Rencontre de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille avec une délégation du Patriarcat de Constantinople
Le 24 mai 2014, mémoire de saint Cyrille et saint Méthode et fête onomastique de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, celui-ci a reçu une délégation du Patriarcat de Constantinople venue participer aux solennités. La délégation se composait du métropolite André d’Arkalochorion, de Kastellion et de Viannos, de l’évêque Nicéphore d’Amorion, higoumène du monastère de Vlatadon et de l’archidiacre Timothée Tsismalidis.

L’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Igor Iakimtchouk, secrétaire du DREE aux relations interorthodoxes et le prêtre Mikhaïl Asmus, employé du DREE, prenaient part à la rencontre. La délégation a offert au Primat de l’Église orthodoxe russe une icône d’une nouvelle sainte grecque du XX siècle, Sophie (Khotokouridou), moniale du monastère de Klissoura en Grèce du Nord, de la part de Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée de Constantinople. Le nom de sainte Sophie a été inclus au ménologe de l’Église orthodoxe russe sur une décision du Saint Synode en date des 6-7 juin 2012.

Sa Sainteté a remercié les membres de la délégation de leurs vœux et de leur participation à la fête. « J’aimerais transmettre ma sincère gratitude à Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée. Il est remarquable que nous échangions des délégations lors des fêtes onomastiques des deux Patriarches. Il est très important de célébrer ensemble la Divine liturgie et de communier au même calice. » Le Patriarche a assuré qu’il priait pour le Primat de l’Église de Constantinople, pour le succès de son ministère qu’il exerce dans des conditions très délicates.

La situation en Ukraine figurait parmi les questions abordées pendant la rencontre, qui se déroulait dans un climat de compréhension fraternelle. Suivant le Patriarche Cyrille, il s’agit actuellement du sort de l’Orthodoxie, de la préservation de ses fondements canoniques. Le Primat de l’Église russe a évoqué avec tristesse les souffrances du peuple ukrainien, la nécessité de défendre ses valeurs spirituelles traditionnelles, ainsi que la destruction des normes morales chrétiennes imposée dans de nombreux pays d’Europe Occidentale qui prend de plus en plus un jour apocalyptique. Beaucoup d’Européens n’approuvent pas ce développement, mais leur voix n’est pas entendue par leurs dirigeants politiques.

La perspective du Concile panorthodoxe a également été discutée. « Le temps est venu de nous conduire tous ensemble comme une seule famille orthodoxe » a souligné le Patriarche Cyrille. « Nous devons être forts, unis, capables de parler d’une seule voix devant le monde. Je vous prie de transmettre au Patriarche Bartholomée toute mon affection. Nous nous connaissons depuis notre jeunesse et nous avons cheminé ensemble dans la vie pendant de longues années » a terminé Sa Sainteté en remettant à la délégation un enkolpion effectué en l’honneur du 700e anniversaire de saint Serge de Radonège à l’intention du Patriarche Bartholomée.

Le métropolite André d’Arkalochorion, de Kastellion et de Viannos s’est exprimé au nom de la délégation, remarquant qu’il partageait l’inquiétude de Sa Sainteté sur la crise du monde occidental. « Nous employons ce mot de crise par amour envers nos frères d’Occident, nous prions pour qu’il reviennent à eux, qu’ils remettent leurs pas dans la voie du Christ ».

« Nous suivons les évènements ukrainiens, et nous sommes stupéfaits des actes commis envers les orthodoxes, a continué le métropolite André. Nous savons tout ce qui se cache derrière et quels buts sont poursuivis. » Le chef de la délégation de l’Église de Constantinople a remarqué qu’il fallait être solidaire des orthodoxes d’Ukraine, ainsi que des chrétiens du Moyen Orient.

« On ne peut mettre en doute l’amour fraternel qu’éprouve pour vous le Patriarche œcuménique Bartholomée » a encore dit le chef de la délégation du Patriarcat de Constantinople, implorant les prières de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie « pour que notre Patriarche puisse poursuivre sa mission, s’appuyant sur l’amour des frères de Thessalonique Cyrille et Méthode ».

De son côté, le Primat de l’Église orthodoxe russe a souligné que les Slaves avaient été évangélisés à l’initiative du saint Patriarche Photius qui envoya les saints Cyrille et Méthode. « Nous nous en souvenons, a dit Sa Sainteté. C’est une partie importante, fondamentale de l’histoire de notre foi ».

Lien Mospat.ru






Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Mai 2014 à 17:53 | 0 commentaire | Permalien

1. Comme nos vénérables prédécesseurs, le Pape Paul VI et le Patriarche Œcuménique Athénagoras, qui se sont rencontrés ici à Jérusalem, il y a cinquante ans, nous aussi, le Pape François et le Patriarche Œcuménique Bartholomée, nous étions déterminés à nous rencontrer en Terre Sainte « où notre commun Rédempteur, le Christ Notre-Seigneur, a vécu, a enseigné, est mort, est ressuscité et monté au ciel, d’où il a envoyé le Saint Esprit sur l’Église naissante » (Communiqué commun du Pape Paul VI et du Patriarche Athénagoras, publié après leur rencontre du 6 janvier 1964).

Notre nouvelle rencontre, entre les Évêques des Églises de Rome et de Constantinople, fondées respectivement par les deux Frères, les Apôtres Pierre et André, est pour nous source d’une profonde joie spirituelle. Elle offre une occasion providentielle pour réfléchir sur la profondeur et sur l’authenticité des liens existant entre nous, qui sont les fruits d’un parcours rempli de grâce au long duquel le Seigneur nous a conduits, depuis ce jour béni d’il y a cinquante ans.

2. Notre rencontre fraternelle, aujourd’hui, est une nouvelle et nécessaire étape sur la route de l’unité à laquelle seul l’Esprit Saint peut nous conduire, celle de la communion dans une légitime diversité. Nous nous rappelons, avec une profonde gratitude, les étapes que le Seigneur nous a déjà rendus capables d’entreprendre. L’accolade échangée entre le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras, ici, à Jérusalem, après tant de siècles de silence, a préparé le chemin pour un geste important, le retrait de la mémoire et du sein de l’Église des actes d’excommunication mutuelle en 1054. Ce geste a été suivi par un échange de visites entre les Sièges respectifs de Rome et de Constantinople, par une correspondance régulière et, plus tard, par la décision, annoncée par le Pape Jean-Paul II et le Patriarche Dimitrios, tous deux d’heureuse mémoire, d’initier un dialogue théologique en vérité entre Catholiques et Orthodoxes. Tout au long de ces années, Dieu, source de toute paix et de tout amour, nous a enseignés à nous regarder les uns les autres comme membres de la même Famille chrétienne, sous un seul Seigneur et Sauveur, Jésus Christ, et à nous aimer les uns les autres, de sorte que nous puissions professer notre foi au même Évangile du Christ, tel qu’il fut reçu par les Apôtres, exprimé et transmis à nous par les Conciles Œcuméniques ainsi que par les Pères de l’Église. Tandis que nous sommes conscients de ne pas avoir atteint l’objectif de la pleine communion, aujourd’hui, nous confirmons notre engagement à continuer de marcher ensemble vers l’unité pour laquelle le Christ notre Seigneur a prié le Père « afin que tous soient un » (Jn 17, 21). SUITE Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Mai 2014 à 10:08 | 10 commentaires | Permalien

Le Pape en Terre Sainte et l’Église orthodoxe russe:  rencontre prévue et  arrêt imprévu
La rencontre prévue le 25 mai entre le pape François et le patriarche œcuménique Bartholomée suscite l’enthousiasme chez les différentes communautés chrétiennes, l’Église orthodoxe russe ne compte pas rejoindre le mouvement.

Se proclamant apolitique, François froisse de nombreuses susceptibilités

Le premier avec le roi de Jordanie: le Pape a décliné son invitation à dîner, samedi soir. Le second avec les chrétiens de Galilée, à Nazareth en particulier: ils ne digèrent pas le fait que François ait exclu de visiter la ville où Jésus passa l'essentiel de sa vie. Le troisième avec Israël, à qui le Pape accorde le même temps, un peu plus de 24 heures, qu'aux Palestiniens. Le quatrième , avec les orthodoxes russes: ils n'apprécient pas - et boycottent - la rencontre du Pape avec le patriarche orthodoxe de Constantinople, dimanche soir près du calvaire et du tombeau du Christ.

Avec l'Église orthodoxe, rien ne se fera de sérieux dans un rapprochement avec les catholiques sans que l'Église russe, donc le Patriarcat de Moscou, n'y soit associée. Le mécontentement actuel des orthodoxes russes, s'il prend le prétexte de ce voyage, est nourri par l'Ukraine. Ces orthodoxes accusent Rome de soutenir l'Église gréco-catholique, dite uniate, qui milite pour la totale indépendance face à la Russie. La distance Moscou-Rome se creuse donc....Suite Le Figaro

Arrivé en Terre Sainte le 24 mai, le pape François rencontre dimanche le patriarche œcuménique de Jérusalem. Le P. Patrice Mahieu, moine de l’abbaye de Solesmes, est un spécialiste du dialogue œcuménique avec l’orthodoxie. Il est l’auteur de Paul VI et les orthodoxes (1). Entretien "On peut rêver que le pape François invite tous les patriarches"...Suite

Lors de son voyage en Terre Sainte, le pape François a fait dimanche le 25 mai un arrêt imprévu à Bethléem.
Le souverain pontife s'est attardé au pied de la barrière de séparation édifiée par Israël en Cisjordanie. Le pape est descendu de sa voiture découverte pour effectuer une halte de quelques minutes au pied de ce haut mur de béton, portant par endroits des graffiti, dont certains recouverts de peinture il y a quelques jours par une entreprise israélienne, à l’emplacement d’une tour de guet.

François a accompli ce geste impromptu sur le chemin de la place de la Mangeoire, où il doit célébrer une messe, peu après une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas qui l’avait pris à témoin du « mur hideux que construit Israël par la force brutale sur notre terre ».
Plus tard, François a célébré une messe face à une foule de Palestiniens, sur la place de la Mangeoire, non loin de l'église de la Nativité. Il a plaidé pour les droits des enfants. Il a évoqué "ces enfants trop nombreux qui continuent à vivre dans des situations inhumaines, aux marges de la société".... Source Reuters
Le Pape en Terre Sainte et l’Église orthodoxe russe:  rencontre prévue et  arrêt imprévu

Photo : Le pape François a concrètement touché du doigt dimanche à Bethléem la réalité du conflit israélo-palestinien en posant ses mains sur la barrière de séparation israélienne
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Les persécutions contre les chrétiens sont sans précédent et vague de vandalisme en Israël avant la visite du Pape

Un couvent vandalisé en Israël: "Mort aux chrétiens" et "Le prix à payer"

Le 26 mai - Le pape François s'est recueilli lundi devant le Mur des Lamentations, dans la vieille ville de Jérusalem, où il a glissé un message dans les interstices des pierres du lieu le plus saint du judaïsme.

Le pape argentin, qui s'est approché seul du Mur, y a posé une main durant plusieurs minutes de silence. Puis il a ouvert une enveloppe blanche, a déplié une feuille où se trouvait écrit un court message, qu'il a lu devant le mur, hors micros. Selon la radio publique israélienne, il y est écrit: "Je suis venu ici pour prier Dieu afin qu'il fasse régner la paix". Une courte séquence montre les trois hommes représentant les trois relations monothéistes et quelque 3 milliards de fidèles, se tenant ensemble affectueusement par les bras. BFM tv

Le pape François s’est fait l’avocat des chrétiens de Terre Sainte en demandant, devant le président israélien Shimon Peres, qu’ils puissent «accéder librement» aux Lieux Saints, le 26 mai 2014. Reçu au palais présidentiel à Jérusalem, le pape a renouvelé son appel à la paix dans la région en souhaitant «qu’on ne se lasse pas de poursuivre la paix avec détermination et cohérence». Peu avant, le président israélien lui avait indiqué qu’il acceptait l’idée lancée la veille par le pontife d’une prière pour la paix. Apic
Le Pape en Terre Sainte et l’Église orthodoxe russe:  rencontre prévue et  arrêt imprévu

Avant de s'envoler pour Rome au départ de Tel-Aviv, le Pape a célébré une messe à Jérusalem, au Cénacle

Une messe dans « un lieu très blessé »
Cette salle du Cénacle est au coeur d'enjeux diplomatiques complexes. Propriété de l'Etat israélien, car elle est située au-dessus de la tombe du roi David selon la tradition juive, elle est en même temps sous la juridiction du Waqf, le custodie des lieux saints islamiques de Jordanie, sous la protection du souverain jordanien, le roi Abdallah II. La célébration de la messe y est donc un évènement exceptionnel. Au fil des siècles, plusieurs églises et basiliques érigées sur les lieux du Cénacle avaient été détruites au fil des invasions persanes et musulmanes.

Dans son discours de remerciements au Pape, le frère franciscain Pierbattista Pizzaballa, custode des lieux saints de Terre Sainte pour l'Eglise catholique latine, a d'ailleurs présenté le Cénacle comme l'un « l'un des lieux les plus blessés » de Jérusalem, tout en se réjouissant qu'ait pu s'y tenir cette eucharistie, « signe de fraternité et de communion ».

Texte complet de l'homélie du Pape au Cénacle : ICI


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2014 à 15:50 | 40 commentaires | Permalien

P.O. est très reconnaissant au père Andrew Phillips pour cette nouvelle contribution. Tous les chemins mènent à «R.O.M.E», sigle anglais pour la métropole orthodoxe unique en Europe, préconisée par le patriarche Alexis II dans son message du 1 avril 2003. L’auteur analyse la situation actuelle en Europe et préconise des solutions.

Introduction

Il est clair depuis des décennies que l'Eglise orthodoxe russe finira par avoir à mettre en place une Métropole Orthodoxe Russe d'Europe (Russian Orthodox Metropolia of Europe = R.O.M.E. ) unie, « base d'une future nouvelle Église locale », selon les paroles du Patriarche Alexis II, à jamais mémorable. Les seules raisons pour lesquelles cela n'existe pas encore, sont dues aux conséquences de la persécution athée de l'Église russe après 1917, aux conditions chaotiques qui ont suivi, et aux divisions politiques et spirituelles de la diaspora russe en Europe occidentale. Une telle Métropole unie a été rendue impossible par le manque de confiance de la grande majorité des émigrés russes, et d'autres membres de l'Église, dans l'autorité d'un Patriarcat captif de l'athéisme.

 Père Andrew Phillips: Tous les chemins mènent à «R.O.M.E»
Et puis il y avait le fait que de nombreux émigrés qui se sont installés spécifiquement à Paris étaient les dissidents mêmes, ou leurs descendants, qui avaient mené la Révolution russophobe et puis avaient quitté l'Église russe.

Cependant , trois événements ont changé tout cela. Ce sont : l'union de l'Eglise de Russie (Patriarcat) et de l' Eglise Hors de Russie (EORHF) en 2007, ce qui prouve que l'Eglise en Russie est libre; le rejet clair de l'unité avec l'Eglise-mère, par la juridiction de Paris ( « Rue Daru ») dans un accès de colère adolescent (bien que la repentance soit toujours possible ); un très vaste nouvelle diaspora russophone en Europe, qui rend certaines des attitudes des anciens émigrés politisés sans pertinence....SUITE Version française Claude Lopez-Ginisty D’après PARLONS D’ORTHODOXIE

All Roads Lead to R.O.M.E.

Introduction

It has been clear for decades that the Russian Orthodox Church will eventually have to set up a united Russian Orthodox Metropolia of Europe (R.O.M.E.), ‘the basis of a future new Local Church’, in the words of the ever-memorable Patriarch Alexis II. The only reasons why this does not yet exist are due to the consequences of the atheist persecution of the Russian Church after 1917 and the ensuing chaotic conditions and political and spiritual divisions of the Russian Diaspora in Western Europe. Such a united Metropolia was made impossible by the lack of trust of the vast majority of Russian emigres and other members of the Church in the authority of a Patriarchate captive to atheism.

And then there was the fact that many emigres who settled specifically in Paris were the very dissidents, or their descendants, who had carried out the Russophobic Revolution and then quit the Russian Church.

However, three events have changed all this. These are: the uniting of the Church inside Russia (the Patriarchate) and the Church Outside Russia (ROCOR) in 2007, proving that the Church inside Russia is free; the clear rejection of unity with the Mother-Church by the Paris Jurisdiction (‘Rue Daru’) in an adolescent tantrum (though repentance is still possible); a very extensive new Russian-speaking Diaspora in Europe, making some of the old, politicized émigré attitudes irrelevant. In the light of these events, it has been possible to envision the way ahead and the structures of the future more clearly. These take the form of a united European Metropolia under the Church Outside Russia, itself under Patriarchal authority, as per the 2007 agreement between the two parts of the Church. Why is such a single Metropolia of Europe necessary and why are National Metropolias unnecessary?

A United Metropolia of Europe

It would make no sense to attempt to set up National Metropolias for two reasons. Firstly, any Metropolia should have several bishops, many tens of thousands of active faithful in large parishes and an infrastructure of church properties, as well as a seminary. No Western European country is in such a situation. United we stand, divided we fall. In other words, a Metropolia should have real substance to it and not be a philosophical and financially bankrupt fantasy of micro-communities of untrained clergy without their own premises and without the Tradition. In reality, the territory of Western Europe is little bigger in size than many Metropolias in the Russian Federation or than the Metropolia of Kazakhstan. There, the structure of several diocesan bishops operating under the authority of a Metropolitan, such as is required in Western Europe, is now common.

Secondly, any acceptance of National Metropolias would risk encouraging the spiritual disease of nationalism, so common in European history. Western Europe has a common background culture in a first millennium of provincial Roman Orthodoxy and a second millennium of Secularism, either in its Roman Catholic/Protestant guise or else in the form of Atheism. In other words, there are few real differences in mentality in Western Europe – it is a cultural whole, with a similar civilizational ethos and history. This is neither Asia, nor Latin America, nor Africa, but Western Europe, which has all gone through a similar succession of phases and historical periods, from the First Millennium to the Middle Ages, from Renaissance to Reformation, from Enlightenment to Industrial Revolution, from European (World) Wars to the EU-dominated Europe.

Structure

Western Europe divides neatly into dioceses. With a population of more or less exactly 400 million and a multinational Russian Orthodox population of at least five million, there are six clear-cut geographical Archdioceses of: the German Lands - Germany, Austria, German Switzerland, Luxembourg, Liechtenstein, the Netherlands, Flanders and also Hungary, with a history linked to Austria (129 million); the French Lands - France, Wallonia, French Switzerland, Monaco (69 million); the Isles (of Britain and Ireland) – 69 million; Iberia – Spain, Portugal and Andorra (55 million); the Italian Lands – Italy, Ticino, San Marino, Malta (52 million); Scandinavia – Sweden, Finland, Denmark, Norway and Iceland (26 million – a vast area, but with a tiny population).

It could therefore be supposed that the future Metropolia might initially consist of six regional bishops, led by a Metropolitan. That is a minimum. Such huge territories could easily require two or more bishops; that would make a minimum total of twelve bishops, led by a Metropolitan. It would most certainly need its own central Cathedral and its own seminary (not an institute of philosophy), where clergy could be properly and practically trained in liturgics and pastoral matters. In this we should learn from the examples of some smaller Local Orthodox Churches, those of the Czech Lands and Slovakia, Poland, Serbia (responsible for ex-Yugoslavia), or the Latvian and Moldovan Orthodox Churches of the Russian Orthodox Church.

Towards a Future Local Church?

If there are no Western Europeans, then there can be no evolution of such a Russian Orthodox Metropolia of Europe into a future new Local Church. That is, if people are not permanently resident in Western Europe, if their descendants are not born here, then they are not Western Europeans, but are merely passing through. In this case, embassy chapels in capital cities or titular dioceses attached to Local Churches in the Balkans or elsewhere are enough. Only if people have some identity as Western Europeans and speak the local language, or are actually Western European by ancestry, can we speak of a future Local Church, worshipping local languages and venerating local saints. At the same time, however, there can be no Local Church if there are no roots in the living Russian Orthodox Tradition.

No Local Church can be built on superficial, intellectual fantasy, a compromised, disincarnate Halfodoxy, but only on the incarnate Tradition of Orthodoxy, in this case, the Russian Tradition. Failed experiments in France and the USA make this quite clear. Quite simply, a Church which is not rooted in the Russian Orthodox Tradition – in terms of dogmatics (e.g. attitude to ecumenism), monastic and ascetic discipline (fasting and prayer), Orthodox family life (continuity), canon law (clergy canonically ordained), liturgical practice (e.g. ability to celebrate and sing properly, the tradition of confession and communion, modest dress), canonical iconography and calendar is not a Russian Orthodox Church, but only an ism of the Protestant/Catholic/ Anglican/Uniat type, decorated with icons.

Conclusion

All attempts to establish a Russian Orthodox Metropolia of Europe, let alone a new Local Church, have so far failed because of a lack of people who are rooted in the Russian Orthodox Tradition and live throughout Europe. Therefore, there has been a corresponding lack of finance and infrastructure. The Church develops from the bottom, from the grassroots, it is not created top-down by an intellectual elite which has no roots in the Tradition, but only in a liberal, modernistic, philosophical system, dating back to a Russophobic, anti-Incarnational and so anti-Tsardom ideology of the early 20th century. The Church Tradition stands firmly on two legs – family life (the continuity of the incarnate Tradition passed from one generation to the next) and monastic life (monks come from families and live according to the Church Fathers and ascetic teaching).

The Church’s Tradition is thus Trinitarian, based on the Incarnation of the Son (family life) and on the Holy Spirit (ascetic life). The Church develops on these two legs and the Tradition must be kept integrally. The Church will not develop from heterodox interference and contamination, introduced by elderly secularist ideologists or their recent, ill-informed converts from heterodox backgrounds who have not yet integrated the Faith. Today’s Europe is 95% atheist. Paradoxically, it may be that such an unpromising background can bring forth the fruit required for a new Local Church. Only when the heterodox seed of old has died out, can new life spring forth. Just as Russia was once ruled by atheists, so there too new life has sprung up. The same may be true for Western Europe, where so many of our people have come to us in the last generation, new emigres from the former Soviet Union, added to the older layers and generations from the past.

Archpriest Andrew Phillips,
Colchester, Essex, England

7/20 May 2014
St Nil of Sora


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2014 à 14:19 | 12 commentaires | Permalien

A l’occasion du scrutin présidentiel en Ukraine le métropolite Onuphre s’adresse aux fidèles
Le 24 mai 2014 le métropolite Onuphre locum tenens, de la métropole de Kiev (patriarcat de Moscou) a adressé au clergé et aux fidèles le message suivant :

« Le Christ est ressuscité ! Bien aimés en Christ frères et sœurs !

Notre pays vit actuellement des épreuves très pénibles, chaque jour apporte son lot de heurts armés, de morts. Nos compatriotes veulent que prenne fin ce conflit fratricide. Ils aspirent à la concorde sociale, à la réconciliation. Nous nous préparons à l’élection présidentielle du dimanche 25 mai.

L’Eglise ne participe pas à la vie politique du pays. Nous ne nous prononçons pas pour aucun des candidats en lice. Nous n’appelons pas à soutenir telle ou telle force politique. Nous appelons tous les fidèles de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine à prier de tout leur cœur pour notre pays et pour notre peuple.

Implorons le Christ Sauveur pour qu’il nous assiste à choisir un dirigeant digne et susceptible de trouver, avec l’aide de Dieu, des réponses aux problèmes très difficiles que notre pays se doit de résoudre. Supplions Dieu de nous donner l’intelligence et le courage d’abandonner nos vies peccamineuses et de nous purifier. Ce n’est qu’ainsi le nouveau président sera perçu par nous en tant que serviteur de Dieu par l’intermédiaire duquel le Seigneur ne nous enverra pas son châtiment mais ses grâces et ses dons.

Que le Seigneur, par les prières de Sa Très Saintes Mère et de tous les saints donnés à notre patrie, nous préserve des luttes fratricides et nous accorde la paix, l’entente et le bien-être.
En vérité le Christ est ressuscité !

+ Onuphre, locum tenens de la métropole de Kiev

Pravoslavie i Mir
Traduction "PO"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2014 à 10:46 | 0 commentaire | Permalien

Homélie de Père Boris Bobrinskoy pour le sixième dimanche de Pâques
Ce sixième dimanche de Pâques, nous célébrons le miracle de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ en faveur de l'Aveugle-né

Le Christ est ressuscité !

C’est le dernier miracle évangélique dont nous sommes aujourd’hui les témoins par l’Evangile de Jean. « La lumière du Christ illumine le monde » proclamons-nous en Carême. Cette lumière du Christ révélée par la Résurrection illumine à posteriori toute la vie du Christ. L’évangile de Jean décrit sept "signes" ou miracles du Christ parce qu’ils sont des symboles du sens profond de la venue de Dieu sur la terre et dans le cœur humain. Dans le miracle de la guérison de l’aveugle-né se révèle la grandeur de Dieu, sa gloire et sa sagesse.

La cécité est symbolique du péché qui est avant tout un aveuglement. Le péché crée en nous comme un écran entre Dieu et nous, il crée en nous les ténèbres et une incapacité foncière de voir, à fortiori de communier à la vie divine. Nous ne voyons pas notre propre réalité, notre propre péché. Que l’aveugle soit né aveugle montre qu’il ne s’agit pas d’un aveuglement provisoire mais d’un état durable, ancien, et dont on ne peut espérer la fin, humainement parlant. Mais Jésus précise que cet aveuglement est « Pour que se manifeste la gloire de Dieu », car c’est dans la guérison de cet aveugle qu’il montre sa gloire et non dans les bien-portants qui l’entourent, non dans les pharisiens qui lui reprochent d’agir un jour de sabbat.

Homélie de Père Boris Bobrinskoy pour le sixième dimanche de Pâques
Et cette guérison corporelle de l’aveugle s’accompagne d’une transformation totale et de la conversion du cœur.

Son cœur devient capable de voir Dieu. « Bienheureux les cœur purs, car ils verront Dieu », cette parole des béatitudes se réalise aujourd’hui devant nous, car l’aveugle confesse le Seigneur, proclame sa bonté devant tous ceux qui doutent de lui, il le reconnaît prophète et finalement « Fils de l’homme... ».

Il faut souligner aussi que pour retrouver la vision naturelle comme pour découvrir la vision de Dieu, il faut avoir conscience de sa cécité, se sentir comme l’aveugle-né dans des ténèbres profondes. Tant que nous sommes dans la pseudo-lumière de notre existence quotidienne, un abîme nous sépare de Dieu, et nous ne pouvons pas le franchir, nous ne voulons pas le franchir. Car il n’y a pas de continuité naturelle entre la lumière normale et la lumière de Dieu. Il y a entre elles une frontière. Cette frontière est faite des ténèbres de notre péché, mais aussi des ténèbres - bonnes et bénéfiques, celles-là - de notre repentance. Le péché nous maintient dans la ténèbre vis-à-vis de Dieu et dans le sentiment fallacieux et illusoire que nous sommes dans le bien, dans la certitude, que nous n’avons besoin de rien d’autre que de notre propre lumière. L’homme se croit autosuffisant et chemine sur le chemin de la vie, ignorant qu’il marche en réalité comme un aveugle-né. Il faut donc d’abord atteindre cet abîme, ce fond de nous-mêmes qui nous révèle notre insuffisance. Et c’est une grâce de Dieu qu’au fond de cet abîme, fléchissant douloureusement la tête et les genoux, nous reconnaissions enfin que nous sommes au bout de nos capacités naturelles et que nous avons besoin de Dieu.

Par la grâce de Dieu, car la grâce agit en nous-mêmes à notre insu, l’homme connaît le sentiment douloureux d’être là, de piétiner, de stagner dans sa propre misère, dans sa maladie, dans son aveuglement et son ignorance. Alors il se retourne, il se relève, il se tourne vers la grâce de Dieu, il reconnaît son péché dans la confession, et il remonte vers Dieu et sa lumière. La lumière ne vient peut-être pas tout de suite, il peut connaître un certain temps de solitude et de souffrance, que Dieu lui réserve avant de l’inonder de lumière et de l’abreuver de l’eau de la vie.

Homélie de Père Boris Bobrinskoy pour le sixième dimanche de Pâques
Ainsi l’expérience des ténèbres devient pour le pécheur qui se convertit, se tourne vers Dieu et monte vers la lumière, une expérience nécessaire.

C’est en fait l’expérience concrète de notre indignité d’homme, de notre incapacité foncière à nous tenir debout et à aimer, à agir dans la crainte de Dieu et à faire le bien. Heureusement Dieu ne nous garde pas longtemps dans cet état, car « Dieu est lumière et il n’y a en lui aucune ténèbre » dit saint Jean, et toute l’expérience de l’Eglise est une expérience de lumière : « Gloire à toi qui nous a montré la lumière », disons-nous à matines. La lumière du Christ recouvre et illumine le monde. Et l’Eglise nous offre à nous tous l’expérience vivante de cette lumière, lumière très réelle et en même temps sens intérieur d’évidence de Dieu, de certitude de sa présence et de son amour, de confiance dans la puissance de l’Esprit.

Peu à peu cette lumière grandit en nous par l’alternance des ténèbres et de la lumière, alternance sage et bonne qui est répétée à travers les différents cycles liturgiques, quotidien et annuel. Nous entrons par les vêpres dans la nuit. Cette nuit est le temps du sommeil mais aussi le temps du repentir, et nous remontons avec les matines à la lumière en nous appuyant sur le Soleil de justice. Au cours du Carême et de la Semaine Sainte nous sommes plongés dans les semi-ténèbres favorables au retour sur soi-même, au repentir, à la descente en soi et à la vision de l’état réel de notre cœur. À mesure que la Semaine Sainte s’avance, la lumière grandit et à Pâques la lumière du Christ illuminant toutes choses nous éblouit.

L’aveugle-né guéri sort des ténèbres et reçoit de Jésus la capacité de Le reconnaître, et de confesser à la face de ses ennemis qu’Il est le Fils de l’homme, c’est-à-dire le Messie et, dans la bouche de Jésus, le Fils de Dieu. De même lorsque la lumière du Fils de Dieu pénètre en nous, nous devenons capable de croître à travers le repentir dans la connaissance de Dieu, l’amour du prochain et la proclamation de la lumière du Christ dans le monde.

Crypte de la Cathédrale Saint Alexandre Nevsky 1985

Paroisse Orthodoxe de la Très Sainte Trinité

Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale
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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2014 à 05:04 | 0 commentaire | Permalien

La Divine liturgie dans la paroisse Notre-Dame Joie des Affligés et Sainte Geneviève (Paris)
Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, a officié le 18 mai, cinquième dimanche après Pâques, la Divine liturgie dans la paroisse Notre-Dame Joie des Affligés et Sainte Geneviève. Monseigneur Nestor a été accueilli par l’archiprêtre Gérard de Lagarde, recteur de la communauté francophone du diocèse, ainsi que par l’archiprêtre Nicolas Lossky, le père Nicolas Tikhontchuk, le protodiacre André Chepelov ainsi que par l’archiprêtre Stephen Headley, recteur de la paroisse Saints Etienne et Germain, de Vézelay, les diacres Georges Shisko et Rémy Guerrain.

La liturgie a été officiée en français.

Les archiprêtres Gérard de Lagarde et Stephen Headley se sont vus conférer à l’occasion de Pâques et sur décision du patriarche Cyrille le droit de porter la mitre. L’archiprêtre Nicolas Lossky s’est vu conférer le droit de porter une croix pectorale ornée. Le père Nicolas Tikhontchuk s’est vu décerner le droit de porter un kamèlaukion.

A la fin de l’office Monseigneur Nestor s’est adressé aux fidèles pour leur adresser ses vœux de Pâques.
Lien en russe

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Mai 2014 à 15:57 | 0 commentaire | Permalien

Tout est foncièrement commun à l’Orient et à l’Occident, et tout est différent.
Y. CONGAR

Il est particulièrement réjouissant et réconfortant que la pensée théologique hétérodoxe, en ses meilleurs représentants manifeste un intérêt sincère et profond pour l'étude de l'héritage patristique, la doctrine et les institutions de l'Église ancienne. On doit en même temps reconnaître que dans les relations mutuelles entre théologie orthodoxe et théologie hétérodoxe demeurent beaucoup de problèmes et de divergences d'opinions non résolus. En outre même la coïncidence formelle dans de nombreux aspects de la foi ne signifie pas l'unité authentique, dans la mesure où des éléments de doctrine sont interprétés différemment dans la tradition orthodoxe et dans la théologie hétérodoxe. "Principes fondamentaux régissant les relations de l'Eglise orthodoxe russe avec l'hétérodoxie" § 4.6.


"Europe « latine » et l’Europe orthodoxe" (matériaux pour un livre à venir)
D'après M. Dmitriev Traduit du russe par Élisabeth Teiro
Titres et coupures de Vladimir Golovanow

D’habitude, dans un esprit irénique et œcuménique, on tend à gommer les différences confessionnelles et culturelles entre deux traditions chrétiennes, byzantino-orthodoxe et « latine », d’une façon ou d’une autre...

... Parfois l’on ne les reconnaît pas du tout en tant que différences substantielles. L’image largement répandue de l’orthodoxie est celle d’une religion et d’une Eglise où les rites ont supplanté l’intellect, la théologie et l’éthique ; où le clergé s’est docilement et volontairement soumis au pouvoir séculier ; où l’enseignement du Christ ne fut reçu que superficiellement.

Toutefois, le regard d’un historien des sociétés sur les divergences entre les deux Christianismes est, par la nécessité et la logique du métier historique, différent de l’approche des théologiens et spécialistes en Kirchengeschichte. Historiquement parlant, le problème de l’altérité du Christianisme orthodoxe, par rapport au Christianisme « latin », est d’une importance cruciale. Il n’est pas exclu que précisément les singularités confessionnelles de l’orthodoxie nous procurent la clef pour bien comprendre de nombreuses caractéristiques substantielles de l’histoire byzantine, russe, ukrainienne, biélorusse, bulgare, serbe et roumaine. Il n’est pas exclu non plus que les particularités confessionnelles du christianisme latin nous offrent la clef de la compréhension de nombreuses caractéristiques substantielles de l’histoire occidentale. Ainsi faut il prendre au sérieux la question suivante : en quoi se traduisent les différences du prescrit et du vécu chrétiens dans les cultures « latines » et byzantino-slaves ? Quelle serait la manière adéquate de décrire et de conceptualiser les singularités confessionnelles et culturelles du christianisme « latin » par rapport au christianisme « orthodoxe », et vice versa ?

(…)
ISSUES DE DEUX TRADITIONS PATRISTIQUES DIVERGENTES.

Laissons de côté les spécificités explicites de l’orthodoxie et du catholicisme dans le domaine dogmatique, liturgique et institutionnel (Filioque, purgatoire, primauté et infaillibilité papales, immaculée conception, communion sous une ou deux espèces, célibat, langue des offices, existence ou absence d’ordres monastiques, icônes, etc.) et essayons de prendre en compte ce qui est sous-jacent – certains aspects de l’enseignement des Eglises orthodoxe et catholique sur le salut, la grâce, la vérité et l’autorité... Historiquement, elles sont issues de deux traditions patristiques divergentes.

Il y a un consensus pour considérer Tertullien comme le père de la patristique latine. Après lui vinrent Cyprien de Carthage, Lactance, Hilaire de Poitiers, Marius Victorinus, Ambroise de Milan. Augustin et Jérôme occupent une place particulière dans l’histoire de la patristique en Occident. Leurs successeurs furent Prosper d’Aquitaine, Léon Ier le Grand, Jean Cassien, Vincent de Lérins, Grégoire de Tours, Césaire d’Arles, l’auteur anonyme de la Règle du Maître, Benoît de Nursie, Denys le Petit, Cassiodore, Boèce, Grégoire le Grand et Isidore de Séville . Approximativement à la même époque, la patristique grecque est représentée par d’autres figures. Au premier plan d’entre elles on trouve Clément d’Alexandrie, Athanase le Grand, Cyrille de Jérusalem, Basile le Grand, Grégoire de Naziance, Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome, Cyrille d’Alexandrie, le pseudo-Denys l’Aréopagite, Jean Damascène.

Certes, l’opposition est trop rigide pour être vraie. Denys l’Aréopagite et Jean Chrysostome sont largement lus et sont bien connus dans l’Occident médiéval et moderne. Certains papes du premier millénaire sont reconnus comme pères de l’Eglise en Orient. À partir du XVIIe siècle la théologie orthodoxe subit une profonde latinisation. Au XXe siècle, en Occident, l’on redécouvre la pensée théologique byzantine et byzantino-slave. Et cependant, il n’en reste pas moins que les deux traditions ne se sont entendues et ne s’entendent qu’à grand-peine et avec méfiance. J. Liébart, historien des dogmes, en fait un résumé : « Péché, grâce, liberté : ce sont des réalités présentesà toute la réflexion chrétienne des premiers siècles et exprimées spontanément à peu près de la même manière en Orient et en Occident pendant les quatre premiers siècles.

C’est sur ce terrain néanmoins qu’au début du Ve siècle va se marquer un clivage théologique important entre l’Orient et l’Occident : alors que l’Orient continuera de parler sereinement de l’homme pécheur "divinisé" par la grâce, l’Occident avec Pélage et Augustin, va s’interroger et engager un long débat sur le "péché originel" et sur les rapports de la grâce et de la "liberté" (…) Tandis que la théologie en Orient demeurera préoccupée avant tout de l’inventaire objectif du mystère du salut, c’est la condition et la démarche subjective du croyant, l’expérience existentielle et personnelle de la libération du péché et de l’ouverture à la grâce qui deviennent le terrain du débat et de la réflexion en Occident. Ce "déplacement" de la théologie accompagne, chez un Augustin notamment, une véritable découverte de l’intériorité spirituelle et de la subjectivité (…) Désormais, la théologie latine a ses préoccupations propres, que ne partagera jamais profondément l’Orient ancien. Si l’on ajoute à cela l’effondrement définitif de l’unité de l’Empire romain au Ve siècle et la rupture linguistique (Augustin est le premier des Pères latins de premier plan à ne plus lire couramment le grec), on comprend que les deux traditions (…) vont désormais se différencier nettement» .

Les conséquences de cette divergence entre l’Est et l’Ouest furent considérables. Elles s’exprimèrent dans différentes mentalités religieuses formées par l’éducation chrétienne. Mais jusqu’à aujourd’hui cet état de fait, le plus souvent, n’est pas pris en considération par les historiens. Pour approcher et comprendre les différences de mentalités des cultures orthodoxes et catholiques (de l’Occident chrétien), on est de quelque sorte contraint d’aborder des thèmes qui, au premier regard, paraissent trop subtils pour un historien des sociétés – tels que, par exemple, les effets de la chute sur la nature de l’homme, sur la conditio hominis, sur l’histoire humaine.

CULPABILITÉ OU ASSERVISSEMENT?

En Occident, on le sait parfaitement bien, la théologie de la chute et du péché originel remonte à Saint Augustin, dont la doctrine « est fondée sur le concept de notre responsabilité héritée pour le péché d’Adam (…) La massa damnata de l’humanité déchue est l’objet de la colère divine parce qu’elle est coupable. Elle peut être justifiée par la grâce qui, seule, peut pardonner, puis restaurer en l’homme la capacité naturelle qu’à son âme de contempler l’essence de Dieu. Cette contemplation ne peut se produire qu’outre-tombe : dans la vie présente, l’homme ne peut jamais être autre chose qu’un pécheur pardonné » . Il résulte de la chute que « l’homme se priva des dons de la grâce (…), qu’il perdit sa "justice originelle" ». Il ne s’agit pas seulement d’une erreur ou d’un péché, mais d’un « dérèglement de tout l’ É T A T (mise en relief de L. P. Karsavin) de grâce ». Il résulta de la chute « une désorganisation de toutes les autres forces de l’âme » (Thomas d’Aquin). En particulier, une faiblesse de la volonté, l’incapacité de ne pas pécher... La convoitise, liée à la multiplication de la race humaine, fit que cette corruption substantielle de la nature commença à se transmettre inéluctablement de génération en génération. En quel sens précisément l’homme hérite-t-il du péché d’Adam ? « L’homme détient le péché d’Adam non dans le sens où il "imite" ce péché, non dans le sens qu’il a l’obligation formelle d’acquérir les dons de la grâce, et il ne peut les posséder par la faute d’Adam, mais de la manière la plus réelle qui soit, par le lien r é e l (mise en relief de L.P. Karsavin) qui l’unit à son ancêtre et qui s’exprime par le fait qu’il descend physiquement de lui » .

L’on ne saurait surestimer le poids de cette doctrine dans l’évolution des mentalités religieuses. L’« homme du Moyen Age » corrélait d’une manière ou d’une autre toute son activité avec son idée du péché et de ce qui est peccamineux... En particulier, à travers la pastorale, la liturgie, l’art chrétien, l’Eglise rappelait constamment qu’aucune justification de l’homme ni rapide ni irrévocable n’était possible. La justification se conçoit comme un long et pénible processus dont il est, en principe, impossible de sortir vainqueur par ses propres forces. Tout ceci eut des conséquences, qui ont été lucidement présentées, par exemple, dans l’ouvrage célèbre de Jean Delumeau .

L’orthodoxie byzantine élaborait cette problématique autrement. Comme l’écrit J. Meyendorff, « avant tout, la relation authentique entre Dieu et l’homme est conçue par les Pères orientaux d’une manière qui diffère de la ligne de pensée inaugurée par saint Augustin ». « L’existence de l’homme comme créature de Dieu n’est pas conçue comme une existence fermée : l’homme a été créé pour avoir part à la vie de Dieu, pour être avec Dieu ». L’homme « participe à la qualité qui appartient en propre à Dieu seul : l’immortalité. En d’autres termes, ce qui fait que l’homme est un homme, et non une bête, c’est sa faculté, originellement établie par Dieu, de participer à l’immortalité de Dieu, au pouvoir de Dieu sur les autres créatures, et même au pouvoir créateur de Dieu ». Comme le souligne J. Meyendorff, « on voit immédiatement ici que les problèmes de la grâce et de la nature se posent d’une tout autre manière que dans la tradition augustinienne : la grâce n’est pas un don créé, conféré comme un donum superadditum (…) C’est la vie divine elle-même communiquée à l’homme qui a été créé dans le but de la recevoir et d’y participer et qui, s’il est privé de la grâce, perd l’intégrité de sa propre nature ». « La chute de l’homme, c’est d’avoir préféré rivaliser avec Dieu (…) au lieu de participer à ses dons (…) Il n’est pas question (…) d’une culpabilité transmise à la race humaine à travers le péché d’Adam. Ce dont la nature humaine tout entière a hérité, c’est l’asservissement à la mort et à la corruption » .

L’ENSEIGNEMENT DU SALUT

En ce qui concerne la doctrine du salut, de nombreux chercheurs (dont J. Meyendorff) imputent au catholicisme un juridisme excessif dans l’approche de cette question. La tradition de la compréhension du salut comme justification quasi juridique fut fondée par Tertullien et Augustin, puis développée par Anselme de Canterbury. Anselme élabora le dogme de la « satisfaction », du « contentement » que l’homme doit procurer à Dieu pour ses péchés. La pratique des indulgences en est le résultat ultime.

Cette sotériologie catholique médiévale « crée une représentation persistante d’un formalisme juridique du dogme catholique » – ce que L.P. Karsavin, à la différence de nombreux auteurs orthodoxes, rejette catégoriquement. Pour lui l’essentiel du catholicisme, dans ce domaine, réside dans la volonté de mettre en pratique les normes de l’Evangile («nous ne craignons pas de mettre une fois encore l’accent sur « l’esprit pratique [et non "juridique" – M.D.] du catholicisme » ). Il reconnaît cependant que dans la tradition catholique médiévale Dieu apparaît avant tout comme un juge – qui plus est absolument équitable. Ici, le catholicisme fait face à un paradoxe : si l’on aborde cette conception de Dieu de façon exclusive, si Dieu n’est que « l’infatigable comptable de nos péchés », alors se brise le lien qui unit l’homme à Dieu, parce que même Dieu se révèle limité dans son propre pouvoir. Implorer son pardon devient absurde, car « on ne peut faire fléchir celui qui est juste ». Ce paradoxe complique extraordinairement l’enseignement catholique du salut. Il se révèle lié à des antinomies prononcées qui, superficiellement, apparaissent comme des « sacrilèges » .

Karsavine était presque seul, parmi les théologiens orthodoxes, à mettre en doute le « juridisme » de la sotériologie catholique. Le futur patriarche Serge (Stragorodskij) a consacré sa thèse précisément à ce thème. Il mettait l’accent sur les caractères spécifiques de l’enseignement orthodoxe du salut .

Quoi qu’il en soit, dans la théologie orthodoxe le salut est pensé autrement qu’en Occident. « Le dogme catholique interpose entre Dieu et l’homme la catégorie supplémentaire de la grâce, en l’interprétant (avec une étude formelle et logique approfondie et considérable) comme une manifestation purement phénoménale de la divinité, extérieure à son essence nouménale (…) A contrario, l’orthodoxie pense la grâce comme la révélation immédiate du divin en l’humain au sujet de la laquelle il ne peut être question de limite entre le nouménal et le phénoménal » . Du point de vue de la tradition orthodoxe, « la chute et la rédemption ne se sont pas déroulées d’une manière abstraite, juridique, utilitaire (…) mais se sont jouées comme un drame à trois partenaires : Dieu, l’homme et Satan. Au lieu du thème augustinien d’une culpabilité héritée, les Pères (grecs – M.D.) – puisque seuls les péchés personnels suscitent la culpabilité – parlent d’un pouvoir de mort et de corruption, le pouvoir d’une personne, le Démon » .

LA DÉIFICATION

Cette divergence entre les deux théologies est intimement liée à une autre très importante particularité de la tradition normative de l’Eglise orthodoxe, dont la portée est bien souvent sous-estimée par les historiens du christianisme, – l’enseignement sur la déification. « L’idée de la déification, si éloignée de l’eudémonisme banal, était le point central de la vie religieuse de l’Orient chrétien, autour duquel tournaient toutes les questions de dogmatique, d’éthique, de mystique» . Comme l’explique Y. Congar, des les débuts « les Grecs ne sont pas orientés vers une élaboration de l’image du corps dans le sens corporatif ou sociologique, ni vers la catégorie de grâce capitale à laquelle le XIIe siècle latin donnera une telle attention. Leur considération du corps mystique demeure, pourrait-on dire, dans les limites de la christologie et d’une théologie de la grâce déifiante des sacrements, sans se développer en ecclésiologie proprement dite; elle se ressent du fait que leur synthèse théologique et leur sotériologie sont dominées par l’idée de déification, elle-même liée à une anthropologie surnaturelle assez différente de celle que l’Occident a hérité de saint Augustin »

Ensuite, depuis s. Anastase, s. Grégoire de Nazianze, s. Cyrille d’Alexandrie, « la théologie orientale a son assise la plus ferme dans le grand principe de sotériologie : il est devenu ce que nous sommes afin que nous devenions ce qu’il est; ce qui n’est pas assumé n’est pas sauvé, mais ce qui est assumé est sauvé. Cette sotériologie elle-même suppose une conception de la déification et des rapports de ce que nous appelons la nature et la grâce – assez différente de celle qui commande la construction théologique latine des mêmes mystères. Cette construction latine repose sur une distinction de la nature et de la grâce, dont les catégories et le vocabulaire sont étrangers à la théologie grecque. Celle-ci attache son attention à une divinisation de la nature défigurée ou déformée par le péché, et cette divinisation consiste à rendre à la nature humaine la ressemblance de l’image de Dieu qu’elle est foncièrement, et la condition divine d’immortalité. Or cela, l‘Incarnation le réalise par le fait même qu’en Jésus, Verbe fait chair, la nature humaine est sanctifiée, pleinement reformée à la ressemblance parfaite de Dieu, par le contact avec la nature divine, immortelle et glorieuse. L’œuvre de l’Eglise consiste dès lors à transformer à son tour la nature humaine individuée dans les personnes que nous sommes, à l’image de celle du Christ et par le contact de celle du Christ, ce qui s’opère principalement par les mystères (sacrement) qu’elle célèbre et en particulier le baptême et l’eucharistie; mais aussi par l’ascèse dont la vie monastique est mise en oeuvre idéale » .

A cet égard, la tradition orthodoxe se distingue radicalement de la catholique. Conformément aux conceptions de la déification, « l’homme peut s’imprégner des énergies divines et s’unir à Dieu. Cette union constitue précisément l’essence de la sainteté. Dans ses formes primitives, la doctrine de la déification se développe dans la théologie byzantine dès la période comprise entre les deux premiers conciles œcuméniques dans les écrits de saint Athanase le Grand et des Pères cappadociens (saint Basile le Grand, saint Grégoire de Naziance et saint Grégoire de Nysse) (…) [Elle] connut un essor décisif dans les œuvres de Maxime le Confesseur. Maxime écrit sur la prédestination originelle à la déification que possède la nature humaine (…) Cette prédestination est inscrite dans le principe inné de l’homme, dans sa raison naturelle (…) Cependant, le moyen d’existence de l’homme peut entrer en contradiction avec sa raison naturelle, le péché originel était la manifestation de cette contradiction (…) En suivant le Christ et en accordant sa volonté à la raison naturelle, l’homme prend part à la Divinité. Le moment ultime de ce mouvement est bien la déification » .

L’ORIENT A BESOIN DE NE PAS DÉFINIR

Du point de vue occidental, rationnel et savant, on peut porter de nombreuses récriminations logiques, scripturaires, rationnelles à l’encontre des doctrines orthodoxes du péché, de la grâce et du salut. C’est assez évident de notre point de vue d’aujourd’hui, c’est-à-dire de l’époque ou il est devenu normal et « naturel » de penser à la cartésienne. Mais pourquoi la pensée orthodoxe, la pensée raffinée des Byzantins, restait-elle si peu soucieuse de la cohérence rationnelle de ses conceptions ? Pourquoi assumait-t-on assez facilement les antinomies et les paradoxes qui découlent de la manière byzantine d’approcher cette thématique ? Il semble que le type même de la rationalité dont la culture orthodoxe des Grecs et des Slaves s’est imprégnée, était différent de celui du monde « latin ». Et comme dans le domaine de l’anthropologie et de la sotériologie, c’est l’enseignement d’Augustin qui entretient la prise de distance.

La lutte avec le dualisme manichéen « amenait Augustin à identifier Dieu avec une essence rationnellement concevable, celle du Bien suprême. En développant son système, Augustin n’a pas ignoré, bien entendu, l’idée biblique d’un Dieu essentiellement transcendant (…) mais cette transcendance de Dieu lui parut relative à la déficience de la créature, plus précisément de la créature déchue : Dieu est invisible, incompréhensible, inconnaissable, parce que l’homme ne possède pas la vision qui pourrait le voir, l’intelligence qui pourrait le comprendre, la connaissance qui pourrait le connaître. Néanmoins, avec l’aide de la grâce, il est capable de développer sa capacité naturelle de connaître Dieu. Cette capacité c’est, pour Augustin, le sensus mentis – un sens intellectuel – qui, par nature, appartient seulement à l’âme, et qui a la faculté de connaître l’essence de Dieu » .

J. Meyendorff insiste sur le fait que les voies de l’enseignement théologique orthodoxe sur ces questions sont totalement différentes. « La transcendance divine ne s’explique pas, comme chez Augustin, par les limitations de notre état déchu ou les imperfections de notre existence corporelle (…) Dieu, dans son Etre véritable, est au-delà de toute réalité créée ; il garde une entière liberté dans ses rapports avec le monde créé, et aucune créature ne pourra jamais le posséder ou le voir. Voilà ce que veut exprimer la théologie radicalement négative, ou apophatique, des Pères » .

A cet égard J. Meyendorff serait bien d’accord avec le dominicain Y. Congar. L’une des particularités de l’Occident, du « tournant décisif » entre la fin du XIe et celle du XIIe siècle, c’est le passage « d’un régime de tradition, qui s’accorde si bien avec un statut de perception synthétique, à un régime scolaire, universitaire, de mise en question et de recherche personnelle, qui s’accorde avec l’analyse. L’Orient suit un régime de tradition, et on a pu indiquer comme l’une des différences principales des peuples orthodoxes, le fait qu’ils ne sont pas formés, comme les Latins, par l’école. » Les Latins ont créé une nouvelle science, « mais cette science est demeurée étrangère à l’Orient qui, n’ayant pas eu de scolastique, ne connaîtra non plus ni la Réforme, ni le rationalisme : les trois grands facteurs en raison desquels le catholicisme moderne a modelé son visage. Aussi l’Occident est allé vers un genre de connaissance analytique, de type, en somme, rationnel. Il a besoin de définir le contour exact des choses, de les voir pour ainsi dire l’une en dehors de l’autre ». La très belle formule du père Congar est particulièrement révélatrice: « autant les Latins en général, Rome surtout... ont besoin de définir, autant l’Orient a besoin de ne pas définir » .

Ainsi que l’écrit un autre auteur, « la réalité que les croyants orthodoxes désignent par le terme "Dieu" apparaît donc comme ce qui est derrière, devant et au-delà de toute expérience de la vie ; "Dieu" est la réalité qui donne à l’existence sa cohésion ultime faisant d’elle un tout vécu globalement avant d’être analysé dans ses parties ». C’est pourquoi dans l’orthodoxie il n’existe pas de différences entre mystique, théologie et poésie ; entre les expressions par les mots et par les images ; entre la pensée et l’action .

En concluant cet excursus dans les matières purement théologiques, ne faudrait-il pas reconnaître, avec Y. Congar, que « tout est foncièrement commun à l’Orient et à l’Occident, et tout est différent » ?

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M. Dmitriev. "Europe « latine » et l’Europe orthodoxe" (matériaux pour un livre à venir)
Traduit du russe par Élisabeth Teiro
Titres de Vladimir Golovanow
Source:http://gs.refdt.ru/docs/1300/index-287167.html

Mikhaïl Dmitriev est professeur d’histoire à l’Université Lomonossov de Moscou depuis 1994. Il est spécialiste de l’histoire religieuse et politique des territoires russe, ukrainien et polonais. Ses recherches portent sur les dissidents, les réformes et les rapports entre les groupes religieux et les structures politiques entre le XIVe siècle et le XVIIe siècle. Il est professeur invité dans de nombreuses universités au Canada, en Pologne, en Hongrie, en Allemagne et en France (Paris, EPHE, IVe Section, Montpellier, Le Mans). http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RHIS_093_0645
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Notes de l'auteur
Cette liste de succession des Pères occidentaux est proposée dans l’article de J. LIÉBART, « Patrologie», in Catholicisme. Hier-Aujourd’hui-Demain, t. X, Paris, Letouzey et Ané, 1985, col.838-840.
Idibem, col.849.
J. MEYENDORFF, Orthodoxie et Catholicité, Paris, Seuil, 1965, p.110-111.
L.P. KARSAVIN, Katoličestvo, Petrograd, 1918, p.72-74.
J. DELUMEAU, Le péché et la peur. La culpabilisation en Occident. XIIIe-XVIIIe siècles, Paris, Fayard, 1983.
J. MEYENDORFF, op.cit., p.115-117.
L.P. KARSAVIN, op.cit., p.56.
L.P. KARSAVIN, op.cit., p.67, passim.
SERGIJ (STRAGORODSKIJ), archimandrit, Pravoslavnoe učenie o spasenii. Opyt raskrytija nravstvenno-sub"ektivnoj storony spasenija na osnovanii Sv. Pisanija i tvorenij svjato-otečeskich, Kazan’, 1898.
S.S. AVERINCEV, « Pravoslavie », in Filosofskaja enciklopedija, t.IV, Moscou, 1967, p.334.
J. MEYENDORFF, op.cit, p.117.
I.V. POPOV, Ideja oboženija v drevnevostočnoj cerkvi, Moscou, 1909, p.51.
Y. CONGAR, « Conscience ecclésiologique en Orient et en Occident du VIe au XIe siècle », in Istina 6 (1959), p. 193
Y. CONGAR, op. cit., p. 194.
V.M. ŽIVOV, Svjatost’. Kratkij slovar’ agiografičeskih terminov, Moscou : Gnosis, p.70-71.
J. MEYENDORFF, op.cit., p.110.
Ibidem, p.115-116.
Y. CONGAR, Neuf cents ans après. Notes sur le “Schisme oriental”. Chevetogne, 1954. P. 43
Y. CONGAR, op. cit., p. 43-45.
B. SARTORIUS, L’Eglise orthodoxe, Paris, 1968, p.66, passim.
Y. CONGAR, op. cit., p. 48.




Rédigé par Vladimir Golovanow le 23 Mai 2014 à 09:27 | 11 commentaires | Permalien

Les évènements d’Ukraine ont détourné l’attention de la communauté internationale du problème global des persécutions contre les chrétiens, qui ne cessent de se répandre dans de nombreux pays du monde, en particulier au Moyen Orient et en Afrique. Un chrétien sur quatre est aujourd’hui victime de discrimination. Les chrétiens sont chassés des terres de leurs ancêtres, lésés dans leurs droits, enlevés, tués à cause de leur foi. Dans une interview avec Olga Lipitch, journaliste de RIA « Novosti », le métropolite Hilarion de Volokolamsk parle de l’ampleur de ce drame historique, de ses causes, des moyens d’empêcher une escalade de la violence, d’aide accordée par l’Église orthodoxe russe et de la Russie aux chrétiens persécutés de Syrie et d’autres pays.

RIA- Depuis plusieurs années, nous entendons les représentants des Églises diffuser des informations inquiétantes sur la diminution de la population chrétienne au Moyen Orient et en Afrique du Nord.

Ce thème a été discuté pendant les célébrations du 1025e anniversaire du baptême de la Russie à Moscou, Kiev et Minsk par les chefs des Églises orthodoxes, pendant l’Assemblée générale du Conseil œcuménique des Églises en Corée et lors de la rencontre panorthodoxe de mars à Istanbul. Y a-t-il eu quelques progrès sur ce dossier ?

Mgr Hilarion de Volokolamsk - Le christianisme reste la religion la plus persécutée du monde. Suivant les dernières statistiques, depuis 2007, le nombre de pays où les chrétiens subissent des persécutions a doublé : de 24 pays en 2004, on est passé à 47 à la fin de 2012. Aujourd’hui, un chrétien sur quatre subit des discriminations à cause de sa foi. Le problème des pressions contre les minorités religieuses est d’une brûlante actualité dans certaines régions.

L’une des régions les plus problématiques est le Moyen Orient, berceau du christianisme. Nous voyons que les extrémistes y ont acquis de l’influence, tandis que les minorités religieuses subissent non seulement des discriminations et des pressions, mais parfois également des persécutions de grande ampleur.

Le fondamentalisme et l’extrémisme s’armant de slogans religieux se propagent d’un pays à l’autre. On ne peut déjà plus parler des actes de discrimination des minorités religieuses comme d’incidents localisés : nous sommes en présence d’une tendance qui s’est affirmée dans de nombreux pays. Nous sommes témoins de l’exode massif des chrétiens quittant le Moyen Orient.

Pour cette raison, les leaders chrétiens dénoncent de plus en souvent les actes de persécutions contre les chrétiens. La déclaration des chefs des Églises orthodoxes locales réunis à Istanbul en mars a eu une grande importance.

Dans nos contacts avec les représentants de l’islam, nous nous efforçons de leur communiquer notre préoccupation devant les faits de pressions contre les chrétiens par des gens qui agissent au nom de slogans musulmans. Il y a à peine quelques jours, nous avons eu une réunion ordinaire du groupe de travail commun entre l’Église orthodoxe russe et la Direction des affaires religieuses de Turquie. Le thème principal de cette réunion a été la situation des minorités religieuses dans le monde. Le chef de la délégation a convenu que les problèmes de l’extrémisme religieux et de terrorisme étaient très aigus et constituaient une menace aussi bien pour les chrétiens, que pour les musulmans. Nos partenaires turcs ont dit comprendre notre inquiétude sur le sort des chrétiens du Moyen Orient.

RIA- Comment se manifestent généralement les atteintes aux droits des chrétiens ? Est-il vraiment dangereux pour eux de rester dans les pays du Moyen Orient et d’Afrique ? Pourquoi beaucoup restent-ils malgré les menaces ?

Mgr Hilarion de Volokolamsk - Des persécutions sans précédent touchent actuellement les chrétiens du Moyen Orient. La diffusion rapide du terrorisme et de l’extrémisme religieux a provoqué dans certains pays un véritable génocide des chrétiens. Nous recevons régulièrement des informations sur la profanation ou la destruction d’églises chrétiennes, sur l’enlèvement d’un prêtre, sur la décapitation d’un chrétien. On découvre des fosses communes de chrétiens assassinés, des familles chrétiennes sont chassées de leurs maisons ou soumises à un impôt, un quartier chrétien a été pillé. Les extrémistes se sont donnés pour objectif de chasser définitivement les chrétiens de leurs lieux de vie en utilisant la terreur ou l’extermination physique. Beaucoup de chrétiens du Moyen Orient, craignant pour leur vie, ont été forcés de fuir dans d’autres pays....SUITE

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"Ces actes antichrétiens et antimusulmans sont attribués à des activistes religieux d'extrême droite, au nom du «prix à payer".

Pneus crevés, graffitis blasphématoires ou racistes, évêque menacé de mort: l'Église catholique de Terre sainte a haussé le ton ce week-end après la récente série d'actes antichrétiens, mais aussi antimusulmans, perpétrés à Jérusalem ainsi que dans le nord d'Israël. Ces dégradations, imputées à des extrémistes juifs, «empoisonnent l'atmosphère de coexistence et de coopération, tout spécialement à deux semaines de la visite du pape François», a déploré Mgr Fouad Twal. «Le gouvernement doit s'inquiéter parce que cela nuit à l'image d'Israël à l'étranger», a en outre estimé le patriarche latin de Jérusalem, qui dénonce la passivité de l'État hébreu et l'impunité dont bénéficient, selon lui, les fauteurs de troubles!

Ces actes de vandalisme, en nette recrudescence depuis le début de l'année, s'inscrivent dans la tradition du «prix à payer» exigé depuis 2008 par les colons radicaux et autres activistes religieux d'extrême droite. En s'attaquant ainsi aux biens des populations palestiniennes de Cisjordanie et arabes d'Israël, ils prétendent se faire réparation des limites imposées par l'armée à leur entreprise de colonisation. Un phénomène que le département d'État américain, symbole marquant, vient pour la première fois d'évoquer dans son rapport annuel sur le terrorisme.....SUITE Le Figaro

Vandalisme anti-chrétien - 18 Résultats pour votre recherche

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Mai 2014 à 07:13 | 5 commentaires | Permalien

Site de l'OLTR - Editorial  de Mai 2014 "Foi en l'Eglise"
Chers amis,
Nous vous informons que le nouvel éditorial de Mai 2014, signé du président, vient d’être publié et proposé à la une du site de l’OLTR le texte intitulé "Foi en l'Eglise"


Il y a une manière de voir l’Eglise du Christ comme une institution humaine plongée dans des intrigues de pouvoir ou d’argent. C’est, en général, la manière qu’adoptent les personnes extérieures à l’Eglise et particulièrement celles qui, dans les medias non religieux, sont chargées de commenter l’actualité religieuse. C’est aussi, souvent, la maniére qu’adoptent les ennemis de l’Eglise qui joignent à cette particularité l’art de présenter les choses de façon à déconsidérer l’Eglise. Personnellement, je considère que le site Credo.ru est une bonne illustration de cette dernière catégorie.

Mais nous qui voulons appartenir à l’Eglise, nous devons nous aussi être sur nos gardes. Suivant nos orientations politiques ou nos convictions ecclésiales, il nous arrive aussi de considérer certains hiérarques ou certaines Eglises territoriales avec une telle hostilité qu’il nous semble qu’elles ont trahi le Christ et qu’elles ne représentent que des hommes assoiffés de pouvoir et remplis d’orgueil.

L’extrême limite de telles attitudes se trouve dans le sectarisme qui arrive lorsqu’un groupe restreint de chrétiens s’imagine que tous les autres ont cessé d’appartenir à la vraie Eglise, pour une raison ou une autre qui leur paraît gravissime, mais est, en général, très formelle ou futile. Nous connaissons, malheureusement, près de nous de tels cas, par exemple ceux qui sont liés au retour de l’Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontière au patriarcat de Moscou.

Lorsque nous adoptons cette attitude, nous refusons de croire « en l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique »

Ceci ne veut pas dire que nous ne devons pas défendre la vraie foi quand nous pensons qu’elle est menacée. Mais nous devons toujours le faire avec humilité et écoute des autres. Car l’Eglise est conciliaire et ce qu’il faut craindre le plus c’est de s’en séparer. Essayons, donc, de ne pas adopter entre nous des attitudes propres aux ennemis de l’Eglise.

Séraphin Rehbinder
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Le texte intitulé "Foi en l'Eglise" est disponible à la une du site OLTR

OLTR - WEB-MASTER
Mai 2014 - Jour de la Fête de l'Orthodoxie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Mai 2014 à 10:31 | 0 commentaire | Permalien

Officiellement, la République populaire de Chine (RPC) est un pays athée. Mais les communautés chrétiennes se sont beaucoup développées depuis que les temples et les églises ont commencé à rouvrir, après la mort du président Mao en 1976 qui a marqué la fin de la Révolution culturelle. La Chine pourrait devenir non seulement la plus grande économie du monde, mais aussi le pays comptant le plus grand nombre de chrétiens parmi ses 1,3 milliard d'habitants.

Pour Fenggang Yang, professeur de sociologie à l'Université Purdue (Indiana) et auteur de Religion en Chine : survie et renaissance sous le régime communiste, « la Chine est appelée à devenir le plus grand pays chrétien du monde très bientôt ». La communauté protestante chinoise, qui comptait seulement un million de membres en 1949, a déjà dépassé en nombre celles de pays plus communément associés au boom évangélique....SUITE

La famille Doubinine – des Chinois d’origine russe

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Mai 2014 à 07:46 | 1 commentaire | Permalien

Un des temps forts de cette veillée de prière pour la préparation du pèlerinage en Terre Sainte du Pape François et de sa rencontre avec le Patriarche Œcuménique de Constantinople Bartholomée 1er, fut la récitation commune d’une seule voix de la prière du Notre Père. Cette veillée était co-présidée par Son Eminence le Cardinal André VINGT-TROS, Archevêque de Paris et par Son Eminence, le Métropolite Emmanuel, en présence de la Sainte Couronne d’épines.

Participaient également côté catholique, le Nonce Apostolique, ainsi que Mgr Nasser GEMAYEL, évêque du diocèse de l’Eglise maronite en France, et côté orthodoxe, Mgr Nestor (PM) et Mgr Job

De nombreux prêtres catholiques du diocèse de Paris ont pris part à la célébration en présence de prêtres orthodoxes de différentes juridictions. La Chorale de la Cathédrale Saint Alexandre-Nevsky et le chœur orthodoxe byzantin ont participé aux chants de cette veillée.

Par ailleurs, selon le site du diocèse du Patriarcat Œcuménique aux Etats Unis, la délégation officielle qui accompagnera Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée en Terre Sainte est composée des dignitaires suivants :

Son Eminence l’Archevêque Démétrios d’Amérique / Son Eminence le Métropolite Gennadios d’Italie / Son Eminence le Métropolite Jean de Pergame / Son Eminence le Métropolite Iakovos des iles des Princes / Son Eminence le Métropolite Emmanuel de France / Son Eminence le Métropolite Gennadios de Sassime / Son Eminence l’Archevêque Job de Telmessos / Le Révérend Archimandrite Bartholomée Samaras, le secrétaire en chef du Synode / Le Révérend Maximos Vgenopoulos, Archidiacre / Le Révérend Andreas Sofianopoulos, Diacre / Mr. Theodore Angelopoulos, Le Grand Logothete/ Mr. Muhtar Kent.

Lien AEOF

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Mai 2014 à 11:17 | 18 commentaires | Permalien

Une célébration solennelle a eu lieu le 6 mai dernier à la paroisse Saint Georges de Valence le jour de la fête patronale
Le 6 mai, jour où l’on commémore le Mégalomartyr Georges le Triomphateur, Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, a présidé à Valence aux festivités à l’occasion de la fête patronale de la communauté locale de l’Eglise Orthodoxe Russe.

La célébration solennelle de la liturgie divine s’est déroulée dans la cathédrale de la Dormition de l’archidiocèse catholique de Valence où sont conservés la dextre (main et avant-bras) du Mégalomartyr Georges le Triomphateur, une parcelle de la Sainte Croix du Christ de même que le soi-disant « Saint Graal », calice de la Sainte Cène reconnu plus tôt comme authentique par les autorités officielles du Vatican.

Avant le début de l’office, le conservateur de la sacristie de la cathédrale de Valence a sorti le reliquaire d’argent avec la main du Mégalomartyr Georges. Après cela les reliques ont été placées sur un autel dans la sacristie de la cathédrale et c'est sur cet autel qu'a été célébrée la liturgie orthodoxe.

Une célébration solennelle a eu lieu le 6 mai dernier à la paroisse Saint Georges de Valence le jour de la fête patronale
L’archiprêtre Serge Prossandéyev, recteur de la communauté de Valence et l’archiprêtre Yaroslav Dybatch, recteur de la communauté de la Nativité de la Vierge Marie de Torrevieja ont concélébré avec Monseigneur Nestor. Ils étaient accompagnés par l’archidiacre Théophile (Bogolioubov) de la province de Sarna et le diacre Georges Chechko.

Des pélerins venus de Torrevieja et d’autres villes d’Espagne se sont joints en prière aux paroissiens de la communauté de Valence dédiée au Mégalomartyr Georges.

Après la prière finale, Monseigneur Nestor s’est adressé au clergé, aux paroissiens et aux hôtes de cette célébration avec un message pastoral dans lequel il les a congratulés avec la grande fête de la Résurrection du Christ et la fête patronale.

Après la fin de la liturgie ont été chantés les cantiques de louange en l’honneur du Mégalomartyr Georges le Triomphateur à la suite desquels l’évêque à béni tous les assistants avec les reliques du saint.

Ensuite les fidèles ont eu la possibilité de s’incliner devant les reliques d’un saint de Lidda en Palestine et devant la parcelle de la Croix Vivifiante du Christ qui avaient été amenées à la cathédrale de Valence en provenance de Constantinople..

Par la suite, son Excellence, les membres du clergé et les paroissiens ont visité l’exposition du musée de la cathédrale de Valence ainsi que sa salle capitulaire où est conservé le célèbre Calice de Valence (voir photo ci-dessous) que l’on suppose être celui que Jésus Christ a utilisé pour la première Eucharistie dans la maison de Sion.

Le même jour dans la soirée, son Excellence a rejoint Paris.

Album photos
Traduction Marie Gestkoff



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Mai 2014 à 10:02 | 3 commentaires | Permalien

L'Eglise copte orthodoxe d'Alexandrie a explicitement demandé à tous ses prêtres de ne pas soutenir directement de candidats lors des prochains rendez-vous électoraux, les 25 et 26 mai.

A tous les prêtres coptes orthodoxes d’Alexandrie a été explicitement demandé de ne pas soutenir directement de candidats lors des prochains rendez-vous électoraux, limitant le rôle de l’Eglise à une œuvre de sensibilisation concernant l’importance de la participation à la vie politique du pays et la non désertion des urnes. C’est ce qu’a indiqué à des sources locales, consultées par l’Agence Fides, le Père Royce Morcos, porte-parole de l’Eglise copte orthodoxe d’Alexandrie.

Concrètement, les prêtres se sont vus demander de ne pas donner d’indications de vote aux fidèles et de ne pas recevoir de candidats dans les églises et Paroisses, les rencontres de courtoisie avec l’ensemble des candidats qui le demandent, sans exception, devant avoir lieu seulement au Patriarcat et être gérées par des représentants patriarcaux délégués à cet effet. Il a été suggéré à tous de manifester la participation des communautés ecclésiales au moment critique que traverse le pays surtout au travers de la prière pour la paix et la prospérité de l’Egypte. Ainsi se concrétisent les orientations générales déjà exprimées par le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II qui avait récemment exclu tout ralliement officiel de l’Eglise copte orthodoxe à l’un ou l’autre des deux candidats aux élections présidentielles égyptiennes prévues pour les 25 et 26 mai. Suite Kipa/Apic

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Mai 2014 à 20:16 | 0 commentaire | Permalien

En anglais le cas Meriam Yehya ainsi que la pétition à signer

N'hésitez pas!

"Le destin suspendu de Meriam Yahia Ibrahim Ishag, condamnée à mort au Soudan pour apostasie"

Elle n'a pas voulu céder ni renoncer à sa foi. Une jeune chrétienne a été condamnée jeudi 15 mai à la peine de mort par pendaison pour apostasie au Soudan, provoquant la colère des Etats-Unis et du Royaume-Uni. L'espoir pour cette jeune femme c'est que si les peines de flagellation sont souvent exécutées au Soudan, la peine de mort l'est rarement.

Née d'un père musulman, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été condamnée en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan depuis 1983 et qui interdit les conversions sous peine de mort! "Nous vous avions donné trois jours pour abjurer votre foi mais vous avez insisté pour ne pas revenir vers l'islam. Je vous condamne à la peine de mort par pendaison", a déclaré le juge Abbas Mohammed Al-Khalifa à l'adresse de la jeune femme, voilée et vêtue d'une robe traditionnelle soudanaise, qui est restée impassible.

Avant le verdict, un chef religieux musulman avait en vain cherché à la convaincre à retourner à l'islam, mais elle a avait dit calmement au juge: "Je suis chrétienne et je n'ai jamais fait acte d'apostasie".

Durant ce procès devant la cour criminelle de Haj Yousef, une banlieue de Khartoum où vivent de nombreux chrétiens, Mme Ishag, mariée à un chrétien du Soudan du Sud, a également été condamnée à 100 coups de fouet pour "adultère". Selon l'interprétation soudanaise de la charia (loi islamique), une musulmane ne peut épouser un non musulman, et toute union de ce type est considérée comme un "adultère".....SUITE TV5

В интернете собирают подписи в защиту Мериам, приговоренной к смерти за Христа

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Mai 2014 à 10:53 | 14 commentaires | Permalien

V.G.
Je me suis aperçu avec surprise que ce message n'est pas accessible en français. Je vous en propose donc cette traduction à partir du texte anglais disponible ICI

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Par la Grâce de Dieu, les primats des très saintes Églises orthodoxes autocéphales, aux fidèles orthodoxes du monde entier, à tous nos frères et sœurs chrétiens et à tous les hommes de bonne volonté, nous transmettons la bénédiction de Dieu et notre salutation d’amour, de paix de consolation.

« Nous rendons continuellement grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous rappelant sans cesse l'œuvre de votre foi, le travail de votre charité, et la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus Christ, devant Dieu notre Père.» (I Thess. I. 2-3).

1. Étant rassemblés par la grâce de notre Dieu compatissant, à l’invitation de l’archevêque de Constantinople et patriarche œcuménique Bartholomée au Phanar, du 6 au 9 mars 2014, nous avons délibéré dans l’amour fraternel au sujet des problèmes préoccupant aujourd’hui notre très-sainte Église; et concélébrant dans la très-vénérable église patriarcale de Saint-Georges en cet glorieuse occasion du Dimanche de l’Orthodoxie, nous nous adressons à vous avec ces paroles d’amour, de paix et de réconfort.

Comme notre Eglise orthodoxe une, sainte, catholique et apostolique est dans le monde, elle connaît également les difficultés de chaque époque. Fidèle à la sainte Tradition, l'Église du Christ est en dialogue constant avec chaque âge, souffrant avec les humains et partageant leur angoisse. Car " Jésus Christ est le même hier, aujourd'hui et dans les siècles » (He 13.8).

Les épreuves et les défis de l'histoire sont particulièrement aigus de nos jours et les chrétiens orthodoxes ne peuvent pas rester en dehors ou indifférents. C'est pourquoi nous nous somme réunis "en un même lieu" (Actes 2.1) afin de réfléchir sur les problèmes et les tentations actuelles de l'humanité. "Il y a luttes au dehors et craintes au dedans" (2 Cor. 7.5) Ces mots apostoliques sont également valables pour l'Eglise d'aujourd'hui.

2. En réfléchissant à la souffrance partout dans le monde, nous exprimons notre soutien pour le martyre et notre admiration pour le témoignage des Chrétiens au Moyen-Orient, en Afrique et ailleurs dans le monde. Nous appelons à prendre en compte leur double martyre: pour leur foi ainsi que pour la sauvegarde de leur relation historique avec les représentants d'autres convictions religieuses. Nous dénonçons l'absence de paix et de stabilité qui incite les chrétiens à abandonner la terre où notre Seigneur Jésus-Christ est né et d'où la Bonne Nouvelles s'est répandue dans le monde entier.

Notre sympathie va à toutes les victimes de la tragédie en Syrie. Nous condamnons toute forme de terrorisme et de diffamation de la religion. L'enlèvement des métropolites Paul et Youhanna, d'autres membres du clergé ainsi que des religieuses du couvent de sainte Thècle à Maaloula restent une plaie ouverte et nous exigeons leur libération immédiate .

Nous lançons un appel à toutes les parties concernées pour la cessation immédiate des actions armées, la libération des captifs et l'établissement de la paix dans la région par le dialogue. Les chrétiens du Moyen-Orient sont un ferment de paix. La paix pour tous les peuples c'est aussi la paix pour les chrétiens. Nous soutenons le Patriarcat d'Antioche dans son ministère spirituel et humanitaire, ainsi que ses efforts pour la reconstruction et la réinstallation des réfugiés

3. Nous prions ardemment pour les négociations de paix et la réconciliation dans la crise en cours en Ukraine. Nous dénonçons les menaces d’occupation violente des saints monastères et églises et nous prions pour le retour au sein de la sainte Église de nos frères qui aujourd’hui se trouvent hors de sa communion.

4 La crise économique mondiale constitue une menace fondamentale pour la justice et la paix aussi bien localement que globalement. Les ramifications de cette situation sont visibles sur toutes les couches de la société, où des valeurs telles que l'intégrité personnelle, la solidarité fraternelle et la justice sont souvent absentes. Les origines de cette crise ne sont pas seulement financières. Elles sont aussi morales et spirituelles. Au lieu de se conformer aux idoles du monde, pouvoir, cupidité, hédonisme, nous soulignons notre vocation à transformer le monde en adoptant les principes de justice, de paix et d'amour.

Comme résultat de l'égocentrisme et de l'abus de pouvoir, nombre de gens sapent le caractère sacré de la personne humaine, en oubliant de voir la face de Dieu dans le moindre de nos frères et sœurs (cf. Matt. 25.40-45). Beaucoup restent indifférents à la pauvreté, la souffrance et la violence qui affligent l'humanité.

5. L’Église est appelée à faire entendre sa parole prophétique. Nous exprimons notre sincère inquiétude au sujet des tendances qui sapent et érodent les principes de la foi, de la dignité de la personne humaine, l’institution du mariage et le don de la création au plan local et universel.

Nous soulignons le caractère incontestablement sacré de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Nous reconnaissons le mariage comme l’union d'un homme et d'une femme, reflétant l’union du Christ et de son Église. Notre vocation est la conservation de l’environnement naturel en qualité de gardiens et non de propriétaires. En cette période du saint et Grand Carême, nous exhortons notre clergé et notre peuple à rechercher l’esprit de pénitence, à vivre dans la pureté du cœur, l’humilité et le pardon, manifestant à la société le témoignage des enseignements toujours actuels de notre Seigneur Jésus-Christ.

6. Cette synaxe des primats constitue pour nous une occasion bénie pour réaffirmer notre unité par la communion et la coopération. Nous confirmons notre attachement au principe de conciliarité qui est de la plus haute importance pour l’unité de l’Église. Nous écoutons les paroles de saint Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, selon lesquelles «le nom de l’Église n’est pas celui de la séparation mais de l’unité et de la concorde». Notre cœur se tourne vers le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, tant attendu, pour témoigner de son unité, comme de sa responsabilité et de sa sollicitude envers le monde contemporain.

La synaxe a donné son accord pour que le travail préparatoire du concile soit intensifié. Une commission inter-orthodoxe commencera son travail dès septembre 2014, et travaillera jusqu’à la sainte Pâque 2015. Une consultation panorthodoxe préconciliaire s’ensuivra au cours du premier semestre de 2015. Toutes les décisions, tant pendant les travaux du concile que lors des étapes préconciliaires, seront prises à l’unanimité. Le saint et grand concile de l’Église orthodoxe sera convoqué par le patriarche œcuménique à Constantinople en 2016, sauf événement imprévu. Le Concile sera présidé par le patriarche œcuménique. Ses frères les primats des autres Églises orthodoxes autocéphales seront assis à sa droite et à sa gauche.

7. Inséparablement interconnectée dans l'unité de sa mission, l'Eglise ne vit pas pour elle-même, mais elle doit témoigner et partager les dons de Dieu avec ceux qui sont proches ou éloignés. Participant à la Divine Eucharistie et à la prière pour le monde, nous sommes appelés à continuer cette liturgie après la Liturgie, partageant les dons de vérité et d'amour avec l'humanité tout entière conformément au dernier commandement et à la promesse du Seigneur:" Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. "(Mt 28,19 - 20)

8. Nous vivons dans un monde où le multiculturalisme et le pluralisme sont des réalités inévitables, qui sont en constante évolution. Nous sommes conscients du fait qu'aucune question de notre temps ne peut être considérée comme résolue sans référence à l'échelle mondiale, que toute polarisation entre le local et l'universel mène seulement à la distorsion de la pensée Orthodoxe.

Par conséquent, même en face des voix de la discorde, de la ségrégation et de la division, nous sommes déterminés à proclamer le message de l'Orthodoxie. Nous reconnaissons que le dialogue est toujours préférable au conflit. Fuite et isolationnisme ne sont jamais des options. Nous réaffirmons notre engagement permanent à être ouvert dans notre contact avec «l'autre»: avec d'autres gens et d'autres cultures, ainsi qu'avec les autres chrétiens et les fidèles d'autres religions.

9. Au-delà de tous les défis, nous proclamons les bonnes nouvelles d'un Dieu qui "a tant aimé le monde" qu'il "a habité parmi nous." Ainsi nous, Orthodoxe, nous restons plein d'espoir. Malgré toutes les tensions, nous osons malgré tout espérer dans "celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout Puissant." (Ap 1.8) Pour nous rappeler que le dernier mot - le mot de joie, d'amour, et de vie - Lui appartient, Lui à qui est due toute gloire, honneur et adoration aux siècles des siècles.
Amen.

Au Phanar, le 9 mars 2014
+ Bartholomée de Constantinople
+ Théodore d’Alexandrie
+ Théophile de Jérusalem
+ Cyrille de Moscou
+ Irénée de Serbie
+ Daniel de Roumanie
+ Néophyte de Bulgarie
+ Élie de Géorgie
+ Chrysostome de Chypre
+ Jérôme d’Athènes
+ Sabbas de Varsovie
+ Anastase de Tirana

Rédigé par Vladimir Golovanow le 17 Mai 2014 à 12:32 | 5 commentaires | Permalien

Ukraine : une déclaration de Vladimir Legoyda
Vladimir Legoyda, président du service d’information du Saint Synode de l’Eglise orthodoxe russe, a réagi à l’appel de M. Jean Asselborn, ministre des affaires étrangères du Luxembourg, qui propose de faire appel aux communautés religieuses afin de trouver un règlement au conflit en Ukraine.

M. Legoyda a déclaré :

« L’Église orthodoxe russe et son primat proposaient et proposent leur médiation pacifique aux parties impliquées dans le conflit en Ukraine afin de mettre en place un dialogue direct et ouvert en vue de mettre fin le plus rapidement possible à ces combats fratricides. Des prières pour la paix en Ukraine, pour la fin des dissensions et le retour de la sérénité dans les âmes sont dites dans toutes les paroisses de l’Église orthodoxe russe, ceci avec la bénédiction du patriarche Cyrille.

Nous redisons que l’Eglise russe se tient au-dessus de la mêlée politique. Nous sommes convaincus que le rôle pacificateur de l’Eglise est moralement incompatible avec des prises de position unilatérales quelles qu’elles soient. Il est inadmissible de chercher à profiter de l’état d’esprit des citoyens pour en tirer des avantages politiques. Le patriarcat de Moscou s’en tient strictement à ces principes qui, malheureusement, ont été systématiquement outrepassés par ces certaines communautés religieuses en Ukraine.
Nous appelons ces communautés à cesser d’agir de la sorte et à ne plus abuser à des fins politiques des sentiments religieux du peuple chrétien d’Ukraine.

Malgré les pressions systématiques exercées sur l’Église russe, malgré les menaces à l’encontre de l’intégrité des églises et de la sécurité des prêtres de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, patriarcat de Moscou, malgré le refus arbitraire d’entrée sur le territoire ukrainien auquel s’est heurté le métropolite Hilarion, malgré l’atroce assassinat de l’archiprêtre Paul Joutchenko notre Eglise ne se laissera pas aller et ne fera jamais le sien le discours de la haine et de la division. La paix en Ukraine se situe bien au dessus des intérêts politiques éphémères et des ambitions personnelles.

Il ne suffit plus aujourd’hui d’invoquer la paix. Nous sommes prêts à tout instant, ceci avec l’accord de l’ensemble des forces politiques, à faire de notre mieux afin d’atteindre le difficile objectif de la paix au sein de la société ukrainienne ceci sur la base des valeurs traditionnelles qui aux yeux de l’écrasante majorité des Ukrainiens sont indissociables de la tradition orthodoxe. Nous adressons en premier cet appel à ceux qui ont souhaité assumer les responsabilités du pouvoir en Ukraine. Nous nous disons à nouveau prêts à entreprendre des mesures concrètes visant à modifier la situation en vue de renforcer la paix et la concorde en terre ukrainienne ».

Lien
Traduction "PO"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Mai 2014 à 17:33 | 0 commentaire | Permalien

L’Église orthodoxe estonienne était réunie en concile le 13 mai 2014 au monastère stavropégique de Pioukhtitsy. Prenaient part aux travaux du Concile le clergé de l’Église orthodoxe estonienne, ainsi que des laïcs représentant chacun une paroisse. L’higoumène Philarèta (Kalatcheva), supérieure du monastère de Pioukhtitsy était invité d’honneur du Concile, suivant le site officiel du Patriarcat de Moscou.

Après Divine liturgie célébrée à la cathédrale de la Dormition, les participants se sont rassemblés dans la salle de conférences du monastère pour la réunion du Concile.

Celle-ci s’est déroulée suivant l’ordre du jour établi au préalable, qui comportait :

- Un rapport du métropolite Corneille de Tallin et de toute l’Estonie sur le travail du Synode de l’Église orthodoxe estonienne et sur la vie du diocèse de Tallin ;

- Un rapport de l’évêque Lazare de Narva sur la vie du diocèse de Narva ;

- Des rapports d’activité des départements de l’Église orthodoxe estonienne (Département éditorial, Département pour le service social, Département pour l’enseignement et la catéchèse) ;

- L’approbation du rapport financier de l’Église estonienne pour l’année 2013 et du budget pour l’année 2014, un rapport de la Commission de révision ;

- Un rapport sur la collaboration avec le Conseil des Églises d’Estonie.

Le Concile a également approuvé la création d’un nouveau département pour le travail avec la jeunesse.

Lien
.................................
Le Patriarcat de Moscou a obtenu le droit de propriété sur une église orthodoxe à Tallinn

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Mai 2014 à 13:37 | 0 commentaire | Permalien

Mgr Nestor de Chersonèse a donné sa bénédiction pour ce pèlerinage. Il est prêt à écrire à l’ambassade de Russie pour faciliter l’obtention des visas .

Programme:

• visites des lieux sacrés : monastère de st Alexandre de Svir, Vyritsa (st Séraphin de Vyritsa) et monastère de st Serge (Troitse-Sergieva pustyn)
• participation aux offices
• visite des musées et de la ville
• rencontre avec la jeunesse orthodoxe locale et échange d’expérience de diaconie


La programme détaillé sera envoyé ultérieurement.

Les frais de participation comportent le prix des billets d’avion (250-300 euros) plus compensation des frais de transport (bus touristique) de 150 euros environ.

Les organisateurs de Saint-Pétérsbourg vont aussi préparer tout les documents nécessaires demandés par le service de visas.

Même si votre âge ne vous paraît pas correspondre tout à fait à la jeunesse, n’hésitez pas ! C’est la jeunesse de l’esprit qui compte !

Pour l’organisation des billets d’avion en groupe il faut un ou deux volontaires qui pourront m’aider. Sinon, il faudra que chacun achète ses propres billets.

La date limite d’inscription est le 30 mai.
Pour tout information supplémentaire vous pouvez me contacter au
06 69 13 12 41 ou par mail : sidant1@yahoo.fr
Anton Sidenko




Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Mai 2014 à 09:45 | 0 commentaire | Permalien

« Je ne crois pas au repentir de Staline », dit le métropolite Hilarion
Monseigneur Hilarion, métropolite de Volokolamsk, président du DREE du patriarcat de Moscou, estime que l’audience accordée par Staline à quatre hiérarques russes en septembre 1943 à la suite de laquelle un patriarche a pu être élu et des séminaires ont pu ouvrir ne saurait en aucun cas être considérée «comme un acte de repentance du pouvoir ». De quelle repentance pourrait-il être question ? C’était là un calcul politique cynique permettant au régime soviétique de montrer à l’Occident « une Union soviétique à visage humain ».

Monseigneur Hilarion précise : « Je ne crois pas à la contrition de Staline, cela ni pendant, ni après la guerre. Je n’accorde aucun crédit aux mythes qu’a engendrés cette personnalité. La politique conduite par Staline à l’égard de son peuple a été une politique criminelle, tout autant criminelle que celle à l’égard de l’Église. Notre victoire n’est pas le mérite de Staline, c’est celui de notre peuple tout entier.

Grands capitaines, soldats, officiers, travailleurs des arrières, tous ceux qui ont sacrifié leurs vies à leur pays, voilà les véritables auteurs de la victoire.

Le tournant de 1943 dans l’attitude de Staline envers l’Eglise s’explique essentiellement par l’espoir de voir s’ouvrir un deuxième front en Europe. Le leader soviétique tenait à montrer aux Britanniques et aux Américains « une Union soviétique civilisée ». Les Anglais avaient à cette époque missionné en URSS une délégation ecclésiale conduite par l’archevêque de York. Il fallait montrer à cette délégation les apparences d’une liberté de conscience dans le pays et favorablement impressionner les Anglicans. C’est là que le Kremlin s’est souvenu de l’existence d’un locum tenens du patriarche, de par ailleurs interdit de séjour à Moscou.

Le métropolite Serge y fut convoqué d’urgence. La rencontre de Staline avec les quatre métropolites conduisit à la convocation du Concile et à l’élection du patriarche Serge. Tout ceci à une allure extraordinairement rapide ! On put donc montrer aux étrangers que l’Eglise en URSS était parfaitement libre et bénéficiait de privilèges considérables.

Ce calcul cynique a eu pour l’Eglise une immense importance. C’est à partir de ce moment que les persécutions sanguinaires furent interrompues, ou plutôt ralenties. L’Eglise connut de 1943 jusqu’à la mort de Staline, en 1953, une période relativement favorable, ceci dans des conditions quand mêmes très limitées ».

Emission Tzekovj i Mir ("L’Eglise et le Monde "), le 10 mai, chaîne Rossiya 24
Rousskaia linia
Traduction "PO"


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Mai 2014 à 17:25 | 1 commentaire | Permalien

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