Le frère du prêtre Alexandre Men accuse les services spéciaux de son assassinat
Pavel Men, co-président de la fondation Alexandre Men, frère du prêtre affirme que les services spéciaux ont organisé l’assassinat du père Alexandre

« J’ai des preuves indirectes que le KGB en est responsable. A l’époque, si un mouvement commençait à se développer il fallait y mettre fin », - a dit Pavel Men dans une interview publiée par la revue orthodoxe « Vetchnij zov » .

En 1974 le chef du KGB Youri Andropov a envoyé un mémo confidentiel au Comité central du PCUS consacré à l’essor religieux mentionnant le p. Alexandre comme son leader.

Selon Pavel Men, son frère était constamment surveillé et « ceux qui avaient rencontré des personnes du KGB disaient qu’il y était haï ». « Tout de suite après l’assassinat, la milice est venue faire une perquisition, elle cherchait quelque chose dans le bureau du prêtre. Je leur ai dit : « c’est l’automne, vous devez avoir beaucoup de travail ». Ils répondirent : « Là, nous nous reposons ». « Pourquoi ? ». « Parce que tout est décidé au KGB. On ne fait que de la paperasse ».

Le frère du prêtre Alexandre Men accuse les services spéciaux de son assassinat
L’assassinat était l’œuvre d’un professionnel. « L’assassin a touché la partie du cerveau qui contrôle la circulation sanguine, l’intervention des médecins n’aurait rien changé ».

Le p. Alexandre appelé « Apôtre de l’intelligentsia » de son vivant a été tué par un inconnu qui l’avait frappé avec un lourd objet sur la tête au petit matin du 9 septembre 1990 sur un sentier menant vers la gare de « Semhoz ».

Le prêtre est décédé à l’entrée de sa maison car il avait perdu son sang. Il était le premier prêtre à l’époque soviétique à avoir dit une homélie à la télévision. Le tirage total de ses livres s’élève à environ 7 million d’exemplaires. Ils sont traduits en 16 langues.

Interfax religion
Traduction Elena Tastevin

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Février 2014 à 10:44 | 2 commentaires | Permalien

Des prêtres russes se sont adressés aux autorités laïques suggérant d’installer en 2015, année du millénaire du rappel à Dieu du saint prince Vladimir qui s’était converti au christianisme et avait fait baptiser la Rus, proposant de lui ériger un grand monument dans le centre-ville de Moscou.

Le Comité préparatoire de la commémoration de cette date constitué par des clercs et des théologiens de trois Etats slaves, la Russie, le Belarus et l’Ukraine, vient de réunir pour la première fois. Un porte-parole du DREE a déclaré aux médias : « Nous venons de faire parvenir aux autorités de Moscou plusieurs propositions quant au lieu où le monument pourrait être installé. Dans cette liste les monts Vorobiev, le mont Poklonnaïa et la place de la Loubianka. Ce dernier lieu suscite des difficultés : un groupe d’athées militants s’opposent à la mise en place en ce lieu d’un monument consacré à un prince. Or, il a été récemment reconnu que le retour de la statue de Dzerjinsky à son emplacement initial était non souhaitable.

Le 24 Octobre 2013 le métropolite Hilarion a fait un exposé sur le thème « L’exploit des martyrs, expérience vivante de l’Église » a déclaré à ce propos: " Le retour de Felix Dzerjinski place Loubianka, serait une manifestation de mépris à l’égard de la mémoire des Néomartyrs et de tous les innocentes victimes du pouvoir soviétique. Ce genre de projet est au détriment de l’unité de la société russe.

L’archiprêtre Vladimir Vigiliansky a souligné que l’immense majorité du clergé estime que la place de Loubianka est l’endroit le mieux indiqué pour y installer la statue. D’une part le monument à Saint Vladimir embellira le centre-ville de la capitale. De l’autre il fera se taire les athées militants qui cherchent à faire revenir Félix Dzerjinsky place de la Loubianka. L’archiprêtre Dimitri Smirnov, président de la Commission synodale pour la protection de la famille et de l’enfance s’est joint au père Vladimir. Le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine a installé un groupe de travail officiel chargé de préparer les solennités de 2015. Il appartient aux autorités municipales de définir le lieu où sera érigé le monument. Ce choix sera fait compte tenu des ces prises de position.

C’est probablement Salavat Tcherbakov, l’auteur du monument au patriarche Hermogène dans le jardin Alexandre, près du Kremlin, qui sera chargé de sculpter la statue de Saint Vladimir.

Source Interfax er Rousskaia linia
Traduction " PO"

Une église-monument "sur le sang" contre la Loubianka

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Février 2014 à 11:35 | 0 commentaire | Permalien

Le combattant anti-drogue Roizmann et l’icône naïve
Traduction pour "PO" Laurence Guillon

Evgueni Roizman est à la tête du mouvement « Pour des villes propres »

Quand on évoque Evgueni Roizmann, on pense habituellement à ses notes précises, rudes et en même temps pénétrantes dans son livejournal. Genre : « Aujourd’hui, nous avons démantelé un bouge et arrêté trois camés », ou bien « Il s’est enfui. Il n’a pas saisi sa dernière chance. Il est mort d’une surdose. » C’est pourquoi voir le célèbre combattant anti-drogue entouré d’icônes et parlant de chacune d’elles avec un touchant amour est quelque peu étonnant.

Sur son exposition, Evgueni Roizmann n’en sait pas moins que les historiens et les spécialistes de l’art. Selon ses propres dires, les icônes anciennes sont pour lui un monde particulier dans lequel il peut s’enfuir, se retrancher de toute la boue à laquelle il a affaire dans sa vie ordinaire. Il les collectionne depuis déjà près de 30 ans et ne sait pas dire lui-même comment tout cela a commencé.

Le combattant anti-drogue Roizmann et l’icône naïve
Le 22 mars, Evgueni a inauguré une exposition inhabituelle : l’icône populaire, peinte par de simples artisans et paysans, qui pendant des générations orna les iconostases des isbas de l’Oural.

Ce musée de l’icône de Neviansk, à Ekaterinbourg était rempli de différents objets: représentations de saints inconnus, des sculptures non canoniques mais étonnamment belles représentant le Sauveur au cachot, un Sauveur Non Fait de Main d’Homme, dont le visage rappelle celui de Pierre I de façon stupéfiante.

— Et alors ? D’un autre côté, on voit combien le type s’est donné de mal, répond pour la défense de la relique Evgueni Roizmann. Et ici, regardez donc comme est fait l’apôtre Pierre. En quatre couleurs, et pas une touche de trop, pas une couche superflue !
— Une autre caractéristique de l’icône populaire, c’est qu’on y représentait des saints connus seulement localement. Ainsi, par exemple, Athanase Navolotski, Prokofi le Juste. Ces saints sont déjà reconnus par l’Eglise orthodoxe russe, mais connus surtout dans leurs régions, poursuit-il.

Evgueni raconte : la colonisation du nord russe se fit principalement grâce aux monastères. Les figures marquantes du monastère saint-Serge-de-Radonej se dispersèrent à travers l’Oural et la Sibérie, fondèrent ici leurs skites, enseignèrent des métiers aux habitants du lieu. C’étaient le plus souvent des disciples directs de Serge de Radonej, par exemple Cyrille de Belozersk qui avait fondé son propre monastère.

Chaque icône a son histoire. Au cours de sa visite guidée, le combattant anti-drogue tentait de la terminer, mais son regard tombait sur un autre objet, et il se rappelait de nouveaux faits, de nouveaux détails, de nouveaux épisodes.

— Voici le bon Larron. Il était particulièrement honoré en Russie, car il rappelait que chacun, s’il se repentait, pouvait entrer au Paradis. Les Russes aimaient montrer comment il entrait dans ce paradis, conversait avec les anges qui le recevaient avec joie, raconte Roizmann. Certaines icônes étaient peintes pour remercier Dieu de miracles qui avaient lieu dans leur vie. En fait partie, par exemple, l’image « le Triple Miracle ». Elle fut commandée par une marchande, dont le mari et le fils, à la suite de ses prières, étaient restés sains et saufs dans des circonstances très pénibles. De la même manière, figuraient à l’exposition beaucoup d’icônes de vieux-croyants.

Certains faits relatés par Evgueni surprirent même des chercheurs expérimentés.
Tout le monde ne connaît pas, par exemple, l’importance de l’influence ukrainienne sur les terres septentrionales. Après l’unification de ce pays à la Russie, l’afflux de prêtres « Petit-Russiens » fut si grand que pendant tout le XVIII° siècle, il n’y avait pas un seul Grand-Russien parmi les hiérarques, y compris les archiprêtres de l’éparchie de Tobolsk, dont alors faisait alors aussi partie l’Oural. L’influence ukrainienne se fit aussi sentir dans l’iconographie : on se mit à peindre à l’huile beaucoup d’icônes, et dans certaines d’entre elles apparurent des éléments picturaux catholiques.

L’histoire des découvertes de certaines icônes n’est pas moins intéressante.
A l’époque de Khroutchev, des églises remplies d’icônes jusqu’au plafond restaient vides dans de nombreux villages. Les gens, redoutant de garder chez eux des objets « idéologiquement dangereux », les portaient dans les sanctuaires abandonnés, où ils tombaient dans la désolation. Un ami d’Evgueni, Viatcheslav, encore étudiant à l’université Stroganov, partit en 1959, avec des connaissances, dans le village de Carélie Tipinitsi, où il découvrit une chapelle, pleine d’anciennes icônes. Les garçons remplirent trois sacs à dos et quelques malles des reliques trouvées, après quoi ils revinrent à Kiji en vedette.

Cependant, au centre du district, un milicien s’approcha et s’enquit du contenu des sacs à dos, et, voyant les icônes, obligea les garçons à les rapporter. Viatcheslav et ses amis durent revenir à Tipinitsi et remettre les icônes dans la chapelle, mais Viatcheslav, à ses risques et périls, scia un morceau de l’iconostase avec une représentation de l’apôtre Pierre et, sans craindre la milice, décida quand même de l’emporter. Un an plus tard, les garçons revinrent au village et découvrirent que la chapelle avait brûlé avec tout son contenu : des pièces artistiques uniques. Des icônes variées n’est resté que le morceau avec l’apôtre Pierre, que Viatcheslav offrit par la suite au musée de l’icône de Neviansk.

Evgueni le reconnaît, il rêve de fonder un « Musée d’art naïf ».
Pour l’instant, l’exposition n’a pas de local qui lui soit propre. En mai, elle sera transférée à Moscou à l’Académie russe des Arts, et d’ici l’été, reviendra à Ekaterinbourg. Roizmann souligne : les objets qu’il a rassemblés sont rarement utilisés pour les offices religieux et certains d’entre eux ne peuvent pas du tout être considérés comme canoniques. Par exemple des paysans, essayant d’élucider le mystère du Dieu trinitaire, L’ont représenté, l’Unique en trois personnes, comme ils se le représentaient eux-mêmes. Certains, en dépit des canons, ont représenté Dieu le Père.

Il fut une époque où l’Eglise n’admettait pas bien la représentation sculptée en bois du Sauveur, faite près de Iaroslavl, le Christ au cachot. Pourtant, les gens avaient besoin de cette image. Les paysans, touchants dans leur naïve religiosité, cousaient même des chaussures à l’effigie et les changeaient à chaque fête de Pâques, expliquant que le Sauveur use ses lapti (chaussures en écorce de bouleau) à courir d’une maison à l’autre pour en regarder les habitants. C’est pourtant justement ces icônes, plus que n’importe quoi d’autre, qui peuvent raconter aujourd’hui non seulement les us et l’histoire de la campagne de l’Oural, mais transmettre la foi simple, parfois à moitié païenne mais en même temps étonnamment pure et sincère, de nos aïeux.

"PRAVOSLAVIE i MIR" + PHOTOS
Наркоборец Ройзман и «наивная» икона (+ фото)


Rédigé par Laurence Guillon le 17 Février 2014 à 06:00 | 1 commentaire | Permalien

Les travaux de construction du centre culturel et religieux russe à Paris commenceront en avril, a annoncé vendredi Vladimir Kojine, chef de l'Intendance du Kremlin.

"L'autorisation a été accordée et j'espère pouvoir vous inviter à la cérémonie de lancement des travaux", a indiqué le responsable dans une interview accordée à la chaîne télévisée Rossia-24. Suite RIA

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Février 2014 à 13:14 | Permalien

Fête de la Présentation de Jésus aux Temple de Jérusalem
Quarante jours après sa naissance la Présentation du Seigneur au Temple de Jérusalem est un complément du cycle de Noël. C’était une ancienne coutume juive, observée par la Sainte Famille. La fête est une célébration de la lumière, en lien avec la parole du vieillard Siméon, voyant dans l’enfant « la lumière qui éclaire les nations. »

La date primitivement choisi pour la fête de la Présentation fut arrêtée au 15 février, quarante jours après la naissance de Jésus que les Eglises d’Orient fixent le 6 janvier. C’est toujours cette date qui est gardée par les Eglises orthodoxes.

La fête baigne dans une atmosphère de mystère et de paix. Elle représente à la fois la clôture du temps de Noël – c’est dans ce sens qu’il s’agit d’une fête mariale, c’est-à-dire une fête qui célèbre et développe un aspect du mystère de l’Incarnation – et la transition vers le temps du Carême et de la Passion. Les deux cycles s’y rencontrent, pour ainsi dire, et cette Rencontre est personnifiée de façon mystérieuse – mais d’autant plus incarnée – en la Mère de Jésus, Marie. À celle-ci Siméon disait: “…et toi-même, un glaive te transpercera le cœur”. Ce cœur, siège de la mémoire, est le lieu par excellence où chaque homme et chaque femme est appelé à découvrir et à célébrer la Rencontre entre son propre mystère et celui de Dieu.


Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 15 Février 2014 à 12:30 | 2 commentaires | Permalien

Prêtre Vladimir Zielinsky

Il y a une capacité merveilleuse propre à tous les personnages de l’Evangile : l’élévation des circonstances concrètes de la vie, d’histoires lointaines vécues par d’autres, à un moment de l’avenir qui sera vécu par chacun de nous. Comme si le récit du Christ passait à travers chaque existence humaine et que chacune, scrutée en profondeur, nous dévoilait les mages suivant l’étoile qui les mena vers la grotte de Bethléem, ou l’annonce faite à Marie résonnant dans le message de salut apporté en secret a tout chacun par l’Ange gardien, ce message qui retentit d’inexpugnable espoir. Le vieux juste, nommé Syméon, reçoit Jésus, âgé de quarante jours, bénit Dieu et part … vers la mort. Sa mission s’est accomplie, sa prière a recueilli toute sa vie-attente.
« Et l’Esprit Saint était sur lui », dit l’Evangile.

Après avoir conçu Jésus dans les entrailles de Marie, l’Esprit L’a amené au Temple dans les bras de sa Mère et a conduit Syméon en ce lieu de rencontre pour se manifester, pour laisser son empreinte au seuil de la mort de l’un et de la vie de l’Autre. L’Esprit « va où Il veut », mais partout où Il passe, Il y fait son habitation, temporaire ou permanente. Ses demeures construites en Evangiles sont dispersées dans les innombrables croisées des contacts et des destins scellées par l’image du Christ qui se forme en eux et par le « passage » de l’Esprit qui les a touchées. Quand nous parlons de l’Eglise invisible, je pense à ces demeures cachées où l’homme consciemment, mais aussi à son insu, vient à la rencontre de Dieu.

« L’homme sort pour son ouvrage, faire son travail jusqu’au le soir » (Ps.104, 23).
Au soir avancé de la vie l’ouvrage principal de l’homme est celui du vieux Syméon : la rencontre et la mort. Plus précisément : la mort inévitable qui passe par la rencontre sur la terre qui en annonce une autre, celle de la promesse, du jugement, de l’Amour révélé. Cette rencontre, la plus importante de notre vie, est parfois renvoyée au dernier moment. Nous ne savons pas où Dieu nous a fixé le rendez-vous le plus important. Souvent il arrive à la fin de notre vie d’ici-bas. Pour cette raison, entre autres, l’Eglise Orthodoxe n’accepte pas la « mort douce », choisie par le mourrant : c’est Dieu qui fait le choix décisif. Il faut respecter son choix et libre laisser espace à la dernière rencontre qui sur le plan humain peut être très amère. Mais si nous n’avons pas eu de temps pour cette entrevue toute notre vie durant, pendant que Dieu nous attendait avec patience, nous devons savoir L’accueillir en ce moment, préparé Lui. Cet accueil est toujours un signe de la bénédiction divine qui ne laisse personne aux mains vides, le cœur angoissant. Il la remplit par la présence ineffable, par l’Esprit Consolateur. Finalement, « c’est en paix… Tu envoies Ton serviteur… », dit Syméon, quand la mort terrestre, notre sœur, comme dit St François, est la mort déjà bénie. C’est la mort rencontre. Car mes yeux ont vu Ton salut et le verront encore.

Rédigé par Père Vladimir Zelinsky le 14 Février 2014 à 22:18 | 0 commentaire | Permalien

L’Église orthodoxe russe va consacrer la première église de l’Antarctique
Nicolas Senèze (avec Interfax et Apic)

Une expédition de la Société géographique russe est partie mardi 11 février de Moscou pour l’Antarctique où elle va notamment consacrer la première église du sixième continent.

L’évêque orthodoxe russe Iakov de Naryan-Mar et Mezensk – qui avait déjà célébré une messe au pôle Nord en 2011 – accompagne l’expédition et consacrera l’église de la Sainte-Trinité déjà bénie en 2004, par l’évêque Theognost, abbé de la Trinité-Saint-Serge. Située sur la base russe Bellingshausen, sur la péninsule Fildes, à l’extrémité sud de l’île du Roi-George – en russe, l’île Waterloo, la plus grande île de l’archipel des Shetland du Sud et la terre la plus septentrionale du continent antarctique – cette église sera la seule église active en permanence en Antarctique, même s’il ne s’agit pas du lieu de culte le plus méridional au monde, dépassé par les chapelles Saint-Jean-de-Rila (sur la base bulgare Saint-Clément-d’Ohrid, sur l’île Livingston) et Saint-Prince-Vladimir (sur la station ukrainienne Académicien-Vernadsky, sur l’île Galindez).

Projet du patriarche Alexis II

Selon l’agence russe Interfax, l’église de 15 m de haut, en cèdre et en mélèze de l’Altaï (Sibérie), et construite dans le style russe traditionnel, peut accueillir jusqu’à trente personnes. Elle accueille non seulement des fidèles russes mais aussi des scientifiques des autres bases situées à proximité. En 2007, un mariage y a ainsi été célébré entre un chercheur chilien de la base chilienne voisine et une scientifique russe. SUITE La CROIX Lien en russe
L’Église orthodoxe russe va consacrer la première église de l’Antarctique


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Février 2014 à 20:33 | 1 commentaire | Permalien

Le Patriarche de Constantinople Bartholomé n’a pas envoyé ses représentants à l’intronisation du métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie Rostislav

Selon le site Agionoros.ru, le Patriarche Œcuménique Bartholomé (Patriarcat de Constantinople) a refusé d’envoyer ses représentants à l’intronisation du nouveau Primat des Terres tchèques et de Slovaquie, Sa Béatitude Mgr Rostislav.Ainsi le Patriarcat de Constantinople laisse comprendre qu’il ne reconnaît pas le nouveau Primat de l’Eglise tchèque parce que les élections ont eu lieu sans la participation du locum tenens, Mgr Siméon, archevêque d’Olomouc et de Brno.

A son tour, Mgr Siméon, libéré de ses fonctions par le Saint Synode de l’Eglise Tchèque a déclaré que le Patriarcat de Constantinople le considère comme le seul locum tenens légitime de l’Eglise Tchèque et que toutes les démarches réalisées sans sa participation sont perçues comme anti canoniques.

La délégation de l’Eglise Orthodoxe Russe présidé par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a participé sur bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche de Moscou de toute la Russie Cyrille à l’intronisation du nouveau Primat de l’Eglise Orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie.
De plus, ont participé à l’intronisation les représentants du Patriarcat d’Antioche (archevêque de Philippolis Niphon), de l’Eglise Orthodoxe Polonaise (archevêque de Gorlice Païssios) ainsi que de l’Eglise Orthodoxe Américaine. Dans l’autel priait l’archimandrite Timothée, higoumène du monastère Saint Jean le Russe de la métropole de Cassandrie de l’Eglise Orthodoxe d’Hellade.

Ont également participé les représentants des autorités laïques de la République de Slovaquie, J. Schot, responsable de la chancellerie du président, le secrétaire d’Etat du Ministère de l’enseignement S.Chudoba, le vice-ministre de la culture J.Juraj, le président du conseil régional de Prešov P.Chudik, le président du conseil régional de Koszyc Z. Trebula

Parmi les invités des diplomates étrangers accrédités en Slovaquie : P. Kouznetsov, ambassadeur de la FR, B. Serpikov, ambassadeur de Biélorussie, M. Koundouridis, ambassadeur de Chypre, M. Ganeva, ambassadeur de Bulgarie, O. Bench, consul général d’Ukraine. Ont également participés des représentants d’autres Eglises chrétiennes.

Lien Rousskaia linia
Traduction Elene Tastevin

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Février 2014 à 18:33 | 9 commentaires | Permalien

Les églises contemporaines à l'épreuve de la tradition. A quoi doivent ressembler les églises construites aujourd'hui?
Oksana Golovko, 18 janvier 2014
Traduction pour "PO" Laure Durand-Viel

Un recueil intitulé "Eglises russes du XXI siècle – Réflexions sur l'architecture religieuse contemporaine" a été présenté au Musée de l'architecture. Des architectes, des prêtres et des spécialistes d'histoire de l'art discutent de la construction des églises aujourd'hui. Faut-il s'en tenir strictement aux traditions séculaires, ou faut-il être prêt à accepter des innovations? Ou bien tout ceci est-il secondaire?

Le recueil a été constitué par la rédaction de la revue « Constructeur d’églises-Khramozdtel » (annexe spécialisée à la Revue du Patriarcat de Moscou, consacrée à l’architecture et à la construction d’églises) et inaugure une nouvelle série « Bibliothèque de la revue « Constructeur d’églises ». Ses auteurs sont l’architecte Mikhaïl Kessler et l’historien Valery Baïdin. L’introduction a été écrite par l’archimandrite Tikhon Chevkounov secrétaire général du Conseil de la culture du Patriarcat

Les traditions

L’un des chapitres du recueil s’intitule « Traditions et innovation ».
Selon Sergueï Chapnin rédacteur en chef de la revue " Constructeur d’églises" , c’est le problème le plus délicat et le plus complexe. En effet, nous n'avons avec la tradition qu'un lien relatif, pour nous elle est assez théorique, schématique.

C'est pourquoi cette tradition peut entrer en conflit avec le monde contemporain, auquel nous appartenons réellement et que nous percevons concrètement.

« Il ne s’agit pas tant de la tradition en tant que telle, que de l’expérience spirituelle qui a façonné cette tradition. Si l’on veut, hors de cette expérience spirituelle, faire quelque chose de nouveau, qui corresponde à l’image et au caractère d’une église orthodoxe, on n’arrivera à rien. Cela doit découler de l’expérience, mais pas d’une expérience individuelle, car celle-ci est subjective. Les Pères de l’Eglise mettent en garde contre la fantaisie personnelle et exigent le correctif de la raison collective », selon le professeur Alexis Schenkov, docteur en architecture, membre correspondant de l’Académie russe d’architecture et de science de la construction.

Il souligne que le plus grand danger qui menace les constructeurs d’églises, c’est le formalisme extérieur, la recherche de la forme en tant que telle sans comprendre son sens profond. Et ce formalisme peut prendre des aspects variés, aussi bien la recherche d’innovations formelles que l’utilisation formelle de motifs historiques.

Encore une « tradition »

Parfois, en regardant une église qui vient d’être construite, avec une coupole massive sur un clocher trop étroit, disproportionné, on se surprend à penser du mal de l’architecte. Mais on s’arrête. Peut-être que l’architecte n’y est pour rien ? « Aujourd’hui, le style est choisi soit par le sponsor, soit par la paroisse représentée par le recteur », dit l’architecte Mikhaïl Kessler.

Et voici une citation du recueil : « Tous ceux qui construisent des églises savent combien la créativité est étroitement limitée dans ce domaine de l’architecture. Ces limitations ne viennent pas seulement des commanditaires –le clergé ou les donateurs, qui comprennent seulement l’architecture prétendument « splendide » (en fait, des accessoires clinquants)- mais surtout des organismes qui contrôlent les projets et qui imposent leurs exigences « normales », qui conduisent en fait à la standardisation ». Si l’on ignore que l’auteur de cette phrase est le célèbre Alexis Schoussev et qu’elle a été prononcée il y a plus d’un siècle, en 1905, on pourrait croire qu’elle date d’aujourd’hui.

Visiblement, l'impact, sur la construction des églises, des opinions et goûts du commanditaire et des « organismes de contrôle » fait aussi partie de notre tradition ...

Sans visage

Aujourd'hui, on recherche une certaine similitude avec ce qui a été fait par le passé, dans différents styles. L'architecture d'église contemporaine n'a pas de visage propre. Chacune des époques précédentes avait son propre style architectural et tous s’y inscrivaient, les styles évoluaient progressivement au fil des évolutions socio-politiques ou esthétiques... Aujourd'hui, on pourrait plutôt parler d’intemporalité, chaque architecte choisit son thème favori au sein de l'héritage du passé et le recycle à sa façon. De la pire des manières. Parce que cette époque passée avait son thème propre, son style propre. Aujourd'hui, presque personne ne travaille dans un style unique. Mais même si c’est le cas, c’est une erreur : c’est répéter l'expérience du passé, expérience qui a émergé naturellement de causes naturelles liées à une époque concrète, à sa propre façon de percevoir la beauté.

L’époque actuelle ne prédispose pas à la joie. Mais d’un point de vue historique, les périodes passées ne fournissaient probablement pas non plus aux hommes beaucoup de raisons d’être joyeux. Pourtant ils se réjouissaient dans le Seigneur. Pourquoi André Roublev est-il apparu aux heures les plus sombres de la Russie ? C’est lorsque les conditions extérieures étaient dures que les potentialités intérieures se sont révélées dans des œuvres aussi extraordinaires.

Nous vivons aujourd’hui dans une société de consommation. Au dehors, tout est incertain, les perspectives sont assez sombres. On éprouve un sentiment d'instabilité, la foi d’autrefois n’est plus là. Autrefois, nos architectes vivaient de l'orthodoxie, dans un pays orthodoxe. Aujourd'hui, on choisit souvent pour architectes des personnes très éloignées de l’Eglise. Voilà pourquoi on obtient les résultats qu’on constate... En effet, une église, c’est une œuvre de l'esprit. Et les œuvres sont à l’image de l’esprit de leur créateur.

Ce recueil constitue une tentative de comprendre la situation actuelle. Le problème, c'est que personne, au sein de la hiérarchie ecclésiastique, ne veut prendre la responsabilité de parler au nom de l'Eglise pour proposer un programme d'art religieux contemporain, en particulier en matière d’architecture. Combien de fois avons-nous demandé : créons une commission synodale, un département, pour que quelqu'un puisse être au cœur de ces tentatives émanant d’architectes individuels ou de la communauté architecturale, pour redresser un peu la situation. Tous sont prêts à faire des efforts. Ce département ne nécessiterait aucun financement. Tout ce qu’il faudrait, c’est qu’il y ait un responsable pour exprimer la voix de l'Église, dit l’architecte et auteur du recueil Mikhaïl Kessler .


La vie liturgique et les problèmes essentiels


L'architecture d’une église ne peut se concevoir en dehors du contexte de la vie liturgique. " Une discussion sur ce que devrait être une église ne nous mènera pas au résultat souhaité. La discussion doit porter sur la question de ce qu’est pour nous aujourd'hui la vie liturgique. L’art religieux n'existe pas par lui-même, il découle de la compréhension de la liturgie " - souligne Sergueï Chapnin.

L’idée que tout l'espace de l’église ne peut être conçu qu’à partir de la liturgie, en lien indissociable avec elle, a été également exprimée par le prêtre Victor Grigorenko, recteur de l'église Saint-Serge à Serguiev Possad.

Mais au-delà du sens principal, les constructeurs d’églises doivent aussi résoudre les problèmes concrets qui se posent aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard si l'un des chapitres du livre est intitulé "La fonctionnalité et la beauté".

« Dans une église, l'espace intérieur est très important. Bizarrement, ceci est oublié par ceux qui travaillent sur des projets d’églises - a déclaré Sergueï Kouznetsov , docteur en architecture, professeur à l'Institut d'Architecture de Moscou ". Pour lui, nous devrions étudier l'expérience du passé et comprendre les défis actuels. Par exemple, le problème d'une grande église dans une grande ville. Une grande église, c’est une cathédrale, et une cathédrale n'est pas chaleureuse ... Ensuite, on a besoin dans une église d’espaces annexes, mais du fait de la pénurie de terrains dans les villes, ils doivent être réunis dans un même bâtiment. "Il n’y a rien à inventer, il faut résoudre des problèmes concrets," – souligne-t-il.

L’importance de l’organisation de l’espace intérieur de l’église a été rappelée également par le père Victor Grigorenko. Il a souligné que, dans l’architecture d’une église et l’organisation de son espace, il faut souligner un point : il n’y a pas de prières « secrètes » que tous les fidèles ne devraient pas entendre ; il est important que le prêtre sente prier autour de lui ses frères et soeurs en Christ. Il convient d’en tenir compte dans la conception de la barrière qui sépare le sanctuaire de la nef. Le père Victor a aussi mis l’accent sur l’importance du narthex, dont la surface doit être assez grande.

Une autre question qui devrait préoccuper les constructeurs d’églises, soulevée par Sergueï Chapnin, est celle liée à la présence des enfants. Comment faire en sorte pour qu’ils ne dérangent pas la prière des adultes, tout en se sentant à leur place dans l’église ?

Pour tous

Sergueï Chapnin a souligné que le recueil, même s’il est destiné à des professionnels, notamment par ses aspects techniques, a un caractère grand public et peut intéresser également un lectorat très varié : prêtres, architectes, professionnels du bâtiment, responsables de la décoration des églises. Il a une visée éducative.

La prochaine édition du recueil pourrait être consacrée au au concours « L’église orthodoxe russe dans ses réalisations architecturales contemporaines », organisé par l’Union des architectes de Russie.

Sur la corde raide

Au cours de la discussion des questions liées à l’architecture d’églises contemporaine, un poème de Dimitri Sokolov a été lu ; il exprime l’idée qu’il est important de construire une église dans sa propre âme.

Ce poème a conduit Serge Chapnine à se demander si le Seigneur n’aurait pas supprimé ce temple extérieur ? En effet, la Sainte Cène a eu lieu dans la chambre haute, et non pas dans une église. Selon le rédacteur en chef de la revue « Constructeur d’églises », cette contradiction n’a pas été dépassée dans l’orthodoxie. Et nous devrons avancer comme sur une corde raide, ainsi que l’ont fait les chrétiens orthodoxes depuis deux mille ans, sans tomber ni d’un côté, ni de l’autre.

Lien Pravoslavie i Mir

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Février 2014 à 18:00 | Permalien

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) du Patriarcat de Moscou a donné une interview qui fait le bilan des cinq années écoulées depuis l’intronisation du Patriarche Cyrille. J'en ai cité des extraits en commentaires dans des fils dédiés et j'en propose maintenant un résumé. (VG)

"Une période lumineuse et difficile et un temps d’épreuve"

Le métropolite parle du « second baptême de la Russie » commencé en 1988, lors de la commémoration du 1000ème anniversaire du Christianisme en Russie, qui a effectivement marqué la fin des persécutions soviétiques et permis à l'Eglise de relever la tête. "L’accession du Patriarche Cyrille au trône patriarcal a donné un second souffle à ce processus, dans la mesure où le Patriarche Cyrille a insufflé son charisme personnel dans le processus de renaissance de l’Église, continue Mgr Hillarion.

De nombreux mécanismes qui n’existaient pas du tout auparavant ou existaient de façon latente ont été mis en route" et il cite:
- Le Haut Conseil, "organe de direction de l’Église qui n’existait pas avant. Les présidents de tous les départements synodaux, c’est-à-dire des « ministères » ecclésiastiques, en font partie. Autrement dit, auparavant, nous avions des « ministères », mais nous n’avions pas de « Conseil des ministres ». C’est désormais chose faite."
- La réforme de l’administration ecclésiastique en Russie: les grands diocèses (par le nombre de paroisses ou par l’espace géographique) ont été divisés en 2, 3, voire 4. La création de rapproche les du peuple et va donner une nouvelle impulsion à la construction d’églises et à la vie religieuse en général.

Note de VG: Pour plus de détails sur ces réformes voir "Où va l'Eglise en Russie" Mgr Hilarion ne mentionne pas ici la mise en place de la "Conférence interconciliaire" mais c'est pour mieux y revenir en conclusion ...

L'essentiel ce sont les personnes

Les kilomètres de foule attendant pour vénérer des reliques comme la Ceinture de la Mère de Dieu ou les Dons des Rois Mages, le petit pourcentage de gens qui viennent à l’église, et les 80% de Russes qui se déclarent orthodoxes sont importants, mais l'essentiel ce ne sont pas les pourcentages ce sont les personnes continue Mgr Hilarion en citant l'exemple d'un étudiant de son cycle de conférences à l’université nationale de recherche atomique: «cela ne vous ennuie pas de venir ici alors que 90% des étudiants n’ont rien à voir avec vous ? » lui demande l'étudiant. « Certes, répond le métropolite, ils n’ont aucun rapport avec nous, c’est pourquoi vous n’êtes pas 40 000 ici, mais 400. Mais si vous n’étiez que 4 au lieu de 400, je serais quand même venu ». L’étudiant a répondu : « S’il n’y en avait que 4, je serais
l’un d’eux». "C’est le contact personnel qui compte pour l’Église et ce contact personnel des pasteurs, des évêques est désormais facilité par la création de nouveaux diocèses. Voilà ce qui compte pour nous."

Affaire Pussy Riot et «Jésus Christ superstar».

"Les gens aiment leurs sanctuaires, répond Mgr Hilarion à une question sur ce sujet. Ils vont à l’église pour y rencontrer Dieu, pour vénérer les choses saintes. Et voilà qu’on y perpétue un acte de vandalisme. Ou qu’on organise une performance consistant à découper une icône pendant une exposition… L’Église appelle cela un blasphème ou une profanation... Aucune tolérance ne peut être de mise ici, parce qu’il y a des symboles sacrés et des sentiments sacrés. … Ce qui est vexant, c’est l’importance complètement disproportionnée qui est accordée à ces actes. Il s’agit avant tout de la presse. Pourquoi s’intéresse-t-elle tant aux scandales, et non pas au travail immense qu’accomplissent l’Église et les gens de bonne volonté ? On peut être médecin toute sa vie, sauver des milliers de gens sans jamais faire l’objet d’un article de journal ni passer à la télévision. Les scandales en tous genres attirent eux l’attention de tout le monde."

Puis le métropolite revient sur" les radicaux" qui s'opposent à la représentation de "Jésus Christ superstar" au nom de l’orthodoxie (1). Pour lui l’Église a besoin des groupes radicaux conservateurs "parce qu’ils lui permettent de ne pas tomber dans l’abîme du libéralisme, cet autre extrémité", mais il tempère ce jugement: "le juste milieu consiste naturellement à se conduire de façon civilisée et à être capable de s’écouter quel que soient nos opinions. L’apôtre Paul dit qu’il faut bien qu’il y ait dans l’Église des groupes qui s’opposent, pour qu’on reconnaisse ceux qui ont une valeur éprouvée (I Cor 11, 19). Ces différentes opinions, dans la limite du raisonnable, bien sûr, non seulement existent dans l’Église, mais lui sont utiles : les représentants de l’Église ont besoin d’une critique constructive …Nos relations avec le monde extérieur doivent être interactives. Nous ne sommes pas seulement l’Église enseignante, mais aussi l’Église qui sert. Notre rencontre avec les gens ne doit pas consister seulement à parler, mais aussi à écouter."
(1) Cf.

Une première rencontre avec le Pape ?

"Nous disons qu’une telle rencontre est possible, que les Églises en ont besoin dans le contexte de ce qui se passe au Moyen Orient. Mais un certain nombre de facteurs gênent cette rencontre. Par exemple, quand des prêtres gréco-catholiques ukrainiens en habits sacerdotaux appellent aux assassinats, comment l’interpréter ? Au Vatican, on nous dit naturellement qu’ils n’y peuvent rien parce que les gréco-catholiques sont autonomes. Mais ils sont pourtant bien catholiques, l’uniatisme est un projet catholique. Et n’est pas seulement un projet datant d’une autre époque. Dès 1993 (2), au niveau théologique, catholiques et orthodoxes ont condamné l’uniatisme, reconnaissant que cette voie ne menait pas à l’unité. Mais les conséquences restent. Nous voyons ces gens agir, prendre position contre l’Église canonique et soutenir les schismatiques.,,

(2) Note de VG: il s'agit du document de Balamand. Cf. http://www.catho-theo.net/spip.php?article176

Les attaques contre l'Eglise

"L’Église n’a sûrement pas peur des attaques parce qu’elle continue à remplir son ministère. Il y a quelques années, quand le Patriarche Cyrille était encore métropolite, il faisait l’objet d’attaques régulières de la part d’un journaliste qui publiait un article plein de fantasmagories diverses et variées à peu près tous les mois. Un jour, j’ai demandé au métropolite Cyrille pourquoi il ne répondait pas. Il m’a dit alors : « Ma réponse consiste à continuer à faire mon devoir ». Telle doit être la réponse de l’Église aux attaques injustifiées. Quant aux critiques constructives nous sommes toujours prêts à les écouter."
(…)

Le débat sur les valeurs traditionnelles

Pour Mgr Hilarion cette notion a un sens très concret, "moins théologique qu’anthropologique, d’ailleurs, puisqu’il s’agit de la vie humaine" et, après avoir défini la famille traditionnelle, il pose le problème "Le monde libéral nous répond : « Pas du tout, la famille, c’est l’union de n’importe quelles personnes, par exemple deux hommes, deux femmes ou tout autre configuration. Les enfants sont une option qui n’a rien d’obligatoire. » Nous assistons donc à un démontage en règle de la famille dont les conséquences sont très concrètes, continue le prélat : crise démographique, problèmes de société. Cela provoque des tensions : quand un million de Français sort dans la rue pour déclarer son soutien à la conception traditionnelle du mariage et que le gouvernement les refoule à coups de matraques et de gaz lacrymogènes. Et on nous dit que c’est ça, la démocratie, la liberté, que nous devrions aussi instaurer cette liberté tandis que chez nous les droits de l’homme sont violés, voyez-vous, parce que les représentants des minorités sexuelles n’ont pas le droit de faire la propagande de leur mode de vie chez les mineurs.

Ces questions sont très sérieuses, insiste Mgr Hilarion. Elles touchent aux droits de nos concitoyens à garder leur identité, leurs familles. C’est le droit de notre peuple à sa reproduction, à son avenir, finalement, qui est en jeu." Et il affirme être certain que la majorité des Russes est d'accord.

Le rôle de laïcs

La conclusion de l'interview met l'accent sur le rôle des laïcs. Après avoir affirmé que l’Église n’est pas orientée sur l’élite, mais sur le peuple et que ce n’est pas seulement le clergé, "les prêtres qui confessent ou donnent des conseils"… Mgr Hilarion insiste sur l'accroissement du rôle des laïcs ces dernières années. "Les laïcs participent à la Conférence interconciliaire, ils discutent les documents qui seront plus tard adoptés par le Concile épiscopal. Dans chaque paroisse capable de soutenir financièrement ce type de projet, il y a, en plus du chef de chœur et du chantre, des missionnaires, des travailleurs sociaux, des enseignants. Toutes ces fonctions sont généralement remplies par des laïcs. C’est pourquoi le rôle des laïcs est important dans notre Église, et c’est l’un des mérites du Patriarche Cyrille qui, comme je le pense, se donne pour objectif d’utiliser au maximum le potentiel qui existe dans l’Église. Et notre potentiel, ce sont les millions de gens qui sont prêts à remplir dans ce monde la mission de servir le bien" conclut le métropolite.


Rédigé par Vladimir Golovanow le 13 Février 2014 à 10:49 | 0 commentaire | Permalien

(RV) Le patriarcat de Moscou n’est nullement hostile à la convocation d’un concile panorthodoxe : le métropolite Hilarion, président du Département pour les relations extérieures du patriarcat de Moscou, a fermement rejeté les critiques formulées par des représentants du patriarcat œcuménique de Constantinople.

Le métropolite de Chalcédoine, Athanase, a ainsi accusé l’Eglise orthodoxe russe de vouloir saboter la préparation du concile panorthodoxe, en chantier depuis cinquante ans et récemment relancée par le patriarche de Constantinople, Bartholoméos 1er. De son côté, le métropolite de Prousse a déclaré que le patriarcat de Moscou avait choisi, une fois encore, de s’isoler par rapport à la communion des Eglises orthodoxes.

Hilarion récuse ces accusations. Selon ses mots, l’Eglise orthodoxe russe pense, il est vrai, que la méthode adoptée jusqu’ici n’a pas été efficace. Cependant, elle prend une part active et dynamique aux travaux préparatoires. Qui plus est, le Patriarcat de Moscou, en attribuant au futur concile une grande importance, étudie attentivement tous les thèmes qui y seront soulevés.

Autant de sujets qui pourraient être source de tensions entre les Eglises orthodoxes : le calendrier liturgique, les autonomies, l’avenir de la diaspora orthodoxe, les relations avec les autres Églises, les questions éthiques et sociales, la primauté... Pas de volonté d’isolement non plus : l’année dernière, souligne le métropolite Hilarion, le patriarche de Moscou Kyrill a célébré des offices communs et eu des conversations fraternelles avec les primats de treize Églises orthodoxes locales, c’est-à-dire avec toutes, à une seule exception.

Le projet de convocation d’un concile fut lancé lors de la première conférence panorthodoxe de Rhodes en 1961.
Récemment, le patriarche de Constantinople Bartholomée a invité les patriarches et les archevêques de toutes les Églises orthodoxes à une rencontre à Constantinople, afin d’accélérer la préparation du concile qui pourrait alors se tenir en 2015. Ce rendez-vous historique devrait permettre à l’Eglise orthodoxe, forte de ses 200 millions de fidèles, de réaffirmer sa présence dans le monde. SUITE


Où en est le Concile Orthodoxe ?
Le père Job Getcha: à propos de la primauté dans l'Eglise orthodoxe

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Février 2014 à 16:09 | 1 commentaire | Permalien

Construction d'églises orthodoxes dans les stations balnéaires
Depuis quelques années, l'Eglise orthodoxe russe se développe en Thaïlande et au Cambodge. La première pierre de l'église des Saints-Martyrs à Hua Hin, en Thaïlande, a été posée par l'archevêque Marc d’Egorievsk, responsable de la direction des établissements à l’étranger du Patriarcat de Moscou, rapporte le 10 février 2014 le site internet du Patriarcat.

Actuellement, la station balnéaire de Hua Hin, située dans la province de Prachuap Khiri Khan, compte une communauté russe de près de 300 personnes. Il y a un an, ses représentants ont demandé à l'archimandrite Oleg Tcherepanine, représentant du Patriarcat de Moscou dans le Royaume de Thaïlande, de construire une église dans la ville. En effet, l'église la plus proche où ils doivent se rendre pour prier se situe dans un monastère à Ratchaburi, et tout le monde ne peut pas s'y rendre. Des fonds ont été trouvés pour acheter un terrain.

Eglise dédiée à la famille du dernier tsar fusillé par les bolcheviks

La nouvelle église est dédiée aux martyrs de la dynastie des Romanov, la famille du dernier tsar russe Nicolas II fusillée en 1918 par les bolcheviks. Les six églises du Patriarcat de Moscou se trouvent dans les grandes villes où beaucoup de touristes des Républiques de l’ex-URSS passent leurs vacances. Les Thaïlandais s’intéressent eux aussi vivement à l’orthodoxie. Des dizaines d’habitants locaux ont adopté le christianisme ces dernières années.

L'Eglise orthodoxe russe a construit des églises dans divers lieux de Thaïlande, notamment la cathédrale Saint-Nicolas à Bangkok, l’église de Tous-les-Saints à Pattaya, l’église de la Trinité sur l’île de Pkhuket. Dimanche 9 février, l'archevêque Marc d’Egorievsk a consacré l'église de l'Ascension sur l’île de Ko Samui, également en Thaïlande.

L’Eglise orthodoxe russe est présente dans ce pays asiatique depuis bientôt une quinzaine d’années. La première paroisse orthodoxe a été fondée à Bangkok en 2000. En 2005, la cathédrale de Saint-Nicolas a ouvert en plein centre de la capitale thaïlandaise.... SUITE Apic be et Mospat en russe

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La représentation de l’Eglise orthodoxe russe en Thaïlande dont le Cambodge dépend administrativement a reçu le Décret du Ministre des Cultes et Religions concernant la décision prise par le gouvernement du pays d’enregistrer officiellement l’Eglise orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou) en tant qu’association religieuse.

La reconnaissance officielle du Patriarcat de Moscou dans ce pays avait été sollicitée après la réunion du Saint Synode du 4 octobre 2012 lors de laquelle deux nouvelles paroisses créées au Cambodge (communauté Saint-Georges à Phnom Penh et Saint-Pantéleimon à Sihanoukville) avaient été admises dans la juridiction de l’Eglise orthodoxe russe. Le Patriarcat de Moscou a été enregistré sur le territoire du Cambodge en tant qu’une organisation religieuse renommée « Eglise chrétienne orthodoxe du Cambodge (Patriarcat de Moscou) ». SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Février 2014 à 13:58 | 0 commentaire | Permalien

L’intronisation de Sa Béatitude le métropolite Rostislav, nouveau Primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie a été célébrée le 9 février 2014 à la cathédrale Alexandre-Nevski de Prešov.

Des représentants des Églises orthodoxes locales, ainsi que l’archevêque Joachim de Prague et des Terres tchèques, l’archevêque Georges de Michalovce et de Košice et le clergé de l’Église orthodoxe des Terres Tchèques et de Slovaquie concélébraient avec Sa Béatitude.
Une délégation de l’Église orthodoxe russe prenait part aux cérémonies. Avec la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, la délégation conduite le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, se composait de l’archiprêtre Nicolas Lichtcheniouk, recteur de la procure de l’Église orthodoxe russe à Karlovy Vary, de l’archiprêtre Igor Iakimtchouk, secrétaire du DREE aux relations interorthodoxes et d’A. Erchov, du DREE. L’archevêque Théodore de Moukatchevo et d’Oujgorod, l’évêque Philarète de Lvov et de Galitch, des clercs du diocèse de Moukatchevo et d’Oujgorod assistaient aussi à la célébration, de même que des membres du clergé de différents diocèses du Patriarcat de Moscou.

Les Églises orthodoxes d’Antioche, de Pologne, de l’Église orthodoxe en Amérique et de Grèce étaient représentées.

Des représentants des autorités de Slovaquie assistaient eux aussi à l’office, de même que les ambassadeurs de la Fédération de Russie, de la République de Biélorussie, de Chypre, de Bulgarie et le consul général ukrainien. On remarquait également la présence de plusieurs représentants d’autres confessions.

Après le chant du Trisagion, la cérémonie de l’intronisation proprement dite a débuté avec le chant de l’Axios.

Après la Divine liturgie, l’archevêque Georges de Michalovce et de Košice a lu le décret du Concile local de l’Église orthodoxe des Terres Tchèques et de Slovaquie sur l’élection de l’archevêque Rostislav de Prešov en tant que Primat de cette Église. L’archevêque Joachim de Prague a lu la prière invoquant la grâce des dons spirituels au nouveau Primat. Le mantias et le klobouk blanc des métropolites ont été passé à Sa Béatitude, après quoi Mgr Rostislav a lu la prière demandant l’aide et la conduite de Dieu dans son nouveau son nouveau ministère primatial.

Ensuite, les chefs des délégations des Églises orthodoxes locales participant aux cérémonies sont venus féliciter Sa Béatitude. Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a transmis le message de félicitations de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie.

Les messages du Président slovaque, de la Conférence catholique des évêques de Slovaquie et de l’Église évangélique-luthérienne ont également été entendus.

Ensuite, Sa Béatitude le métropolite Rostislav a prononcé son discours d’intronisation. Il a chaleureusement remercié ceux qui étaient venus partager la joie de son intronisation, transmettant sa gratitude particulière aux Églises orthodoxes locales ayant exprimé leur soutien à l’Église orthodoxe des Terres Tchèques et de Slovaquie durant la phase difficile qu’elle vient de traverser.

Après le chant du Ad multos annos, le métropolite Rostislav des Terres Tchèques et de Slovaquie a conduit la procession qui s’est acheminée vers la résidence des archevêques de Prešov.

Les cérémonies se sont terminées par une réception.
MOSPAT + PHOTOS

Fin de l'imbroglio à la tête de l'Eglise des terres tchèques et de Slovaquie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Février 2014 à 19:42 | 4 commentaires | Permalien

Sortie du recueil « L’Eglise contre le bolchevisme »
C’est sous la rédaction des historiens de l’église Mikhaïl Chkarovsky et du père Ilya Soloviev que vient de paraître à Moscou le recueil « L’Eglise contre le bolchévisme ». Beaucoup de textes étaient restés jusqu’ici inédits. Il s’agit du 50e livre de la série « L’histoire de l’Eglise en documents ». Les auteurs traitent de l’histoire de l’exarchat du patriarcat de Moscou dans les pays Baltes de 1941 à 1944. A cette époque l’exarchat se trouvait sous la responsabilité du métropolite Serge (Voskresensky), l’un des très rares hiérarques à avoir survécu à la terreur bolchevique des années 30.

Lors de la présentation de l’ouvrage le père Ilya Soloviev est intervenu pour dire : « Ne se trouvant plus sous la coupe des autorités communistes le métropolite Serge a pu dire tout haut la vérité quant à la situation de l’Eglise en Russie et l’attitude du patriarcat de Moscou à l’égard du régime. Ses déclarations différaient des rumeurs qui circulaient au sein du clergé émigré à propos de la situation de l’Eglise en URSS. S.E. Serge a précisé que la grande majorité du clergé ainsi que des fidèles sont contre le pouvoir bolchevique.

Le livre expose la biographie du métropolite Serge ainsi que l’histoire de l’exarchat. Nous y traitons des relations qui existaient avec les autorités d’occupation nazies, de l’attitude à l’égard des partisans soviétiques et des unités de l’armée du général Vlassov. Nous citons largement des documents provenant des archives du III Reich ainsi que de celles des services de sécurité russes (FSB).

Une attention particulière est accordée à l’assassinat du métropolite Serge sur une route déserte, le 29 avril 1944, ainsi qu’au devenir de l’exarchat. Sont cités les discours du métropolite, sa correspondance avec les autorités d’occupation et le clergé .

Pravoslavie ru
Traduction "PO"

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LIRE aussi Claude Lopez-Ginisty
En conformité avec le protocole secret entre l'Union soviétique et l'Allemagne sur les "sphères d'intérêt» les républiques baltes devinrent une partie de l'URSS. Le 10 Novembre 1940, le Synode de l'Eglise orthodoxe estonienne s'adressa à Sergy, métropolite de Moscou et de Kolomna, avec une pétition pour rétablir la compétence du Patriarcat de Moscou sur l'Eglise orthodoxe estonienne. Le métropolite Serge accepta, et l'Eglise orthodoxe estonienne se réunit avec sa mère, l'Eglise orthodoxe russe, le 28 Février 1941. A Moscou, la Divine Liturgie de la cathédrale de la Théophanie fut concélébrée et tous les participants signèrent l'Acte de réunion avec l'Eglise-Mère.

Bientôt le métropolite de Vilnius et la Lituanie Serge (Voskresensky), Exarque de la région de la Baltique, alla en visite à Tallinn, et le point culminant de cette visite fut la Divine Liturgie dans l'église de Saint-Simeon concélébrée par le métropolite Serge, le métropolite Alexandre et l'évêque Paul (Dmitrovsky) de Narva.

Peu de temps après que la guerre eut éclaté, le métropolite Alexandre déclara sa rupture avec la Mère-Eglise et sa Réunion avec le Patriarcat de Constantinople. L'évêque de Narva Paul resta fidèle à la Mère-Eglise. Pendant l'occupation, les allemands n'empêchèrent pas le métropolite Alexandre de conduire la vie de ses paroisses et l'évêque Paul d'être en charge du diocèse de Russie à Narva et de nombreuses autres paroisses fidèles à l'Eglise orthodoxe russe.

Peu de temps avant la libération de Tallinn, le Métropolite Alexandre quitta l'Estonie, le Synode des Eglises orthodoxes apostoliques estoniennes s'adressa à Alexis (Simansky), métropolite de Leningrad et de Novgorod, avec une pétition pour rétablir la juridiction du Patriarcat de Moscou sur l'Eglise d'Estonie.
LIEN L'Eglise orthodoxe d'Estonie (5)

LiRE aussi L’Archiprêtre Igor Prekoup : A propos des problèmes de l'orthodoxie en Estonie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Février 2014 à 11:57 | 0 commentaire | Permalien

Monuments aux victimes des exécutions de prêtres et de croyants dans la ville de Chouïa
Un premier monument aux prêtres et aux croyants exécutes en 1922 sur ordre de Lénine dans la ville de Chouïa a été inauguré là-bas le 17 octobre 2007. La statue, œuvre du sculpteur Alexandre Roukavichnikov, se situe près du clocher de la cathédrale de la Résurrection. Cette exécution a marqué le début de la répression massive à l'égard des croyants. Répression qui s'est perpétuée jusqu'en 1991.

Rappelons brièvement le contexte. En février 1922, le gouvernement bolchevique a lancé une grande campagne de confiscation des objets précieux appartenant aux églises. La vente de ces objets doit servir à venir en aide aux paysans affamés des régions de la Volga. En réalité, depuis plusieurs mois déjà, les plus hautes autorités ecclésiastiques s’activent à secourir les affamés, par l’intermédiaire d’un Comité panrusse d’aide aux victimes de la famine, qui regroupe les derniers survivants d’une société civile laminée par cinq années de révolutions et de guerres civiles. Menées manu militari , les opérations de confiscation donnent lieu à de nombreux incidents. Les plus graves éclatent le 15 mars 1922 à Chouïa, une petite ville industrielle non loin de Moscou.

La troupe tire sur la foule des fidèles qui s’oppose à la confiscation des objets religieux.

Lénine veut voir dans ces incidents le signe d’une résistance organisée de l’Eglise orthodoxe, dernière institution indépendante de l’Etat-Parti bolchevique. Il envoie alors, au Politburo, une longue directive dont je vous cite les principaux extraits :

« Il apparaît parfaitement clairement que le clergé Cent-Noirs est en train de mettre en œuvre un plan élaboré visant à nous engager dans une bataille décisive (…). Je pense que notre ennemi est en train de commettre une erreur stratégique monumentale en essayant de nous entraîner dans une bataille décisive à un moment particulièrement sans espoir et désavantageux pour lui. Pour nous, au contraire, le moment est non seulement exceptionnellement favorable, mais c’est un moment unique où nous avons quatre-vingt-dix-neuf chances sur cent de frapper mortellement l’ennemi à la tête avec un succès total et de nous garantir des positions essentielles pour les décennies à venir. Avec tous ces gens affamés qui se nourrissent de chair humaine, avec les routes jonchées de centaines, de milliers de cadavres, c’est maintenant et seulement maintenant que nous pouvons ( et par conséquent devons) confisquer les biens des églises avec une énergie farouche, impitoyable, et réduire toute résistance. C’est précisément maintenant et seulement maintenant que l’immense majorité des masses paysannes peut nous soutenir ou, plus exactement, peut ne pas être en mesure de soutenir la poignée de cléricaux Cent-Noirs et de petits-bourgeois réactionnaires (…). Aussi j’en arrive à la conclusion que c’est le moment d’écraser le clergé Cent-Noirs de la manière la plus décisive et la plus impitoyable, avec une telle brutalité qu’il s’en souvienne pour des décennies ( …) Plus le nombre de représentants du clergé réactionnaire et de la bourgeoisie réactionnaire passés par les armes sera important, et mieux cela sera pour nous. Nous devons donner une leçon à tous ces gens de telle sorte qu’ils ne songeront même plus à quelque résistance que ce soit des décennies durant ( …) ».

A la suite de cette directive, Lénine demanda à être informé quotidiennement du nombre de membres du clergé exécutés. Dans les mois qui suivirent, environ 8 000 prêtres, moines et moniales furent passés par les armes, de manière sommaire ou à la suite d’un procès public.
Suite M. Nicolas Werth - LENINE

Lire aussi Pire que Buchenwald: une exposition "Vous ne devez pas être !" consacrée à la campagne antireligieuse des années 1920 à la cathédrale du Christ Sauveur

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Février 2014 à 21:46 | 4 commentaires | Permalien

Lorsque le 15 janvier le pape François a cité en exemple la résistance des chrétiens japonais au XVIIe siècle, il n’imaginait pas que serait annoncée quelques jours plus tard la découverte exceptionnelle dans les archives du Vatican d’une masse de documents sur ces persécutions et cette résistance

Ces 10 000 documents sur papier de riz, baptisés « rouleaux de Marega », du nom du P. Mario Marega qui les a amassés dans le sud du Japon au XXe siècle, constituent une mine d’informations sur la persécution des chrétiens durant l’époque Edo (1603-1867). En vertu d’un accord entre la Bibliothèque vaticane et le gouvernement japonais, ces documents vont être étudiés pendant six ans, notamment par des chercheurs de l’Institut national de littérature du Japon.


« Cette quantité exceptionnelle de documents décrit les persécutions et la privation de liberté religieuse », explique le directeur de cet Institut, le professeur Kazuo Otomo. Tous ces documents apportés au Vatican par le P. Marega dormaient jusqu’à ce qu’un chercheur, Delio Proverbio, tombe dessus fin 2010.

DES MARTYRS CITÉS PAR LE PAPE FRANÇOIS LE 15 JANVIER DERNIER

À partir de 1603 et pendant plus de deux siècles, le Japon, par peur d’être colonisé, se ferma totalement au monde extérieur : les Japonais ne pouvaient quitter le pays sous peine de mort, des étrangers n’étaient autorisés à poser le pied sur l’archipel qu’en très peu d’endroits, notamment les Hollandais sur Dejima, une presqu’île artificielle dans le port de Nagasaki. Martyre de la bombe atomique en 1945, Nagasaki abrite toujours un austère monument à la mémoire d’autres martyrs, 26 chrétiens qui y furent crucifiés en 1597. SUITE La Croix AFP

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Février 2014 à 22:24 | 1 commentaire | Permalien

Le métropolite Hilarion : « J’espère que ce n’est qu’une opinion personnelle »
Plusieurs hiérarques grecs se sont récemment exprimés dans la presse à propos de la position de l’Église orthodoxe russe sur le mode d’existence de toutes les Églises orthodoxes locales. Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou a accordé une interview au portail « Pravoslavie.ru » au sujet des dernières déclarations du métropolite Athanase de Chalcédoine et du métropolite Elpidophore de Prousse

- Éminence, à la fin de l’année dernière, l’Agence d’informations d’Athènes a publié une interview du métropolite Athanase de Chalcédoine, hiérarque du Patriarcat de Constantinople, dans laquelle il accusait notamment le Patriarcat de Moscou de saboter le Concile panorthodoxe. Un autre prélat de cette même Église, le métropolite Elpidophore de Prousse a récemment publié un article intitulé « Premier sans égaux ». Il y affirme que l’Église russe « a choisi une fois encore de s’isoler… de la communion des Églises orthodoxes ». Pouvez-vous commenter ces accusations ?

Il n’y a certainement aucune autre Église orthodoxe qui maintienne des contacts aussi intensifs aves les autres Églises locales. Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a célébré et s’est entretenu fraternellement avec les Primats de 13 Églises orthodoxes locales (c’est-à-dire de toutes, sauf une) – et ce durant la seule année 2013. Il en a rencontré certains à plusieurs reprises. Les échanges de délégations, au niveau de la hiérarchie, des théologiens, des clercs et des laïcs sont extrêmement intensifs.

En ce qui concerne les contacts panorthodoxes, le Concile est en préparation depuis 50 ans, et l’Église orthodoxe russe prend depuis le début et jusqu’à aujourd’hui une part active aux travaux préparatoires. Bien plus, le Patriarcat de Moscou a conscience de l’importance du futur Concile et pour cette raison étudie soigneusement tous les thèmes qui y seront soulevés. Il est vrai que les méthodes de préparation employées jusqu’à maintenant au niveau panorthodoxe se sont montrées peu efficaces, ce qui explique que la phase préparatoire se soit autant prolongée. Pour intensifier le processus préconciliaire, il me semble qu’il faudrait mettre en place un organe panorthodoxe efficace, capable de mener les choses à bien. Si l’objectif est si important, il ne faut pas attendre plusieurs années pour les réunions de préparation, mais se réunir, disons, sur une base mensuelle.

Les chefs des Églises discutent-ils du Concile panorthodoxe ?

Le thème du Concile figure obligatoirement parmi les questions abordées par le Patriarche Cyrille dans ses pourparlers avec les Primats des autres Églises orthodoxes. Il a été particulièrement discuté lors de la rencontre des Primats pendant les célébrations du 1025e anniversaire du baptême de la Russie fin juillet 2013. L’entretien de Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée de Constantinople avec Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou qui a eu lieu au début du mois d’octobre au Monténégro a porté largement sur la préparation du Concile panorthodoxe. Celle-ci a également occupée une place centrale dans les entretiens du Primat de l’Église russe avec Sa Sainteté le Patriarche Jean d’Antioche pendant la visite irénique de celui-ci au Patriarcat de Moscou.

Récemment, une invitation du Patriarche Bartholomée de Constantinople à une rencontre (synaxis) a été remise aux Primats des Églises orthodoxes locales. L’un des principaux thèmes sera la préparation du Concile panorthodoxe.

Que répondriez-vous aux reproches du métropolite Athanase à l’adresse du Patriarcat de Moscou, accusé « de tendances hégémoniques avec le soutien de l’état et de l’armée (Tchéquie, Pologne…) » ?

Il est difficile de commenter une affirmation qui n’est soutenue par aucun argument. L’Église orthodoxe russe collabore avec les structures gouvernementales de Russie, d’Ukraine, de Biélorussie et des autres pays dont elle a la responsabilité des fidèles. Cette collaboration s’applique aux domaines du travail social, de l’éducation culturelle et religieuse des générations montantes, de la pastorale des militaires et des prisonniers, de la conservation des monuments historiques, etc. Nous avons hérité de Byzance la tradition d’une coopération entre l’Église et l’état, d’une aspiration à une « symphonie » des autorités ecclésiastiques et politiques.

En ce qui concerne nos rapports avec les Églises orthodoxes locales sœurs, l’Église russe les entretient de façon totalement autonome, défendant conséquemment le droit de n’importe quelle Église autocéphale, quelle que soit sa taille, à une complète autonomie interne.

Ajoutons que la terminologie employée sans raison valable par Mgr Athanase dans son appréciation des relations interorthodoxes sort tout droit du lexique politique de l’époque de la « guerre froide ». De sérieuses transformations se sont produites depuis dans le monde politique. Le bloc des pays du Pacte de Varsovie, de même que la division de l’Europe en deux camps ennemis, n’existent plus depuis longtemps.

A quel point la définition d’un système administratif orthodoxe « à tendance protestante » proposée par le métropolite Athanase, est-elle justifiée ?

Pourquoi devrions-nous obligatoirement avoir un mode de pensée binaire fondé sur l’opposition « catholique-protestant » ? Le système d’administration en place dans l’Église orthodoxe correspond à l’ecclésiologie orthodoxe et permet d’éviter les extrêmes du système catholique (papisme), aussi bien que du système protestant.

A mon avis, plutôt que de réfléchir au mode d’administration de l’Orthodoxie dans le monde, il faudrait plutôt se demander quelle doit être notre réaction commune à des problèmes essentiels comme la menace planant sur la présence chrétienne en Syrie et au Moyen Orient, la nécessité de renforcer nos efforts dans la lutte pour les normes morales évangéliques. L’autonomie administrative des Églises autocéphales ne l’interdit nullement.

Comment commenteriez-vous l’affirmation du métropolite Elpidophore qui affirme dans son article que le premier parmi les Primats des Églises orthodoxes locales dispose d’un pouvoir exceptionnel, faisant de lui un « primus sine paribus », l’Église « étant toujours hypostasiée dans la personne » et le premier hiérarque ne devant à personne sa primauté mais en étant lui-même la source ?

Cette opinion est à mon avis un manquement à la tradition orthodoxe multiséculaire : il fait fi du bilan de près d’un millénaire de polémique avec l’Occident latin et se rapproche au maximum du modèle ecclésiologique papiste.

Sans parler des graves problèmes que peuvent engendrer semblables affirmations dans les relations interorthodoxes, je dirais que ce genre de propos crée de sérieux obstacles au développement ultérieur d’un dialogue orthodoxe-catholique franc. Le métropolite de Prousse présente en effet la position orthodoxe comme s’il ne restait pratiquement aucune différence entre les doctrines ecclésiologiques orthodoxe et catholique. J’espère que ce n’est que l’opinion personnelle de Son Éminence Elpidophore, et non la position officielle de la Hiérarchie de l’Église de Constantinople.

MOSPAT
Le métropolite Hilarion : « J’espère que ce n’est qu’une opinion personnelle »


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Février 2014 à 19:45 | 2 commentaires | Permalien

Le 6 février 2014 le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des Relations Ecclésiastiques Extérieures du Patriarcat de Moscou, a rencontré l'ambassadeur de la France nouvellement nommé en Fédération Russe, M. Jean-Maurice Ripert. A cette rencontre ont assisté également, du côté russe, le vice-président du DEREE, Archimandrite Philarète Boulekov, et M. Michel Palathio, cadre du DREE, ainsi que le 1er Conseiller de l'Ambassade de France, M. Nicolas de Lacoste, du côté français.

Après avoir souhaité la bienvenue à son invité de haut rang, le métropolite Hilarion a souligné les bonnes relations que l'Eglise Orthodoxe de Russie entretient depuis de longues années avec la France. "Dans votre pays il y une communauté russophone dont beaucoup de membres sont des descendants d'émigrés qui ont contribué de manière essentielle à la culture et à la théologie." Le hiérarque russe également exprimé sa joie au sujet de l'imminente construction de la cathédrale de l'Eglise Orthodoxe de Russie à Paris.

D'autre part, le président du DREE a exprimé son inquiétude concernant les récentes modifications de la législation familiale en France, selon lesquelles les unions de couples homosexuels ont été légalisées, ces derniers possédant désormais même le droit d'adopter des enfants. Le métropolite Hilarion a relevai que ces actes s'opposent aux canons éthiques du christianisme, lequel depuis toujours tient une place importante dans la société française.

Son Eminence M. Hilarion a attiré l'attention de l'ambassadeur français sur la situation grave des chrétiens du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord. "Le résultat dudit printemps arabe est l'intensification des tendances radicales fondées sur la religion et la presque totale disparition des communautés chrétiennes dans certains Etats de la région", a dit le métropolite Hilarion. "Avec une angoisse particulière nous poursuivons aujourd'hui la tragédie de la Syrie. Les chrétiens de ce pays tombent victimes de la violence et sont contraints de s'enfuir à l'étranger."

Le chef de la mission diplomatique française a remercié le métropolite Hilarion pour la rencontre. Il a de son côté exprimé sa satisfaction concernant la réalisation de l'œuvre de la construction de l'église et du centre culturel de l'Eglise Russe à Paris; et informé son hôte au sujet des ses visites dans des églises et monastères de Russie.

A la fin de la rencontre eut lieu un échange de cadeaux.

Lien MOSPAT +PHOTOS
Traduction JUSTINE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Février 2014 à 09:08 | 0 commentaire | Permalien

Chers amis,

Nous vous informons que le nouvel éditorial de Février 2014, signé du président, vient d’être publié et proposé à la une du site de l’OLTR.
Le texte intitulé ""Agressions contre l'Eglise" est disponible à la une du Site
Le texte complet est ICI

Le phénomène Femen et autres Pussy riot

Il y a quelque temps, de jeunes femmes encagoulées se sont précipitées sur l’ambon de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou et ont commencé à danser en parodiant une prière à la Mère de Dieu et lui demandant de les débarrasser de Poutine. Ce blasphème a été douloureusement ressenti par les chrétiens de Russie. Il y eut même une polémique, car certains réclamaient une sanction sévère de ces actes et d’autres appelaient à la clémence.

Dans sa réaction officielle, l’Eglise rappela qu’elle n’avait aucune compétence pour sanctionner de tels comportements, mais elle demandait la protection de l’état contre ces agissements, car elle se souvenait que, naguère, elle avait subi de la part de ce même état des attaques bien pires encore. On sait que deux ou trois de ces jeunes femmes furent condamnées à la réclusion pour deux ans.

En Europe, ces péripéties déclenchèrent des réactions très négatives vis à vis de la Russie. Les média ne retinrent que les paroles anti-Poutine de la chanson et condamnèrent une « répression politique ». Même parmi les orthodoxes, il se trouva un certain nombre de personnes pour condamner fermement l’Eglise russe à cette occasion. Peut-être cette réaction étonnante est-elle dûe à une forte hostilité préexistante envers l’Eglise russe. Ou alors, l'animosité contre Poutine est-elle tellement exacerbée, que toute manifestation contre lui excuse les moyens, même les plus sacrilèges.

Mais plus près de nous, des évènements semblables ont eu lieu. Peu avant Noël, à l’église de la Madeleine à Paris, de jeunes femmes en tenues indécentes ont blasphémé de façon particulièrement abjecte. Elles ont mimé l’avortement du Christ. Les chrétiens ne peuvent rester indifférents à de pareils actes. Les pouvoirs publics, toujours si prompts à défendre les synagogues et les mosquées, n’ont, cette fois, pas réagi du tout, sinon plusieurs jours après ces faits, quand on leur fit remarquer leur (scandaleux) silence. Ici, pas de camouflage en action politique. C’est bien l’Eglise qui est visée.

Dans nos sociétés sécularisées, être libéré de l’influence de l’Eglise, depuis longtemps rejetée dans la sphère privée, ne suffit plus. En s’abritant derrière de grands principes, laïcité, droit de l’homme, égalité des sexes, on essaye de brouiller les notions-mêmes du bien et du mal et de rejeter les valeurs de l’Evangile que nos sociétés, même sécularisées, gardaient, encore, comme modèle.

A cet égard, l’absence de réaction des dirigeants européens aux actions des Femen est significative. Les autorités en France, dans d’autres pays voisins et à Bruxelles, veulent pousser la société dans le même sens (mariage homo, théorie du genre, banalisation totale de l’avortement, tendances à l’eugénisme, à l’euthanasie, etc.)

En Russie, pays qui a connu, pendant toute la période bolchevique, une tentative analogue de retournement les valeurs traditionnelles, le peuple comme les autorités cherchent simplement à retrouver des valeurs véritables, peut-être celle de l’évangile, d’où l’indignation face aux actions des Pussy riot et la condamnation de cette attitude par les Européens.

Il y a bien sûr des deux côtés des minorités agissantes qui luttent contre la « bien pensence » ambiante. Mais, l’Eglise ne peut, jamais, encourager ni approuver ceux qui emploieraient les mêmes moyens violents que ceux de leurs adversaires.

Car nous, chrétiens, nous ne devons jamais oublier que l’Eglise est dans le monde, sans être du monde, et qu’elle est celle du Christ. Il nous appartient d’en témoigner et de ne jamais désespérer.

Séraphin Rehbinder

.........................................
OLTR - WEB-MASTER
5 février 2014.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Février 2014 à 09:00 | 40 commentaires | Permalien

Traduction Elena Tastevin

La conception « L’école russe à l’étranger » élaborée par l’Agence "Rossotroudnitchestvo" prévoit un soutien financier d’Etat aux écoles paroissiales à l’étranger où l’on enseigne le russe.

Constantin Kossatchev, directeur de "Rossotroudnitchestvo", propose d’accorder une assistance financière aux écoles paroissiales à l’étranger où l’on enseigne le russe. « La séparation de l’Eglise et de l’Etat ne sera pas un obstacle pour un tel soutien parce que l’Eglise à l’étranger se charge de préserver la langue et la culture russe parmi nos compatriotes migrants ». Pour entrer en vigueur la conception doit être validée par le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine. « Jusqu’ici nous avons, qu’on le veuille ou non, compté sur les gouvernements d’autres pays pour préserver le russe à l’étranger. Par exemple, nous comptons en cela sur le gouvernement de l’Ukraine ».

Les documents élaborés par "Rossotroudnitchestvo" pourraient conférer un statut juridique aux écoles où l’on enseigne la langue russes.

Nous proposons de diviser les écoles russes en quatre catégories. D’abord, les écoles auprès des ambassades et des bases militaires qui représentent des écoles russes ordinaires. Elles sont financées par l’Etat russe. Ensuite, ce sont des écoles mixtes fondées dans le cadre d’accords intergouvernementaux. Par exemple, le lycée Pouchkine au Turkménistan. La Russie le finance partiellement. Troisièmement, les écoles nationales locales où une partie ou toutes les matières sont enseignées en russe.

Après la validation de la conception nous pourrons également participer au financement de ces établissements. Enfin, les écoles à l’étranger où l’on enseigne le russe ou qui n’ont pas de statut d’école d’Etat. Il s’agit essentiellement des écoles paroissiales. Ces établissements peuvent déposer une demande à "Rossotroudnitchestvo" pour obtenir une homologation. Si la demande est bien fondée et le russe y est enseigné à un niveau approprié nous pourrons prendre la décision de financer un tel établissement.

« Malgré la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les écoles paroissiales russes à l’étranger doivent bénéficier de l’aide de l’Etat. Notre conception est critiquée parce que la loi « sur l’Enseignement » ne mentionne pas ce type d’écoles. La vie, pourtant, est plus complexe que le cadre législatif russe ».

La conception du programme « L’école russe à l’étranger » a été élaborée conjointement par un groupe de travail de "Rossotroudnitchestvo" et du Ministère de l’enseignement et de la science. L’objectif du programme consiste à garantir le droit de nos compatriotes de recevoir la formation en langue maternelle. En 2011 le projet a été débattu en public. Ensuite il a été finalisé compte tenu des amendements et des remarques apportés et aujourd’hui il est en train d’être validé par les ministères.

La conception prévoit également le développement de l’enseignement du russe à distance, en premier lieu dans les Etats membres de la CEI

Lien Pravmir
Lire aussi Une école franco-russe à coté de la nouvelle église russe à Paris!

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Février 2014 à 10:12 | 0 commentaire | Permalien

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