Divine Liturgie à Amiens
Le 5 juillet 2014, à la veille de la Nativité de saint Jean-Baptiste (Ndlr : selon l'ancien calendrier 24 juin / 7 juillet), le diocèse de Chersonèse a célébré à Amiens le saint Prophète et Précurseur, où la partie avant de la tête est conservée depuis plus de huit siècles (1206) dans la capitale de la Picardie.

A cette occasion, sont venus à Amiens Mgr Nestor de Chersonèse, et une délégation du diocèse de Kherson dirigée par l'archevêque Jean de Kherson et de Tauride (Ndlr : diocèse de l'Eglise orthodoxe d'Ukraine / Patriarcat de Moscou).

En ce jour sur l'autel central de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens - église cathédrale du diocèse catholique de Picardie - était le plat contenant la tête de saint Jean-Baptiste, dont les hiérarques célébraient la fête en cette Divine Liturgie.

Concélébraient avec les hiérarques, le recteur de la communauté orthodoxe d'Amiens, du Monastère Danilov à Moscou l'higoumène Hermogène (Ananiev), le directeur du centre de pèlerinage du diocèse de Chersonèse le prêtre Nicolas Nikichine, du père Alexandre Prokopchuk clerc de l'église des Trois Saints Hiérarques à Moscou quartier de Khitrovka, du protodiacre Nicolas Rehbinder et du diacre Antoine Ivachin, clercs du diocèse de Chersonèse.

Participait à l'office plus de 200 pèlerins venus de Paris et d'autres villes en France, Allemagne, Russie, Ukraine, Biélorussie et du Kazakhstan.

Les hiérarques et le clergé ont prié en ce jour (Ndlr : samedi, jour des défunts) le Seigneur pour les âmes des défunts, et particulièrement pour Sa Béatitude le métropolite Vladimir de Kiev (Ndlr: nouvellement décédé).

Après la Divine Liturgie a été proclamée un "Mémoire Eternelle" pour le primat de l'Église orthodoxe d'Ukraine.

Mgr Nestor a alors adressé à l'auditoire une déclaration pastorale dans laquelle il a remercié l'invité de marque - Mgr Jean de Kherson, et les pèlerins venus vénérer l'une des plus saintes reliques du monde chrétien, et a exprimé en la personne de Mgr Jean ses condoléances au plérôme de l'Eglise orthodoxe en Ukraine dans le cadre de la mort de son primat et grand pasteur du peuple ukrainien.

On a ensuite célébré un office d'action de grâce, durant lequel les hiérarques, le clergé et les pèlerins ont pu vénérer le chef de saint Jean-Baptiste.

Divine Liturgie à Amiens
Ensuite, tous les participants ont partagé un repas fraternel, durant lequel la communauté orthodoxe d'Amiens a remercié Mgr Nestor d'être venu à la célébration, qui est devenu une tradition et un événement qu'attendent sincèrement les enfants de l'Eglise orthodoxe russe, résidant en Picardie.

Pendant le repas de fête, Mgr Nestor a eu un dialogue avec les représentants de la communauté locale, ainsi qu'avec les nombreux pèlerins, après quoi, à l'invitation de l'évêque catholique, Mgr. Olivier Leborgne, Vladika a visité l'administration diocésaine du diocèse catholique d'Amiens.

Durant la réunion avec le prélat catholique, à laquelle a assisté l'évêque Nestor a parlé de la dynamique et des caractéristiques des soins de paroisses de l'Eglise orthodoxe russe en France, en Espagne et d'autres pays d'Europe occidentale, ainsi que des plans et des difficultés rencontrées par la jeune communauté orthodoxe d'Amiens. Monseigneur a remercié Mgr. Leborgne pour l'attention et le soutien fournis par le diocèse catholique de Picardie à la communauté orthodoxe. L'évêque Nestor a parlé des activités de la communauté, sa participation active à la mise en oeuvre en collaboration avec les paroisses catholiques d'Amiens d'activités religio-culturels et éducatives.

Pour sa part, Mgr Olivier Leborgne a exprimé sa gratitude à Mgr Nestor de sa visite à Amiens, et a également remercié pour le fait que la présence de la communauté orthodoxe de la capitale de la Picardie à considérablement augmenté l'attention et l'intérêt de la population locale sur les principaux vestiges de la ville - le vénérable chef de saint Jean le Baptiste.


Divine Liturgie à Amiens
Mgr Leborgne a souligné la bonne organisation du pèlerinage orthodoxe à la cathédrale Notre-Dame d'Amiens, qui a été rendue possible grâce aux efforts du représentant local du diocèse de Chersonèse. Entre autres choses, l'évêque catholique a promis de soutenir pleinement le développement et la formation de la jeune communauté orthodoxe d'Amiens.


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Juillet 2014 à 15:02 | 8 commentaires | Permalien

Le dimanche 13 Juillet 2014, avec la bénédiction de l'évêque Nestor de Chersonèse (Patriarcat de Moscou), le pèlerinage aura lieu à l'église Saint-Denis et saint-Jean-Baptiste à Saintines (dept.de l'Oise).

Depuis le XIIIe siècle, le jour de la St. Jean-Baptiste, (24 juin / 7 Juillet nouveau style), les pèlerins viennent de toute la France à Saintines pour se baigner dans les eaux curatives de la source sacrée.

Programme

8.00 Départ en bus de l'église des Trois Saints Hiérarques (5, rue Pétel Paris 75015).
10.00 Divine Liturgie.
12.00 baignade dans la source sacrée.
14.00 repas fraternel (apporter de la nourriture avec vous).
17.00 Retour à l'église des Trois Saints Hiérarques.
Pour couvrir les frais: 40 euros.

............................................
Contacts: prêtre Nicolas Nikichine
tel +33 (0)6 20 34 95 46
nicolas.nikichine@gmail.com

ou Madame Inna Botcharova
+33 (0)6 50 64 01 26
Инна Бочарова
Зам. Директора Паломнического Центра
Тел.: +33 (0)6 50 64 01 26
Эл. почта: inessa0228@mail.ru

Lien

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Juillet 2014 à 15:00 | 1 commentaire | Permalien

Le 7 juillet, après les funérailles et l’enterrement du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Vladimir, a eu lieu, en la salle synodale de la résidence du primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine à la laure des Grottes de Kiev, la session du Saint-Synode de ladite Église, sous la présidence de son locum tenens, le métropolite Onuphre. La première partie de la session avait eu lieu la veille, le 6 juillet. Avant le début de la session, a été célébré un court office de requiem pour le défunt métropolite. Le Saint-Synode a décidé de convoquer l’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine le 13 août, laquelle élira le nouveau primat.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Juillet 2014 à 14:47 | 0 commentaire | Permalien

«Les relations entre les deux principales Eglises orthodoxes du pays sont tendues, et la crise que vit actuellement le pays a contribué à un renforcement de ces tensions. Ainsi, le patriarche Cyrille Ier de Russie ne s'est pas rendu aux funérailles du métropolite Vladimir, affirmant vouloir « éviter toute provocation ». Selon l'agence Interfax, le patriarche redoutait que son voyage à Kiev ne devienne un « prétexte à l'émergence de nouvelles forces extrémistes ».

Le 7 juillet 2014, fidèles et religieux ont accompagné le cercueil du métropolite Vladimir, chef de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique rattachée au patriarcat de Moscou. Le métropolite Vladimir, Victor Markianovich Sabodan à l'état civil, est décédé le 5 juillet d'une hémorragie interne à l'âge de 78 ans. Il souffrait de la maladie de Parkinson, ce qui avait entraîné la nomination d'un métropolite par intérim, Onuphre, le 14 février 2014. Suite

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Juillet 2014 à 22:13 | 0 commentaire | Permalien

Selon les informations de www.romfea.gr , le Patriarche œcuménique Bartholomée a eu une conversation téléphonique avec le président de l'Ukraine, Petro Poroshenko.

Au cours de cet entretien, le premier parmi les patriarches de l'Orthodoxie a exprimé au président ukrainien ses condoléances pour la dormition du métropolite de Kiev et de toute l'Ukraine, Vladimir. Le Patriarche œcuménique a également exprimé le vœu que l'Ukraine surmonte les défis et les problèmes auxquels elle fait face, pour le bien du pays et du peuple de l'Ukraine.

De son côté, Petro Poroshenko a remercié le Patriarche œcuménique de cette communication téléphonique, soulignant que le feu métropolite Vladimir avait été pour lui une personne très proche et que sa perte était grande.

"Vos prières, en particulier en ce moment difficile pour le pays, nous procurent un grand soutien spirituel", déclara M. Poroshenko au Patriarche œcuménique.

Romfea
Traduction Justine

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Juillet 2014 à 19:55 | 2 commentaires | Permalien

Le 5 juillet 2014 Sa Béatitude le métropolite Vladimir de Kiev et de toute l'Ukraine a été rappelé à Dieu
Le 5 juillet 2014 Sa Béatitude le métropolite Vladimir de Kiev et de toute l'Ukraine a été rappelé à Dieu, à l'âge de 78 ans, après une longue et pénible maladie.

Fais reposer avec les saints, Seigneur, ton serviteur qui s'est endormi !

Le métropolite Vladimir (né Viktor Makianovitch Sabodan dans une famille paysanne de la région de Khmelnitski le 23 novembre 1935) depuis 1992 primat de l'Église orthodoxe d'Ukraine (Patriarcat de Moscou) Son titre est : Sa Béatitude Volodymyr, Métropolite de Kiev et de toute l'Ukraine.

Le 5 juillet 2014 Sa Béatitude le métropolite Vladimir de Kiev et de toute l'Ukraine a été rappelé à Dieu
Célébration du "millénaire du baptême de la Russie" (1988), à Bruxelles. Exarque patriarcal russe d'Europe occidentale (1984-1990)

Le 5 juillet 2014 Sa Béatitude le métropolite Vladimir de Kiev et de toute l'Ukraine a été rappelé à Dieu
De 1984 à 1990, celui qui était alors métropolite de Rostov et Novotcherkassk fut aussi exarque patriarcal russe pour l'Europe occidentale, et visita plusieurs fois la Belgique. Au décès en 1985 de l'archevêque Basile Krivocheine, il assura l'administration provisoire du Diocèse orthodoxe russe en Belgique, avant l'arrivée de Mgr Simon.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Juillet 2014 à 07:36 | 5 commentaires | Permalien

Pensez-vous que la rencontre à Jérusalem, au mois de mai dernier, entre le pape François et le patriarche Barthélemy de Constantinople

fait avancer le dialogue entre orthodoxes et catholiques; 48.89%

ne change pas grand-chose; 49.26%

je n'ai pas d'avis. 1.85%

270 Votants

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2014 à 22:05 | 3 commentaires | Permalien

Le métropolite Hilarion : « En canonisant les Nouveaux Martyrs du XX siècle l’Eglise a montré qui étaient les coupables et qui étaient les victimes de la tragédie russe »
L’émission « L’Eglise et le monde » produite par le métropolite Hilarion, Président du DREE du patriarcat de Moscou, chaîne Rossia 24, recevait le 22 juin Michel Fédotov, Président du Conseil de la société civile et des droits de l’homme auprès du Président de la Fédération de Russie.

Mgr Hilarion : Bonjour, chers frères et sœurs ! Vous regardez l’émission « L’Eglise et le monde ». Il sera question aujourd’hui de mieux clarifier notre passé et d’essayer d’aboutir à la réconciliation. Je reçois aujourd’hui Michel Fédotov, Président du Conseil de la société civile et des droits de l’homme auprès du Président de la Fédération de Russie. Bonjour, Mikhaïl Alexandrovitch.

M. Fédotov : Bonjour, Monseigneur. Je vous remercie de m’avoir invité à cette émission. Je souhaitais m’entretenir avec vous de notre devoir de mémoire.

Je commencerai par vous raconter l’histoire d’une icône qui se trouve chez moi. C’est une icône de famille que nous avons depuis le XIX siècle. Il s’agit d’une Vierge de Shouja-Smolensk (Шуя), copie d’une icône miraculeuse qui se trouvait dans la cathédrale de la ville de Shouja. Nos ancêtres lui vouaient une vénération particulière. Lorsqu’en 1922 une commission soviétique arriva dans la ville à la suite du décret sur la confiscation des biens de l’Eglise les paroissiens manifestèrent leur indignation. Il y eut, comme on dit de nos jours, des « désordres de masse ». L’armée rouge fit feu sur la foule. Puis le tribunal révolutionnaire condamna à être fusillés de nombreux clercs et laïcs. Les habitants déposèrent un recours en grâce. Le Comité exécutif des soviets accorda cette grâce. Par la suite le décret fut soumis pour validation au Politburo qui décida de faire exécuter la sentence.

Le métropolite Hilarion : « En canonisant les Nouveaux Martyrs du XX siècle l’Eglise a montré qui étaient les coupables et qui étaient les victimes de la tragédie russe »
Cela fait partie de notre histoire, l’histoire de la mise à mort de tant d’innocents. Mais il y a des foyers tout autres que le mien où l’on trouve des objets de vénération complètement différents. Comme par exemple, un sabre ayant appartenu à un cavalier des unités Boudenny (maréchal de l’armée soviétique) qui avait servi à décapiter des prêtres et des laïcs innocents lors de la confiscation des biens de l’Eglise. Comment concilier ces deux faces de notre histoire ? Car tout ceci appartient bien à notre histoire, douleur dont nous souffrons jusqu’à présent.


Mgr. Hilarion : Il nous faut apprendre à appeler les choses par leurs noms.
Ce n’est pas en dénaturant et en falsifiant le passé, en niant l’évidence que nous réussirons à réconcilier les ennemis d’hier. Nous resterions dans l’impasse. S’il y a eu répressions et victimes innocentes de ces répressions il nous faut le dire. S’il y a eu des coupables, nommons-les au lieu d’essayer de les faire entrer dans une nouvelle mythologie. Nous ne devons pas faire de ces gens des héros ou laisser dire à leur propos, comme nous l’entendons trop souvent, que ce n’étaient pas eux mais leur entourage qui était coupable des crimes de l’époque. Des millions de vies ont été supprimées, chacune d’entre elles représente une valeur sans pareil.

Aucune statistique ne permet de chiffrer les immenses malheurs infligés à nos peuples, aucun bilan comptable ne peut en être établi. Ces pertes ne sont pas réparables : comment oublier que chaque victime emporte dans le non-être sa descendance virtuelle. Le pays s’est donc privé de bien plus que de tous ceux qui ont péri sous le pouvoir de Lénine et Staline (leur nombre précis n’a pas été établi et ne le sera probablement jamais. On l’estime de 14 à 20 millions de personnes). Ajoutons à ce nombre les enfants que les victimes auraient sans doute eus. Le pouvoir s’est tout simplement consacré à l’extermination de son peuple. Il convient de le dire avec toute la clarté possible et de ne rien passer sous silence. Ceux qui s’appliquent à réduire de tout un ordre de grandeur le nombre des sacrifiés agissent d’une manière mensongère, voire criminelle. Percer cet abcès n’est qu’un début, il faut pouvoir panser les séquelles infligées par cet abcès. Toutes les forces saines de la société civile, l’Eglise en premier, doivent s’y consacrer.

L’Eglise a glorifié les Nouveaux Martyrs et Confesseurs de Russie, et c’est un geste d’une très grande importance. Un geste qui définit d’une manière tangible qui sont les coupables de cette tragédie et qui en ont été les victimes. Mais aux yeux de l’Eglise il ne s’agit pas seulement d’une tragédie, de millions de vies brisées. L’exploit des Nouveaux Martyrs a fait resplendir la gloire de Dieu. Homme de foi, je ne vois pas d’autre voies de réconciliation que la prise de conscience de la non inutilité de ces sacrifices : les souffrances de ceux qui ont péri dans la douleur avaient un sens suprême.

M. Fédotov : Il y a quelques jours j’étais en Allemagne où j’ai été reçu par le Président de la République Fédérale. Il m’a dit : «Les Allemands se sont repentis des péchés du nazisme, vous, les Russes, vous devez vous repentir du mal bolchevik ». Je lui ai répondu : « Monsieur le Président, je ne saurai être d’accord avec vous. Ce n’est pas nous qui sommes les auteurs de ce mal. Il a été accompli bien avant nous. Il nous faut dénoncer les crimes commis de par le passé de même que nous abjurons Satan lors du sacrement du baptême ». Lequel d’entre nous, Monseigneur, avait raison ?

Mgr Hilarion : Il nous faut puiser à l’expérience des peuples dont l’histoire comporte des chapitres infâmants. Il nous faut apprendre comment ces chapitres ont été assimilés, pourquoi il n’y a pas eu de tentatives d’innocenter les coupables. Il nous faut savoir appréhender notre histoire comme nous appartenant, à y distinguer le bien du mal, le blanc du noir.
L’expérience de l’Allemagne nous est très utile. Cela ne signifie nullement que cette expérience est identique à la nôtre : en effet, la guerre menée par l’Allemagne sur notre territoire était une guerre de conquête alors que notre guerre, d’abord chez nous, puis dans les territoires d’autres pays était une guerre de libération dont nous sommes sortis vainqueurs. Choses à ne jamais oublier.
Mais comment fermer les yeux sur les crimes commis par le régime de Lénine puis de Staline qui ont exterminé des classes entières de la société. Les koulaks (paysans aisés), les cosaques, pratiquement toute l’intelligentsia russe ont été sacrifiés. Il était presque impossible d’échapper à la terreur des années trente. Il fallait un miracle pour survivre à cette époque.

M.Fédotov : Vous souvenez-vous de la phrase de Dzerjinski (fondateur de la Tcheka, police politique des soviets) « Il faut ouvrir un dossier sur chaque intellectuel » ?

Mgr Hilarion : Il ne s’agissait pas seulement des intellectuels. Vous avez mentionné les évènements dans la ville de Shouïa. Rappelez-vous la manière dont ils se sont terminés. Lénine avait envoyé un ordre disant « Le plus nous réussirons à fusiller de prêtres, le mieux ce sera. Il nous faut en finir au plus vite avec le clergé réactionnaire bourgeois ».

M.Fédotov
: Et dire que ceci a été écrit par un orthodoxe ! En effet, Lénine était orthodoxe.

Mgr Hilarion : Lénine n’était pas orthodoxe. Il avait été baptisé dans la foi orthodoxe mais il l’a abjuré. Comment le considérer comme un croyant ? Lénine n’était pas Julien l’Apostat qui avait abjuré la Croix. Cet empereur n’a pas eu le temps de commettre les crimes abominables dont Lénine est l’instigateur.

Pas plus tard que hier j’étais dans l’avion avec pour voisin un starets, confesseur célèbre. Le sujet de la démographie est venu dans la conversation. Nous constations que la population décroit, surtout dans les campagnes. Mon interlocuteur m’a dit une chose qui, d’abord, m’a laissé perplexe. «Tout ceci ne changera pas tant que la Russie continuera à vivre dans la malédiction ». J’ai demandé : « De quelle malédiction s’agit-il ? ». La réponse fut : «Tant que ce cadavre restera en pleine Place Rouge. Le pays ne pourra aller de l’avant tant que ce péché et cette malédiction pèseront sur lui ». C’est là un exemple éloquent de la, si je puis dire, diversité des reliques du passé que nous vénérons. D’une part, les icônes que nous ont laissées les Nouveaux Martyrs, de l’autre les pseudos icônes de leurs bourreaux. .

Tôt ou tard il faudra choisir et nommer les choses par leurs noms. Des efforts ont déjà été entrepris dans ce sens : aux époques Khrouchtchev, puis Gorbatchev, Eltsine et Poutine. Ces efforts se poursuivent. Le Conseil que vous présidez se consacre, entre autre, à persévérer dans cette voie.

M.Fédotov : Vous avez, Monseigneur, fait mention du mausolée. J’avais proposé il y a un certain temps d’y aménager un musée. Le sarcophage y aurait été maintenu mais tous les équipements seraient visibles et les visiteurs pourraient connaitre les procédés et la technologie de la convservation d’une dépouille. Cela n’est pas sans intérêt. Il ne s’agit pas seulement d’un monument de l’architecture, la Place Rouge étant classée par l’UNESCO, c’est aussi un ouvrage technique important. Il faudrait désacraliser le mausolée tout en le préservant en tant qu’objet appartenant à une civilisation.

Mgr Hilarion : J’ai le sentiment qu’il y a eu début de banalisation du mausolée lorsque la garde d’honneur a disparu. Le mausolée ne doit pas rester une cour des miracles où serait exposé le cadavre d’une personnalité politique. D’autres solutions sont à trouver. Il est indispensable d’inhumer ce corps. Pour certains ce sera la tombe d’un homme politique éminent, pour d’autres la sépulture d’un criminel. Mais c’est en terre que doivent reposer les corps de tous.

La réconciliation équivaut pour les chrétiens à une guérison. Or, pour guérir il faut commencer par bien diagnostiquer. Impossible d’entamer des soins sans qu’un diagnostic précis n’ait été établi au préalable. C’est à nous-mêmes en premier que ce diagnostic doit s’appliquer, n’ayons pas honte de reconnaître que nous sommes gravement souffrants. Ce n’est qu’alors que nous pourrons trouver les voies de la guérison.

Nous disons que la maladie est souvent un symptôme du péché. Le mal qui agit dans l’histoire est lui aussi une manifestation du péché. C’est avec horreur, colère, amertume et tristesse que nous nous pénétrons de ces pages tragiques de notre passé.
Afin qu’elles ne se répètent jamais il nous faut nommer les choses par leurs noms. Le Conseil que vous présidez a vocation à jouer en cela un rôle important. L’Eglise, quant à elle, a joué et joue un rôle primordial dans la guérison de ces plaies.

MOSPAT
Traduction Nikita Krivochéine

Commentaire "P.O." : Cet entretien nous paraît particulièrement important à la lumière du sondage en cours.

Le métropolite Hilarion : « En canonisant les Nouveaux Martyrs du XX siècle l’Eglise a montré qui étaient les coupables et qui étaient les victimes de la tragédie russe »

"Les Nouveaux Martyrs du XX siècle" Tableau de Xenia Krivocheine

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2014 à 14:43 | 0 commentaire | Permalien

Un centre spirituel et missionnaire sera bientôt inauguré à Marseille
La paroisse de la Vierge de Kazan, diocèse de Chersonèse, s'apprête à mettre en place à Marseille un centre spirituel et missionnaire. Il sera consacré à la mémoire des premiers chrétiens d'Europe. C'est le père Jean Gauthier, recteur de la paroisse, qui est en charge de ce projet. Le centre gèrera des cours des cuisson de prosphores, de confection et de broderie d'habits sacerdotaux.

Des pèlerinages dans les lieux, en France, où se trouvent les reliques des saints Antoine le Grand, Lazare le Ressuscité, Victor le Guerrier, Jean Cassien le Romain seront organisés par le Centre. Le premier d'entre eux a eu lieu le 4 mais 2014. Les pèlerins se sont rendus dans la grotte de Marie-Madeleine égale aux apôtres. Des croyants de Marseille, Toulon et Nice y ont pris part. La chaîne de télévision "Soyouz" y a consacré un reportage. La paroisse invite tous ceux qui seraient intéressés par ce projet à s'y joindre. Lien ICI Traduction "PO"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2014 à 12:51 | 2 commentaires | Permalien

La Commission pour les relations avec les religions auprès du gouvernement du Kirghizstan a prescrit à Monseigneur Théodose, évêque de Bichkek et du Kirghizstan de cesser toute activité religieuse. L'évêque n'est plus en droit de prononcer des homélies. Le patriarcat de Moscou considère que c'est là une mesure sans précédent.

Même à l'époque soviétique les autorités ne prononçaient pas de tels interdits. L'autorisation d'officier de Mgr Théodose était venue à terme. La Commission dit avoir envoyé au diocèse plusieurs rappels mais ils sont seraient restés sans réponse. La secrétaire de l'évêque a annoncé que Mgr Théodose se trouvait actuellement à Moscou.
Interfax religion Traduction "PO"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2014 à 12:47 | 0 commentaire | Permalien

Le 5 juillet 2014 Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, présidera la divine liturgie qui sera officiée à l'autel principal de la cathédrale d'Amiens. De vénération du la Sainte relique de Saint Jean-Baptiste et un office d'action de grâce sera dit après la liturgie.



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2014 à 08:15 | 0 commentaire | Permalien

Un concert du Chœur synodal de Moscou et de la Chorale de la Chapelle Sixtine a eu lieu le 1 juillet au Vatican
Le concert a réuni plusieurs ambassadeurs, représentants du clergé et autres personnalités . M. Alexis Poujakov, directeur du chœur synodal de Moscou, a précisé qu'ont été interprétées plusieurs œuvres de Palestrina, Sviridov, du métropolite Hilarion et de plusieurs autres auteurs» , ceci dans le magnifique environnement des fresques du Jugement dernier de Michel-Ange.

Après le concert, les artistes ont assisté à la basilique Saint-Pierre à l’office solennel de la fête des Saints Pierre et Paul.

La coopération entre ces deux chorales a commencé en novembre 2013 par un concert commun à Rome. Depuis, la chorale de la Chapelle Sixtine s’est, pour la première fois dans son histoire, rendu à Moscou où ont eu lieu des concerts communs avec le Chœur synodal. Interfax religion, Traduction D.G.
Un concert du Chœur synodal de Moscou et de la Chorale de la Chapelle Sixtine a eu lieu le 1 juillet au Vatican

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2014 à 06:08 | 0 commentaire | Permalien

Invités par le patriarche grec-orthodoxe Jean X à l'occasion de l'ouverture du synode annuel de l'Église grecque-orthodoxe, les cinq patriarches d'Antioche Jean X, Béchara Raï (maronite), Ignace Ephrem II Karim (syriaque-orthodoxe), Ignace Youssef III Younan (syriaque-catholique) et Grégoire III Laham (grec-catholique) , les patriarches ont décidé « la création d'une commission conjointe consultative pour stimuler la coopération entre les Églises antiochiennes et organiser des actions conjointes ».

Un bel exemple d'unité: création d'une commission conjointe consultative pour stimuler la coopération entre les Églises antiochiennes et organiser des actions conjointes
Rendant compte de la réunion interecclésiales qui a précédé l'ouverture des travaux du synode annuel, le patriarche Jean X a affirmé que la rencontre « a été l'occasion de réaffirmer l'importance d'un témoignage unifié au Christ ressuscité dans l'espace ecclésial antiochien et l'ensemble du Machrek (...) expression sincère de l'unité de vie et de destin qui les rassemble et le renforcement de l'unité antiochienne ».

Le devoir d'hospitalité

Par ailleurs, les patriarches ont demandé à leurs fidèles de compatir aux souffrances qui ont leurs racines dans la guerre, et les conditions économiques difficiles « et d'offrir l'hospitalité, chaque fois que c'est possible, à leurs frères poussés à l'exode.

Parallèlement, ils leur ont demandé de rester attachés à leur terre et à ne pas la quitter sous la pression des circonstances, car elle est pétrie des sacrifices des générations passées et parce que le Christ les a choisis pour y vivre et témoigner de Lui ».

Les patriarches ont réclamé « le retour de tous les otages laïcs et religieux, à commencer par les évêques Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi disparus depuis 14 mois, pendant que le monde assiste lâchement et en silence aux pires des violations des droits de l'homme et des communautés de notre époque ».

Les patriarches ont aussi prié « pour la Syrie dans l'épreuve » et réclamé « l'arrêt de la violence », ainsi que « l'arrêt des accusations réciproques d'apostasie », afin d'y substituer « le langage de la justice, de la vie commune sincère, de la réconciliation».

Ils ont prié également « pour l'Irak et en particulier pour la population de Mossoul et du Nord irakien ». Ils ont invité la communauté internationale à « sauver l'Irak de l'éclatement », à y « préserver l'homme et les civilisations, notamment la civilisation chrétienne ». Les Irakiens eux-mêmes ont été invités « à préserver leur présence, leur terre et leurs biens, et à sauver leur longue expérience de la convivialité ».
Ils ont enfin prié pour qu'en Égypte soit sauvegardée « la culture de la modération » et ont renouvelé « leur appui à la cause palestinienne ».

Enfin, ils ont présenté leurs vœux aux musulmans à l'occasion du mois de jeûne de ramadan.

Source et photo


Rédigé par Vladimir Golovanow le 3 Juillet 2014 à 18:17 | 11 commentaires | Permalien

Une liturgie a été officiée le 29 dimanche  juin au cimetière mémorial de Levachovo non loin de Saint Petersburg
Une liturgie a été officiée le 29 dimanche juin au cimetière mémorial de Levachovo non loin de Saint Petersburg. Le patriarche Cyrille a béni le projet de l’érection dans ce cimetière d’une chapelle qui sera consacrée à Tous les Saints des terres de saint Petersburg et de Ladoga. C’était donc le jour de la fête paroissiale.

L’office était présidé par le père Vladimir Sorokine, recteur de la paroisse Saint Vladimir. Lui concélébrait le père Alexandre Pakhromovitch, recteur de l’église de la Transfiguration à Tirlevo. Les croyants étaient très nombreux.

Parmi eux Anatoli Razoumov, responsable du centre « Retour aux noms authentiques » ainsi que l’écrivain Vitaly Chentalinsky membre du comité de construction de la chapelle. Dans son homélie le père Sorokine a dit « L’endroit où nous nous sommes réunis pour prier est exceptionnel.

Plus de 47.000 victimes de la terreur communiste, absolument innocentes dans leur absolue majorité, reposent dans ce cimetière. Tel a été l’arbitraire d’un homme qui a abusé de la loi dans des buts d’extermination. Les orthodoxes estiment que des évènements de cet ordre ne sont pas un châtiment mais une épreuve.

Une liturgie a été officiée le 29 dimanche  juin au cimetière mémorial de Levachovo non loin de Saint Petersburg
C’est un verset des Psaumes qui est écrit au début de la liste mémorielle de la cathédrale Saint Vladimir, liste qui compte plus de trois millions de noms de victimes de la terreur. Voici ce verset : « Tu nous a éprouvé, ô Dieu, épuré comme on épure l’argent » (Ps 65, 10). Les épreuves souffertes par notre peuple au XXe siècle nous sont une leçon et un espoir en le secours Divin. Ce lieu est pendant de longues années resté dissimulé gardé secret, interdit d’entrée. Ce n’est que depuis peu que nous pouvons y dire la liturgie. Nous y élevons des chants de gratitude au Seigneur. Nous prions pour que notre histoire s’inspire dorénavant de l’exploit des Nouveaux Martyrs et Confesseurs de Russie. L’Eglise du Christ nous permet de nous relever et d’adresser nos prières à nos Saints.


C’est dans ce lieu que se situe la jonction de l’Eglise céleste et de l’Eglise terrestre, de l’histoire humaine et de l’histoire sacrée. Saint Jean le Théologien nous dit dans l’Apocalypse « Au vainqueur je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit » (Ap 2, 17). Nous officions cette liturgie devant « un caillou » mis sous le Crucifix. Je souhaite que le Seigneur donne à chacun d’entre nous la sagesse et la patience indispensables dans le service de Dieu et des hommes »!
Une liturgie a été officiée le 29 dimanche  juin au cimetière mémorial de Levachovo non loin de Saint Petersburg

Lien Mitropolia SPb Traduction "PO"
Une liturgie a été officiée le 29 dimanche  juin au cimetière mémorial de Levachovo non loin de Saint Petersburg

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juillet 2014 à 22:03 | 0 commentaire | Permalien

S.E. Pierre Helg, ambassadeur de Suisse en Fédération de Russie, a exprimé sa gratitude à l’Eglise orthodoxe russe pour sa participation à la libération des observateurs de l’OSCE retenus en Ukraine. C’est le Président de la Confédération qui est à la tête de cette organisation internationale.

« Au nom du gouvernement suisse ainsi qu’en mon nom personnel je tiens à vous remercier pour votre aide et votre soutien dans la libération de deux groupes d’observateurs de l’OSCE retenus en Ukraine » est-il dit dans une lettre adressée par l’ambassadeur à Monseigneur Hilarion, métropolite de Volokolamsk.

Les autorités helvétiques ont exprimé leur reconaissance à l’Eglise russe pour son aide dans la libération des observateurs de l’OSCE
M. Helg remercie particulièrement le patriarche Cyrille ainsi que Monseigneur Mercure, métropolite de Rostov, qui a été l’intermédiaire dans ce dossier tellement important pour la Suisse. Il ajoute qu’il apprécie grandement le rôle que joue l’Eglise orthodoxe russe dans l’établissement en Ukraine d’une paix juste et durable.

Les observateurs internationaux ont été récemment libérés sans conditions préalables. Peu avant, le 25 mai le patriarche Cyrille appelait dans un message « à obtenir la libération du groupe d’observateurs internationaux retenus dans le Sud-Est de l’Ukraine. Leur libération serait une manifestation signifiante de bonne volonté et d’aspiration à une issue pacifique de la crise qui a frappé l’Ukraine ».

Le Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie vient de déclarer que la libération des observateurs est pour beaucoup le résultat de l’appel lancé par le patriarche Cyrille et de sa décision de nommer le métropolite Mercure personne de contact dans ce dossier.

Lien Interfax religion Traduction "PO"


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juillet 2014 à 21:49 | 0 commentaire | Permalien

IVAN KULEF  "Le livre de Tobit"
Préface Marc Andronikoff, Illustrations Ivan Kulef

2013, Editions de la Présentation
Maquette: Lisa Krivocheine

Ivan Kulef, né en Russie en 1893 à Rostov sur le Don, est mort en France à Montmorency en 1987. A la fin de ses études de peinturse effectuées à Moscou puis à Saint Petersbourg, il est envoyé sur le front turc pendant la Première Guerre mondiale. Après la révolution de 1918, il choisit l'exil et s'installe à Paris en 1926. Parallèlement à un travail d'iconographe, il a illustré de nombreuses œuvres sacrées ou profanes.Librairie Les Editeurs Réunis

Le livre de Tobie
est un livre deutérocanonique de l'Ancien Testament qui raconte l'histoire d'un Judéen nommé Tobit, devenu aveugle après avoir reçu de la fiente d'oiseau dans les yeux, qui est déporté à Ninive et qui envoie son fils Tobie recouvrer une dette en Médie.

Soirée de présentation « Le livre de Tobit illustré par Ivan Kuleff » (édition bilingue français/russe)

Marc Andronikof présente le livre ainsi que la vie et l’œuvre d’Ivan Kuleff (Rostov-sur-le Don 1893 – Montmorency 1987) le jeudi 12 décembre à 20h00 dans la salle paroissiale de l’église de la Présentation de la Vierge au Temple - 91, rue Olivier de Serres 75015 Paris, Maison de l’ACER-MJO (métro Porte de Versailles).
IVAN KULEF  "Le livre de Tobit"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juillet 2014 à 12:00 | 0 commentaire | Permalien

La XXI Assemblée générale de l’Assemblée interparlementaire de l’Orthodoxie s'est déroulée les 26-30 juin 2014 à Moscou dans les locaux de la Douma féférale. Elle est consacrée au thème « Démocratie parlementaire-Orthodoxie : valeurs et sens ».

Un message vidéo du Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie soulignait que « La présente réunion est un symbole visible de l’union des peuples orthodoxes, dont le fondement est leur foi commune ». Le métropolite Emmanuel de France a salué l’assemblée au nom du Patriarche Bartholomée de Constantinople.

Dans son discours d'ouverture, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a déclaré: « La voix de millions d’orthodoxes résidant à tous les coins de la terre, doit être entendue et prise en compte lorsque les sujets d’actualité sont discutés au niveau international. L’Assemblée doit y contribuer en tant qu’organe d’expression des valeurs du monde orthodoxe. Cette organisation est aussi appelée à démontrer aux sceptiques qu’ils existent d’autres facteurs de rapports internationaux que les indices boursiers ou le climat d’investissement. La dimension immatérielle de la vie est primordiale, c’est pourquoi elle doit être décisive dans les relations internationales. Il s’agit avant tout des idéaux et des sens moraux. »

Les ministres de l'éducation et de la culture d'Arménie, Chypre, Grèce, Liban, et Russie, qui participaient à l'Assemblée, ont signé une déclaration commune reconnaissant l'apport des travaux de l'Assemblée Interparlementaire Orthodoxe à la compréhension mutuelle dans le monde. Le ministre chypriote a profité de ce forum pour faire part de sa grande préoccupation à propos de la partition de son pays, soulignant que l'accession à l'EU devrait jouer un rôle important dans le règlement de cette question. Il a aussi mis l'accent sur les relations étroites entre Chypre et la Russie et entre les Eglises orthodoxes des deux pays.

L’Assemblée interparlementaire de l’Orthodoxie a été fondée en 1993 à Halkidiki (Grèce). Elle est composée des représentants de 24 pays: Australie, Albanie, Arménie, Biélorussie, Bulgarie, Chypre, Estonie, États-Unis, Finlande Grèce, Géorgie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Monténégro, Ouganda, Palestinienne, Pologne, Russie, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Tchéquie, Ukraine.


Rédigé par Vladimir Golovanow le 2 Juillet 2014 à 11:26 | 1 commentaire | Permalien

V.Golovanow

"L’accord de Balamand contient plusieurs recommandations pratiques visant à réduire la tension entre orthodoxes et catholiques dans certaines régions. Hélas, ces recommandations sont souvent restées lettre morte: en pratique, certains gréco-catholiques n’ont pas souhaité les suivre. Bien au contraire, l’uniatisme a commencé une expansion active en Ukraine, cherchant à dépasser les limites de l’Ukraine occidentale et à s’implanter dans les régions orientales où il n’était guère présent auparavant." - Métropolite Hilarion de Volokolamsk, 2009 (1)

A. - Les fondements
Contexte historique

L'Eglise "uniate" d'Ukraine fut créée en 1596 quand l'Ukraine faisait partie du royaume Lituano-polonais; sous la pression des autorités catholiques, le métropolite de Kiev et 6 évêques sur 8 signèrent l'Union de Brest-Litovsk qui reprenait les conclusions du Concile unioniste de Florence-Ferrare (1439-1440), rejetées par Moscou et Constantinople.Les Orthodoxes réfractaires (clergé paroissial, monastères, Cosaques qui créèrent un éphémère état indépendant (1646) avant de passer sous protectorat russe en 1654) furent privés de tous droits religieux et une sévère répression s'abattit sur ceux qui résistaient; les églises, monastères et biens de l'Eglise, passèrent aux "Uniates". Ces persécutions contre les Orthodoxes devinrent alors un abcès permanent entre Rome et l'Orthodoxie.

Après les trois "partages de la Pologne" (1773-1795) cette Eglise prospéra dans les territoires annexés par l'empire austro-hongrois (elle fut nommée "grecque-catholique" par décret impérial (1774) pour distinguer des latins ces catholiques qui utilisent le rite grec-byzantin, avec clergé marié, Credo sans "filioque", etc.).

A la fin de la seconde guerre mondiale, l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine fut supprimée par Staline sous l'accusation d’avoir collaboré avec les nazis et encouragé les revendications nationalistes contre l’URSS (pseudo concile de Lvov décidant l'incorporation à l'Eglise orthodoxe russe en mars 1946). Ses prêtres et évêques furent incorporés dans l'Eglises russe avec tous leurs biens. Ceux qui résistaient —1500 prêtres et évêques, des centaines de religieux, des milliers de laïcs— furent arrêtés, déportés, exécutés. L’Eglise russe, elle-même persécutée, entérina la situation, certains la justifiant comme le juste retour sur les persécutions des siècles précédents... Après avoir passé 18 ans en détention, le métropolite-primat Joseph Slipyj (primat de 1963 à 1984), reçut l'autorisation d'émigrer et s'installa à Rome qui devint le centre de cette Eglise dispersée à travers le monde (1963). L'Eglise gréco-catholique d’Ukraine reçut le statut d'archevêché majeur la même année.

Vision messianique (2)

Les Gréco-catholique d’Ukraine considèrent que leur Eglise est élue par Dieu pour apporter la vraie foi aux Eglises d'Orient, avec une vision messianique qui s'affirma particulièrement entre les deux guerres. Ainsi le métropolite Andreï Septickij (primat de 1901 à 1944) précisait qu'ils doivent conserver leurs particularités canoniques et liturgiques pour démontrer que le rite orthodoxe est compatible avec l'union à Rome et, soutenu par le Pape Pie X, il fonda une Eglise catholique de rite russe en 1917. Le cardinal Slipyj fut son digne continuateur dans cette voie. Il y eut d'ailleurs de véritables tentatives d'unir Catholiques et Orthodoxes ukrainiens en une seule Eglise nationale, en particulier en 1918, sous le gouvernement Skoropadsky, et en 1941, après l'invasion allemande.

La Vatican a toujours eu une attitude assez ambiguë vis-à-vis des gréco-catholiques. Ainsi, il ne leur accorde pas d'autonomie canonique et ne donne pas suite à leurs demandes d'érection en patriarcat, mais les Papes successifs soulignent à plusieurs reprises leur attachement à cette Eglise, ce qui provoque régulièrement des crises dans les relations avec l'Eglise russe (annulation d'une rencontre de théologiens orthodoxes et catholiques à Odessa en 1979, absence de la délégation de l'Eglise russe à la 4ème réunion de la Commission Théologique mixte à Bari en 1986 …)

"Cheval de Troie"

L'Eglise gréco-catholique n'est pas seulement soumise à Rome, elle confesse aussi la théologie romaine (Filioque, purgatoire, etc.) même si, comme indiqué plus haut, le rite byzantin, le clergé marié et le Credo de Nicée sont restés orthodoxes pour ne pas dépayser les croyants. Les "uniates" soutiennent la doctrine d'une matrice unitaire du peuple ukrainien qui aurait la même racine ethnique et culturelle, la même mentalité, le même rite et « aussi la même foi », aussi bien dans l'expression orthodoxe que catholico-orientale; les orthodoxes le refusent catégoriquement : « Notre foi au contraire est différente : la vôtre est d'origine latine sous un travestissement oriental, tandis que la nôtre est vraie et authentique». L'hostilité qui divise le peuple ukrainien depuis plus de 400 ans, bien qu'ayant connu des répits momentanés, n'a jamais vu l'ombre d'un armistice. (3) Les Gréco-catholiques mettent leur principes en pratique par une attitude très pragmatique et ouverte envers leurs voisins orthodoxes; ainsi ils acceptent de célébrer les mariages mixtes et pratiquent l'hospitalité eucharistique, que refusent les Orthodoxes, et les couples ainsi repoussés par les Orthodoxes deviennent naturellement des familles gréco-catholiques…

La question de "l'uniatisme" fut soulevée par les premières conférences préparant le concile panorthodoxe dans les années 1960, en particulier les deuxième et troisième Conférences de Rhodes (1963-1964) (4); ainsi la 3e Conférence Panorthodoxe de Rhodes (1964) exigeait "… que les Eglises dites uniates soient soumises et incorporées à celle de Rome, parce que «unitiatisme et dialogue sont tout à fait incompatibles»." (5) Ces conclusions n'ont été officiellement adoptées par aucune Eglise et les documents ultérieurs sont largement revenus dessus, en particulier le document sur "les dialogues de l’Église orthodoxe avec les catholiques-romains et les autres hétérodoxes" adopté par la Conférence Préconciliaire de 1986 et surtout "la déclaration de Balamand" (voir plus loin).

Le retour

Dès leur reconnaissance par les autorités en 1989 (M. Gorbatchev Secrétaire général du PCUS), les communautés gréco-catholiques s'emparèrent de leurs anciennes églises, où officiaient des communautés orthodoxes, souvent avec violence, et les Orthodoxes se retrouvèrent sans lieux de culte. En effet, de nombreuses églises et monastères avaient été confisqués après l'annexion et durant les répressions Khrouchtchéviennes (7) et les Orthodoxes officiaient donc dans les églises qui leur avaient été laissées. Ce sont à elles que les gréco-catholiques s'attaquèrent en premier, avec la complicité des autorités, et non à celles, transformées en ¨divers établissements laïcs, que les autorités protégeaient.

"L’uniatisme a commencé une expansion active en Ukraine, cherchant à dépasser les limites de l’Ukraine occidentale et à s’implanter dans les régions orientales où il n’était guère présent auparavant. La preuve la plus triste de cette orientation fut le transfert en 2005 de l’archevêché majeur des gréco-catholiques de Lvov à Kiev et le projet de l’élever au rang de patriarcat qu’elle n’a jamais eu dans l’histoire. Ainsi, l’uniatisme n’est pas seulement un fait douloureux du passé qui, pendant des siècles, a divisé l’Orient et l’Occident, mais demeure un grave obstacle sur le chemin du rétablissement de l’unité perdue entre les Églises" écrit Mgr Hilarion en 2009 (ibid. note 1).

***

B.- La déclaration de Balamand et ses suites
Un pas très important

L'accord de Balamand marque une étape particulièrement importante pour le dialogue en Orthodoxes et Catholique et pourrait servir de base pour une résolution du problème "uniate".

Le dialogue théologique entre les Églises, qui se développait après la première "rencontre au sommet" de 1964 (6) et la levée des anathèmes un an plus tard, fut consacré au sujet de l'uniatisme pendant la dernière décennie du siècle à la demande des délégués orthodoxes; les assemblées plénières de la Commission mixte à Freising (Allemagne, 1990), Balamand (Liban, 1993) et Baltimore (États-Unis, 2000) ont adopté plusieurs déclarations importantes à ce sujet dont la "Déclaration de Balamand", particulièrement importante puisque Rome admet pour la première fois que l'uniatisme pose problème et ne doit pas s'étendre (voir Conférence du Professeur Michel Stavrou pour l'analyse détaillée de ce texte (8)). "Ce texte est intitulé « L’uniatisme, méthode d’union du passé, et la recherche actuelle de la pleine communion », et comporte 3 grandes décisions:

1/ La démarche de l’uniatisme est condamnée par les deux Eglises catholique et orthodoxe en tant que méthode d’union et en tant que modèle d’unité ;
2/ Les deux Eglises se reconnaissent mutuellement comme Eglises Sœurs ;
3/ Les orthodoxes s’engagent « par économie » à respecter les communautés uniates existantes.

Le cœur de l’accord est le 2ème point : il interdit toute démarche du type uniatisme, écrit le professeur Stavrou.

Cet accord devait donc mettre fin à la doctrine prosélyte des Gréco-catholiques et, les Orthodoxes acceptant les communautés existantes, on aurait dû aboutir à une coexistence pacifiée; mais il n'a jamais été signé ni par les autorités romaines (le Pape ou le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens), à la différence des autres textes œcuméniques, ni par aucune Eglise orthodoxe, et ses déclarations sont restées sans effet. Malgré cela, il fait toujours référence: "L’accord de Balamand contient plusieurs recommandations pratiques visant à réduire la tension entre orthodoxes et catholiques dans certaines régions. Hélas, ces recommandations sont souvent restées lettre morte: en pratique, certains gréco-catholiques n’ont pas souhaité les suivre. Bien au contraire…" écrit Mgr Hilarion en 2009 (ibid. note 1).

Resté sans effet

En effet, si les affrontements sur le terrain ont cessé, il n'y a eu aucune régularisation concernant les lieux de cultes et l'Eglise gréco-catholique a étendu don implantation en Ukraine centrale, dont le symbole a été le transfert du siège primatial mentionné plus haut. Deux ans plus tôt (1993), une crise grave a failli être provoquée par leur demande de conférer à leur Eglise le statut de "patriarcat de Kiev": non seulement Moscou a vivement protesté, mais le patriarche œcuménique Bartholomée écrivit au Pape (29 novembre 2003) que l'éventuelle installation du patriarcat gréco-catholique à Kiev « fera sauter en éclats les tentatives de poursuite du dialogue » et « fera revenir le climat d'hostilité qui régnait il y a quelques décennies » (ibid. note 3).

Et la question devient récurrente:

- Dans "les Principes fondamentaux régissant les relations de l'Eglise orthodoxe russe envers l'hétérodoxie" (2000) le Concile épiscopal de l'Eglise russe (approuvé par le concile local de 2009) revient sur le sujet: "Le dialogue théologique avec l'Église catholique romaine doit se poursuivre parallèlement à l'examen des problèmes les plus considérables affectant les relations bilatérales. Le sujet le plus brûlant à l'heure actuelle demeure la question du prosélytisme et le problème uniate " (9)

- Le règlement de la question "uniate" est posé comme préalable chaque fois qu'une rencontre entre le Pape et le patriarche de Moscou est évoquée.

- Le "Comité de coordination de la Commission théologique mixte internationale pour le dialogue entre les Églises catholique et orthodoxes" est spécifiquement revenu sur le sujet de l'uniatisme le 22 novembre 2011: le métropolite Hilarion, chef de la délégation de l'Eglise russe, y a rappelé que l’une des conditions à la participation de son Église au processus de dialogue orthodoxe-catholique avait été un retour sur le problème de l’uniatisme. Les membres orthodoxes de la rencontre ont soutenu cette position… et il n'y a pas eu de réunion depuis à aucun niveau!

Pour revenir au premier plan de l'actualité avec les évènements de l'hiver 2013-2014: « L'Église gréco-catholique d’Ukraine se livre à des activités politiques directes, malheureusement, en utilisant des slogans russophobes tranchants et en lançant de durs jugements contre l'Église orthodoxe russe dans ses déclarations publiques » a déclaré le patriarche Cyrille, estimant qu'un tel comportement « russophobe jette une ombre très mauvaise » sur les relations entre l’Église russe et le Vatican (10). Il faut aussi souligner que l'Église gréco-catholique joue sur les dissensions internes à l'Orthodoxie Ukrainienne (11) en menant des actions conjointes avec l'EOU (soi- disant patriarche Philarète). "Le chef de l’Église gréco-catholique d’Ukraine et le chef du soi-disant Patriarcat de Kiev ont arpenté les cabinets du Département d’état des États-Unis, incitant les autorités américaines à intervenir et à mettre de l’ordre en Ukraine" accuse Mgr Hilarion de Volokolamsk (12).

A suivre…

Les conclusions que proposaient le père Vladimir Zielinsky en 2004 (ibid. note 3) et le Pr. Stavrou en 2007 (ibid note 8) restent totalement d'actualité"

"Une solution au problème sera possible seulement quand chacun pourra reconnaître sa propre douleur sur le visage de l'autre, de ce prochain porteur d'une autre foi et, partant de cette douleur, reconnaître aussi le Christ de l'autre et dans l'autre. Un miracle qui écrase les murs pesants de l'histoire est toujours possible, comme le fut la réconciliation de Paul VI avec le patriarche Athënagoras quand, en 1965, ils annulèrent les excommunications réciproques de 1054 et, devant Dieu - avec les larmes de la réconciliation - demandèrent ensemble pardon" écrivait le premier.

"Dans l’esprit de Balamand, si l’uniatisme comme démarche est aujourd’hui voué à l’échec dans la perspective du dialogue de vérité et de charité ouvert voici 40 ans entre catholiques et orthodoxes, les Eglises uniates ont cependant un avenir devant elles, celui de participer à ce dialogue : non pas au premier plan comme intermédiaire obligé, mais pas non plus reléguées dans l’ombre. Elles devraient contribuer à retisser un climat de confiance et de bienveillance entre nos Eglises meurtries par l’histoire. Ainsi nos Eglises seraient plus fortes pour affronter ensemble les défis du troisième millénaire" concluait le second.

Fasse le Ciel que ces vœux soient, enfin, entendus…
...................................

(1) In. "Le grand schisme entre l’Orient et l’Occident: point de vue orthodoxe", 1909, cf. http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Le-grand-schisme-entre-l-Orient-et-l-Occident-point-de-vue-orthodoxe_a3796.html
(2) In. Kathy Rousselet "Une Église nationale: l'Église gréco-catholique", 1988. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/assr_0335-5985_1988_num_65_1_2461
(3) Père Vladimir Zielinsky, "Ecclesia" - N° 51 - 23 juillet 2004, (http://www.colisee.org/article.php?id_article=1527).)
(4) http://www.centreorthodoxe.org/saint-et-grand-concile/3eme-conference
(5) http://books.google.fr/books?id=ZLIQ_N4Cb18C&pg=PA143&lpg=PA143&dq=3e+Conf%C3%A9rence+Panorthodoxe+de+Rhodes&source=bl&ots=czWrGa4722&sig=aMxf1bLZ_TrIXff6gsyllD6s6i0&hl=fr&sa=X&ei=daiVU7O1Kaa00QWFxYDADQ&ved=0CGAQ6AEwBTgK#v=onepage&q=3e%20Conf%C3%A9rence%20Panorthodoxe%20de%20Rhodes&f=false
(6) Le Patriarche œcuménique Athënagorass et le Pape Paul VI se sont rencontrés pour la première fois en janvier 1964,
(7) La campagne antireligieuse de Khrouchtchev (1959-64), Entraine dans toute l'URSS la fermeture massive d'églises, dont le nombre passe de 22 000 en 1959 à 7 873 en 1965. L'Ukraine occidentale fut particulièrement touchée. Cf. http://en.wikipedia.org/wiki/USSR_anti-religious_campaign_%281958%E2%80%9364%29
(8) "Le dialogue catholique-orthodoxe sur la question de l’uniatisme"; 8 décembre 2007. http://www.catho-theo.net/spip.php?article176
(9) http://orthodoxeurope.org/print/7/5/2.aspx
(10) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Le-patriarche-Cyrille-de-Moscou-s-en-prend-a-l-Eglise-greco-catholique_a3774.html?com#comments
(11) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/L-Ukraine-orthodoxe-ORTHODOXIE-MAJORITAIRE-MAIS-DIVISEE-1_a1117.html
(12) https://mospat.ru/fr/2014/04/04/news100434/







Rédigé par Vladimir Golovanow le 1 Juillet 2014 à 20:53 | 37 commentaires | Permalien

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