Le Salon du livre orthodoxe - les vendredi 25 et samedi 26 avril 2014
Le Salon du livre orthodoxe – nouveau nom des Journées du livre orthodoxe – se déroulera à Paris les vendredi 25 et samedi 26 avril 2014.

L'évènement aura lieu dans les mêmes lieux que lors des Journées du livre orthodoxe en 2012, dans les locaux du siège de la Mutuelle Saint-Christophe assurances au 277, rue Saint-Jacques dans le 5e arrondissement. Le Salon ouvrira le vendredi 25 avril à 17 heures et se poursuivra par l'inauguration à 18 heures.

Des conférences, des présentations d'ouvrages et de CDs, des dédicaces, une table ronde, une exposition de photographies, deux concerts et une lecture de textes ponctueront ces deux journées placées sous le haut patronage de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France. Un programme détaillé sera diffusé

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Avril 2014 à 11:44 | 0 commentaire | Permalien

L’évêque de Bayonne effectue avec une petite délégation un voyage d’études de cinq jours en Russie, à l’invitation du Patriarcat de Moscou.

Quel est l’objectif de ce voyage ?

La promotion de la famille et l’accueil de la vie humaine sont au cœur des préoccupations de l’Église catholique, notamment dans la perspective du prochain Synode. Dans ce cadre, il m’a semblé intéressant d’observer ce qui se passe actuellement dans l’Église orthodoxe et en Russie plus généralement. Récemment ces questions familiales ont pris une importance considérable dans le débat public. Le communisme a détruit la famille, l’avortement était devenu endémique (deux avortements pour une naissance). Cela a entraîné une prise de conscience et des mesures actuelles qui ont permis de réduire ce chiffre de moitié.

Quels enseignements tirez-vous de ce voyage ?

D’abord qu’il y a un incontestable réveil religieux dans ce pays, depuis une quinzaine d’années. Nous avons participé à la Divine liturgie à la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou, détruite sous Staline et reconstruite en 2000 par le gouvernement russe. Le nombre de fidèles, dont beaucoup de jeunes, pendant les trois heures d’office, en pleine semaine, est un signe incontestable de ce réveil. De notre côté, nous avons eu le sentiment que nos différents interlocuteurs au sein de l’Église orthodoxe ont été très intéressés par ce qui se passe dans l’Église catholique, notamment tout ce qui concerne la pastorale de la famille. Je pense notamment à la préparation au mariage, à la défense de la famille composée d’un homme et d’une femme, aux actions en faveur du respect de la vie… Chez eux, on sent que ce ne sont que des balbutiements, même si nous avons été impressionnés par la rencontre avec la Commission Famille du patriarcat, composée d’un prêtre et de laïcs très engagés dans l’action pastorale et publique. Avec notamment une forte implication dans la préparation du Congrès mondial des familles qui devrait se tenir à Moscou en septembre prochain, et qui rassemble plusieurs traditions religieuses.

Les catholiques ont-ils quelque chose à apporter aux orthodoxes russes dans ce contexte ?

Sans doute que le réveil religieux en Russie a besoin d’être catéchisé, par une évangélisation des personnes, plus nombreuses qu’auparavant, qui demandent le baptême, des funérailles ou le mariage chrétien. Notre expérience en matière de nouvelle évangélisation et de première annonce pourrait en effet être une aide. Nous avons été encouragés en ce sens par le nonce apostolique ainsi que par l’archevêque catholique de Moscou, Mgr Paul Pezzi.

L’actualité internationale a-t-elle été évoquée lors de votre voyage ?

Notre rencontre avec le métropolite Hilarion, sorte de ministre des affaires étrangères du patriarcat, n’a pas donné lieu à un échange sur l’Ukraine et la Crimée. Nous avons évoqué plutôt le drame des chrétiens de Syrie, qui fait l’objet d’une indifférence quasi générale des médias occidentaux, avec encore récemment le drame des Arméniens chassés et tués par les islamistes. Nous avons aussi parlé de l’ultralibéralisme en Occident, qui effraie et affecte aussi beaucoup la Russie. Le métropolite s’est enfin dit sensible aux manifestations sans précédent qui ont eu lieu en France pour défendre la famille et le mariage.

Le rattachement de la Crimée à la Russie a-t-il parasité votre démarche ?

Il ne s’agit pas d’un voyage politique ou même idéologique, mais bien d’une démarche informelle, à vocation pastorale, et de coopération entre deux confessions chrétiennes. Ensuite, ce voyage avait été prévu bien avant l’affaire de la Crimée. Il semble enfin que le patriarcat de Moscou ne soit pas exactement sur la même ligne que Vladimir Poutine sur cette question. Même si Église et État peuvent par ailleurs être alliés dans la défense de la famille.

L’approche des droits de l’homme est-elle divergente entre Orient et Occident ?

La politique de Vladimir Poutine est en effet très décriée en Occident. Mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un pays en reconstruction, après soixante-dix ans de communisme : régime qui a totalement nié les droits de l’homme, sans que cela soit toujours dénoncé en Occident… Par ailleurs, la promotion de la vie est partie intégrante de la défense des droits humains et on ne peut pas l’exclure, comme l’a rappelé le pape François dans son ... SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Avril 2014 à 18:22 | 5 commentaires | Permalien

A la fac : « Pourquoi tu fais de la théologie, tu veux être curé ? »
Théo du Couedic

« Ah tu es en théologie… Tu veux être bonne sœur ? » C’est le genre de propos qu’entendent sans arrêt les étudiants en sciences religieuses de l’Université catholique de l’Ouest. Maylis, 22 ans, rétorque volontiers :

« Moi je suis fiancée, et je veux une flopée de gamins. »

Cette faculté à Angers est la seule avec celle de Strasbourg à proposer un diplôme d’Etat. Dans le bureau des étudiants de la faculté de théologie, à proximité de l’aumônerie, tous les âges et les profils se confondent. Dans cette promotion, trois étudiants ne sont pas baptisés. Et tout le monde n’est pas croyant. Le doyen, Ludovic Danto, explique que « c’est une tendance qui date de moins de cinq ans » : « On n’aurait jamais vu ça avant. Ils seraient partis étudier la philo ou l’histoire. Et forcément, cela pose des questionnements. »

Par exemple : peut-on faire de la théologie sans être croyant ? Cela ne suppose-t-il pas un acte de foi ? Tous les théologiens ne sont pas d’accord sur la réponse.

« En aucun cas un cours d’endoctrinement »

Certains sont là pour leur culture personnelle, d’autres pour les manifestations contemporaines du religieux. Des jeunes qui n’avaient pas envisagé d’études religieuses, mais qui changent d’avis en découvrant certains intitulés de cours.

Pour Ludovic Danto, « quelqu’un qui rentre ici ne sait pas exactement ce qu’il veut faire ». Il dit qu’à la sortie, les diplômés rejoignent quatre principaux domaines d’activité :

- les métiers du livre,
- le journalisme,
- l’enseignement,
- le tourisme.

Intellectuellement, les études théologiques sont comparables à d’autres. Au programme, des cours d’histoire, de philo, de religion et de théologie morale, qui interrogent des sujets de société :

« L’idée étant de comprendre le positionnement “adverse”. Ce n’est en aucun cas un cours d’endoctrinement. » Ils sont aussi là pour faire de l’archéologie biblique, pour travailler dans l’édition ou devenir prêtre : cinq jeunes ont exposé leurs motivations à Rue89. SUITE "Le nouvel Observateur"

Rédigé par Vladimir Golovanow le 2 Avril 2014 à 22:01 | 15 commentaires | Permalien

V.G.

(RV) L'Eglise syro-orthodoxe a élu son 23ème patriarche, il s'agit de Cyril Aphrem Karim, qui remplace Ignatius Zakka I Iwas, décédé le 21 mars dernier à 81 ans. Son titre officiel est patriarche d'Antioche et de tout l'Orient. Né en Syrie, âgé de 48 ans, il était jusqu'à présent l'archevêque oriental des Etats-Unis. Il prendra le nom de Mor Ignatius Aphrem II.

L'élection s'est tenue au siège de l'Eglise syro-orthodoxe à Atshaneh, au Liban. Cette Eglise est l'une des communautés chrétiennes d'Orient les plus anciennes. Elle compte 4 millions de fidèles qui vivent en Syrie, au Liban et en Irak. La communauté syro-orthodoxe est également présente en Allemagne, en Suède et aux Etats-Unis. Source

Eglise syro-orthodoxe

L'Eglise syro-orthodoxe ou syriaque est l'une des Eglises orientales ou préchalcédoniennes. A l’origine, l’appellation « syriaque » est destiné aux araméens et assyriens devenus chrétiens.

Les syriaques sont originaires de la Mésopotamie : ils vivent ou ont vécu dans des pays comme la Syrie, le Liban, la Jordanie, l’Irak, l’Iran et le sud-est de la Turquie.

L'Église Syriaque Orthodoxe est l’église d'Antioche, dont le siège apostolique fut établi en l’an 37 ap. J.-C. par saint Pierre, le chef des apôtres à Antioche (ancienne capitale de la Syrie). À l'aube du christianisme, les membres de cette église ont été convertis au christianisme par les apôtres et les disciples. Ce fut à Antioche que les disciples de Jésus reçurent pour la première fois le nom de « chrétiens » (Ac 11,26).

L’Église syriaque orthodoxe ne reconnaît que les trois premiers conciles œcuméniques de Nicée (325), de Constantinople (381) et d’Éphèse (431). Elle rejette le concile de Chalcédoine. Elle est en communions avec les Eglises « sœurs » : Arménienne Apostolique, Copte Orthodoxe et Ethiopienne orthodoxe Tewahedo.
L’église syriaque célèbre les 7 sacrements. Elle confère les sacrements d’initiation ensemble.

La liturgie est celle du rite syrien pratiqué en langue syriaque (araméen occidental). Les lectures sont habituellement faites dans la langue locale. Près de 80 anaphores existes mais la principale prière eucharistique est celle dite de St Jacques (qui date du IVe siècle, célébrée à Jérusalem et à Antioche dans les premiers siècles).
Suite

Rédigé par Vladimir Golovanow le 2 Avril 2014 à 21:55 | 16 commentaires | Permalien

"L'Archipel des saints", un nouveau livre d'Alain Durel
On vous recommande vivement ce nouveau livre français d' Alain Durel consacré aux saints grecs contemporains : on y parle de saint Nectaire d'Egine, P. Nicolas Planas, de mère Gabrielle, etc. C'est un récit de voyage, qui se lit comme un roman, mais est aussi très profond.

À la fois récit de voyage et traité de vie spirituelle, cette odyssée en Grèce orthodoxe transporte le lecteur à Athènes, Delphes et Thessalonique, puis d’île en île (Corfou, Mytilène, Samos, Patmos, Tinos, Égine, Santorin, Eubée) sur les traces des grandes figures spirituelles du christianisme hellène.

Le voyage aboutit à l’île d’Andros, dans les Cyclades, où l’on découvre la figure provocatrice et fascinante d’un fol-en-Christ, qui éclaire en retour le destin tragique et sublime de la Grèce contemporaine. Aucun ouvrage en langue française n’avait abordé la vie de ces « athlètes du cœur » sur le ton du conte initiatique. Histoire et spiritualité se côtoient dans ce récit d’aventure non dénué d’humour et de poésie, initiation à la Grèce orthodoxe et périple ensoleillé au pays d’Homère et de Seféris.

Lien "Albin Michel"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Avril 2014 à 16:37 | 1 commentaire | Permalien

A la question: Étant laïc, avez-vous voulu vous engager dans la mission de l'Église, dans la mesure de vos forces? - nos lecteurs ont répondu:


Oui, j'ai envisagé la possibilité de me consacrer au ministère ecclésial (sacerdoce, diaconat). 22.58%

Oui, j'ai songé à une vocation monastique. 16.13%

Non, je n'ai jamais pensé ni au sacerdoce, ni aux voeux religieux. 38.17%

Je suis déjà membre du clergé ou d'une communauté monastique. 23.12%


186 Votant(s)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Avril 2014 à 13:53 | 0 commentaire | Permalien

Toujours profondément blessés et inquiets par les dures excommunications qui ont été récemment formulées dans leur diocèse envers des personnes respectées et connues d’eux pour leur intégrité, plusieurs membres du diocèse des Eglises Russes en Europe Occidentale ont demandé de célébrer le moleben appelé « Office pour l'accroissement de l'amour ».

Il aura lieu après l’office de l’acathiste à la Mère de Dieu,

Le Vendredi 4 avril 2014 à 19h30

en l’Eglise de la Présentation-de-la-Vierge-au-Temple
91, rue Olivier de Serres
75015 PARIS

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Avril 2014 à 18:43 | Permalien

V.G.

La plupart de nos commentateurs occidentaux considèrent l'Ukraine comme un pays appartenant à la culture européenne, oppressé pendant 3 siècles par la Russie qui cherche par tous les moyens à récupérer son hégémonie perdue en 1991. Bien peu acceptent de voir que l'Ukraine est en fait profondément divisée entre culture occidentale et culture orientale, cette division étant attisée par les grandes puissances, Russie d'un côté et Occident de l'autre.

Comme je l'ai écrit sur un autre fil les évènements actuels en Ukraine prennent racine dans son histoire parfaitement illustrée par son histoire religieuse. Mon post précédent en fait une présentation détaillée et je propose maintenant une analyse plus fouillée de la situation actuelle.

Décrypter la situation en Ukraine
Ukraine et Occident

L'Ukraine revendique à juste titre l'héritage de la Rus de Kiev dans une succession historiquement continue et ses liens avec l'Occident sont de fait bien établis. La Rus de Kiev faisait partie de la culture occidentale par la religion (c'était avant le grand schisme) par le commerce et par des alliances politiques: les mariages des filles de Iaroslav le Sage (978-1054), le fils et héritier de saint Vladimir, qui épousèrent toutes trois des princes occidentaux (dont le roi de France Henry 1) en sont la plus éclatante illustration, tout comme les icônes et les église inspirées de Byzance.

Comme le montre bien l'histoire religieuse, l'Ukraine de l'est perpétua cette mouvance occidentale pendant la domination polono-lithuanienne qui la protégea des Tatars: l'Eglise resta dans la mouvance de Constantinople même quand le métropolite partit pour Vladimir puis Moscou (1354): dès 1458 la métropole de Kiev se rattacha à nouveau à Constantinople. Puis ce fut la signature de l'Union de Brest-Litovsk (1596) par 6 évêques sur 8 y compris le métropolite de Kiev et la position du métropolite Pierre Mohyla (1596-1646), qui s'y opposa est très caractéristique: alors qu'il combat fermement les Uniates pour faire renaitre la métropole orthodoxe, sa "Confession" "reste le document le plus latin qui ait été approuvé par un concile officiel de l'Eglise orthodoxe" (2). L'Union de Brest favorisa la pénétration des jésuites en Ukraine, en particulier dans l'enseignement, et "vers 1650, le niveau de culture était plus élevé en Ukraine que dans n'importe quelle autre région du monde orthodoxe" (ibid. 2, p. 125). L'Ukraine occidentale profita en effet pleinement du "siècle d'or" polono-lithuanien qui s'accompagna d'un grand développement culturel, avec en particulier des relations suivies avec l'Italie alors que, au plan ecclésial, les liens entre Rome et l'Eglise catholique de Pologne se renforçaient. Une grande partie de la noblesse ukrainienne se "polonisa" alors en adoptant des terminaisons en "sky" à la place du "ko" courant en Ukraine. Bien évidement, ce tropisme occidental fut encore accentué dans les provinces ukrainiennes absorbées par l'empire austro-hongrois après 1795 (Galicie orientale, Bukovine, Ruthénie subcarpatique).

Entre les deux guerres ces Ukrainiens se retrouvèrent en Pologne, Tchécoslovaquie et Roumanie et ils ne rejoignirent l'Ukraine qu'après Yalta… C'est dans cette région que fut fondée l'Eglise Autocéphale d'Ukraine qui, après l'annexion à l'URSS, se poursuivit dans l'émigration, essentiellement en Amériques où ses diocèses sont maintenant autonomes sous l'omophore du patriarcat de Constantinople; l'EAU se réimplanta en Ukraine vers 1990 avec le soutien des autorités, essentiellement dans les provinces occidentales, et participa à la création du pseudo-patriarcat de Kiev (1992) avant de s'en séparer. Version extrémiste: c'est aussi dans ces régions que se forma l'organisation nationaliste armée de Stepan Bandera qui lutta contre le pouvoir polonais avant 1939, puis contre les Soviétiques (1939-1941), les Allemands (1941-1944) et à nouveau les soviétiques, en Ukraine même jusque dans les années 1950 puis dans la diaspora ukrainienne (3). Les organisations "Svoboda" et "Praviï Sector", en tête du coup d'état de mars (4) et qui continuent à peser fortement sur le gouvernement mis en place (5), en sont les héritiers actuels.

C'est cette partie pro-occidentale de l'Ukraine que les observateurs occidentaux considèrent comme représentative de tout le pays...

Ukraine orientale

Il y a pourtant toute une autre partie de l'Ukraine: celle qui se trouve au sud-est d'une ligne Kharkov-Odessa (6). Ces provinces là furent dès le départ liées au destin de la Russie et ne se trouvèrent en fait rattachées à l'Ukraine qu'après la révolution. Elles ont donc été coupées de tout liens avec l'Occident pendant la domination Tatar (XII-XVe) puis par les hostilités qui perdurèrent avec la Suéde et la Polono-Lituanie jusqu'à la fin du XVIIIe. Tout comme la Russie, elles ne participèrent pas à l'inflexion majeure de la pensée occidentale que furent la Renaissance, la Réforme et la Contre-réforme (l'Ukraine occidentale y participa activement, voire la "Confession" du métropolite Pierre Moghyla), mais essayèrent de se raccrocher directement au "Siècle des Lumières" sous l'impulsion des empereurs de Russie. Toutefois ce rapprochement resta très superficiel par rapport à l'influence orientale comme le montrent l'écrivain Alexis Tolstoï dans son poème humoristique "Zmeï Tougarine" (1867) ou le poète Alexandre Blok dans "Les Scythes" (1918)

C'est en fait des régions peu peuplées et sans villes importantes que les Russes conquirent sur les Tatars et les Turques du XVIe au XVIIIe. Elles furent peuplées de colons russes, ukrainiens et d'Europe centrale (Serbes, Hongrois…), les villes y furent pour la plupart crées au XVIII siècle aussi bien dans les steppes que sur la Mer Noire (7) et ces régions furent totalement englobées dans la construction de l'empire russe sans faire partie des gouvernorats ukrainiens. Au XIXe siècle c'est là que se développèrent les installations industrielles (8) qui en font toujours la partie la plus riche de l'Ukraine avec un revenu annuel moyen par tête supérieur à 4000 $ en 2008 contre 2000 $ à l'ouest (9). Ces industries sont très liées à la Russie qui constitue pour elles un marché essentiel alors que leurs produits ne sont pas compétitifs en Europe pour leur plus grande part.

C'est bien évidement l'Eglise russe qui est toujours largement majoritaire dans ces régions dont les diocèses s'opposent très fermement à toute idée d'autocéphalie de l'Eglise d'Ukraine. De même les idées nationalistes n'y ont jamais eu de succès et, durant la guerre civile, ces régions se sont partagées entre Rouges et Blancs mais ni Petlioura ni Makhno n'y firent beaucoup d'adeptes contrairement à l'Ukraine occidentale.

Quel avenir pour l’Ukraine?

"Contrairement à ce qui est trop souvent affirmé, il n’y a pas « 2 » pays mais 3 dans le cas de l’Ukraine. Une Ukraine médiane apparaît aussi, différente tant dans la production que dans la composition ethnique. C’est une zone où les habitants parlent simultanément l’ukrainien et le russe, et dont la langue spontanée serait ce « mélange » que l’on connaît sous le nom de « Surzhik »" écrit J. Sapir dans un article particulièrement bien documenté dont j'emprunte aussi le titre (ibid 9).

Et en effet, entre les deux extrêmes dont j'analyse les spécificités, il y a une large bande moyenne qui comprend Kiev, qui fut la première rattachée à la Russie dès le XVIIe siècle et où les deux types de mentalités se mêlent. Et il y a (avait?) aussi la Crimée, réellement à part avec son tropisme russe affirmé qui s'est clairement manifesté lors du référendum du 16 mars. Par contre, en dehors de cette presqu'ile, aucune région ne veut faire sécession et aucune grande puissance n'a réellement intérêt à voir exploser l'Ukraine (10). La solution fédérale qui semble émerger des pourparlers entre Russie et USA, sur proposition de la Russie, pourrait donc satisfaire la plupart des acteurs sauf un: le groupe extrémiste qui s'est emparé du pouvoir à Kiev (11). Mais on peut raisonnablement espérer que la raison l'emportera après l'élection présidentielle…

Il faut encore noter qu'une large part de responsabilité dans la crise incombe à "l’irresponsabilité avec laquelle les dirigeants européens ont traité le dossier ukrainien" comme l'a dit très nettement Nigel Farage, dirigeant britannique du parti eurosceptique UKIP (ibid 10). Mais c'est dans des pourparlers entre la Russie et les USA qu'on va probablement trouver une solution!


(1) ICI commentaire 1
(2) In Mgr Kallistos Ware, évêque de Diokleia, "L'Orthodoxie. L'Eglise des sept Conciles", Cerf Paris 2002, p.127. La "Confession" de Mohyla fut ratifiée par le concile de Jassy, Roumanie, qui réfuta le protestantisme (1642) et Mgr Kallistos la cite parmi "les principales déclarations doctrinales orthodoxes depuis 787" (Ibid. P 262).
(3) ICI
(4) Voir l'excellent article de J. Sapir. J. Sapir dirige le groupe de recherche IRSES à la FMSH et co-organise, avec l'Institut de Prévision de l'Economie Nationale (IPEN-ASR), le séminaire Franco-Russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Ses analyses sont très justes mais peu diffusées dans nos média.
(5) Kiev
(6) Cf. carte (ibid. 4)
(7) Exemples: Zaporozhye, crée en 1770, Dnepropetrovsk, 1776, Kherson et Mariupol, 1778, Sébastopol, 1783, Simferopol et Melitopol, 1784, Nikolaev, 1789, Odessa, 1794, Lugansk, 1795...
(8) Donetsk est crée en 1869. La ville s'appelle alors "Iouzovka", d'après le nom de l'exploitant des mines de charbon…
(9) ICI
(10) Cf.
(11) ICI

Rédigé par Vladimir Golovanow le 1 Avril 2014 à 08:27 | 9 commentaires | Permalien

L'organisation recueille en France 300000e manifestation contre le «mariage gay», ainsi que des personnalités publiques et des représentants de l'Église catholique opposés à l'euthanasie, l'avortement et d'autres "valeurs libérales" viennent à Moscou. Ils croient tous que la Russie - ". Sur la protection des lois naturelles du développement de la personnalité humaine" l'un des rares pays du monde chrétien, qui, aux niveaux national et communautaire a indiqué

La délégation arrivera à Moscou à l'invitation de la Direction des relations extérieures de l'Eglise du Patriarcat de Moscou et le soutien de l'Eglise orthodoxe russe au Conseil de l'Europe. Dans sa structure - l'évêque de Bayonne et Oloron Mark Aye (Sud-Ouest de la France), directeur du Centre européen pour le droit et la justice Gregor Pyupink de Strasbourg, fonds de secrétaire général "Jérôme Lejeune,« Thierry de la Villzhegyu, rédacteur en chef de l'hebdomadaire "La famille chrétienne" catholique Emerick Purbe diocèse autorisé de Bayonne et Oloron pour la vie familiale et Guillaume Alençon, Secrétaire général de l'OTAN, "Life" - la structure de base de l'organisation française «Manif pour Tous» - Caroline Roux.

Lors d'une visite à la délégation française et ses plans portail Pravoslavie.ru a dit le représentant du Patriarcat de Moscou du Conseil de l'Europe p. Philippe (Ryabykh), recteur de la paroisse de Tous les Saints stavropigialny à Strasbourg.

- Père Philippe, dites-nous un peu sur les participants de cette délégation. Ce qui a influencé sa composition?

- Il ya quelques mois Gregor Pyupink, avocat international de travail à Strasbourg, m'a demandé de vous aider à organiser un voyage à Moscou par un groupe de personnes qui militent activement en France la conception traditionnelle de la famille, ainsi que s'opposent à l'avortement, l'euthanasie et diverses expériences génétiques avec la nature humaine. Sur tous ces sujets, ils parlent dans les médias français, ont permis de sensibiliser les gens du commun, à susciter leur engagement civique, prévoir une protection juridique aux victimes de leurs convictions morales traditionnelles.

Je tiens à souligner que ce n'est pas des cercles marginaux en France, et les grandes personnalités de ce pays. Ainsi, l'organisation en 2013, il était connu «Manif pour Tous» se sont réunis à Paris, Lyon et d'autres villes de France, des centaines de milliers de manifestants contre l'introduction de «mariage gay» et «adoption» de même sexe syndicats enfants. Évêque de Bayonne Mark a créé dans son mouvement puissant diocèse dans la défense de la vie et de la famille et constamment exprimé dans les médias français sur ces sujets. Gregor Pyupink battre pour les valeurs traditionnelles du Conseil de l'Europe, particulièrement actif - à la Cour des droits de l'homme de Strasbourg. Les représentants du fonds "Jérôme Lejeune" s'opposent à l'avortement, l'euthanasie, et est financièrement appuyé par des études génétiques pour surmonter le syndrome de Down. L'organisation estime que la détection du syndrome de Down chez le fœtus ne doit pas être une cause de l'avortement.

- Qu'est-ce que les réunions sont prévues pendant le séjour de la délégation en Russie, et ce, à votre avis, le but de ces réunions? Quels sont les résultats attendus des représentants du public français?

- La délégation prévoit de rencontrer le président du DREE métropolite Hilarion de Volokolamsk , président de la commission patriarcale sur la famille, la maternité et la protection de l'enfance par l'archiprêtre Dimitri Smirnov , avec la communauté orthodoxe, et se rendra également Sretensky monastère et séminaire. Le programme de son séjour à Moscou comprend la participation à une réunion du Conseil interreligieux de Russie. Devrait se réunir en Conseil de la Fédération, la Douma d'Etat, le ministère du Travail et de la Protection sociale. Tout cela est organisé pour que les Français ont réussi à trouver des partenaires russes de coopération dans la défense des valeurs traditionnelles. Personnes incluses dans la délégation en faveur du développement de solides relations internationales dans ce domaine. Aujourd'hui, cependant, nous avons besoin non seulement les mots et les déclarations, mais le travail juridique réelle, comme le Conseil de l'Europe et la création de mécanismes civils et politiques pour s'assurer que les droits des personnes qui adhèrent à des principes moraux traditionnels. SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mars 2014 à 09:10 | 8 commentaires | Permalien

Dimanche 30 mars à 13h 30 une panikhide aura lieu à l’église Saints Cosme et Damien pour commémorer les SDF qui ont vécu et qui sont décédés dans les rues de la capitale. L’initiative de cet office appartient à l’association « Nos amis dans la rue » (Drouzya na oulitse). Le premier office funèbre en mémoire d’un sans abri était consacré à Lilya, une jeune femme emportée par la faim, le froid et la maladie en 2006.

Les responsables de l’association disent souhaiter qu’un nombre toujours plus grand de bénévoles se réunissent et prient pour les âmes des SDF décédés. L’association regroupe des bénévoles d’âge et de niveaux sociaux différents: bez-doma@ya.ru, tel. 007 8 (499) 502-1027

Blagovest.info
Traduction "PO"
..............................................
Le premier centre d’hébergement temporaire pour les SDF mis en place par l’Eglise a ouvert à Moscou

Un office funèbre pour les sans-abris décédés pendant l' hiver sera célébré à Moscou

Pourquoi les SDF allemands ne meurent pas de froid

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Mars 2014 à 10:54 | 0 commentaire | Permalien

Le 12 avril 1924 un Concile de l’Eglise orthodoxe de Pologne a adopté le calendrier grégorien L’Assemblée des évêques présidée par Monseigneur Sabba, métropolite de Varsovie, a pris le 18 mars 2014 dernier la décision de revenir au calendrier julien. En effet 96% des paroisses célèbrent les fêtes conformément à « l’ancien style ». Le Concile a précisé que les paroisses qui souhaitent s’en tenir au « nouveau style » peuvent le faire. PravMir Traduction "PO"

La question du calendrier religieux suscite des débats en Estonie

Visite historique en Pologne du patriarche Cyrille de Moscou

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Mars 2014 à 10:45 | 10 commentaires | Permalien

Centre russe à Paris: projet poursuivi malgré les divergences sur l'Ukraine
Les divergences sur l'Ukraine et les sanctions décrétées contre Moscou n'empêcheront pas la construction d'un centre culturel et religieux russe à Paris, a déclaré le porte-parole de la diplomatie française Romain Nadal.

Selon le diplomate, il ne s'agit pas d'une simple église, mais d'un centre culturel et religieux. La crise ukrainienne sera sans incidence sur la mise en œuvre de ce projet, a affirmé vendredi M.Nadal lors d'un point de presse.

Il a souligné qu'il s'agissait d'un projet à long terme et que la France avait contracté des engagements relativement à ce site.

La Russie a reçu l'autorisation de construire le centre en question fin décembre 2013. Le centre sera situé sur un terrain acquis par l'intendance du Kremlin en mars 2010. Les travaux doivent débuter en avril 2014, après la démolition des bâtiments de Météo France qui occupent actuellement ce terrain. D'une superficie totale de près de 4.000 m², le centre accueillera une salle d'expositions, une église orthodoxe, des locaux administratifs et une école russo-française prévue pour 150 élèves. SUITE Ria Novosti

Photo prise le 29 mars 2014, démolition Météo France presque achevée
Centre russe à Paris: projet poursuivi malgré les divergences sur l'Ukraine

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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Mars 2014 à 21:45 | Permalien

V.G.
La Commission s'est réunie le 26 mars 2014 à la Laure de grottes de Kiev. Il a été particulièrement souligné que le dialogue implique de cesser toute hostilité et confrontation religieuse. Tous les conflits entre des communautés de l'EOU-MP et celles d'autres juridictions doivent être résolus de façon exclusivement pacifique. Il a également été noté l’impossibilité de dialoguer sous la pression de quelques forces politiques que ce soit.

Les membres de la Commission ont unanimement affirmé que l'objectif du dialogue doit être de surmonter les divisions de l'église en Ukraine, et ont souligné que ils prennent comme base de leur travail la position du Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe ukrainienne, exprimée dans son appel du 24 Février 2014 (1): «Le schisme devra être surmonté par un dialogue équilibré et compétent, qui doit être fondé sur le droit canon orthodoxe."
(1) cf.
Source

Rédigé par Vladimir Golovanow le 28 Mars 2014 à 15:09 | 0 commentaire | Permalien

222  Nouveaux-Martyrs de la Mission russe de Pekin
En 1900, la société initiatique d'arts martiaux des "Boxers", soutenue par l'impératrice douairière, connue pour sa xénophobie, engagea une persécution contre les Chrétiens, auxquels ils attribuaient la responsabilité de tous les malheurs qui frappaient la Chine. Le 10 juin, des proclamations furent affichées dans les rues de Pékin, appelant les païens à massacrer les Chrétiens et menaçant tous ceux qui oseraient les cacher.

La nuit suivante, les Boxers, passant avec des torches enflammées dans chaque quartier de la ville, arrêtèrent dans leurs maisons tous les Chrétiens Orthodoxes qu'ils trouvaient, les torturant pour leur faire renier le Christ. Beaucoup, terrorisés par les supplices, brûlèrent de l'encens devant les idoles pour sauver leur vie, tandis que d'autres confessèrent courageusement leur foi et subirent d'horribles tourments. Après avoir incendié leur maison, on les conduisait hors de la ville, dans les temples païens des Boxers, où ils étaient éventrés, décapités ou immolés au feu.

Paul Wan, un catéchiste orthodoxe, mourut la prière sur les lèvres. Ia Wen, institutrice à la Mission russe, fut torturée à deux reprises et confessa joyeusement le Christ. Jean, un garçon de huit ans, eut les bras coupés et la poitrine tailladée. Comme ses bourreaux lui demandaient s'il souffrait, il répondit en souriant : « Ce n'est pas difficile de souffrir pour le Christ ». Les Boxers le décapitèrent, et brûlèrent ses restes dans un feu de joie.

Le Père Métrophane Tsi-Chung, le premier Prêtre chinois, qui avait été ordonné par Saint Nicolas du Japon et avait servi infatigablement la Mission pendant quinze ans, fut massacré avec la plupart des soixante-dix Chrétiens, femmes et enfants, qui s'étaient réfugiés chez lui après l'incendie des bâtiments de la Mission russe. Lorsque les Boxers entrèrent, ils le trouvèrent assis dans la cour et le criblèrent de coups de poignards à la poitrine. Sa femme, Tatienne, fut décapitée, ainsi que son fils Isaïe, âgé de vingt-trois ans. Son autre fils de sept ans, Jean, eut les orteils, le nez et les oreilles coupés lors du Martyre de son père. Il ne ressentait cependant aucune douleur, et alors que ses tortionnaires l'appelaient "fils des démons", il répondait : « Je suis un croyant en Dieu, et non un disciple des démons ! » Marie, la fiancée d'Isaïe, âgée de dix-neuf ans, s'était rendue à la maison du Père Métrophane, souhaitant mourir avec la famille de son fiancé. Lorsque les Boxers entourèrent la maison, elle aida les autres à se sauver en franchissant le mur, puis elle fit face aux assaillants, les accusant d'assassiner des innocents sans procès. N'osant pas la tuer, ils la blessèrent aux bras et lui transpercèrent les pieds. Comme on la pressait de s'enfuir, elle répondit : « Je suis née près de l'église de la Très-Sainte Mère de Dieu, et c'est ici que je mourrai ! » Quand les Boxers revinrent, il la firent périr.

Parmi ces bienheureux Martyrs, se trouvaient aussi des descendants des habitants d'Albazin, en Russie, qui avaient apporté la lumière du Christ à Pékin en 1685. Clément Kui Kin, Matthieu Hai Tsuan, son frère Vit, Anne Chui, et nombre d'autres, ne craignant pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l'âme, allèrent courageusement à la rencontre des tortures et de la mort, en priant le Seigneur d'éclairer leurs persécuteurs et de pardonner leurs péchés. Des mille âmes qui composaient la Mission russe de Pékin, elle en perdit trois cents lors de ces sanglants événements, dont deux cent vingt-deux qui remportèrent la couronne inflétrissable du Martyre.

Leur vénération a été approuvée par l'Eglise Russe, qui décréta qu'une Liturgie des défunts devrait être célébrée le 10 juin, et le 11 une Liturgie solennelle en l'honneur des Martyrs.

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CHINE: "Je veux que mon pays soit chrétien"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Mars 2014 à 13:20 | 2 commentaires | Permalien

Le pape François va prier avec le patriarche orthodoxe Bartholomée au Saint-Sépulcre à Jérusalem en mai dans une geste oecuménique fort, a indiqué jeudi le Vatican, qui a souligné que la préparation du voyage se poursuit comme prévu malgré les difficultés causées par la grève au ministère des Affaires étrangères.

Comme cela apparaît avec la publication ce matin du programme du voyage du Saint-Père en Terre Sainte, la préparation du voyage se poursuit comme prévu, a tenu à clarifier dans un communiqué le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

Nous sommes conscients qu'il y a en Israël une situation de tension syndicale, mais nous espérons que les contacts formels pourront reprendre au plus vite avec les autorités compétentes pour la préparation adéquate du voyage, a ajouté le père jésuite.

Une grève de fonctionnaires au ministère des Affaires étrangères depuis plusieurs semaines complique les préparatifs de ce voyage complexe politiquement, pour lequel des conditions de sécurité maximales sont requises.

Le Vatican a publié jeudi le programme officiel du voyage, qui aura lieu du 24 au 26 mai entre la Jordanie, la Palestine et Israël.

Le pape arrivera en milieu de journée le samedi 24 mai à Amman. Après une visite de courtoisie aux souverains jordaniens et une rencontre avec les autorités politiques, François célèbrera une messe au stade et se rendra sur le site de Bethany, où, selon la tradition évangélique, Jésus a été baptisé dans les eaux du Jourdin par son cousin Jean-Baptiste.

Dans la foulée, le pape rencontrera des réfugiés syriens et de jeunes handicapés dans l'église latine de Bethany.

Le lendemain, le pape quittera tôt la Jordanie en hélicoptère pour Bethléem, lieu de la naissance de Jésus. Il rencontrera le président Mahmoud Abbas et les autorités politiques.

Sur la place de la Mangeoire, il célèbrera la seconde messe de son voyage. Après un déjeuner au convent franciscain, il se rendra à la Grotte de la Nativité. Puis il saluera des enfants des camps de réfugiés de Dheisheh, Aida et Beit Jibrin, avant de quitter la Palestine, au terme d'une visite de six heures.

Arrivé par hélicopère à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, il se transfèrera aussitôt à Jérusalem.

Il aura un entretien privé avec le patriarche de Constantinople, Bartholomée. Tous deux devraient alors signer une déclaration commune.

Le point culminant de la visite sera une prière oecuménique avec les chefs des différentes Eglises, en présence du patriarche dans la basilique du Saint-Sépulcre, 50 ans après la visite commune de Paul VI et du patriarche de Constantinople d'alors, Athénagoras, à Jérusalem en 1964.

Le jour suivant débutera par une visite au grand mufti sur l'Esplanade des mosquées, avant que le pape se rende au Mur occidental (Mur des Lamentations), lieu sacré pour les juifs.

François prononcera ensuite un discours au mémorial du Yad Vashem, qui commémore l'assassinat de six millions de juifs par les nazis. Ce moment émouvant sera suivi d'une visite de courtoisie aux deux grands rabbins d'Israël, au centre Heichal Shlomo.....SUITE

Rédigé par Vladimir Golovanow le 28 Mars 2014 à 12:30 | 1 commentaire | Permalien

"Et pourtant, il y a encore beaucoup dont je dois me repentir, il y a encore beaucoup que j'ai à apprendre de mon prochain, et ce n'est qu'ensemble, comme un seul corps, que nous serons Ton Église, et Ton Église dans son entièreté, non pas en séparation mais dans l'Esprit Saint, devenant le lieu où le Dieu Un dans la Trinité est un avec l'humanité qui a accepté de renoncer à la sagesse de ce monde, pour ne plus connaître que la sagesse de Dieu".

Une période charnière

Le texte de Mgr Antoine publié précédemment (cf. III) a été écrit à la même époque que le sermon proposé (2001). Il s'en rapproche beaucoup par le fond des arguments: «Voici ce que le Christ m'a révélé. Je veux le partager avec vous. Je n'ai jamais été capable de vivre selon cette révélation, vous, vous le pourrez. Prenez cela et devenez véritablement corps du Christ», avec d'ailleurs la même citation de Mgr Jean (Wendland). Mais alors que le discours prononcé par Mgr Antoine à l'Assemblée de son diocèse est un appel à la mobilisation pour aller de l'avant vers un nouvel œcuménisme orthodoxe, une nouvelle ouverture aux autres, celui-ci, probablement prononcé devant des hétérodoxes, est un cri d'angoisse devant ce qui semble être un échec, une incompréhension de la démarche orthodoxe.

2001 semble pourtant se situer dans une période d'avancées importantes pour la réception de l'œcuménisme orthodoxe cf. "Quelques étapes de l'œcuménisme orthodoxe - Partie-3"
- Les Orthodoxes ont été entendus au sein du COE sur le refus de « l’hospitalité eucharistique » et il a été décidé de ne pas inclure de célébration de l’Eucharistie dans le programme officiel des Assemblées Générale à partir de la VIII (Harare, 1998).
- Une "Commission spéciale sur la participation des Orthodoxes au Conseil œcuménique des Eglises" s'est réunie en 1999 et 2000 et a formulé un "rapport intérimaire" qui sera approuvé par le Comité central du COE en août 2002. Il prévoit la nécessité du consensus pour la prise de décision

Ainsi deux demandes concrètes des Orthodoxes ont été satisfaites par le COE, sur l'intercommunion et sur la règle du consensus pour les décisions; par contre tous les sujets de doctrine et de morale sont restés en suspens.

Par ailleurs, le concile épiscopal jubilaire de l'Eglise russe a adopté en 2000 [ "Principes de base des relations de l’Église orthodoxe russe à l’égard de l’hétérodoxie". Analysant les aspects théologiques et doctrinaux de la participation orthodoxe à des activités interchrétiennes, ce document «représente le point de vue orthodoxe, que partagent certainement les autres Églises orthodoxes » comme l'a dit Mgr Hilarion de Volokolamsk in "L’église orthodoxe et le mouvement œcuménique : les difficultés"

Bien que ces évènements ne soient pas explicitement cités par Mgr Antoine, ils trouvent bien évidement un écho dans la tonalité de cette homélie et, comme "l'estrangement, l'incompréhension, et parfois la haine " sont allés en s'aggravant jusqu'à nos jours, ce sermon reste aussi totalement d'actualité.

VG.

***
MGR ANTOINE DE SOUROGE: SERMON SUR LA SEMAINE DE PRIERE POUR L'UNITE
(vers 2001)
Source et Traduction. /Publié par Jean-Michel à 1/21/2014 12:30:00 AM /Intertitres: VG

Nous avons divisé le christianisme!

Je n'ai pas le courage de commencer ce que j'ai à vous dire maintenant par les paroles habituelles "au Nom du père, du Fils et du Saint Esprit," parce que c'est plus un cri d'agonie de ma propre âme que je voudrais vous partager, espérant que Dieu Qui partage avec nous toutes les souffrances du monde, toutes ses tragédies, le partage aussi.

Nous avons divisé le christianisme et nous n'avons pas toujours réalisé à quel point c'est tragique parce que nous vivons à différents niveaux. Il y a peu de moments où les doctrines problématiques, parfois complexes, jouent un rôle. Combien de fois la primauté du pape de Rome détermine les actions d'un croyant catholique-romain au cours de sa journée? Combien de fois l'enseignement de l'Église Orthodoxe sur la sainte Trinité fait la différence dans son comportement vis à vis d'autrui? Combien de fois tel ou tel passage des Écritures cité par Calvin et d'autres théologiens de la Réforme détermine nos actions? Nos vivons et agissons et sommes en relation les uns avec les autres à un niveau vraiment différent, et ce niveau est soit la reconnaissance mutuelle, l'acceptation, et au mieux l'amour mutuel, ou au contraire – l'estrangement, l'incompréhension, et parfois la haine.

Nous n'exprimons plus des sentiments de haine de nos jours comme c'était le cas il y a un siècle, mais je me souviens que lorsque j'étais garçonnet dans une école primaire à Vienne en Autriche, comment la première semaine, l'institutrice qui ne savait pas ce qu'était l'Orthodoxie, m'avait envoyé d'abord vers le rabbin parce que "orthodoxe" lui semblait être une expression de l'Ancien Testament. Il m'avait regardé, m'avait demandé pourquoi j'avais la tête découverte, et quand je lui ai répondu "Parce que ma maman m'a dit de ne jamais porter de chapeau dans une pièce parce qu'il y a un crucifix ou une icône", il me regarda et dit "un Chrétien dans ma classe? Hors d'ici!" J'ai été retrouvé par la maîtresse dans le corridor, qui me reconnaissant dès lors comme un Chrétien m'envoya au prêtre catholique-romain. Il me demanda ce que j'étais, et entendant que j'étais un Chrétien Orthodoxe, il dit "un hérétique dans ma classe? Dehors!" Et ce fut là que s'arrêta mon éducation religieuse.

Cela ne se produit plus à présent, mais l'estrangement demeure à un important niveau, et il subsiste dans nos rencontres en termes d'intellect, lorsque nous comparons les formules, lorsque nous comparons les affirmations théologiques. Je me souviens d'une extraordinaire discussion rapportée par un évêque Grec du 16ème siècle avec un théologien catholique-romain. Le théologien romain voulait une réponse à ses questions en utilisant les termes de la philosophie et théologie thomistes, et l'évêque Grec ne savait pas lui répondre en ces termes car ils lui étaient étrangers, et en apparence il avait été battu, et pourtant il avait raison car ce n'était pas une compétition entre 2 systèmes philosophiques, mais la proclamation d'une Foi vivante.

Partager notre unité dans le seul Dieu que nous adorons.

Nous sommes à présent dans la même position. La division a existé depuis les origines parmi les Chrétiens. Vous vous souviendrez de la dispute des disciples du Christ pour savoir lequel d'entre eux était le plus grand, et le Christ avait répondu "cet enfant!" Et que voyait-Il en cet enfant? La pureté de cœur, la pureté d'esprit, et la capacité à être totalement ouvert à l'amour et à la tendresse, une acceptation de l'autre. Les disciples l'apprirent exactement lorsque l'Esprit Saint descendit sur eux, et ils partirent prêcher l'Évangile mais sans attaquer qui ou quoi que ce soit, ne proclamant uniquement que Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique jusqu'à mourir afin que le monde puisse être sauvé. Telle est la vérité sur laquelle nous pouvons construire notre unité. Nous devons devenir comme l'enfant - pur de cœur, ouvert à Dieu, ouvert à notre prochain dans la simplicité et l'amour. Nous ne pouvons pas, nous n'avons en effet pas le droit de rejeter ou de nous détourner de l'enseignement de nos communautés respectives, mais nous devons nous demander qu'est-ce qui dans cet enseignement est de Dieu, de l'Esprit, et qu'est ce qui est une tentative d'exprimer les choses en termes de ce monde, des philosophies du temps qui se cachent parfois derrière ces expressions. Et nous devons aussi apprendre à nous aborder les uns les autres avec un regard neuf. Pendant des siècles, nous avons été en compétition, nous avons argumenté, nous avons essayé de nous convertir les uns les autres, pour prouver à l'autre qu'il avait tort et que nous seul avions raison.

Je me souviens du professeur Zander, un des grands théologiens œcuméniques de notre siècle, qui avait écrit un livre appelé "Action et vision" (1952), dans lequel il explique comment il voyait le rapprochement des croyants. Il disait "Pour commencer, deux personnes sont une. Ensuite, ils pensent, ils tentent de comprendre, ils tentent de formuler leur croyance, ils se présentent mutuellement leur formulations, et l'autre ne peut l'accepter, parce qu'il a fait la même chose, ayant parcouru le même cheminement, et étant parvenu à une autre manière d'exprimer la vérité. Et vient le moment où ils ne sont plus un, où ils s'éloignent l'un de l'autre, comme le professeur Zander l'exprime d'une manière très visuelle, ils ressentent encore la présence de l'autre mais ils sont infiniment éloignés l'un de l'autre parce qu'ils envisagent un autre absolu, et alors ils se quittent. Ils sont de plus en plus ancrés dans ce qui commençait à être la seule forme d'expression de la vérité qu'ils acceptent. Cela ne devient plus seulement l'expression selon leur capacité de pensée, cela devient LA VERITE, et l'autre devient l'étranger, l'hérétique, un ennemi de Dieu ou simplement un étranger qui est tombé du bateau. Et un jour lorsqu'ils sont loin l'un de l'autre, lorsque l'amertume s'est dissipée, lorsque l'état de séparation devient pénible parce qu'il y a toujours dans leur cœur un germe d'amour pour l'autre, ils se demandent "qu'est-ce qui lui est arrivé depuis que nous nous sommes séparés?" Et ils se retournent, et regardent, et au loin ils voient une silhouette, c'est comme un arbre, comme une statue, comme un objet inerte, mais ils savent, c'est leur ami, et ils commencent à se rapprocher, et plus ils se rapprochent, plus ils se reconnaissent, et ils se retrouvent face à face. Et à ce moment, ils se disent l'un à l'autre "pendant les siècles de séparation, qu'as-tu appris de Dieu, de toi-même, de moi?" Et ils commencent à partager, à partager leur état de séparation et au delà, partager ce qui est encore et toujours leur unité dans le seul Dieu Qu'ils adorent.

Ce n'est qu'ensemble, comme un seul corps, que nous serons Ton Église!

Voilà où nous en sommes à présent. Il y a eu un moment où, nous tous, dans les premiers siècles, nous étions un, puis la sagesse terrestre est venue et nous a divisés. Nous avons voulu exprimer notre foi dans les catégories de pensée des philosophies du temps, et ensuite nous nous sommes éloignés les uns des autres, toujours plus. Plus tard, nous avons commencé à nous rencontrer. Par moment, uniquement partiellement. Je me souviens d'il y a 40 ans, la première conférence du conseil mondial des églises (WCC), à laquelle l'Église Orthodoxe de Russie a participé. Nous avons demandé à l'évêque Jean (Wendland) d'exprimer pour nous quelques paroles de salutation, et je n'ai jamais oublié le fond de ce qu'il a exprimé. Il a remercié le conseil mondial des églises pour nous avoir accepté malgré le fait que nous étions si différents d'eux, et il a ajouté "Nous ne vous apportons pas un nouvel Évangile, dans la simplicité que les grands esprits ont oublié, nous vous apportons la simple vérité du Christ. Nous avons été incapables d'en vivre dignement, prenez de nous ce que nous apportons et portez ces fruits que nous avons démontré être incapables de porter."

N'est pas cela quelque chose que chaque dénomination peut dire à d'autre, avec une clause restrictive - de se tourner vers Dieu Lui-même et de Lui dire, "Et pourtant, il y a encore beaucoup dont je dois me repentir, il y a encore beaucoup que j'ai à apprendre de mon prochain, et ce n'est qu'ensemble, comme un seul corps, que nous serons Ton Église, et Ton Église dans son entièreté, non pas en séparation mais dans l'Esprit Saint, devenant le lieu où le Dieu Un dans la Trinité est un avec l'humanité qui a accepté de renoncer à la sagesse de ce monde, pour ne plus connaître que la sagesse de Dieu.

Voilà ce que je crois être le point où nous en sommes, voici ce que je dis de tout mon cœur bien que je n'ose pas le dire au Nom de Dieu mais comme résultat d'une longue vie avec beaucoup d'erreurs et la joie, l'incroyable joie d'être aimé de Dieu avec tout, tout le peuple, toute la Création.
Amen.


Rédigé par Vladimir Golovanow le 28 Mars 2014 à 12:11 | 29 commentaires | Permalien

Le Protopresbytre Serge Pravdolubov : Pour vénérer les nouveaux martyrs nous devons surmonter d’abord la peur diluée dans notre sang
Dans le cadre de la présentation du livre d’Olga Goussakova « Les gardiens de la foi » à la librairie « Biblio-Globous », le Protopresbytre Serge Pravdolubov a raconté ses souvenirs sur les nouveaux martyrs qu’il avait connu ainsi que sur la vie d’une famille orthodoxe pendant les persécutions religieuses.

La lignée du père Serge comprenait beaucoup de prêtres dont des confesseurs et des martyrs qui avaient subis la haine des autorités athées. Aucun d’entre eux n’éprouvait de la haine à l‘égard de ses persécuteurs.

« Notre famille comprenait qu’il fallait percevoir l’animosité des autres avec patience que ce soit de la part d’un autre enfant, d’un directeur d’école, des autorités ou des voisins. Avec mon frère nous ne réalisions pas ce que notre père avait enduré dans le camp des Solovki et nous ne le respections pas assez. Il disait : « Vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai vécu dans les camps. A l’époque, les survivants des camps étaient vénérés, on leur demandait des conseils y compris sur la vie spirituelle ».

Le père Serge n’en a pris conscience que lorsqu’il est devenu lecteur dans une église dans la région de Kaluga. Un jour en lisant le canon consacré à tous les saints russes il s’est pénétré d’un amour profond pour les nouveaux martyrs. Touché au cœur de son âme, à la fin il a improvisé un tropaire dans lequel il a rendu hommage à ses trois grands-pères et au frère de son père, tous ayant souffert pour Jésus Christ et fusillés. Cela s’est passé bien avant la canonisation des martyrs. « Pour moi il n’y avait pas de frontière entre le moment où ils n’étaient pas saints et le jour où ils ont été vénérés en tant que tels ».

Le père Serge a participé la préparation de la canonisation de 32 saints de Riazan (dont 11 sont ses proches). Il a rappelé que de simples paysans mourraient aussi souvent en martyrs. « Une femme que je connaissais a été arrêtée et fusillée pour une simple phrase : « Pourquoi arrêtez-vous le prêtre ? Il n’est coupable de rien ». Ensuite, lors de l’enquête elle aurait pu renoncer à ses paroles et aurait été ainsi sauvée mais elle n’a rien renié ».

C’est une joie de savoir que certains de tes ancêtres sont martyrs parce qu’ils prient pour toi et on peut espérer leur soutien quand on en aura besoin. Et si tu les aimes, eux-aussi, ils vont chercher à t’aider. Ainsi, lorsque Joseph le Chanteur de psaumes (+883) qui avait composé beaucoup de canons aux saints était à l’agonie tous les saints qu’il vénérait sont apparus pour aider son âme à partir dans l’au-delà.

Cependant, force est de constater aujourd’hui que les martyrs ne sont pas assez vénérés dans notre société. Même Saint Nicolas le Thaumaturge n’est pas vénéré comme avant. « En fait, les personnes ne savent plus qui est Saint Nicolas. Comment voulez-vous que les citoyens russes se mettent à vénérer les martyrs qui sont morts dans les camps ? Il est difficile de surmonter l’inertie de la mentalité soviétique. Pour cela il faut, d’une part, faire des efforts et étudier la foi de nos pères. D’autre part, il est important de vaincre la peur diluée dans notre sang ».

Aujourd’hui le père Serge prépare un livre de souvenirs de son père et espère le publier dans le futur immédiat.

A. Reoutsky
Traduction Elena Tastevin
Tserkovny Vestik

Le Protopresbytre Serge Pravdolubov : Pour vénérer les nouveaux martyrs nous devons surmonter d’abord la peur diluée dans notre sang

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Mars 2014 à 09:38 | 0 commentaire | Permalien

En Ukraine des inconnus diffusent parmi les clercs du patriarcat de Moscou des tracts contenant des menaces. Les auteurs de ces tracts s’engagent à tuer un « clerc du patriarcat de Moscou en réponse à chaque ukrainien tué en Crimée ».

Le père Nicolas Balachov, adjoint du président du DREE du patriarcat de Moscou, a mis ce jeudi en ligne sur les réseaux sociaux le texte de ces tracts.

Il y est dit : « Nous, patriotes de l’Ukraine, vous suggérons de vous placer dans l’obédience de l’église ukrainienne dirigée par le patriarche Philarète (Phila rète Denissenko, leader du patriarcat autoproclamé de Kiev) ou de quitter le sol de l’Ukraine afin d’éviter que des mesures extraordinaires ne vous soient appliquées. Nous vous prévenons que si vous ne voulez pas comprendre cet avertissement ce seront des kalachnikovs qui vous parleront. Nous ne voulons pas verser le sang. Nous vous donnons deux jours de réflexion ».

Une telle missive a été reçue mercredi dernier par l’un des doyens de la région de Kiev. D’autres prêtres de l’Eglise canonique reçoivent ces derniers temps de tels tracts. Un exemplaire en a été placardé sur le portail de l’église de la Trinité, région de Kiev.

Interfax religion Traduction "PO"
Des prêtres relevant en Ukraine du patriarcat de Moscou menacés de mort

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Mars 2014 à 13:21 | 4 commentaires | Permalien

Collège des Bernardins
25 mars 2014 a 20h - 21h45

On peut suivre le débat sur le lien suivant ICI

Intervenants:

Hiéromoine Alexandre Siniakov Recteur du Séminaire orthodoxe russe à Epinay-sous-Sénart, secrétaire du diocèse de Chersonèse aux relations avec les Églises, la presse et la société et membre de la Représentation de l'Église orthodoxe russe près les institutions européennes à Bruxelles

Antoine Arjakovsky Co-directeur du département Société, Liberté, Paix

Anne de Tinguy Historienne et politologue, enseignant-chercheur au CERI (Centre d’Etudes et de Recherches internationales), directeur de recherche à l’INALCO

Michel Grabar, Maître de conférences en littérature et civilisation russes à l'Université de Rennes 2.

Lien


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Mars 2014 à 10:12 | 38 commentaires | Permalien

Les uniates encouragent l’Occident à s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Ukraine
Le patriarcat de Moscou désapprouve l’action politique des gréco-catholiques ukrainiens.

Intervenant sur la chaîne « Rossya-24 » dans le cadre de l’émission « L’Eglise et le monde » le métropolite Hilarion, président du DREE du patriarcat de Moscou, a dit : « En la personne de son archevêque Sviatoslav Shevtchouk ainsi que de son ex métropolite Lioubomir Guzar, actuellement à la retraite, les uniates ont pris parti dès le début de ces dissensions qui, par la suite , se sont, hélas, transformées en un conflit sanguinaire.

Les uniates, non contents de militer pour l’euro intégration de l’Ukraine, se prononçaient pour une ingérence des pays occidentaux dans les affaires intérieures du pays.

L’archevêque Sviatoslav Chevtchouk n’a pas hésité à se rendre aux Etats-Unis en compagnie du prétendu « patriarche » Philarète Denissenko Ils ont fait ensemble les bureaux du Département d’Etat sollicitant les Etats–Unis de « s’occuper » de l’Ukraine.

Les uniates encouragent l’Occident à s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Ukraine
Entretemps l’Eglise orthodoxe d’Ukraine (patriarcat de Moscou) estime que toutes les opinions, toutes les prises de position, à l’exception de l’ultra nationalisme, ont leur place au sein de l’Eglise. L’Eglise orthodoxe canonique a de la place pour tous. Elle ne refuse à choisir son camp. L’Eglise est un lieu d’unité pour tous et, lorsque cela devient nécessaire, elle tient à s’interposer. Des moines, récemment, sont sortis dans la rue risquant leurs vies et leur santé afin d’empêcher l’effusion de sang.

L’uniatisme, projet opérationnel de l’Eglise catholique, a toujours été rejeté par les orthodoxes. Les uniates revêtent des habits orthodoxes, pratiquent des rites orthodoxes tout en étant catholiques. Cette manière de faire offre un champ de manœuvre aux uniates comme, d’ailleurs, au Vatican.
J’ai pu m’entretenir de ceci avec de hauts dignitaires catholiques. Je les ai questionnés sur les manifestations de solidarité des uniates avec les schismatiques « philarétiens » : ils prient et voyagent ensemble ? La réponse a été, ils sont autonomes, le Vatican ne les contrôle pas.

J’estime, a ajouté le métropolite Hilarion, que le dialogue entamé entre l’Eglise et les entités ecclésiales non canoniques a des chances d’aboutir ».

Interfax religion
Traduction "PO"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Mars 2014 à 20:19 | 5 commentaires | Permalien

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