Exécutés pour avoir visionné «Desperate Housewives» ou pour avoir possédé une bible

Selon certains médias sud-coréens, près d’une centaine de personnes auraient été fusillées récemment en Corée du Nord. Et, dans au moins un des cas, rapporte le 13 novembre le Christian Science Monitor, cela s’est produit devant une foule d’environ 10 000 personnes.

Les exécutions auraient eu lieu au début du mois de novembre dans sept villes du pays, probablement le 3 novembre. La reprise des exécutions publiques, dans des stades comme le veut la « tradition » du régime totalitaire, inquiète fortement en Corée du Sud, ce type de « spectacle collectif et obligatoire » signifiant toujours un durcissement du régime considéré déjà comme le plus répressif de la planète.

Corée du Nord: Nouvelle vague de répression et d'exécutions publiques....pour avoir possédé une bible
Ces nouvelles ont également été corroborées par le site d’information North Korea Intellectuals Solidarity (NKIS), animé par des transfuges nord-coréens depuis Séoul. Leur organisation a déclaré à l’AFP que leurs sources locales les avaient avertis de vagues de répressions qui sévissaient depuis plusieurs mois en Corée du Nord.

Selon les critères de l’Etat nord-coréen, les crimes reprochés aux condamnés fusillés sont : pour certains vision ou vente de vidéos « non autorisées » (des programmes télévisés sud-coréens ou encore des séries comme « Desperate Housewives »), introduites dans le pays par DVD ou clés USB ; pour d’autres appartenance à des réseaux de prostitution et enfin, pour une partie d’entre eux, avoir eu une bible en leur possession.

« Les complices » de ces condamnés à mort auraient été envoyés en camp de détention. La suite sur le site Eglises d’Asie

Une communauté chrétienne en Corée du Nord

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Novembre 2013 à 12:07 | 0 commentaire | Permalien

Ces derniers jours le matériel informatique de "Parlons" a été la cible d'une attaque numérique qui a failli le paralyser. Grâce au savoir-faire et à la cohésion de l'équipe de rédaction cette offensive hackers a pu être neutralisée.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Novembre 2013 à 10:45 | 0 commentaire | Permalien

Le rôle controversé du patriarche Serge (Starogorodsky) (1867–1944)
V.G.

L'an prochain marquera le 70ème anniversaire du décès du patriarche Serge Starogorodsky (1867–1944), qui est l’une des personnalités les plus controversées de l’Eglise russe. Rappelons qu’il fut "locum tenens" du trône patriarcal (1925-1943) puis patriarche de Moscou (1943-1944) pendant la pire période des persécutions antireligieuses. Sa "Déclaration" de 1927, reconnaissant le pouvoir soviétique comme légitime, a permis une légalisation de l’Église et a mis pratiquement fin à la prétendue Église vivante, suscitée par les Soviets pour détruire l’Église canonique; son appel à la défense de la patrie le jour de l'attaque allemande contre la Russie (22 juin 1941) permit une timide régularisation de la situation de l’Église qui ouvrit en particulier la voie à son élection comme patriarche deux ans plus tard.

Une position officielle ?

Cette année a déjà marqué les 70 ans de son élection au trône patriarcal et ce jubilé, considéré comme le point de départ de la renaissance de l’Église, fut célébré dans tous les diocèses du patriarcat, y compris à la cathédrale des Trois-Saints-Docteurs à Paris… (Communiqué du diocèse de Chersonèse, 11/09/2013). Le patriarche Cyrille s'adressa aux fidèles orthodoxes avec un message particulier, soulignant le rôle joué par Serge dans la survie de l'Église orthodoxe pendant les persécutions:

Le rôle controversé du patriarche Serge (Starogorodsky) (1867–1944)
Citation:

Aujourd'hui nous nous souvenons comment en 1943, aux jours terribles de la Grande Guerre Nationale, Dieu a manifesté sa grâce extraordinaire en accordant à notre Église un nouveau Primat. Pendant presque deux décennies la chaire patriarcale était restée vide après le bienheureux décès du saint patriarche Tikhon et ces années furent l'époque des pires persécutions de la foi Chrétienne, avec la destruction massive et systématique des églises et des lieux saints orthodoxes, les persécutions les plus cruelles du clergé, des moines et des laïques. Les persécuteurs croyaient orgueilleusement que l'absence de primat de l’Église Russe leur permettrait de réaliser rapidement leurs projets impies. Mais aux jours terribles de la guerre et des épreuves pour notre Patrie la méchanceté humaine a reculé devant la volonté de Dieu et Son très miséricordieux Dessin

Le Patriarche Serge est entré dans l'histoire de l’Église orthodoxe comme une personne douée d'éminents talents spirituels et dont le sacerdoce fut héroïque. (…). Comme "locus tenens" du trône patriarcal, il a déployé des efforts immenses pour sauver l'Église de l'anéantissement, menant une lutte intransigeante avec le schisme de l'Église vivante, qui déchirait la tunique du Christ. La volonté de garder l'unité de l'Église Russe et de ne pas permettre la fermeture totale des églises orthodoxes est devenue était à la base de tous ses actes pendant les persécutions. Dans les années de la Grande Guerre Nationale le Patriarche est apparu comme un patriote énergique. Sous sa sage conduite le peuple de Dieu a répondant aux appels de son primat en apportant non seulement ses prières, mais aussi un effort physique considérable qui permit de vaincre le perfide ennemi.

Le patriarche Serge nous montre l'exemple du courage et de la fermeté, du don total au service de l'Église et du prochain(…). "Que son âme soit reçue avec les saints et que sa mémoire demeure de génération en génération."

Fin de citation. Traduction VG

Le rôle controversé du patriarche Serge (Starogorodsky) (1867–1944)
Le Conseil d'édition de l'Eglise orthodoxe Russe a de son côté consacré une table ronde à l'étude de la vie et du sacerdoce du métropolite et patriarche Serge avec la participation de membres du clergé, d’historiens et des collaborateurs de la Maison d'édition du Patriarcat. L'idée commune des exposés sur différentes périodes de la vie du métropolite Serge a montré que, face à des persécutions sans précédent, si l'Eglise orthodoxe Russe l'Église n’a pas été entièrement détruite et annihilée, c’est grâce à la politique souple et sage du métropolite Serge. Et les offices ont repris dans de nombreuses églises dès qu’il a été possible d’obtenir le retour de membres du clergé emprisonnés et exilés ; des couvents et séminaires ont commencé à rouvrir et certains de ceux qui s'étaient détachés de l'Eglise Russe en se trouvant à l'étranger sont revenus en son sein.

La « Revue du Patriarcat De Moscou » a recommencé à paraitre, des livres religieux et le calendrier liturgique ont aussi été publiés ; mais nombre de travaux théologiques du métropolite Serge n’ont jamais été publiés bien qu'il soit l’un des théologiens importants de cette époque. (D’après Alexeï Reoutsky, « Revue du patriarcat de Moscou » 10 septembre 2013)

La condamnation du "Sergianisme"

Mais cette appréciation du rôle du métropolite Serge ne fait pas l'unanimité: L’Église Hors Frontières (EORHF), qui bénéficie d’une large autonomie au sein du patriarcat depuis la réunification de 2007, le considère en effet comme responsable de la soumission de l’Église au bolchévisme. Le "Sergianisme", qui qualifie pour ce courant de pensée cette collusion avec le pouvoir athée, était l’un des principaux point d’achoppement du dialogue entre les deux branches séparées de l’Église russe (avec "l’œcuménisme") et fit l’objet d’une mention spécifique dans le "Document commun des commissions du Patriarcat de Moscou et de l’Église orthodoxe russe hors frontières intitulé ‘Sur les relations entre l’Église et l’État’"(1): Les conclusions de ce document, adopté par les Saints Synodes des deux parties de l’Église Russe, "établissent une évaluation parfaitement définitive" de la "Déclaration" du métropolite Serge en 1927 : "Le rejet de la direction prise par l’Église de Russie dans ses relations avec l’État telle que reflétée dans la ‘Déclaration’ ouvre le chemin à la plénitude de la communion fraternelle." (ibid. 1)

Toutefois, les groupes non-canoniques qui refusèrent l’union de 2007 continuent d’accuser l’Église russe de "Sergianisme" et ces accusations sont relayés par des opposants au patriarcat à l’intérieur même de l’Église russe, si bien que les représentants de L’Eglise Hors Frontières rappellent régulièrement leur position : ainsi le père Andrew Philips écrivit en janvier 2011 : "… après 2000, … avec la condamnation du "sergianisme" (erastianisme(2)) et de l'œcuménisme, le Patriarcat de Moscou en Russie s'est trouvé transformé".

En lisant l'homélie du patriarche et les conclusions de la table ronde mentionnés plus haut on peut penser que cette affirmation ressemble plutôt à un vœu pieux et je me demande si le jubilé de 2014 ne pourrait pas être l’occasion de trouver une position commune entre ces deux partis.

(1) Cf."Commentaire sur le document commun des commissions du Patriarcat de Moscou et de l’Église orthodoxe russe hors frontières titré ‘Sur les relations entre l’Église et l’État’." (http://www.russianorthodoxchurch.ws/synod/engdocuments/enmat_commentary.html).

(2) Erastianisme: Doctrine de la suprématie absolue de l'État en matière ecclésiastique, l'érastianisme a été théorisé par le Suisse Thomas Lieber (alias Thomas Erastos, 1524-1583), qui s'opposait aux Calvinistes en se situant dans la perspective d'un État confessionnel réservant au pouvoir civil le droit et le devoir d'intervenir dans tous les domaines religieux (cf. "Explicatio gravissimae quaestioni", Londres, 1589) .
Le rôle controversé du patriarche Serge (Starogorodsky) (1867–1944)

Rédigé par Vladimir Golovanow le 17 Novembre 2013 à 10:43 | 0 commentaire | Permalien

Bruxelles - La Conférence Épiscopale Orthodoxe du Benelux (CEOB) s’est réunie à Bruxelles au siège de l’Archevêché Orthodoxe, Avenue Charbo 71, le jeudi 14 novembre 2013 sous la présidence de Son Éminence le Métropolite Panteleimon de Belgique (Patriarcat Œcuménique). À part le président, étaient présents l’Archevêque Simon, vice-président (Patriarcat de Moscou), l’Evêque Luka (Patriarcat de Serbie), le Métropolite Joseph, trésorier (Patriarcat de Roumanie), l’Archevêque Michel (Eglise russe Hors Frontières - Patriarcat de Moscou), l’Évêque Maximos d’Evmenia (Patriarcat Œcuménique) et l’Évêque Athénagoras de Sinope, secrétaire (Patriarcat Œcuménique).

C’est la sixième réunion de la CEOB après sa création en juin 2010. Au début de cette réunion les hiérarques ont exprimé leur profonde tristesse de la mort de l’Archevêque Gabriel de Comane , d’éternelle mémoire, et ont uni leurs prières pour le repos de son âme.Suite

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Novembre 2013 à 10:41 | 1 commentaire | Permalien

Archevêché Antiochien Orthodoxe de France, de l’Europe Occidentale et Méridionale
« Et c’est à Antioche que, pour la première fois, le nom de « chrétiens » fut donné aux disciples » (Actes, 11,26).

Ce passage des Actes des Apôtres atteste de la fondation et des racines apostoliques de l’Eglise d’Antioche. Le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient est en réalité la plus ancienne Eglise d’Orient, et la première en nombre de fidèles dans le Proche Orient. Sa Béatitude le Patriarche JEAN X (YAZIGI) est le 158ème Patriarche d’Antioche depuis saint Pierre, le premier évêque de ce Trône apostolique. Le Patriarcat d'Antioche a pour saints patrons les deux Coryphées des Apôtres, Saints Pierre et Paul. Son emblème est la fameuse icône "Concordia Apostolorum" (Concorde des Apôtres).

Le Patriarche JEAN X a été élu le 17 décembre 2012 au Trône de l’Eglise orthodoxe d’Antioche par le Saint Synode pour succéder à feu Sa Béatitude le Patriarche IGNACE IV (HAZIM) (+1920-2012)


L’Archevêché Antiochien Orthodoxe de France, d’Europe Occidentale et Méridionale

La présence de communautés orthodoxes originaires du Patriarcat d’Antioche en Europe occidentale et en France en particulier, remonte dans la période contemporaine, au début du XX siècle au lendemain de la chute de l’empire ottoman, provoquant une émigration vers la France et l’installation de plusieurs familles antiochiennes dans le sud de la France particulièrement à Marseille. Une autre vague d’émigration a eu lieu au cours et au lendemain de la 2ème guerre mondiale. Puis, en raison des évènements au Proche Orient et particulièrement au Liban à partir de 1975, la France connaîtra plusieurs vagues d’émigration de communautés antiochiennes originaires du Proche Orient (Liban Syrie, etc.).

Ainsi, c’est en 1980 que feu Mgr Gabriel SALIBY (+1923-2007) avait été dépêché par le Saint Synode Orthodoxe d’Antioche en tant que « vicaire patriarcal » pour l’Europe Occidentale pour accompagner pastoralement et ecclésialement les fidèles orthodoxe du Patriarcat d’Antioche. Il a été décidé d'avoir comme lieu du siège de ce Vicariat la ville de Paris, un des principaux centres de l'émigration antiochienne.

En 2000, Mgr SALIBY fut élevé au rang de « métropolite » par décision du Saint Synode qui décida alors de transformer le Vicariat en un véritable « diocèse » de plein exercice, ayant pour siège Paris, attestant ainsi de l’intégration des fidèles dans le tissu social de leurs pays d’adoption en Europe, et à leur tête la France.

En 2008, le métropolite JEAN (YAZIGI), l’actuel Patriarche, a été élu par le Saint Synode comme métropolite d’Europe pour succéder à feu Son Eminence le métropolite Gabriel (SALIBY) décédé en 2007.

Le 17 décembre 2012, le métropolite JEAN (YAZIGI) a été élu 158ème Patriarche d’Antioche.

Son Excellence Mgr IGNATIOS (ALHOCHI), alors évêque auxiliaire de l'Archevêché Orthodoxe Antiochien d'Europe, a été désigné Vicaire Patriarcal d’Europe pour le siège diocésain devenant ainsi vacant, avant d’être élu par le Saint Synode du Patriarcat d’Antioche le 15 octobre dernier métropolite avec juridiction canonique sur le nouveau diocèse formé par le Saint Synode, « l’Archevêché Orthodoxe Antiochien de France, d’Europe Occidentale et Méridionale ». Cet Archevêché dans sa nouvelle configuration géographique regroupe actuellement 5 paroisses (deux en région parisienne, une à Tours, une à Nice et une à Genève) ainsi qu’un monastère de moniales (le monastère du Buisson Ardent, à Villardonel-La Barthe Haute)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Novembre 2013 à 20:20 | 1 commentaire | Permalien

Au cours de son récent séjour à Rome, Mgr Hilarion de Volokolamsk, véritable ministre des affaires étrangères et bras droit du patriarche de Moscou, a fait avancer le dialogue de l'Eglise russe et de l'Eglise catholiques sur le dialogue théologique et sur la défense de la famille. Il a aussi rencontré le cardinal Roger Etchegaray, vice-doyen du Collège cardinalice.

Difficultés et progrès du dialogue théologique

Rencontrant le 12 novembre 2013 le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, Mgr Hilarion s'est attardé sur les difficultés du dialogue théologique orthodoxe-catholique dans le cadre de la Commission mixte internationale (rappelons que Mgr Kurt Koch en est le co-président).

Il a aussi informé le cardinal de la VIIIe conférence théologiques entre l’Église orthodoxe russe et la Conférence épiscopale allemande (6 - 10 octobre 2013 à Magdebourg), de la prochaine conférence qui doit avoir lieu à la fin du mois de novembre à Varsovie sur le rôle des Églises dans la réconciliation des peuples russe et polonais, ainsi que du forum orthodoxe-catholique prévu pour 2014 à Minsk sur le thème « Que signifie être chrétien dans le monde d’aujourd’hui ? ». Le cardinal K. Koch a parlé de son voyage en Ukraine en juin 2013 les deux prélats ont échangé leurs opinions sur les relations entre orthodoxes et catholiques dans ce pays. Le programme de la prochaine visite du cardinal Koch en Russie, prévue pour décembre 2013, a été discuté.

«Ensemble pour défendre la famille »

Le 13 novembre 2013 s’est tenue à Rome une conférence sur le thème « Orthodoxes et catholiques ensemble pour défendre la famille » organisée sous l’égide du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et du Conseil pontifical pour la famille.

Le président du Conseil pontifical pour la famille, l’archevêque Vincenzo Palia, a ouvert la conférence par une intervention consacrée au problème de la globalisation et de la crise de la famille. Puis le métropolite Hilarion de Volokolamsk a présenté un exposé sur « La famille, le christianisme, la société : regard orthodoxe ».

D’autres représentants de l’Église orthodoxe russe sont également intervenus : le père Mikhaïl Jeltov, directeur du département de théologie pratique de l’Institut des Hautes Études Saints-Cyrille-et-Méthode (« L’anthropologie de la famille dans la tradition liturgique orthodoxe) et l’archiprêtre Maxime Oboukhov, directeur du Centre missionnaire orthodoxe Jizn’ (« Les Pères de l’Église et la famille).

Les intervenants catholiques étaient le psychologue Paolo Ferliga, qui a abordé le thème des « Relations entre générations : parents et enfants dans un monde globalisé » et le professeur d’exégèse du Nouveau Testament de l’Université catholique du Latran Antonio Pitta, dont l’exposé était consacré à la « Famille dans le Nouveau Testament ».

Un communiqué commun a été adopté à la fin des travaux et il faut espérer que les textes des exposés seront disponibles bientôt…

Comme on voit si les difficultés du dialogue théologique sont indéniables (rappelons que le thème actuel des discussions de la Commission mixte internationale est le rôle de l’évêque de Rome pendant le premier millénaire) et il n'y a pas de progrès depuis trois ans il y a par contre des avancées sensibles sur le terrain, pour aborder les sujets concrets comme la défense de la famille ou le sort des Chrétiens de Syrie pour lequel le Pape et le patriarche de Moscou parlent d'une même voix: ici et ici

V.G.

Rédigé par Vladimir Golovanow le 15 Novembre 2013 à 19:36 | 1 commentaire | Permalien

Deux volumes de « L’Orthodoxie russe en Belgique » viennent d’être publiés
Selon le site du diocèse de Belgique et de Pays Bas de l’EOR, « Les archives de l’émigration russe » ont publié deux tomes d’articles, d’essais, de documents, de mémoires et de correspondance liés à l’histoire de l’Orthodoxie russe en Belgique.

Cet ouvrage a été élaboré à l’occasion du 150e anniversaire de la consécration de la cathédrale Saint-Nicolas, église de l’ambassade de Russie en Belgique. Il a reçu la bénédiction de l’archevêque de Bruxelles et de Belgique, Mgr Simon, de l’archevêque de Comane, Mgr Gabriel (+) et de l’archevêque de Genève et d’Europe Occidentale (EORHF), Mgr Michel.

C’est la première fois que des représentants de trois juridictions : l’EOR (Patriarcat de Moscou), l’Exarchat des églises orthodoxes russes en Europe Occidentale (Patriarcat de Constantinople) et l’EORHF publient un ouvrage élaboré en commun.

Ces documents reflètent l’histoire des paroisses orthodoxes russes en Belgique, depuis la fondation en 1862 de la cathédrale Saint-Nicolas à Bruxelles, il y a 150 ans.Le livre comprend plus de 500 photographies.


Deux volumes de « L’Orthodoxie russe en Belgique » viennent d’être publiés

Cette maison d'édition « Les archives de l’émigration russe » a publié en 2012 un volume de "La correspondance de Mgr Basile (Krivochéine) archevêque de Bruxelles et de Belgique avec les moines du Mont Athos".
Deux volumes de « L’Orthodoxie russe en Belgique » viennent d’être publiés

Архиепископ Василий (Кривошеин) «Переписка с Афоном. Письма и документы»
Москва — Брюссель: Conference Sainte Trinity du Patriarcate de Moscou ASBL; Свято-Екатерининский мужской монастырь, 2012. — 416 с. Livre en PDF ici

Lien Pravoslavie ru Traduction Elena Tastevin

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Novembre 2013 à 11:45 | 3 commentaires | Permalien

Amersfoort, Pays-Bas

Réuni en séance plénière le 13 novembre, le Conseil des Eglises aux Pays-Bas a ratifié à l’unanimité le statut de membre de l’Eglise Orthodoxe.
L’ensemble des juridictions orthodoxes des Pays-Bas sont représentées par le truchement de la conférence des évêques du Benelux. A cette fin, celle-ci s’est dotée d’une représentation aux Pays-Bas – la fondation « Eglise orthodoxe aux Pays-Bas – représentation de la conférence épiscopale du Benelux ».

Cette fondation est présidée par l’évêque de Sinope Mgr Athénagoras, d’origine flamande, vicaire de la métropole belge du patriarcat de Constantinople.


Jusqu’en 2013, l’Orthodoxie était représentée au Conseil des Eglises de manière informelle, à travers la Fraternité orthodoxe Saint Nicolas, une organisation inter-orthodoxe laïque ayant un statut d’observateur.

La création de la fondation représentant la conférence des évêques a permis l’obtention d’un statut de membre de plein droit. Le représentant de l’Orthodoxie au Conseil des Eglises est le père Hildo Boss, recteur de l’église Saint-Nicolas (patriarcat de Moscou) à Amsterdam.

Il existe aux Pays-Bas plus de 30 paroisses et monastères relevant des patriarcats de Constantinople (y compris l’Exarchat de tradition russe), Moscou (y compris l’E.O.R.H.F), Serbie, Roumanie et Bulgarie. On ne dispose pas de données précises quant au nombre de fidèles – pratiquants ou non. Chaque juridiction est représentée au conseil consultatif de la fondation.

Traduction Tamara Schakhovskoy

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Novembre 2013 à 11:36 | 0 commentaire | Permalien

L’Église orthodoxe russe prête à une rencontre entre le pape et le patriarche Kirill
« Jamais dans nos deux Églises n’ont eu autant de raisons de travailler ensemble », a déclaré le patriarche Kirill de Moscou

Au lendemain d’une audience avec le pape François, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, directeur du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a confié mercredi 13 novembre que l’Église orthodoxe russe est prête à travailler à une rencontre entre le pape et le patriarche orthodoxe russe Kirill.

« Nous ne sommes pas encore prêts à dire quand et où aura lieu cette rencontre mais nous sommes prêts à préparer et à travailler à cette rencontre », a-t-il déclaré à l’agence italienne Ansa, insistant sur le travail principal portant sur "le contenu".

Selon le quotidien La Repubblica, citant lui aussi le métropolite Hilarion, une visite du pape à Moscou n’est pas encore à l’ordre du jour et devrait être précédée d’une rencontre dans un pays tiers. Trois possibilités seraient à l’étude : Bari (sud de l’Italie) – où sont vénérées les reliques de saint Nicolas, patron de la Russie –, Vienne (Autriche) et l’abbaye hongroise de Pannonhalma.

CATHOLIQUES ET ORTHODOXES RUSSES SE RAPPROCHENT SUR LA LIBERTÉ RELIGIEUSE

Au lendemain d’une audience avec le pape François, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, directeur du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a confié mercredi 13 novembre que l’Église orthodoxe russe est prête à travailler à une rencontre entre le pape et le patriarche orthodoxe russe Kirill.

« Nous ne sommes pas encore prêts à dire quand et où aura lieu cette rencontre mais nous sommes prêts à préparer et à travailler à cette rencontre », a-t-il déclaré à l’agence italienne Ansa, insistant sur le travail principal portant sur "le contenu".

Selon le quotidien La Repubblica, citant lui aussi le métropolite Hilarion, une visite du pape à Moscou n’est pas encore à l’ordre du jour et devrait être précédée d’une rencontre dans un pays tiers. Trois possibilités seraient à l’étude : Bari (sud de l’Italie) – où sont vénérées les reliques de saint Nicolas, patron de la Russie –, Vienne (Autriche) et l’abbaye hongroise de Pannonhalma.

CATHOLIQUES ET ORTHODOXES RUSSES SE RAPPROCHENT SUR LA LIBERTÉ RELIGIEUSE

La rencontre entre François et Hilarion a eu lieu treize jours avant celle, prévue le 25 novembre, du président russe Vladimir Poutine au pape, dans le cadre de sa visite en Italie.

Les relations diplomatiques entre le Patriarcat de Moscou et le Saint-Siège ont semblé se dégeler depuis l’arrivée, en février 2009, du patriarche Kirill même si, sous Benoît XVI, aucun sommet n’avait pu être organisé entre les primats des deux Églises, en dépit des désirs exprimés du côté du Vatican.

Une pierre d’achoppement entre Rome et Moscou reste la question des grecs-catholiques en Ukraine, berceau de l’orthodoxie russe. Les « uniates » ukrainiens, fidèles catholiques en communion avec Rome, ont suscité longtemps une haine séculaire des orthodoxes.

Catholiques et orthodoxes russes se rapprochent toutefois sur la question de la liberté religieuse et de la lutte contre le sécularisme, comme l’a souligné la rencontre, mardi à Moscou, entre le patriarche orthodoxe Kirill de Moscou et le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan.

INQUIÉTUDE POUR LA SYRIE
« Pour nous, la liberté religieuse est le summum de la liberté de conscience, a expliqué le cardinal Scola, qui était accompagné par Mgr Paolo Pezzi, archevêque catholique à Moscou. L’interdiction de l’expression publique de la foi n’a pas de sens. Il faut au contraire encourager ces expressions dans un libre dialogue. »

L’archevêque de Milan a par ailleurs salué les efforts du patriarche Kirill en faveur des chrétiens du Moyen-Orient, notamment en Syrie. « Beaucoup de chrétiens dans cette région subissent le martyre : ils sont expulsés de leurs maisons, leurs églises sont détruites », a-t-il relevé, estimant que, « en Occident, on parle trop peu de tout cela ».

Quelques minutes plus tôt, dans son discours, le patriarche Kirill avait souligné que l’Église catholique et l’Église orthodoxe russe partageaient la même préoccupation pour « la situation des chrétiens dans le monde, et pas seulement là où ils souffrent physiquement, comme le Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, mais aussi là où il y a une pression latente sur les chrétiens sous prétexte de tolérance et de multiculturalisme ».

« JAMAIS DANS NOS DEUX ÉGLISES N’ONT EU AUTANT DE RAISONS DE TRAVAILLER ENSEMBLE »
Le patriarche de Moscou a notamment évoqué l’interdiction des symboles chrétiens ou l’utilisation du mot « Noël », le fait que des chrétiens ne pouvaient travailler avec une croix autour du cou « prétendument parce que cela viole les non-croyants et des personnes d’autres religions ».

« Aujourd’hui, la question de la préservation de l’Europe chrétienne, le maintien des sources de la civilisation chrétienne est notre objectif commun, a insisté le primat orthodoxe russe. Jamais nos deux Églises n’ont eu autant de raisons de travailler ensemble. »

Se félicitant de se retrouver « sur nombre de ces questions » avec le pape François, le patriarche Kirill a dit aussi apprécier celle du pape concernant la Syrie. « J’espère que nous continuerons à travailler ensemble pour la paix au Moyen-Orient et en Syrie à faire la paix, et pour les droits des minorités religieuses », a-t-il dit.

De son côté, lors de sa rencontre avec le pape François, le métropolite Hilarion a lui aussi évoqué la question syrienne, notant « la nécessité d’actions consolidées des Églises chrétiennes pour la protection des chrétiens en Syrie », rapporte un communiqué du Patriarcat de Moscou.

N. S. (avec AFP) la Croix

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Novembre 2013 à 19:53 | 17 commentaires | Permalien

Vatican: Exposition des reliques de Saint-Pierre
Pour la clôture de l’Année de la foi, le dimanche 24 novembre, un évènement exceptionnel aura lieu en présence du pape François: l’exposition des ossements du premier apôtre Pierre.

Ce sera une première: des ossements, vénérés comme étant ceux de Saint-Pierre, le fondateur de l’Eglise, vont être sortis des Grottes, situées sous la basilique vaticane, pour être exposés au public. Cette exposition des reliques de Saint-Pierre sera visible le 24 novembre, jour de la clôture de l’Année de la foi.

Lancée en octobre 2012 par Benoît XVI, l’Année de la foi a donné lieu à de multiples célébrations sur la place Saint-Pierre. De nombreux pèlerins sont allés alors se recueillir dans les Grottes vaticanes, sous la basilique, devant le tombeau censé abriter les reliques du premier apôtre. D’autres tombeaux occupent également cet endroit, notamment celui de Jean Paul II.

Une histoire veille près de 2.000 ans

Pierre aurait été crucifié la tête en bas dans les années 64-70, dans le cirque de Caligula, où se trouvent aujourd’hui les jardins du Vatican.
Les ossements d’un homme, enveloppés dans un tissu pourpre brodé de fils d’or, avaient été découverts lors de fouilles entreprises en 1940, sous le pontificat de Pie XII, dans une nécropole située sous la basilique à côté d’un monument construit au 4e siècle pour honorer celui qui est considéré comme le premier évêque de Rome et premier pape. Suite AFP
Vatican: Exposition des reliques de Saint-Pierre

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Novembre 2013 à 09:05 | 1 commentaire | Permalien

L'Archimandrite Job Getcha: "La réforme liturgique du métropolite Cyprien de Kiev"
"La réforme liturgique du métropolite Cyprien de Kiev - L'introduction du typikon sabaïte dans l'office divin"

L'Archimandrite Job Getcha (né en 1974), canadien d'origine ukrainienne, est docteur en théologie.Il enseigne la liturgie à l'Institut d'études supérieures en théologie orthodoxe auprès du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy-Genève et à l'Institut catholique de Paris.

La présente étude est consacrée à l'une des phases essentielles de la " synthèse byzantine " : la réforme liturgique associée au nom de Cyprien Tsamblak, né vers 1330 dans la région de Trnovo (Bulgarie), disciple du patriarche de Constantinople Philothée Kokkinos.

Etroitement lié à cette grande figure de I'hésychasme byzantin du XIVe siècle, Cyprien fit un séjour à l'Athos où il fut ainsi initié à l'enseignement des moines hésychastes. Il devint par la suite métropolite de Kiev et de Lituanie (en 1375), avant d'être définitivement intronisé métropolite de Kiev et de toutes les Russies, siège qu'il occupa à deux reprises de 1381 à 1382, puis de 1390 jusqu'à sa mort en 1406.[

Imitant son maître Philothée qui avait canonisé l'ordo néosabaïte à l'origine de l'actuel rite byzantin, Cyprien entreprit une grande réforme liturgique en Russie à la fin du XIVe siècle. Jusqu'alors, deux Typika étaient en usage : le Typikon de la Grande Eglise de Constantinople dans les cathédrales et les églises paroissiales, et le Typikon du patriarche Alexis le Stoudite, observé dans les monastères.

Cyprien s'efforça d'uniformiser la liturgie en opérant une grande synthèse consistant en l'introduction d'un seul et unique typikon néo-sabaïte observé à la fois dans les monastères et les églises séculières. En plus de raconter dans le détail les particularités de la réforme liturgique du métropolite Cyprien, ce livre évoque aussi l'ambiance historico-culturelle, et par-dessus tout spirituelle, du mouvement hésychaste de l'époque, pressentant les caractéristiques essentielles du métropolite-liturgiste, découvrant ses motifs, démontrant de manière convaincante que son but n'était pas tant une réforme qu'une restauration : un retour à la tradition patristique et monastique dans le contexte du renouveau hésychaste.

Cela résume à la fois la manière dont la liturgie byzantine s'est développée et les problèmes ultérieurs qu'ont posés ses sources existantes non seulement aux liturgistes d'autrefois mais aussi aux chercheurs d'aujourd'hui.

Archimandrite Dr. Job Getcha: " Écrits d’un exilé du Mont Athos "

Rédigé par l'équipe de rédaction le 12 Novembre 2013 à 10:15 | 1 commentaire | Permalien

Le réchauffement entre Rome et Moscou se confirme
Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a été reçu mardi 12 novembre par le pape François, tandis que de nombreux signes et rencontres soulignent le réchauffement des relations des relations entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe russe. Suite

Le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, est à Moscou pour une visite de trois jours, dans le cadre des nombreuses initiatives marquant le dix-septième centenaire de l’Edit de Constantin. Point d’orgue de cette visite : sa rencontre prévue mardi matin avec le patriarche orthodoxe de Moscou, Kirill.

Une visite qui sera scrutée avec attention et qui montre le réchauffement en cours entre Rome et Moscou.

Dans les années 90, après l’effondrement de l’Union Soviétique, les rapports entre l’Eglise catholique romaine et l’orthodoxie russe étaient tendus et le dialogue dans l’impasse. Mais le dégel s’est amorcé après l’élection de Benoît XVI. Sur un plan diplomatique d’abord, les relations entre le Saint-Siège et la Russie se sont renforcées. Lors de la venue du président Dmitri Medvedev en décembre 2009, les deux États avaient décidé d'établir de pleines relations diplomatiques.

Des rapprochements locaux

Malgré la méfiance présente encore dans certains milieux, les liens ne cessent de se resserrer aussi sur le plan œcuménique. Les défis du monde contemporain ont fait tomber des barrières. Juste après son élection, le Patriarche Kirill avait envoyé au pape François un message dans lequel il insistait sur les défis que les catholiques et les orthodoxes doivent, selon lui, relever ensemble, notamment face au « libéralisme agressif ».

Les rapprochements se font aussi à l’échelon local. Ainsi, le 17 août 2012, le patriarche de Moscou et le président des évêques de Pologne ont signé une déclaration commune, une déclaration mettant en avant le dialogue et la réconciliation entre les deux nations. Deux jours plus tard, lors de l’Angélus, Benoît XVI évoquait publiquement « un événement important qui suscite l’espoir pour l’avenir ». Suite

Mgr Hilarion s'exprime sur l'actualité

Le dialogue entre les catholiques et les orthodoxes

" La prochaine rencontre de la Commission Mixte sur le dialogue théologique devrait avoir lieu en 2014. La commission s'est attaquée au sujet très complexe de la primauté dans l'Église et du rôle de l'évêque de Rome durant le premier millénaire et il apparait que des divergences très importantes existent non seulement entre les parties orthodoxes et catholiques, mais aussi parmi les Eglises orthodoxes. "

"J'ai parlé au nouveau Pape le lendemain de son intronisation et je lui ai indiqué quels étaient les points essentiels de la coopération entre l'Église Catholique et l'Eglise orthodoxe Russe. J'ai reçu de sa part d'abord la compréhension de l'importance de ces questions, et d'autre part il était évident que ces questions n'étaient pas nouvelles pour lui. Je pense que ses connaissances du dialogue orthodoxe-catholique, ainsi que son expérience en Argentine, quand il rendait visite à l'Eglise orthodoxe Russe à Buenos-Aires plusieurs fois par an et, après les offices divins, restaient perler avec les paroissiens, laisse espérer un développement positif de nos relations pendant son pontificat".

− Il faut préparer sérieusement une rencontre entre le Pape et le patriarche de Moscou. Il faut régler les questions qui font problème entre nous différends. Cette rencontre ne doit pas être simplement protocolaire mais amener nos relations à un nouveau niveau de confiance, de coopération et de compréhension mutuelle. Notre plus grand différent porte sur une question récente: c'est le problème de l'Ukraine Occidentale où dans les années 1980 - 90 il y eut une série d'événements très tristes. Ils ont carrément privé d'église les communautés orthodoxes dans certaines villes et villages et, malheureusement, cette situation perdure… Mais il est certain que le jour de cette rencontre se rapproche

Le Patriarche Cyrille a rencontré le cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical pour la culture
..................................
Почему православный крест не такой, как католический?

Rédigé par Vladimir Golovanow le 12 Novembre 2013 à 09:51 | 5 commentaires | Permalien

Il est de tradition de commémorer la mémoire des combattants de la Première guerre mondiale, le 11 novembre. Madame le maire de Saint-Hilaire a d'abord prononcé un discours au cimetière russe de Saint-Hilaire-le-Grand. Père André a célébré la liturgie dans la chapelle commémorative, où tous les soldats orthodoxes du Corps expéditionnaire ont été commémoré. Lien

La Russie a délaissé durant toute la période soviétique la mémoire de ses quelque trois millions de morts dans l'effroyable guerre de 1914-18. Oubli qui a commencé à être réparé avec la participation d'ambassadeurs de la Russie, après la Perestroïka, aux cérémonies annuelles à Mourmelon.

Cette année, l'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, a rappelé que dorénavant le 1er août serait en Russie jour de mémoire des victimes de la Ière guerre mondiale et qu'une collecte auprès des Russes du monde est lancée pour édifier un monument aux morts à Moscou. Les morts russes sur le front français de 1914 - 1918 commémorés à Mourmelon

La Russie instaure une journée de commémoration des soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale

"Nous pouvons dire que tout le XXe siècle s’est construit à partir de la Première Guerre mondiale – a dit l’académicien Alexander Tchoubarian, directeur de l'Institut de l’Histoire. Du fait de circonstances évidentes, cette guerre, en Russie, a été occultée quand, dans le même temps, en Europe, des monuments à la mémoire des soldats de cette époque existent dans presque toutes les villes ". « C’est pourquoi l'événement de ce jour marque le rétablissement de la vérité historique à l’égard de nos héros et des victimes de cette grande guerre", - a-t-il conclu.

Comtesse du Luart Leila Hagondokoff (1898- 1985) Commandeur de la Légion d’honneur, grand officier de l’ordre national du Mérite


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Novembre 2013 à 19:49 | 0 commentaire | Permalien

La position orthodoxe face à la crémation des corps
1/ Situation actuelle
La crémation des corps ne fait pas partie des traditions des trois religions du Livre et elle n'a fait son apparition dans nos pays que récemment: en France elle n'est autorisée que depuis la fin du XIX (loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles) et, en Russie, elle a fait son apparition après la révolution bolchévique (remarquer le style stalinien du premier crématorium sur la photo). Mais cette pratique est de plus en plus usitée:

- En France le taux de crémation approche 28% en 2007 selon l'Association française d'information funéraire (AFIF), alors qu'il était 1% en 1979, et 51 % des personnes interrogées désirent des obsèques avec crémation (19 % en 1977-1978).

- En Russie, après la période soviétique qui en a fait un moyen de lutte contre la religion, les chiffres sont encore plus importants: d'après le site d'information sur les obsèques de Moscou, cette pratique représenterait prés de 60% des obsèques à Moscou, et ce chiffre croitrait principalement du fait de manque de place dans les cimetières et du coût élevé des enterrements.

Un article d'Intefax d'août dernier indique que le nombre de crémations croit aussi à Minsk (il représente 1/3 des enterrements), et donne des informations sur l'accompagnement religieux: les adeptes des religions orientales accompagnent le défunt avec des cierges et des rites jusqu'à la mise à la flamme, en regardant l'incinération par le hublot. Des prêtres orthodoxes acceptent aussi d'accomplir l'office funéraire (отпевание), même si l'Église réprouve la crémation et parle de "rite païen".

La position orthodoxe face à la crémation des corps
2/ Une position orthodoxe en débat

En fait il n'y a pas, à ma connaissance, de véritable doctrine sur ce grave sujet, de position unanime qui aurait une force canonique au sein de l'orthodoxie. Il y a clairement une tradition qui s'oppose à la crémation, mais chaque Église semble avoir sa propre approche. Dans la suite de l'article je ne traiterai que de la position de l'Église russe, car je n'ai pas d'informations sur les autres Églises.
Mais l'Église russe non plus il ne semble pas avoir de position doctrinale tranchée: si la majorité des prêtres et évêques semble réprouver cette pratique, il n'y a pas de règle absolue et nombre de prêtres acceptent d'accomplir l'office funéraire avant la crémation, en Russie comme en Occident. D'ailleurs le site d'information cité plus haut indique (sans donner de source) que "le patriarche Alexis II a déclaré que la crémation n'est pas en contradiction avec les canons orthodoxes".

Et en effet, il est surprenant de constater qu'il n'y a rien ni dans les Écritures ni dans les canons qui interdise la crémation, alors qu'il y a nombre d'autres interdits précis; cela parait d'autant plus surprenant que, si la crémation n'était pas pratiquée chez les Hébreux, elle était largement rependue chez les Grecs et les Romains.

3/ Éléments de réflexion

Un débat sur ce thème s'était déroulé l'an dernier sur le site Moinillon et je lui emprunte les éléments suivants

Un débat ancien: comme je l'ai écrit, l'incinération était répandue chez les Grecs et les Romains et, comme ni le Écritures ni les canons ne formulent aucun interdit précis, le sujet a été débattu dès les premiers temps de la chrétienté comme le montre l'extrait suivant d'une apologie du début du IIIe siècle (1):

- Tout d'abord, le païen Cecilius évoque la question des funérailles en ces termes (Octavius, 11): Les Chrétiens "promettent l'éternité à des cadavres qui ont un commencement et une fin. De là vient qu'ils ont nos bûchers en horreur, et qu'ils condamnent l'usage de brûler les morts : comme si les corps, pour être dérobés à la flamme, ne laissent pas avec le temps de tomber en poussière ! Et qu'importe, en effet, que notre corps soit la proie des bêtes féroces ou des monstres de la mer ; qu'il soit couvert de terre ou consumé par le feu ? Si les cadavres ont quelque sentiment, toute sépulture doit leur être un supplice ; s'ils n'en ont point, la plus expéditive est la meilleure. Cependant les chrétiens, abusés par cette erreur, se promettent à eux seuls, après la mort, comme s'ils étaient des gens de bien, une vie heureuse et sans fin, et nous menacent, comme si nous étions des méchants, de tourments éternels."

Et un peu plus loin:

"Mais, dites-moi, je vous prie, si c'est avec ou sans corps que vous ressusciterez? Sera-ce sans corps? mais, si je ne me trompe, sans corps il ne peut y avoir ni âme, ni sentiment, ni vie. Sera-ce avec votre corps? mais il y aura alors longtemps qu'il aura été détruit. Sera-ce avec un autre corps? il naîtra donc alors un nouvel homme qui sera différent du premier."
- A quoi le chrétien Octavius répond (Octav. 34):"Disputer à Dieu, qui a fait l'homme, le pouvoir de lui rendre sa première forme, soutenir qu'après sa mort l'homme rentre dans le néant d'où il était sorti, et vouloir qu'ayant pu naître de rien, il ne puisse de nouveau être créé de rien, ne serait-ce pas le comble de l'extravagance et de la stupidité? n'est-il pas plus difficile de donner l'être à ce qui n'est point que de reproduire ce qui a déjà existé? Croyez-vous que ce qui se dérobe à la faiblesse de notre vue se trouve anéanti pour la divinité? tout corps, soit qu'il se réduise en cendres ou en poussière, soit qu'il s'exhale en vapeurs ou en fumée, est soustrait à nos sens, mais il existe pour Dieu, qui en conserve les éléments."

Il continue ensuite :

"Nous ne redoutons rien, quoi que l'on puisse dire, de la sépulture par le feu; mais nous suivons la meilleure et la plus ancienne coutume, celle d'inhumer les corps."
Ainsi, il ne condamne pas en tant que telle la crémation, mais lui préfère comme meilleure pratique l'ensevelissement. Il est vrai, par ailleurs, que l'ensevelissement est une très ancienne coutume chrétienne, puisqu'elle remonte (au moins) à Abraham qui acquit un caveau (enfin, une caverne) de famille pour y ensevelir Sara (Genèse 23.17-20). Cette pratique juive - à laquelle le Seigneur lui-même a été soumis avant de ressusciter - est tout naturellement restée la pratique de l'Eglise naissante. Cependant - et Octavius le fait bien remarquer à son interlocuteur - il n'y a pas (à son époque) d'empêchement théologique, seulement la volonté de suivre une (la) coutume "meilleure et plus ancienne".

Quelques arguments:

Pour présenter les arguments les plus fréquents je me sers du commentaire très synthétique de "Hiéromoine Nicolas"
a) La crémation empêche la résurrection des corps. Mais alors quid des saints martyrisés par le feu (très concrètement les néomartyres Marie et Alexis, dont les restes incinérés viennent d'être authentifiés)? Des victimes d'incendie?.
b) La crémation va contre la volonté de Dieu: "Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière." (Gn. 3,19). Mais le corps incinéré retourne à la terre aussi bien que le cadavre pourri ou mangé par les vers. C'est le même procédé d'oxydation que la décomposition, mais accéléré.
c) La crémation est une procédure horrible: en quoi le délitement du corps en terre est-il plus sympathique? Voir en particulier les longues descriptions des cadavres en décomposition faites par certains des Pères pour détourner de la luxure.
d) La crémation empêche l'obtention de reliques et interdit la manifestation de la sainteté d'un personnage par l'incorruption de son corps. Mais les cendres dans un reliquaire sont aussi des reliques et pour l'incorruption , selon que l'on se place, dans telle ou telle partie de l'Orthodoxie, elle s'appréciée différemment. Pour certains, c'est le signe de la sainteté, pour d'autres c'est le signe que la terre refuse d'accueillir le corps d'un pécheur.
e) Et, bien entendu, la crémation ne nécessite aucune modification du rite des funérailles puisqu'elle a lieu après le отпевание, la "mise à la flamme remplaçant la mise en terre.

Deux prises de positions importantes:

* Le Concile des Evêques de l'Eglise Russe Hors Frontières avait fait une déclaration à ce sujet en 1932. Il fut décidé à l'époque de ne pas permettre l'incinération des chrétiens orthodoxes dans des crématoriums en considération du fait que les adeptes de cette pratique sont habituellement des athées, hostiles à l'Eglise, et l'Eglise Hors Frontière refuse tout rite funéraire avant une crémation et interdit même les prières pour le défunt incinéré (панихида) avant le 40ème jour". In Orthodox Life No3, 1989 - Traduit de l'anglais par M. de Castelbajac
Mais c'est là une décision d'une Église particulière, qui n'a pas été étendue, à ma connaissance. Elle ne s'applique donc qu'à ses fidèles.

* Une prise de position très ferme du métropolite Cyrill (qui n'était pas encore patriarche(2)): "la crémation se trouve hors de la tradition orthodoxe. Nous croyons qu'à la fin de l'histoire les morts ressusciteront comme a ressuscité notre Sauveur Jésus Christ, c'est-à-dire non seulement dans leur âme, mais aussi dans leur corps. Si nous acceptons la crémation, par cela même nous refusons symboliquement cette foi. Bien entendu il n'est pas question ici simplement de symboles, car le corps humain mis en terre se transforme aussi en cendre, mais Dieu, par Sa puissance' rétablira le corps de chacun à partir de la cendre et de la poussière" La crémation, c'est-à-dire l'anéantissement volontaire du corps de défunt, montre un refus de la foi en la Résurrection universelle".

Voilà évidement un avis de poids. Toutefois cela reste une "opinion théologique" et il sera intéressant de voir si patriarche Cyrille la confirmera en un texte canonique qui, alors, s'imposera à l'Église russe.

1. L'Octavius ; je cite une contribution d'"Albocicade" dont le site érudit mérite le détour!
2. Citée par plusieurs sites russes qui ne donnent pas la source.

Traduction VG

Lénine: des églises transformées en fours crématoires

Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Novembre 2013 à 18:37 | 36 commentaires | Permalien

Le président du département des relations extérieures de l’Eglise russe, le métropolite Hilarion rend visite à Sa Béatitude Jean X d’Antioche à BALАМAND
Communiqué de presse

BALAMAND (LIBAN) – Le 9 novembre 2013

Sa Béatitude le Patriarche Jean X a reçu ce jour dans sa résidence patriarcale à BALAMAND, Son Eminence le métropolite Hilarion (ALFEYEV), président du département des relations extérieures de l’Eglise russe, qui lui a transmis l’amour et la solidarité du Patriarche Cyrille, patriarche de Moscou et de toute la Russie. Les deux parties ont évoqué lors de cette rencontre les relations bilatérales entre les deux Eglises soeurs et les moyens de les renforcer au cours du pontificat des deux patriarches Cyrille et Jean X. Sa Béatitude a remercié la Russie, peuple, Eglise et gouvernement, pour ses prises de positions à l’égard de notre Eglise et de notre peuple en Syrie qui consistent à affirmer l’importance de l’adoption du dialogue et de la solution pacifique comme planche de salut pour la Syrie dans son épreuve.

De même, les deux parties ont affirmé la nécessité de préserver le Liban, de maintenir et d’affermir sa stabilité et de renforcer le principe de citoyenneté et de coexistence entre tous les libanais. Les deux parties ont insisté de même sur l’importance de la présence chrétienne en Orient, une présence qui n’est pas celle de la logique ni de la pensée minoritaire, mais une présence qui s’inscrit dans le contexte de la citoyenneté, de l’intégration et du partage d’une même réalité commune entre toutes les composantes des pays d’Orient. La question de l’enlèvement des deux métropolites d’Alep, Jean (IBRAHIM) et Paul (YAZIGI), a également été évoquée par Sa Béatitude et Son Eminence qui ont insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts déployés en vue d’une clôture positive de ce dossier.

A la fin de la rencontre, Sa Béatitude a demandé à Son Eminence de transmettre à l’Eglise de Russie et à son Patriarche l’amour et le respect de l’Eglise d’Antioche, pasteurs et peuple de Dieu, formulant les voeux que les circonstances puissent lui permettre à la première occasion de rencontrer le Patriarche Cyrille.


Rédigé par Carol SABA le 10 Novembre 2013 à 09:24 | 3 commentaires | Permalien

Archiprêtre Nicolas Soldatenkov :" Il faut donner  le meilleur de nous à la Patrie!"
Le père Nicolas Soldatenkov, auparavant recteur de la paroisse orthodoxe à Altea en Espagne, est aujourd'hui à la retraite ( Diocèse de Chersonèse PM)


Un tel prêtre donne envie de se confesser et d’ouvrir son âme. L'archiprêtre Nicolas Soldatenkov est capable d’entendre le fidèle parler des profondeurs de son âme et de trouver en réponse des paroles de consolation et de pardon. Voici l’entretien du prêtre de la paroisse Saint Stéphane et Germain en France Nicolas Soldatenkov, descendant du mécène Kozma Soldatenkov avec le quotidien « Vetchernija Moskva ».

Père Nicolas, votre ascendance est enviable pour n’importe quel russe

p. Nicolas - Du côté de ma mère nous descendons d’Alexandre Pouchkine et de Nicolas Gogol. Ce dernier était célibataire et n’avait pas d’enfants. Sa sœur a épousé V. Bykov.

Leur fils unique, N. Bykov, a été officier d’ordonnance d’A. Pouchkine, commandant du 13ème régiment de hussards, fils du poète. A. Pouchkine avait une fille, Marie. Nicolas et Maria se sont mariés et ont eu 10 enfants dont ma grand-mère E. Bykov.

Archiprêtre Nicolas Soldatenkov :" Il faut donner  le meilleur de nous à la Patrie!"
Du côté de mon père nous sommes descendants du marchand Soldatenkov. Son frère Ivan est mort à quarante ans lui laissant son fils de sept ans Basile, mon futur arrière-grand-père. La famille de mon père a quitté la Russie en passant par la Lituanie quand il avait 8 ans. Et la famille de ma mère a émigré par Odessa via Constantinople.

Mes parents se sont rencontrés à Paris, sur les marches de la Cathédrale Orthodoxe Alexandre de la Neva, haut-lieu. Peu après ils s’y sont mariés. Et je suis né en 1938.

Vous excellez en russe !

p. Nicolas - Mes parents m’apprenaient le russe dès mon bas âge. Or, à l’école, au lycée et à l’armée personne ne parlait russe et je l’ai presque oublié. Grâce à Dieu j’ai commencé à fréquenter la catéchèse. Le slavon m’a fait me rappeler du russe.

Archiprêtre Nicolas Soldatenkov :" Il faut donner  le meilleur de nous à la Patrie!"
Quand vous êtes-vous rendu en Russie pour la première fois ?

p. Nicolas - En 1965. Pendant un mois j’ai travaillé jour et nuit en tant que veilleur dans un hôtel afin de pouvoir acheter un billet de train. Je suis descendu à Moscou chez ma tante. Elle a fait tout son possible pour bien m’accueillir. Ainsi, j’ai vu « La Dame de Pique » au Bolchoï. Nous sommes allés à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. J’y ai vénéré les reliques du vénérable Saint Serge. Douze ans après j’ai été ordonné prêtre, le jour de Saint Serge de Radonège.

A Moscou j’ai été pénétré de la pensée que j’avais toujours été russe. Comme si je m’étais absenté pendant quelques temps et ensuite je suis rentré à la maison. Une joie inoubliable emplissait mon cœur…

Vous avez réussi à visiter l’hôtel particulier des Soldatenkov rue Miasnitskaïa à Moscou. Qu’est-ce que vous avez senti ?

J’y suis allé pendant mon deuxième voyage en Russie en 1991. J’ai expliqué au concierge que j’étais le descendant des Soldatenkov et lui ai demandé de me laisser entrer. Il est sorti et peu de temps après un homme qui s’est présenté comme colonel Gerassimov m’a invité à entrer. Bien sûr, je n’ai pas tout vu. J’ai une photo d’une chambre de cet hôtel particulier dont un des meubles était un grand buffet. Imaginez-vous que je le vois à sa place ! Il était vide sans vaisselle. J’ai été quand même ravi. On m’a montré une chambre qui servait de chapelle pour mon arrière-grand-père. J’ai vu un fragment de croix sur la fenêtre. C’était émouvant. J’avais une petite caméra et j’ai décidé de filmer la maison de l’extérieur. « Que faîtes-vous, vous êtes espion ? » Une femme s’est mise à crier qu’il était interdit de filmer. Le colonel Gerassimov m’a secouru et un quart d’heure après cette femme m’a demandé de l’excuser.

Avez-vous des reliques familiales chez vous ?

p. Nicolas - Oui. Mes amis appellent ma maison en Bourgogne la « Maison russe ». La relique la plus chère est liée à mon grand-père, Kozma Vassilievitch, officier de la marine. Pendant la bataille de Tsushima dans le Golf de Corée son Croiseur « Oleg » a eu plusieurs brèches. Mon grand-père a survécu par miracle. Pour rendre hommage à ses amis et en reconnaissance pour son salut il a commandé à Fabergé une croix d’autel en or et l’a offerte à la cathédrale « Sauveur-sur-l’Eau ». En 1930 la cathédrale a été démolie et tous les objets de valeurs vendus aux enchères.
Archiprêtre Nicolas Soldatenkov :" Il faut donner  le meilleur de nous à la Patrie!"

La Croix d’or de Kozma Vassilievitch a été achetée par une riche américaine. C’était la Providence Divine car à Paris elle est descendu dans la maison russe de Trepov et leur a montré son achat. Le vieux général a fait attention sur la mention gravée au dos de la croix : « Don du lieutenant Kozma Soldatenkov en mémoire de ses chers amis péris dans la bataille ». Et l’année de la consécration de la cathédrale – 1919. Elle était surprise d’apprendre que le donateur vivait dans la banlieue parisienne. Elle l’a trouvé et lui a rendu la croix.

Vous êtes propriétaire de cette relique actuellement ?

p. Nicolas - Non, je ne fais que la garder. C’est la volonté de mon père. Je vais transmettre la croix à l’église de Tsushima de Saint-Pétersbourg dès qu’elle aura été restaurée et les cloches y auront sonné. Je fais partie du conseil de curatelle de la cathédrale en cours de construction. En attendant, fin mai de chaque année, dans une petite ville à côté de Dijon où j’habite, je célèbre un office funèbre avec cette croix dans les mains en mémoire des marins morts lors de la bataille de Tsushima.

Qu’est-ce qui vous fait rendre tant de choses à la Russie ?

p. Nicolas - J’ai 11 petits-fils. Les plus grands s’intéressent déjà à leur nom et apprennent le russe. Et même si les couples sont mixtes, j’ai baptisé tous les petits-fils orthodoxes moi-même. J’ai marié tous mes enfants. C’est une joie de savoir qu’ils vont se tenir aux traditions russes.

J’ai transmis à la Russie une œuvre unique d’Ivan Bounine – 12 volumes de l’édition « Metropolitaines » de 1937.
Avant la Russie avait seulement deux éditions semblables. J’envisage de transmettre au musée d’Etat de beaux-arts A. Pouchkine deux desseins d’Ivan Chichkine « La forêt de Kountsevo ». Je le fais non seulement parce que je suis russe orthodoxe mais parce que nos enfants, nos petits-enfants et nos arrière-petits-enfants en ont besoin.
Archiprêtre Nicolas Soldatenkov :" Il faut donner  le meilleur de nous à la Patrie!"

Pravoslavie i Mir
Traduction Elena Tastevin

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Novembre 2013 à 19:00 | 0 commentaire | Permalien

Jubilé de la paroisse orthodoxe de Louvain (Belgique)
Ce samedi 9 novembre 2013, la paroisse orthodoxe du St Apôtre Matthieu à Louvain (Belgique) célebrera, en plus de sa fête patronale, le 10e anniversaire de sa (re) fondation (en 2003), ainsi que le 90e anniversaire de la création (1923) de la première communauté orthodoxe dans l’ancienne ville universitaire belge.

La première communauté orthodoxe à Louvain fut, en effet, créée dès 1923 par les étudiants russes émigrés qui avaient été admis à l’Université catholique de la ville grâce au concours du primat catholique de Belgique de l’époque – un homme véritablement « œcuménique » avant la lettre – le cardinal Mercier. Parmi les premiers desservants de cette petite communauté, placée sous le patronage des SS. Georges & Tatiana, on notera les PP. Georges Tsebrikov et Georges Tarassov. Ayant vu sa composition fortement diminuer après la Seconde guerre mondiale, cette première paroisse subsistera, avec des destins divers, jusqu’aux années 1980, où elle cessera d’exister, malgré plusieurs tentatives de la « ranimer ».

Ce n’est qu’en 2003 que l’archevêque Simon de Bruxelles (patriarcat de Moscou), sollicité par quelques anciens paroissiens et de nouveaux habitants orthodoxes de la ville, bénira la (re)création d’une paroisse, qui sera ouverte la même année dans des locaux mis à disposition par l’Université. Relevant du diocèse du patriarcat de Moscou en Belgique, la paroisse rassemble des orthodoxes de différentes origines et nationalités (dont les étudiants orthodoxes de l’Université) ; elle célèbre en slavon et néerlandais, et suit le calendrier julien rénové.

A l’occasion du jubilé paroissial, une Divine Liturgie pontificale sera présidée par l’archevêque Simon de Bruxelles (patriarcat de Moscou). La célébration sera suivie d’agapes fraternelles et d’un programme musical russe. Tous sont les bienvenus !

Adresse : Collège Latino-américain (2e étage), 56 Rue de Tervuren à 3000 Louvain.

Célébration diocésaine du Lundi de Pâques en l’église du St-Apôtre-Matthieu à Louvain

Page internet de la paroisse

Livret en russe
sur l’histoire de la paroisse
Jubilé de la paroisse orthodoxe de Louvain (Belgique)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Novembre 2013 à 19:33 | 0 commentaire | Permalien

Commémoration des victimes de la terreur rouge place de la Loubianka le 7 novembre
V.G.

L'office des morts pour le repos des victimes des persécutions pour la foi par le pouvoir bolchévique sera célébré le soir du 7 novembre, de sinistre mémoire, devant l'église de Saint Jean le Théologien "sous-l'orme", à côté de la place de la Loubianka ou siégèrent "les Organes" exécutants des basses ouvres du régime, de la Tchéka au KGB (Les Moscovites avaient coutume de dire que cet immeuble était le plus grand de Moscou, car même depuis son 4e sous-sol, on voyait déjà la Sibérie…).

Ce rappel des sanglantes persécutions antichrétiennes, célébré à cette date et à cet endroit là, est évidement la réponse de l'Eglise au projet de rétablir sur la place le monument au premier bourreau du peuple russe, Felix Dzerjinski, qui rencontre l'opposition déterminée de l'Eglise.

"La Douleur: Les plaies à vif de l'église"

Le service funèbre sera suivi de l'inauguration de l'exposition de photographies "La Douleur: Les plaies à vif de l'église". Les visiteurs verront pour la première fois les restes de fresques - éléments conservés de la coupole de l'église supérieure cachés pendant des décennies par des planchers et cloisons aménagées dans l'église profanée au début de l'ère soviétique. (Photo Avant)

"Ces peintures portent l'empreinte terrible de la lutte antireligieuse et de la terreur bolchévique: Notre Dame a les yeux crevés et les lèvres écrasées; les visages des anges sont mutilés. Les profanateurs ont brisé les croix sur les moulures, gratté les icônes. Les mains sacrilèges travaillaient méthodiquement, en ajustant les coups", - lit-on dans la description de l'exposition.

Cette exposition doit rester en place jusqu'au début des travaux de restauration de l'église qui a une très vieille histoire: une église en bois consacrée au saint apôtre Jean le Théologien est documentée dès le XVe siècle à cet endroit situé hors les murs; un orme poussait à côté de l'autel, d'où son nom. Reconstruite en briques au XVIIe puis en pierre au XIXe elle est fermée peu après 1917 et transférée au Musée de l'histoire de Moscou. Les espaces intérieurs sont profondément modifiés, les fresques saccagées, les coupoles décapitées... Rendue officiellement à l'Eglise en 1992, elle n'a été libérée par le musée qu'en 2011 et transmise l'université orthodoxe russe. Les offices ont alors pu avoir lieu dans l'église basse, mais l'église principale, où se tiendra l'exposition de photographies, nécessite d'importants travaux de restauration dont le financement est en cours d'examen à la mairie de Mascou.
Commémoration des victimes de la terreur rouge place de la Loubianka le 7 novembre

Commémoration des victimes de la terreur rouge place de la Loubianka le 7 novembre

"Ces peintures portent l'empreinte terrible de la lutte antireligieuse et de la terreur bolchévique: Notre Dame a les yeux crevés et les lèvres écrasées; les visages des anges sont mutilés"

Rédigé par Vladimir Golovanow le 7 Novembre 2013 à 19:54 | 0 commentaire | Permalien

Le pape François recevra pour la première fois le 25 novembre le président russe Vladimir Poutine, a indiqué jeudi à l’AFP le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

La rencontre, qui aura lieu vers 17H00 (16H00 GMT), s’inscrit dans le contexte d’un délicat dialogue, marqué par des hauts et des bas, entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe russe.

La dernière visite d’un président russe remonte à Dmitri Medvedev en 2011, quand il était venu voir Benoît XVI. Vladimir Poutine -- réélu à la présidence russe en mars 2012 après avoir été Premier ministre pendant 4 ans -- avait rencontré Jean Paul II en 2000 et 2003, et Benoît XVI en mars 2007.

Lors d’une précédente visite de M. Medvedev au Vatican, en décembre 2009, les deux Etats avaient décidé d’établir de pleines relations diplomatiques. Depuis 1990, ils n’échangeaient que des représentants, qui n’avaient pas rang d’ambassadeur. SUITE AFP

" PO" Le président Poutine vient de nommer Alexandre Avdéev, (l’ex- ministre de la culture) ambassadeur auprès du Saint-Siège

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Novembre 2013 à 14:44 | 3 commentaires | Permalien

Nouvel archevêque pour l'Exarchat des églises orthodoxes russe en Europe occidentale du patriarcat de Constantinople
AXIOS! АКСИОС! AXIOS! АКСИОС! ДОСТОИН! AXIOS! АКСИОС! ΑΞΙΟΣ, ΑΞΙΟΣ, ΑΞΙΟΣ! ДОСТОИН!

L’Intronisation sera célébrée les 5 et 6 décembre jour de la fête de saint-Alexandre-Nevsky, à la cathédrale. Le 5 décembre célébration de la vigile à 18h00 suivi à 20h00 du rite d’intronisation. Le lendemain, la divine liturgie à 10h00 sera présidée par le nouvel archevêque.


Suite à son élection par l’Assemblée générale du diocèse le 1er novembre, l’Archimandrite Job a été élu par le Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople, archevêque de Telmessos et exarque patriarcal des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale.

Le sacre épiscopal sera conféré le 30 novembre 2013, en l’église patriarcale Saint-Georges au cours de la liturgie patriarcale et synodale célébrée à l’occasion de la fête de l’Apôtre André le premier appelé, patron du siège patriarcal.

* * *
L'assemblée générale de l'Archevêché des églises orthodoxes russe en Europe occidentale du patriarcat de Constantinople, réunie en session générale a élu l'archimandrite Job (Getcha) comme archevêque avec 109 voix. Les deux autres candidats ont reçu : le hiéromoine Mykhaylo (Anischenko) 9 voix et l'archimandrite Bessarion (Komzias) 33 voix

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Novembre 2013 à 14:08 | 78 commentaires | Permalien

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