Synaxe des Archistratèges de la Milice Céleste, Michel et Gabriel et des autres Puissances célestes et incorporelles
Quand David, contrairement à l'ordre de Dieu, eut fait recenser le peuple, Michel fut envoyé par Dieu pour être l'instrument de sa colère. En un jour, il ravageât par son épée plus de soixante-dix mille hommes et il se tenait prêt à détruire Jérusalem, lorsque, ému par le repentir de David, le Seigneur l'arrêta et lui ordonna de remettre son épée au fourreau (I Chron. 21). La tradition de l'Eglise a gardé la mémoire d'autres miracles de l'Archange Michel, comme, par exemple, celui accompli à Colosses en Phrygie.

En Dieu, la Justice ne peut être séparée de la miséricorde : « La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées », chante le Psalmiste (Ps 84:11). C'est pourquoi, on ne peut commémorer Michel, l'Ange de la Justice, sans lui associer Gabriel, l'Ange de la Miséricorde.

Dieu est la seule véritable Lumière éternelle, immatérielle, infinie et absolument incompréhensible. Il repose dans le secret inaccessible de Sa Nature unique et jouit de la communion inexprimable d'amour entre Ses trois Personnes: le Père, le Fils et le Saint Esprit. Il est bon et principe de toute bonté et de tout amour; c'est pourquoi Il ne S'est pas contenté de Sa propre contemplation, mais dans la surabondance de Sa bonté Il a voulu qu'un autre participât à Sa lumière et Il a tiré le monde du non-être à l'existence.

Avant de créer le monde visible, Il a amené à l'existence par Son Verbe et perfectionné en sainteté par Son Saint-Esprit la nature angélique, faisant des Puissances célestes et incorporelles ses Serviteurs zélés et ardents comme un feu immatériel. Ils sont des lumières secondes, qui reçoivent par la Grâce du Saint-Esprit les illuminations de la Lumière première et sans principe, et la participation à Son immortalité.

Fidèles images de l'Essence Divine, les Saints Anges sont de nature spirituelle, dépourvus de la lourdeur du corps, toujours en mouvement, libres et raisonnables. Ils voient Dieu dans la mesure où ils peuvent l'atteindre et trouvent dans sa contemplation leur nourriture, leur stabilité et la raison même de leur existence.

Synaxe des Archistratèges de la Milice Céleste, Michel et Gabriel et des autres Puissances célestes et incorporelles

Bien qu'ils soient libres de toutes affections du corps, ils ne sont pourtant pas impassibles comme Dieu, car ils ont été créés par un changement (le passage du non-être à l'être). Ainsi sont-ils difficilement portés au mal, mais non à l'abri de son atteinte. C'est pourquoi ils doivent faire usage de la souveraine liberté que Dieu leur a accordée pour persévérer dans le bien et progresser dans la comtemplation des Mystères Divins, sous peine d'être entraînés irrémédiablement vers le mal et l'éloignement de Dieu, et sans pouvoir alors compter, comme l'être humain, sur le repentir, car ils sont dépourvus de corps.

Sans corps, ils ne sont pourtant pas totalement immatériels : seul le divin est véritablement sans matière et incorporel (car impassible et au-delà de tout mouvement). Ils sont circonscrits dans le temps et l'espace. Lorsqu'ils sont dans le ciel, ils ne sont pas sur la terre; et envoyés par Dieu sur la terre, ils ne demeurent plus au ciel. Leur nature subtile leur fait échapper aux limitations que sont pour nous les murs, les portes et les sceaux, lorsqu'ils sont envoyés par Dieu en mission auprès des hommes et que pour cela, ils empruntent une forme corporelle nous permettant de les voir. De même, leur légèreté et leur extrême rapidité de mouvement leur permettent de traverser l'espace presque instantanément ou de deviner les pensées des hommes, ce qui nous fait croire qu'ils sont dotés de l'omniscience divine. Mais, comme êtres créés, il ne sont toutefois ni doués d'omniscience, ni susceptibles de se trouver en deux endroits simultanément. S'ils prophétisent, c'est par grâce et par ordre divin, non par leur propre vertu....Suite
Synaxe des Archistratèges de la Milice Céleste, Michel et Gabriel et des autres Puissances célestes et incorporelles

Quand David, contrairement à l'ordre de Dieu, eut fait recenser le peuple, Michel fut envoyé par Dieu pour être l'instrument de sa colère. En un jour, il ravageât par son épée plus de soixante-dix mille hommes et il se tenait prêt à détruire Jérusalem, lorsque, ému par le repentir de David, le Seigneur l'arrêta et lui ordonna de remettre son épée au fourreau
Synaxe des Archistratèges de la Milice Céleste, Michel et Gabriel et des autres Puissances célestes et incorporelles

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Novembre 2019 à 10:05 | 1 commentaire | Permalien

L'exposition "Le monde des enfants de la famille de l'empereur Nicolas II" s'ouvre au musée "de Kolomna"
L'exposition "Le monde des enfants de la famille de l'empereur Nicolas II, Olga, Tatiana, Marie, Anastasie et Alexis” est un projet conjoint du musée de l'Ermitage, du musée-conservatoire "de Kolomna" à Moscou et des archives d'État de la Fédération de Russie.

Le thème principal de l'exposition est l'histoire de la vie quotidienne de la famille du dernier empereur de Russie Nicolas II. Tout d'abord, l'exposition est dédiée à ses enfants : les grandes duchesses Olga, Tatiana, Marie, Anastasie et leur frère, le tsarévitch Alexis. Le cadre chronologique englobe la période allant de leur naissance à l'adolescence. Une grande attention est accordée à leur éducation familiale et à leur instruction. Les derniers mois du séjour de la famille impériale à Ekaterinbourg et sa fin tragique ne sont pas évoqués.

L'exposition "Le monde des enfants de la famille de l'empereur Nicolas II" s'ouvre au musée "de Kolomna"
L'exposition présente exclusivement des objets commémoratifs ayant appartenu à des membres de la famille impériale et qui font maintenant partie des collections de l'Ermitage et des Archives d'État de la Fédération de Russie. L'espace d'exposition est composé de plusieurs sections. Dans la première, qui est thématique, on pourra voir des photos de famille des derniers Romanov. Nicolas II et sa famille s'intéressaient beaucoup à la photographie.

Grâce à cela, un grand nombre de photographies ont survécu jusqu'à ce jour, parmi lesquelles des images du jeune couple de Nicolas II et de l'impératrice Alexandra Feodorovna, de leurs parents, l'empereur Alexandre III et l'impératrice Marie Feodorovna, de Ludwig IV de Hesse et de la grande duchesse Alix de Hesse. Cette section présente également des objets relatant la naissance de leurs cinq enfants, complétées par des photographies de personnes et de paysages prises dans les résidences impériales

Le spectateur peut voir comment les enfants des derniers monarques russes ont grandi. C'est une image particulièrement touchante de l’enfance, depuis la toute première période (alors que les enfants étaient sous le contrôle de leur mère, de leurs nurses et de leurs éducateurs), jusqu’aux périodes plus tardives. L'exposition présente les robes d'enfants des princesses, les costumes du tsarévitch Alexis, les jouets de la collection du musée de l'Ermitage, des portraits, des photos de famille et de personnes venant des archives d'État de la Fédération de Russie

Les filles de Nicolas II et d'Alexandra Feodorovna étaient regroupées par paires : les «aînées», Olga et Tatiana, et les «plus jeunes», Marie et Anastasie. Chaque paire avait sa propre chambre, sa salle de classe et ses leçons communes. Les chambres des filles ont été reconstituées dans les salles du musée : des photos des princesses, prises de 1904 à 1914, y sont exposées, ainsi que des chapeaux, des objets personnels, des journaux intimes, des lettres, des cartes de vœux et des dessins.

Une attention particulière est accordée au tsarévitch Alexis. L'héritier du trône tant attendu était tendrement aimé de ses parents et de ses sœurs. Ceux-ci passaient beaucoup de temps à participer à des jeux et à des activités communes. Malgré une maladie grave, l'hémophilie, dans de rares moments de santé, le tsarévitch s'efforçait de mener la vie d'un garçon ordinaire, dans laquelle il y avait des leçons et les moments de loisir. L'exposition présente un uniforme militaire d'enfant, des jouets, des lettres, des dessins, des cahiers d'écolier et des emplois du temps d'étude.

La dernière section est consacrée à la terrible période de la vie des enfants du tsar, lorsqu'ils eurent à supporter le lourd fardeau de la Première Guerre mondiale, puis de l’arrestation des membres de la famille à Tsarskoïe Selo et de l’exil à Tobolsk.

Un catalogue scientifique illustré a été publié pour l'exposition.

Traduit du russe par Marie et André Donzeau

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Novembre 2019 à 20:57 | 0 commentaire | Permalien

VENDREDI 22 NOVEMBRE À 17H: SOLENNELLE À L’OCCASION DE LA COMMÉMORATION DU TRANSFERT DES RELIQUES DE SAINTE HÉLÈNE À PARIS


EGLISE ST LEU ST GILLES. 92, RUE ST DENIS. 75001 PARIS MÉTRO ETIENNE MARCEL

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Novembre 2019 à 15:23 | 0 commentaire | Permalien

Conférence débat le 22 novembre 2019 à 19h à St.Serge
Annonce

Une conférence intitulée : « L’avenir de l’Archevêché et de ses paroisses » aura lieu dans les locaux de St.Serge au 93, rue de Crimée, Paris 19ème à 19h00 le vendredi 22 novembre 2019.

Les intervenants seront la métropolite Jean de Doubna, Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale ; p.Nicolas Cernokrak, doyen de l’ITO-Saint-Serge de Paris ; p.Jivko Panev, maître de conférence de droit canon à l’ITO-Saint-Serge de Paris ; Daniel Struve, rédacteur en chef de la maison d’édition YMCA-Press et membre du comité de rédaction des revues « Messager de l’ACER » et « Le Messager Orthodoxe ».

L’entrée est libre et la conférence sera suivie d’un buffet.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Novembre 2019 à 21:22 | 1 commentaire | Permalien

Le 25 mai 2016, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille a envoyé un ecclésiastique de l'Eglise métropolitaine de Belgorod, le prêtre George Ivanchoglo, en République de Turquie pour les besoins spirituels des fidèles orthodoxes vivant dans la province turque d'Antalya.

Auparavant, un groupe de citoyens orthodoxes de la République de Turquie dirigé par Oksana Vladimirovna Alykan a commencé à recueillir des documents pour l'enregistrement officiel de la première Société des croyants orthodoxes russes dans la province d'Antalya dans l'histoire du pays (Antalyadaki Rusça Konuşan OrtodoksİnançlılılarDerneği) à Antalya.

L'Eglise russe a envoyé en Turquie, un prêtre qui sert une Liturgie sans la permission du patriarche "œcuménique" Bartholomée, et les laïcs russes ont organisé leur société de croyants orthodoxes, également sans l'autorisation d'un patriarche ethniquement grec de nationalité turque. Toutes deux sont maintenant officiellement autorisées par l'Etat turc. Ceci est mentionné sur un site du Patriarcat de Moscou.

C'est une nouvelle très importante pour l'Orthodoxie mondiale. Le fait n'est pas seulement la rupture unilatérale des relations entre la Russie et la Grèce en Turquie, le Patriarche [de Moscou] à Istanbul peut enfin rendre la rupture bilatérale.

Et pas seulement dans le fait que le Patriarche de Moscou a fait un pas pour agir en Turquie selon la logique, par laquelle le patriarche d'Istanbul est entré en Ukraine - pour créer son propre diocèse dans un autre territoire canonique, y étendant ainsi son pouvoir.

Et le fait est que cette étape s'inscrit dans la logique de la création d'une église à l'échelle nationale. Ce sera une église pour les Russes de Turquie. Et puis il sera possible de créer une église pour les Turcs en Turquie (il y a une telle église depuis cent ans, elle a 600 paroissiens, mais il est naturel que les Grecs ne la reconnaissent pas, et les Turcs n'iront pas naturellement à l'église, où l'évêque sera Grec).

Après la création du Patriarcat bulgare, les Grecs ont rassemblé un concile dans lequel ils ont appelé ce principe ecclésial "hérésie de l'ethnophylétisme". Cependant, s'il s'agit vraiment d'hérésie, il faut aujourd'hui abolir l'église bulgare et subordonner les Bulgares aux Grecs (comme le rêve le Phanar bien sûr). Mais le principe ethnique de structuration de l'Église universelle est aussi juste que le principe territorial. Ceci montre un exemple de l'histoire des églises orthodoxes en Europe et en Amérique.

La même logique s'appliquera en Afrique, où l'Église russe peut aider chaque nation à se doter de sa propre Église orthodoxe, et le patriarche alexandrin est passé du "Pape de toute l'Afrique" à l'évêque des Grecs en Égypte, qu'il est maintenant.

***

Grâce à de longs entretiens avec le Ministère de la Justice et le Ministère de la Culture de Turquie, les documents constitutifs de l'entreprise ont été établis le 8 août dernier. Elle [cette société russe] réunit les croyants orthodoxes russophones de la province d'Antalya, qui comprend les villes de Demre, Kemer, Antalya, Belek, Side, Manavgat, Avsallar, Alanya et Mahmutlar. O.V. Alykan est devenu présidente de la Société.

La nouvelle société est subordonnée au Département du Patriarcat de Moscou pour les institutions étrangères. SUITE Orthodoxologie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Novembre 2019 à 20:03 | 3 commentaires | Permalien

Nikita Krivochéine a été décoré de l'ordre du Saint Prince Daniel de Moscou IIe grade
Le 17 novembre 2019 Monseigneur Antoine, métropolite de Chersonèse et d'Europe occidentale, a célébré la Divine liturgie à la cathédrale des Trois Saints Docteurs.

Lui concélébraient: l'archiprêtre Nicolas Rehbinder, recteur de la cathédrale, le père Maxime Politov, secrétaire de l’administration diocésaine, le père Georges Egorov ainsi que l'archidiacre Nicolas Rehbinder et le diacre Marc Andronikof.

A l'initiative de Monseigneur Antoine, métropolite de Chersonèse et d'Europe occidentale, Sa Sainteté Cyrille a décerné à Nikita Krivochéine, paroissien de la cathédrale des Trois Saints Docteurs à Paris, connu pour ses activité au sein de l'émigration russe, l'ordre du saint Prince Daniel de Moscou, II-e grade.

L'office a été chanté par la chorale de la cathédrale dirigée par le lecteur Alexandre Rehbinder et la chorale d'homme dirigée par l'hypodiacre Alexis Tchertkoff.

Nikita Krivochéine a été décoré de l'ordre du Saint Prince Daniel de Moscou IIe grade

A la fin de l'office l'exarque a prononcé une homélie. Avec la bénédiction du patriarche Cyrille il a remis à Nikita Krivochéine, paroissien de la cathédrale, connu pour son activité en Eglise et dans les médias, l'ordre du Saint Prince Daniel de Moscou, II-e grade.

Un repas fraternel a ensuite été offert
Suite + PHOTOS
Nikita Krivochéine a été décoré de l'ordre du Saint Prince Daniel de Moscou IIe grade

17 ноября, митрополит Корсунский и Западноевропейский Антоний посетил с архипастырским визитом Трехсвятительский кафедральный храм в Париже.

В этот день Высокопреосвященнейший владыка совершил первую в этом храме Божественную литургию в качестве правящего архиерея. По окончании Божественной литургии Патриарший Экзарх обратился к клиру, прихожанам и гостям храма со словом назидания, в котором поздравил собравшихся с воскресным днем, а также, по благословению Святейшего Патриарха Московского и всея Руси Кирилла, вручил прихожанину храма, известному общественному и церковному деятелю Н. И. Кривошеину орден благоверного князя Даниила II степени
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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Novembre 2019 à 13:22 | Permalien

Le 3 novembre 2019 les paroissiens de l’église de Chatenay-Malabry ont décidé de rester dans la juridiction de Constantinople
Nous reprenons ce commentaire de Maxime, l’un de nos correspondants. Ce texte est « bilingue » prière de nous en excuser.

Paroisse des Saints Pierre et Paul Fondée en 1984 par l'Archiprêtre Michel Evdokimov et Pierre Semenoff
Père Michel Evdokimov, recteur de la paroisse orthodoxe de Châtenay-Malabry (Patriarcat de Constantinople), a été secrétaire de la commission de dialogue catholique/orthodoxe française depuis sa création en 1972, jusqu’en 2000.

Le Père Michel Evdokimov qui s'est tellement dévoué à ses paroissiens et à l'orthodoxie de langue française est malade et qu'il est resté ainsi que son épouse fidèle à Mgr Jean et qu'il est très affecté de cette décision (16 pro Moscou, 26 pro Constantinople). Le même jour une autre paroisse de la région parisienne celle de Saint Prix a voté pour suivre Mgr Jean Lire ICI Toutes ces divisions sont d'une infinie tristesse et il n'y a pas lieu de se réjouir d'un côté comme de l'autre!

3 ноября 2019 приход в Châtenay-Malabry проголосовал за то, чтобы остаться в юрисдикции Фанара.

Возможно само по себе это решение прихожан особых вопросов не вызывает, т.к. многие из них очевидно чувствуют свою привязанность к Константинопольской Церкви. Именно об этом говорил о. Алексей Струве, указывая на то, что его отец был священником именно этой юрисдикции, и что он сам был крещён в Константинопольском Патриархате, но вызывает удивление то, что прихожане указанной общины избрали своим старостой Marguillier ярого поклонника украинских униатов директора Института экуменических исследований Украинского католического университета Antoine Arjakovsky. Il est étonnant que les paroissiens aient élu marguiller Antoine Arjakovsky admirateur des uniates, directeur de l’Institut des recherches œcuméniques de l’université catholique d’Ukraine.

Le Père Michel Evdokimov qui s'est tellement dévoué à ses paroissiens et à l'orthodoxie de langue française est malade et qu'il est resté ainsi que son épouse fidèle à Mgr Jean et qu'il est très affecté de cette décision (16 pro Moscou, 26 pro Constantinople). Le même jour une autre paroisse de la région parisienne celle de Saint Prix a voté pour suivre Mgr Jean. Toutes ces divisions sont d'une infinie tristesse et il n'y a pas lieu de se réjouir d'un côté comme de l'autre!

Père Michel et sa femme, tous les deux très âgés et malades, avaient décidé de suivre notre Métropolite Jean (Renneteau) afin de pouvoir préserver l'Archevêché mais les paroissiens n'ont rien voulu savoir et Antoine Arjakovsky et ses partisans ont fait un réel travail de sape et de désinformation depuis des mois dans cette paroisse.

Lors du vote, dimanche dernier, on avait l'impression que tout était bien verrouillé pour faire gagner le Phanar (ex-paroissiens qui votaient par procuration alors qu'ils n'étaient plus membres depuis longtemps, par exemple...). Le Diacre, le Staroste et Vice-Président, le Trésorier ont eu beau tenter depuis des mois d'expliquer que seule la réunion à Moscou était la solution la plus aboutie et sérieuse, rien n'y a fait.

A présent, ces personnes qui ont opté pour Moscou, et d'autres paroissiens, ont quitté la communauté. Ce sont parfois des personnes âgées qui étaient là depuis la fondation en 1984. Certaines ne savent pas où aller à présent... Et pour couronner ce glorieux vote constantinopolitain à Châtenay, l'iconostase historique (Stelletsky, campagne 14-18 en Champagne, Corps Expéditionnaire Impérial) a été retiré lundi matin par son propriétaire qui la leur prêtait car il ne voulait que celle-ci tombe dans la bourse d'Emmanuel et il s'était quasiment fait insulter car étant proche de Mgr Jean! Mais après tout, c'est mieux qu'ils aient gagné car sinon, ils nous auraient fait vivre un enfer. Inutile de vous dire que j'ai quitté depuis dimanche....

Может быть этому избранию в старосты прихода послужило его родственное отношение к прославленному в лике святых священнику Димитрию Клепенину. Также, в связи с изложенным выше, удивительно то, что прихожанином Châtenay-Malabry является один из членов Совета Архиепископии, который в общем-то всегда поддерживал все последние решения архиепископа Иоанна, а прежний староста прихода Châtenay-Malabry подписал петицию в поддержку Архиепископа Иоанна. Очевидно, что Фанар на приходах Архиепископии ведёт свою подрывную деятельность и, вероятно, полностью нельзя исключать, что то же самое, что и в Châtenay-Malabry, он попытается провернуть на ключевых приходах Архиепископии, которые сейчас как бы признали над собой юрисдикцию архиепископа Иоанна.

Из приведённого сообщения Armelle Le Goff следует, что во-первых, протоиерей Михаил Евдокимов сохранил верность Mgr Jean, а во-вторых, был весьма огорчён результатами голосования. Таким образом, получается, что прихожане указанного прихода (из числа сторонников Фанара) практически наплевали на мнение своего пастыря и кстати сказать основателя этого самого прихода, так много сделавшего для распространения православия среди французов. Поэтому у меня все-таки напрашивается один однозначный вывод, что те, кто голосовал за подчинение Эммануилу руководствовались, очевидно, политическими мотивами, а не какими иными.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Novembre 2019 à 11:34 | 9 commentaires | Permalien

Le son de la renaissance
Les cloches russes sont plus lourdes que les cloches d’Europe. Pour les faire sonner, on utilise surtout la langue de la cloche car à trop solliciter un tel géant de bronze on prend le risque de démolir la chapelle ! Plus la cloche est imposante, plus le son est bas, et plus il porte au loin.

Aujourd’hui, malheureusement, aussi lourdes qu’elles puissent être, le son des mégalopoles, envahies par les bruits de voitures et de chantiers, couvre de plus en plus celui des cloches.


Grigori Koubatiane

Les cloches d'églises ont toujours eues une valeur singulière en Russie. C’est ainsi que les gens apprenaient tous les événements importants, de la fête à l’incendie. Après 1917, les bolchéviques ont commencé à détruire les cloches. C'était non seulement un acte de vandalisme mais un geste remplit d’un sombre sens mystique qui, pendant longtemps, a privé le pays de son ouïe et de sa voix.

Entre les renaissances et les chutes de l'URSS, les cloches russes se taisaient : brisées, emportées à l'étranger, oubliées dans les locaux annexes des églises. Avant la révolution d'octobre 1917, les volumes du moulage annuel de cloches en Russie atteignaient 2 mille tonnes. Et la plus grande cloche du monde est la Cloche-Roi de Moscou qui pèse plus de 200 tonnes. Si la Russie prérévolutionnaire avait uniquement de tels géants, il en serait sorti pas moins de 10 pièces chaque année !


Aujourd'hui, la production de cloches renaît en Russie. La ville de Voronej est devenue l’un des centres de renaissance de cet art oublié. En 1989, l'entrepreneur de Voronej, Valery Anisimov, a ouvert à la périphérie de la ville une production de fonte privée et a eu le temps de couler plus de 20 000 cloches.

Valery a un peu plus de 55 ans. Il a appelé sa société « Véra », en l'honneur de sa femme, mais aussi en référence à la vertu chrétienne (la croyance). Il fait un signe de croix devant chaque église et il y en a beaucoup à Voronej. Il parle calmement mais avec une certaine insistance, difficile à interrompre. Ses propos scintillent par les mots issus de l’ancienne langue slave et par les expressions religieuses. La vocation se fait sentir : le principal client de l'usine, c’est l'Eglise orthodoxe russe.

Nous allons à Chilovo, un village situé en banlieue de la ville de Voronej, où Anisimov a monté son entreprise. On y trouve ici des ateliers, des locaux techniques, des fours à fondre, des pièces métalliques, une grue à chenilles et une autre grue immense peinte à la rouille « comme autrefois », qui se déplace sur les rails avec des craquements et des gémissements dignes d’un thriller hollywoodien...... Suite La Russie d'Aujourd'hui

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 15 Novembre 2019 à 10:22 | 0 commentaire | Permalien

Xenia Krivochéine   "Des bulbes d’or dans le ciel de Paris"
Ce livre de Xenia Krivochéine peut être acheté à la librairie de la сathédrale

Traduction Gilles-Marc Fougeron, mise en page et couverture Daria Alexandrovskaya

" Editions Sainte-Geneviève", 2019. Nombreuses photos historiques

Prix 13 €.

La majorité des Russes et des Français ne connaît pas l’histoire de l’érection de la cathédrale russe du diocèse de Chersonèse de l’Église orthodoxe russe en plein centre de Paris.

La consécration de la cathédrale de la Sainte-Trinité par le patriarche Cyrille fin 2016 a été l’accord final d’un long chemin semé d’embûches pour l’Église russe. Ses bulbes d’or embellissent la merveilleuse ville de Paris.

La cathédrale, telle l’invisible cité de Kitège , s’est comme par miracle dressée au bord de la Seine et, malgré les difficultés, les relations historiques, culturelles et religieuses entre nos deux pays, loin de se rompre, se sont renforcées.

Xenia Krivochéine   "Des bulbes d’or dans le ciel de Paris"
Les bateaux mouches, pleins à craquer de touristes, sillonnent la Seine en toutes saisons. La voix du guide annonce dans toutes les langues : « J’attire votre attention sur les bulbes de la cathédrale russe qui se dresse près du pont Alexandre III… » Tout chauffeur de taxi qui passe quai de Branly estime devoir dire à ses clients : « Voyez quelle cathédrale russe il y a maintenant à Paris ! Elle est belle ! »

Sur la rive opposée, quand vous sortez de la station de métro « Alma–Marceau » vous découvrez ce merveilleux paysage : la cathédrale de la Sainte-Trinité sur fond de Tour Eiffel. Les touristes ne sont pas seuls, les Parisiens aussi découvrent le monde orthodoxe : une cathédrale ample et lumineuse, des sonneries de cloches inhabituelles, un ensemble architectural mêlant tradition et modernité qui englobe des salles d’exposition, un auditorium, des salles de cours pour enfants… et bien d’autres locaux dont il sera question plus loin.


В церковной лавке Троицкого кафедрального собора в Париже можно приобрести эту книгу и на русском: Ксения Кривошеина «Золотые купола над Парижем», издетельство ЭКСМО, Москва
Монография, посвященная православному собору, сооруженному в 2016 году на берегу Сены, представляет собой скорее поступательное и неспешное изложение истории возникновения и становления Православия в Европе, нежели сжатый и лаконичный справочник, повествующий исключительно о новом парижском храме.
Prix 10 €.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Novembre 2019 à 09:20 | 7 commentaires | Permalien

Saint Cosme et Saint Damien procédant à une guérison miraculeuse par la transplantation d'une jambe
Notre lectrice Nina nous a envoyé un document et un commentaire très intéressants :

«Une vie peut dépendre de la décision que vous prendrez », est-il dit dans la Déclaration conjointe des services des relations avec la société, de la bienfaisance et du service social du Saint Synode. L’Eglise encourage les personnes qui décident de donner une partie de leur corps afin de sauver la vie du prochain

NINA : « Oui, la greffe sauve beaucoup de vies, aide et participe aussi à l'évolution positive de la médecine et des soins ; mais ne faut il pas tenir compte malgré tout des effets indésirables apportées par les médicaments antirejet et qui ne sont pas anodins?

De plus, que sait on réellement de la "perception" du corps pendant cette phase située juste après la mort ? On ne connaît pas vraiment ce que l'on peut ressentir, vivre après le décès ? N'y aurait il pas "souffrance" ? Qu'en est il du relèvement des corps d'Ezechiel ? »

* * *

Saint Côme et saint Damien sont des martyrs du début de la Chrétienté qui, selon la légende, pratiquaient gratuitement la médecine.

Leur représentation pour le public a donc été celle d'un idéal en matière médicale. Sur ce retable espagnol, les deux saints, vêtus de la parure complète des médecins universitaires, sont représentés dans une vision miraculeuse où ils procèdent à la transplantation d'une jambe. Cette vision est décrite dans un livre écrit en 1275 par Jacques de Voragine. Legenda aurea (La légende dorée). Cette vision a été reçue dans l'église de Côme et Damien, à Rome, par un bedeau atteint d'une maladie qui rongeait la chair de sa jambe.

Une nuit, il rêva que les deux saints venaient couper sa jambe malade et qu'à sa place, ils transplantaient celle d'un Africain mort qui venait d'être enterré dans un cimetière voisin. Lorsqu'il s'éveilla, le bedeau s'aperçut qu'il avait une jambe noire et saine, et l'on découvrit qu'il manquait un membre au corps de l'Africain. Le récit se conclut ainsi : "Laissez-nous désormais prier ces saints martyrs afin qu'ils nous secourent et nous aident pour tous nos maux, blessures et plaies et que par leurs mérites, nous puissions, après cette vie, goûter dans les cieux à la félicité éternelle. Amen." La peinture fut probablement, à l'origine, dans l'église des Saints Côme et Damien de Burgos, au Nord de l'Espagne. Le peintre est appelé le Maître de Los Balbases, d'après une ville voisine où se trouve un retable peint par ses soins dans l'église Saint-Étienne. Huile attribuée au Maître de Los Balbases, vers 1495.

Un beau texte avec fresques de la première greffe attribuée à St Côme et St Damien, saints guérisseurs et médecins. La transplantation de la jambe noire par les saints Côme et Damien

CONGRÈS INTERNATIONAL D'HISTOIRE DE LA PHARMACIE
Patrizia CATELLANI - Modène, ITALIE

Dans le couvent de Saint-Paul-le- Vieux à Ferrare, ville italienne d'origine médiévale située à proximité du delta du Pô et devenue célèbre comme « première ville moderne d'Europe » en raison des critères architecturaux selon lesquels elle fut conçue, ont été découverts en 1991 des cycles de fresques d'auteurs inconnus d'une qualité artistique extraordinaire, dont certains, qui peuvent être datés avec certitude de 1476, représentent les saints Côme et Damien, patrons des chirurgiens, des médecins et des pharmaciens.

La découverte a été faite à l'occasion de travaux de restauration du couvent. Par suite de l'élimination totale des enduits qui recouvraient le mur mitoyen d'un cloître (bâti avant 1330) et de l'église voisine de Saint- Paul-le-Vieux (édifiée au Xe siècle ), des brèches se sont ouvertes, découvrant des espaces vides dont on ignorait l'existence.

C'est en pénétrant par ces brèches que l'on a pu découvrir, sur la surface interne du mur, de nombreux cycles de fresques parfaitement conservés.

Les fresques consacrées aux saints Côme et Damien se trouvaient à la hauteur d'une arcade qui correspondait probablement à une porte.

La certitude attachée à leur datation, due à l'existence d'un document indiquant que Baldinus, maître-verrier, fit construire et peindre en 1476 une chapelle dédiée aux saints dans l'église de Saint-Paul, est la preuve que le mur en question ne s'écroula pas lors du tremblement de terre de 1570, et que ce mur peint à fresque constitue le seul reste original connu à ce jour de la première église de Saint-Paul construite en l'an 900.

Quand, au siècle suivant, l'église fut reconstruite et son orientation inversée, on adossa au vieux mur à fresques, les absides des chapelles latérales et les interstices, probablement conservés pour servir de sépulture, furent oubliés.

C'est ce que j'ai pu voir à la lumière d'une lampe après avoir pénétré presque en rampant à travers une étroite ouverture dans l'interstice qui a caché et protégé pendant plus de cinq siècles les précieuses peintures.

La partie centrale de celles-ci représente le miracle de la jambe noire que les saints thaumaturges greffèrent à un sacristain dont la jambe était atteinte de gangrène, après l'avoir prélevée sur un Maure qui venait de mourir.

Voilà en effet ce que nous dit la légende inscrite au pied du lit : « Côme a enlevé la jambe pourrie et Ta remplacée par celle d'un Ethiopien mort de froid ». Lien


Saint Cosme et Saint Damien procédant à une guérison miraculeuse par la transplantation d'une jambe

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Novembre 2019 à 11:30 | 30 commentaires | Permalien

Des paroisses d’Europe sont de retour dans l’Église russe : comment et pourquoi est-ce arrivé ?
Mi-septembre certains paroissiens ont pleuré de joie pendant les offices. Quelle blessure sur le corps de l’Église russe a-t-elle enfin commencé à cicatriser ces derniers temps ? Pourquoi cette souffrance a-t-elle mis tant de temps à être surmontée ? La revue « Foma » s’entretient de l’événement historique dont nous avons été témoins récemment, avec l’évêque de Zelenograd Savva /Toutounov/ , vice-chancelier du Patriarcat de Moscou.

Mgr Savva vit aujourd’hui en Russie et célèbre dans l’Église orthodoxe russe. Mais quand il était enfant, lui et sa famille fréquentaient l’une des églises de l’Archevêché en France. Il a été témoin de la vie des paroisses russes en Europe alors qu’elles étaient séparées de l’Église russe, et il comprend bien les raisons pour lesquelles leur retour à la maison a suscité une telle émotion chez le clergé et les fidèles.

Le 4 septembre 2019, une nouvelle page de l’histoire de la Guerre civile a été tournée : le Saint Synode a accueilli au sein de l’Église orthodoxe russe le chef de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale, l’archevêque Jean (Renneteau), ainsi que toutes les paroisses et leur clergé qui le souhaitaient. Deux semaines plus tard, lors de la réunion pastorale de l’Archevêché, une majorité absolue des membres du clergé de celui-ci a décidé de rejoindre le Patriarcat de Moscou ; le 7 octobre le Saint Synode a statué de recevoir l’Archevêché dans les rangs de l’Église orthodoxe russe.

Le dimanche 3 novembre, au cours de la liturgie célébrée en l’église du Christ Sauveur à Moscou, sa Sainteté le Patriarche Cyrille a remis à l’archevêque Jean de Doubna la gramata synodale du rattachement de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale à l’Église orthodoxe russe. L’office solennel célébré en l’église du Christ Sauveur dans le cadre des festivités organisées du 2 au 4 novembre, fut ainsi le point d’orgue de la réunion de l’archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale à l’Église orthodoxe russe.


L’Archevêché est l’héritier de l’un des fragments, résultats des événements du début du 20e siècle, et de la cassure de l’Église orthodoxe russe qui s’en est ensuivie. Ce fragment s’est construit avec les paroisses fondées par les russes ayant fui en Europe après la révolution de 1917. Au début celles-ci dépendaient de l’Église russe, mais en 1931, à la suite d’une série d’événements tragiques qui ont provoqué une scission, les paroisses dirigées par le métropolite Euloge (Gueorguievski) ont rejoint le Patriarcat de Constantinople. Si l’Archevêché revient aujourd’hui au sein du Patriarcat de Moscou, c’est que Constantinople lui-même l’a provoqué, en abrogeant l’année dernière le « statut particulier » garantissant à l’Archevêché de conserver ses particularités liturgiques et administratives.

***

Monseigneur, sur les réseaux sociaux on a écrit que certains paroissiens qui ont rejoint le Patriarcat de Moscou, avaient les larmes aux yeux en entendant le diacre proclamer le nom du Patriarche Cyrille. Qu’est-ce qui les a ainsi touchés ?

Mgr Savva: Bien sûr, les gens étaient très heureux. Mais à mon avis les raisons en étaient diverses.

Certains paroissiens ont toujours ressenti de façon très forte leur lien avec l’ancienne Russie, et se souviennent qu’ils sont les descendants d’émigrés russes. Bien sûr, essentiellement ils appartiennent aux générations les plus âgées.

Une autre partie des paroissiens, pour qui cet événement a une grande importance, sont ceux qui ont émigré ces dernières années. Il se sont toujours considérés comme membres de l’Église russe et ne comprenaient pas vraiment les raisons de la rupture.

Enfin la troisième partie comprend ceux qui ont pris à cœur le passage de Monseigneur Jean dans le Patriarcat de Moscou. Ce sont en grande partie des descendants des émigrés russes, la plupart du temps complètement assimilés à leur environnement occidental et ayant même pratiquement oublié la langue russe, mais aussi des personnes originaires des pays d’Europe occidentale, membres de paroisses de tradition russe. Pour eux, rejoindre l’Église russe permet de conserver toutes les spécificités de leur vie paroissiale telles qu’elles se sont développés au sein de l’Archevêché. L’Église russe a protégé leur Archevêché de la débâcle suscitée par Constantinople.

À la suite des récents événements, un prêtre d’Europe, jusque-là critique du Patriarcat de Moscou, a écrit à un de mes amis, que, bien sûr, il fallait suivre Monseigneur Jean au sein du Patriarcat de Moscou, parce que l’Église orthodoxe russe – « a été la seule à faire preuve de miséricorde envers nous ». Comme elle l’avait annoncé, l’Église orthodoxe russe, durant sa réunion synodale du 7 octobre, a statué de maintenir l’Archevêché ainsi que les traditions dans lesquelles elle vit – administratives, liturgiques…

Il y a vraiment dans les paroisses d’Europe occidentale beaucoup de belges, de français, d’autres européens de souche ?

Mgr Savva: Oui, c’est l’un des fruits de l’activité pastorale des prêtres et des théologiens de l’émigration russe. On peut évoquer des noms comme celui de Vladimir Lossky ou de son fils Nicolas, devenu plus tard prêtre… Une grande partie des paroissiens des paroisses d’Europe occidentale sont originaires de ces pays. Ce sont des gens actifs, beaucoup d’entre eux s’engagent dans le patriarcat de Moscou pour suivre Monseigneur Jean – qui d’ailleurs est lui-même un français de souche.

Vous avez étudié en détail l’histoire de la création de l’Archevêché. Quelles étaient vraiment les raisons profondes de la division de l’Église russe à l’époque ?

Mgr Savva: Elles prennent leur racine dans le régime politique de l’Union Soviétique. Dans les années 1930 les relations des paroisses à l’étranger avec le synode de Moscou étaient devenues difficiles du fait du contexte politique. En conséquence l’Église russe hors-frontières a choisi la voie de l’autonomie totale, quant au métropolite Euloge (Gueorguievski), qui se trouvait à la tête des paroisses russes en Europe occidentale, a décidé de rejoindre temporairement le Patriarcat de Constantinople. Tout cela a eu lieu dans le contexte de l’absence de liberté en U.R.S.S.

Certaines paroisses sont cependant restées au sein du Patriarcat de Moscou, plus tard leur nombre a grandi. Que serait-il arrivé, si tout le monde était resté ? Il est difficile d’en parler en mode subjonctif. Mais je pense que c’est justement parce que peu de paroisses à l’étranger étaient rattachées au Patriarcat de Moscou, qu’elles ont pu continuer à vivre plus ou moins tranquillement.
Je suis justement en train de lire des extraits du journal de Pierre Evgrafovitch Kovalevsky : il était le premier sous-diacre du métropolite Euloge jusqu’à la mort de celui-ci. Pierre Kovalevsky a vécu jusqu’en 1978, il a laissé un journal d’un grand intérêt. Il y raconte, par exemple, qu’en 1945 la représentation permanente de l’Union Soviétique à Paris a déclaré que tous les émigrés de Russie qui en feraient la demande pourraient obtenir la citoyenneté soviétique. Après la victoire contre l’Allemagne nazie il régnait en Europe une grande exaltation, et certaines personnes brûlaient du désir de rentrer en Russie soviétique.

Mais très vite il devint clair, que le pouvoir soviétique n’envisageait pas pour toutes ces personnes qu’elles rentrent en Union Soviétique ; l’idée était que, devenues soviétiques, elles resteraient en France et dans les autres pays où elles vivaient. Kovalevsky estimait que le pouvoir soviétique voulait faire de ces gens des agents répandant son influence en Occident.

Je n’exclus pas, que les représentants des juridictions à l’étranger de l’Église russe ne craignaient quelque chose de ce genre. D’où leur répugnance à être ensemble. La situation politique était tout de même assez complexe. Cependant, je tiens à le souligner, le métropolite Euloge a toujours insisté sur le fait que le passage des paroisses d’Europe occidentale dans la juridiction de Constantinople était temporaire ! Le métropolite Euloge lui-même a rejoint en août 1945 le Patriarcat de Moscou, mais il est mort peu de temps après, et les paroisses qu’il dirigeait revinrent à Constantinople. Mais, je le répète, cette séparation a toujours été considérée comme temporaire – jusqu’à ce que les conditions de vie de l’Église ne se normalisent, jusqu’à ce que les échanges avec le trône patriarcal de Moscou ne rencontrent plus d’obstacle.
Des paroisses d’Europe sont de retour dans l’Église russe : comment et pourquoi est-ce arrivé ?

Quels étaient les obstacles à ces échanges ?

Mgr Savva: Je pense qu’en Europe occidentale l’on craignait – avec raison ou non, je n’en jugerai pas – que les décisions prises à Moscou concernant les paroisses à l’étranger, ne seraient pas entièrement exemptes de politique. Que Moscou ne tiendrait pas compte de la spécificité des paroisses agissant dans des pays qui à cette époque se trouvaient en opposition à l’U.R.S.S.

On dit que Constantinople a joué un rôle non négligeable dans cette séparation ?

Mgr Savva: En 1931, lorsque le Patriarche Photius de Constantinople a accueilli Monseigneur Euloge et les paroisses qu’il dirigeait et qui cherchaient un asile, le tomos du rattachement soulignait que ces paroisses restaient russes et qu’elles devraient un jour revenir dans l’Église russe. Mais en 1945, après le bref retour des paroisses d’Europe occidentale au sein du patriarcat de Moscou, le patriarche de Constantinople faisait déjà valoir ses droits exclusifs à diriger toutes les paroisses situées hors des territoires des Églises autocéphales. Dont les paroisses de tradition russe en Europe occidentale. Dès après la guerre et durant toutes les années qui on suivi, Constantinople a insisté de plus sur l’exclusivité de ses soi-disant droits. Bien sûr, cela a gravement influé sur les relations ultérieures entre l’Archevêché et le Patriarcat de Moscou.

Les paroissiens des églises russes souffraient-ils vraiment de leur séparation de l’Eglise russe ? La vivaient-ils comme une tragédie ?

Mgr Savva: Personnellement je n’ai pas eu ce sentiment d’une rupture tragique. J’étais tout de même un émigré de seconde génération et je me rendais très souvent en Russie – au moins une fois par an. Je communiais et je me confessais sans problème dans les églises russes. Et de façon générale, j’ai grandi dans l’attente constante de voir un jour le pouvoir soviétique disparaître et de pouvoir rentrer en Russie.

Cependant, le clergé du Patriarcat de Moscou, celui de l’Église russe hors-frontières et de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale ne célébraient pas ensemble. Il y avait des exceptions : bien sûr, pas au niveau des évêques, mais parmi les prêtres : par exemple, lors des offices célébrés dans les camps d’enfants, qui rassemblaient en été des enfants des trois juridictions. En France il y en avait deux : le camp de l’ACER, et celui de l’organisation des « Vitiaz ». Les enfants qui y allaient, venaient de paroisses diverses, et les prêtres leur donnaient la communion sans se demander d’où ils venaient.

En ce qui concerne les laïcs, bien sûr chacun avait son église où il allait, mais il n’était guère exceptionnel de voir les paroissiens d’une juridiction se rendre dans l’église d’une autre juridiction et y communier. Je ne l’ai jamais fait, parce que dès mon plus jeune âge j’ai servi dans une seule et même église, mais je pense que cela arrivait.

En d’autres termes, la séparation n’était que nominative ?

Mgr Savva: Non, on ne peut non plus dire cela. Il pouvait y avoir des difficultés, par exemple pour des funérailles, si le défunt fréquentait une église d’une autre juridiction. Ou bien lors d’un mariage – si les fiancés venaient de lieux différents. J’ai entendu dire qu’il y avait eu des refus, mais personnellement je n’en ai jamais connu. On ressentait bien sûr, à quelle point cette situation était douloureuse. Le fait même pour le clergé de ne pouvoir célébrer ensemble, était significatif. Malgré tout, il arrivait à certains membres du clergé de célébrer ensemble, par exemple lors de mariages ou de funérailles : l’émigration est un cercle restreint, tout le monde ou presque se connaît ou est apparenté, quelle que soit la juridiction. Pierre Kovalevsky en donne des exemples.

Les prêtres de l’Église russe hors-frontières étaient particulièrement isolés. Le clergé du patriarcat de Constantinople occupait quant à lui une position intermédiaire.

Si la séparation était due principalement à l’existence de l’État soviétique, pourquoi alors le Patriarcat de Moscou et l’Archevêché ne se sont-ils pas rejoints en 1991 ?

Mgr Savva: Je pense que les paroisses d’Europe occidentale ont eu besoin de temps pour se convaincre que la Russie était vraiment libérée, que le pouvoir soviétique ne reviendrait pas dans un an ou deux. Puis, la dernière tentative de réunion en 1945 avait eu presque 50 ans auparavant – c’est long. Les gens ont pris des voies différentes ; et il y avait la position particulière du Patriarcat de Constantinople, dont j’ai déjà parlé.

C’est l’archevêque Serge /Konovalov/ élu à la tête des paroisses de tradition russe d’Europe occidentale en 1993, qui a initié le rapprochement avec l’Église russe. Il lui a suffi de deux ans pour obtenir que la communion eucharistique soit rétablie au niveau épiscopal. En 1995, il célébrait déjà avec sa Sainteté le Patriarche Alexis II. Je m’en souviens, c’était le dimanche des Femmes Myrrhophores, peu de temps après le Jour de la Victoire. Puis Mgr Serge a commencé d’œuvrer pour la réunion canonique – tâche beaucoup plus complexe. Il fallait surmonter la résistance de certains clercs et laïcs, qui estimaient que l’Église russe ne s’était pas libérée des conséquences de sa vie en U.R.S.S., qu’elle était toujours « soviétique ». Jusqu’à septembre dernier ce problème n’avait pas été résolu.
Des paroisses d’Europe sont de retour dans l’Église russe : comment et pourquoi est-ce arrivé ?

Qu’est-ce qui a réellement changé pour les paroissiens des églises d’Europe occidentale qui ont suivi l’archevêque Jean ?

Mgr Savva: Avant tout, la communion eucharistique est restaurée, après avoir été rompue il y a un an, puisque l’Archevêché se trouvait au sein du Patriarcat de Constantinople. Par ailleurs, on peut dire que le statut de l’Archevêché s’est même amélioré. Pendant des années, l’Archevêché a pensé que son existence, et la sauvegarde de ses traditions, était importante pour Constantinople, que celui-ci ne prendrait jamais de décision à son sujet sans consulter ses évêques. Mais il s’est avéré que pour Constantinople, l’Exarchat n’était pas même un diocèse, simplement un ensemble de paroisses dirigé par un « exarque », c’est-à-dire un fondé de pouvoirs du Patriarche. Aussi, la décision prise par Constantinople d’abolir l’Archevêché était parfaitement logique – de son point de vue, bien sûr. De son côté, l’Église orthodoxe russe, en accueillant l’Archevêché au sein du Patriarcat de Moscou, considère celle-ci comme un diocèse à part entière ayant son propre statut, et a bien l’intention d’en respecter les traditions. De cette façon, au sein de l’Église orthodoxe russe, l’Archevêché aura une position bien plus stable que dans le Patriarcat de Constantinople.

Vous avez dit que vous étiez né dans une famille d’émigrés ? Comment votre famille s’est-elle retrouvée en Europe ?

Mgr Savva: Ma mère descend d’émigrés blancs. Ses parents sont arrivés en France dans leur enfance. Elle-même est née à Paris, c’est là qu’elle a fait ses études. Son père, un ingénieur, a commencé à voyager en Union Soviétique – à l’époque des ingénieur français coopéraient à la mise en place de divers projets en U.R.S.S. Sa femme, ma grand’mère, étaient apparentée à mon autre grand’mère – la mère de mon père. Grâce à cela, mon grand-père a rencontré les parents de mon père, puis ce fut le tour de mes parents.

Ma mère était alors interprète, à la fin des années 70 elle est venue à Moscou sur l’hôtel « Cosmos » que construisaient des français. Mes parents se sont mariés ici, et m’y ont ramené juste après ma naissance. Nous sommes rentrés en France juste avant les Jeux Olympiques de 1980.

Après cela, nous avons vécu en France, mais chaque été je venais pour 2-3 mois chez mes grands-parents, les parents de mon père, qui avaient une datcha dans la région de Moscou. Mon père n’a pas bougé de France jusqu’à la fin des années 80 : nous craignions, s’il revenait à Moscou, qu’on ne le laisse plus repartir. Mais nous étions, ma mère et mes frères, de nationalité française, et nous venions en Russie assez librement. Dans tous les cas, on nous délivrait les visas nécessaires.

Votre famille allait à l’église ?

Mgr Savva: Qui dépendait du Patriarcat de Constantinople…
Oui. C’était l’église des Saints-Constantin-et-Hélène-égaux-aux-apôtres – pour autant que je sache la toute première église construite en France par la première vague de l’émigration russe. On avait construit des églises orthodoxes en France avant la révolution de 1917, comme la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris, la cathédrale Saint-Nicolas à Nice, et d’autres ; mais de celles qui furent construites après la révolution, notre église était la première. Elle se trouve à Clamart, dans la banlieue de Paris, et à l’époque elle faisait partie du Patriarcat de Constantinople.

Quels sont vos souvenirs de la vie de l’Église de cette époque ?

Mgr Savva: Sans doute que toutes les paroisses – dans tous les cas leur très grande majorité – était très petites. Tous les paroissiens se connaissaient, le prêtre connaissait le nom de chacun. Cela marquait de façon particulière les relations au sein des communautés, la vie des paroisses.
En fait, dans tout le « Paris russe » – une dizaine de paroisses – la plupart des membres des paroisses se connaissaient et tissaient des liens étroits, beaucoup étaient apparentés. Parfois les relations pouvaient ressembler à celles des logements communautaires, aussi bien dans le bon que dans le moins bon sens : commérages qui se répandent, querelles qui fusent, etc… Mais d’une façon ou d’une autre les relations étaient très personnelles, et c’était le point fort des paroisses russes de l’étranger.

Évidemment, ce n’étaient plus des émigrés, mais les descendants de ceux qui avaient quitté la Russie dans les années 20 ?

Mgr Savva: Bien sûr, dans ma jeunesse la majorité de ceux qui avaient quitté la Russie avec la première vague de l’émigration, n’étaient plus de ce monde. À quelques rares exceptions près, comme mon arrière-grand-mère – la grand’mère de ma mère. Mon grand-père a également vécu jusqu’au début des années 1990, mais lui avait émigré dans son enfance.

Mais il y avait encore un grand nombre de ceux qu’il est convenu d’appeler « les personnes déplacées » : pendant la Seconde guerre mondiale les allemands les avaient pris dans les territoires occupés en U.R.S.S., et emmenés dans des camps en Europe occidentale ; beaucoup y sont restés après la guerre. Mais si l’on parle des représentant du mouvement blanc – bien sûr je n’ai connu les représentants que des 2ème et 3ème générations.

Quelle était leur attitude vis-à-vis de l’Église orthodoxe russe ? Ne pensaient-ils pas qu’il valait mieux se tenir loin de « l’Église soviétique » ?

Mgr Savva: Parmi les paroissiens du Patriarcat de Constantinople, je n’en ai pas souvenir. Nous comprenions tous, que l’Église russe était victime de persécutions, pendant la liturgie on disait toujours une prière pour « notre pays la Russie qui souffre». Je ne me souviens que deux-trois personnes qui, de temps en temps, médisaient de « l’Église soviétique », mais ils étaient plutôt une exception, et pour moi ils étaient bizarres.

Dans quelles conditions êtes-vous passé de la juridiction du Patriarcat de Constantinople à celle du Patriarcat de Moscou ?

Mgr Savva: J’ai toujours voulu revenir en Russie. Durant mes dernières années d’études à Orsay-Paris XI, j’étais sous-diacre auprès de Mgr Serge (Konovalov), et je m’apprêtais à rester à ses côtés et à l’assister autant que nécessaire. D’autant plus que Mgr Serge, comme je l’ai déjà dit, œuvrait beaucoup au retour de l’Archevêché au sein de l’Église orthodoxe russe. En 1999 il m’a envoyé étudier au séminaire de Moscou, mais je rentrais à Paris pendant les vacances scolaires et je continuais d’assister Mgr Serge. Lors de l’un de mes séjours à Paris, il m’a tonsuré moine.

En 2003, Mgr Serge est mort subitement d’un grave cancer. Il ne restait quasiment que quelques jours avant qu’il ne présente ne au conseil diocésain sa proposition de rattachement à l’Église orthodoxe russe…
Mais après la mort de Mgr Serge, le conseil diocésain et d’autres instances dirigeantes de l’Archevêché ont vu arriver des personnes qui rejetaient l’idée de rattachement à l’Église orthodoxe russe. Cette attitude n’a fait que se renforcer : l’Église russe a été de plus en plus la cible de reproches, qu’elle était trop autoritaire, qu’elle était, disaient-ils, trop proche de l’État… Je ne partageais pas ces opinions.

À mon sens, l’existence de l’Archevêché était légitime – d’un point de vue historique et canonique – justement pour mener à bien en son temps l’intention de Mgr Euloge de revenir à l’Église russe. Comme la nouvelle direction de l’Archevêché montrait clairement son refus de prendre cette voie, j’ai décidé de l’emprunter tout seul.
Des paroisses d’Europe sont de retour dans l’Église russe : comment et pourquoi est-ce arrivé ?

Évêque de Zelenograd Savva /Toutounov/


Né en 1978 à Paris dans une famille d’émigrés russes. A vécu à Paris à partir de l’âge de 2 ans, mais, tous les étés, rendait visite à ses grands-parents en U.R.S.S., puis en Russie. À 17 ans (1995), est consacré lecteur en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris. En 1996-1999, fait des études à l’université Orsay-Paris XI, obtenant une licence de mathématiques fondamentales. En 1999-2001 étudie au séminaire de Moscou, puis à l’académie théologique de Moscou qu’il termine en 2005 après la soutenance d’une thèse de Candidat. Avant son entrée à l’académie, est tonsuré moine par l’exarque des paroisses russes en Europe occidentale l’archevêque Serge d’Eucarpie, avec le nom de Savva (en l’honneur du saint Savva de Storoji). En 2003, quitte la juridiction de l’Exarchat des paroisses russes en Europe occidentale du Patriarcat de Constantinople.

À partir de janvier 2006, travaille au sein du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. La même année, le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, aujourd’hui sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, l’ordonne diacre puis prêtre.

En 2007, sa Sainteté le Patriarche Alexis II lui décerne la médaille de Saint Serge de Radonège pour sa participation à la restauration de l’unité ecclésiale avec l’Église russe hors-frontières. Après l’élection de sa Sainteté le Patriarche Cyrille, est nommé secrétaire de la commission de mise en place du Conseil Inter-Conciliaire, et simultanément secrétaire de la Chancellerie du Patriarcat de Moscou.

En 2010 est nommé vice-chancelier du Patriarcat de Moscou et responsable du service de contrôle et d’analyse de la Chancellerie du Patriarcat de Moscou.

Le 26 février 2019 est élu vicaire de sa Sainteté le Patriarche de Moscou et de toute la Russie, évêque de Zelenograd, avec maintien de ses missions au sein de la Chancellerie du Patriarcat de Moscou.

Source en russe

Traduction "PO"
Des paroisses d’Europe sont de retour dans l’Église russe : comment et pourquoi est-ce arrivé ?

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Novembre 2019 à 02:10 | 3 commentaires | Permalien

St Martin de Tours  ( 317-397 )
Ce geste de couper une cape en deux parties pour n'en donner que la moitié peut sembler curieux, mais il faut savoir que tout militaire romain devait payer la moitié de son uniforme tandis que l'autre moitié restait propriété de la cavalerie. Saint Martin ne pouvait donc pas s'en défaire sans courir le risque d'être accusé de détourner les deniers publics.

La légende de St Martin de Tours

St Martin, patron des ânes est né bien loin de Tours en Pannonie (ancienne région de l’Europe centrale sur le moyen Danube) aux alentours de l’an 317. St Martin de Tours est un véritable personnage de légende.

Il est l'un des saints les plus populaires de France : des centaines de villages et d'églises portent son nom ; d'innombrables vitraux, sculptures, enluminures représentent la scène du partage de son manteau d'officier avec un pauvre.

A Tours, nombre de monuments sont ornés à son honneur.

Fils d'un officier de la cavalerie romaine, Saint Martin grandit dans la région de Pavie, en Italie où son père avait reçu quelques lopins de terre.

A l'âge de 10 ans, Martin se présenta de sa propre initiative pour recevoir l'enseignement de l'église chrétienne mais ses parents, restés païens refusèrent son choix et, alors que le jeune homme ne rêvait que de vie monastique, son père l'inscrivit de force dans la cavalerie de l'armée.

C'est au cours du passage de sa cohorte romaine dans les environs d’Amiens (où il fut sans doute baptisé en 339) que se situe la plus populaire anecdote de la vie de Saint Martin. Agé alors de 18 ans, il faisait route à cheval quand il rencontra un mendiant, pauvrement vêtu dans le froid hivernal. Dégainant son épée, il tailla en deux sa cape pour en donner la moitié au pauvre (scène représentée sur la Tour Charlemagne).

Ce geste de couper une cape en deux parties pour n'en donner que la moitié peut sembler curieux, mais il faut savoir que tout militaire romain devait payer la moitié de son uniforme tandis que l'autre moitié restait propriété de la cavalerie. Saint Martin ne pouvait donc pas s'en défaire sans courir le risque d'être accusé de détourner les deniers publics.

On peut penser que ce geste, répondant aux principes qu'il avait appris dans l'évangile, était aussi en quelque sorte une manière de tourner en dérision les principes militaires auxquels il était astreint contre son gré
Selon la légende, lorsque Saint Martin mourut en novembre 397, sa dépouille fut ramenée à Tours le long du fleuve et sur son passage, les arbres se mirent à fleurir. Depuis, chaque année à cette période, le temps se radoucit l’espace de quelques jours, c’est ce que l’on appelle “l’été de la Saint Martin” pendant lequel sont allumés les fameux “feux de la Saint Martin”.

A Tours, on éleva une modeste basilique remplacée bientôt par une église romane puis une église gothique. La crypte où reposaient ses reliques reçut la visite de nombreux rois : Clovis, Charlemagne, Philippe-Auguste, Henri IV, Louis XIV, etc.
Suite
St Martin de Tours  ( 317-397 )

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Novembre 2019 à 22:48 | 1 commentaire | Permalien

Un nouveau livre sur le cimetière russe  « UN COIN DE RUSSIE A SAINTE-GENEVIÈVE-DES-BOIS »
Un nouveau livre sur le cimetière russe . « UN COIN DE RUSSIE A SAINTE GENEVIÈVE-DES-BOIS »

Le premier livre édité en 2008 comportait 240 personnalités diverses sur 146 pages. Cette nouvelle édition conserve la même structure, mais a été étoffée de plus de 200 nouveaux noms. Elle présente 266 personnalités sur 166 pages, dont une quarantaine incontournable, issues du premier livre comme : Rudolph Noureev, Andreï Tarkovski, Ivan Bounine, Félix Youssoupov, Zinaïde Serebriakova, ……qui se devaient de figurer dans ce nouvel ouvrage.

En règle générale, pour chaque personne citée, il y a une biographie de quelques lignes, une photo de la tombe, la photo représentant la personne et quelquefois une illustration complémentaire : par exemple la représentation d’un tableau pour un peintre ou celle d’un navire pour un amiral.

On peut trouver dans la rubrique des militaires un document exceptionnel : la liste de près de 200 marins inhumés dans ce cimetière, du grade d’amiral à celui de simple matelot. Ce document n’a jamais été publié.

Un nouveau livre sur le cimetière russe  « UN COIN DE RUSSIE A SAINTE-GENEVIÈVE-DES-BOIS »

Section militaire

Dans ce livre l’iconographie est beaucoup plus importante que dans la version précédente. Elle a notamment été enrichie grâce à des documents prêtés par certaines familles avec leur autorisation de les publier. On peut trouver dans la rubrique des militaires un document exceptionnel : la liste de près de 200 marins inhumés dans ce cimetière, du grade d’amiral à celui de simple matelot. Ce document n’a jamais été publié.
Un nouveau livre sur le cimetière russe  « UN COIN DE RUSSIE A SAINTE-GENEVIÈVE-DES-BOIS »

Un nouveau livre sur le cimetière russe  « UN COIN DE RUSSIE A SAINTE-GENEVIÈVE-DES-BOIS »
Andreï Tarkovski (1932-1986) cinéaste

En règle générale, pour chaque personne citée, il y a une biographie de quelques lignes, une photo de la tombe, la photo représentant la personne et quelquefois une illustration complémentaire : par exemple la représentation d’un tableau pour un peintre ou celle d’un navire pour un amiral.


Le livre au prix de 20 € est disponible au bureau de l’église de la Dormition dans l’enceinte du cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois et aussi chez le fleuriste « Le jardin d’antan » à proximité du cimetière russe.

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Nombre de pages : 166

ISBN : 9782954 672014

Prix : 20€, + frais d’expédition en lettre suivie 9,44 € = 29,44 €

Il est possible d’acquérir l’ouvrage au disponible au bureau de l’église de la Dormition dans l’enceinte du cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois et chez le fleuriste « Le jardin d’antan » à proximité du cimetière russe ou de le commander à cette adresse :

Mr Georges LELU, 168, rue de la Concorde, 91700 Sainte-Geneviève-des-Bois

Tel :01 69 04 22 01 ou le 06 50 46 49 74, Mail : georges.lelu91@free.fr

Règlement par chèque libellé au nom de l’association « Les amis de l’histoire de Sainte-Geneviève-des-Bois »

LIEN Artcorusse

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Novembre 2019 à 13:12 | 0 commentaire | Permalien

Père Zenon - dans le monde Vladimir Theodore - est né dans le sud de l'Ukraine en 1953, de sorte que les trente-huit premières années de sa vie se sont passées sous le communisme athée. Lui et sa famille vivait dans la région de Mykolaïv près d'Odessa, dans la petite ville de Pervomaïsk. Dans les interviews, il a souvent souligné que cette région était autrefois une très grande colonie Grecque. Ce fait pourrait bien avoir influencé sa convictions que l'iconographie russe doit retourner à ses racines byzantines si elle souhaite atteindre à nouveau les sommets qu'elle a obtenu au XVe siècle. Suite

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Novembre 2019 à 09:08 | 0 commentaire | Permalien

PÉTITION des paroissiens de l'église Saint-Serge de Radonège à Paris
URGENT et IMPORTANT !

Nous, soussignés membres fidèles de la paroisse orthodoxe Saint-Serge à Paris, demandons au Conseil Paroissial de convoquer de toute urgence /et au plus tard lors de la réunion du Conseil prévue le 9.11.2019/ une Assemblée Générale de la paroisse afin de procéder à un vote au sujet de l'avenir canonique de la paroisse Saint-Serge selon le choix entre les deux réponses possibles suivantes :

a/ Êtes-vous d’accord pour que la paroisse Saint-Serge de Radonège à Paris suive l’archevêque Jean (Renneteau) dans son choix pastoral de mettre l’archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale, avec un statut de large autonomie interne, sous la protection canonique de l’Église orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou, Moscou, Russie).

b/ Êtes-vous d’accord pour que la paroisse Saint-Serge de Radonège à Paris devienne partie de la métropole grecque en France (patriarcat de Constantinople, Istanbul, Turquie).

Nous demandons également que la liste complète et les coordonnées des membres de la paroisse habilités à voter soit communiquée immédiatement à chaque membre du Conseil Paroissial, afin d'être vérifiée et entérinée définitivement par ledit Conseil Paroissial, au plus tard au cours de sa séance du 09 novembre prochain.

Nous demandons à tous les membres inscrits de la paroisse qui le désirent de signer cette pétition et de l'envoyer le plus tôt possible par courrier électronique à :

Paroisse.st.serge@gmail.com

ou par voie postale à :

SOLIDARITE ORTHODOXE (AG StS)
4, square Paul Bert
92600 Asnières.


Pour des questions relatives à la présente pétition :
- par message électronique à Paroisse.st.serge@gmail.com
- en écrivant à SOLIDARITE ORTHODOXE ; 4 square Paul Bert ; 92600 Asnières, avec la mention « AG StS ».

Auteurs de la pétition, membres du Conseil paroissial : diacre Nikola Trifunovic, Elena Miheilis, Michel Ozeretzkovski, Michel Milkovitch

Nom Prénom Signature

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petition.docx PÉTITION.docx  (18.7 Ko)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Novembre 2019 à 09:24 | 52 commentaires | Permalien

L'UNESCO considère ces monuments comme « les plus parfaits et les mieux conservés de l'art médiéval d'Europe de l'Est », et ses fresques, réalisées en 1259, comme « l'une des plus importantes collections de peintures médiévales »

Elle se compose de trois bâtiments, dont le premier est l'église de l'Est, construite au Xe siècle. Cette première église a été agrandie au milieu du XIIIe siècle à la demande du sébastocrator Kalojan, le gouverneur de Sofia, qui fit construire le second bâtiment, haut de deux étages, à côté de l'ancien. La troisième église a été édifiée au début du XIXe siècle. C'est ici que fut enterrée la reine Éléonore de Bulgarie (1860-1917), dont les restes furent dispersés par les communistes, avant d'y retrouver leur place.

 Bulgarie: Église de Boyana - Xe siècle, un chef d'œuvre de la peinture médiévale bulgare
Une fois la lourde porte ouverte, le spectacle commence.

Quelques 90 fresques sont révélées à l'œil ému du spectateur qui a souvent le souffle coupé devant tant de beauté.

Boyana est un chef d'œuvre de la peinture médiévale bulgare. L'on dit même que leur exécution peut rivaliser avec celle des maîtres italiens de la période précédant la Renaissance.

Lorsque vos pas vous conduiront au bout de l'église, vous ne manquerez pas d'observer avec attention la Cène et les plats sur la table. L'ail, composante par excellence de la cuisine bulgare y trône en bonne place, ce qui tend à prouver que le maître d'œuvre était bulgare lui aussi. Son portrait est dessiné à l'entrée et son regard est tel que celui-ci vous suit où que vous soyez. L'œil du maître en quelque sorte...Suite


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Novembre 2019 à 19:18 | 0 commentaire | Permalien

Samedi 7 décembre 2019,  pèlerinage pour la vénération de la Ceinture  de la Mère de Dieu
Avec la bénédiction de Son Éminence Antoine, métropolite de Chersonèse et d'Europe occidentale (Patriarcat de Moscou)

Au X e siècle, grâce à la Providence Divine, l'une des Ceintures de la Vierge Marie se retrouva dans la ville de Loches, où son séjour fut marqué par de nombreux miracles. En particulier, les jeunes mères vont à Loches depuis des siècles afin de prier pour leurs enfants.

PROGRAMME:

7h00 - Départ du bus de l'église des Trois Saints Docteurs: 5, rue Pétel Paris 75015.

12h00 - Vénération de la ceinture de la Bienheureuse Mère de Dieu

13h00 - 15h00 Déjeuner pique-nique. Prenez un casse-croûte

15h30 - Vénération des reliques de la sainte martyre Catherine

20h00 - Retour à l'église des Trois Saints Docteurs


Pour couvrir les frais: 75 euros

Contacts: prêtre Nicolas Nikichine ou Madame Inna Botcharova
+33 (0)6 50 64 01 26 / +33 (0)6 20 34 95 46
nicolas.nikichine@gmail.com

SITE PALOMNIK
Samedi 7 décembre 2019,  pèlerinage pour la vénération de la Ceinture  de la Mère de Dieu

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Novembre 2019 à 17:29 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Parascève de Rome, (117-138), dite «Piatnitza» ( Vendredi )
Martyre (2ème s.)

Sa mémoire n'apparaît que 6 siècles après sa mort. De très nombreuses chapelles édifiées sur le bord des routes sont en Russie consacrées à cette Sainte dont le vénération est forte. Parascève est souvent représentée portant une tiare.
Ci-joint une sculpture en bois représentant sainte Parascaève et provenant du Nord de la Russie (XII-XIII siècle).

Paraskevi signifie « préparation », et ce mot sert en grec à désigner le sixième jour de la semaine, le vendredi. En effet, dans la tradition juive, le vendredi est consacré à la préparation du sabbat (samedi). Dans la tradition chrétienne, ce mot évoque plus particulièrement le Vendredi saint. Paraskeva Parascève (en grec Παρασκευή, Paraskevi) est un prénom féminin, dont il existe de nombreuses variantes (Praskovie, Praskovia, Paraskeva…. )

La Sainte et Grande Martyre Parascève naquit dans un village proche de Rome, sous le règne d'Hadrien (117-138), de parents chrétiens, Agathon et Politeia, qui avaient longtemps supplié le Seigneur de leur donner une progéniture. Dieu, qui comble toujours le désir de ceux qui le craignent, leur accorda donc une fille, qu'ils appelèrent Parascève, car elle était née un vendredi et par dévotion pour la Passion vivifiante de Notre Seigneur Jésus-Christ

Sainte Parascève de Rome, (117-138), dite «Piatnitza» ( Vendredi )
Dès sa plus tendre enfance, elle se consacra tout entière aux choses de Dieu.

N'éprouvant aucun attrait pour les jeux puérils, elle passait tout son temps soit dans l'église pour assister aux Offices, soit à la maison, pour s'adonner à la méditation de la Parole de Dieu ou à la prière. Quand ses parents moururent, alors qu'elle était âgée de douze ans elle distribua leurs grandes richesses aux nécessiteux, puis se retira dans un Monastère où elle reçut le voile, signe de sa consécration à Dieu. Après y avoir passé quelque temps dans une complète soumission à sa supérieure, l'âme avide de faire partager aux autres hommes le trésor de la foi, elle quitta le Monastère pour aller proclamer le Nom du Christ par villes et campagnes. Elle amena ainsi beaucoup de païens à la vraie foi, suscitant la jalousie et la haine des Juifs, qui la dénoncèrent au roi de la contrée dans laquelle elle se trouvait. Le souverain ordonna aussitôt d'arrêter la noble chrétienne et de la faire comparaître devant lui. Lorsqu'il la vit, il resta d'abord stupéfait devant sa beauté, puis essaya de l'attirer par des flatteries, disant: « Si tu te laisses convaincre par mes paroles et acceptes de sacrifier aux dieux, tu recevras de grandes richesses; mais si tu t'obstines, sache que je vais te livrer à de terribles tourments.» La frêle jeune fille lui répondit avec une virile assurance: « Jamais je ne renierai mon très doux Jésus-Christ, et nul supplice ne pourra me séparer de Son amour.

Sainte Parascève de Rome, (117-138), dite «Piatnitza» ( Vendredi )
Car c'est Lui Qui a dit: Je suis la Lumière du monde, et Qui Me suivra ne marchera point dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie.

Quant à vos dieux, qui n'ont fait ni le ciel ni la terre, ils seront exterminés de la terre et de dessous le ciel ». La colère du roi s'enflamma alors, et il donna l'ordre aux soldats de poser sur la tête de la Sainte un casque de fer rougi au feu. Recouverte de rosée, comme les Trois Jeunes Gens dans la fournaise, Sainte Parascève ne ressentit aucune souffrance. Après avoir eu les seins arrachés, elle fut jetée en prison, avec une lourde pierre posée sur la poitrine, mais fut guérie par un Ange apparu dans un grand tremblement de terre. Constatant le miracle, soixante-dix soldats de la garnison se convertirent; ils furent aussitôt exécutés sur ordre du tyran qui fit de nouveau comparaître Parascève. Ayant réitéré son ardente confession de foi, la Sainte fut plongée dans un chaudron d'airain rempli de plomb en fusion. Mais là encore, son corps ayant reçu, par l'ascèse et la virginité, les arrhes de l'incorruptibilité future, resta invulnérable. Ne croyant pas que le mélange fût vraiment brûlant, le tyran s'approcha et se trouva aveuglé par l'ardeur de la foumaise. Prenant conscience de sa faute sous l'effet de la douleur, il se mit à crier: « Aie pitié de moi, servante du vrai Dieu, et rends la lumière à mes yeux, et je croirai au Dieu que tu proclames. » A la prière de la Sainte, il recouvra non seulement la vue, mais reçut aussi la lumière de la foi, et à sa demande, il fut baptisé au nom de la Sainte Trinité, avec tout son entourage.

Sainte Parascève de Rome, (117-138), dite «Piatnitza» ( Vendredi )
Libérée, Sainte Parascève quitta la contrée, en vue de poursuivre ses missions.

Alors qu'elle se trouvait dans une ville, gouvernée par un certain Asclépios, et y proclamait le Christ, elle fut arrêtée et traduite au tribunal. À la question dAsclépios, lui demandant de décliner son identité, la Sainte fit le signe de la Sainte Croix, et déclara qu'elle était servante du Dieu Qui a créé le ciel et la terre, Qui S'est offert à la croix et à la mort pour notre Salut, et Qui reviendra en gloire juger les vivants et les morts. Le tyran la fit frapper de verges, mais la Sainte continuait de glorifier Dieu, le regard tourné vers le ciel, et quand Asclépios interrompit les bourreaux pour lui proposer de sacrifier, elle lui cracha avec mépris au visage. Hors de lui, il la fit fustiger jusqu'aux os. Mais après une nuit passée dans le cachot, les soldats la découvrirent, au matin, indemne. Comme elle demandait au roi à se rendre au temple d'Apollon, tous les païens se réjouirent, croyant quelle acceptait de sacrifier. Lorsqu'elle traça le signe de la Croix, après avoir longuement prié, les idoles s'effondrèrent dans un grand fracas, et le peuple s'écria: « Grand est le Dieu des Chrétiens! » Les prêtres des idoles, dans une grande fureur, ayant réclamé au roi d'en finir avec elle, elle fut précipitée dans une fosse, où elle mit à mort, par sa prière, un dragon et des reptiles qui s'y trouvaient.

Constatant que toutes ses entreprises étaient restées vaines, Asclépios l'envoya dans un autre royaume, dirigé par le cruel Tarasios Comme elle y guérissait par l'invocation du Nom du Christ tous les malades qu'on lui présentait, le roi la fit comparaître, en l'inculpant de pratiques magiques, et ordonna de la jeter dans une fosse puante, remplie de bêtes venimeuses. Par le signe de la Croix, cette fange devint semblable à une prairie parfumée au printemps, et la Sainte, protégée par un Ange, resta invulnérable à toutes les autres tortures qu'on lui infligea. Aussi, ne contenant plus sa rage, le roi ordonna à ses bourreaux de trancher la tête de la servante de Dieu. Tombant à genoux, Parascève pria avec larmes, confiant son âme valeureuse au Christ son Epoux et lui demandant d'accorder le pardon des péchés à ceux qui honoreraient sa mémoire. Quand sa tête tomba sous le glaive, on entendit une voix céleste lui souhaiter la bienvenue dans le Royaume des Cieux, dont elle avait annoncé la venue par sa parole et par des oeuvres de puissance.

Depuis, les fragments de ses Reliques, dispersés dans les Saintes Eglises, n'ont cessé d'accomplir de nombreuses guérisons, en particulier pour les maladies des yeux

Lien ICI
Святая мученица Параскева, нареченная Пятницею и её изображения на Иконах "Православие ру"

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 10 Novembre 2019 à 10:06 | 0 commentaire | Permalien

Saint Nestor le Chroniqueur des Grottes de Kiev (1050 - 1114)
Nestor (c. 1050 - c. 1114) était l'auteur réputé du plus tôt Chronique slave est, les vies de la rue Theodosius et de Boris et Gleb, et du prétendu Lecture.

Saint Nestor naquit à Kiev en 1050. Il vint près de saint Théodose (3 mai) étant encore jeune et devint novice. Saint Nestor prononça ses voeux monastiques sous le successeur de saint Théodose, l'higoumène Etienne, et fut ordonné hiérodiacre.

De sa haute vie spirituelle on apprend qu'avec un certain nombre d'autres pères moines, il participa à l'expulsion d'un démon hors de Nicétas l'Ermite (31 janvier), qui était devenu fasciné par la sagesse Hébraïque de l'Ancien Testament.

Saint Nestor appréciait grandement la vraie connaissance, accompagnée d'humilité et de pénitence. Il disait : "Il y a grand bénéfice à retirer de l'étude des livres, car les livrs nous montrent et nous enseignent le chemin de la repentance, parce qu'à travers les mots des livres, nous découvrons la sagesse et la tempérance. C'est le flot, innondant l'univers, d'où jaillit la sagesse.

Dans les livres on trouve une profondeur sans limites, par eux nous sommes réconfortés dans nos peines, et ils sont un frein nous modérant. Si vous parcourez consciensieusement les livres de sagesse, alors vous découvrirez de grand bénéfices pour votre âme. Dès lors, celui qui lit ces livres converse avec Dieu ou les saints".

Nestor était a moine du Monastère de Kiev des cavernes de 1073. Le seul l'autre détail de sa vie qui est sûrement connue est qu'il a été commissionné avec deux autres moines trouver les reliques de la rue Theodosius, une mission qu'il a réussie à accomplir. On specule également le qu'il a soutenu le prince régnant Svyatopolk II et sa partie pro-Scandinave et influence grecque détestée à Kiev.

Saint Nestor le Chroniqueur des Grottes de Kiev (1050 - 1114)
Au monastère, saint Nestor remplissait la fonction de Chroniqueur. En 1080, il rédigea le "Récit sur la Vie et le Martyr des saints porteurs de la Passion Boris et Gleb", à l'occasion du transfer des reliques des saints vers Vyshgorod en 1072 (2 Mai). Durant les années 1080, saint Nestor compila aussi la Vie du moine Théodose des Cavernes de Kiev. Et en 1091, à la veille de la Fête patronale du monastère des Cavernes de Kiev, l'higoumène Jean lui confia d'extraire le corps de saint Théodose (14 août) pour le transférer dans l'église.

Sa chronique commence par le déluge, en tant que ceux de la plupart des chroniqueurs du temps . Le compilateur semble avoir été mis au courant du Bizantin historiens ; il fait l'utilisation particulièrement de John Malalas et George Hamartolus. Il a également eu plus que probablement autre Langue slave chroniques à compiler de, ce qui sont maintenant perdus. Beaucoup de légendes sont mélangées vers le haut à Nestor's Chronique; le modèle est de temps en temps si poétique que peut-être il ait incorporé bylinas ce qui sont maintenant perdus.

L'oeuvre principale de saint Nestor fut la compilation dans les années 1112-1113 de la Première Chronique Russe. "Voici le récit des années passées, comment le pays de Russie devint, qui fut le premier prince de Kiev, et comment s'organisa la Russie". La première ligne écrite par saint Nestor dévoile son but. Saint Nestor fit usage d'un très large spectre de sources : Chroniques et récits d'avant la Russie, registres de monastères, les Chroniques Byzantines de Jean Malalos et George Amartalos, diverses collections historiques, les récits du Boyar-Ancien Ivan Vyshatich et de commerçants ambulants et de soldats, de voyageurs et de tout ceux qui en savaient quelque chose. Il rassembla tout cela, unifia les données, selon un point de vue strictement ecclésial. Ceci lui permit d'écrire l'histoire de la Russie comme incorporée dans l'histoire du monde, l'histoire du Salut de la race humaine.

Car un témoin oculaire il pourrait seulement décrire les règnes de Vsevolod et de Svyatopolk (1078-1112), mais il pourrait avoir recueilli beaucoup de détails intéressants des lèvres de vieux hommes, deux de de qui pourrait avoir été Giurata Rogovich Novgorod, de qui pourrait lui fournir l'information au sujet du nord Rus, Fleuve De Pechora, et d'autres endroits, et janv., un homme quatre-vingt-dix ans, qui est mort dedans 1106, et était le petit-fils de Ostromir, pour qui le célèbre Codex avait été écrit. Plusieurs des détails ethnologiques indiqués par Nestor des diverses courses des Slaves sont de la valeur la plus élevée.

La théorie courante au sujet de Nestor est que Chronique est un rapiéçage de beaucoup de fragments des chroniques, et que le nom de Nestor a été attaché à lui parce qu'il a écrit la plupart ou peut-être parce qu'il a remonté les fragments. Le nom du hegumen Sylvester est apposé à plusieurs des manuscrits en tant qu'auteur.

Saint Nestor le Chroniqueur des Grottes de Kiev (1050 - 1114)
Le moine-patriote décrit l'histoire de l'Eglise Russe dans ses moments significatifs. Il parle de la première mention de la nation Russe dans des sources historiques en 866, à l'époque de saint Photius, patriarche de Constantinople.

Il rapporte la création de l'alphabet slavon et les écrits par les saints Cyril et Méthode; et le Baptême de sainte Olga à Constantinople. La Chronique de saint Nestor nous a conservé le récit de la première église Orthodoxe à Kiev (en 945), et les saints Martyrs Varangues (vers 983), les "essais des fois" par saint Vladimir (en 986), et le Baptême de la Rus (en 988).

Le grand historien Sergey Solovyov remarqué que Nestor ne peut pas s'appeler le premier chroniqueur russe, mais il est le premier auteur qui a pris un point de vue national dans son histoire, les autres étant auteurs simplement locaux. La langue de son travail, comme montré dans les manuscrits les plus tôt juste mentionnés, est Palaeo-Slave avec des beaucoup de Russisms.

Nous sommes redevables au premier historien de l'Eglise Russe concernant les détails des premiers métropollites de l'Eglise Russe, et de l'émergence du monastère des Cavernes de Kiev, et à propos de ses fondateurs et ascètes. Les temps durant lesquels saint Nestor a vécu n'étaient pas faciles pour la terre et l'Eglise Russe. La Rus était déchirée entre les principautés féodales; les nomades Polovestiens des steppes semaient la désolation dans les villes et villages, avec des raids de pillage. Ils jettèrent un grand nombre de Russes dans l'esclavage, et incendièrent églises et monastères. Saint Nestor fut témoin occulaire de la dévastation du monastère des Cavernes de Kiev en 1096. Dans la Chronique, il tire une leçon théologique de l'histoire patriotique. La profondeur spirituelle, la fidélité historique et le patriotisme de la Première Chronique Russe l'élève au rang des littératures mondiales d'importance.

Saint Nestor mourrut vers 1114, ayant laissé le soin aux autres chroniqueurs monastiques des Cavernes de Kiev de continuer sa grande oeuvre. Ses successeurs dans la rédaction de la Chronique furent : l'higoumène Sylvestre, qui rajouta les récits contemporains à la Première Chronique Russe; l'higoumène Moïse Vydubitsky la prolongea jusqu'en 1200; et finallement, l'higoumène Laurent, en 1377, rédigea le plus ancien des manuscrits que l'on en possède encore, qui préserve la Chronique de Nestor (cette copie est appelée "Chronique Laurentienne"). La tradition hagiographique des ascètes des Cavernes de Kiev fut continuée par saint Simon, évêque de Vladimir (10 mai), le compilateur du "paterikon" des Cavernes de Kiev [ "vies des pères" ]. Parlant d'évènements se rapportant aux vies des saints de Dieu, saint Simon cite souvent, entre autres sources, des extraits de la Chronique de saint Nestor.

Saint Nestor fut enterré dans les Proches Cavernes par saint Antoine. L'Eglise honore aussi sa mémoire durant la Synaxe des saints pères des proches Cavernes commémorée le 28 septembre, et le 2ième Dimanche du Grand Carême, quand on célèbre la Synaxe de tous les pères des Cavernes de Kiev. Ses oeuvres ont été souvent publiées, y compris en anglais, comme la "Première Chronique Russe".

Le corps réputé du chroniqueur antique peut être vu parmi les reliques préservées dans la Laure des Grottes de Kiev.


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Novembre 2019 à 08:08 | 0 commentaire | Permalien

Saint Démétrius ou DIMITRI martyr à Thessalonique
Ermite (4ème s.)

Son culte fut extrêmement populaire en Orient .

Le diocèse de Gap en France voulut même se l'annexer en en faisant son premier évêque. D'autres en font un martyr du premier siècle. En fait, il y eut au quatrième siècle un saint Démétrios, martyr à Thessalonique, qui bénéficia de l'enjolivement de la piété populaire.

On en fit un soldat chrétien et fier de l'être, on en fit même le proconsul de Grèce et de Macédoine. Dénoncé comme fauteur de troubles, il fut condamné à lutter dans l'arêne contre un gladiateur plus robuste que lui, l'on vit arriver, avec lui, un jeune garçon nommé Nestor, frêle et courageux, qui d'un geste mit à mort ce géant. Dépité, l'empereur présent, fit mettre à mort l'enfant et Dimitri. De son corps se mit à jaillir une huile odoriférante et miraculeuse.

"Les crocs des loups au milieu desquels le Christ a envoyé son disciple Démétrios ont, par leur morsures, ouvert en son corps des sources par lesquelles une grande allégresse s’écoule sur le troupeau du Christ."
(Saint Grégoire Palamas - Eloge de Démétrios)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Novembre 2019 à 11:00 | 2 commentaires | Permalien

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