Une soirée de musique russe a eu lieu le 16 janvier 2014 dans les locaux de la Mairie du XV arrondissement de Paris à proximité de laquelle se situe l’église cathédrale des Trois Saints Docteurs, diocèse de Chersonèse, patriarcat de Moscou. Le programme comportait des chants de Noël et de Nouvel An.
Les musiciens ont interprété des pièces de Rachmaninov, Tchaïkovski, Moussorgski et d’autres auteurs célèbres.

Assistaient au concert Monsieur Philippe Goujon , maire de l’arrondissement, Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, Monseigneur Job, archevêque de Telmessos, les conseillers et les personnels de la Mairie. Près de 10 à 15 mille russophones résident actuellement dans l’arrondissement. Plusieurs paroisses orthodoxes sont sises dans le XV.

Le Maire a dit l’attachement des autorités municipales aux liens culturels et historiques qui se sont tissés entre la diaspora russe et l’arrondissement.

Pendant la pause les évêques ont été invités à visiter les locaux de la Mairie. Dans le cadre d’un entretien dans le bureau du maire les modalités de la coopération entre le diocèse de Chersonèse et l’arrondissement ont été discutées ainsi que des projets culturels conjoints.

Les deux évêques ont signé le Livre d’honneur de la Mairie.
Traduction "PO"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Janvier 2014 à 13:12 | 0 commentaire | Permalien

V.G.
I. La mutation interne

Le nombre des pratiquants atteindra les 40 millions en Russie sur les 20 prochaines années. "Nous devons en tenir compte dans nos homélies et notre travail pastoral"
Patriarche Cyrille

J'avais montré dans mon article précédant (1) le quadruplement du nombre d'Orthodoxes en Russie depuis 25 ans et surtout l'augmentation impressionnante du nombre de pratiquants dont le patriarche prévoit encore le doublement en 20 ans. Cette mutation, tant quantitative que qualitative, impose bien entendu des changements que je me propose de détailler dans cette partie I où je vais donc décrire les mutations internes de l'Eglise russe.

Dans la partie II je vais traiter du changement de la place et du rôle de l'Eglise dans la société russe.

Une mutation quantitative et qualitative

La fréquentation religieuse suit effectivement le rythme rapide des ouvertures de lieux de cultes; c'est particulièrement visible lors des grandes fêtes religieuses: il y eut quasiment deux fois plus de personnes dans les églises de Moscou cette année par rapport à[ l'an dernier pour Noël]url: http://www.pravmir.ru/rozhdestvenskoe-bogosluzhenie-v-moskve-posetili-230-tys-chelovek/ (2). Et il faut aussi noter l'impressionnante ferveur pour la vénération des reliques venues de l'étranger: ceinture de Notre Dame, Croix de saint André, présents des Rois Mages ont rassemblé des prés d'un demi million de personnes avec des queues de plusieurs heures.

Comme le souligne le patriarche (ibid), le rajeunissement de l'âge moyen des fidèles dans les églises est frappant. Dans les années 1990 on y voyait surtout des personnes âgées, et majoritairement des femmes; aujourd'hui ce n'est plus le cas: les fidèles sont clairement plus jeunes et plus instruites et il y a plus d'hommes. Le patriarche a raison de dire "Maintenant c'est la mmême proportion que dans la rue" (ibid). La Russie continue à manquer de lieux de cultes et de prêtres, mais on note un tassement du nombre d'inscrits en séminaires (3), avec moins de 10 séminaristes dans certains qu'on parle de regrouper. Ce n'est toutefois pas un problème général et un record d'inscriptions (50) a par exemple été enregistré en octobre 2012 à Khabarovsk en Sibérie (4).

Cette mutation du corps ecclésial a amené des modifications structurelles où la personnalité du patriarche Cyrille a joué un rôle important depuis son élection le 27 janvier 2009.

Renforcement de la conciliarité et du rôle du patriarche: La tradition orthodoxe de l'Église russe diffère considérablement du catholicisme comme le montrent les débats sur la primauté (5): il n'y a pas de Pape et la voix du patriarche n'a qu'un poids relatif par rapport au Synode où siègent des évêques. Le patriarche y est le "primus inter pares" – premier parmi les égaux et, dans son diocèse, l'évêque est seul maître après Dieu. Avant les réforme du patriarche Cyrille il y avait beaucoup d'évêques nommés par le synode et très indépendants vis-à-vis du patriarche. Le patriarche était donc important, mais entouré d'autres personnalités puissantes qui occupaient les principaux postes en haut de la hiérarchie (avant d'être élu patriarche Mgr Cyrille cumulait ainsi la chaire d'évêque de Smolensk et Kalinigrad, la direction du prestigieux DRRE, qui en faisait de fait le bras droit du patriarche, et l'animation d'une émission TV hebdomadaire très écoutée: "Parole de pasteur"; ces différentes fonctions le rendaient incontournable tant à l'intérieur qu'à l'étranger…) De plus, l'organe suprême de direction de l'Eglise, le Concile local qui représente vraiment le "Peuple de Dieu", n'étant de fait réuni que pour l'élection d'un nouveau patriarche, les décisions étaient laissées au Concile épiscopal, ce qui réduisait beaucoup la conciliarité au sein de l'Eglise.

Le patriarche Cyrille a très bien compris la nécessité de moderniser l'Église et il a fait en sorte d'augmenter la conciliarité et le dialogue entre l’Eglise et la société, d'une part, et d'autre part il a renforcé l'administration de l'Eglise pour lui faire gagner en efficacité sur un model quasi managérial de grande entreprise.

Faire participer le Peuple de Dieu

La Conférence interconciliaire (6), créé par le Concile local de janvier 2009, est une façon de faire participer tout le Peuple de Dieu qui n’a ni précédent ni équivalent dans aucune des églises chrétiennes du monde. La CI comprend 144 membres nommés par le Saint synode pour quatre ans: 54 évêques, 59 clercs, 7 moines et 25 laïcs travaillant dans 13 commissions (7) qui s'élargissent à des experts extérieurs. Elle représente ainsi un concile local réduit qui siège en permanence et prépare les décisions du concile épiscopal en les soumettant à un large débat populaire.

La CI travaille sur toute question qui lui soumise par le concile et elle prépare de projets de documents pour les délibérations du concile épiscopal, voire du concile local. Les sujets portent sur la vie interne et la mission de l'Église et les projets de documents sont soumis à un débat publique par l'intermédiaire des diocèses et sur Internet (8). Ce débat public n'est pas factice: les textes sur l'usage et la modernisation du slavon (9) et sur le monachisme, par exemple, ont été retournés en commission (10). Mais plus de 20 documents ont été adoptés et soumis au concile épiscopal qui les a généralement entérinés. La participation du Peuple de Dieu dans les décisions de l'Eglise est ainsi bien réelle…

Administrer plus efficacement

Nouveaux diocèses et métropoles: Les structures de l'Eglise russe étaient restées figées depuis l'époque soviétique avec, pour la Russie, environ 90 diocèses, un par division administrative de la Fédération de Russie (sur un total de 160 diocèses). Mais le nombre de ses institutions, paroisses, monastères, séminaires, etc., ayant décuplé, les diocèses devenaient ingérables avec jusqu'à 200 paroisses contre 40-80 dans les années 1990 (l'objectif étant d'en avoir environ 50). Il est donc devenu indispensable d'adapter l'organisation ecclésiale et le concile épiscopal de février 2011 a lancé une grande réorganisation (11): il y a maintenant 163 diocèses en Russie (sur 274 au total) regroupés en 46 métropoles, chaque métropolite dirigeant ainsi deux ou trois évêques. Les évêques sont plus proches des paroisses, ce qui leur permet de mieux contrôler les prêtres, dont la formation s'améliore, et la gestion des paroisses gagne en efficacité.

Un nouveau statut des paroisses a été adopté dès 2009 (12) pour remplacer celui hérité de la période soviétique (1960 modifié en 1999). Alors qu'auparavant le Conseil paroissial contrôlait le recteur, c'est maintenant l'évêque diocésain qui est le responsable suprême de la gestion de la paroisse et le recteur préside de droit le Conseil paroissial et assure la gestion courante. Par contre les évêques sont eux-mêmes contrôlés plus étroitement par les métropolites, qui rendent compte au synode eu au patriarche, mais aussi par les services synodaux horizontaux coordonnés par le "Conseil suprême de l'Eglise".

Le "Conseil suprême de l'Église" chapeaute l'édifice administratif. Créé en mars 2011 (13), il reprend le nom et les fonctions d'un organisme qui avait été fond épar le concile de 1918 mais avait rapidement disparu durant les persécutions bolchéviques. C'est "le conseil de direction" de l'Église: présidé par le patriarche, il regroupe les évêques, archimandrites et laïcs qui dirigent les départements synodaux et les différentes commissions. Il est soumis au Saint-Synode, qui demeure l'organe administratif suprême entre les réunions du Concile des évêques et doit donc approuver et valider les décisions préparées par le Conseil, mais le patriarche a ainsi un instrument pour préparer les décisions du Saint-Synode.

Le patriarche est ainsi effectivement dans une position centrale: il oriente les travaux de la CI, dont il préside les séances plénières, assurant ainsi la participation du Peuple de Dieu entre les Conciles, et il centralise efficacement l'administration de l'Eglise jusqu'aux paroisses. Nous sommes pratiquement sur un model managérial.

Préserver l'unité

Il y toujours des courants de pensée divergents dans l'Eglise, mais on peut dire que les oppositions sont moins exacerbées. De véritables antagonismes existaient il y a vingt ans entre un courant très traditionaliste, qui s'opposait à toute évolution, que ce soit de la langue liturgiques, des traditions piétiste ou du dialogue œcuménique, et un courant plus réformateur, qui s'appuyait en particulier sur les avancées théologiques de l'Ecole de Paris. Le patriarche Alexis avait su maintenir un savant équilibre en punissant ceux qui allaient trop loin des deux côtés: ainsi le père Georges Kochetkov, réformateur très connu pour ses "expérimentations pastorales" (offices en russe, catéchuménat des baptisés…) et la création d'une fraternité qui les mettaient en pratique, a été interdit (1997-2000), ses ont été travaux sévèrement critiqués par la commission biblique et certains ont été interdits (2001), certains de ses partisans ont été excommuniés localement (Arkhangelsk, Tver, 2007)… tout cela l'amenant a faire amande honorable et à prendre un profil bas en abandonnant par exemple, sauf exception, les célébrations en russe. De l'autre côté, l'évêque Diomide de Tchoukotka qui avait anathémisé les responsables du patriarcat pour œcuménisme et soumission au pouvoir ("sergianisme") a été déchu et réduit à l'état de simple moine (2008).

Depuis l'élection de Mgr Cyrille les controverses sont moins aigues. Cela tient d'abord au changement de génération: d'une nouvelle génération: les quadragénaires sont arrivés en nombre aux postes de direction, largement promus par le patriarche Cyrille. Ils soutiennent ses réformes. Ils ont muri après 1991, quand l'Eglise s'est libérée, et ont fait quasiment un choix de carrière et non un apostolat. Ils sont moins portés sur le mysticisme, plus «réaliste», plus gestionnaires. De plus, le débat a été largement canalisé par la Commission Interconciliaire: des thèmes comme la russification du slavon, la réforme du monachisme, la crémation, etc., donnent toujours lieu à des empoignades mais dans le cadre du débat organisé par la CI. Et la réforme administrative permet de faire appliquer des règles élaborées par les services synodaux qui disant qui doit faire quoi, comment faire ceci ou cela selon des règles managériales éprouvées.

Il reste néanmoins une opposition au patriarche et ses réformes, surtout parmi les plus âgés. Il y e a en particulier parmi les moines dont ceux de la Trinité- saint Serge. Ils sont respectés pour leur spiritualité, leur vie, leur foi, mais ils ont plutôt moins d'influence que ceux qui sont dans la hiérarchie. Et ceux là doivent, pour beaucoup, leur place au patriarche et le soutiennent majoritairement.

Puissance économique atomisée

Cette Eglise dont le patriarche Cyrille cherche à rendre l'administration plus efficace constitue un poids lourd économique certain. Elle salarie entre 50 000 et 100 000 clercs et laïcs (sans compter les emplois à temps partiel comme les chantres, presque toujours professionnels et rémunérés dans les villes) dans plus de 50 pays. Mais, si l'essentiel se trouve en Russie et Ukraine, les chiffres son pratiquement impossible à préciser: les dizaines de milliers d'établissements (paroisses, monastères, séminaires et instruits…) sont autant de personnes morales indépendantes aux plans juridique, économique et fiscal (héritage de la volonté délibérée du pouvoir soviétique d'affaiblir l'Eglise par tous les moyens).

Les revenus de l'Eglise russe sont impossibles à consolider pour les mêmes raisons. Le chiffre d'environ 1,5 milliard d'Euro est cité par certaines publications, mais ce chiffre impressionnant ,4 fois le chiffre d'affaire de la plus grosse entreprise mondiale, Schell, n'est pas sérieusement documenté et peu, à la rigueur, donner un ordre de grandeur. Il couvrirait aussi bien le fonctionnement que les investissements…

Le budget central du patriarcat n'est plus publié depuis 1997 Il est très réduit: il s'agit de couvrir le fonctionnement des services du patriarcat et les recettes proviendraient essentiellement des revenus de l'usine de produits religieux "Sophrino" et du complexe hôtelier du monastère saint Daniel à Moscou; 15% proviendrait traditionnellement des diocèses. Pour la première fois depuis 1918, le budget fédéral va financer l'Eglise: une subvention importante (environ 40 millions d'euro par an) va être attribuée à l'Eglise en 2014-2017 dans le cadre du programme fédéral de "renforcement de l'unité de la nation et développement culturel des peuples de Russie" (14).

La nouvelle organisation va peut être améliorer cela et donner au patriarcat plus de moyens de contrôler l'ensemble des flux financiers grâce à la verticale des responsabilités métropole – diocèse - paroisses, mais cela reste difficile eu égard à la très grande dispersion des acteurs: non seulement chaque évêque, mais aussi chaque recteur de paroisse ou directeur d'établissement gère son propre budget de fonctionnement, de restauration de bâtiments historiques ou de construction, d'œuvres sociales… et le plus souvent en faisant appel à des mécènes locaux privés ou publics. Le projet de cathédrale à Paris en est un exemple typique puisque ce budget impressionnant (on parle de 150 millions d'euro, terrain et construction inclus), est pris en charge par le budget de la fédération. Il en est de même pour la restauration de l'église de Nice (15): "plus de 13 millions de dollars".

"Signes extérieurs de richesse" : les adversaires de l'Eglise mettent l'accent sur les "signes extérieurs de richesse" affichés par le haut clergé. Mais s'agit généralement de cadeaux dont l'usage est très bien accepté par les fidèles: par il parait normal que les évêques aient des voitures du mêmes que les autres personnalités de la région, hauts fonctionnaires ou dirigeants d'entreprises…

Conclusion

L'Eglise russe a ainsi profondément changé ces dernières années, surtout sous l'impulsion du patriarche Cyrille. Dans le prochain article je vais analyser les répercussions de ces changements dans les relations de l'Eglise russe avec le monde extérieur, tant en Russie qu'en dehors de ses frontières traditionnelles.

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Sources et références

(1) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Russie-quadruplement-du-nombre-d-Orthodoxes_a3503.html
(2) http://www.pravmir.ru/rozhdestvenskoe-bogosluzhenie-v-moskve-posetili-230-tys-chelovek/
(3) http://www.patriarchia.ru/db/text/2840441.html
(4) http://khabarovskonline.com/public/rekordnoe_kolichestvo_studentov_zachisleno_v_duhovnuyu_seminariyu_habarovska_/
(5) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Position-du-Patriarcat-de-Moscou-au-sujet-de-la-primaute-dans-l-Eglise-universehttp://msobor.ru/
(6) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/La-Conference-Interconciliaire-CI-de-l-Eglise-russe-Un-nouveau-chapitre-dans-l-histoire-de-l-Eglise-orthodoxe-russe_a2779.html
(7) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/La-Commission-permanente-interconciliaire-aura-a-definir-l-attitude-de-l-Eglise-vis-a-vis-des-partis-politiques-de-la_a716.html
(8) http://msobor.ru/
(9) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Projet-de-document-de-la-Conference-Interconciliaire-CI-sur-le-slavon-dans-la-vie-de-l-Eglise-russe-du-XXIe-siecle_a2800.html
(10) http://www.blagogon.ru/news/223/
(11) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/La-restructuration-de-l-Eglise-russe_a1826.html
(12) http://www.patriarchia.ru/db/text/976606.html
(13) http://www.patriarchia.ru/db/text/1434922.html
(14) http://www.rosbalt.ru/main/2013/11/18/1200982.html
(15) http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Restauration-de-la-cathedrale-orthodoxe-de-Nice_a3174.html

Rédigé par Vladimir Golovanow le 22 Janvier 2014 à 19:55 | 4 commentaires | Permalien

Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a adressé un message aux participants de la conférence internationale « Genève 2 » qui aura lieu le 22 janvier 2014 à Montreux (Suisse). Le texte du message est reproduit ci-dessous.

Aujourd’hui, le monde espère de vous des mesures efficaces pour parvenir à un règlement pacifique du conflit qui ensanglante la Syrie. Les responsabilités dont vous êtes chargés sont inappréciables. La tragédie qui se déroule en Syrie depuis déjà trois ans est d’une ampleur colossale : des centaines de milliers d’innocents ont été victimes du conflit armé, les réfugiés et les déplacés se comptent par millions.

Au nom de l’Église orthodoxe russe, je vous appelle à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir l’arrêt immédiat et inconditionnel des opérations militaires et la mise en place d’un dialogue entre tous les Syriens, auquel pourraient participer toutes les forces politiques et l’ensemble de la société civile. Nous sommes convaincus que la Syrie doit rester un état où les droits et la dignité des représentants de tous les groupes nationaux, ethniques et religieux sont respectés. La sécurité et la liberté religieuse des chrétiens qui vivent au Moyen Orient depuis plus de deux mille ans et font partie intégrante de la société syrienne, doit leur être absolument garantie, au même titre que celles des autres habitants du pays.

Le premier pas vers la paix et la stabilité doit être la libération des otages et l’empêchement de toute profanation des sanctuaires religieux, des monuments culturels et historiques. On ne sait toujours rien du sort de deux hiérarques chrétiens, les métropolites Paul et Jean Ibrahim, enlevés l’année dernière au mois d’avril dans les environs d’Alep. La supérieure et plusieurs moniales du monastère Sainte-Thècle de Maaloula sont toujours retenues en captivité. Leur libération immédiate serait un témoignage probant de la bonne volonté de l’opposition dans la recherche de la paix et de la concorde sur le sol syrien.

L’Église orthodoxe russe prie pour la paix en Syrie et fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider les populations en détresse, indépendamment de leur nationalité ou de leur confession religieuse. Mais la situation de misère dans laquelle se trouvent des centaines de milliers de gens victimes du conflit armé, aussi bien en Syrie que les réfugiés des pays voisins, exige de nouvelles opérations humanitaires de grande envergure de l’ensemble de la communauté internationale.

J’appelle tous les hommes de bonne volonté à faire leur possible pour arrêter l’escalade de la violence en Syrie, mettre un terme à l’intervention des groupes terroristes et extrémistes, à tout soutien financier ou militaire extérieur à ces groupes. J’appelle à laisser le peuple syrien décider lui-même la voie qu’il souhaite prendre.

J’appelle les hommes dont les mains sont rougies du sang des civils à réfléchir et à cesser toute iniquité. Rappelez-vous qu’il est facile de détruire un monde, mais que les blessures d’une guerre se pansent des décennies entières, que les vies humaines ne seront jamais rendues. Tout pas vers la réconciliation, vers le rétablissement de l’ordre et la mise en place d’une nouvelle prospérité sera béni de Dieu.

Je prie aujourd’hui pour que la semence de paix que les participants de la conférence sont invités à semer porte de bons fruits pour chaque habitant de la Syrie.

Lien Mospat

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Janvier 2014 à 11:56 | 3 commentaires | Permalien

Igor Yazon

C’est au début des années 1980 que la religion orthodoxe est venue dans cette partie de l’Afrique centrale. Le Congolais Floribert Tchizibou est devenu le premier prêtre orthodoxe. Le diocèse qui appartient au Patriarcat orthodoxe d'Alexandrie, compte aujourd’hui neuf paroisses dont huit au Congo-Brazzaville et une dans la capitale du Gabon, Libreville. Notre commentateur a joint à Pointe-Noire la Russe Svetlana Khmeliova pour lui demander de parler de la paroisse Saint Démétrios de Thessalonique et de sa vie dans la capitale économique congolaise située sur la côte atlantique.


Notre commentateur Igor Yazon vous propose aujourd’hui la première émission de la série consacrée à la vie du diocèse orthodoxe en République du Congo et au Gabon, pays situés de part et d'autre de l'équateur.

Depuis novembre 2013 le Diocèse est dirigé par l’Evêque Panteleimon qui avant d’y être nommé a assuré les fonctions de Secrétaire du Patriarche d'Alexandrie et de toute l’Afrique Theodore II. Il a d’ailleurs accompagné pendant sa visite à Moscou où ce dernier s’est entretenu avec le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. L’ Evêque Panteleimon a été intronisé le 14 avril dernier à l’église Saint Démétrios de Thessalonique à Pointe-Noire. En intronisant le nouveau Evêque du Diocèse, l’archevêque de Cameroun Grégoire, a dit aux paroissiens : « L’ Evêque Panteleimon est venu au Congo et au Gabon afin de donner son âme pour le salut du troupeau ». Joint au téléphone à Pointe-Noire par notre commentateur Monseigneur Panteleimon a parlé de son ministère.

Igor Yazon vous propose la deuxième émission de la série, plus précisément à la vie du Diocese de Brazzaville et du Gabon appartenant au Patriarcat orthodoxe d'Alexandrie.



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Janvier 2014 à 10:45 | 0 commentaire | Permalien

V.G.

D'après "vlasti.net" qui cite «Romfea» les seuls primats à avoir confirmé, leur présence la synaxe du 9 mars sont ceux des Eglises de Jérusalem, Alexandrie, Chypre, Grèce et Albanie (tous sont grecs…).

Les patriarches de Serbie et de Bulgarie réservent leur réponse. La présence des patriarches d'Antioche et de Roumanie est improbable du fait de leurs conflits avec Jérusalem, et celle de Moscou à cause de l'interprétation de la primauté…

«Romfea» oublie les Eglise de Géorgie, Pologne et Terres tchèques et Slovaquie mais cela m'étonnerais qu'elles aient confirmé leur présence… En fait, "l'imbroglio" à la tète de cette dernière Eglise peut être la pierre d'achoppement la plus immédiate pour cette synaxe si Constantinople n'invite pas le métropolite Rostislav alors qu'il est reconnu comme primat au moins par Moscou et Antioche…

Le silence total du patriarcat de Moscou semble indiquer que des discussions sont en cours …

"vlasti.net" est un site d'information qui se présente comme indépendant et qui est le seul site russe à commenter cette information.

Lien

Les primats des Églises orthodoxes convoqués par Bartholoméos: le risque de se replier sur soi
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Из-за разногласий с Иерусалимским Патриархом Феофилом III на Фанар, скорее всего, не прибудет и Румынский Патриарх Даниил.

Обострившийся вопрос относительно понимания первенства Константинопольской кафедры в Православной Церкви делает минимальными шансы на участие в мероприятиях на Фанаре Патриарха Московского и всея Руси Кирилла.

Патриархи Сербский Ириней и Болгарский Неофит заявили, что только в последний момент смогут дать ответ относительно своегоприсутствия на Фанаре в Неделю Торжества Православия.
С уверенностью можно говорить пока об участии Патриархов Феофила Иерусалимского и Феодора Александрийского и Архиепископов Хризостома Кипрского, Иеронима Элладского и Анастасия Албанского.

Rédigé par Vladimir Golovanow le 21 Janvier 2014 à 18:36 | 6 commentaires | Permalien

Entretien - Avec le Pape François, le bilan œcuménique gagne un « plus ». Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens l’affirme dans un entretien accordé à l’agence Sir, le service d’information religieuse liée à la Conférence épiscopale italienne.

À la veille de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens prévue du 18 au 25 janvier sur le thème « Le Christ ne peut être divisé », le cardinal a souligné l’importance de la prochaine visite du Pape en Terre Sainte, du 24 au 26 mai lors de laquelle est prévue une rencontre avec le patriarche Bartholomée, 50 ans après la rencontre historique entre le Pape Paul VI et le patriarche Athénagoras.

Quant à la possibilité d’une rencontre avec le patriarche Kirill de Moscou, le cardinal Koch souligne l’importance de « la phase préparatoire » pour un tel évènement parce que « ce sera la première fois qu’un patriarche de l’Église orthodoxe russe et le Pape se rencontrent ». Enfin, sur la question de la primauté du Pape, le cardinal affirme que depuis le Concile Vatican II, les papes ont donné de l’importance à l’unité des chrétiens et donc « sa primauté n’est pas un obstacle mais un grand pont pour l’œcuménisme ». « Je pense qu’il est nécessaire de prendre au sérieux la conscience que le Christ ne peut pas être divisé. »

Le Pape François a été la grande « nouveauté » de 2013. Et du point de vue œcuménique, son pontificat a tout de suite bien commencé. Lors de la fête d’inauguration, tous les représentants des Églises étaient présents. Il y avait aussi le patriarche œcuménique de Constantinople et c’était la première fois dans l’histoire qu’un patriarche était présent à l’inauguration d’un nouveau pontificat.

Donc, poursuit le cardinal Koch, « cette année, le bilan œcuménique - également grâce au Pape François - remporte un important signe “plus” ». « Du point de vue du contenu, ajoute le cardinal, je crois qu’il y a une grande continuité entre Benoît XVI et François parce qu’ils ont tous deux un grand cœur pour l’œcuménisme ».

Nous vous proposons ici l’intégralité de l’entretien, traduit en français.

À propos de contenus, dans l’Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium », le Pape François touche des points très importants tels que la collégialité et la primauté du Pape. Comment ces ouvertures ont-t-elles été perçues ?

Les réactions à l’Exhortation apostolique que j’ai reçues des représentants des autres Églises sont très belles. Ils ont été très touchés, appréciant surtout le fait que cette exhortation exprime une vision commune. Dans le paragraphe réservé au dialogue œcuménique, on perçoit comment les catholiques peuvent apprendre des autres Églises. Le Saint-Père cite comme exemple la collégialité de l’Église orthodoxe. Et lors de ma récente visite, le patriarche de Moscou a justement mentionné ce point.

Il y a cinquante ans avait lieu l’accolade entre Paul VI et le patriarche Athénagoras. Cela semblait le début d’une nouvelle histoire. Que s’est-il passé ensuite ?


Ce fût un grand évènement : les dirigeants de l’Eglise orthodoxe et de l’Église catholique se sont rencontrés après plusieurs années de séparation à Jérusalem. Cette rencontre a provoqué un autre grand évènement, c’est-à-dire la fin de l’excommunication sanctionnée ensemble en 1965 par les deux Églises dans la cathédrale du Phanar à Constantinople et de Saint-Pierre à Rome. Et ainsi finit l’ère de l’excommunication et s’ouvrit l’ère de la communion. En ce sens, la réunion de Jérusalem a consacré le début du dialogue de la charité et de la vérité.

Pour commémorer cela, le Pape et le patriarche se donnent rendez-vous à Jérusalem le 25 mai. Qu’attendez-vous de cette rencontre ?

C’est d’abord et avant tout un acte de commémoration de ces 50 ans et j’espère que cette réunion permettra de retrouver la passion pour l’unité présente à l’époque de Paul VI et d’Athénagoras. Si je lis aujourd’hui les textes rassemblés dans la Tomos Agapis, je vois émerger cette passion pour l’unité. Athénagoras dit : « Le temps est venu. L’heure de se retrouver ensemble sur le même autel ». Il me semble que cette passion pour retrouver la communion ecclésiale et l’Eucharistie doit être approfondie et revitalisée.

Y aura-t-il une déclaration commune ?

Quel sera le contenu de la déclaration est une chose que le Pape François et le patriarche doivent encore examiner pour comprendre ce qu’il faut dire en commun dans le monde et dans l’Église. Cette rencontre vise à être une étape du voyage qu’il faut accomplir pour le futur.

Vous avez rencontré le patriarche Kirill. Avez-vous parlé d’une éventuelle rencontre avec le Pape ?


Oui, nous avons parlé d’une éventuelle rencontre entre le Saint Père et le patriarche Kirill mais le métropolite Hilarion a toujours souligné que plus important que la date, c’est surtout la préparation car ce sera la première fois dans l’histoire des relations entre Moscou et Rome qu’un patriarche de l’Église orthodoxe russe et un Pape de Rome se rencontrent. Il est donc nécessaire de bien préparer ce qu’ils veulent dire et ce qu’ils veulent faire et ceci fait partie de la phase préparatoire.

Le thème de la prochaine semaine de prière pour l’unité des chrétiens ( du 18 au 25 janvier) est « Le Christ ne peut pas être divisé ». Quelles sont les avancées qui sont demandées de la part de chaque Église ?

Je pense qu’il est nécessaire de prendre au sérieux, prendre conscience que le Christ ne peut pas être divisé. Le fondement de tout l’engagement œcuménique est la prière sacerdotale de Jésus qui dit que l’unité entre les disciples du Christ est la volonté du Seigneur. Et nous tous qui venons de Paul, Pierre et André, nous avons le devoir et la responsabilité d’écouter la volonté de Jésus et de trouver cette unité. Paul, Pierre et André étaient sûrement des personnes différentes, avec des charismes différents mais ils étaient tous des amis du Christ.

Cela ne vous semble pas un paradoxe que la primauté du Pape soit justement l’élément de division ?


Paul VI disait déjà que la primauté est l’obstacle le plus profond de l’œcuménisme. Mais c’est seulement une face de la question : l’autre est que la primauté est une grande opportunité pour l’œcuménisme. Prenez par exemple les trois rencontres d’Assise qu’ont tenues Jean-Paul II et Benoît XVI : qui pouvait inviter toutes les Églises et les autres religions sinon le Pape de Rome ? Jean-Paul II a écrit dans son livre « Franchir le seuil de l’espoir » que le ministère de Pierre est un ministère d’unité et a un sens profond pour l’œcuménisme. Après le concile Vatican II, tous les papes, de Paul VI à François, sont des papes œcuméniques qui veulent l’unité et dans ce sens, leur primauté n’est pas seulement un obstacle mais aussi un grand pont pour l’œcuménisme.

Radio Vatican

Rédigé par Vladimir Golovanow le 21 Janvier 2014 à 18:23 | 1 commentaire | Permalien

Evolution historique

1914: Avant la Révolution:
- 130 évêques
- 78 516 églises et chapelles
- 15 694 prêtres, 48 987 diacres et lecteurs
- 1025 monastères

1941: l'Eglise exsangue
- 28 évêques
- 3 732 églises et chapelles
- 5 665 prêtres et diacres
- 64 monastères

1946: accroissement important du aux gains territoriaux de l'URSS et à l'absorbation des Eglises gréco-catholiques en Ukraine et Biélorussie

- 62 évêques
- 10 544 églises et chapelles
- 9254 prêtres et diacres
- 101 monastères

1971 après Khrouchtchev:
- 75 évêques
- 7274 églises et chapelles
- 6 234prêtres et 618 diacres
- 16 monastères

2000: la résurrection
- 164 évêques
- 19 417 églises et chapelles
- 17 500 prêtres et 2300 diacres
- 545 monastères

Source

Et la progression continue:

A fin 2012 l'Eglise russe compte:
- 247 diocèses, 290 évêques titulaires et vicaires
- 36 019 églises; la Liturgie est célébré chaque semaine dans prés de 70% des paroisses (plus d'une Liturgie hebdomadaire pour 11 731, une fois par semaine pour 12 644), et moins d'une fois par mois seulement dans 7%.
- 30 430 prêtres et 3765 diacres. Le manque de prêtres explique que toutes les paroisses ne sont pas régulièrement desservies…
- 788 monastères, dont 386 masculins et 402 féminins (données 2010)
Sources: Interfax - religion

Rédigé par Vladimir Golovanow le 20 Janvier 2014 à 22:32 | 0 commentaire | Permalien

Les primats des Églises orthodoxes convoqués par Bartholoméos: le risque de se replier sur soi
Le patriarche œcuménique de Constantinople a créé la surprise, il y a quelques jours, en convoquant tous les Primats des Eglises orthodoxes au mois de mars au siège du Patriarcat à Istanbul.

Bartholoméos Ier ,qui bénéficie de la primauté d’honneur au sein de l’orthodoxie, veut accélérer les préparatifs du Synode panorthodoxe programmé en principe pour 2015, le « Saint et Grand Concile », tant de fois reportée.

Une commission est au travail depuis trop longtemps, le Patriarche Bartholoméos veut faire le point et rassembler. Pour faire face aux défis urgents lancés par la globalisation, les Églises doivent, selon lui, faire front commun et éviter les particularismes et les nationalismes qui caractérisent le monde orthodoxe.

PO - Où en est le Concile Orthodoxe ?

Le risque de se replier sur soi

Selon le Métropolite de Pergame, Jean Zizioulas, théologien de renom, le monde orthodoxe risque l’introversion, le repli sur soi. Pour lui, l’orthodoxie a besoin de vivre une expérience synodale importante, comparable à ce que fut le Concile Vatican II pour le catholicisme, si elle ne veut pas s’enfermer dans le ghetto de sa propre auto-marginalisation.
Jean Zizioulas pense que le plus grand danger pour le monde chrétien n’est pas l’athéisme, ni le pouvoir séculier, mais le refus de regarder la réalité en face et la recherche perpétuelle de sa propre identité dans un passé prestigieux. Des tendances entretenues par certains membres du clergé.

Bartholoméos Ier qui est par ailleurs très attentif aux ouvertures œcuméniques, veut profiter du dynamisme insufflé par l’élection du Pape François pour susciter également un renouveau au sein du monde orthodoxe. (Avec Asianews)

LIEN Radio Vatican

Rédigé par PO le 20 Janvier 2014 à 22:30 | 4 commentaires | Permalien

Axios pour le vœux de l'iconographie lumineuse d'Ouspensky, un paradigme (a découvrir et redecouvrir) de luminosité orthodoxe et de créativité dans le respect de la Tradition de notre Eglise, un paradigme aussi d'universalité .

Et j'ajouterai aussi que c'est un paradigme de créativité à partir des entrailles de l'épreuve vécue par nos chers frères et amis en Christ, les orthodoxes de toutes les Russies, mais qui ne s’arrête pas à l’épreuve car elle la transfiguré au bénéfice de tous ! Meilleurs vœux pour la prochaine cathédrale du Patriarcat de Moscou, qu'elle soit aussi, la maison de tous les orthodoxes de France!

Carol Saba, responsable de la communication de l'AEOF

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Janvier 2014 à 21:40 | Permalien

L'hebdomadaire français "Le Point" publie un article de Gabriel Matzneff sur la construction d'une nouvelle église orthodoxe russe à Paris, avec ses voeux personnels pour ce projet.

L'article se trouve à cette adresse.


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Janvier 2014 à 21:38 | Permalien

Dimitri de Kochko pour "La Russie d'Aujourd'hui" : Modernité, scolarité et tradition pour le nouveau centre cultuel russe de Paris
A NOS LECTEURS: LES ARTICLES CONSACRES AU CENTRE SONT TOUS PUBLIES DANS CE POST QUI SERA COMPLETE. En fin de post, quotidiennement de nouveaux articles !!!

La nouvelle église russe de Paris sera un centre cultuel et culturel de 4 bâtiments à l’architecture intégré dans le paysage urbain du quartier, tout en respectant les obligations canoniques de l’église orthodoxe russe. La première pierre devrait être posée en juin prochain par de très hautes personnalités russes et françaises, après quatre ans de péripéties politico-administratives. C'est la pierre de Paris (calcaire de Bourgogne) qui servira à bâtir la cathédrale, le même matériau qui a servi à édifier Notre Dame de Paris. L'iconographie des fresques et de l'iconostase sera traditionnelle. La croix couronnant les coupoles aura une hauteur de 35 m

TF 1 - Visite guidée du centre culturel orthodoxe à Paris

VIDEO AFP Le projet d'église orthodoxe russe prend forme
YOU TUB

Le projet, présenté le 17 janvier à la presse, est exposé au public pendant le week-end du 18-19 janvier dans la résidence de l’ambassadeur de Russie, rue de Grenelle, exceptionnellement ouverte à tous les visiteurs

Autour de l’église elle-même, il y aura une salle d’exposition, un centre paroissial avec toutefois une cafétéria « à la russe » ouverte au public et une école franco-russe non confessionnelle pour 150 élèves accueillis dans 5 salles de classes de trente. Le projet initial ne prévoyait pas d’école mais la communauté russe de France, appuyée par l’ambassadeur de Russie, Alexandre Orlov, l’a demandée et a été entendue par les autorités de Moscou. Le tout est construit en pierre de Bourgogne feuilletée et dans un style moderne sans ostentation. C’est la pierre de taille la plus répandue dans ce très « beau quartier » de Paris, proche de la Tour Eiffel et au bord de la Seine.

L’église elle-même est bâtie dans l’esprit des églises russes des XV-XVII siècles des villes historiques de Vladimir et Souzdal et des cathédrales du Kremlin de Moscou, avec des murs massifs de couleur ocre clair, ici allégés par des incrustations en verre et l’effet feuilleté. Les cinq coupoles, grandes et couvertes d’or mat, ce qui devrait moins contrarier des esprits chagrins, sont en forme de bulbes, très associés à l’image de la Russie pour le public français. Le tout est moins haut que ne le permet le PLU, pour rester à hauteur et volume compatible avec les constructions environnantes. Le clocher est, comme l’exige la tradition canonique russe, situé à part en haut de la salle des expositions. Le tout occupe 4.650 m2 à l’angle du quai Branly et de l’avenue Rapp, précédemment dévolus à deux bâtiments de météo France qui doivent être démolis tous les deux. Le projet prévoit une voie de passage privée mais ouverte le jour au public, un dégagement d’une partie du Palais de l’Alma, mitoyen, jusqu’à présent dissimulé à la vue, et des espaces végétalisés.

Le projet « n’est plus du tout dans l’esprit du concours de 2011 » qui avait confié le projet à un autre cabinet d’architectes mais avait été ensuite contesté par le maire de Paris Bertrand Delannoé, insiste Mme Borina Andrieu, directrice responsable du projet au cabinet de l’architecte Jean-Michel Wilmotte qui a réalisé la nouvelle version. Cette dernière a cette fois été acceptée par la Préfecture de Paris le 24 décembre 2013, sans soulever d’objections du maire sortant de Paris.....

SUITE la russie d'aujourdhui

Église russe à Paris : c'est reparti !

Après une polémique, un nouveau projet architectural a été lancé pour le futur sanctuaire orthodoxe. Très contemporain, il se veut moins clinquant.Le projet de ce dernier est évidemment différent du premier. En pierre blanche de Bourgogne, l'édifice est également très moderne, mais plus élégant, et plus étalé horizontalement. «Nous avons conservé les signes canoniques d'une cathédrale, dont les cinq bulbes, explique Wilmotte. Mais nous les avons imaginés en doré mat, de manière à ce qu'ils ne se repèrent pas de trop de loin». L'édifice sera implanté sur l'ancien site de Méteo France, avenue Rapp, à Paris, un secteur protégé car proche de la tour Eiffel. L'architecte français s'est donc attaché à ce que les bulbes soient moins brillants que le dôme des ­Invalides ou les statues du pont Alexandre-III. Le tout devrait tout de même culminer à 27 mètres de haut. SUITE Le Figaro

Le Centre orthodoxe russe joue la sobriété pour gagner le cœur de Paris
« Horizontalité » et « douceur »

Celle-ci a depuis totalement repensé son projet pour proposer un ensemble de volumes jouant sur « l'horizontalité » et la « douceur ». L’insertion harmonieuse dans le site a aussi été prépondérante tant est sensible cette parcelle en front de Seine, proche de la tour Eiffel et contiguë au Palais de l’Alma, une propriété de l’Etat classée monument historique.

Le projet joue donc d’abord sur la fragmentation entre ses quatre entités : le centre culturel (salles d’expositions, librairie et café), le centre paroissial (logements et bureaux) et son auditorium, l’école primaire franco-russe (un élément nouveau du programme avec salles de classes, cantine, infirmerie et une cour) et enfin l’église. Il est à noter que celle-ci sera placée en cœur d’îlot et ne sera donc pas mise en avant sur le quai. Ouvrant sur l’avenue Rapp, elle sera construite en retrait afin de ménager un parvis devant son entrée est. Par ailleurs les volumes seront « décollés » du Palais de l’Alma. Ce qui devrait permettre une remise en valeur des façades de ce monument, dont une partie sera même reconstruite. La Russie devrait participer au financement de cette restauration.
Dimitri de Kochko pour "La Russie d'Aujourd'hui" : Modernité, scolarité et tradition pour le nouveau centre cultuel russe de Paris

Avec cette disposition « aérée », le projet affiche sa volonté d’ouverture sur le quartier. D’ailleurs, le bâti sera moins dense que les actuels locaux de Météo-France : en lieu et place de 8 470 m² de surface SHON aujourd’hui, le Centre orthodoxe s’établira sur 4 655 m² SHON. « Les autorités russes ne nous ont pas poussés à construire au maximum », salue Jean-Michel Wilmotte. SUITE

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La Croix
François-Xavier Maigre

Bientôt une cathédrale orthodoxe russe à l’ombre de la tour Eiffel

Un projet qui va coûter 100 millions d’euros à la Russie. Cinq bulbes dorés à quelques pas de la tour Eiffel : les Parisiens devront s’accoutumer à cette vision insolite. Après quatre ans de procédure, le futur centre orthodoxe russe voulu par la fédération de Russie sortira de terre d’ici à deux ans. Un processus « qui n’a pas été facile et même parfois dramatique », a reconnu sans ambages le chef de l’intendance du Kremlin, Vladimir Kojine, en présentant à la presse, vendredi 17 janvier, les plans du centre qui s’élèvera sur le quai Branly, à la place de l’ancien siège de Météo France,acquis en 2010 par Moscou.
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LA CATHÉDRALE PARISIENNE DE LA TRINITÉ ?

« Destiné à la communauté orthodoxe de France, ce lieu jouera également un rôle important pour l’Église de Russie en permettant une ouverture vers la société occidentale, l’Église catholique », souligne-t-il. Le nom de la future cathédrale ? Il appartient au patriarche de Moscou d’en décider, précise Mgr Nestor…

Si rien n’est arrêté, l’idée de consacrer cette cathédrale parisienne à la Sainte Trinité pourrait s’imposer comme un choix naturel, alors que l’Église russe a célébré en 2013 les 700 ans de la naissance de saint Serge de Radonège (1313-1392), l’un des saints les plus populaires du pays. C’est cet ermite qui fonda au milieu du XIVe siècle la Laure de la Trinité-Saint-Serge, où Andreï Roublev réalisa la célébrissime icône de la Trinité. Ce choix manifesterait, pour Mgr Nestor, « une image d’harmonie, de communion, pour vaincre la haine de ce monde ». SUITE
Dimitri de Kochko pour "La Russie d'Aujourd'hui" : Modernité, scolarité et tradition pour le nouveau centre cultuel russe de Paris

Строить здание будут из того же камня, что использовали при возведении собора Парижской Богоматери, — бургундского известняка. Самой высокой точкой храма станет православный крест, установленный на высоте 35 метров. В организации внутреннего убранства храма принимал участие художник-иконописец Александр Солдатов — автор росписей во многих православных храмах. Далее

Séminaire orthodoxe russe - Maison Sainte-Geneviève
Le projet de la nouvelle église et du centre culturel et spirituel russe à Paris a été présenté au public

TVС. RU NEWS Новости Центрального Телевидения

Dimitri GARMONOV "Présentation officielle du nouveau projet du Centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris"

Православие и Мир : Дмитрий Гармонов В Париже официально представлен проект будущего русского собора и духовно-культурного центра

JDD Le nouveau look de l’église orthodoxe russe! Comment rassurer les Parisiens sans faire de vagues à propos d’un ambitieux projet d’édifice religieux situé à deux pas de la tour Eiffel?

LA VIE Les plans du nouveau centre orthodoxe russe de Paris présentés au public

La russie d'Aujourdhui Un voisin orthodoxe pour la Tour Eiffel Jean-Michel Wilmotte : Ils en ont pris connaissance et l’ont soutenu. Les représentants de la municipalité faisaient partie du groupe commun d’experts franco-russe qui participait aux discussions du projet à tous les niveaux de développement. On a même été aidé par des conseillers envoyés à l’initiative du patriarcat de Moscou, tels que l’architecte Oleg Kopylov de Kaliningrad et l’artiste iconographe Alexandre Soldatov, connu en Russie pour ses peintures dans les églises orthodoxes.

LE MONDE Une église pas si orthodoxe dans le ciel de Paris

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Janvier 2014 à 21:00 | Permalien

V.G.

La paroisse dédiée à saint Serge, Hiegumen de Radonège et de toute la Russie a été fondée en 1998 par décision du Saint-Synode de l'Eglise russe pour desservir la communauté des expatriés de Johannesburg. Elle s'est d'abord installée dans une petite maison où des offices réguliers a été organisés.

En Septembre 2000 un terrain a été acheté à Midrand, à mi-chemin entre Johannesburg et Pretoria, les plans ont été fait par architecte de Saint - Pétersbourg et la construction de l'Eglise a été achevée en Mars 2003. Elle a été consacrée le 2 Mars 2003 par le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad (actuel patriarche de Moscou) et le métropolite de Johannesburg et Pretoria Seraphin (Patriarcat d'Alexandrie).


Le recteur actuel est le père Daniel Lougovoï. Des services réguliers ont lieu les samedis, dimanches et pour les grandes fêtes orthodoxes. Il y a aussi une école du dimanche pour les enfants et un groupe d'étude orthodoxes pour les adultes.

Les patriarches orthodoxes d'Alexandrie on visité l'église deux fois: en Octobre 2003 elle reçut Sa Béatitude le Pape et Patriarche d'Alexandrie et de toute l'Afrique Pierre VII, et en Mars 2005 Sa Béatitude Théodore II .

Le 15 janvier 2014 jour de la fête de saint Séraphin de Sarov, l’archevêque Damascène de Johannesburg et de Pretoria (Église orthodoxe d’Alexandrie) a célébré une Divine liturgie à l’église russe Saint-Serge-de-Radonège de Johannesburg. Après l’office, le prélat a chaleureusement salué les paroissiens, les félicitant et leur exprimant ses vœux et le père Daniel, lui a offert à Mgr Damascène une icône de la Vièrge Marie au nom de la paroisse. Puis les fidèles ont pu échanger avec l’archevêque Damascène au cours des agapes au centre paroissial.

NB: nombreuses photo d'intérieur sur le site de la paroisse

Rédigé par Vladimir Golovanow le 20 Janvier 2014 à 20:37 | 0 commentaire | Permalien

Jérusalem: Les treize évêques membres de la "Coordination Terre Sainte", qui ont visité les chrétiens en Palestine et en Israël du 11 au 16 janvier 2014, ont dénoncé jeudi 16 janvier à Jérusalem le "désastre d’origine humaine" dont ils ont été les témoins à Gaza. Une délégation d'évêques occidentaux se rend chaque année en Terre-Sainte par solidarité avec l’Eglise-mère de Jérusalem.

Face à la situation humanitaire désastreuse qu'ils ont rencontrée sur le terrain, dimanche et lundi derniers, les évêques nord-américains, sud-africain et européens (dont Mgr Pierre Bürcher, évêque de Reykjavik, en Islande) parlent d'"un scandale révoltant". Il s'agit pour la délégation d'une "injustice criante qui appelle la communauté internationale à trouver une solution".

Appel aux dirigeants politiques

"Evêques d’Europe, d’Afrique du Sud et d’Amérique du Nord, nous sommes venus en Terre sainte prier et offrir notre appui à la communauté chrétienne et à la cause de la paix. A Gaza, nous avons pu observer la grande pauvreté de la population et la présence courageuse de petites et fragiles communautés chrétiennes", écrivent les évêques de la Coordination dans un communiqué publié le 16 janvier par le Patriarcat latin de Jérusalem.

"Gaza est un désastre d’origine humaine, un scandale révoltant, une injustice criante qui appelle la communauté internationale à trouver une solution. Nous demandons aux dirigeants politiques d’améliorer la situation humanitaire de la population de Gaza, de lui assurer l’accès aux biens de première nécessité afin de lui permettre de vivre dans la dignité, et de rendre possible le développement économique et la liberté de mouvement", peut-on lire dans le communiqué.
Les évêques relèvent cependant qu'à Gaza, "dans un contexte apparemment sans espoir, nous avons rencontré des personnes remplies d’espérance. Nous avons été vivement encouragés en visitant de petites communautés chrétiennes qui, jour après jour, par le biais de diverses institutions, tendent la main avec compassion aux plus pauvres des pauvres, qu’ils soient musulmans ou chrétiens". Ils assurent que leur prière et leur soutien continuent d’aller aux prêtres, aux religieuses, aux religieux et aux laïcs qui travaillent à Gaza. Ils exercent un ministère de présence, de sollicitude auprès des enfants handicapés et des personnes âgées et d’enseignement des jeunes.

Palestiniens et Israéliens ont désespérément besoin de paix

"Leur témoignage de foi, d’espérance et d’amour nous a donné de l’espérance. Or c’est précisément l’espérance qui est nécessaire en ce moment pour apporter la paix, une paix qui ne pourra s’édifier que sur la justice et l’équité pour les deux peuples. Palestiniens et Israéliens ont désespérément besoin de cette paix".

Près de Bethléem, en Cisjordanie occupée, les évêques mentionnent le cas de la vallée de Crémisan, où le tracé du mur de séparation érigée par Israël "menace des terres agricoles qui appartiennent depuis des générations à 58 familles chrétiennes". Les pourparlers de paix en cours surviennent à un moment critique, estiment-ils, et "le temps est venu d’assurer que soient comblées les aspirations à la justice des deux parties". SUITE CATH.ch

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«Le mur a brisé l'existence de nombreux Palestiniens»

Jérusalem, 18 janvier 2014 (Apic) Pour Mgr Pierre Bürcher, la politique d'Israël envers les Palestiniens est incompréhensible. L'évêque suisse réclame une intervention de la communauté internationale. Mgr Bürcher a pris part du 11 au 16 janvier 2014 à une visite de solidarité en Terre Sainte, comme représentant des conférences épiscopales de Scandinavie et membre de la Congrégation des Eglises orientales. «La construction du mur de séparation par Israël a brisé la vie de nombreux Palestiniens», reléve-t-il dans une interview bilan à l'apic.

Apic : Comme ancien président de Catholica Unio internationalis et membre de la Congrégation des Eglises orientales, vous avez déjà fait un grand nombre de visites en Terre Sainte. Vous êtes un bon connaisseur de cette terre et des conflits au Proche-Orient. Qu'est que cette visite vous a apporté de nouveau ?

Mgr Pierre Bürcher : Chaque fois que l'on ouvre la Bible, on découvre une nouvelle réalité. Il en est de même pour la Terre Sainte. On ne la connaît jamais complètement et à chaque visite on découvre une nouvelle réalité. Ce qui m'a frappé lors de cette visite est un phénomène inacceptable qui dure depuis trop d'années : Israël et la Palestine ont besoin tous les deux de sécurité, mais Israël cherche continuellement à s'étendre au mépris du droit international. La réalité du prétendu « mur de sécurité » est un scandale au sens strict du terme, un pierre qui brise. Ce mur a brisé la vie de beaucoup de Palestiniens. Il brise les espoirs de beaucoup de gens en Terre Sainte. La paix et la justice ne peuvent ainsi pas exister ! SUITE APIC

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Le pourcentage de chrétiens a diminué de moitié en treize ans en Palestine
Un couvent vandalisé en Israël: "Mort aux chrétiens" et "Le prix à payer"
Un imam, un rabin et un évêque soutiennent une marche pour Gaza

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Janvier 2014 à 10:47 | 0 commentaire | Permalien

La Métropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale et méridionale (Moreom) annonce qu'elle va enfin lancer le chantier de réhabilitation de la chapelle des Lazaristes, en vue d'une réouverture au culte.


La Moreom, qui a racheté ce bâtiment de 310 m2 à la Ville de Tours (pour 50.000 €) en 2010, devrait engager les travaux d'ici deux mois. Ils porteraient, dans un premier temps, sur la remise en état de la toiture et la sécurisation de la crypte, qui pourrait ainsi accueillir dès cette année des offices religieux, en attendant que la grande salle de la chapelle redevienne utilisable.

Le coût total de la rénovation du bâtiment, construit en 1860, est évalué à 300.000 € environ.

Fermé au public depuis plusieurs années, pour des raisons de sécurité, cet édifice était entré dans le patrimoine communal en 1994. L'Association diocésaine de Tours en avait fait don à la collectivité, après l'avoir désaffecté au culte, pour en faire un lieu dédié aux activités culturelles et artistiques.

Mais face à l'ampleur des travaux à réaliser, la Ville a décidé de le revendre à la Moreom, qui était à la recherche d'une église pour rassembler ses fidèles à Tours.

Lien

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Janvier 2014 à 08:59 | 10 commentaires | Permalien

Lettre ouverte aux autorités ecclésiales (en anglais et en russe) . Le père Andrew Phillips y suggère de consacrer aux Saints Nouveaux Martyrs Impériaux la future cathédrale du quai Branly: la cathédrale se situe dans la prolongation du Pont Alexandre III, ce choix serait par conséquent parfaitement logique. D'autres arguments sont également exposés par l'auteur.

L'auteur conclut: "La consécration de la cathédrale à la famille Impériale serait une exhortation adressée au monde occidental à renoncer aux mensonges qui ont présidé au XX siècle, à abandonner la voie fatale dans laquelle il s'est engagé au XXI siècle.


A Plea to the Russian Orthodox Church Authorities
An Open Letter

Tell everyone that the evil that is in the world will grow even stronger, but that it is not evil that will triumph, but love

Tsar Nicholas II

After several years of delay caused by planning difficulties, news has reached us in this New Year that the foundation stone of the new Russian Orthodox Cathedral in Paris is to be laid in spring 2014. It is in this connection that we wish to make a plea to the External Relations Department of the Russian Orthodox Church in Moscow and also hope that a petition might even be drawn up in support of this letter. This plea concerns the dedication of the future Cathedral with the seminary and spiritual and cultural complex attached to it.

Let us recall that the new Cathedral is to be built in the heart of Paris, the cultural capital of Western Europe, and not far from the most beautiful bridge in Paris which was constructed and named in honour of Tsar Alexander III. Let us recall that Paris is at the heart of the historic Russian emigration in Western Europe and if the complex is to be built with its seminary, there is every reason to think that it will become the centre of the future Russian Orthodox Metropolia in Europe (ROME), even if the remaining churches of the ‘Paris Jurisdiction’ do not wish to return to the Mother-Church and the Tradition of Holy Russia. Thus, such a new Metropolia will be based on the parishes of the Russian Orthodox Church Outside Russia, with churches in Cannes, Menton, Geneva, Lausanne, Brussels, London and in western Germany, as well as churches still dependent on the Church inside Russia, in Nice, Madrid, eastern Germany and elsewhere.

But who will this Cathedral be dedicated to? There are already dedications in Paris to such obvious saints as St Alexander Nevsky and St Sergius of Radonezh. Some may think of St Seraphim of Sarov, a better known saint internationally and preacher of repentance. But he too already has a church dedicated to him in Paris. Perhaps a side chapel in the new Cathedral could be dedicated to him. Others may think of the foremost saints of Paris, St Denis or St Genevieve of Paris, who in the 5th century corresponded with St Simeon the Stylite. However, these both lived long ago; although they are great saints, they are not contemporary – perhaps the chapel of the seminary could be dedicated to them.

It is our suggestion that the Cathedral is such an important project that it should be dedicated to more than one figure of Russian Orthodox holiness. Moreover, these figures should be not only locally venerated, but of international and universal significance and veneration. Finally, we suggest that the new Cathedral should be dedicated to saints who lived in recent times, most obviously figures from the greatest wave of persecution in history, which brought forth the New Martyrs and Confessors. It seems to us that the most obvious, indeed only obvious, figures are the Royal Martyrs. Only they meet all the above criteria. Tsar Nicholas, the son of Tsar Alexander III, already commemorated in Paris, was a highly international figure, speaking Russian, English, French, German and Danish, with a double education in both military affairs and law and Tsarina Alexandra was a grand-daughter of Queen Victoria and brought up in Hesse in Germany.

How appropriate that the Cathedral at the centre of the Orthodox Metropolia of Western Europe might be crowned with a Cathedral dedicated to a family to whom Non-Orthodox Western Europe, allied with the Tsar’s Russia or not, showed only ‘treachery, cowardice and deceit’. And in the almost totally deChristianised Western Europe that resulted from treachery, cowardice and deceit, surely a family of seven who prayed together, stayed together and so became saints together, is the ideal example, a literal family icon, that we need today. Moreover, it is highly likely that by the time the new Cathedral is built, it will be the centenary of their heroic and sacrificial martyrdom of 1918. After all, it was their example that inspired their English tutor to join the Russian Orthodox Church and become Fr Nicholas Gibbes and their French tutor, Pierre Gilliard, to write of them:

‘The Tsar and the Tsarina thought that they were dying for Russia. In fact, they died for all mankind’.

To dedicate the new Cathedral to the Royal Martyrs would be a call to Western Europe to repent and renounce all the lies of the twentieth century and to turn back from the present fatal course which it has undertaken in the twenty-first century.

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Обращение к священноначалию Русской Православной Церкви

Открытое письмо

«Передайте всем, что зло, которое в мире, будет еще сильнее, но не зло победит, а Любовь.»

Царь Николай II

С опозданием в несколько лет из-за трудностей с планированием, в новом году мы узнали о том, что на весну 2014 года намечена закладка фундамента нового русского православного кафедрального собора в Париже. В связи с этим мы хотели бы обратиться к Отделу Внешних Церковных Связей Русской Православной Церкви в Москве. Также надеемся, что в поддержку этого письма, возможно, будет составлено прошение. Это обращение посвящено тому, в честь кого будет освящен будущий кафедральный собор с прикрепленными к нему семинарией и духовно-культурным комплексом.

Вспомним, что новый собор будет построен в сердце Парижа – культурной столицы Западной Европы – и недалеко от самого красивого моста в Париже, который построен и назван в честь императора Александра III. Вспомним также, что Париж расположен в историческом сердце русской эмиграции в Западной Европе, и у нас есть все основания считать, что этот комплекс с семинарией станет центром будущей Русской Православной Митрополии в Европе, даже если оставшиеся храмы “Парижской юрисдикции” не пожелают возвращаться в лоно матери-церкви и к традициям Святой Руси. Новая митрополия будет включать в себя приходы Русской Православной Церкви за Границей, храмы в Каннах, Ментоне, Женеве, Лозанне, Брюсселе, в Лондоне и западной Германии, а также храмы, все еще зависимые от Московского Патриархата в Ницце, Мадриде, восточной Германии и других местах.

Но в честь кого будет освящен собор? В Париже уже есть православные храмы, освященные в честь таких известных святых, как Александр Невский и Сергий Радонежский. Некоторые могут подумать о преподобном Серафиме Саровском – еще более известном во всем мире святом и проповеднике покаяния. Но и в его честь в Париже уже освящен храм. Возможно, святому Серафиму следует посвятить одну из часовен нового собора. Другие могут подумать о самых известных святых Парижа – Дионисии и Женевьеве Парижских (последняя переписывалась в V веке с преподобным Симеоном Столпником). Однако оба угодника жили очень давно; хотя они великие святые, но не наши современники, и в их честь, вероятно, можно было бы освятить часовню при семинарии.

Мы считаем, что собор является настолько значимым проектом, что его следовало бы освятить в честь более чем одного русского православного святого. И это должны быть не местночтимые святые, а всемирно значимые и почитаемые всей церковью угодники. Наконец, мы предлагаем, чтобы новый собор был освящен в честь святых, живших в недавнее время, скорее всего – в честь угодников, пострадавших в сильнейшие за всю историю гонения, породившие новомучеников и исповедников. Нам думается, что наиболее очевидными, или, точнее, единственными претендентами здесь являются святые Царственные Страстотерпцы. Только они соответствуют вышеупомянутым критериям. Император Николай II, сын императора Александра III, уже увековеченного в Париже, был поистине международной фигурой, говорил на русском, английском, французском, немецком и датском языках, имел два высших образования – военное и юридическое, а царица Александра была внучкой королевы Виктории и воспитывалась в Гессене в Германии.

Было бы наиболее подобающим, если бы центр православной митрополии в Западной Европе был увенчан собором, освященным в честь царской семьи (которой неправославная Западная Европа не показала ничего, кроме “измены, трусости и обмана”). И для почти дехристианизированной Западной Европы, ставшей такой в результате «измены, трусости и обмана», семья из семи человек, все члены которой молились, держались вместе и стали святыми, является, несомненно, идеальным примером – иконой семьи, в которой мы сегодня нуждаемся. Весьма вероятно, что, ко времени постройки нового собора исполнится сто лет со дня героического и жертвенного мученичества Царственных Страстотерпцев в 1918 году. Ведь именно пример этой семьи вдохновил английского учителя их детей присоединиться к Русской Православной Церкви и стать архимандритом Николаем Гиббсом, а французского учителя, Пьера Жильяра, – написать такие слова:

“Царь и царица думали, что умирают за Россию, но они умирали за все человечество”.

Освящение нового собора в честь Царской Семьи может стать призывом Западной Европе к покаянию, отказу от всей лжи XX века и возвращению назад с нынешнего рокового пути, по которому она пошла в XXI веке.

Blog "Orthodox England" et en russe

PO -18 Résultats pour votre recherche : Archiprêtre Andrew Phillips
L’archiprêtre Andrew Phillips : Saint Nicolas Johnson - Martyr anglais

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Janvier 2014 à 11:00 | 28 commentaires | Permalien

Les orthodoxes pétersbourgeois proposent de restituer les noms d’avant la révolution à 66 lieux de la ville
Un groupe de fidèles de Saint-Pétersbourg a rédigé une lettre adressée à la municipalité pour demander le retour des noms d’avant la révolution à 66 voies, places, et ponts.

Au cours de la conférence de presse tenue le 13 janvier, Marina, Lobanova, animatrice du programme « Vozvrachenije v Peterbourg » (Retour à Saint-Pétersbourg) a dit que la radio diocésaine « Grad Petrov » avait collecté plus de trois milles signatures demandant le retour des noms historiques aux rues de Saint-Pétersbourg.

Cette pétition a été adressée au maire et ainsi qu’à la commission toponymique.

Cette initiative coïncide avec le 70e anniversaire de la libération de Leningrad du blocus nazi et de la restitution, à l’époque, de noms historiques comme Perspective de la Neva, Perspective Saint Vladimir et Perspective Litejny , les places Saint Isaac et du Palais ainsi que la rue Sadovaya.

Selon le Protopresbytre Alexandre Stepanov, rédacteur en chef de la radio "Grad Petrov" le problème toponymique a deux aspects: d’une part, spirituel et moral et, d’autre part, historique.

« La période soviétique a été une catastrophe pour la morale de la nation. Le régime a voulu effacer notre passé spirituel et faire vivre les gens selon d’autres lois ». Les noms historiques reflètent l’histoire de la ville et doivent être restitués.

Lien Interfax religion
Traduction Elena Tastevin
.............................
Lire aussi: « Dernière adresse connue » : plaques commémoratives
De la station de métro "Voïkovskaïa"
Le représentant d’une association orthodoxe estime très important le retour à la toponymie historique en Russie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Janvier 2014 à 10:44 | 4 commentaires | Permalien

La présence de l'Eglise russe en Asie Centrale a été réorganisée en 2011-2012 avec la création de deux régions métropolitaines:
- Kazakhstan avec 9 diocèses
- Asie Centrale recouvre les quatre autres tas d'Asie Central avec les 3 diocèses nationaux de Bichkek (Kirghizstan), Douchanbé (Tadjikistan) et Tachkent (Ouzbékistan) et le doyenné patriarcal du Turkménistan.

Depuis l'an dernier, des sessions de formation continue itinérantes pour l’épiscopat, le clergé et les employés des institutions diocésaines sont mises en place localement par l’Institut des Hautes Études Saints-Cyrille-et-Méthode. Le programme de ces formations de haut niveau (tous les évêques concernés participent) montre la montée en puissance de la dynamique missionnaire dans ces régions excentrées.


Une première session avait été organisée les19-24 février 2013 à Astana pour les régions métropolitaines du Kazakhstan et d'Asie Centrale et le diocèse d'Azerbaïdjan (qui ne fait pas partie de l'Asie Centrale; il avait été érigé en 1998). Les cours avaient portés sur "Une série de questions fondamentales touchant aux relations interorthodoxes et interchrétiennes, mais aussi aux relations de l'Eglise avec la société et l'état. Les conférences ont permis d'améliorer considérablement les connaissances des auditeurs politologie et en sociologie, de recevoir des conseils pratiques sur l'organisation des activités de formation missionnaire et de promotion sociale" comme le déclarait Mgr Alexandre, primat de la métropole du Kazakhstan, en conclusion de la session.

Source:
: https://mospat.ru/ru/2013/02/24/news81725/

La deuxième session a eu lieu les 10-12 janvier 2014 au séminaire de Tachkent pour la région métropolitaine d’Asie Centrale.

Les conférences au programme ont porté sur:
- « la coopération interorthodoxe, la préparation du Concile panorthodoxe et l’état actuel du dialogue avec l’Église catholique romaine et les Églises protestantes» (métropolite Hilarion de Volokolamsk)
- « les bases de l’administration suivant les Statuts de l’Église orthodoxe russe »
- « les fondements juridiques de l’activité des organisations religieuses en Ouzbékistan »
- «les fondements du ministère social »
- « La catéchèse dans le diocèse »
- «L'expérience d’organisation des écoles du dimanche »
- «Le dialogue interreligieux »
- «Les Sectes, les mouvements néo-religieux et pseudo-religieux : particularités, mise en évidence et difficultés pour surmonter les conséquences de leur activité »

Source: ICI

PO Voir aussi:
http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Nouveau-statut-canonique-de-l-Eglise-orthodoxe-au-Kazakhstan_a1112.html

V.G.

Rédigé par Vladimir Golovanow le 17 Janvier 2014 à 10:32 | 0 commentaire | Permalien

Théophanie à la paroisse Notre Dame de toute Protection (Lyon)
Grâce à la collaboration avec la paroisse "Saint Sophrone de Vratsa" du patriarcat de Bulgarie, qui partage avec notre paroisse une belle chapelle mise à disposition par l'archevêché catholique* (cf. photo S. Sayfulin de la concélébration lors de notre fête paroissiale 2013) nous bénéficions d'offices plus nombreux, puisque ceux du père Pierre, recteur de la paroisse Saint Sophrone, s'ajoutent à nos offices mensuels.

Et cela nous donne même la possibilité de célébrer cette grande fête de la Théophanie que notre paroisse n'a pas célébrée depuis longtemps; en effet, le père Pierre, recteur de la paroisse Saint Sophrone va célébrer la Grande Bénédiction des eaux dimanche prochain, 19 janvier et, bien entendu, nos paroissiens sont tous invités à participer et à venir prendre de l'eau, comme l'a annoncé le père Josèphe dimanche dernier en soulignant que cette bnéndiction des eaux n'a lieu qu'une fois par an…

Voir aussi: :// *Les célébrations des deux paroisses ont lieu dans la chapelle attenante à l’église St-Joseph des Brotteaux, 146 rue Sully 69006 LYON.

- métro : station Masséna
- Bus C6 station Boulevard des Belges
- Bus C1 station Vitton Belges
- Bus 38 station Masséna – Bus 27 station Tête d’Or Verguin
- Nœud de communication de Charpennes : tram, métro, bus

SITE

PO ICI;
ICI

V.G.

Rédigé par Vladimir Golovanow le 17 Janvier 2014 à 09:02 | 0 commentaire | Permalien

Traduction Justine

Le site d'informations ecclésiastiques grec "Romfea" publie aujourd'hui un texte fort intéressant intitulé "Venant de Bulgarie, lumière sur le chemin de l'Eglise en préparation du Grand Concile", de son correspondant en Bulgarie, Philoumenos Chatzis.

Rejetant d'emblée la prétention à une primauté de pouvoir sur toute l'Eglise, privée de toute base canonique, et se référant aux récentes élections resp. prééelections de deux nouveau métropolites en Bulgarie selon le procédé traditionnel et canonique, l'auteur expose deux problèmes lourds de conséquences pour la vie de l'Eglise, auxquels les prétendants à une telle primauté - inconnue dans l'Histoire de l'Eglise du Christ - feraient mieux de consacrer leur attention, à savoir:

1. La nécessité de restaurer le procédé canonique d'élection des évêques par le clergé et le peuple, tel qu'il est également mentionne dans le canon 28 du 4e Concile Œcuménique, car l'exclusion de l'Eglise, c'est à dire du clergé et du peuple de Dieu, du processus d'élection a pour conséquence l'affaiblissement du lien entre l'Evêque et son Eglise.

L'article souligne à cet égard la manière digne dont le clergé et le peuple bulgare ont réagi aux récentes tentatives de certains d'influencer le Saint Synode de l'Eglise de Bulgarie dans un sens contraire au désir exprimé canoniquement par les électeurs des métropoles en vacance: d'un commun accord, clergé et peuple ont répondu à ces tentatives par la prière, le jeûne et les agrypnies, et ainsi, le Seigneur aidant, le 12 janvier on a pu élire à Goze Delcen les deux évêques parmi lesquels le Saint Synode choisira dimanche prochain le successeur du métropolite Nathanael récemment décédé.

2. La nécessité de restaurer l'ancien ordre ecclésiastique, confirmé par les Conciles Œcuméniques, lequel ne prévoit pas de Métropolites actifs avec juridiction sur des territoires où il n'existe plus, depuis longtemps, de clergé et de fidèles. La pratique d'instituer de tels métropolites sans troupeau revient à abaisser la dignité épiscopale à un titre honorifique, auquel on se plaît par ailleurs d'ajouter encore celui de professeur d'université, comme s'il pouvait y avoir le moindre sens en Eglise, souligne l'auteur, de vouloir rehausser la dignité épiscopale par des titres académiques.

Du fait de ces deux déviations de l'ordre canonique, poursuit l'auteur, on assiste ainsi de nos jours (dans les Eglises concernées) à une isolation croissante de la hiérarchie par rapport aux problèmes ecclésiastiques urgents, c'est a dire des priorités effectives, perçues par le clergé et le peuple.

"Pour répondre à ces urgences pastorales d'aujourd'hui", interroge l'auteur, "ne serait-il pas plus avisé de reconnaitre les nouvelles Eglises de la diaspora, fondées par des Eglises Mères qui avec soin nourrissent spirituellement le troupeau qui a émigré de leurs territoires canoniques?"

Plutôt que d'essayer de définir une primauté universelle de pouvoir sur toute l'Eglise Orthodoxe, conclut-il, c'est bien à la restauration de l'ordre canonique que revient la priorité, priorité qu'il n'est plus possible désormais d'écarter de l'agenda du futur Grand Concile. "Avant de fixer le lieu et la date de la convocation, ne devrait-on pas informer suffisamment tous les Evêques, le clergé et le peuple? Convoquera-t-on à ce Grand Concile futur tous les Pasteurs dirigeants, c'est à dire les Evêques, avec le clergé et le peuple? Quand répondra-t-on à ces questions de manière conforme à la Tradition des Conciles Œcuméniques?"

Lien ROMFEA.
Από την Βουλγαρία το φως για την προσυνοδική πορεία της Εκκλησίας

Position du Patriarcat de Moscou au sujet de la primauté dans l’Église universelle

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Janvier 2014 à 13:55 | 6 commentaires | Permalien

Le 17 janvier 2014 Conférence : Solovki, Kolyma, Belomorkanal - Mémoires de l'archipel
Le 17 janvier 18h30 2014 Conférence débat : Solovki, Kolyma, Belomorkanal - Mémoires de l'archipel

AUDITORIUM DE LA BULAC 65, rue des Grands Moulins, 75013 Paris

Avec Anne Brunswic, Alexandre Drozdov, Jana Grishina, Luba Jurgenson, Françoise Lhoest, Tomasz Kizny, Dominique Roynette, Nicolas Werth.

Lien Journées du livre russe et des littératures russophones 2014

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Janvier 2014 à 12:05 | 1 commentaire | Permalien

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