V.G.

Avec les représentants de 13 Eglises orthodoxes

Une réunion pour préparer la synaxe des primats orthodoxes, qui doit se tenir au Phanar les 5-9 mars 2014, a débuté le 3 mars avec les représentants de toutes les Eglises sauf l'Eglise des Terres Tchèques et de Slovaquie et l'OCA et sous la présidence de Mgr Jean de Pergame. Son allocution n'a pas encore été publiée mais le site officiel de l'Eglise russe à publié celle de Mgr Hilarion de Volokolamsk qui dirige la délégation du patriarcat de Moscou.

Il a souligné l'importance de cette réunion préparatoire et son accord avec les points mis à l'ordre du jour par le métropolite Jean: Dénoncer le génocide des Chrétiens du Proche Orient

C'est d'abord la gravité de la menace qui pèse sur les Chrétiens du Proche Orient et qui fait suite au soi-disant "Printemps arabe". Les exactions commises à l'encontre des Chrétiens sont le plus souvent passées sous silence par les media et c'est le devoir des Eglises de faire tout leur possible pour attirer l'attention de la communauté internationale sur "ce génocide des Chrétiens du Proche Orient", a continué le métropolite sans mâcher ses mots et en soulignant que ce sont les fidèles du patriarcat d'Antioche qui sont en première ligne et envers qui les Eglises orthodoxes doivent démontrer leur solidarité en particulier en exigeant à nouveau la libérations des deux métropolites enlevés

Mettre en place un secrétariat opérationnel

Mgr Hilarion dit aussi son accord sur l'importance de la préparation du Concile panorthodoxe "qui dure depuis plus de cinquante ans" et il propose d'en accélérer le rythme et créant un mécanisme pour mettre au point l'ordre du jour et préciser par qui et comment seront prises les décisions. Mgr Hilarion est d'accord avec le métropolite Jean sur la nécessité de revoir les documents préparés antérieurement et qui se trouvent dépassés: "si les évêques des Eglises orthodoxes se réunissent en Concile et participent ainsi à un évènement qui ne s'est pas produit depuis plus de mille ans, nous devons évidement parler à nos fidèles et au monde entier des questions qui nous préoccupent aujourd'hui, et non de ce qui préoccupait les Eglises Orthodoxes dans les années 70-80." Et il propose de créer un secrétariat interorthodoxe réduit pour faire avancer ce travail.

Source: MOSPAT

Rédigé par Vladimir Golovanow le 5 Mars 2014 à 10:16 | 13 commentaires | Permalien

Le 3 mars, avec la bénédiction du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, la délégation du Patriarcat de Moscou, avec à sa tête le métropolite de Volokolamsk Hilarion, est arrivée à Istanbul pour participer à la préparation de la rencontre (synaxe) des primats des Églises orthodoxes autocéphales prévue pour la période du 5 au 9 mars de cette année. Le président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou est accompagné par son remplaçant l’archiprêtre Nicolas Balachov et le collaborateur dudit département, le diacre Anatole Tchouriakov.

Les hôtes de l’Église orthodoxe russe ont été accueillis à l’aéroport par les représentants du Patriarcat de Constantinople et du consulat général de la Fédération de Russie à Istanbul.

Le 4 mars ont commencé les sessions de la commission préparatoire au Patriarcat de Constantinople, sous la présidence du métropolite de Pergame Jean. Aux travaux de ladite commission participent également le métropolite de Guinée Georges (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite de Buenos Aires et d’Argentine Silouane (Patriarcat d’Antioche), l’archevêque d’Anphidon Nectaire (Patriarcat de Jérusalem), le métropolite de Zougdidi et Tsaich Gérasime (Patriarcat de Géorgie), le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque et l’archiprêtre Gajo Gajić (Patriarcat de Serbie), le métropolite de Târgoviște Niphon et l’archiprêtre Michel Tița (Patriarcat de Roumanie), l’évêque de Stobi Nahum (Patriarcat de Bulgarie), le métropolite de Paphos Georges (Église orthodoxe de Chypre), le métropolite de Messinie Chrysostome (Église orthodoxe de Grèce), le métropolite de Korçë Jean (Église orthodoxe d’Albanie), l’évêque de Siemiatycze (Église orthodoxe de Pologne).

Dans sa première allocution d’ouverture de la session, le métropolite de Volokolamsk a déclaré : « Je voudrais exprimer ma gratitude à Sa Sainteté le patriarche Bartholomée pour son invitation à cette importante réunion, à laquelle nous avons la possibilité d’échanger des points de vue et préparer la rencontre des primats des Églises orthodoxes autocéphales. Je remercie le président de ce groupe, le métropolite de Pergame Jean, parce que vous, Votre Éminence, nous avez introduits dans la thématique de la prochaine rencontre et avez rappelé les questions principales qui se posent aujourd’hui à l’orthodoxie mondiale.

Effectivement, le thème de la préservation du christianisme au Moyen Orient est le thème numéro un pour nous tous. Cela est lié au fait que, durant les dernières années, dans la région du Moyen Orient, se déroulent des événements qui menacent l’existence même du christianisme sur cette terre où il est né et existe déjà depuis deux mille ans et où, au cours de nombreux siècles, les chrétiens ont coexisté pacifiquement avec musulmans et les représentants des autres religions. Nous entendons tous parler des événements du soi-disant printemps arabe, lorsque dans un pays ou un autre se produit d’abord, à l’aide de forces extérieures, le renversement du régime politique existant. Ensuite, au lieu de la démocratie, au nom de laquelle est renversé le régime précédent, commence le chaos.

C’est alors que les forces extrémistes relèvent la tête, qu’elles attaquent les chrétiens, les exterminent, enlèvent les prêtres, les évêques, les moniales, profanent, détruisent les églises chrétiennes et font tout pour que les croyants dans le Christ quittent le Moyen Orient. Cette tragédie se produit sous nos yeux. Elle est souvent passée sous silence par les médias. Nous, en tant que représentants des Églises orthodoxes locales, devons faire tout ce qui dépend de nous afin d’attirer l’attention de la communauté mondiale sur cette situation, affirmer notre solidarité avec nos frères et sœurs persécutés, afin que le génocide des chrétiens au Moyen Orient cesse, que ceux qui ont été enlevés soient remis en liberté, et que ceux qui ont été contraints à quitter leurs foyers, puissent y revenir. La très sainte Église d’Antioche se trouve maintenant dans une situation particulièrement difficile, et nous devons exprimer notre solidarité avec notre Église-sœur, exiger à nouveau la libération de nos deux confrères enlevés – les métropolites Paul et Jean Ibrahim, que nous connaissons tous bien, je pense, et pour lesquels nous prions ; voici déjà une année qu’ils sont captifs dans un endroit inconnu.
SUITE PDF

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Au Kremlin de Moscou, rencontre des Primats et des représentants de sept Églises orthodoxes locales

Le métropolite Hilarion : « J’espère que ce n’est qu’une opinion personnelle »

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Mars 2014 à 10:04 | 0 commentaire | Permalien

Nicolas Ross "La Crimée blanche du général Wrangel"
Éditions des Syrtes

Entre avril et novembre 1920, le général Piotr Nikolaïevitch Wrangel fut le chef suprême civil et militaire du dernier gouvernement blanc qui, en Crimée, s’opposait à l’avancée inéluctable de l’Armée rouge. L’État créé par Wrangel avait tenté de survivre à une époque qui lui était peu favorable. Il appelait la paysannerie russe à lutter à ses côtés, alors que celle-ci rêvait à une vie paisible après trois années de révolution et de guerre civile.

Les pays européens, sortis épuisés de la Première Guerre mondiale, cherchaient à éviter tout ce qui aurait pu les replonger dans une aventure militaire. Wrangel continuait à faire la guerre alors qu’en Europe on ne parlait que de paix.

Il refusait tout compromis avec les bolcheviques, alors que le gouvernement britannique tentait d’établir des relations commerciales avec l’État soviétique. Cependant, le bilan du général Wrangel reste exceptionnel. Il a redonné le moral et une discipline à ses troupes, les transformant en une véritable armée. Il a mené avec succès une réforme paysanne remarquable et une refonte des institutions locales réfléchie et équilibrée. Il a assuré le ravitaillement à une Crimée surpeuplée, saturée de réfugiés civils et militaires. Il a obtenu la reconnaissance de facto de son gouvernement par la France.

Nicolas Ross "La Crimée blanche du général Wrangel"
Et enfin, et c’est probablement son plus grand exploit, il a réussi, alors que tout semblait perdu, à organiser l’évacuation de près de 150 000 civils et militaires, qui lui avaient confié leur existence. Ils ont pu ainsi échapper aux massacres de masse qui se sont déchaînés en Crimée après l’arrivée des bolcheviques et trouver refuge dans cet « exil », dont ils constitueront l’élément le plus caractéristique.

Biographie

Spécialiste de l’histoire russe, Nicolas Ross est l’auteur de La Mort du dernier tsar, la fin d’un mystère? L’Âge d’Homme, 2001 et de Saint-Alexandre-Sur-Seine, l’église russe de Paris et ses fidèles des origines à 1917, Cerf, 2005.

Lien Éditions des Syrtes


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Mars 2014 à 10:00 | 8 commentaires | Permalien

Nichée entre le boulevard Tsarévitch et l’avenue Nicolas-II, la façade baroque et colorée de la cathédrale orthodoxe de Nice se dresse au milieu d’un parc apaisant. Les femmes entrent en couvrant leurs cheveux d’une étole… Svetlana, belle blonde russe de 42 ans, harangue les fidèles avec un panneau où est inscrit sobrement en russe « arrêtez la guerre ».

Les bruits de bottes en Crimée flottent dans les esprits en ce dimanche matin, jour du pardon pour les orthodoxes. Svetlana tente de recueillir des signatures pour une pétition visant à « empêcher l’intervention armée ». Sa position ne fait pas l’unanimité. « Les gens de Maïdan sont instrumentalisés par la CIA », argumente Alla, 24 ans, une Ukrainienne originaire d’Odessa. Dans cette actualité mouvementée, les municipales niçoises passent au second plan.

Mais nombre des Russes immigrés — 20 000 dans la région — vont participer au scrutin. « Je vais voter pour le PS, parce que je suis de gauche », affirme sans hésiter Valéry, étudiant de 21 ans arrivé à Nice en 2002 et naturalisé français depuis 2007. Un choix loin d’être partagé : « La communauté soutient Estrosi, c’est un bon maire, nous sommes d’accord sur le sujet », tranche Valentina, mère au foyer de 33 ans. SUITE Le Parisien.fr

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Mars 2014 à 09:58 | 0 commentaire | Permalien

Le Vatican s'apprêterait à autoriser le divorce, à la manière des orthodoxes
Le Vatican est à l’heure de réformes qui concernent notamment l’autorisation du divorce, jusqu’ici interdit par le dogme catholique.

Cela paraît incroyable mais il est prévu d'adapter des lois catholiques d’un autre temps concernant le divorce, à la formule orthodoxe permettant de consommer le divorce dans des cas exceptionnels. Le pape François, premier souverain Pontife du Nouveau Monde et premier pape Jésuite, avait déjà donné l’ordre d’envoyer un questionnaire spécial aux paroisses catholiques du monde.

Le questionnaire papal renferme 39 points : depuis l’attitude envers la réforme du système financier et l’égalité sociale jusqu’au sexe, les gays, le mariage pour tous et le divorce.

Les réponses seront ensuite classées par un collège de 9 cardinaux qui fera des propositions de réformes en prévision du synode des hiérarques catholiques prévu pour octobre 2014.

Cela peut être considéré comme un début de processus de « réformes douces » conçues par François, explique Robert Mickens, théologien, expert du Vatican et observateur de l’hebdomadaire catholique international The Tablet :

« Il faut commencer par faire baisser la fièvre que provoque la polémique sur la famille, le mariage et les écarts par rapport à ces institutions. Le problème majeur consiste à réduire le champ de la foi chrétienne et à rechercher des réponses aux questions qui se posent dans le domaine de la famille et du mariage. Le questionnaire du Vatican doit, en principe, permettre au Saint-Siège de mieux se documenter sur l’attitude des catholiques envers ces problèmes. »

L’église orthodoxe russe n’encourage pas du tout le divorce et désapprouve le mariage en secondes noces mais elle n’en reconnaît pas moins le divorce s’il est consommé pour des raisons exceptionnelles déterminées. A savoir l’infidélité conjugale, ou l’abandon de l’orthodoxie par un des conjoints, ou encore les vices contre nature. Le SIDA, l’alcoolisme chronique attesté médicalement ou un avortement effectué per l’épouse sans consentement de son conjoint, sont venus s'ajouter à cette liste ces derniers temps. Il y a en tout environ 24 fondements pour un divorce. Le mariage en secondes noces n’est toléré qu’après repentance.

La Voix de la Russie

Il est difficile de dire quelles recommandations précisément seront élaborées par les dignitaires de l’Église en prévision du sommet d’octobre, mais il est évident que le Vatican ne peut plus se passer d'une réforme. N

Rédigé par Vladimir Golovanow le 4 Mars 2014 à 11:24 | 6 commentaires | Permalien

Edification de nouvelles églises, de Moscou à Pékin
Des lieux de cultes temporaires seront mis en place aux endroits où de nouvelles églises sont prévues dans le cadre du « Programme 200 églises ». . Le patriarche Cyrille a exprimé sa gratitude aux autorités du pays ainsi qu’à la municipalité de Moscou pour le soutient qu’ils accordent à la réalisation du programme « 200 nouvelles églises ».


Ces treize bâtiments provisoires seront installés avant le 20 avril, date de Pâques en 2014 dans sept districts de la capitale. Ces églises seront toutes différentes l’une de l’autre, simples chapelles ou édifices en bois. Ils pourront accueillir jusqu’à 60 fidèles. Il y aura des églises ayant vocation à demeurer, celle des étangs Borissov, par exemple dont le projet est spécifique et qui pourra recevoir près de 150 fidèles.

Les églises temporaires resteront opérantes jusqu’à ce que les paroissiens ne collectent les fonds indispensables pour la mise en œuvre du « Programme 200 ». Les emplacements des nouvelles églises sont choisis en fonction de la demande dans les districts de Moscou Jusqu’à présent il n’y avait dans le quartier Vykhino-Joulebno avec ses 200.000 habitants qu’une seule petite église.

Edification de nouvelles églises, de Moscou à Pékin
18 lieux de culte orthodoxes ont déjà été consacrés à Moscou dans le cadre du programme « Eglises 200 ». La municipalité met des terrains à disposition du programme, les travaux de construction sont financés par les dons de grandes sociétés ainsi que de simples paroissiens. 16 églises seront consacrées avant la fin de 2014, 43 chantiers en sont à un stade préparatoire.

Chine: l’église orthodoxe Saint Alexandre de la Neva

Des spécialistes russes participeront à la restauration de l’église orthodoxe Saint Alexandre de la Neva, la plus ancienne de Chine, dans la ville de Wou Han. C’est en 1893 que des marchands russes l’ont fait construire. Au début de "la révolution culturelle" l'église a été transformée en entrepôt.

Un accord dans ce sens a été réalisé lors des pourparlers qui ont eu lieu récemment à Chuen-tsin dans le cadre du groupe de travail commercial et économique sino-russe.

La Russie confectionnera et transmettra à la Chine des composantes complexes du monument, se chargera de rénover les intérieurs ainsi que les fresques. Alexis Soukhov, de l’Administration présidentielle de la Fédération de Russie, insiste sur la nécessité de veiller à la bonne qualité de ces travaux de rénovation plutôt que d’en hâter les délais. Les épures et les spécifications du chantier ont été élaborées par les experts russes et ont été remis à leurs collègues chinois.

Interfax- religion et ICI
Traduction "PO"
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PO - Les églises contemporaines à l'épreuve de la tradition. A quoi doivent ressembler les églises construites aujourd'hui?

La famille Doubinine – des Chinois d’origine russe

Un témoignage reçu de Chine

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Mars 2014 à 11:09 | 0 commentaire | Permalien

Mme Natalia Soljenitsyne a appelé l’Église orthodoxe russe à se désolidariser des groupuscules intégristes qui saccagent des expositions et troublent des spectacles pour "défendre" la foi. A-t-elle eu raison d'interpeller ainsi les autorités ecclésiales?

Oui, il est temps que l'Église orthodoxe dénonce l'intégrisme et le nationalisme. 69.61%

Non, il faut défendre la foi par tous les moyens. 17.4%

Je n'ai pas d'avis. 12.99%

408 Votant(s)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Mars 2014 à 10:28 | 1 commentaire | Permalien

Le métropolite Onuphre locum tenens de la chaire métropolitaine de Kiev, adresse une lettre à Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie.

Ce texte a été publié sur le site officiel de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine

Monsieur le Président, Votre Excellence,

En vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés par le Saint Synode qui m’a élu locum tenens de la chaire métropolitaine de Kiev je m’adresse à vous au nom du plérome de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine.

Notre pays qui a tant souffert, l’Ukraine chère à tous nos cœurs et à laquelle nous souhaitons la paix et la prospérité, fait aujourd’hui face à une situation qui est l’une des plus terribles de son histoire. A la suite d’une longue crise politique qui a fait de nombreuses victimes le Conseil de la Fédération vient de vous autoriser à utiliser les Forces armées russes en territoire ukrainien. Cela est pour nous une nouvelle source d’inquiétude. Nous sommes au bord d’un gouffre et il nous faudra plusieurs décennies pour en sortir si, de par malheur, nous y tombions.

Lors de la visite en Crimée du patriarche Cyrille il avait été dit fort sagement que jamais les marines militaires des peuples russe et ukrainien frères ne doivent se regarder l’une l’autre à travers des mécanismes de visée.

Le Seigneur vous a confié la gouvernance d’un grand pays. Je supplie le croyant orthodoxe que vous êtes de mettre fin aux souffrances humaines, de ne pas laisser la division s’installer au cœur de notre sainte Eglise et de notre patrie, l’Ukraine.

Le discours que tiennent les officiels n’est pas fait pour rasséréner le peuple de Dieu, ceux qui vivent dans la presqu’île comme dans toutes les autres régions du pays. Un mot maladroit risque d’entraîner des conséquences imprévisibles, des malheurs irréparables. Vous êtes le garant du respect de la légalité dans un Grand pays, je vous prie de ne pas laisser la division se faire et d’empêcher une fratricide effusion de sang chez nos deux peuples devenus chrétiens dans l’unique et même baptistère du Dniepr.

+ Onuphre, locum tenens de la chaire métropolitaine de Kiev

Traduction "PO"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Mars 2014 à 12:15 | Permalien

Message du patriarche Cyrille à Monseigneur Onuphre, aux évêques, aux prêtres et à tous les fidèles de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine
Votre Eminence, bien aimé en Christ, Monseigneur Onuphre, chers évêques et pères, chers frères et sœurs!

C’est avec une grande inquiétude, beaucoup de douleur et de tristesse que j’observe ce qui se passe actuellement en Ukraine. Des animosités politiques y entrainent des divisions et des confrontations entre les gens, y compris entre nos coreligionnaires. La survie même de l’Ukraine en tant qu’Etat unitaire est en jeu. Cette situation résulte d’une grave crise politique, de l’incapacité des forces en présence de s’entendre sur des modalités non violentes de trouver une solution aux problèmes qui déchirent la société.

Les fidèles de notre Eglise ont des opinions politiques divergentes, ils sont trouvés séparés par des barricades. L’Eglise ne prend pas partie dans cette lutte politique. Cependant, son devoir consiste à intercéder pour ceux qui sont victimes de violences, qui ont besoin de protection, pour ceux dont la vie est en danger.

Répondant à votre message, Monseigneur, je vous assure, j’assure notre troupeau ukrainien que j’entreprendrai tout ce qui est dans mes forces pour persuader ceux qui sont aux responsabilités qu’il est impensable de laisser périr des hommes sur le sol ukrainien si cher à mon cœur.

Le sang versé par nos frères à Kiev et dans d’autres villes ukrainiennes est le fruit de la haine que les participants au conflit ont permis à l’ennemi du genre humain d’attiser dans les consciences. Que le Seigneur arrête tout bras qui s’élève dans le but d’infliger des souffrances et de la douleur et bénisse ceux qui veulent la paix. Que notre Père miséricordieux ne laisse pas les frères s’élever contre leurs frères, ne permette pas à la violence de se perpétuer, les lieux saints être l’objet de sacrilèges. Qu’il n’y ait plus de victimes en terre ukrainienne ! Prions tous pour cela de toutes les forces de nos cœurs !

Aucun habitant de l’Ukraine, quelle que soit sa langue maternelle, ne soit se sentir étranger dans sa propre maison. Mettons fins aux divisions de la société, à la recrudescence de la violence à l’égard de citoyens paisibles ! Il est indispensable de garantir à l’ensemble de la population les droits et les libertés indispensables pour que soient prises les décisions existentielles qui s’imposent. Ceux qui détiennent le pouvoir ne doivent pas admettre l’arbitraire et le recours à la force. Il appartient au peuple ukrainien de déterminer son avenir, cela sans subir de pressions extérieures.

La fraternité des peuples russe, ukrainien et biélorusse est une réalité historique qui résulte de l’histoire, de la vie de nombreuses générations de nos ancêtres. Cette réalité habite nos cœurs, c’est qu’il appartient de tracer notre avenir. On ne saurait l’ignorer au nom d’intérêts éphémères.

En ce dimanche du Pardon je m’adresse à tous mes frères et mes sœurs en Christ en les priant de se pardonner les uns les autres, de se comprendre les uns les autres. Je m’adresse à tous ceux qui sont au pouvoir : aucune violence à l’égard des citoyens pacifiques !

Seigneur, bénis Ton peuple et protège du mal tous ceux qui habitent le terre ukrainienne !

+ Cyrille

Mospat ru
Traduction "PO"



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Mars 2014 à 20:49 | Permalien

Sa Béatitude Onuphre,   prie le patriarche Cyrille de tout faire pour éviter une effusion de sang en Ukraine
Mgr Onuphre, locum tenens de la chaire de Kiev, a adressé une lettre à Sa Sainteté Cyrille, patriarche de Moscou.

Votre Sainteté !

L’Ukraine vit actuellement, et ceci est la triste vérité, le moment le plus pénible de son histoire récente. A la suite d’une crise politique et sociale qui a duré trois mois, d’âpres conflits dans le centre-ville de Kiev et de la mort de plusieurs dizaines de malheureux nous voilà devant faire face à une nouvelle, non moins terrible, épreuve.

Le 1 mars certains dirigeants de la Fédération de Russie ont déclaré qu’un contingent limité de troupes russes pouvait être envoyé en territoire ukrainien. Si cela se produisait les peuples de l’Ukraine et de la Russie se trouveraient entraînés dans une confrontation grosse de conséquences tragiques pour nos deux pays.

C’est en ma qualité de locum tenens de la chaire métropolitaine de Kiev que je m’adresse à vous vous priant de faire tout votre possible pour qu’une effusion de sang ne se produise pas en Ukraine. Je vous prie d’élever votre voix en la défense de l’intégrité territoriale de l’Etat ukrainien.

En cette heure douloureuse nous élevons nos prières à notre Seigneur Jésus-Christ et à la Vierge Marie pour qu’Ils nous protègent d’un conflit entre les peuples frères de la Russie et de l’Ukraine.

Onuphre, métropolite de Tchernovtsy et de Bucovine

Pravoslavie i Mir
Traduction "PO"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Mars 2014 à 20:41 | Permalien

Dans l'Église orthodoxe Russe, on est sérieusement inquiet à cause des informations qui arrivent de la part des croyants ukrainiens. Au cours des derniers jours, dans différentes diocèses de l'Église Orthodoxe Ukrainienne sous l’égide du patriarcat de Moscou, ont eu lieu des tentatives de prise des églises et des couvents par les scissionnistes. Le 26 février, le Consistoire Supérieur de l'Église orthodoxe Russe a fait une déclaration spéciale en rapport avec la menace des actions violentes par rapport à l'église canonique de l'Ukraine.

« Nous nous adressons à tous les chrétiens orthodoxes de l'Ukraine, quelles que soient leurs préférences politiques, avec l'appel de ne pas admettre les atteintes sur les objets sacrés. En faisant des prières sur la cessation des différends dans le milieu du peuple fraternel ukrainien, nous appelons à ne pas oublier que la voie vers la concorde civile en Ukraine exclut l'opposition religieuse, les désaccords entre les murs des églises et des couvents », – stipule la déclaration.

Le destin de l'orthodoxie ukrainienne canonique, ainsi que les destins des croyants du pays, inquiètent beaucoup tous les Russes, a souligné le patriarche Cyrille.

Nous éprouvons maintenant tous une inquiétude profonde au sujet des événements dans l’Ukraine fraternelle. C’est comme si la même chose se passait dans notre pays ou dans la famille de chacun de nous. Parce que nous sommes liés non seulement par des liens de parenté spirituelle, nous sommes liés par des liens consanguins, par l'histoire commune, les souffrances communes, les joies communes. Le plus dangereux, probablement, c’est que l'on fait couler le sang des innocents, le prix de la vie humaine devient minime, insignifiant.

Aujourd'hui, presque chaque église et couvent de l'Ukraine est gardé jour et nuit par des croyants actifs. Cela s’explique par la crainte que les scissionnistes présidés par le chef autoproclamé du patriarcat de Kiev Filaret Denisenko ne tentent de s’emparer des objets sacrés.

Aujourd'hui, pour le renforcement de ses positions, l'Église orthodoxe Ukrainienne sous l’égide du patriarcat de Moscou a entrepris des mesures. La réunion des archiprêtres a créé une commission sur le dialogue avec les structures schismatiques. À vrai dire, pour le moment, dans l'Église, on estime avec scepticisme le succès du travail de cette commission.

L'archiprêtre Nikolas Balachov explique : Le Synode de l'église Ukrainienne avait créé en 2009 un groupe de travail pour la préparation du dialogue avec les représentants du patriarcat de Kiev. Il comprenait aussi les membres de la commission créée un de ces jours. Alors, l'activité de ce groupe n'a pas été couronnée de succès considérables, malgré le fait qu'alors, c’était aussi une période de pression politique sur l'orthodoxie ukrainienne.

Les prières sur la stabilisation dans la vie spirituelle du pays s'élèvent ces jours-ci dans plusieurs églises de Russie. Le 23 février, dans la cathédrale moscovite de l'Archange Michel à Troparevo, le patriarche Cyrille a prié à genoux pour la paix en Ukraine et pour le peuple ukrainien.

La Voix de la Russie


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Mars 2014 à 10:33 | 0 commentaire | Permalien

"IDA" : P.O. recommande vivement ce film polonais!
Pawel Pawlikowski est un cinéaste de l'absolu.

Pologne, les années 1960. Quatre jours avant de prononcer ses vœux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, rend visite à sa tante Wanda.

Cette dernière lui révèle l'histoire de sa famille, dont les membres ont tous été tués dans les camps de la mort. Car Ida est en fait juive. D'ailleurs Wanda ne comprend pas la volonté de sa nièce de devenir nonne.

Ensemble, elles prennent la route pour revoir la maison où est née la jeune femme. En chemin, elles prennent Lis en stop.

Ida ne tarde pas à tomber sous le charme du séduisant jeune homme. Finalement arrivée à bon port, elles se confrontent avec l'actuel propriétaire des lieux, rongé par la culpabilité...


***

« En somme, tu es une nonne juive »... Anna regarde, interloquée, cette parente inconnue que la supérieure de son couvent lui a demandé de rencontrer avant de prononcer ses voeux.

Elle est pure comme une héroïne de Robert Bresson, la petite Anna, ses yeux semblent rappeler à chacun une innocence perdue. Quand elle sourit, trois fossettes se forment au coin de sa bouche. Le jeune joueur de saxo qu'elle rencontrera plus tard le lui dira : « Tu ne sais pas l'effet que tu produis »... Elle fait face à cette tante jamais vue, étrangère, une de ces femmes dont on devine, en un instant, la lassitude et le mépris de soi qui suscitent forcément la haine des autres.

Doucement, presque tendrement, Wanda révèle la vérité : Anna ne s'appelle pas Anna, mais Ida. Elle est la fille de juifs disparus durant la guerre. Dénoncés. Tués. Depuis longtemps oubliés. « Où sont-ils enterrés ? » demande Ida. Nulle part. Comment ça, nulle part ?

C'est presque un polar classique, avec enquêteur expérimenté et débutant candide. Les enquêtes, Wanda connaît. Elle était procureur de la République dans le Parti communiste polonais des années 1950, et on la surnommait « Wanda la Rouge » quand elle condamnait, par paquets, des sociaux-traîtres au nom d'un idéal depuis longtemps perdu, aussi dangereux à ses yeux, désormais, que la foi inébranlable, irrationnelle qu'elle lit sur le visage de sa nièce. SUITE SYNOPSIS

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Février 2014 à 10:29 | 8 commentaires | Permalien

Le locum tenens du siège métropolitain de Kiev vient d’être élu. En janvier 2009 Mgr Onuphre était parmi les 14 candidats proposés par le Concile d’archevêques au trône patriarcal de Moscou.

Le Synode de l’Eglise Orthodoxe Ukrainienne a élu le locum tenens du siège métropolitain de Kiev lundi dernier.
Selon le communiqué de l’Eglise orthodoxe russe d’Ukraine , le Synode a pris la décision d’élire un locum tenens du siège métropolitain de Kiev suite à l’impossibilité pour Sa Béatitude Vladimir, métropolite de Kiev et d’Ukraine , d’assumer ses fonctions étant donné son état de santé. Les membres du Synode ont rendu visite à Sa Béatitude qui se trouve à l’hôpital.

Le Patriarche de Moscou Cyrille a personnellement félicité le métropolite Onuphre par téléphone.

« C’est un hiérarque expérimenté jouissant d’une grande estime de ses confrères et très respecté par ses ouailles. Le métropolite Onuphre est bien connu en Ukraine et en Russie où il avait vécu pendant 19 ans dans la Laure de la Trinité Saint-Serge »,- a dit le Protopresbytre Nicolas Balachov, vice- président du département synodal des relations ecclésiales extérieures.

Le futur métropolite était doyen de la Laure. Maintenant il se rend souvent en Russie où il maintient des liens spirituels avec les moines de la Laure. En tant que membre de la délégation du Patriarcat de Moscou il a participé aux négociations inter juridictionnelles , et notamment avec des délégations du Patriarcat de Constantinople.
Mgr Onuphre (Orest Berezovsky) est né le 5 novembre 1944 dans la région de Tchernovtsy en Ukraine, dans la famille d’un prêtre. En 1969 il a quitté l’université pour le séminaire de Moscou. L’année d’après il a été admis dans la Laure de la Trinité Saint-Serge.

18 ans après l’archimandrite Onuphre a été nommé en Ukraine pour devenir le supérieur de la Laure de Potchaev. Deux ans après il est devenu évêque de Tchernovtsy et de Boukovine. Il est resté à cette chaire pendant 23 ans.

Le 22 janvier 1992 il a refusé de signer la lettre des archevêques de l’Eglise Orthodoxe Ukrainienne au Patriarche Alexis II demandant l’autocéphalie de l’Eglise d’Ukraine. Le lendemain le métropolite Philarète Denissenko (qui devint par la suite l’objet d’un anathème) le fait muter à la chaire d’Ivano-Frankovsk, en guise de punition pour sa désobéissance.

Mgr Onuphre est un tenant de l’union spirituelle de l’Ukraine et de la Russie. En novembre 2008, commémoration des 75 ans de la famine en Ukraine, il est intervenu contre les tentatives des révolutionnaires « oranges » d’utiliser cet événement pour exacerber les relations entre la Russie et l’Ukraine. Dans une interview à « Interfax-Religion » il a appelé les croyants de ne pas transformer cette commémoration en une action politique mais de méditer sur ses causes spirituelles. Selon le métropolite Onuphre, la famine était la conséquence de l’oubli de Dieu.

En janvier 2009 Mgr Onuphre était parmi les 14 candidats proposés par le Concile d’archevêques au trône patriarcal de Moscou. Il n’a pas élu parmi « les trois premiers candidats ». Cependant, au scrutin secret il a obtenu autant de voix que le primat de l’EOU, le métropolite Vladimir.

Le locum tenens de la chaire de Kiev ne fonde pas de grands espoirs quant à un éventuel dialogue avec les schismatiques en ces temps de trouble : «Nous disons à nouveau être disposés au dialogue mais nous croyons qu’il serait préférable de débattre de la situation dans un climat de sérénité et sans éprouver de pressions extérieures. Le rétablissement de l’unité au sein de l’orthodoxie ukrainienne est une tâche d’ordre purement ecclésial ».

Interfax- religion et ICI
Traduction E.Tastevin

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Février 2014 à 10:08 | 1 commentaire | Permalien

Dans ce nouvel épisode, Stéphane Bern nous entraine dans les somptueux palais de Saint-Pétersbourg à la découverte du tsar de toutes les Russies : l'empereur Nicolas II, l'héritier de la fabuleuse dynastie des Romanov, dont on fête cette année le quatre centième anniversaire.

Avec la participation de : Hélène Carrère d’Encausse, de l’Académie française (historienne), Vladimir Fédorovski (écrivain), Marc Ferro (historien), Alexandre Orlov (ambassadeur de Russie en France),Wladimir Berelowitsch (historien), Marie-Pierre Rey (historienne), Pierre Lorrain (historien), Cyrille Boulay (expert), Lorraine de Meaux (historienne), Pierre Gonneau (historien), Emmanuel Ducamp (historien d’art),
Lien France 2


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Février 2014 à 09:25 | 5 commentaires | Permalien

A Vladimir qui demande un commentaire sur son article en 2 parties sur l'hesychasme d'il y a un an Partie 1 et 2

Sans revenir sur mes deux commentaires précédents dont le bien-fondé n'est que confirmé par vos remarques dans votre post 6 (est-il étonnant que toutes ces personnes sont en accord entre elles, puisqu'elles se meuvent dans le même cadre du stéréotype ?), après avoir lu votre article d'il y a un an, j'ajouterai ceci:

Votre article contient de nombreuses imprécisions ou erreurs. Pour ne signaler que les principales

La définition du terme "hésychasme": "une pratique spirituelle mystique", une "pratique visant la paix de l'âme, la paix du cœur, le silence en Dieu". Le terme même d'hésychasme ne se rencontre nulle part chez les Saints Pères. Nous n'y trouvons que le substantif "hesychia" et le verbe "ησυχάζω". St Grégoire Palamas intitule ses Triades "Περί των ιερώς ησυχασοντων" ("ceux qui saintement vivent dans l'hesychia").

En inventant ce terme d'hesychasme, on suggère une idéologie, un isme de quelque sorte. Rien n'est plus faux. Ce qu'on nomme en Occident (et par une imitation maintenant aussi en Orient) "hésychasme", est en réalité quelque chose de beaucoup plus complet, c'est un mode de vie, une "politeia".

C'est, en termes évangéliques, la Voie étroite qui mène au Royaume de Dieu. Réduire cela à une "répétition du Nom de Jésus" et à l'objectif "paix de l'âme, paix du cœur, silence en Dieu" n'est pas seulement une terrible simplification, mais le signe d'une ignorance totale du sujet. On comprend d'ailleurs mal pourquoi vous donnez une telle définition erronée, quand un peu plus bas, dans la présentation des Pères Neptiques par Vassa Kontouma, les choses sont présentées correctement.

Ensuite vous dites que la prière de Jésus a été formulée par les Pères du Désert. Mais en réalité, cette prière provient de l'Evangile, de la prière du publicain en Luc 18,14, ou encore de celle de l'aveugle en Mc 10,48. De plus, cette prière n'est pas une "méditation", chose complètement étrangère à la spiritualité orthodoxe.

Vous dites ensuite que les moines "se forgeaient une manière de pensée liée à leur expérience". Drôle de façon d'appréhender l'illumination par le Saint Esprit! Elle serait digne d'un Barlaam.... Forge-t-on les inspirations divines, les effets de la Grâce de Dieu? En Orthodoxie, la Grâce est incréée. Il n'y a que les Roméo-catholiques qui la considèrent comme créée, ce qui permet toute désinvolture devant ses effets.

Dans cette partie historique vous dites ensuite que "le monachisme égyptien s'essouffla dans les querelles théologiques". Pour être plus précis, il faut dire qu'en Egypte le monachisme déclina à cause du schisme des monophysites, lesquelles se séparèrent au 5e siècle de l'Eglise et perdirent la Grâce.

"Après les invasions arabes, l'hésychasme se réfugia dans et autour de Byzance avec saint Maxime le Confesseur (+ 662) et ses successeurs. La pression des Turcs ...." etc. Vous parlez du 7e siècle - il n'y a pas de Turc qui court à cette époque, les Seldjouks n'arrivant qu'au 11e siècle). Vous oubliez ensuite la Palestine, la Terre Sainte, qui ne cessa jamais d'être un des hauts lieux du monachisme et surtout de l'érémitisme. A noter p. ex., après "les civilisateurs du désert" du 4e, 5e et 6e siècles, Saints Chariton, Euthyme le Grand, Sabas le Sanctifié, Théodose le Cénobiarche, Jean l'Hésychaste et bien d'autres, au 6e et 7e siècle les grandes figures de Sts Barsanuphe et Jean ainsi que celle de St Georges de Chozeba, contemporain de St Maxime le Confesseur, les moines de la Grande Laure de St Sabas où au 8e siècle brillent St Jean Damascène et d'autres hommes de Dieu et où, au siècle suivant, on traduit les écrits d'Isaac le Syrien. Il y a aussi la célèbre Laure de Suka, fondée au 4e siècle par St Chariton, laquelle fonctionna jusqu'au 13e siècle.

Vous oubliez aussi la Syrie où les ermites illuminés sont nombreux tout au long des âges jusqu'au 13 siècle également (pensons notamment au Monastère de St Symeon du Mont Admirable près d'Antioche et de la colonie d'ermites géorgiens dans ses parages). D'autre part, St. Maxime le Confesseur, au 7e siècle, ne se réfugia pas à Byzance, comme vous dites, mais s'en enfuit devant les envahisseurs Avares et Perses et s'établit en Afrique du Nord où il se lia avec St Sophrone, le futur patriarche de Jérusalem, puis alla à Rome, pour lutter avec le pape orthodoxe St Martin contre les monothélites. Là, il fut enfin arrêté et déporté à Constantinople où qu'il fut, comme on sait, condamné comme hérétique, amputé de sa main droite et de sa langue et envoyé en captivité en Anatolie où il mourut en saint confesseur.

Vous dites ensuite que St Grégoire Palamas "développa la contemplation fondée sur la paix du cœur et la répétition de la «prière de Jésus» ". Le terme "contemplation" en Orthodoxie n'a pas le sens roméo-catholique que vous lui donnez ici. Pour les Saints Pères, la contemplation correspond à un des stades de l'ascension vers le Royaume et n'a rien a voir avec votre mécanique "répétition de la prière de Jésus". Si vous voulez dire que St Grégoire contribua à faire revivre la pratique de la prière intérieure au Mont Athos, vous avez raison, toutefois il n'était pas le premier, car avant lui, il y eut St Grégoire du Sinaï qui en fit autant.

Par la suite, vos sources occidentales vous trompent encore plus en vous faisant dire que "saint Grégoire va proposer une théorie hardie et vigoureuse, jugée trop aventureuse par beaucoup, notamment en Occident..." etc. St Grégoire Palamas ne proposa pas une théorie, mais exposa la doctrine traditionnelle des Saints Peres que les Occidentaux (et leurs émules en Orient), rendus aveugles par leurs hérésies, évidemment ignoraient ou déformaient.

"Il introduit", dites-vous, "en Dieu une distinction entre l’essence et les « énergies »."

Cher Vladimir, quand des Occidentaux avancent de telles sornettes, on peut le comprendre, étant ce qu'ils sont.
Mais vous en tant qu'Orthodoxe, vous devriez savoir mieux! En effet, cette distinction se trouve déjà bien avant lui dans de nombreux écrits des Saints Peres. Il n'y a là absolument rien de nouveau. Mais étant devenus étrangers à la Tradition spirituelle de l'Eglise, les Occidentaux ont classé cela – ils adorent les classifications! - sous le vocable de "palamisme", lequel n'est qu'un produit de leur ignorance.

Plus bas, vous écrivez à propos du mouvement philocalique au Mont Athos: "...admettant certaines des idées nouvelles avec le retour aux véritables sources de l'hésychasme. Ce renouveau fut combattu pour cela par une fraction de moines de l'Athos: querelle entre « anciens et modernes » " etc. Cette présentation est confuse et inexacte. En fait, il s'agit du conflit entre les Collyvades, Athonites défenseurs de la Tradition, de la communion fréquente et de la prière intérieure, et leurs adversaires athonites qui se sentaient eux aussi comme défenseurs de la Tradition, mais considéraient la communion fréquente comme une présomption et la grande importance que les Collyvades accordaient à la prière comme teintée d'hérésie messalienne. Les uns comme les autres eurent comme opposants les "humanistes" occidentalisés et philopapistes de Constantinople, ce qui est une autre affaire.

Vous louez ensuite le "grand succès des écrits philocaliques en Occident", "l’enthousiasme du public occidental" auquel ouvrit la porte la 'Petite philocalie' de Jean Gouillard: "la spiritualité orthodoxe... fut vraiment réintroduite en Occident... ". Spiritualité orthodoxe pour les hétérodoxes? Voila deux choses incompatibles, mais malheureusement propagée par les œcuménistes. Il convient à cet égard d'attirer l'attention sur une remarque fort pertinente et importante faite par les traducteurs et éditeurs de la Philocalie en anglais (Faber & Faber, London 1979) dans leur introduction - remarque qui résume aussi toutes les objections qu'on peut faire à votre article. Après avoir souligné que les Peres neptiques, dont la collection intitulée "Philocalie" reproduit certains écrits ascétiques, étaient orthodoxes dans leur Foi et vivaient une vie orthodoxe, incorporée à l'Eglise Orthodoxe et ses sacrements, et que leurs textes s'adressent à des disciples également orthodoxes – raison pour laquelle les références à des questions de Foi et de vie ecclésiale y sont rares, puisque c'étaient des choses allant de soi -, ces traducteurs et éditeurs (G.E.H. Palmer, Philip Sherrard, Kallistos Ware) disent:

"Cette voie spirituelle appelée 'hesychasme' ne peut être suivie dans un vacuum. Bien que la plupart des textes de la Philocalie ne soient pas spécifiquement doctrinaux, tous ils présupposent la doctrine, même quand ils ne la mentionnent pas. De plus, cette doctrine implique une ecclésiologie donnée. Elle implique une conception particulière de l'Eglise et une vue du salut inextricablement liée à la vie sacramentelle et liturgique. Ceci revient à dire que l'hesychasme n'est pas quelque chose qui se serait développé indépendamment de ou parallèlement à la vie sacramentelle et liturgique de l'Eglise. Il en est tout au contraire une partie intégrante et organique. Lui aussi est une tradition ecclésiale. Pour cette raison, la tentative de le pratiquer en-dehors d'une participation active à cette vie sacramentelle et liturgique revient à le couper de ces racines vivantes. C'est aussi un abus de l'intention de ceux qui le présentent et l'enseignent, ce qui constitue un acte de présomption qui risque d'avoir des conséquences désastreuses, aussi bien mentales que corporelles."

***
Je dois encore ajouter ceci à ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi si souvent, Vladimir, vous utilisez et dirigez les lecteurs vers la littérature secondaire, c'est à dire des commentaires, des études, la plupart de source hétérodoxe, et non pas vers les sources premières, les écrits des Saints Pères eux-mêmes. C'est une notion bien occidentale que de penser que les Saints Pères nous sont devenus étrangers, inaccessibles et que donc nous avons besoin d'intermédiaires modernes pour nous les expliquer, avec évidemment le grand risque, mille fois vérifié, que ces "explications" tournent à la déformation, soit par ignorance, soit par intention.

La règle d'or pour qui veut connaitre la spiritualité orthodoxe, c'est de s'en tenir aux sources premières et de veiller à se procurer des traductions fiables, de préférence faites par des traducteurs orthodoxes. Et s'il n'a accès qu'à des traductions par des hétérodoxes, que du moins il écarte ou approche avec une grande précaution et avec discernement les introductions – souvent plus volumineuses que les textes traduits! – et les notes en bas de page.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Février 2014 à 08:00 | 65 commentaires | Permalien

Une Commission responsable du dialogue entre l’Eglise orthodoxe d’Ukraine (PM) avec l’Eglise orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Kiev) et l’Eglise orthodoxe autonome  d’Ukraine vient d’être installée
Le Saint Synode de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou) s’est réuni en session le 24 février sous la présidence du métropolite Aganaphele, métropolite d’Odessa. Le Synode a constaté que le métropolite Vladimir actuellement soigné dans un hôpital n’est pas à même, conformément aux conclusions d’une commission médicale, d’assumer ses fonctions.

Monseigneur Onuphrios métropolite de Tchernovtzy et de Bucovine, a été élu au scrutin secret locum tenens de la chaire métropolitaine de Kiev.

Sa Sainteté Cyrille, patriarche de Moscou, s’est entretenu au téléphone avec le métropolite Onuphrios Le patriarche Cyrille a souhaité au métropolite Onuphrios l’aide de Dieu dans sa difficile mission en cette période de difficultés que vit actuellement le peuple ukrainien.


La session du Synode a pris connaissance de l’appel du « patriarcat de Kiev » à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine (patriarcat de Moscou) quant à la nécessité de surmonter le plus rapidement possible la division des orthodoxes en Ukraine. Les membres du Synode ont décidé de se déclarer prêts à la poursuite du dialogue avec le « patriarcat de Kiev » et l’Eglise autonome.

Une Commission sera mise en place dans ce but.

Elle comprendra : Mgr Mitrophane, archevêque de Lougansk et d’Alktchevsk, responsable du DREE, président ; Mgr Théodore, archevêque de Kamenetz-Podolsk ; Mgr Philarète, évêque de Lvov et de Galice, responsable du département de la santé du Saint Synode; l’archiprêtre Nicolas Danilevitch, secrétaire du DREE ; Vladimir Bourega, vice-recteur de l’Académie de théologie de Kiev.

Source PravMir et Mospat

Traduction "PO"
..................................
Lire aussi L'Ukraine orthodoxe: ORTHODOXIE MAJORITAIRE MAIS DIVISEE - 1
L'Ukraine orthodoxe : LE CHEMIN DIFFICILE DE L'UNITE - 2

L’archevêque Alexandre (Drabinko) : « Ce n’est pas l’autocéphalie qui est importante en Ukraine mais l’union des orthodoxes»

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Février 2014 à 18:51 | 20 commentaires | Permalien

« Il y a 20 ans que des processus politiques complexes sont en cours sur le territoire de l’Ukraine. Le résultat en est une division tragique de notre Église. Durant ces dernières années, il y a eu des tentatives d’utilisation de la force politique pour résoudre le problème ecclésiastique en Ukraine. Je veux affirmer aujourd’hui en m’adressant à l’ensemble du peuple ukrainien : le pouvoir ne doit pas interférer dans les affaires de l’Église. On ne peut résoudre les problèmes ecclésiastiques par la force. On ne restaurera pas l’unité de l’Église par la violence » a déclaré le Patriarche Cyrille dans son homélie du 23 février 2014, prononcée après la Liturgie dans l’église moscovite Saint-Michel-Archange de Tropariovo.

« Jamais dans l’histoire on n’est parvenu à résoudre les problèmes ecclésiastiques par la force. Il faut que l’Église résolve les problèmes qui se posent à elle de façon autonome, sans s’appuyer sur aucun facteur extérieur » a affirmé le Patriarche.

« Aujourd’hui, comme par le passé, je m’adresse à nos frères et sœurs d’Ukraine qui demeurent dans le schisme, et je les appelle à l’unité. Pas à une unité qui serait le résultat d’un changement de conjoncture politique, pas à une unité qui s’appuierait sur la force, mais à cette unité qui découle du désir sincère de revenir aux principes canoniques sans lesquels ne peut vivre l’Église » a poursuivi le Patriarche Cyrille.

« Pour surmonter un schisme, il faut toujours aller sur la voie du retour aux principes canoniques qui font l’existence de l’Église. Seule cette unité sera solide et salutaire » s’est dit convaincue Sa Sainteté.

« Je crois que par les prières des saints de la Laure des Grottes des Kiev, par les prières de tous les saints qui ont illuminé notre Église, le Seigneur gardera l’Église et l’Ukraine et accordera au peuple ukrainien la force de dépasser les nombreuses difficultés spirituelles et économiques, et surtout de mettre fin de façon légale et juste la division de l’Église… Nous croyons que la puissance spirituelle qui coule du baptistère de Kiev a permis de préserver l’unité religieuse durant un millénaire et nous aidera aujourd’hui à surmonter les difficultés et les divisions, nous appuyant sur la foi orthodoxe, sur la Parole de Dieu » a conclu le Patriarche Cyrille.
Lien Mospat

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Février 2014 à 15:56 | Permalien

Une manifestation en mémoire des combattants russes tués pendant la première Guerre mondiale aura lieu à la cathédrale de Boutovo.
Traduction E.T.

L’office funèbre en mémoire des combattants de l’armée russe morts au cours de la Première guerre mondiale aura lieu le 23 février, jour du Défenseur de la Patrie à la cathédrale des Saints martyrs et confesseurs russes à Boutovo.

Après la liturgie et l’office funèbre, des paroissiens, des représentants de clubs militaires et historiques ainsi que d’associations de cosaques se réuniront auprès du monument des combattants russes morts en 1914 - 1918.

Le monument est sculpté dans la glace, il se trouve à côté de la cathédrale. Sa construction repose sur le projet du « monument funèbre au combattant de la première Guerre mondiale » qui a gagné le concours de l’association impériale d’architectes et de peintres le 26 mai 1916. Le coup d’état d’octobre 1917 a empêché sa réalisation.

Une manifestation en mémoire des combattants russes tués pendant la première Guerre mondiale aura lieu à la cathédrale de Boutovo.
Un repas typique de soldat sera offert sur le lieu de la manifestation. Ensuite, le club sportif de la paroisse « Fort-Ross» proposera une course de ski à tous les participants.

Selon le communiqué de la paroisse, « toutes les nations européennes commémorent leurs compatriotes morts pendant cette guerre alors qu’en Russie il n’y a aucun musée important en leur mémoire. Les bolcheviks avec V. Lénine à leur tête ont tout fait pour détruire la mémoire des héros russes ». « Au Polygone de Boutovo ont été exécutés 11 généraux de l’armée russe du temps de la Pemière guerre mondiale, plusieurs centaines d’ex-officiers et soldats, y compris des chevaliers de la Croix de Saint Georges ».

Interfax-religion

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Février 2014 à 14:59 | 2 commentaires | Permalien

« Nous prononcerons nous-mêmes notre propre jugement selon que, volontairement, nous aurons adhéré à Dieu ou que nous l’aurons rejeté. C’est notre amour ou notre manque d’amour qui nous situera parmi les «bénis» ou parmi ceux qui sont écartés (ou peut-être ajournés). (…) Nous devons entendre d’une manière très réaliste ce que le Sauveur dit de sa présence dans ceux qui souffrent, car c’est en eux seulement que nous pouvons venir en aide au Seigneur Jésus » P. Lev Gillet, L’an de grâce du Seigneur, Paris, 1988, p.145

Dimanche du Jugement dernier: Samedi Vêpres
Stichères du Lucernaire. 6 stichères de l'Octoèque, 4 stichères du Triode

Ton 6
Quand Tu viendras faire le juste Jugement sur le siège de ta gloire, très juste Juge * un fleuve de feu terrifiant entraînera tous les êtres devant ton Trône * Les puissances célestes et les hommes jugés chacun selon ses œuvres * dans la crainte T'entoureront * Alors épargne nous, Christ, donne nous la part des sauvés, en Ta miséricorde * Nous Te supplions dans la foi.

Les livres seront ouverts, les actions des hommes seront dévoilées * face à ton Trône devant lequel nul ne tient * et toute la vallée des larmes se fendra dans un terrible grincement * voyant ceux qui ont péché envoyés par ton juste Jugement dans les damnations éternelles * et implorant en vain, Compatissant * nous Te supplions, Toi qui es bon * Epargne nous qui Te chantons, dans ton grand amour.

Les trompettes résonneront, les tombeaux s'ouvriront * et toute la nature des hommes tremblante ressuscitera * Ceux qui ont fait le bien se réjouissent dans la joie, attendant de recevoir la récompense * Mais ceux qui ont péché tremblent et crient, envoyés à la damnation et séparés des élus * Seigneur de la gloire, aie compassion de nous en ta bonté * et donne nous la part de ceux qui T'ont aimé.

Je pleure et souffre quand je prends conscience de ce que seront le feu éternel * les ténèbres extérieures, l'enfer, le ver cruel * le grincement des dents, la douleur à venir qui ne cessera jamais * pour ceux qui sont tombés dans les fautes innombrables et T'irritent par leur malice * dont je suis l'un, misérable, et le premier * Mais, Juge miséricordieux, sauve moi, dans ton amour.

Gloire… Ton 8

Quand seront posés les trônes, quand s'ouvriront les livres * quand Dieu siégera pour le Jugement * alors, ô quelle épouvante * Lorsque les anges dans la crainte seront là * et que le fleuve le feu nous emportera * alors que ferons nous, hommes coupables de tant de fautes * quand nous L'entendrons appeler les bénis dans le Royaume du Père * et envoyer les pécheurs dans la damnation ? * Qui supportera cette terrible sentence * Mais Sauveur qui seul aimes l'homme, Roi des siècles * avant que vienne la fin fais moi revenir par le repentir. Aie pitié de moi.

Source: "Triode"; traduction du père Denis Guillaume, édité par la Diaconie Apostolique

Lectures: Epître : I Co VIII, 8-13 ; IX, 1-2 et Evangile : Mt XXV, 31-46

Dernière semaine de viande

Dimanche prochain clôturera la période où la consommation de viande, d'où son premier nom, qui provient du bas latin "carnelevare" formé sur "carne", viande, et "levare", enlever. Dès lundi prochain la viande sera donc proscrite jusqu'à Pâques.

Le samedi précédant ce dimanche (samedi du dernier jour de viande), le Typikon prescrit la commémoration universelle de tous les membres défunts de l'Église. "Dans l'Église, écrit le père Alexandre Schmemann(*), nous dépendons tous les uns des autres, appartenons les uns aux autres, sommes unis par l'amour du Christ. C'est pourquoi nul Office dans l'Église ne pourrait être "privé." Notre repentance ne pourrait être complète sans cet acte d'amour envers tous ceux qui nous ont précédés dans la mort, car qu'est-ce que la repentance, si ce n'est pas aussi retrouver l'esprit d'amour, qui est l'esprit de l'Église. Liturgiquement, cette commémoration comporte les Vêpres le vendredi, les Matines et la Divine Liturgie le samedi."

La préparation au Jugement Dernier

"L'Évangile du dimanche (Mt. 25, 31-45) nous rappelle un troisième thème de la repentance (**): la préparation au Jugement Dernier. Un Chrétien vit sous le Jugement du Christ. Il nous jugera sur la manière dont nous aurons pris au sérieux Sa présence dans le monde, Son identification avec tout homme, Son don d'amour. "J'étais en prison, J'étais nu..." Toutes nos actions, attitudes, jugements et en particulier nos relations à autrui doivent se référer au Christ, et nous appeler nous-mêmes "Chrétiens", cela signifie que nous acceptons la vie comme un service et un ministère. La parabole du Jugement Dernier nous donne les "critères de référence" pour notre auto-évaluation.

La semaine suivant ce dimanche-là, un jeûne limité est prescrit. Nous devons nous préparer et nous entraîner pour le grand effort du Grand Carême. Le mercredi et le vendredi sont des jours non-liturgiques avec des offices de Carême. Le samedi de cette semaine (Samedi de la fin des laitages), l'Église commémore tous les hommes et femmes qui ont été "illuminés à travers le jeûne", à savoir les saints Ascètes et Pères. Ils sont le modèle que nous devons suivre, nos guides dans "l'art" difficile du jeûne et de la repentance." (ibid.)

....................................
(*) P. Schmemann – La structure liturgique du Grand Carême

(**) "Pour comprendre les diverses particularités liturgiques de la période du Grand Carême, écrit plus haut le père Alexandre, nous devons nous souvenir qu'elles expriment et véhiculent pour nous la signification spirituelle du Carême et sont reliées à l'idée centrale du Carême, à sa fonction dans la vie liturgique de l'Église. C'est l'idée de repentance". Puis le père Alexandre développe le thème majeur de chacune des semaine du Carême en commençant par le Dimanche du Publicain et du Pharisien et le thème de l'humilité: "le Publicain est humble, et l'humilité le justifie devant Dieu", puis le thème du retour à Dieu avec le dimanche du Fils Prodigue: "dès lors, la repentance est le renouvellement du Baptême, un mouvement d'amour, qui le ramène vers Dieu…" (ibid)

V.G.

Rédigé par Vladimir Golovanow le 22 Février 2014 à 10:52 | 3 commentaires | Permalien

Traduction pour "PO" Laure Durand-Viel

Le responsable du département synodal pour les activités de l’Eglise à caractère caritatif ou social, l’évêque Panteleimon d’Orekhovo-Zuevo considère comme inefficace la réglementation des activités d’assistance sociale en Russie.

« L’Etat détient toujours le monopole sur ces activités, c’est pour cela qu’elles ne se développent pratiquement pas. En général, on n’a pas le choix de l’institution qui fournit l’aide, qu’il s’agisse d’une administration publique ou d’une ONG. Si les choses ne changent pas, nous n’atteindrons jamais le niveau de l’Europe, ou de l’Amérique, en termes de cliniques ou d’établissements pour personnes âgées ou dépendantes », a affirmé l’évêque dans un entretien publié lundi dans la revue " Expert"

Selon lui, les étrangers sont horrifiés d’entendre qu’un foyer peut abriter cinq cents ou six cents personnes : l’être humain y devient un pion, une simple pièce d’une énorme machine.

« D’un autre côté, on s’occupe de vous, on vous nourrit, on lave votre linge, et cela coûte des sommes énormes : à Moscou, un enfant placé dans un orphelinat ou un foyer pour handicapés coûte plus de 100 000 roubles par mois. C’est une situation bizarre. Nous ne voulons voir que l’activité sociale mise en œuvre par les pouvoirs publics, et ce que fait l’Eglise, on refuse de le voir », a constaté l’évêque.

Il considère que si l’on donnait à la société la possibilité de prendre en main ce domaine, il y aurait moins de protestations et de problèmes « parce que beaucoup pourraient y trouver leur compte, pourraient manifester leur amour, leur souci de l’autre ».
L’évêque Panteleimon a indiqué que des associations publiques de supervision sont aujourd’hui créées, mais elles n’ont pas d’action, « elles n’ont aucun pouvoir, elles ne peuvent pas renvoyer un directeur, ni aller contrôler de nuit un orphelinat ou une clinique ».

« Et pourtant », ajoute-t-il, « une clinique vue de jour ou de nuit, cela n’a rien à voir. Et entre un orphelinat vu de jour ou au moment où il est visité par une commission, et le même orphelinat vu de nuit, la différence est immense. Bien sûr, on pourrait mettre des caméras vidéo partout pour savoir ce qui s’y passe, peut-être d’ailleurs le fera-t-on un jour, mais cela ne changera pas grand-chose à la situation ».

Interfax religion

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Février 2014 à 10:42 | 0 commentaire | Permalien

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