Kronid est inauguré à Sergiev Possad

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juillet 2019 à 20:23 | 1 commentaire | Permalien

Selon un institut de recherche américain, seuls 9 des 47 hiérarques de l’Église orthodoxe de Géorgie soutiennent l’autocéphalie ukrainienne
Seuls 9 des 47 hiérarques de l’Église orthodoxe de Géorgie soutiennent, d’une manière ou d’une autre, la nouvelle Église orthodoxe autocéphale d’Ukraine. C’est ce que rapporte l’institut de recherche américain « Jamestown Foundation ». L’auteur du rapport mentionne que trois hiérarques seulement ont exprimé ouvertement leur soutien à la nouvelle Église.

Il s’agit des métropolites Joseph de Shemokmedi, Pierre de Tchkondidi et Grégoire de Poti et Khobi. Six évêques encore, Jacques de Bodbe, Zosime de Tsilkani et Dusheti, Vakhtang de Tsurtaveli, Dosithée de Belgique et des Pays-Bas, Savva d’Amérique du Nord et Zénon de Dmanisi et Agarak-Tashiri, administrateur des paroisses géorgiennes de Grande-Bretagne, ont exprimé d’une façon ou d’une autre leur soutien à l’octroi de l’autocéphalie à l’Ukraine.

Mais 38 évêques sont opposés à la reconnaissance de la nouvelle entité ukrainienne. Parmi eux se trouve le successeur potentiel à l’actuel patriarche de Géorgie, le locum tenens du trône patriarcal, le métropolite Shio de Senaki et Tchkhorotskhu.

Selon un institut de recherche américain, seuls 9 des 47 hiérarques de l’Église orthodoxe de Géorgie soutiennent l’autocéphalie ukrainienne
38 из 47 епископов Грузинской Православной Церкви – против признания «ПЦУ»

Тбилиси, 19 июля 2019 года

Только 9 из 47 членов Священного синода Грузинской Православной Церкви в той или иной форме поддерживают автокефальный церковный проект на Украине. Об этом сказано в материале американской исследовательской организации «Jamestown Foundation».

Как отмечает автор публикации, всего лишь 3 епископа открыто выразили свою поддержку «ПЦУ».

Речь идет о митрополите Шемокмедском Иосифе, митрополите Чкондидском Петре и митрополите Поти и Хоби Григоле.

Еще 6 епископов (епископ Бодбийский Иаков, митрополит Цилканский и Душетский Зосима, титулярный митрополит Цуртавский Вахтанг, епископ Бельгийский и Голландский Досифей, епископ Северо-Американский Савва, архиепископ Дманисский и Агарак-Таширский, управляющий грузинскими приходами в Великобритании и Ирландии Зинон) так или иначе высказывали свою поддержку идее предоставления автокефалии Украине.

В свою очередь остальные 38 епископов настроены против признания ПЦУ. Примечательно, что в их число входит и потенциальный преемник нынешнего главы Грузинской Православной Церкви – местоблюститель Патриаршего престола митрополит Сенакский и Чхороцкуйский Шио.

Православие ру
Traduction Orthodoxie.com

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juillet 2019 à 15:44 | -1 commentaire | Permalien

Plusieurs  publications sur "PO" consacrées aux problèmes de la diaspora russe en France
P.O. version française: Consécration de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris: séjour du patriarche Cyrille en France - VIDEO + PHOTOS /// Premiers offices de Noël à la cathédrale de la Sainte Trinité - Video

2019 - Strasbourg: Le patriarche Cyrille consacre la nouvelle église orthodoxe russe de Tous les Saints
2019 - PARIS: Inauguration du Centre Culturel Mère Marie Skobtsov
2019- Paris - l'EXPOSITION CONSACRÉE A L'OEUVRE DU PÈRE GREGOIRE KROUG

2019 - Un livre de Xenia Krivochéine: « Coupoles dorées dans le ciel de Paris » Ce livre est le premier consacré à la construction et à la bénédiction à Paris de la cathédrale de la Sainte Trinité (diocèse de Chersonèse, PM)

RFI : " À Paris, on a discuté « vivement et calmement » de l’avenir de l’Archevêché orthodoxe"

2017- Un an depuis la consécration de la cathédrale Sainte-Trinité de Paris VIDEO

KTO avec Crescendo Media Films présent un Documentaire consacré au Séminaire - "Le Paris orthodoxe russe"

Archimandrite Barsanuphe (Ferrier) (1935-2018) Mémoire éternelle matouchka Sophie Rehbinder🕂 ET Sophie Eltchaninoff 🕂 et Un témoin de son temps 🕂 A la mémoire de l’archiprêtre Nicolas Lossky Décès de la traductrice et spécialiste de la littérature russe - Véronique Lossky - Juliana Sergeevna Samarina (1928-2018) est décédée

Hommage à Maxime Kovalevsky 1903-1973

Père Georges Florovsky: "Création et Rédemption" (1893-1979)

En mémoire de l'archimandrite Placide (Deseille) : « Un morceau du Mont Athos » sur le sol de France. Rappel à Dieu de son Serviteur, Séraphin Rehbinder et l'archiprêtre Nicolas Soldatenkov

Plusieurs  publications sur "PO" consacrées aux problèmes de la diaspora russe en France
Père Alexandre Schmemann - "LES FONDEMENTS DE LA CULTURE RUSSE"
et le père JEAN MEYENDORFF : "L'ÉGLISE DANS L'HISTOIRE"
Nicolas Berdiaev 140 ans de la naissance du grand penseur et philosophe religieux russe

"Le mystère de l'icône" - Exposition à l'occasion du 30e anniversaire de la mort du grand iconographe Léonide Ouspensky à Paris

Higoumène Georges Leroy Un visiteur à la cathédrale de la Sainte-Trinité, quai Branly à Paris

Les étudiants de l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Sergeà la faculté de théologie protestante et 2014 - 2017 Crise a l'ITO Saint-Serge à Paris !


Strasbourg: L’Eglise orthodoxe de Tous les Saints est couronnée de dômes dorés
et vous invite le 19 mai 2017 à l'inauguration du Centre culturel et spirituel La croix est installée sur la flèche de l'église orthodoxe russe /// LA CORRESPONDANCE DU PERE SERGE (CHEVITCH) Conférence d'Emilie Van Taack

Historique de la Crypte Paroisse orthodoxe française de la Sainte Trinité La cathédrale St Alexandre de la Neva, Paroisse orthodoxe française de la Sainte Trinité

***

V. Golovanow L'Orthodoxie et les mariages mixtes /// Une Exposition exceptionnelle "PARIS" d' Alexandre SEREBRIAKOFF : Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe /// L’association de jeunesse « Chersonèse » a remis en ordre et aménagé près de 50 tombes au cimetière de Sainte Geneviève des Bois ///


L'archevêque Michel de Genève: "La Russie est toujours vivante dans le cœur des hommes" ///

"LA NEF"- Entretien avec Mgr Nestor "L’Église russe et la France" /// Un site consacré à l’histoire de la paroisse de la Sainte-Trinité et des Nouveaux Saints Martyrs russes à Vanves /PM/ /// Le 7 mai 2016 rappel à Dieu du professeur Nikita Struve /// Le 31 mars 2016 Désormais à Paris une rue mère Marie Skobtsov /// Nicolas Berdiaev 140 ans de la naissance du grand penseur et philosophe religieux russe ///

Pere Grégoire Krug portrait d'un peintre ermite /// Émilie van Taack - LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS /// Le nouveau site de l'OLTR pour saluer le 10ème anniversaire de la Lettre du Patriarche ALEXIS II /// Pere Grégoire Krug: portrait d'un peintre ermite

Higoumène George Leroy: L'Eglise de l'émigration /// NICOLAS ROSS Parution en Russie du journal (1937-1948) de Pierre Kovalevsky NICOLAS ROSS Crise a l'ITO Saint-Serge à Paris ! ///KTO - Vidéo de l’émission « L’orthodoxie, ici et maintenant »: Mère Marie SKOBTSOV (1891-1945) ///Hommage à l'ACER « Un S.O.S. lancé de Paris » Athos russe au XIX et au XX siècles « La période athonite de la vie de l’archevêque Basile (Krivoсheine) d’après les documents »

Père Georges KOTCHETKOV A propos de la situation au sein de l'Archevêché: "Ne pas répudier le patrimoine" Séraphin Rehbinder : Des statuts arrangés

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Mgr Hilarion au sujet de la diaspora orthodoxe - La commission panorthodoxe

Le Washington du père Victor Potapov: Comment j’aidais les émigrés. Mgr Tikhon (OCA): "l'Orthodoxie a vocation à apporter la foi apostolique dans la société pluraliste où Dieu a voulu nous placer" Mgr Marc Archevêque de Berlin d’Allemagne et de Grande Bretagne : les valeurs chrétiennes en Europe d’aujourd’hui "Parlons d’orthodoxie" a publié les interventions de Mgr Nestor de Chersonèse et du père Nicolas Rehbinder à la Table ronde de l’OLTR consacrée au dixième anniversaire du rappel à Dieu de Monseigneur Serge (Konovaloff). /// A la mémoire de Nicolas Ossorguine, Emilie Van Taack

/// NICOLAS ROSS : Le KIR ‒ Cercle d'étude de la Russie (1931-1936). /// Le nouvel éditorial de l'OLTR "Quel Avenir pour l'Archevêché" L’Archiprêtre Igor Prekoup : A propos des problèmes de l'orthodoxie en Estonie /// Sœur Jeanne (Reitlinger): Baronne à Saint-Pétersbourg, religieuse et artiste à Paris

Plusieurs  publications sur "PO" consacrées aux problèmes de la diaspora russe en France
V. Golovanow - Hégoumène Ephrem Meziani: Mon chemin vers l'Eglise Orthodoxe russe et II- e partie /// Igor OROBCHENKO LA PAROISSE de la SAINTE TRINITE à Clichy 1927-1972 Basile de Tiesenhausen: Dix ans de travail d’Eglise avec Mgr Serge (Konovaloff) S.E. Alexandre Avdéev, /// Ivan Schakovskoy, /// Xenia KRIVOCHEINE " MONTGERON : grandeur et décadence… et renouveau"

50 ans de sacerdoce du père Boris Bobrinskoy et Historique de la Crypte Paroisse orthodoxe française de la Sainte Trinité

Vladimir GOLOVANOW Quelles voies pour l'Orthodoxie en Occident? /// Xénia KRIVOCHEINE « Voix de l’Orthodoxie » Une nouvelle vie! A l’occasion du 30ème anniversaire de la radio et « Grad Petrov » /// Laurence Guillon "L'orthodoxie plaît aux enfants" et partie 2 //// Elena MALER Vladimir GOLOVANOW Où va l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe Occidentale? /// Père Andrew Phillips: La crise au sein de l’archevêché de la rue Daru continue /// Anna Danilova, rédacteur en chef de "Pravmir" et L’archiprêtre Andrew Phillips et Xenia et Nikita KRIVOCHEINE "Nice, Paris : "L'apaisement est promis pour bientôt", NIKITA KRIVOCHEINE "Monseigneur Gabriel, un évêque sous influence…" - Sur "Pravoslavie.ru" une interview avec l'archiprêtre Nicolas Ozoline, recteur de la cathédrale Saint Nicolas


Plusieurs  publications sur "PO" consacrées aux problèmes de la diaspora russe en France
Les lecteurs russes ont manifesté un grand intérêt pour ces publications.

2019г. В издательстве ЭКСМО вышла книга "Золотые купола над Парижем", автор К.Кривошеина. Статья автора для сайта Esxatos приобрести книгу можно на Лабиринте Рецензия на книгу на официальном сайте РПЦ и на сайте ОВЦС

2018г: В Ялте прошел круглый стол, посвященный матери Марии /Скобцовой/ Героиня французского Сопротивления родилась в Риге, училась в Ялте, погибла в Равенсбрюке "Крымская газета". Мемориальную доску матери Марии (Скобцовой) установили в Ялте

Нескучный сад: О Пиленко Юрие Дмитриевиче, директоре НБС, отце святой матери Марии

Серафим Ребиндер председателя ОЛТР Верна ли Архиепископия Вселенского Патриархата своему призванию?

"Православие и Мир" Протоиерей Сергий Модель: Будущее «Парижской» архиепископии неопределенно - ///Bogoslov.ru Музей Анны Ахматовой проводит выставку художественных работ матери Марии /Скобцовой/ /// Интервью - Монастырский Вестник, 2017г. " О сайте посвященном матери Марии (Скобцовой)"

Les SITES "Pravoslavie i Mir" - B. Голованов "Неканоническая ситуация" Православная диаспора на распутье - Сдалась ли без боя Архиепископия? Протоиерей Игорь Прекуп о проблемах православия в Эстонии Сайт Богослов ру Ходатай о русском единстве – Памяти архипастыря русских приходов в Западной Европе Епископ Корсунский Нестор (Сиротенко) и архимандрит Савва (Тутунов) /// Elena MALER - Victor LOUPAN - "Блеск и нищета русского Парижа" (рассказ о Монжероне) - XENIA KRIVOCHEINE, "Tzerkovny Vestnik" - Nikita KRIVOCHEINE, "Vetchernija Moskva" p. Nicolas SOLDATENKOFF," INTERFAX- religion" Ivan Schakhovskoy, Victor LOUPAN, "Voda Jivaia"- Irina LEVINA ont consacré ces derniers jours des articles et des interviews qui enrichissent les débats qui ont lieu au sein de la diaspora russe en France. Elles font suite aux textes (voir P.O.) du ministre Alexandre Avdéev et d'Anna Danilova, rédactrice de "Pravoslavie i Mir" et "Rossia v Kraskah" Nicolas ROSS - статья " Принять нас нужно такими, какие мы есть" et Pravoslavie i Mir et Nikita et Xenia KRIVOCHEINE "Pravoslavie i Mir" "Ницца: грядёт мир под оливами" , Nikita KRIVOCHEINE Interfax-religion "Глава русского экзархата в Западной Европе стал объектом манипуляций" - Интервью Елены Малер-Матьязовой с о.Николаем Озолиным , "Православие мир" Ксения Кривошеина (¨Xenia Krivocheine) О церковной «жилплощади» в Ницце и «Голос Православия» — новая жизнь в «Граде Петровом» Рецензия на книгу Ольги Суровегиной НЕ ДРУГИЕ БЕРЕГА интервью с К.Кривошеиной . Рассказ К. Кривошеиной о выставке матери Марии Скобцовой в Риге в 2014г. //// Ксения Кривошеина номинирована на Премию Егора Гайдара -2015 за работу над книгой «Мать Мария (Скобцова). Святая наших дней». "Русские в европейском Сопротивлении» в Париже" Международная научно-просветительская конференция

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 22 Juillet 2019 à 06:00 | 2 commentaires | Permalien

LE MOINE GREGOIRE KROUG: Exposition du 14 mai au 30 juin 2019, au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe

J'aimerais aborder un thème particulièrement intéressant pour nous dans les écrits du père Grégoire, celui de la Tradition iconographique.

Quelques imprécisions théologiques dans ses réflexions ne doivent pas nous empêcher de prendre au sérieux et de goûter à la profonde richesse spirituelle et mystique de ses écrits

Pour aborder correctement ces Carnets, il faut d'abord comprendre qui est père Grégoire.
SUITE PJ

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2019 à 20:42 | 0 commentaire | Permalien

 Icône Notre Dame de Kazan
Vladimir Golovanow

Le 21 juillet et le 22 octobre l'Eglise russe fête l'Enfantrice de Dieu dans son icône Notre Dame de Kazan et, fait remarquable, ce jour est officiellement férié en Russie comme "Jour de l’Unité". C'est, avec Noël, la deuxième fête religieuse chômée en Russie et j'y vois un signe de la sollicitude particulière de l'Enfantrice de Dieu envers la résurrection de la Sainte Russie.

Avant la révolution ce jour du 22 Octobre (calendrier julien) était bien entendu férié: c'était la fête religieuse de Notre Dame de Kazan et aussi la commémoration de la libération de Moscou après l'intervention polonaise de 1612. Supprimée à la révolution, la fête a été réinstaurée en 2007 sur proposition de l'Eglise, pour remplacer la commémoration de la révolution, le 7 novembre.

L'icône de Notre-Dame de Kazan est une icône particulièrement révérée par l'Église russe. Deux grandes cathédrales lui sont dédiées, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et elle est fêtée deux fois, le 8/21 juillet et le 22 Octobre/4 novembre. L'histoire de l'icône est riche en signes que je vais résumer

Après la prise Kazan par Ivan le Terrible (la ville tomba le 1 octobre 1552, jour de Notre Dame de Toutes Protections), la population musulmane tolérait mal l'arrivée des colons orthodoxes.

La découverte miraculeuse de l'icône, apparue en songe à une fillette en 1579, après un incendie qui ravagea la ville, fut un signe raffermissant la foi et entrainant la construction de nombreuses églises dans tout le pays. Cette icône est invoquée à de multiples reprises dans l'histoire russe, en particulier pour sauver la Russie de l'invasion étrangère, de Dimitri Pojarski, le libérateur de Moscou en 1612, au général Koutouzov, le vainqueur de Napoléon.

L'icône originale, qui date donc du XVIe siècle, a été dérobée en 1904 du monastère où elle se trouvait à Kazan et jamais retrouvée; beaucoup d'orthodoxes interprétèrent ce fait comme un signe avant-coureur de malheurs.

Plusieurs copies anciennes étaient révérées dans l'Empire russe et continuent à l'être aujourd'hui. L'une d'entre elles, datant du XVIIIe siècle, fut acquise en 1970 auprès d'un antiquaire par une association de fidèles de Notre-Dame de Fátima et installée dans la chapelle byzantine Domus Pacis de Fatima.

Le Pape Jean Paul II, en pèlerinage à Fatima en 1991, décida de la transférer dans ses appartements au Vatican et lui a vouà une aoration toute particulière. Ainsi il a montré cette icône au président Vladimir Poutine en visite le 5 novembre 2003 et, en embrassant l'icône, il avait affirmé en russe qu'il "priait tous les jours pour la Russie"; son interlocuteur avait également vénéré la sainte icône. (1).
 Icône Notre Dame de Kazan

Tropaire et Kondakion de l'Icône Notre-Dame de Kazan (2)
Tropaire Ton 4

Заступнице усердная, Мати Господа Вышняго, за всех молиши Сына Твоего Христа Бога нашего, и всем твориши спастися, в державный Твой покров прибегающим. Всех нас заступи, о Госпоже Царице и Владычице, иже в напастех и в скорбех, и в болезнех, обремененных грехи многими, предстоящих и молящихся Тебе умиленною душею, и сокрушенным сердцем, пред пречистым Твоим образом со слезами, и невозвратно надежду имущих на Тя избавления всех зол, всем полезная даруй, и вся спаси, Богородице Дево: Ты бо еси Божественный покров рабом Твоим

Toi qui nous protèges de tout cœur, Mère du Seigneur tout puissant, intercède pour nous tous auprès de ton Fils, le Christ notre Dieu, et fais que nous trouvions le salut, nous qui accourons sous ta puissante protection. Protège-nous tous oh Notre Dame et notre Reine, nous qui, dans le malheur l'affliction, la maladie et sous le poids de tant de péchés, avec tendresse et le cœur contrit nous te prions devant ton icône très pure en pleurant, et nous espérons irréversiblement en toi: délivre nous de tout mal, donne nous tout ce qui nous est utile et sauve-nous, Vierge Enfantrice de Dieu: car tu es la divine protection pour tes serviteurs.

Kondakion, Ton 8

Притецем, людие, к тихому сему и доброму пристанищу, скорой Помощнице, готовому и теплому спасению, покрову Девы; ускорим на молитву и потщимся на покаяние: источает бо нам неоскудныя милости Пречистая Богородица, предваряет на помощь и избавляет от великих бед и зол благонравныя и богобоящияся рабы Своя.

Accourons, fidèles, vers ce havre de sérénité, vers l'Assistante empressée, le prompt et doux salut, la protection de la Vierge; hâtons-nous vers la prière, empressons-nous vers le repentir: car la très Sainte Génitrice de Dieu fait jaillir sur nous sa miséricorde intarissable, elle vient à notre secours, nous délivre de grands malheurs et calamités ses serviteurs
vertueux et craignant Dieu.


Sources

(1) Le patriarche Alexis II boude le geste de Jean Paul II
(2) Tropaire
" PO" Deux siècles et trois histoires de la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2019 à 08:25 | -236 commentaire | Permalien

Bruges (Bordeaux): les moniales de la congrégation Sainte Marthe ont définitivement remis l'église du couvent  et le terrain adjacent au diocèse de Chersonèse
La paroisse saint Séraphin, à Bordeaux, a été fondée en 2003. Jusqu'à la fin de 2014 la communauté ne possédait pas de local qui lui soit propre. En ces douze ans la communauté est devenue très nombreuse, elle a dû changer plusieurs fois de lieu afin de pouvoir continuer à recevoir tous les fidèles.

Début 2015 le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, a décidé de transmettre en don à la paroisse saint Séraphin le bâtiment de l' église catholique Sainte Marthe qui abritait déjà depuis un certain temps la communauté orthodoxe.

Le 8 juillet 2019 l'administration du diocèse de Chersonèse a réceptionné l'acte officiel de donation de l'église et du couvent de la congrégation Sainte Marthe. C'est en 2015 que les pourparlers ont commencé entre le couvent et le diocèse de Chersonèse.

Le 28 juin 2019 lors d'une réunion de l'association diocésaine Mgr Antoine, métropolite de Chersonèse et d’Europe occidentale, a chargé l'archiprêtre Innocent Viaud recteur de la paroisse Saint Séraphin à Bordeaux, de signer l'acte de réception de cette propriété immobilière de quelques centaines d'acres sise à Bruges, non loin de Bordeaux.


Bruges (Bordeaux): les moniales de la congrégation Sainte Marthe ont définitivement remis l'église du couvent  et le terrain adjacent au diocèse de Chersonèse
/Eglise orthodoxe russe Saint Séraphin de Sarov, 15 rue François-Xavier 33520 BRUGES/

Завершился процесс передачи храма и земельного участка в Бордо в собственность епархии

В понедельник 8 июля 2019 года епархиальное управление было официально извещено муниципальными властями Аквитании о признании акта передачи храма и участка земли в собственность епархиальной ассоциации. Сам акт приема-передачи был подписан накануне.

Процесс переговоров между Корсунской епархией и женской обителью конгрегации Святой Марты в Бордо начался в 2015 году. Объектом переговоров стали храм и прилегающий земельный участок в пригороде столицы Аквитании г. Брюж.

На заседании от 28 июня 2019 года епархиальная ассоциация, по благословению её президента митрополита Корсунского и Западноевропейского Антония, уполномочила настоятеля Серафимовского прихода в Бордо протоиерея Иннокентия Вио подписать акт приема-передачи вышеупомянутой недвижимой собственности.

Отныне храм и прилегающий земельный участок в несколько сотен акров официально перешел в собственность Корсунской епархии.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Juillet 2019 à 17:45 | 13 commentaires | Permalien

Cher père Alexis,

J’ai pu lire ta lettre aux membres de l’assemblée pastorale du 15 juillet 2019, dont pourtant je ne suis pas membre, et je voudrais te faire quelques commentaires.

Je suis parfaitement d’accord avec toi sur le fait que notre avenir dans l’Archevêché sera inéluctablement, et quelles que soient les décisions prises, autre que ce que nous connaissons actuellement. C’est en effet illusoire de croire qu’il serait possible de se retrouver « comme avant ».

En revanche j’ai une opinion radicalement contraire à la tienne sur tous les autres points.

En effet, tu écris que l’Archevêché n’est pas « russe », la grande majorité des paroisses ayant très peu, voire pas du tout de personnes d’origine russe. Jusque là tout va bien. Cependant, nous sommes bien plus « russes » que grecs (ou roumains, bulgare ou autres) d’une part parce que nous avons tous opté pour la tradition russo-slavonne. Pour ceux d’origine russe ce n’est pas vraiment un choix, mais pour tous les autres ça l’est.

Et d’autre part parce que l’Archevêché est issu de l’émigration russe et s’appuie sur le concile de Moscou de 1917 ; que notre rattachement à Constantinople était dès l’origine conçu comme temporaire, transitoire, dans l’attente de la libération de la Russie du joug communiste.


Je concorde donc avec notre évêque pour estimer que le retour au patriarcat de Moscou est notre voie naturelle, logique et conforme à l’esprit de la fondation de l’Archevêché.

Si cette option était retenue, chacun serait libre d’agir selon sa conscience, de rester ou de changer de juridiction. C’est un choix personnel.

Tu termines sur le « scandale » de l’interdiction (pour les clercs) d’intercommunion avec Constantinople. Mais le véritable scandale, c’est l’action du Phanar en Ukraine, avec la création de la fausse église autonome fondée sur des clercs excommuniés et en bafouant le principe territorial des Églises. La rupture de l’intercommunion fut une décision logique et saine du monde orthodoxe, et pas du tout causée par des conflits entre prélats. Personnellement, si on avait continué à commémorer le Patriarche Bartholomée pendant les offices, je serais déjà partie.

Pour moi, tout cela est une question de conscience orthodoxe dépouillée de toute considération de personnes, de nationalités, de clans …

Enfin, notre seul espoir de conserver nos statuts et notre fonctionnement se trouve dans notre rattachement à Moscou, qui a officiellement confirmé leur maintien. En Russie d’ailleurs la séparation de l’Eglise et de l’Etat est inscrite dans sa constitution (art. 14). La peur de la Russie d’aujourd’hui vient d’un fantasme savamment entretenu par l’Occident, l’UE étant lui-même à la botte des USA.

J’ajoute que, financièrement, l’Archevêché (ce qu’il en reste du moins) a tout intérêt à se rattacher au Patriarcat de Moscou, seul capable de, et disposé à, investir de l’argent pour l’entretien des églises, la restauration de Saint-Serge, la revitalisation de l’Institut. Voir comment Constantinople n’a jamais rien fait en ce sens, voir l’état de l’église de Biarritz, Cannes …

Comme tu sais, mon père a beaucoup œuvré pour la création de paroisses en langue vernaculaire, et moi-même j’ai choisi la crypte comme paroisse, à laquelle je suis très attachée, et dans laquelle je suis très impliquée. Ce sera donc un déchirement pour moi de la quitter, si l’Archevêché décidait de s’auto-sacrifier en retournant sous l’omophore des Grecs.

Je suis aussi favorable à une église locale, mais force est de constater que l’Archevêché a raté sa mission, qui sera définitivement enterrée avec l’option grecque.

Anne Andronikof, paroissienne de la crypte (Daru).

***
Remarques annexes

p.A.S « le patriarcat oecuménique reste le premier et est le garant de l’unité et la catholicité de l’Eglise orthodoxe »

Anne - La primauté d’honneur n’implique pas une hiérarchie de pouvoirs.
Constantinople a démontré qu’il n’était le garant de rien du tout, mais plutôt un semeur de trouble, dans une constante perspective de survie.

*
p.A.S. - S’agissant de la Russie : « nous vivons dans des mondes trop différents. »

Anne- Je viens de passer une semaine à Moscou, où j’ai eu l’impression de retrouver la civilisation occidentale. Et j’ai récemment passé une semaine à Athènes, où je me suis sentie dans « un monde différent », et où le parti communiste est fort influent.
Je ne sais donc pas ce que tu te représentes.

*
p.A.S.- « l’Eglise [russe] est en cheville avec, sinon dépendante, des autorités civiles. »

Anne-C’est faux. (Voir plus haut)

*
p.A.S.- « Oui, nos origines et nos traditions sont russes, et c’est certainement une richesse, mais nos sources ce n’est pas la Russie. Nos sources ce sont le renouveau créé par l’« Ecole de Paris », par les théologiens créatifs de l’Institut
Saint Serge en dialogue permanent avec le monde. »

Anne- Que de contradictions ! La distinction entre origines/traditions d’une part et « sources » d’autre part est un tour de passe-passe.
Les théologiens de l’Institut Saint-Serge ont précisément maintenu et développé toute la richesse de l’orthodoxie « russe », ce qui a ré-ensemencé la Russie.

*
p.A.S.- « Un des arguments de ceux qui souhaitent aujourd’hui rejoindre le patriarcat de Moscou est la fidélité et l’obéissance à l’évêque. »

Anne- Voir plus haut des arguments qui ont à voir avec la fidélité à l’esprit de l’orthodoxie et rien à voir avec fidélité et obéissance à l’évêque. Si celui-ci se trompe, il est de la conscience de chacun (comme tu le dis toi-même) de se positionner. C’est une injure à, ou tout du moins une méconnaissance de, la capacité de réflexion des orthodoxes de base (dont je suis).

Anne Andronikof
17 juillet 2019, Paris

Ci-joint la lettre du père Alexis Struve

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juillet 2019 à 10:07 | 24 commentaires | Permalien

Boris ZAÏTSEV : Saint Serge de Radonège
Bibliographie des œuvres de Boris Zaïtsev et en russe Boris ZAÏTZEFF

Plus de six cents ans se sont écoulés depuis la naissance de saint Serge1, plus de cinq cents depuis sa mort. Sa vie calme, sainte et pure, a duré près d’un siècle. Le modeste adolescent, qui s’appelait d’abord Barthélemy et qui prit plus tard le nom de Serge, devint une des plus grandes gloires de la Russie.

Par sa sainteté, Serge est grand pour l’univers, car il a vécu pour l’humanité entière. Mais son harmonie parfaite avec son peuple, ce qu’il y a de typique dans sa nature, qui réunit les traits disséminés du caractère russe, lui donnent quelque chose de particulièrement émouvant pour nous.

De là proviennent la vénération tout exceptionnelle dont il est entouré en Russie et la canonisation tacite dont il a été l’objet, et par laquelle le peuple russe le reconnaît pour son saint par excellence ; privilège que personne d’autre ne partage avec lui.

Saint Serge vivait aux temps du joug tartare. Il n’en souffrait pas personnellement : les forêts de Radonège l’en préservaient. Mais il n’est pas resté indifférent à l’oppression tartare. Tout ermite qu’il fût, il n’en éleva pas moins la croix pour la Russie avec la résolution calme qui caractérisait tous ses actes ; il bénit Dimitri Donskoï, en l’envoyant à la bataille de Koulikovo2 qui, grâce à son geste, a gardé un sens symboliquement mystique jusqu’à nos jours.

Par ce combat avec le khan mongol où s’engagèrent les Russes, le nom de Serge est resté lié à jamais à l’œuvre de la construction de la Russie.

Aussi bien était-il doué pour l’action comme pour la contemplation. Cinq siècles ont considéré son œuvre comme la juste cause.

Tous ceux qui venaient vénérer ses reliques à la Laure (couvent de la Sainte-Trinité et de saint Serge) y étaient émus par la simplicité et la sainteté qui y régnaient. L’esprit héroïque du moyen âge qui donna naissance à tant de sainteté se manifestait là.

Rien de plus naturel que de juger d’une société et d’une époque d’après leur manière d’apprécier un homme comme celui-là.
Boris ZAÏTSEV : Saint Serge de Radonège

Saint Serge est un ennemi pour tous ceux qui haïssent le Christ, qui s’affirment en niant la vérité. Ils sont nombreux de notre temps où les « déchirures » du monde sont devenues si grandes. Les Tartares, s’ils s’étaient approchés de son couvent, ne l’auraient probablement pas attaqué ; ils savaient respecter la religion. Le métropolite Pierre (contemporain de saint Serge) avait obtenu une charte de protection pour le clergé russe de la part du khan Ouzbec.

Mais notre siècle s’est cru en droit de démolir la Laure, d’insulter les reliques du saint. Pourtant il est hors de son pouvoir d’obscurcir son image. Ceux qui habitent les environs du couvent ont déjà créé une légende, d’après laquelle les reliques authentiques se seraient enfoncées dans la terre : le saint se serait ainsi éloigné de ce monde grossier, comme il l’avait fait jadis, dans l’expectative de temps meilleurs.

Qu’on le croie ou non, il reste indiscutable que l’image de Serge, après la profanation de ses reliques, répand une lumière encore plus pure et plus attirante. Le Christ a vaincu après sa crucifixion. B.Z. SUITE

Parmi les livres qui donnent un aperçu de la spiritualité orthodoxe, le Roseau d’Or a choisi pour ses lecteurs l’ouvrage de M. Boris Zaïtzeff (1881-1971), qui présente une des figures les plus populaires de la piété russe. Il importe en effet que le public occidental soit informé sur ces questions par des documents authentiques, lui procurant une connaissance directe. (N. D. E. 1927)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juillet 2019 à 06:30 | 0 commentaire | Permalien

Milena Faustova :« Nesavisimaia Gazeta » s'intéresse décidément à l'Archevêché et fait bien les choses: après les interview des négociateurs * voici un bon exposé complet de la situation /pour les russophones/

Русский экзархат больше не хочет и не может медлить

Архиепископия в Западной Европе стремительно теряет свои приходы
Милена Фаустова

Пока еще трудно сказать, какое именно решение будет озвучено по итогам собрания 7 сентября, но уже сейчас понятно, что совещание это будет не простым. Правда, сейчас в соцсетях пишут, что собрание в сентябре может не состояться. Главный редактор французского издательства русских книг «YMCA-Press», активный прихожанин архиепископии Даниил Струве уверен: оно будет!

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Juillet 2019 à 16:04 | 1 commentaire | Permalien

Aujourd'hui  l'Eglise célèbre la mémoire de l'Empereur Nicolas II et de  la famille impériale
Le 17 juillet 1918, le Tsar Nicolas II et tous les membres de sa famille, retenus prisonniers par les bolcheviks, sont assassinés sans jugement à Ekaterineburg, à l’est de l’Oural.

Le Tsar aura régné sur la Russie de 1894 à 1917. Après avoir abdiqué en mars 1917, il s’était vu refuser le droit d’asile par les Britanniques. Relégué en Sibérie, il sera fait prisonnier par les bolcheviks. Il fut d’abord détenu au palais Tsarkoïe Selo, puis près de Tobolsk. La progression, en juillet 1918, des forces contre-révolutionnaires fit craindre aux Soviets que Nicolas ne soit libéré ; lors d’une réunion secrète, une sentence de mort fut prononcée pour le tsar et sa famille. Ils furent tués avec leurs serviteurs dans une cellule à Ekaterinbourg, dans la nuit du 16 juillet.

Pierre Gilliard, né en 1879 et mort le 30 mai 1962 à Lausanne était le précepteur des enfants du Tsar Nicolas II : les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexei. Gilliard raconte dans son livre : "Le 4 juillet 1918, le commissaire Yakov Yourovski prit le commandement de la villa Ipatiev. Il emmena avec lui dix hommes, qui seront chargés de l’exécution. Pendant quelques jours, il parcouru la région à cheval pour repérer un endroit sûr où faire disparaître les corps. Le 16 juillet au soir, Yourovski procura des pistolets à ses hommes. Après minuit, il demanda aux Romanov et à leurs suivants: Evgueni Botkine, la femme de chambre Anna Demidova, Ivan Kharitonov et Aloïs Troupp - de se préparer à être transférés dans un lieu plus sûr.

Aujourd'hui  l'Eglise célèbre la mémoire de l'Empereur Nicolas II et de  la famille impériale
Tout le monde descendit par les escaliers intérieurs jusqu’au sous-sol. L’ex-tsar portait son fils dans ses bras. Il y avait deux chaises, où s’assirent l’empereur et l’impératrice, Alexei se trouvait sur les genoux de son père, les grandes-duchesses et leurs suivants se trouvaient debout à côtés du couple impériale. Yourovski, prétextant qu’il allait chercher un appareil photographique pour prouver de leur bonne santé auprès de Moscou, alla régler les derniers détails du massacre avec ses hommes de mains. Puis il ouvrit la double porte où se trouvaient les prisonniers. Sur le seuil, les douze hommes s’alignèrent sur trois rangs. Dehors, le chauffeur du camion mit le moteur en marche pour couvrir le bruit des détonations. Au premier rang des tueurs, Yourovski sortit un papier et se mit à le lire rapidement : "-Du fait que vos parents continuent leur offensive contre la Russie soviétique, le comité exécutif de l’Oural a pris le décret de vous fusiller."

La fusillade se déchaîna aussitôt, dans le désordre le plus absolu.
Il n’était plus question de préséance révolutionnaire : la plupart des exécuteurs visèrent le tsar. Le choc des multiples impacts le projeta en arrière et il s’effondra, mort sur le coup. Alexandra et la grande-duchesse Olga eurent à peine le temps d’esquisser un signe de croix avant de tomber à leur tour, ainsi que Troupp et Kharitonov. Le massacre prit rapidement un tour dantesque. Dans la fumée de la poudre qui emplissait la pièce, le tsarévitch effondré par terre, faisait preuve, selon Yourovski, d’une "étrange vitalité" : il rampait sur le sol en se protégeant la tête de la main. Nikouline, maladroit ou trop énervé, vida sur lui un chargeur sans réussir à le tuer. Yourovski dut l’achever de deux balles dans la tête. Le sort des grandes-duchesses fut encore plus horrible : les projectiles ricochaient sur leurs corsets où elles avaient cousu des bijoux et des pierres précieuses pour les dissimuler aux gardiens. Yourovski dira, plus tard, qu’elles étaient "blindées". (Ce détail, une fois connu, a alimenté les rumeurs des survivants car les bijoux avaient servi de gilets pare-balles, et également celle d’un fabuleux trésor.) Anna Demidova fut aussi très longue à mourir.

Les tueurs ont vidés leurs armes mais cela ne suffi sa pas, trois des grandes-duchesses étaient encore en vie. Selon son témoignage, Kabanov alla chercher une baïonnette en forme de couteau d’une Winchester pour les achever. D’autres l’imitèrent. Les corps ensanglantés furent emmenés en camion dans une clairière, près du village de Koptiaki. Ils furent arrosés d’acide sulfurique, brûlés et démembrés avant d’être ensevelis sous un chemin forestier".

En 1990, les corps du Tsar, de l’impératrice et de trois de leurs filles (Olga, Tatiana et Anastasia) furent retrouvés. Manquaient les corps de la grande-duchesse Maria et du tsarévitch Alexei (ceux-ci ont été probablement retrouvés en juillet 2007).


Aujourd'hui  l'Eglise célèbre la mémoire de l'Empereur Nicolas II et de  la famille impériale
MOSCOU: "Une enquête qui dure un siècle"... sur le massacre de la famille impériale

La Canonisation du Tsar russe Nicolas II

Quatre-vingts ans plus tard, jour pour jour, les restes des Romanov ont été ensevelis dans la nécropole impériale de la cathédrale Pierre et Paul, à Saint-Pétersbourg. Le souverain, son épouse Alexandra, leurs filles Tatiana, Olga, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexeï, ont rejoint au panthéon des saints du calendrier orthodoxe les trois autres dirigeants de l’État russe à y figurer : Vladimir le Grand, qui a christianisé la Russie (988), Daniil, chef de la principauté de Moscou et Dimitry Donskoï, qui vaincu les Tatars.

Nicolas II et la famille impériale font partie des centaines de ’martyrs du communisme’ que le patriarche de Moscou, Alexis II, a décidé de canoniser en 2000. Avec le soutien de l’Etat, l’Eglise orthodoxe, où nationalistes et conservateurs l’emportent sur les progressistes, retrouve toute sa place dans la société russe.

Ils étaient dans la légende, ils sont entré dans l’Histoire sainte. Le 19 août, en la fête de la Transfiguration, Nicolas II, dernier tsar de Russie, et la famille impériale assassinée à Ekaterinbourg (Oural) par les bolcheviks, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, ont été élevés sur les autels.

Le dernier des Romanov, sa femme Alexandra Fedorovna et leurs cinq enfants, Alexis, Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, ont été canonisés. Leur nom est associé à celui des centaines de « martyrs » du communisme que l’Eglise orthodoxe de Russie.

Ce n’est pas sa conduite des affaires de l’Etat qui vaut à Nicolas II cette canonisation, mais sa mort. « Le dernier tsar a refusé l’exil. Il est resté jusqu’au bout fidèle à sa patrie. Sa correspondance prouve qu’il était prêt à mourir en chrétien », assure au monastère Saint-Daniel, siège du patriarcat russe, le Père Hilarion Alfeyev.

Le patriarche Alexis II, qui avait contesté l’authenticité de la dépouille des Romanov inhumée en 1998 à Saint-Pétersbourg et repoussé les rumeurs de canonisation, a cédé aux pressions populaires et nationalistes.

S’il fallait un signe de la fierté retrouvée de l’Eglise russe, il est là. L’enthousiasme religieux qui a suivi la chute de l’Union soviétique est retombé, mais 80 % des Russes se définissent comme orthodoxes : dix mille paroisses ont été rouvertes, des églises, des monastères par centaines reconstruits, ses deux académies de formation du haut clergé (à Sergueï Possad, ex-Zagorsk, et Saint-Pétersbourg)restaurés.

Livre ’Les derniers jours des Romanov’

Paru le : le 11 juin 2008

Mais, le 22 janvier 2008, l’ADN a parlé. La sinistre forêt de Koptiaki vient de livrer son dernier mystère... C’est le récit de cette enquête scientifique et historique que livre Luc Mary... Juin 1918.

" L’ange approche ", écrit dans son journal intime Alexandra, dernière impératrice de Russie, après quinze mois de captivité. Cet ange, un envoyé de Lénine, est un exterminateur dont l’épée s’abat un mois plus tard sur la tsarine, son époux Nicolas II, leurs quatre filles et l’unique héritier du trône, le tsarévitch Alexis, un adolescent de treize ans. La révolution bolchevique vient de tomber le masque. Y a-t-il des survivants ? Une semaine seulement après la mise à mort du 17 juillet 1918, les armées blanches ne trouvent à Ekaterinbourg que cendre et destruction. Quant au lieu présumé de l’inhumation, une mine en forêt, on n’y découvre aucun corps. Démembrés, dispersés, brûlés et enterrés, les restes des derniers Romanov demeureront introuvables jusqu’à la chute de l’URSS, donnant cours aux plus folles rumeurs. Il y aura presque autant de grandes-duchesses qu’il y eut de Louis XVII... Mais, le 22 janvier 2008, l’ADN a parlé. La sinistre forêt de Koptiaki vient de livrer son dernier mystère... C’est le récit de cette enquête scientifique et historique que livre Luc Mary, mais aussi la chronique d’un régicide annoncé : celui d’un tsar faible et influençable, promis à la chute dès le sacre, et dont la Révolution aura fait un martyr, puis un saint dont nul n’imaginait que les reliques seraient un jour vénérées sous les fenêtres de son ancien palais...

BIOGRAPHIE de Luc Mary :

Né en 1959, Luc Mary, écrivain et historien, collabore au mensuel L’Actualité de l’histoire. Il est l’auteur des Maîtres du Kremlin (avec Philippe Valode, L’Archipel, 2004) et de Vauban, le maître des forteresses (L’Archipel, 2007).

Завещание Николая Второго. Записано рукой Великой Княжны Ольги Николаевны в 1918 году:"Отец просит передать всем тем, кто ему остался предан, и тем, на кого они могут иметь влияние, чтобы они не мстили за него, так как он всех простил и за всех молится, и чтобы не мстили за себя, и чтобы помнили, что то зло, которое сейчас в мире, будет ещё сильней, но что не зло победит зло, а только любовь..." Известно переписанное Ольгой в заточении стихотворение поэта Сергея Бехтеева "Молитва":

Пошли нам, Господи, терпенье
В годину буйных, мрачных дней
Сносить народное гоненье
И пытки наших палачей.

Дай крепость нам, о Боже правый,
Злодейства ближнего прощать,
И крест тяжёлый и кровавый
С твоею кротостью встречать.

И в дни мятежного волненья,
Когда ограбят нас враги,
Терпеть позор и униженья,
Христос, Спаситель, помоги.

Владыка мира, Бог вселенной!
Благослови молитвой нас:
И дай покой душе смиренной
В невыносимый смертный час.

И у преддверия могилы
Вдохни в уста твоих рабов
Нечеловеческие силы
Молиться кротко за врагов.

Illustration: Représentation de la famille Impériale par Xenia Krivochéine
Ксения Кривошеина: Семья царственных страстотерпцев (изображение, дерево, темпера), Париж. На картине вставки стихотворения поэта Сергея Бехтеева "Молитва":


Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Juillet 2019 à 11:00 | 23 commentaires | Permalien

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LE MESSAGE DE "MAXIME"
Vladimir Golovanow (alias Vladimir.G)

D'abord un grand merci à Maxime , pour avoir levé le voile sur ce qui se passe au CA, et à PO d'en avoir fait un nouveau fil. Les informations ne sont pas nouvelles (en dehors des noms) car "le petit groupe très opposé tente beaucoup d'intox" et se sert en particulier de sites-poubelles russophones pour distiller des informations orientées. Donc ce message, avec l'interview du p. Jean à «Nesavisimaia Gazeta» (1) et la lettre du p. Vladimir (2), remettent les choses au point et devraient réduire l'influence des informations biaisées.

Je propose quelques remarques sur le fond en citant plusieurs articles des statuts; ils sont facilement accessibles (3) mais semblent être mal connus des participants aux débats. La question porte exclusivement sur la situation administrative de "Daru" et les statuts sont "la loi des parties"; c'est sur eux que s'appuient d'abord les juges en cas de litige juridique.

I) POUVOIR MONARCHIQUE :

Il faut rappeler, car certains semblent bien l'oublier(!) qu'il n'est pas question de "démocratie" en Orthodoxie et les statuts donnent à l'Archevêque un pouvoir prépondérant qui correspond bien à la théologie orthodoxe du pouvoir "monarchique" de l'évêque dans son diocèse (clairement symbolisé par sa crosse); le concile de 1917-18 y a bien introduit une part de conciliarité: clergé et laïcs sont associés, mais restent cantonnés dans un rôle d'ASSISTANCE. Voici ces articles des statuts:

- ARTICLE 35. VALIDITE DES DELIBERATIONS. L’AGE doit être composée de la moitié, au moins, des délégués prévus par les convocations.
Ses délibérations doivent être prises à la majorité des 2/3 des bulletins exprimés valables.
Tous les votes se déroulent à bulletin secret.
En cas de litige entre l’AGE et l’Archevêque, on applique les dispositions de l’art. 28.

- ARTICLE 28. PROCEDURE DE REGLEMENT DES LITIGES. En cas de désaccord de l’Archevêque portant sur une décision adoptée par l’AGO il est immédiatement procédé à un deuxième examen. L’Assemblée est alors présidée par le premier Vice-Président. L’Archevêque expose à l’Assemblée les motifs de son désaccord.
Si aucun consensus ne se dégage, une AGE dont l’ordre du jour porte sur les questions litigieuses est convoquée dans les trois mois. Elle soumet ses décisions à un vote à la majorité des 4/5. Si une telle majorité ne se dégage pas, l’Archevêque tranche après consultation du Comité épiscopal. Si une majorité supérieure à 4/5 des voix est opposée à l’avis de l’Archevêque, ce dernier ne doit pas maintenir sa position au nom du principe de la conciliarité ecclésiale.
Néanmoins, dans des cas extrêmes, où il s’agirait de préserver l’orthodoxie de la foi, l’Archevêque est libre de soumettre le différend au jugement du Synode du Patriarcat.

- ARTICLE 39. POUVOIRS. L’Archevêque, assisté du C.E. et du CA, dispose de la plénitude du pouvoir en matière d’enseignement doctrinal et moral, d’administration et de gestion, de vie liturgique et de ministère pastoral.

- ARTICLE 66. DEFINITION. Le C.A. est l’organe exécutif permanent qui assiste l’Archevêque dans tous les domaines de la vie ecclésiale dont celui-ci a la charge.

- ARTICLE 73. REUNIONS ET DELIBERATIONS. Le CA se réunit en principe au moins 6 fois par an et autant de fois qu’il est nécessaire à l’initiative de l’Archevêque, ou à la requête de 1/3 de ses membres.
La présence de la moitié des membres au moins est nécessaire pour la validité des délibérations. Les décisions sont prises à la majorité des présents. En cas de partage des voix, la voix du président de séance est prépondérante.
Nul ne peut voter par procuration.
...
- ARTICLE 74. LITIGES. En cas de désaccord entre l’Archevêque et le CA, le sujet est présenté en deuxième lecture lors de la réunion suivante. L’Archevêque expose par écrit aux membres du CA les raisons de son désaccord. Les membres du C.A. en désaccord peuvent exposer par écrit les raisons de leur désaccord. Ces explications sont jointes au procès-verbal. Si la solution n’est pas trouvée, l’Archevêque consultera le C.E. avant de trancher définitivement.

FIN DE CITATION: Comme on le voit, c'est l’Archevêque qui "tranche définitivement" en CA et, en AGE, il faut 2/3 des voix ET celle de l'Archevêque ou 4/5 CONTRE l'Archevêque pour qu'une décision soit prise... La prépondérance de l'Archevêque est telle, qu'il lui suffirait donc de 1/5 des délégués pour emporter une décision... Mais ce à condition de réunir le quorum (50% des délégués convoqués). Ainsi l'appel au boycott de l'AGE est bien le meilleur moyen d'empêcher la décision de l'Archevêque.

II) TOUT SAUF MOSCOU (TSM)

On doit reconnaître à la majorité du CA sa persévérance (persevérare…): elle est dans la même opposition viscérale à Moscou depuis 2003. Avec Mgr Gabriel, elle a refusé le plan préparé par Mgr Serge et refusé toute discussion avec le patriarcat. Mgr Job a voulu s'en affranchir conformément aux statuts (mais en commettant des erreurs relationnelles) et la majorité a obtenu son départ en usant des méthodes que nous voyons revenir. Mgr Jean semblait suivre ce parti avant que la trahison de Constantinople ne lui fasse comprendre que Moscou était le seul avenir, mais la majorité du CA n'a rien n'appris ni rien oublié et ne l'a pas suivi en restant sur ses positions... Il faut aussi dire qu'accepter Moscou, c'est pour eux reconnaître plus de quinze ans d'erreur... Un pas psychologique difficile pour les personnes et encore plus pour le groupe.

Soulignons aussi que cette ligne majoritaire a été régulièrement réélue depuis plus de 15 ans, réduisant au silence la minorité "pro-Moscou" (OLTR). Cette continuité de soutien peut faire douter de l'affirmation de Maxime selon qui une bonne partie de l'Archevêché accepterait de rejoindre Moscou. J'en ai connu beaucoup qui soutenaient par leurs votes la ligne du CA. Sont-ils prêts à tourner casaque, même si cette fois ce serait derrière leur Archevêque ?

III) RISQUE DE DISLOCATION ET AUTRES SOLUTIONS:

Bien entendu, si l'Archevêque prenait une décision qui ne bénéficiait pas du soutien des paroisses, qui sont juridiquement indépendante (réalité dont les commentateurs russes n'ont pas conscience!), une grande partie de celles-ci quitteraient sa juridiction, comme l'ont déjà fait plusieurs paroisses italiennes et scandinaves. Si Mgr Jean en a conscience, et recherche une solution limitant les pertes, le message de Maxime montre que l'opposition à Moscou est très déterminée et le "passage en force", que permettent les statuts, risque de se solder par bon nombre de départs. L'Archevêché n'y perdra-t-il pas son âme?

AUTRES SOLUTIONS: " 'Pas à Moscou' signifie pour les Grecs ou nulle part. Les partisans du 'pas à Moscou' tentent d'adoucir la rigidité de ce choix si possible. Les choses sont ce qu’elles sont et il est impossible de les éviter" écrit le p. Vladimir Zelinsky (ibid. 2). Et de fait, son analyse reste totalement pertinente.

- "NULLE PART": les partisans de "l'Autre proposition pour l’avenir de l’archevêché" (4) semblent en rester à "l’optimisme puéril selon lequel les Églises locales reconnaîtront presque automatiquement cette autonomie autoproclamée" dont parle le p. Jivko Panev (5). L'exemple de l'ECOF n'est jamais rappelé (6) mais la pétition marque le pas (173 signatures, soit 1,5/paroisse?) …

- CONSTANTINOPLE: aucune nouvelle d'un quelconque assouplissement de sa position.

- ROUMANIE: "solution par trop bizarre" écrivait le père diacre Alexandre Zanemonets en décembre dernier, en détaillant au passage les arguments en faveur de cette solution (7); il est pourtant clair, maintenant, que c'est une solution moins clivante que Moscou, au moins à titre transitoire, et Mgr Jean aurait à nouveau rencontré Mgr Joseph, métropolite du diocèse d'Europe occidentale et méridionale du Patriarcat de Roumanie. Maxime n'en parle pas et, d'après le père Vladimir (ibid. 2), Mgr Joseph "serait prêt à accepter l'Archevêché. Mais seul le Patriarche Daniel et son Synode à Bucarest peuvent décider de l'intégrer. Restent-ils toujours silencieux? La mauvaise expérience de l'ECOF les aurait-elle marqués durablement?(ibid. 6 p.5) La poursuite des discussions peut-être un signe mais Maxime ne le mentionne pas…

CONCLUSION:
J'espère que ces quelques réflexions aideront à mieux comprendre la situation très difficile où se trouve "Daru" et son primat et je suggère à tous les participants au débat de prier pour que l'Esprit éclaire les délégués à l'AGE et leur montre la meilleure voie pour que l'Archevêché puisse continuer à œuvrer pour le Salut de tous.

SOURCES:
(1) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/L-Eglise-orthodoxe-russe-est-prete-a-modifier-ses-statuts-pour-ses-compatriotes-les-Russes-de-l-etranger_a5763.html
(2) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Personne-ne-voulait-choisir-Impasse-a-l-Archeveche_a5766.html
(3) http://www.exarchat.eu/spip.php?article63
(4) https://github.com/CPAORIEO/Proposition/blob/master/index.md?
(5) http://www.exarchat.eu/spip.php?article2370
(6) http://wordpress.pafeos.org/wp-content/uploads/2014/11/Nouvelle_Forme_de_Communaute_Orthodoxe_L_ECOF.pdf
(7) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/L-Archeveche-a-la-croisee-des-chemins_a5602.html

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Juillet 2019 à 10:51 | 3 commentaires | Permalien

Monseigneur Antoine, métropolite de Borispol (EOU), fait savoir que le patriarcat de Constantinople s'est adressé à Vladmir Zelensky, président de la République d'Ukraine, le priant de remettre à l'EOU plusieurs églises et monastères, ceci en se référant à un accord conclu avec Piotr Porochenko, le président précédent. Aucune rencontre entre les représentants de Constantinople et le président Zelensky n'a eu lieu.

Le métropolite Emmanuel de France a présenté au métropolite Epiphane une facture qu'il doit honorer, ceci pour le Tomos qui lui avait été octroyé.

Elle se monte à une somme allant de 4.000 à 20.000 euros. L'Eglise nouvellement constitué doit transférer 28 millions à Constantinople.

Каждый приход ПЦУ должен платить Фанару от 4000€, - митрополит Антоний
Constantinople déclare que chaque paroisse de la nouvelle entité ecclésiale d'Ukraine doit lui verser de 4.000 à 20.000 euros

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Juillet 2019 à 16:26 | 21 commentaires | Permalien

Daniel STRUVE: LE PASSAGE À MOSCOU EST LA SEULE POSSIBILITÉ DE PRÉSERVER L'ARCHEVÊCHÉ"
D'après l'interview de DANIEL STRUVE, Rédacteur en chef de la maison d'édition YMCA-Press, membre du comité de rédaction des magazines "Messager de l'ACER" et "Messager Orthodoxe" par Portal Credo.Press

UN ECHEC DE LA REUNION DE L'AGE SIGNIFIERAIT LA FIN DE L'ARCHIDIOCESE.

- Credo : Y a-t-il une opposition à la décision de l'Archevêque Jean de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire de l'Archidiocèse le 7 septembre?

- D.Struve: Je ne sais rien de l'existence d'une telle opposition et de ses motivations. La décision de convoquer l'AGE du 7 septembre a été prise à la suite des résultats de l’Assemblée pastorale du 13 mai, qui ont été publiés sur le site Web de l’Archidiocèse. Conformément aux statuts, le droit de convoquer l'AGE appartient à l'Archevêque.

Il y a certainement des partisans d'une position d'attente parmi le clergé et les laïcs. Mais l'inaction ne peut être une réponse au défi auquel l'Archidiocèse est confronté aujourd'hui, et je pense que, progressivement, tout le monde s'en rend compte. L'échec de la réunion de l'AGE me semble peu probable; il signifierait l'écroulement de l'unité du diocèse, qui se rassemble autour de son évêque, et ce sera la fin de l'Archidiocèse .


QUESTIONS INTERNES QUI NE DEVRAIENT ETRE MISES SUR LA VOIE PUBLIQUE

- Q: Pensez-vous que Mgr Jean a eu raison de participer aux négociations avec des hiérques de l'EOR à Vienne le 21 juin à l'insu de deux membres de la commission créée par l'Assemblée Générale pour mener ce type de négociations?

- DS: C'est un problème purement interne à l'Archidiocèse. Je ne vois aucun sens ni intérêt d’en débattre publiquement, sauf pour déstabiliser la situation. Les personnes intéressées par l’organisation interne de l’Archidiocèse peuvent consulter ses statuts, qui sont disponibles sur le site Web de l’Archidiocèse (en français.)

- Q : Y a-t-il eu un conflit lors de la réunion du CA le 28 juin obligeant Mgr Jean à quitter la réunion?

- DS: Je ne suis pas membre du CA et je ne peux donc pas savoir ni commenter ce qui se passe lors de ses réunions à huis clos. Ce conflit entre les membres du conseil n'est connu que par les nouvelles publiées par votre portail sur la base d’informations anonymes. C'est une question interne à l'Archidiocèse, qui possède ses services de contrôle et de gestion. Je ne vois pas la nécessité, à ce stade, de soumettre cette question à une discussion générale.

- Q: Vous affirmez que notre portail a publié des informations inexactes selon lesquelles Mgr Savva (Toutounov) a conseillé Mgr Jean pour la rédaction de ses documents du 5 juillet. Comment le savez-vous et qui a réalisé la préparation technique de ces documents?

- DS: Je ne prétends pas savoir exactement qui a réalisé la partie technique des documents, mais les informations publiées par votre portail me paraissent être de la pure fiction. Les documents de l'Archidiocèse sont rédigés en français, puis traduits dans les autres langues de l'Archidiocèse. La langue de traduction dépend du traducteur. Il n'y a tout simplement aucune raison d'en tirer aucune conclusion.

PAS D'AUTRE CHOIX QUE LE PASSAGE AU PATRIARCAT DE MOSCOU.

- Q: Comment voyez-vous l'avenir de l'Archidiocèse compte tenu de la forte réticence d'une partie importante de son clergé et de ses laïcs à accepter de rejoindre Moscou?

- DS: La décision d'abolir l'Archidiocèse prise par le patriarcat de Constantinople à la fin de l'année dernière menace l'existence même de notre diocèse. Seul le refus inattendu de l'Archevêque Jean de se soumettre à la décision du patriarche et du synode nous permet de parler de l'Archidiocèse au présent ou même au futur et non au passé.

Nous devons faire un choix difficile et je ne vois que trois scénarios possibles: cesser d’exister et rejoindre les métropoles grecques, comme l’a demandé le patriarche Bartholomé, essayer de continuer à exister dans la juridiction du patriarcat de Moscou, refuser tout choix et se disloquer. Au début, il y avait des rumeurs sur d'autres possibilités, mais cela n'a pas été plus loin que des discours. Pendant ce temps, certaines paroisses ont déjà quitté l'Archidiocèse et le danger de dislocation augmente avec le temps.

Aujourd’hui, le travail de tous ceux qui ont entre les mains l’avenir de l'Archidiocèse consiste essentiellement à comprendre clairement le véritable état des choses et à faire ce choix difficile, qui préservera le mieux l’unité ecclésiale et la cause du témoignage orthodoxe en Europe occidentale.

Nous aimons tous parler de conciliarité, mais atteindre l'unanimité en présence d'opinions différentes n'est pas chose facile. La conciliarité n'abolit pas le principe hiérarchique de la structure ecclésiale. Dans les décisions difficiles que l'Archidiocèse va prendre, le rôle clé sera joué d'une part par l'Archevêque Jean, en tant que garant de l'unité du diocèse, et d'autre part par les représentants des paroisses, pour qui l'Archidiocèse n'est ni une spéculation ni une idée, mais la vie et la réalité concrètes de l'Église. Je suis personnellement partisan du maintien de la structure diocésaine de l'Archidiocèse, et cela signifie la sortie de la juridiction du patriarcat de Constantinople et le passage au patriarcat de Moscou. Nous n'avons tout simplement pas d'autre choix si nous voulons sauvegarder le diocèse. Si cette décision ne reçoit pas un soutien suffisant, je préfère une dissolution pacifique et organisée de l'organisation diocésaine à un effondrement spontané avec les conflits qui en résulteraient.

Propos recueillis par Alexander Soldatov,
Traduction et rédaction V. Golovanow

МНЕНИЕ: Главный редактор издательства «YMCA-Press», член редколлегии журналов "Вестник РХД" и "Messager Orthodoxe" ДАНИИЛ СТРУВЕ: «Срыв Общего собрания Русской архиепископии 7 сентября маловероятен»

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Juillet 2019 à 11:17 | 10 commentaires | Permalien

L’illumination de l’icône à Kiev – 1923
Dans la grande rue Jytomyr, à Kiev, se trouve une petite chapelle située à coté de "l’Association des amis des pauvres". Cette chapelle a reçu en l’honneur de la Vierge, le nom de Notre-Dame de la Consolation. / Le titre de Notre Dame de Consolation prévalut au titre de Notre Dame de Pitié à la fin du 17°siècle./

Le 15/28 août 1923, à deux heures du matin, un juif, demeurant trois maisons plus bas, sortit dans sa cour parce qu’il voyait une très forte lumière, un incendie sans doute. Cet embrasement sortait de la chapelle.

Effrayé, cet homme qui avait sa boulangerie tout près, courut avertir les autorités que la chapelle brûlait. Une grande foule s’amassa, saisie de crainte, car on ne voyait aucune fumée mais une aveuglante lumière qui augmentait et diminuait sans arrêt. On courut chercher les clés et on appela les membres du Parti communiste, ces « représentants du peuple ».


Après avoir ouvert la porte, ils reculèrent, tremblant de crainte, car la lumière sortait de l’icône de la Mère de Dieu et était absolument aveuglante.

Les communistes représentants du peuple ordonnèrent l’arrestation du prêtre chargé de la petite chapelle et firent des recherches pour voir s’il n’existait pas de raccordements électriques avec l’icône qu’ils transportèrent sur une petite table. Rien à faire. La lumière continua.

Dans deux heures toute la population de Kiev se réunit et tomba à genoux pour prier. C’était le 15/28 août, fête de l’Assomption.
« Les nouveaux martyrs de la terre russe » éditions Résiac (1976), archiprêtre Michel Polsky
L’illumination de l’icône à Kiev – 1923

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Juillet 2019 à 04:59 | 1 commentaire | Permalien

L'archimandrite Romain, chef de la Mission de l'ÉORHF en Terre Sainte : 70e anniversaire de l'exécution du martyr Alexandre Schmorell
Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »

"Moinillon au quotidien"

C'est un grand événement pour nous — et une joie tout aussi grande. Père Romain célébrait les Vigiles de la fête des saints apôtres Pierre et Paul.


L'archimandrite Romain, chef de la Mission de l'ÉORHF en Terre Sainte, est chez nous pour quelques jours afin de participer aux solennités du 70e anniversaire de l'exécution du martyr Alexandre Schmorell, glorifié l'année dernière, qui auront lieu samedi : une Liturgie sera célébrée par de nombreux évêques sur la tombe du martyr.

Cette année, nous célébrons le 70e anniversaire de l'exécution d'Alexandre Schmorell.

Aujourd'hui, il n'y a pas de Liturgie au monastère, mais elle est célébrée sur la tombe du martyr au cimetière qui se trouve face à la cathédrale russe de Munich.

Alexandre Schmorell a été décapité à Munich le 13 juillet 1943 par les nazis pour son activité au sein de le Rose blanche — petit groupe chrétien opposé au régime hitlérien.

Il repose au cimetière Am Perlacher Forst où se trouve également la tombe de ses amis assassinés par les nazis, situé — providentiellement — en face de la cathédrale orthodoxe russe actuelle de Munich. Le diocèse d'Allemagne de l'Église russe hors frontières a obtenu l'autorisation du Concile des évêques de préparer la canonisation du martyr Alexandre, qui est déjà honoré sur le plan local....Suite
L'archimandrite Romain, chef de la Mission de l'ÉORHF en Terre Sainte : 70e anniversaire de l'exécution du martyr Alexandre Schmorell

Cinq évêques concélébraient ce matin la Liturgie sur les reliques du saint martyr Alexandre de Munich Schmorell
Une procession, partant de la cathédrale russe de Munich, s'est rendue au cimetière voisin Am Perlacher Forst où est enterré Alexandre Schmorell. Un autel a été placé directement sur la tombe, le candélabre sur la pierre tombale.

L'archimandrite Romain, chef de la Mission de l'ÉORHF en Terre Sainte : 70e anniversaire de l'exécution du martyr Alexandre Schmorell


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Juillet 2019 à 10:30 | 0 commentaire | Permalien

Fête des saints apôtres Pierre et Paul le 29 juin/12/juillet
ÉVANGILE DES MATINES: JEAN 21, 14-25

L’amour pour le Christ – « Cet évangile a deux choses à nous dire. Tout d’abord, il pose clairement la question unique, la question sur laquelle nous avons et nous aurons à répondre : ‘M’aimes-tu ?’ Tout, dans la vie chrétienne, se réduit à cette question. Pouvons-nous répondre avec Pierre : ‘Oui, Seigneur, Tu sais que je t’aime’ ? Nos actions ne donneraient-elles pas un lamentable démenti à cette affirmation. Cependant, répondre simplement que nous n’aimons pas le Seigneur serait méconnaître et étouffer les aspirations – si faibles soient-elles – que le Saint-Esprit met dans nos cœurs et dirige vers le Christ. Disons donc à jésus : ‘Seigneur, Tu sais tout, Tu sais que je t’aime. Je n’attends rien de moi ; j’attends tout de la grâce’.

L’autorité dans l’Eglise

Le deuxième enseignement donné par cet évangile concerne la nature de l’autorité dans l’Église. Le Seigneur confère ici à Pierre une autorité spéciale. On remarquera, d’abord, que cette autorité est fondée sur une primauté d’amour – ‘m’aimes-tu plus que ceux-ci ?’ – et ensuite qu’elle consiste dans un service humble et désintéressé – ‘paix mes agneaux’. Toute prééminence parmi les chrétiens qui ne serait pas une prééminence d’amour et de service ne correspond pas aux intentions de notre Seigneur.

Toute autorité qui, dans l’Eglise, s’exprimerait en termes de prestige, ou de possession matérielle, ou de domination, deviendrait étrangère et hostile à cette sollicitude vraiment pastorale à laquelle Jésus appelle Pierre à participer. Sur ces paroles du Seigneur à Pierre seront jugés tous ceux qui revendiquent une autorité au sein de la communauté des fidèles.

PIERRE ET PAUL

La liturgie du 29 juin manifeste, par les textes qu’elle nous fait entendre, combien le ministère de Pierre et celui de Paul sont tous deux nécessaires et complémentaires. L’évangile (Matthieu 16, 13-19) contient la confession de Pierre à Césarée de Philippes : ‘Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant…’ et la réponse de Jésus : ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai mon Église…’ Ce texte a soulevé bien des controverses.

Mais il demeure certain que Jésus a voulu reconnaître et sanctionner par l’octroi d’un pouvoir spirituel éminent l’acte de foi que Pierre venait de formuler. L’épître (2 Corinthiens 11, 21-12, 9) énumère les titres de Paul, appelé directement à l’apostolat par le Christ, à être considéré comme égal ou même supérieur en autorité aux ministres de l’Évangile déjà régulièrement institués et reconnus : ‘Ils sont ministres du Christ ?… Moi, plus qu’eux’. Paul fonde cette affirmation, d’une part sur les souffrances qu’il a endurées, d’autre part sur les grâces et révélations qui lui ont été accordées […]

Paul ne s’est jamais élevé contre l’élément ‘institutionnel’ représenté par l’apostolat ‘historique’ des Onze [ …] Mais il n’a jamais admis ni que sa vocation extraordinaire fût inférieure à la vocation normale des autres apôtres ; ni que sa connaissance du Christ, toute spirituelle et reçue par grâce, fût moindre que la connaissance qu’avaient de Jésus ses premiers disciples ; ni qu’il dût sacrifier ses propres convictions aux vues du plus autorisé des apôtres »

V.G. SOURCE: Un moine de l’Église d’Orient (père Lev Gillet): L’An de grâce du Seigneur, Paris, 1988, p. 274

Fête des saints apôtres Pierre et Paul le 29 juin/12/juillet

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Juillet 2019 à 07:46 | 0 commentaire | Permalien

La Mère de Dieu dite aux trois mains
L’origine de cette icône remonte au VIII° saint Jean Damascène, grand défenseur du culte des icônes, fut condamné à avoir la main droite tranchée.Après l’exécution de la sentence, le Saint homme implora la Vierge Marie avec une confiance absolue en priant :

"il obtint un miracle, et sa main droite lui fut rendue.Jean Damascène fit ciseler une main d’argent qu’il suspendit à l’icône miraculeuse. C’est de là que vient le nom de Vierge aux trois mains".


Photo: lcône du Mont Athos, dans le Monastère de Hilandar

* * *

L'histoire de l'icône de la Mère de Dieu aux trois mains commence lorsque l'empereur Léon III l'Isaurien prescrit de détruire les saintes images, en 730, Saint Jean Damascène s'y oppose très vigoureusement. Pour éliminer cet intelligent adversaire, l'empereur Léon III envoie au Calife une lettre rédigée par des faussaires, selon laquelle Jean ne se proposait rien moins que de lui livrer Damas. Saint Jean Damascène servait le calife comme ministre.

Ayant pris connaissance du faux, le Calife qui pensait que Jean l'avait trahis au profit de Constantinople le renvoie non sans lui avoir fait tranché la main droite ; Jean récupère sa main coupée et se retire dans son oratoire pour s'adresser ainsi à la Bienheureuse Vierge Marie:
« Très pure Vierge Marie qui avez enfanté mon Dieu, vous savez pourquoi on m'a coupé la main droite, vous pouvez, s'il vous plaît, me la rendre et la rallier à mon bras. Je vous demande avec instance cette grâce pour que je l'emploie désormais à écrire les louanges de votre Fils et les vôtres. »

La Vierge lui apparaît pendant son sommeil et lui dit : « Vous êtes maintenant guéri, composez des hymnes, écrivez mes louanges, accomplissez ainsi votre promesse. ». En remerciement, Jean fit placer en ex-voto une troisième main sur cette icône très particulière qui devint ainsi le prototype de ce genre d'icône.

Selon la tradition, Saint Sava apporta l'icône du Mont Athos, dans le Monastère de Hilandar, réalisant une prophétie ancienne selon laquelle cette icône, l'une des plus sacrées de l'Église Orthodoxe, devait être remise à un moine de sang royal. Elle fût ensuite transférée dans la capitale de l'Empereur Stefan Uros IV Dusan à Skopje, où elle acquis le titre d'icône protrectrice de la Serbie et du peuple, titre qu'elle garde encore aujourd'hui. Après les conquêtes Turques, elle se retrouva de nouveau dans le Monastère de Hilandar où elle séjourne encore aujourd'hui.
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Зачем Богородице третья рука?
Traduction Larissa pour "PO"
La Mère de Dieu dite aux trois mains

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juillet 2019 à 10:05 | 0 commentaire | Permalien

Serguiev Possad, un  « VATICAN ORTHODOXE » ?
PO: C'est déjà dans les années 2000 que l'idée d'un Vatican orthodoxe à Serguiev Possad a commencé à germer au sein de l'EOR. Elle bénéficiait du soutien du gouvernement. Malheureusement, "La Croix" se fait la voix d'une mineure partie de l'opinion russe. Espérons que ce projet verra le jour.

Au centre de cette ville se situe un grand et ancien monastère où se trouvent les reliques de Saint Serge de Radonezh. A l'époque soviétique ces reliques avaient été profanées . Il reste ici de nombreuses places et rues portant les noms de Marx, Lénine, d'autres militants athées. Non loin de la Laure, au centre d'un square, se trouve une grande statue de Lénine. On ne peut qu'espérer que le "Vatican russe" sera bientôt débarrassé de cette statue incongrue et que la toponymie de la ville sera débarrassée de ces anachronismes

***
V. Golovanow

"Un ambitieux programme de rénovation estimé à deux milliards d’euros prévoit de transformer la ville historique de Serguiev Possad en centre de l’orthodoxie russe", écrit "La Croix" (1), et de parler de "projet pharaonique, estimé à deux milliards d’euros (entre 120 et 140 milliards de roubles)".

RENOVATION URBAINE EXEMPLAIRE

A y regarder de plus prés (2), le projet ne se présente pas exactement comme cela. Serguiev Possad (le Zagorsk soviétique) est une ville de 100 000 habitants, fondée en 1337 et située à 70 kilomètres de Moscou. Elle est bien connue des touristes car son célèbre monastère de la Trinité – St Serge constitue le point de départ des visites de "l'Anneau d'Or", série de villes historiques au nord-est de Moscou érigées du XIIe au XIVe siècle, avec bâtiments médiévaux, monastères, églises, cathédrales et Kremlins...

Serguiev Possad, un  « VATICAN ORTHODOXE » ?
UN ENJEU IMPORTANT POUR L'ÉGLISE RUSSE

La Laure de la Trinité – St Serge, cœur de la ville fondé au XIVe siècle par Serge de Radonège, le saint patron de la Russie, constitue depuis cette époque le haut lieu spirituel de la Russie. Saint Serge de Radonège avait mené, par son action et par son ascèse, d'incessants efforts pour élever spirituellement la société russe tout entière.

C'est de la Laure que partit l'armée du Grand Prince Dimitri, bénie par St Serge, pour infliger aux Tatars leur première défaite Koulikovo (1380). La cathédrale fut décorée par les plus grands iconographes de l'époque, Andreï Roublev et Daniil Tcherny, et ses écoles d'iconographie et de miniatures jouèrent un grand rôle culturel. Le monastère fut aussi une redoutable forteresse qui résista seize mois aux armées polonaises et lituaniennes au début du XVIIe siècle, avant de lancer la reconquête de Moscou.

Pierre le Grand s'y réfugia lors d'une tentative de coup d'état au début de son règne et l'importance de son école de théologie se renforça ensuite. C'était aussi un centre de diffusion de la culture avec son académie slavo-gréco-latine, premier institut universitaire de Russie fondé en 1687.

Le monastère fut fermé par les bolcheviques en 1919 et rendue à l'Église en 1946, après quoi son académie devint le principal centre de formation religieuse du pays.

La Laure est aussi un haut lieu du monachisme, avec plus de 300 moines, et de la spiritualité russes ; les reliques de saint Serge attirent chaque année plusieurs centaines de milliers de touristes et de pèlerins. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1993, elle est visitée par des milliers de touristes.

Eu égard à son rôle dans la ville, l’Église russe fut étroitement associée au développement du plan de restructuration et décida d'en profiter pour y implanter son centre spirituel, culturel et administratif, qui sera ainsi situé à une heure de Moscou. Le projet prévoit ainsi de regrouper une bonne partie des services ecclésiaux actuellement dispersés dans la capitale, qui est au bord de la congestion apoplectique. Ce sera un vaste ensemble comprenant un nouveau musée d’art orthodoxe pour décongestionner le monastère, un centre culturel pour la jeunesse, une bibliothèque théologique patriarcale, un centre des congrès, un hôtel, les représentations des Églises autocéphales, le tribunal ecclésiastique, un centre des médias orthodoxes…

Bref, un grand complexe alliant spiritualité, culture et administration, digne d'une grande institution comme l'Église orthodoxe russe: avec 68,8% d'avis favorables, l'Église arrive en deuxième position dans l'opinion publique russe (après l'armée…)

Serguiev Possad, un  « VATICAN ORTHODOXE » ?
GAGNANT POUR TOUTES LES PARTIES PRENANTE

L'ensemble ne représente que 25% du budget total, mais les promoteurs du projet soulignent avec grandiloquence que ce sera, pour l'Orthodoxie, un centre équivalent aux autres grandes religions ("le Vatican pour les Catholiques, Jérusalem pour les Juifs, La Mecque pour les Musulmans, Lhassa pour les bouddhistes…"). Les opposants ne manquent pas de relever en attribuant à l'Église l'ensemble du budget et en qualifiant le tout de "Vatican orthodoxe"...

Il faut pourtant reconnaître que ce grand projet est intéressant pour les trois principales parties prenantes :

- La ville d'abord, qui va sortir du marasme post-soviétique et bénéficier d'infrastructures modernes et d'un nouvel élan, car les visiteurs, pèlerins ou simples touristes, auront intérêt à y séjourner au lieu de se contenter d'un aller-retour dans la journée
- L'Église, bien sûr, qui bénéficiera d'un centre efficient et prestigieux, ce qui lui permettra d'assoir son influence dans l'Orthodoxie, point important quand la querelle avec Constantinople est en train d'enfler.
- La Russie tout entière, enfin, montrera une nouvelle vitrine pérenne dans le même esprit que le Centre spirituel de Paris.

Serguiev Possad, un  « VATICAN ORTHODOXE » ?
(1) https://www.la-croix.com/Religion/Orthodoxie/LEglise-russe-veut-creer-Vatican-orthodoxe-2019-07-02-1201032728?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_content=20190702&utm_campaign=NEWSLETTER__CRX_SOIR_EDITO&PMID=1c127e509c2fc25bb3a378b988ccbb2c&_ope=eyJndWlkIjoiMWMxMjdlNTA5YzJmYzI1YmIzYTM3OGI5ODhjY2JiMmMifQ%3D%3D
(2) http://zavtra.ru/blogs/zachem_rossii_pravoslavnij_vatikan
(3) https://rus.delfi.ee/daily/abroad/sergiev-posad-mozhet-prevratitsya-v-pravoslavnyj-vatikan-cena-voprosa-140-mlrd-rublej?id=86687687

Serguiev Possad, un  « VATICAN ORTHODOXE » ?

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juillet 2019 à 08:19 | 21 commentaires | Permalien

POURQUOI RAPPELER 1054 À L'OCCASION DE LA VISITE DE POUTINE AU PAPE?
V, Golovanow le 7 juillet 2019 d'après Rachael Kennedy

Le pape François et Vladimir Poutine se sont rencontrés pour la troisième fois le 4 juillet alors que le président russe entamait sa visite d'État en Italie. La réunion a duré un peu moins d'une heure, conformément au protocole pontifical, et n'a pas donné lieu à un communiqué. D'après le service de presse du Saint Siège, elle a porté sur les situations en Syrie, en Ukraine et au Venezuela, thèmes déjà évoqués la veille par l'assistant du président russe Youri Ouchakov, qui a aussi déclaré que "les positions sont proches, quasi identiques" sur des questions telles que la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme religieux, la prévention des catastrophes économiques et technologiques et la protection des chrétiens dans les zones de conflit."

Y. Ouchakov a aussi ajouté que, après LA RENCONTRE HISTORIQUE DU PAPE FRANÇOIS ET DU PATRIARCHE DE MOSCOU CYRILLE à La Havane en 2016, les relations entre les Églises orthodoxe russe et catholique "ont atteint un nouveau niveau"… (2) Ainsi, ces discussions marquent aussi un rapprochement des deux branches concurrentes du christianisme dont la rivalité, souvent tendue, remonte à près de 1000 ans. Et c'est là qu'il faut revenir à 1054

POURQUOI RAPPELER 1054 À L'OCCASION DE LA VISITE DE POUTINE AU PAPE?
LE GRAND SCHISME DE 1054

Comme son nom l'indique, le grand schisme a marqué en 1054 la scission officielle du christianisme entre l'Église catholique romaine, qui domine l’Occident, et l'Église orthodoxe en Orient. La christianisation des Germains par les Latins et celle des Slaves par les Orthodoxes de Byzance accentuera la différentiation géographique et culturelle.

La rupture elle-même n'était que l'apogée d'une rupture progressive entre les Églises chrétiennes de l'Orient et de l'Occident qui affecta autant les plans politique, sociologique et géographique que théologique. La chute de l’Empire romain d'Occident en 476 a marqué la séparation entre l’Empire romain d’Orient – appelé plus tard Empire byzantin - qui prospérait et son homologue occidental qui se disloquait. Le premier continuât à prospérer pendant encore 1 000 ans, jusqu'à ce que les Ottomans lui portent le coup de grâce en 1453, le deuxième connut d'autres vicissitudes et le fossé se creusât.

Le théologien catholique Yves Congar dénomme « estrangement » (3), cette ignorance réciproque qui progresse lentement au fil du temps, pour toute une série de raisons. Cela commence par la politique: l'Occident refuse l'autorité de l'empereur de Byzance, qui portait toujours le titre "d'empereur des Romains", LE PAPE DE ROME COURONNE EMPEREUR CHARLEMAGNE, roi des Francs, en l'an 800. Cet acte qui fut rejeté par les Byzantins et les Orthodoxes, de leur côté, rejetèrent l'autorité universelle du Pape soutenue par les Carolingiens.


POURQUOI RAPPELER 1054 À L'OCCASION DE LA VISITE DE POUTINE AU PAPE?
Les différences théologiques s'accentuèrent alors: elles découlaient des fondements de la philosophie grecque en Orient alors que les occidentaux étaient enracinés dans le droit romain. Plusieurs conflits ont conduit à des mini-schismes sur la procession du Saint Esprit ("filioque": le Saint Esprit provient-il du Père seul, position orthodoxe, ou du Père et du Fils, dogme introduit en Occident par les Carolingiens) et, en 1054, le pape Léon IX finit par excommunier le patriarche Michel Cérulaire qui l'excommunia en retour…

Le fossé fut accentué lors des Croisades, par l'Établissement de patriarcats latins en Terre Sainte et surtout par le sac de Constatinople par les Croisés en 1204 dont les orthodoxes gardent un amèr souvenir. 965 ans après, la division entre les deux Églises n’a pas été surmontée malgré plusieurs tentatives historiques (citons en particuliers le concile de Florence-Ferrare au XVII siècle (4), qui ne fit qu'exacerber les tensions en lançant l'uniatisme (5)). De fait, L'ORTHODOXIE EST CONDAMNÉE ET COMBATUE comme hérésie et le schisme accompli par l'introduction des nouveaux dogmes catholiques de l'infaillibilité pontificale et de l'Immaculée Conception (1854, 1870), unanimement rejetés par les Orthodoxes.

UNE RECONCILIATION?

L'Église catholique décida une volte-face au concile Vatican II (1962-65): d'hérétiques les Églises orthodoxes devinrent Églises-sœurs et à la suite de l'accolade historique entre le pape Paul VI et le patriarche de Constantinople Athénagoras en 1964 à Jérusalem; les deux primats LEVERENT LES ANATHEMES RECIPROQUES de 1054, ce qui a permis le développement de nombreuses coopérations et d'un dialogue théologique.

Ainsi, une délégation orthodoxe du patriarcat de Constantinople participe chaque année à la messe célébrée par le Pape à la basilique Saint-Pierre de Rome le 29 juin, jour de la fête des saints Pierre et Paul; cette année le Pape a créé un évènement « extraordinaire et inattendu » en offrant à la délégation orthodoxe un reliquaire de saint Pierre. C'est un « GIGANTESQUE PAS VERS L’UNITE CONCRETE » a commenté le chef de la délégation orthodoxe, car c’est la première fois que des reliques de celui qui fut le premier Pape de l’histoire sont offertes à l’Église orthodoxe. Ce geste fort de l’actuel chef de l’Église catholique rappelle celui de Paul VI en janvier 1964 remettant la tête de saint André au patriarche Athénagoras (ыi saint Pierre est considéré comme le fondateur de l’Église de Rome, son frère André est le fondateur de celle de Constantinople (6)) Il rappelle aussi le prêt pendant deux mois des reliques de Saint Nicolas le Thaumaturge à l'Église russe en 2017; leur vénération rassembla des millions de pèlerins en Russie.

POURQUOI RAPPELER 1054 À L'OCCASION DE LA VISITE DE POUTINE AU PAPE?
L'ÉGLISE RUSSE À PAS COMPTÉS

L'URSS ignorait le Vatican: "Combien de divisions?" demandait Staline, et c'est l'Église Orthodoxe russe qui ouvrit la voie par un dialogue très actif dès 1962 (7). Elle représente maintenant plus de 60% de l'Orthodoxie et la Russie a rétabli ses relations diplomatiques avec le Vatican en 2009. Sept ans plus tard il y eut la rencontre historique à Cuba dont parle Youri Ouchakov; elle lança un nouveau cycle de coopération, comme le souligne encore récemment le patriarche Cyrille(8), et une visite officielle du Pape en Russie est attendue depuis des lustres (ibid. 7). L'audience accordée au président Poutine a ravivé les spéculations, mais l'administration présidentielle les a douchées en mettant en garde contre toute précipitation: "VOUS VOULEZ ALLER PLUS VITE QUE LA MUSIQUE", a déclaré aux journalistes Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, la veille de la rencontre, et il a précisé ensuite que le sujet n'avait pas été évoqué durant la réunion (9).

SOURCES:
Euronews - Rachael Kennedy
(1) https://muckrack.com/rachaelkennedy
(2) https://www.bbc.com/russian/news-48871290
(3) Y. CONGAR, « Neuf cents ans après. Notes sur le ‘Schisme oriental’ », in 1054-1954 : L’Église et les Églises. Neuf siècles de douloureuse séparation entre l’Orient et l’Occident. Études et travaux sur l’Unité chrétienne offerts à Dom Lambert Beauduin, vol. I, Chevetogne, 1954 (Collection Irénikon).
(4) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Pourquoi-les-Grecs-ont-rejete-l-Union-de-Florence-1438-1439_a4631.html
(5) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Du-15-au-22-septembre-a-Chieti-le-dialogue-entre-catholiques-et-orthodoxes-se-poursuit-Mgr-Hilarion-L-UNIATISME-RESTE_a4865.html
(6) https://fr.aleteia.org/2019/07/02/linestimable-cadeau-du-pape-francois-au-patriarche-bartholomee/
(7) l'Église russe entame un dialogue très actif dès 1962
(8) https://www.cathkathcatt.ch/f/wp-content/uploads/sites/3/2019/05/Le-patriache-Cyrille-de-Moscou-re%C3%A7oit-une-d%C3%A9l%C3%A9gation-de-p%C3%A8lerins-de-l%E2%80%99Eglise-catholique-emmen%C3%A9s-par-le-cardinal-Angelo-De-Donatis-Patriarcat-de-Moscou-800x450.jpg
(9) https://tass.ru/politika/6515705

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Juillet 2019 à 12:19 | 20 commentaires | Permalien

Saint Ambroise d'Optino  (1812-1891)
D'une grande intelligence, il fut éduqué par son grand-père qui était prêtre de village. Il fit ses études ecclésiastiques au séminaire de Puptelzk et, après quelques hésitations, devint novice à Optino.

Là il se mit à l'école de saint Macaire qui avait entrepris l'édition des Pères de l'Eglise. Il tomba alors si malade qu'il resta désormais cloué au lit pour le reste de sa vie, sans même pouvoir célébrer les Saints-Mystères.

Il n'en continua pas moins son oeuvre de traduction russe de la patristique à laquelle, progressivement, s'ajouta la charge de succéder à SAINT MACAIRE DE CORINTHE

Il devint starets.

Riches et pauvres, gens instruits et ignorants, intellectuels et hommes d'affaires venaient vers cet homme alité qui les recevait avec bonne humeur, s'adaptant à chacun.

On dit même qu'il répondit à celui qui s'étonnait de le voir parler de dindons avec une paysanne: "Toute sa vie est liée à ses dindons et la paix de son âme a autant de prix que celle des autres."Il organisa également pour les pauvres des associations de laïcs consacrés à la bienfaisance.


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Juillet 2019 à 11:50 | 0 commentaire | Permalien

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