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 <title>Parlons d'orthodoxie</title>
 <subtitle><![CDATA[Blog collectif orthodoxe et plateforme de discussion libre sur l'actualité chrétienne]]></subtitle>
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 <updated>2019-10-10T20:18:55+02:00</updated>
  <entry>
   <title>MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )</title>
   <updated>2019-10-10T11:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/MONSEIGNEUR-PIERRE-METROPOLITE-DE-KROUTITSK-1863-1936_a3344.html</id>
   <category term="Vie liturgique" />
   <photo:imgsrc>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/imagette/5949204-8866477.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-10T10:52:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/5949204-8866477.jpg?v=1381569588" alt="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" title="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les nouveaux martyrs de la terre russe</span>       <br />
       <b>       <br />
       Le métropolite de Kroutitsk fut l’un des successeurs du Patriarche Tikhon.</b>       <br />
              <br />
       Né en 1863, dans la province de Voronèje, Pierre Féodorovitch Poliansky terminait en 1892 ses études de théologie à la Faculté de Moscou où il demeura un certain temps comme aide de l’inspecteur, puis il fut nommé surveillant de l’institut théologique de Jiroviets, dans la province de Grodno, après quoi on l’invita à devenir secrétaire du Comité d’éducation religieuse auprès du Saint-Synode. Devenu membre laïc de ce comité, il exerça jusqu’à la révolution les fonctions d’inspecteur des établissements d’éducation religieuse.       <br />
              <br />
       Obligé de parcourir de long en large toute la Russie, il eut l’occasion de connaître beaucoup de monde et de se faire de nombreuses relations dans le haut clergé et dans l’enseignement supérieur. Très doué intellectuellement et d’un caractère sociable, il était hautement apprécié des larges cercles qu’il avait à fréquenter.       <br />
              <br />
       Sa fermeté de caractère et son tact exercèrent une grande influence sur l'éducation religieuse et l’enseignement en Russie.Pendant la révolution, Pierre Féodorovitch participa aux travaux du Concile national de l’Eglise Russe de 1917-1918, à Moscou. Le Patriarche Tikhon en fit l’un de ses plus proches collaborateurs. En 1920, Pierre Féodorovitch se fit moine. Il reçut l’habit des mains du Patriarche qui, rapidement, le consacra évêque pour en faire son vicaire. Plus tard, il l'éleva au rang de métropolite de Kroutitsk, dans le diocèse de Moscou.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/5949204-8866478.jpg?v=1381569397" alt="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" title="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" />
     </div>
     <div>
      <b>Avant de mourir en 1925, le Patriarche avait désigné dans son testament trois évêques appelés à lui succéder, par ordre de préséance et de possibilité, à la tête de l’Eglise Russe, en attendant le choix d’un nouveau Patriarche, ce qui aurait pu être long, vu l’état de choses d’alors. </b>        <br />
              <br />
       Le métropolite de Kroutitsk était l’un des trois. Deux des métropolites se trouvèrent dans l’impossibilité absolue d’assurer l’intérim à la tête de l’Eglise ; ce fut donc Monseigneur Pierre de Kroutitsk qui prit la lourde charge léguée par le Patriarche. Avec la mort de celui-ci s’éteignait l’espoir d’une reconnaissance officielle par les Soviets d’une direction patriarcale de l’Eglise qui, d’autre part, voyait redoubler contre elle l’offensive de l’Eglise Vivante, à laquelle le décès du Patriarche Tikhon donnait plus d’audace.       <br />
       L’appui du Pouvoir communiste se traduisait par toutes sortes de mesures administratives et punitives dirigées contre les évêques orthodoxes, pour les inciter à se joindre le plus rapidement possible à &quot;l’Eglise Vivante&quot;.       <br />
       Les évêques récalcitrants quant à cette union étaient arrêtés et déportés, tandis que l’on faisait miroiter d’agréables perspectives à ceux qui hésitaient encore.       <br />
              <br />
       Dispersés à travers l’immense Russie, isolés, mal informés, certains prélats ne savaient plus ce qui se passait vraiment. Les fausses nouvelles leur parvenaient, tandis que les vraies instructions de la Direction centrale de l’Eglise, arrêtées en chemin, ne leur arrivaient pas.       <br />
              <br />
       Dans un pays complètement désorganisé, en proie aux mensonges, à l’incertitude, aux arrestations, un climat d’incertitude et de doute s’établissait de nouveau dans l’Eglise, privée maintenant de chef suprême. Il lui fallait de toute urgence retrouver un guide intrépide et ferme.       <br />
              <br />
       C’est à ce moment critique que le métropolite Pierre publia sa «Lettre à l’Eglise Russe», dans laquelle il définissait avec netteté la position de l’Eglise Orthodoxe en face des événements, et qui se résumait ainsi : attachement inébranlable de l’Eglise à la vérité et rejet absolu de toute compromission, aussi bien avec <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_vivante">&quot;l’Eglise Vivante&quot;</a> qu’avec le Pouvoir soviétique.       <br />
       La lettre de Monseigneur Pierre rétablit la fermeté de l’Eglise et fît complètement échouer la tactique si soigneusement mise au point, par &quot;l’Eglise Vivante&quot; et le pouvoir civil, pour l’asservir. Cette lettre eut, par contre, un effet décisif et fatal sur le sort du métropolite.       <br />
              <br />
       Les autorités venaient de réaliser qu’avec lui, l’Eglise possédait maintenant un chef incorruptible pour succéder au défunt Patriarche. On prépara donc un plan pour lui ôter le gouvernement de l’Eglise.       <br />
              <br />
       Les journaux se mirent à publier des articles remplis d’insinuations calomnieuses contre le métropolite, l’accusant, entre autres, d’activités anti-révolutionnaires ; ensuite, au pseudo-concile de &quot;l’Eglise Vivante&quot;, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Vvedenski_%28leader_religieux%29">le fameux Vvédensky</a>, en toute connaissance de cause, donna lecture d’un faux document, fabriqué par la Guépéou et «dévoilant» les soi-disant rapports qu’aurait eu le métropolite avec les émigrés.       <br />
              <br />
       Parallèlement à cette campagne de diffamation, Toutchkov, au nom du gouvernement, commençait des pourparlers avec lui, concernant la «légalisation» de l’Eglise et sa reconnaissance officielle par le Pouvoir soviétique.       <br />
       En échange de cette légalisation qui devait adoucir la position de l’Eglise jusque-là privée de tout droit, le gouvernement exigeait : la publication d’une déclaration définissant cette nouvelle position, le renvoi des évêques ne plaisant pas au Pouvoir soviétique et leur mise à la retraite, la condamnation des évêques russes partis à l’étranger et enfin, un contact suivi et actif de l’Eglise avec le gouvernement, en la personne de Toutchkov. Les évêques, nommés à la tête des diocèses avec l’assentiment soviétique, seraient inviolables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/5949204-8866490.jpg?v=1381569431" alt="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" title="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" />
     </div>
     <div>
      <b>En offrant cet arrangement à Monseigneur Pierre au moment où il était menacé d’arrestation, on pensait bien le faire céder. C’était mal le connaître.</b>       <br />
              <br />
       Le métropolite refusa résolument tout ce qu’on lui proposait et tout spécialement de signer la déclaration proposée<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_des_commissaires_du_peuple_%28URSS%29"> par Toutchkov, le commissaire aux affaires religieuses</a>.Au cours de l’été 1925, Toutchkov revint à l’assaut. Il essaya d’obtenir la démission de monseigneur de Kroutitsk en faveur du métropolite Agafanguel, 1 un des trois successeurs du Patriarche, qui n’avait pu assumer ses fonctions jusque-là. Une fois remplacé, le métropolite se retirerait à Iaroslav.        <br />
              <br />
       Monseigneur répondit à Toutchkov qu’il remettrait, avec joie, ses fonctions au métropolite Agafanguel, mais il refusa de partir pour Iaroslav en disant qu’il était toujours métropolite de Kroutitsk et que le pouvoir civil n’avait pas à se mêler des affaires intérieures de l’Eglise. La fermeté de cette réponse fit abandonner à Toutchkov son projet qu’il ne put réaliser qu’en 1927, sous le métropolite Serge.       <br />
       Ce ne fut pas bien longtemps que le métropolite Pierre de Kroutitsk put diriger l'Eglise.       <br />
              <br />
       <b>Le 10 Décembre 1925</b>, la police vint, de nuit, perquisitionner chez lui et le mit aux arrêts à domicile. Deux jours plus tard, on l’enfermait dans la section politique de la prison Loubianka, à Moscou. Tout un groupe d’évêques moscovites, soupçonnés de partager ses vues, subit le même sort.       <br />
              <br />
       En prévision de son arrestation éventuelle, Monseigneur Pierre avait rédigé un testament dans lequel il indiquait les noms de ses successeurs à la tête de l’Eglise. Le métropolite resta emprisonné à la Loubianka jusqu’en Mai 1926. Il fut alors emmené secrètement de Moscou et enfermé dans la forteresse de Souzdal où il resta au secret jusqu’à la fin de l’automne.       <br />
       Pendant ce temps, Toutchkov continuait inlassablement ses intrigues pour jeter le trouble dans l’Eglise et la faire tomber dans l’anarchie. On essayait de dresser les évêques les uns contre les autres au moyen de fausses nouvelles. Tout était bon pour cela : arrêt du courrier, calomnies, menaces, sévices, offres alléchantes, prison, exil...       <br />
              <br />
       La répression était devenue si grande que presque tous les diocèses se trouvaient privés d’évêques. Finalement, c’est le métropolite Serge (Stragorodsky) de Nijni-Novgorod (plus tard de Moscou) qui remplaça pour un temps le prisonnier.       <br />
       Il fut vite arrêté lui aussi et jeté en prison, ainsi que deux autres remplaçants choisis par Monseigneur Pierre. L’archevêque Séraphim d’Ouglitch prit leur succession. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/5949204-8866506.jpg?v=1381569464" alt="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" title="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" />
     </div>
     <div>
      <b>Entre-temps, Monseigneur Pierre avait été ramené à la prison de la Loubianka à Moscou.       <br />
       </b>       <br />
       Toutchkov recommença à le harceler pour le faire renoncer à son poste. Monseigneur refusa catégoriquement de céder et il pria un prêtre catholique, qui avait partagé sa cellule, de faire savoir à tout le monde que, quelles que soient les irconstances, jamais il ne quitterait son poste et qu’il resterait fidèle jusqu’à la mort à l’Eglise Orthodoxe.       <br />
       Vers la fin de Décembre, le métropolite de Kroutitsk fut conduit, par étapes successives à Perm, Iékatérinbourg et Tioumène, jusqu’à Tobolsk en Sibérie orientale où il arriva en 1927.En Mars de l’année suivante, on lui assigna, comme lieu de résidence forcée, le village d’Abalak, sur les bords de l’Irtych, à cinquante verstes de Tobolsk.       <br />
              <br />
       Pendant ce douloureux voyage, de prison en prison, du métropolite Pierre,<a class="link" href="http://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%A2%D1%83%D1%87%D0%BA%D0%BE%D0%B2,_%D0%95%D0%B2%D0%B3%D0%B5%D0%BD%D0%B8%D0%B9_%D0%90%D0%BB%D0%B5%D0%BA%D1%81%D0%B0%D0%BD%D0%B4%D1%80%D0%BE%D0%B2%D0%B8%D1%87"> le commissaire Toutchkov</a> continua ses manœuvres auprès des remplaçants successifs de Monseigneur, pour arriver à la fameuse «légalisation» de l’Eglise Orthodoxe, dont presque tous les dirigeants se trouvaient maintenant incarcérés ou relégués.       <br />
              <br />
       Les brebis sans bergers et traquées par les loups, erraient de nouveau sans savoir où aller.       <br />
              <br />
       A ce moment-là, en 1927, le métropolite Serge (Stragorodsky) fut brusquement libéré. Agissant comme chef de l’Eglise, puisqu’il était l’un des successeurs choisis pour ce poste, il signa personnellement, en Mars, l’accord tant attendu par le gouvernement soviétique, accord donnant une existence légale à l’Eglise qui, par contre, perdait sa pleine indépendance. En acceptant légalement d’appartenir à l’Etat marxiste, l’Eglise venait de tomber dans ses filets. On s’en aperçut très vite.       <br />
       Après la déclaration que fit le métropolite Serge (Stragorodsky) aux croyants à propos de cet arrangement, une crise terrible fondit sur l’Eglise ; une importante partie du clergé et des fidèles exprima son désaccord et refusa cette décision inacceptable et prise à son insu.       <br />
              <br />
       Pour rester libre et servir Dieu dans la vérité et la liberté, jusqu’à la mort s’il le fallait, toute une partie de l’Eglise choisit la clandestinité ; elle y organisa l’Eglise, dite «des Catacombes», avec ses prêtres itinérants, ses offices religieux célébrés en secret ici ou là, dans les lieux les plus divers. Bref, elle organisa une résistance religieuse cachée mais effective pour conserver vivante et pure la foi chrétienne.       <br />
              <br />
       L’accord conclu avec les Soviets provoqua un redoublement général de persécutions religieuses ; beaucoup d’évêques, de prêtres et de simples croyants payèrent de leur vie leur fidélité à toute épreuve au Christ.       <br />
              <br />
       En son temps, le métropolite de Kroutitsk, prisonnier, avait averti le métropolite Serge qu’il était opposé à toute discussion avec les Bolcheviks et aux concessions demandées. Il lui avait même écrit : «Si vous n’avez pas la force de défendre l’Eglise, retirez-vous et cédez votre place à quelqu’un de plus ferme», ce qui avait déplu aux Soviets.Plus tard, on lui proposa sa liberté s’il sanctionnait les décisions prises, mais il refusa.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/5949204-8866519.jpg?v=1381569496" alt="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" title="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" />
     </div>
     <div>
      <b>Le métropolite Pierre n’était pas resté au village d’Abalak. On l’avait conduit jusqu’à Khé, lieu sans importance situé près de l’embouchure de l’Obi, dans les régions glacées de la toundra, sous le cercle polaire.</b>       <br />
              <br />
       Privé de toute communication avec le monde extérieur, sans aide, gravement malade, il se trouvait condamné à une mort lente.Un témoin a pu nous donner quelques détails à son sujet, les voici :«Au mois d’Aout 1927, le métropolite Pierre arrivait à Khé par radeau remorqué sur l’Obi.Monseigneur réussit à louer, pour dix roubles par mois, une maisonnette de deux pièces à une vieille femme samoyède à laquelle il payait aussi dix roubles par mois pour la nourriture et le blanchissage.       <br />
       Au début, il se sentait mieux et disait qu’il se reposait après ses deux mois de prison à Tobolsk et ses dix jours passés à Obdorsk, à la Guépéou ; maintenant, il respirait un air pur.Monseigneur se promenait dans les environs de Khé, parcourant la toundra caractérisée par ses petits buissons et ses bouleaux nains, mais cela ne dura pas.       <br />
              <br />
       Le jour commémorant la décapitation de Saint Jean-Baptiste, après l’office religieux, il ressentit sa première et sévère attaque d’angine de poitrine. Dès lors, il ne quitta plus le lit.Deux aides-médecins, amenés de loin, en barque, par un indigène, jugèrent son état très sérieux et conseillèrent de demander son transfert dans un endroit pourvu d’hôpital.        <br />
              <br />
       Monseigneur écrivit à la Guépéou à ce sujet mais ne reçut aucune réponse. Il n’avait du reste, jamais rien reçu depuis sa déportation, ni colis, ni argent, alors qu’il savait que plusieurs paquets à son nom étaient arrivés à Tobolsk.       <br />
              <br />
       Monseigneur Pierre, toujours malade, demeura dans ces déplorables conditions jusqu’en Septembre 1928. Le climat humide et froid de Khé est très mauvais pour la santé ; le bateau n’y accoste qu’une fois par an ! Toutes les demandes de transfert dans un climat meilleur restèrent sans réponse.       <br />
              <br />
       Enfin, comme le mois de Septembre finissait, on vint chercher Monseigneur Pierre pour le ramener à la prison de Tobolsk. Là, il eut une entrevue avec Toutchkov qui lui proposa de renoncer à son titre de chef intérimaire de l’Eglise et de Gardien du trône Patriarcal, en échange duquel il serait libéré. Monseigneur refusa net et fut immédiatement ramené à Khé, où sa déportation qui allait se terminer fut rallongée de trois ans. En 1930, son temps d’exil prit fin. On espérait le revoir libre ; ce fut en vain.       <br />
              <br />
       En 1936, les croyants de Moscou attendaient de nouveau son retour, après dix ans d’exil, car il devait être enfin libéré. On ne le revit plus jamais.Il est à peu près certain que le métropolite de Kroutitsk mourut à la fin de l’année 1936 car, le 27 Décembre, le Patriarcat de Moscou donnait au Métropolite Serge (Stragorodsky)  l’ancien titre, qu’avait porté Monseigneur Pierre, de «Gardien du trône Patriarcal».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/5949204-8866547.jpg?v=1381569527" alt="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" title="MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )" />
     </div>
     <div>
      Il fut ramené de son lointain exil plus près du centre de la Russie et logea dans la cellule d’un monastère désaffecté où il put jouir d’un minimum de liberté, mais sans pouvoir entretenir de relations directes ou écrites avec le monde extérieur.       <br />
              <br />
       C’est là que mourut en 1936, après dix ans de captivité, l’homme fort, l’évêque irréprochable, le témoin toujours fidèle de Jésus-Christ que fut le métropolite Pierre de Kroutitsk, successeur intérimaire du Patriarche et tête de l’Eglise Orthodoxe Russe.       <br />
              <br />
       En 1997 le Concile des évêques de l’Eglise orthodoxe russe le déclare Saint Néomartyr.         <br />
              <br />
       <b>Croix érigée à la mémoire du métropolite Pierre en 2003, ville de Magnitogorsk, église de l’Ascension. </b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">« Les nouveaux martyrs de la terre russe », éditions Résiac, archiprêtre Michel Polsky </span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/search/nouveaux+martyrs/">211 Résultats pour votre recherche</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/MONSEIGNEUR-PIERRE-METROPOLITE-DE-KROUTITSK-1863-1936_a3344.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Mgr Sabba à propos de la réunion historique entre l'Archevêché et l'Eglise orthodoxe russe</title>
   <updated>2019-10-10T09:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Mgr-Sabba-a-propos-de-la-reunion-historique-entre-l-Archeveche-et-l-Eglise-orthodoxe-russe_a5855.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2019-10-10T10:04:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/PihD_pj1GFk" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Interview de l’évêque Savva de Zelenograd à la chaîne de télévision Spas, 1er octobre 2019</span>       <br />
              <br />
       <b>Q: En quoi est-ce important ? Pourquoi dit-on de cet événement /la réunion de l’Archevêché à l’Église orthodoxe russe/ qu’il est historique ?</b>       <br />
              <br />
       R. : Il faut revenir un peu sur l’histoire.       <br />
              <br />
       L’archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale a existé sous différents noms – à un certain moment c’était un exarchat – mais peu importe. Il fut créé en 1921 par décision du saint Patriarche Tikhon de Moscou, du Saint Synode, du Conseil Supérieur de l’Église, en conjointe réunion de ces deux organes suprêmes de notre Église. Avant la révolution, il n’existait à l’étranger que peu d’églises orthodoxes russes, essentiellement près les ambassades, et en bord de mer où les russes partaient se reposer ; mais bien sûr, après la révolution et le début de la guerre civile, un très grand nombre de russes se retrouvèrent en France et dans d’autres pays, dont beaucoup de membres du clergé ; des communautés orthodoxes se créèrent, des églises, petites d’abord, furent fondées ; il devenait indispensable de trouver une forme plus régulière d’administration. (Avant la révolution les paroisses étaient gérées par le métropolite de Saint-Pétersbourg.)       <br />
       En 1921 une entité ecclésiale fut créée, dirigée par l’archevêque puis métropolite Euloge (Gueorguievski). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mais le cours de l’histoire fit que bientôt Mgr Euloge ainsi que la plus grande partie de son clergé et de ses paroisses passèrent au Patriarcat de Constantinople. Vous le savez, à la même époque l’Église russe hors frontières se séparait de l’Église orthodoxe russe, certaines paroisses restèrent fidèles au Patriarcat de Moscou. La troisième partie – les paroisses qui aujourd’hui forment l’Archevêché – passèrent au Patriarcat de Constantinople. Pratiquement depuis tout ce temps, l’Archevêché a vécu au sein du Patriarcat de Constantinople.       <br />
              <br />
       Si l’Église russe hors-frontières a restauré son unité ecclésiale avec l’Église orthodoxe russe en 2007, il a fallu pour cela un peu plus de temps à l’Archevêché. Cela était dû en particulier au fait que l’Église russe hors-frontières n’était en communion eucharistique avec aucune Église locale, c’est pourquoi ils ont agi plus vite.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne l’Archevêché, ce qui s’est passé, c’est qu’à la fin de l’année dernière le Synode de Constantinople a décidé de dissoudre celui-ci. Je ne m’étendrai pas sur les raisons, il faut sans doute poser aux membres du Synode de Constantinople la question de savoir pourquoi ils ont pris cette décision. La décision était prise, mais les membres de l’Archevêché ont compris qu’ils ne voulaient pas de cette dissolution, qu’ils voulaient continuer d’exister selon leurs propres traditions presque centenaires. Mgr Jean, qui est à la tête de l’Archevêché, s’est adressé à Sa Sainteté pour demander s’il était possible de continuer d’exister au sein de l’Église orthodoxe russe, désormais de la seule Église orthodoxe russe. Sa Sainteté a réagi très positivement, a écrit une lettre très profonde, dans laquelle il donnait tout son soutien à Mgr Jean dans cette aspiration ; depuis, durant les mois qui se sont écoulés, des négociations ont été engagées pour savoir comment les choses allaient se faire, il faut bien mettre au clair certains aspects. Si vous vous souvenez, avant la réunion avec l’Église russe hors-frontières, les négociations ont été nettement plus longues, trois ans je crois, pour la période la plus intense.       <br />
              <br />
       Voilà donc le long cheminement historique qui a ramené aujourd’hui l’Archevêché au sein de l’Église orthodoxe russe.       <br />
              <br />
       <b>Q. : Pour poursuivre sur ce long cheminement, je cite Sa Sainteté le Patriarche : « Notre désir le plus profond était de réunir toute l’émigration russe, de réunir l’Église russe au-delà des frontières russes. » Nous sommes donc les témoins de la conclusion de ce périple ?</b>       <br />
              <br />
       R. : En effet. Mais il y a deux éléments très importants.       <br />
       Tout d’abord, bien sûr, ces divisions dans l’Église, ces divisions dans les territoires hors de nos frontières, étaient la conséquence directe de la révolution et de la guerre civile. Nous assistons donc à la cicatrisation de blessures sur le corps de l’Église, à tout le moins des blessures de la division, portées par la révolution et par la guerre civile.       <br />
       Mais il y a un autre aspect important : on ne peut pas vraiment dire que l’Archevêché est russe. Il est précisément de tradition russe. Parce qu’aujourd’hui, l’archevêché compte dans ses rangs un grand nombre de clercs, de fidèles autochtones, français, belges, hollandais. L’archevêque Jean lui-même est français – un français de Bordeaux, comme on le dit en plaisantant . Beaucoup de gens, habitants de souche de ces pays, se sont convertis à l’orthodoxie grâce à l’héritage et aux efforts des émigrés russes ; vous connaissez beaucoup de noms de grands théologiens russes, de prêtres, issus de l’émigration… Grâce à leur œuvre missionnaire et éducative à l’étranger, essentiellement en France, puis en partie aux États-Unis, un grand nombre de personnes sont venues à l’orthodoxie, à la foi orthodoxe, qui n’ont aucun lien direct avec la Russie. C’est bien pour cela que l’Archevêché se nomme « des paroisses de tradition russe », et non « des paroisses russes ».       <br />
              <br />
       <b>Q. : Je ne peux pas ne pas poser la question : pour vous ces événements ont une dimension personnelle. Vous avez grandi à Paris, vous avez un lien direct avec l’Archevêché. À un certain moment, corrigez-moi si je me trompe, vous avez eu à faire un choix, et vous l’avez fait. Que sont pour vous personnellement les événements qui se déroulent sous nos yeux ?</b>       <br />
              <br />
       R. : Oui, j’ai grandi dans les églises de l’Archevêché : d’abord dans l’une des premières églises, si ce n’est la première église construite par des émigrés russes après la révolution, dans une banlieue de Paris qui s’appelle Clamart, l’église des saints Constantin et Hélène. J’y ai célébré il n’y a pas longtemps. Cela fait déjà un certain temps qu’elle fait partie du Patriarcat de Moscou, elle y est entré il y a déjà quelques années. Puis j’ai été lecteur, acolyte, hypodiacre à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, sous feu l’archevêque Serge (Konovalov). Cependant, j’ai toujours eu le désir de revenir en Russie et de servir en Russie. Grâce à Dieu, ce souhait s’est réalisé, et j’espère qu’il continuera d’en être de même.       <br />
              <br />
       Mais il y a là-bas un grand nombre de membres de ma famille, ma mère y vit avec mon père, mon frère y vit. Bien sûr cette séparation, elle traversait très souvent les familles, elle continue en fait de les traverser. Mais voilà, petit à petit certaines choses guérissent.       <br />
              <br />
       Pour moi, comme il s’agit de mes parents proches, c’est important en soi ; mais bien sûr j’ai chaud au cœur aussi de voir ces églises, de voir la cathédrale, où de façon significative j’ai passé une partie importante de ma jeunesse en église, à nouveau au sein de l’Église orthodoxe russe.       <br />
              <br />
       <b>Q. : Que vous ont dit vos proches, vos amis, les fidèles, après qu’ils ont pris appris cet événement historique ?       <br />
       R. : Ils étaient très heureux. Ils m’ont remercié, moi entre autres, parce que j’ai pris une certaine part dans ce processus.       <br />
       Mais surtout ils ressentent une profonde gratitude envers Mgr Jean, ce « Français de Bordeaux » qui a emmené son troupeau sur le chemin, qui n’a pas eu peur, qui a rassemblé ses forces, même si des voix s’élevaient contre lui disant qu’il n’agissait pas comme il se doit, mais il n’a pas eu peur, il a rassemblé ses forces, il a pris ce chemin, et il l’a suivi jusqu’au bout.       <br />
       Et ils sont reconnaissants à Sa Sainteté, d’avoir répondu aux aspirations de Mgr Jean, et d’avoir accueilli l’Archevêché.       <br />
       Mais il y a des disparités, corrigez-moi encore : la langue liturgique, le calendrier (ancien et nouveau style). Qu’en adviendra-t-il ?</b>       <br />
              <br />
       R. : Vous savez, cela ne va pas changer grand-chose. Pour eux en fait, cela ne va rien changer du tout.       <br />
       Mais même parmi les paroisses du Patriarcat de Moscou, en France par exemple, il y en a qui célèbrent en français, à l’étranger nous avons des paroisses qui célèbrent en ce qu’on appelle le nouveau style. J’ai dit qu’un grand nombre d’habitants de souche sont devenus orthodoxes, et ils sont effectivement nombreux dans l’Archevêché, mais il y en a aussi dans les paroisses du Patriarcat de Moscou. Ce qui veut dire que pour nous il n’y a là rien d’inédit.       <br />
       L’Archevêché a ses spécificités, par exemple dans son administration épiscopale ou paroissiale, et elles seront conservées.       <br />
       Mais vous savez, notre Église est très diverse, nous sommes faits de beaucoup d’éléments différents. Il y a l’Église russe hors-frontières, depuis maintenant plus de 10 ans, qui a ses traditions, qui lui sont propres aussi. Nous vivons, n’est-ce pas, nous y arrivons.       <br />
              <br />
       <b>Q. : Quelle sera la procédure pour la réunification ?</b>       <br />
              <br />
       R. : Durant le prochain Synode, que Sa Sainteté a proposé de réunir le 8 octobre, jour de la fête de saint Serge de Radonège, la décision sera prise, décision qui en fait se prépare depuis longtemps, qui en grande partie a été le sujet des discussions tous ces derniers mois, décision qui accordera à l’Archevêché une structure au sein de l’Église orthodoxe russe ; sa structure et ses règles d’administration, disons-le, correspondront à celles que l’Archevêché avait toutes ces années. Simplement nous le formalisons par un acte de notre Saint Synode.       <br />
              <br />
       <b>Q. : Je cite Sa Sainteté le Patriarche : « Un événement s’est produit, qui peut devenir historique. Je dis « qui peut devenir », car il reste encore beaucoup à faire, afin que cette action porte ses fruits. » Outre ce que vous avez déjà dit sur les événements récents, que reste-t-il encore à faire au sens large ?       <br />
       </b>       <br />
       R. : Tout d’abord, Sa Sainteté a prononcé ces mots au moment où Mgr Jean s’est adressé à lui il y a deux semaines, demandant à être réuni, avec tous les clercs et les paroisses qui le souhaiteront.       <br />
       Il y a quelques jours a eu lieu une assemblée pastorale, durant laquelle les clercs ont se sont exprimé dans le même sens, confirmant le souhait de la majorité. Ainsi…       <br />
              <br />
       <b>Q. : Beaucoup de choses ont déjà eu lieu …</b>       <br />
              <br />
       R. : Oui, beaucoup de choses.       <br />
       Maintenant, les années de séparation ont tout de même leur importance. Je peux prendre l’exemple de ce qui s’est passé avec l’Église russe hors-frontières, Après 2007, nous avons communiqué de plus en plus, nous avons organisé des rencontres communes. C’est surtout parmi les jeunes que les relations se sont développées, au sein de l’Église russe hors frontières, des paroisses dépendant directement du Patriarcat de Moscou et des paroisses des autres diocèses du Patriarcat de Moscou à l’étranger. Nous nous sommes parlé, nous avons échangé nos expériences, notre expérience pastorale.       <br />
              <br />
       En premier lieu, il est question d’unité canonique, d’unité de gouvernement en quelque sorte, et tout d’abord d’unité eucharistique. En fait, ces dernières années nous n’avons quasiment jamais été en rupture de communion avec l’Archevêché, sauf les deux dernières années, puisque l’archevêché faisait partie du Patriarcat de Constantinople et était donc en rupture de communion avec nous. Mais avant cela, depuis les années 90, nous communiions ensemble, nous nous rendions visite. C’est la différence avec l’Église russe hors frontières jusqu’en 2007.       <br />
              <br />
       Cependant, après la restauration de notre unité canonique, sans doute célèbrerons-nous ensemble, peut-être Mgr Jean viendra-t-il à Moscou, nous aurons un beau et joyeux office de célébration ; après cela, la vie reprendra simplement son cours, les gens se verront, se parleront ; il n’y a rien de formel, c’est la vie tout simplement.       <br />
              <br />
       <b>Q. : Vous avez déjà dit que ces événements ont pour vous une dimension personnelle. Qu’avez-vous ressenti, quand vous avez compris que la réunion avait eu lieu ?</b>       <br />
              <br />
       R. : Vous savez, pour moi, dans ma vie, je ne dirai pas que cela n’a pas d’importance, mais ma vie, elle est en Russie. Je vis ici, c’est ici que je sers Dieu, l’Église et les gens. La majeure partie de ma vie est ici.       <br />
       J’ai ressenti de la joie, tout d’abord pour ma famille.       <br />
       Ensuite, ayant étudié l’histoire, et particulièrement l’histoire de l’Archevêché durant mes études au séminaire, j’ai éprouvé le sentiment d’une satisfaction historique.       <br />
       Enfin, j’ai la satisfaction d’un travail bien fait, parce que j’ai pris part à ce processus, au dialogue, et bien sûr de l’heureuse conclusion de ce dialogue …       <br />
              <br />
       <b>Q. : De ce long chemin…</b>       <br />
              <br />
       R. : De ce long chemin, si on le considère d’un point de vue de son histoire depuis 1921. Mais pour ceux qui ont mené ce dialogue, cela concerne les 8 derniers mois.         <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">Traduction ELISABETH TOUTOUNOV</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Mgr-Sabba-a-propos-de-la-reunion-historique-entre-l-Archeveche-et-l-Eglise-orthodoxe-russe_a5855.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Décision du Saint-Synode du Patriarcat de Moscou au sujet de la réception de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale</title>
   <updated>2019-10-09T17:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Decision-du-Saint-Synode-du-Patriarcat-de-Moscou-au-sujet-de-la-reception-de-l-Archeveche-des-paroisses-de-tradition_a5865.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2019-10-09T17:21:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le 7 octobre 2019, le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou, siégeant à la Laure de la Trinité-Saint-Serge, a pris la décision suivante au sujet de la réception de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale <a class="link" href="http://www.patriarchia.ru/db/text/5508653.html">/protocole N°123/</a> :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://orthodoxie.com/decision-du-saint-synode-du-patriarcat-de-moscou-au-sujet-de-la-reception-de-larcheveche-des-paroisses-de-tradition-russe-en-europe-occidentale/">ЖУРНАЛЫ заседания Священного Синода от 7 октября 2019 года</a>       <br />
              <br />
       <b>« Considérant que </b>: Le Saint-Synode, le 14 septembre 2019, en réponse à l’appel de l’archevêque Jean (Renneteau) a décidé ‘de recevoir S.E. l’archevêque Jean (Renneteau) avec le titre de « Doubna » dans la juridiction du Patriarcat de Moscou, ainsi que tous les clercs se trouvant sous sa direction qui le souhaitent, et aussi les paroisses qui expriment une telle volonté’, et de ‘confier à l’archevêque de Doubna Jean la direction des paroisses mentionnées’ (protocole n°122). Le Saint-Synode avait également décrété : ‘Après réception de l’appel de l’assemblée des représentants de ces paroisses, procéder à une discussion complémentaire sur la forme et l’organisation canoniques de ces paroisses en se basant sur les particularités historiques de l’administration diocésaine et paroissiale, ainsi que sur les traditions liturgiques et pastorales établies par le métropolite Euloge, tenant compte des conditions dans lesquelles existait l’entité ecclésiale présidée par celui-ci en Europe occidentale’.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le 28 septembre 2019, l’assemblée du clergé des paroisses d’Europe occidentales de tradition russe sous la présidence de l’archevêque de Doubna Jean s’est adressée à S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille par la demande y relative, dans laquelle, il est dit notamment ce qui suit : ‘Les paroisses [de l’Archevêché]… ont examiné le 7 septembre 2019 en assemblée générale extraordinaire la question de l’appartenance juridictionnelle de l’Archevêché, et ont pris connaissance des propositions que vous avez approuvées concernant les conditions dans lesquelles peut être réalisé le rattachement de l’Archevêché au Patriarcat de Moscou – propositions transmises dans la lettre de S.E. le métropolite de Chersonèse et d’Europe occidentale Antoine, votre exarque en Europe occidentale […]       <br />
              <br />
        Lors de l’assemblée générale extraordinaire du 7 septembre 2019, les délégués des membres de l’Archevêché ont majoritairement approuvé l’acte de rattachement canonique de l’Archevêché au Patriarcat de Moscou tel qu’il était présenté dans le document reprenant les conditions rappelées ci-avant. J’ai donc pris la décision pastorale de vous écrire dès le 14 septembre 2019 pour vous demander de m’accueillir, ainsi que les communautés de l’Archevêché, dans la communion et l’unité canonique du Patriarcat de Moscou afin d’assurer la continuité de la vie ecclésiale, liturgique et sacramentelle de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale dont j’ai la charge en Europe occidentale.       <br />
              <br />
       Le clergé de l’Archevêché, réuni en conciliarité en assemblée pastorale le 28 septembre 2019, a réaffirmé à une large majorité notre décision de demander le rattachement canonique avec le Patriarcat de Moscou dans les conditions élaborées par la commission mixte et agréées par Votre Sainteté. Aussi, j’ai l’honneur et la joie de m’adresser à Votre Sainteté et de vous présenter notre demande officielle de rattachement de notre Archevêché au Patriarcat de Moscou aux conditions précitées. Nous prions, Votre Sainteté de présenter cette demande au Saint Synode de l’Église orthodoxe russe et de nous informer de sa décision et de sa prise d’effet’.       <br />
              <br />
       <b>Il a été décidé</b> :       <br />
              <br />
       1)	De constater avec satisfaction le soutien exprimé par une large majorité de clercs et de fidèles des paroisses d’Europe occidentale de tradition russe à S.E. l’archevêque de Doubna Jean relativement à sa décision de rétablir l’unité de l’Archevêché des paroisses d’Europe occidentale de tradition russe avec le Patriarcat de Moscou.       <br />
              <br />
       2) De souligner que cette décision répond aux attentes du métropolite Euloge (Gueorguievsky) et de ses assistants qui furent à la source de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale, eux-mêmes successeurs de l’entité ecclésiale formée en Europe occidentale en 1921 par la décision conjointe du Saint-Synode et de la Haute autorité ecclésiale sous la présidence du saint hiérarque Tikhon, patriarche de Moscou et de toute la Russie.       <br />
              <br />
       3)	Rendre grâce au Seigneur pour Sa providence ineffable, pouvant tourner en bien le mal accompli par les hommes. Exilés de leur patrie, subissant des difficultés et des privations, les pasteurs et théologiens russes, ainsi que leurs successeurs, sont devenus des témoins de la foi orthodoxe en Europe occidentale. Grâce à leurs labeurs, de nombreux autochtones se sont unis à l’Église orthodoxe. Maintenant, les clercs et les laïcs de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale – tant les descendants des émigrés russes que les autochtones – reçoivent la possibilité de poursuivre la voie particulière commencée par l’Archevêché dans l’unité avec l’Église orthodoxe russe.       <br />
              <br />
       4) Déterminer que l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale, accomplissant son ministère salvifique dans l’ensemble historique de ses paroisses, monastères et institutions ecclésiastiques, constitue désormais une partie intégrante du Patriarcat de Moscou.       <br />
              <br />
       5) Confirmer la réception dans la juridiction du Patriarcat de Moscou dans le cadre de l’Archevêché des clercs et paroisses exprimant un tel souhait ».       <br />
              <br />
       6. Il est décidé que l’Archevêché fonctionnera au sein du Patriarcat de Moscou selon les dispositions suivantes :       <br />
       6.1 L’Archevêché conserve ses spécificités pastorales et liturgiques — spécificités qui sont partie intégrante de ses traditions.       <br />
              <br />
       6.2 L’Archevêché conserve les spécificités de son fonctionnement diocésain et paroissial, y compris celles qui ont été instaurées par le métropolite Euloge eu égard aux particularités de l’existence en Europe occidentale de l’entité ecclésiale dont il était à la tête et en tenant compte de certaines décisions du Concile de Moscou de 1917-1918.       <br />
              <br />
       6.3 L’Archevêché est administré selon les statuts de l’Archevêché en vigueur, et compte tenu de la législation des pays dans lesquels fonctionne l’Archevêché.       <br />
       6.4 L’Archevêché est en droit de modifier ses statuts selon l’ordre établi dans ces mêmes statuts après agrément préalable de ces modifications auprès du patriarche de Moscou et de toute la Russie et avec confirmation subséquente de ces modifications par le Saint-Synode.       <br />
       6.5 L’Archevêché reçoit le saint-chrême du patriarche de Moscou et de toute la Russie. 6.6 L’Archevêché est dirigé par un hiérarque diocésain ayant titre d’archevêque.       <br />
       6.7 Le hiérarque dirigeant de l’Archevêché exerce la plénitude des droits prévus par les canons à l’égard des monastères, paroisses et membres du clergé appartenant à sa juridiction. Entre autres c’est à le hiérarque dirigeant de l’Archevêché qu’appartient le droit exclusif :       <br />
       1.	de créer de nouveaux monastères et nouvelles paroisses au sein de l’Archevêché ;       <br />
       2.	de donner des congés canoniques aux membres du clergé de l’Archevêché ;       <br />
       3.	d’accepter des clercs à l’Archevêché (en tenant compte des règlements établis au Patriarcat de Moscou en ce qui concerne le transfert des clercs des diocèses établis dans les frontières du territoire canonique du Patriarcat de Moscou vers les diocèses établis en-dehors de ces frontières) ;       <br />
       4.	d’ordonner des clercs pour l’Archevêché ;       <br />
       5.	de nommer et autoriser à une diaconie ecclésiastique tout clerc ou laïc soumis à sa juridiction ;       <br />
       6.	d’exécuter les décisions du tribunal ecclésiastique de l’Archevêché       <br />
       6.8 L’élection de le hiérarque dirigeant et des évêques vicaires de l’Archevêché est soumise aux dispositions suivantes :       <br />
       1.	pour l’élection de le hiérarque dirigeant le Conseil de l’Archevêché établit une liste préalable de candidats après avoir recueilli les propositions envoyées par les monastères et les paroisses ; pour l’élection des évêques vicaires une telle liste est établie par le hiérarque diocésain de l’Archevêché, après consultation du Comité épiscopal et le Conseil de l’Archevêché ;       <br />
       2.	la liste préalable de candidats est soumise au patriarche de Moscou et de toute la Russie qui est en droit d’y apporter des modifications ; c. le Conseil de l’Archevêché peut soit envoyer la liste de candidats reçue du patriarche de Moscou et de toute la Russie aux monastères et paroisses de l’Archevêché, soit soumettre une autre liste au patriarche de Moscou et de toute la Russie ;       <br />
       3.	après réception de la liste des candidats, les monastères et paroisses procèdent à l’élection de leurs délégués selon l’ordre prévu par les statuts de l’Archevêché ;       <br />
       4.	l’assemblée générale de l’Archevêché composée de tous les membres du clergé et des délégués laïcs procède à l’élection de l’évêque selon l’ordre prévu par les statuts de l’Archevêché ;       <br />
       5.	l’élection de l’évêque est confirmée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe.       <br />
       6.9 Le nom du hiérarque dirigeant de l’Archevêché est commémoré lors des célébrations dans toutes les églises de l’Archevêché après le nom du patriarche de Moscou et de toute la Russie. Les noms des évêques vicaires sont commémorés lors des célébrations dans les églises de l’Archevêché selon une liste définie par ordonnance du hiérarque dirigeant de l’Archevêché après le nom du Patriarche de Moscou et de toute la Russie et du hiérarque dirigeant de l’Archevêché.       <br />
              <br />
       6.10 Les évêques de l’Archevêché sont membres du Concile local et du Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe. Les représentants des clercs et des laïcs de l’Archevêché sont membres du Concile local de l’Église orthodoxe russe, étant délégués à cette fonction par élection selon l’ordre établi.       <br />
              <br />
       6.11 Le hiérarque dirigeant de l’Archevêché participe selon l’ordre établi aux sessions du Saint-Synode.       <br />
              <br />
       6.12 Les décisions du Concile local et du Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe s’imposent à l’Archevêché. Les décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe Russe s’appliquent au sein de l’Archevêché en tenant compte des spécificités de son fonctionnement et en accord avec le patriarche de Moscou et de toute la Russie.       <br />
              <br />
       6.13 L’examen des appels contre les décisions du tribunal ecclésiastique de l’Archevêché relève du Haut tribunal ecclésiastique du Patriarcat de Moscou. L’examen des fautes des évêques de l’Archevêché relève du Haut tribunal ecclésiastique du Patriarcat de Moscou et du Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe.       <br />
              <br />
       6.14 L’Archevêché conserve son autonomie financière et gère ses biens meubles et immeubles dans le cadre du fonctionnement de la personne morale qui correspond à l’Archevêché et en accord avec la législation en vigueur dans les pays où fonctionne l’Archevêché.       <br />
              <br />
       6.15 Les relations de l’Archevêché avec les pouvoirs civils sont définies par le principe de la séparation de l’Église et de l’État en tenant compte de la législation en vigueur dans chaque pays. En accord avec ce qui a été souligné par le Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe de 2011 n’est pas admise la participation des membres du clergé aux campagnes électorales et aux luttes politiques. Lorsqu’ils s’expriment à propos des questions pastorales et sociétales les membres du clergé de l’Archevêché ont liberté de conscience. Comme il a été souligné par le Concile local de l’Église orthodoxe russe de 2008 le principe de liberté de conscience « est en accord avec la volonté divine lorsqu’il défend l’individu de l’outrage à son monde intérieur et de l’imposition par la force de quelconques convictions ».       <br />
              <br />
       7 Cette décision synodale prend effet dès sa publication.       <br />
              <br />
       8 Lors du prochain Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe il conviendra d’amender les statuts du Patriarcat de Moscou afin d’y prévoir l’existence au sein du Patriarcat de Moscou de l’Archevêché avec un statut particulier, défini par la présente décision synodale.       <br />
              <br />
       9 L’Archevêché devra amender ses statuts selon l’ordre établi par ces mêmes statuts afin de les mettre en conformité avec toutes les dispositions de la présente.       <br />
              <br />
       10 Eu égard à la demande de l’archevêque Jean il est admis que pourra être engagée une procédure d’élection de nouveaux évêques vicaires de l’Archevêché avant même la modification de ses statuts prévue par l’article précédent. Cette procédure sera engagée en accord avec les dispositions établies plus haut.       <br />
              <br />
       11 Les hiérarques, clercs et laïcs de tous les diocèses du Patriarcat de Moscou en Europe occidentale y compris les diocèses de l’exarchat patriarcal en Europe occidentale, les diocèses de l’Église russe hors-frontières et l’Archevêché sont appelés à une coopération fructueuse pour surmonter tout problème qui ferait obstacle à la collaboration et au témoignage communs.       <br />
              <br />
       12 Le perfectionnement canonique de la présence en Europe occidentale du Patriarcat de Moscou, représenté aujourd’hui par plusieurs structures ecclésiastiques, nécessite une discussion approfondie avec la participation de toutes les parties intéressées.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Decision-du-Saint-Synode-du-Patriarcat-de-Moscou-au-sujet-de-la-reception-de-l-Archeveche-des-paroisses-de-tradition_a5865.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990</title>
   <updated>2019-10-10T09:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/LA-NEF-L-Eglise-russe-depuis-1990_a4467.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/imagette/8323637-13036636.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-09T16:20:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/8323637-13036636.jpg?v=1443520801" alt=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" title=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Le cahier juillet-août de l'excellente revue</span> <a class="link" href="http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/LA-NEF-de-juillet-aout-2015-L-ORTHODOXIE-RUSSE_a4366.html">&quot;La Nef&quot; </a> <span style="font-style:italic"> vient d'être mis en ligne. Au sommaire , un dossier consacré à l'orthodoxie russe. Avec l'aimable autorisation de la rédaction de &quot;La Nef&quot; nous vous proposons l'article de</span> <b> Nikita Krivochéine</b>       <br />
              <br />
       ***       <br />
       <b>Le 19 août 1991, fête de la Transfiguration, le pouvoir soviétique s’effondre et ouvre une nouvelle ère pour la Russie et l’Église orthodoxe. Histoire et enjeux de ces vingt-cinq ans.</b>       <br />
              <br />
       L’Église orthodoxe russe, comme le monde entier, avait été prise de court par la perestroïka puis, très rapidement, la chute du mur de Berlin et l’effondrement du régime athée. La propagande totalitaire avait fait que, malgré la misère et l’incurie du régime, les « gens simples » ainsi que la grande majorité des intellectuels étaient convaincus de vivre dans un Empire de mille ans figé et immuable.       <br />
              <br />
       Puis en 1989, c’est la première édition de l’Archipel du Goulag en Union Soviétique. Plus question de « socialisme à visage humain » ou d’une quelconque redite du « printemps de Prague ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/8323637-13036637.jpg?v=1443520675" alt=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" title=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" />
     </div>
     <div>
      Le vide moral et idéologique était omniprésent. Pour la nomenclature, le peuple, l’Église, il fallait redémarrer à zéro, à partir d’un champ de ruines spirituelles. Impossible et inacceptable de rebrousser chemin. Pas le moindre GPS pour indiquer la route. L’Allemagne défaite a réussi, précisément grâce à sa capitulation, grâce à Nuremberg et la dénazification, à se « normaliser » en l’espace de 10-15 ans, et ce à la suite d’un régime totalitaire qui ne l’a gouverné que pendant 12 ans.       <br />
              <br />
       En Russie (75 ans de communisme), le procès entamé en Cour constitutionnelle pour mettre en place une décommunisation faisant jurisprudence se termine en queue de poisson et n’aboutit qu’à un simple changement de sigle du PC. Mais la liberté est de retour.       <br />
              <br />
       <b>1990 est pour l’Église russe l’année du tournant.</b>  Le patriarche Pimène décède. Gorbatchev en personne décide de laisser le Concile des évêques choisir librement son successeur. Le candidat soutenu par le Comité d’État pour les affaires de l’Église orthodoxe russe, pas encore dissous, est le métropolite Philarète Denissenko, dont les liens avec le KGB et la vie dissolue sont connus de tous. Le Concile élit le métropolite Alexis (Riddiger), né et formé en Estonie libre, dans une famille émigrée traditionnelle. Défait, Philarète s’empresse d’aller à Kiev où il fonde une entité schismatique dite « patriarcat de Kiev » qui se fonde sur un nationalisme obscur et ne bénéficie d’aucune reconnaissance canonique de la part des autres Églises autocéphales.       <br />
              <br />
       <b>L’orthodoxie russe peut revivre, libre de ses entraves et débarrassée de la peur.</b>       <br />
              <br />
       La hiérarchie a été marquée – heureusement pas toute, loin de là – par des décennies de collaboration avec le pouvoir, sinon directement avec « les organes » : rançon de la survie même de l’institution qui, en la personne du patriarche Serge, avait choisi de reconnaître ex cathedra la « légitimité » des Soviets par sa célèbre déclaration de 1927. Cette reconnaissance ne freine en rien l’ardeur déicide du régime qui obtient dans son action répressive des résultats quasi stakhanovistes. Pour une population de 170 millions d’habitants (recensement 1939), l’ex-URSS ne comptait que quatre évêques en fonction… La terreur fait rage dès 1918, parmi les premiers à être passés par les armes sont les métropolites Benjamin et Pierre récemment proclamés saints. Le nombre de clercs, moines et fidèles fusillés et déportés au cours des décennies soviétiques est terrifiant.       <br />
              <br />
       Les voies de la divine Providence sont impénétrables et souvent perçues comme paradoxales, mais il faut énoncer la vérité historique, au risque de choquer : l’orthodoxie russe a été sauvée par Hitler… Les occupants allemands laissent les églises s’ouvrir, les paroisses reconstituées sont pleines. Cela se sait. L’Armée rouge est en débandade, Staline se rend compte que les Russes ne sont pas partants pour défendre « l’avenir radieux ». Le prêt-bail est devenu vital, or les Alliés se cabrent sur le retour de la liberté de conscience en URSS.        <br />
              <br />
       <b>Fin 1943, Staline, séminariste défroqué,</b> farouche sans Dieu, fait libérer trois métropolites, leur attribue des voitures, autorise l’ouverture de paroisses et de séminaires, l’élection d’un patriarche, la publication d’une revue. À partir de la fin de la guerre et jusqu’en 1991, commencent pour l’Église des décennies de difficile coexistence avec le pouvoir. Lorsqu’il se rend compte, en 1948, de l’impossibilité de réunir un grand concile panorthodoxe, Staline revient à sa posture d’avant-guerre sans, toutefois, lancer contre les croyants une offensive telle que par le passé. L’Église lui est utile dans « le combat pour la paix ».       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/8323637-13036669.jpg?v=1443520719" alt=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" title=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" />
     </div>
     <div>
      <b>Nouvelle persécution  Khrouchtchev </b> qui lui succède en 1954 croit ferme à la prochaine mise en place d’un Éden pour les travailleurs devant être parachevé en 1980, Éden envisageable seulement si la population est débarrassée des préjugés religieux. L’offensive qu’il déclenche contre la foi n’implique cependant pas de condamnations à mort.       <br />
              <br />
       Khrouchtchev fait fermer les séminaires, les monastères, les paroisses, fait détruire de nombreuses églises, en transforme d’autres en Maisons de la culture ou en entrepôts… Les prêtres sont privés « d’enregistrement » auprès du Comité pour les affaires de l’Église. Ils sont alors interdits d’officier. Dans tous les établissements d’enseignement supérieur, les étudiants doivent subir en troisième année un examen « d’athéisme scientifique ».       <br />
              <br />
        Ceux qui refusent de s’y soumettre ou échouent sont exclus et se retrouvent souvent dans l’armée. Pour Pâques des voyous s’emploient à perturber les offices. Des auxiliaires de la milice filtrent les entrées, interdisant l’accès aux offices à tous les jeunes. Un impôt confiscatoire est prélevé sur les paroisses : il est destiné à financer le « Fonds de la paix ». Le courage est très grand de ceux, jeunes ou moins jeunes, qui ne cachent pas qu’ils ont la foi, vont ouvertement à l’église, baptisent leurs enfants, font circuler autour d’eux des Bibles, voire du samizdat religieux. Le nom du Père Alexandre Men, assassiné en 1990 sans que le crime soit élucidé, celui du Père Georges Kotchetkov, fondateur d’un mouvement associatif semi-clandestin, sont déjà largement connus. L’actuel jeune évêque de Chersonèse, Mgr Nestor – son diocèse comprend la France, l’Espagne, la Suisse et le Portugal – a grandi dans une famille d’intellectuels qui s’appliquait, dans le secret, à diffuser des textes de catéchèse.       <br />
              <br />
       <b>Les laïcs complètement désarçonnés par le vide total </b> que laissait derrière elle la déconfiture manifeste de l’idéologie marxiste, les chrétiens de toutes confessions, le clergé et la hiérarchie durent faire face aux choix que leur imposait la liberté littéralement tombée du Ciel. Les souffrances endurées par les croyants, leur martyre pendant près de 80 ans – martyre, si l’on prend en compte les proportionnalités de l’histoire, d’une envergure bien supérieure aux persécutions de la Rome antique – ont produit un miracle : celui de la renaissance « spontanée » de la foi, de la soif de Dieu, de l’épanouissement d’une Église si longtemps muselée et ligotée, celui de la formation plus que rapide d’une intelligentsia orthodoxe de haut niveau, intelligentsia que pourraient envier à la Russie nombre de pays en proie à une sécularisation galopante…       <br />
              <br />
       Une grande pierre est solennellement transportée des îles Solovki, dans le Grand Nord, emplacement du premier camp de concentration soviétique, et installée face au siège de l’ex-KGB. Une Commission de canonisation est mise en place par le Synode, cela fait près de quinze ans qu’elle est à l’œuvre, et il lui reste encore beaucoup de dossiers à traiter.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/8323637-13036700.jpg?v=1443520834" alt=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" title=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" />
     </div>
     <div>
      L’État, conscient des crimes commis contre la foi par ses prédécesseurs, s’applique à aider l’Église renaissante autant qu’il le peut. Les monastères sont nombreux. Les concours d’admission dans les séminaires et les Académies fort difficiles, tellement les candidats s’y pressent. Le Synode élabore et adopte la « Doctrine sociale de l’Église orthodoxe russe ». Elle stipule que les croyants se doivent de refuser d’obéir aux ordres, d’où qu’ils émanent, s’ils vont contre leur foi !       <br />
              <br />
       <b>En 2007, l’Église Orthodoxe Russe Hors Frontières</b>, nombreuse et parfaitement organisée, regroupant à l’étranger plusieurs « vagues » d’émigrés, reconnaît que les causes de la séparation avec l’Église mère ont disparu. Le patriarche Alexis II et le métropolite Laure signent un Acte d’union qui laisse à cette Église une large autonomie.       <br />
       L’archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale (connu comme « l’archevêché de la rue Daru »), auquel le défunt patriarche Alexis II adresse le 1er avril 2003 un message dans lequel il suggère la mise en place commune d’une métropole en Europe occidentale, décline brutalement cette offre et se positionne pour les dix ans qui suivent dans une hostilité marquée à l’égard de l’Église russe. Avec l’élection récente de l’évêque Job, les relations entre les deux entités se sont améliorées.       <br />
              <br />
       L’internet russe offre un vaste choix de sites allant de la théologie au plus haut niveau jusqu’à des sites de catéchisation destinés aux prosélytes. Le mouvement associatif orthodoxe est en plein épanouissement : groupes caritatifs, d’études et de débats, d’action sociale et missionnaire (dont la Fraternité Saint-Philarète dirigée par le Père Kotchetkov).       <br />
              <br />
       À Moscou, un projet de construction de deux cents églises « de proximité » dans les quartiers a été mis en œuvre. La reconstruction, en plein centre de la capitale, de la cathédrale du Christ Sauveur qui avait été dynamitée en 1931, est le signe le plus visible et le plus symbolique du renouveau de la foi.       <br />
              <br />
       <b>Hors du pays,</b> les diocèses du patriarcat de Moscou ainsi que les Églises autonomes qui lui sont rattachées connaissent un renouveau marqué qui s’explique en grande partie par les flux migratoires (main-d’œuvre et jeunes diplômés) en provenance des pays ex-soviétiques. De nombreuses paroisses (les offices y sont célébrés en slavon d’église comme dans les langues vernaculaires) se sont ouvertes dans les pays du diocèse, souvent dans des églises catholiques « prêtées » par le clergé local. Tout récemment a été solennellement posée la première pierre du centre religieux et culturel russe quai Branly à Paris. Située non loin du pont Alexandre III, la nouvelle Cathédrale consacrera la présence multiséculaire de la diaspora russe en France. Depuis le 1er septembre 2009, un séminaire orthodoxe existe à Epinay-sous-Senart. Y sont formés, en particulier à la « Catho » de la rue d’Assas ainsi qu’à la Sorbonne, les futurs prêtres qui desserviront les paroisses en Europe ou qui reviendront au pays porteurs de diplômes européens.       <br />
              <br />
       <b>Ombres au tableau</b> : de nombreux clercs et croyants n’ont pas fait table rase du passé communiste. Face au désarroi et aux désordres provoqués par la lente désoviétisation, à la corruption rampante, ils se laissent aller à manifester une nostalgie de « la grandeur et de l’ordre » qui régnaient sous Staline. Cette nostalgie, il se trouve des prêtres pour l’exprimer publiquement et sans vergogne. Ils ne sont que rarement repris par leur hiérarchie.       <br />
              <br />
       Le jeune métropolite Hilarion, président du département des relations extérieures du Synode, théologien de grand talent, est heureusement là pour les rappeler à la décence. Mgr Hilarion a récemment rappelé : « Il est indispensable, pour avoir une perception plus lucide des choses, de visiter le “polygone de Boutovo” dans la proche banlieue de Moscou. Il y a là-bas un musée, des photos qui montrent parfaitement ce qui s’y était passé. Chaque nuit, de 200 à 400 victimes de la terreur soviétique ont été assassinées à Boutovo.       <br />
              <br />
       Dont nombre d'adolescents de 14 ou 15 ans ! C’est par la grâce divine qu’un centre mémorial a pu être fondé ici. Il n’y a pas et il ne saurait y avoir la moindre justification à ces crimes monstrueux. »       <br />
              <br />
       Pour conclure ce trop bref exposé : comment ne pas rendre grâce au Seigneur d’avoir délivré une grande nation qui s’était laissée piéger par l’idéologie communiste déicide, d’avoir rendu à ce pays liberté et espoir !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/8323637-13036744.jpg?v=1443520793" alt=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" title=""LA NEF": L'Eglise russe depuis 1990" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Nikita Krivochéine est né en 1934 à Paris. Ses parents, émigrés russes, regagnent l'URSS en 1948. Son père est déporté de 1949 à 1954, lui de 1957 à 1961, dans les camps de rééducation par le travail. Il réussit à revenir en France en 1971. Interprète de conférence (ONU, Conseil de l'Europe...) et auteur de Les tribulations d'un Russe blanc en ex-URSS, Nijny-Novgorod, 2014. Modérateur, avec Xenia Krivochéine, du site</span> <a class="link" href="http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/">« Parlons d'orthodoxie »</a>        <br />
              <br />
         Lien <a class="link" href="http://www.lanef.net/t_article/l-eglise-russe-depuis-1990-nikita-krivocheine-26120.asp"> La Nef n°272 de juillet-août 2015</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/LA-NEF-L-Eglise-russe-depuis-1990_a4467.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pastis, le chien de la paroisse de la cathédrale d'Amiens, ne mange pas avant la fin du bénédicité</title>
   <updated>2019-10-09T15:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Pastis-le-chien-de-la-paroisse-de-la-cathedrale-d-Amiens-ne-mange-pas-avant-la-fin-du-benedicite_a5864.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/imagette/38121779-33431809.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-09T15:17:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/38121779-33431809.jpg?v=1570628395" alt="Pastis, le chien de la paroisse de la cathédrale d'Amiens, ne mange pas avant la fin du bénédicité" title="Pastis, le chien de la paroisse de la cathédrale d'Amiens, ne mange pas avant la fin du bénédicité" />
     </div>
     <div>
      Impossible de ne pas fondre devant Pastis ! Le retriever de la Nouvelle-Écosse adopté par Don Cédric connaît déjà bien ses cours de catéchisme.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.facebook.com/notredameamiens/videos/937417616650864/">Dans une vidéo</a>  postée sur la page Facebook de la paroisse de la cathédrale d'Amiens, on voit le chien âgé de 6 mois attendre sagement la fin du bénédicité avant de manger sa gamelle. &quot;Il sait que quand j'ai dit Amen, il peut manger&quot;, confie Don Cédric.       <br />
              <br />
       Le chien, très docile, n'a mis qu'une semaine à apprendre ce comportement. Postée il y a un mois, la vidéo a dépassé les 12 000 vues. &quot;On a rarement fait autant sur notre page Facebook !!&quot;, s'étonne le prêtre de la paroisse.       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Pastis en référence au film Camping </b>       <br />
              <br />
       Le retriever de la Nouvelle-Écosse, provenant d'un élevage belge, vit à la paroisse de la cathédrale depuis désormais 4 mois. &quot;Je voulais un chien pour la vie commune. Et puis comme je m'occupe aussi des enfants, je me suis dit que ce serait bien pour eux&quot;, explique Don Cédric.       <br />
              <br />
       Pour son nom, les prêtres voulaient quelque chose d'original. &quot;Il est né l'année des P, et nous, comme on est amateurs de bons whiskys, on était partis sur ça mais on n'a rien trouvé, on s'est donc accordés sur Pastis, en référence au film Camping&quot;, révèle-t-il.        <br />
              <br />
       Nul doute que Pastis continuera d'enchanter les paroissiens et les internautes. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis en train de lui apprendre la position de la prière</span>, annonce Don Cédric. <span style="font-style:italic">Et il sait checker aussi, ça fait beaucoup rire les enfants </span>!&quot;       <br />
              <br />
       Par Eline Erzilbengoa       <br />
       <a class="link" href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/video-pastis-chien-paroisse-cathedrale-amiens-ne-mange-pas-fin-du-benedicite-1733479.html?fbclid=IwAR1oGK_g6JD84a30RUiDPKATgv7STZR-5VR-rAUSUkmd-NigvvyK34ka3oc">Lien</a>       <br />
              <br />
       <b>Lire aussi</b> <a class="link" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/VIE-decouverte-dans-le-GRAND-PATERIKON-d-EGYPTE_a5688.html">«VIE» découverte dans le GRAND PATERIKON d'ÉGYPTE</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Pastis-le-chien-de-la-paroisse-de-la-cathedrale-d-Amiens-ne-mange-pas-avant-la-fin-du-benedicite_a5864.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Mgr Hilarion: "L'Eglise russe espère  le ravalement complet des bâtiments de l'institut Saint Serge à Paris"</title>
   <updated>2019-10-08T20:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Mgr-Hilarion-L-Eglise-russe-espere-le-ravalement-complet-des-batiments-de-l-institut-Saint-Serge-a-Paris_a5863.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/imagette/38086856-33412738.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-08T17:25:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/38086856-33412738.jpg?v=1570549645" alt="Mgr Hilarion: "L'Eglise russe espère  le ravalement complet des bâtiments de l'institut Saint Serge à Paris"" title="Mgr Hilarion: "L'Eglise russe espère  le ravalement complet des bâtiments de l'institut Saint Serge à Paris"" />
     </div>
     <div>
      Dans le cadre de l'émission télévisée &quot;Tzerkovj i mir&quot; (L'Eglise et le monde) le métropolite Hilarion a parlé de l'avenir de l'Institut de théologie Saint Serge à Paris:        <br />
              <br />
        &quot;A la lumière de l'union de l’archevêché d'Europe occidentale avec le patriarcat de Moscou nous pouvons espérer un ravalement complet des édifices de l'Institut Saint Serge à Paris si celui-ci venait à rejoindre l'EOR.  Voilà vingt ans que cette institution est en crise, ses immeubles sont dans un état catastrophique. L'Institut est la propriété de l’Archevêché Daru.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/38086856-33412739.jpg?v=1570549668" alt="Mgr Hilarion: "L'Eglise russe espère  le ravalement complet des bâtiments de l'institut Saint Serge à Paris"" title="Mgr Hilarion: "L'Eglise russe espère  le ravalement complet des bâtiments de l'institut Saint Serge à Paris"" />
     </div>
     <div>
      Des théologiens célèbres ont œuvré à l'Institut, comme les archiprêtres Serge Boulgakov, Georges Florovsky, le philosophe Nicolas Berdiaev ainsi que l'historien de l'Eglise Antoine Kartachev dont deux volumes viennent d'être réédités en Russie. Pendant de nombreuses décennies l'Institut a publié des ouvrages présentant un immense intérêt scientifique.       <br />
              <br />
           Si l'Institut rejoignait l'Eglise russe dans le cadre de l'archevêché nous pourrions espérer la remise en état de ses biens&quot;.       <br />
              <br />
        Source <a class="link" href="https://foma.ru/v-russkoj-czerkvi-nadeyutsya-na-vosstanovlenie-svyato-sergievskogo-instituta-v-parizhe.html">FOMA</a> Trad. PO       <br />
              <br />
       В Русской Церкви надеются на восстановление Свято-Сергиевского института в Париже
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/38086856-33412794.jpg?v=1570549690" alt="Mgr Hilarion: "L'Eglise russe espère  le ravalement complet des bâtiments de l'institut Saint Serge à Paris"" title="Mgr Hilarion: "L'Eglise russe espère  le ravalement complet des bâtiments de l'institut Saint Serge à Paris"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Mgr-Hilarion-L-Eglise-russe-espere-le-ravalement-complet-des-batiments-de-l-institut-Saint-Serge-a-Paris_a5863.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le patriarche Bartholomée décoré par "l'archevéquesse" de l'église suédoise</title>
   <updated>2019-10-08T15:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Le-patriarche-Bartholomee-decore-par-l-archevequesse-de-l-eglise-suedoise_a5862.html</id>
   <category term="Monde" />
   <photo:imgsrc>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/imagette/38075715-33404836.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-08T12:40:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/38075715-33404836.jpg?v=1570532655" alt="Le patriarche Bartholomée décoré par "l'archevéquesse" de l'église suédoise" title="Le patriarche Bartholomée décoré par "l'archevéquesse" de l'église suédoise" />
     </div>
     <div>
      Le patriarche œcuménique Bartholomée Ier a reçu un prix - la plaque commémorative de saint Eric - pour son engagement en faveur de la liberté religieuse, des droits de l'homme et de la sauvegarde de la création.       <br />
              <br />
       &quot;Maseigneure&quot; [1] Antje Jackelén a remis le prix le 1er octobre 2019 au patriarche Bartholomée lors de la visite du leader orthodoxe à l'église luthérienne pour son engagement en faveur de la liberté religieuse [2], des droits humains et de la sauvegarde de la création. Ceci est rapporté par la Fédération luthérienne mondiale.       <br />
              <br />
       Le patriarche œcuménique est le 25e récipiendaire de la plaque commémorative de saint Eric, honoré &quot;pour ses efforts en faveur de la liberté religieuse et des droits de l'homme (voir plus haut [2]), pour avoir attiré l'attention du monde entier sur les besoins des réfugiés et pour avoir montré à travers le monde que le souci de la création est une responsabilité œcuménique et spirituelle&quot;. Les récipiendaires précédents comprennent des représentants des églises anglicane, luthérienne et catholique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Rappelons que l'église de Suède est la plus grande dénomination chrétienne du pays, la plus grande Église luthérienne de la Fédération luthérienne mondiale et dans le monde. Environ 6 millions de personnes, soit 59,3% de la population suédoise, sont membres de l'église, mais seulement 2% assistent aux offices religieux chaque semaine. La primate de l'église est Maseigneure Antje Jackelén, première archevéquesse féminine de Suède. Elle est mariée à Heinz Jackelén, prêtre à la retraite.       <br />
              <br />
       En 2007, l'église de Suède a commencé à bénir le mariage homosexuel et a permis l'ordination des gays et lesbiennes. Le 1er novembre 2009, l'Église a commencé à enregistrer les mariages homosexuels, devenant ainsi l'une des premières &quot;églises&quot; au monde à s'éloigner du concept traditionnel du mariage hétérosexuel.       <br />
              <br />
       <b>Le 8 novembre 2009, une lesbienne déclarée, Eva Brunne, 55 ans, a été ordonnée évéquesse de Stockholm dans l'Église de Suède. Brunne, qui vivait dans un mariage homosexuel avec Gunilla Linden /également prêtresse luthérienne/, est devenue la cinquième femme évéquesse en Suède et la première lesbienne déclarée à prendre le poste d'évéquesse dans l'église luthérienne.</b> <a class="link" href="https://orthodoxologie.blogspot.com/2019/10/le-patriarche-bartholomee-decore-par.html">SUITE  Orthodoxologie</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Le-patriarche-Bartholomee-decore-par-l-archevequesse-de-l-eglise-suedoise_a5862.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La profanation des reliques de Saint Serge de Radonège  le 11 avril 1919</title>
   <updated>2019-10-08T09:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/La-profanation-des-reliques-de-Saint-Serge-de-Radonege-le-11-avril-1919_a2695.html</id>
   <category term="Culture" />
   <photo:imgsrc>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/imagette/4799349-7175545.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-08T10:05:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons d'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/4799349-7175545.jpg?v=1349854690" alt="La profanation des reliques de Saint Serge de Radonège  le 11 avril 1919" title="La profanation des reliques de Saint Serge de Radonège  le 11 avril 1919" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Traduction Elena Tastevin</span>       <br />
              <br />
       Le numéro 82 de « Pravda », journal moscovite du parti communiste russe, en date du 16 avril 1919 a publié le procès-verbal de l’exhumation des reliques de Saint Serge de Radonège. Ce sacrilège a eu lieu le 11 avril 1919. L’article était intitulé «  Saints miracles ».       <br />
              <br />
       Le  procès-verbal de l’exhumation était un document officiel. Il commence par la liste des personnes présentes. Elles sont toutes des bolcheviks, des membres de la « commission technique chargée de l’autopsie »,  et des médecins (Y.Gvozdikova et I.Popova, docteurs ès sciences médicales) ainsi que des prêtres. A 20h50 précises, sur l’ordre du finnois Vankhanen, président du comité exécutif de Serguiev Possad, l’hiéromoine Jean et l’higoumène de la Laure furent obligés, le revolver sur la nuque, de desceller  la tombe de l’un des saints les plus vénérés de l’Eglise. Pendant deux heures ils démêlaient les linceuls des reliques de Saint Serge qui 500 ans auparavant avait béni le peuple russe pour le combat avec le joug tatar au nom du salut et de l’union de la Russie.orthodoxe.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=an4QTu4UvRw">YOUTUBE</a>  - <b>1919 - Profanation des reliques de saint Serge de Radonège</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/4799349-7175546.jpg?v=1437220917" alt="La profanation des reliques de Saint Serge de Radonège  le 11 avril 1919" title="La profanation des reliques de Saint Serge de Radonège  le 11 avril 1919" />
     </div>
     <div>
      Une grande foule s’était réunie sous  les murs du monastère. Les fidèles se dépêchaient de vénérer les saintes reliques pour la dernière fois. On entendait des exclamations : « On croyait et on croira ! ».       <br />
              <br />
       Pendant ce temps-là des caméras  avaient  été installées dans l’entrée de la cathédrale, le cliquetis des appareils de photo a retenti et malgré la bruyante indignation des fidèles l’acte blasphématoire d’autopsie s’est produit.       <br />
              <br />
       Cette cérémonie blasphématoire s’est terminée   à 22h30  et le procès-verbal a été signé par 50 personnes.  L’autopsie a été filmée.       <br />
              <br />
       Ce n’est qu’un exemple du vandalisme et de la profanation des reliques mais de pareils cas sont nombreux. Les reliques des vénérables Tikhon de Zadonsk à Yelets et Mitrophane de Voronej ont été profanées à la même époque en présence de foules nombreuses.  Les soldats de l’Armée rouge ont accroché les reliques à leurs baïonnettes et les tournaient en dérision. Les reliques des princes Basile et Constantin ont été exhumées à Yaroslavl ainsi que celles du prince Théodore et de ses enfant David et Constantin au monastère du Sauveur. Ces actes étaient dirigés par des commissaires locaux. Les « Izvestia »  ont relaté l’autopsie des reliques dans la cathédrale  Saint Sophie de Novgorod. Les prêtres qui ont refusé de signer les déclarations selon lesquelles  « les ossements se seraient putréfiés », ont été fusillés sur place.        <br />
              <br />
        Une apparition miraculeuse  de saint Serge s’est produite à l’époque. Il s’est révélé au starets Alexis Zossima ( Fedor Alexeïvitch Soloviev, 1846 – 1928). Le starets passait de longues journées à jeûner et à prier. Un jour le vénérable Serge s’est révélé à lui pour dire « je veux souffrir avec mon peuple…je me suis laissé profaner pour que ma ville survive à jamais ».        <br />
              <br />
       *  *  *       <br />
       En 1919 un réfugié de Kiev à Ekaterinodar a raconté que les bolcheviks avaient volé des reliques  et ensuite fait des prêtres ouvrir les tombes vides en public pour accuser le clergé de la charlatanerie. La cérémonie blasphématoire avait été filmée. Elle a été ensuite montrée à un public amené de force.       <br />
              <br />
       <b> Lire aussi</b>  <a class="link" href="http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Boris-ZAITSEV-Saint-Serge-de-Radonege_a3847.html">Boris ZAÏTSEV : Saint Serge de Radonège</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Parmi les livres qui donnent un aperçu de la spiritualité orthodoxe, le Roseau d’Or a choisi pour ses lecteurs l’ouvrage de M. Boris Zaïtzeff (1881-1971), qui présente une des figures les plus populaires de la piété russe. Il importe en effet que le public occidental soit informé sur ces questions par des documents authentiques, lui procurant une connaissance directe. (N. D. E. 1927)       <br />
       </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/La-profanation-des-reliques-de-Saint-Serge-de-Radonege-le-11-avril-1919_a2695.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale est reçu officiellement dans le Patriarcat de Moscou</title>
   <updated>2019-10-08T06:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/L-archeveche-des-eglises-orthodoxes-russes-en-Europe-occidentale-est-recu-officiellement-dans-le-Patriarcat-de-Moscou_a5861.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/imagette/38037856-33378857.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-07T16:43:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/38037856-33378857.jpg?v=1570458140" alt="L’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale est reçu officiellement dans le Patriarcat de Moscou" title="L’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale est reçu officiellement dans le Patriarcat de Moscou" />
     </div>
     <div>
      L’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, sous S.E. l’archevêque Jean de Dubna, anciennement exarchat du Patriarcat de Constantinople, a été officiellement reçu dans l’Église orthodoxe russe. « Une session historique du Saint-Synode s’est achevée », écrit S.E. l’évêque Sabbas de Zelenograd, vice-chancelier du Patriarcat de Moscou, sur son canal Telegram.       <br />
              <br />
       « L’archevêché d’Europe occidentale des paroisses de tradition russe est maintenant partie intégrale du Patriarcat de Moscou », rapporte-t-il, mentionnant que l’archevêché continuera ses traditions administratives, comme le Patriarcat de Moscou l’avait proposé. Le Saint-Synode devait se réunir demain, mais S.S. le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a expliqué au commencement de la session extraordinaire d’aujourd’hui : « Étant donné qu’il y a des questions qui nécessitent une discussion maintenant, nous avons décidé de ne pas attendre la réunion prévue du Synode ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/38037856-33378858.jpg?v=1570458644" alt="L’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale est reçu officiellement dans le Patriarcat de Moscou" title="L’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale est reçu officiellement dans le Patriarcat de Moscou" />
     </div>
     <div>
      L’archevêque Jean, hiérarque diocésain de l’Archevêché, a été reçu dans le Patriarcat de Moscou le 14 septembre, et, le 28 septembre, la majorité de son clergé et de ses paroisses ont décidé de se joindre à lui. Le décret relatif à la réception de l’archevêché dans le Patriarcat de Moscou est déjà disponible en russe sur ce lien et paraîtra prochainement en français. Parallèlement, un groupe de clercs et de laïcs de France, qui ne désiraient pas rejoindre le Patriarcat de Moscou, ont rencontré samedi le métropolite de France Emmanuel (Patriarcat de Constantinople), afin de discuter de leur avenir dans son propre diocèse. <a class="link" href="https://orthodoxie.com/larcheveche-des-eglises-orthodoxes-russes-en-europe-occidentale-est-recue-officiellement-dans-le-patriarcat-de-moscou/">Source</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://orthochristian.com/124465.html">ARCHDIOCESE OF RUSSIAN CHURCHES OF WESTERN EUROPE OFFICIALLY RECEIVED INTO MOSCOW PATRIARCHATE       <br />
       </a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Патриарх Кирилл поздравил &quot;русский экзархат&quot; Западной Европы с возвращением в РПЦ</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.interfax-religion.ru/?act=news&amp;div=73494">Сергиев Посад. 7 октября. ИНТЕРФАКС</a> - Патриарх Московский и всея Руси Кирилл обратился с поздравлениями к духовенству и прихожанам &quot;русского экзархата&quot; в Западной Европе по случаю их возвращения в состав Русской православной церкви.       <br />
              <br />
       &quot;Я хотел бы в первую очередь поздравить наших братьев и сестер в Западной Европе, да и всех нас, с воссоединением остававшейся до недавнего времени отделенной от Русской православной церкви части с ее Матерью&quot;, - сказал патриарх в понедельник после заседании Синода в Троице-Сергиевой лавре, где было официально оформлено воссоединение &quot;русского экзархата&quot; с РПЦ.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/L-archeveche-des-eglises-orthodoxes-russes-en-Europe-occidentale-est-recu-officiellement-dans-le-Patriarcat-de-Moscou_a5861.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Et nous voilà ensemble - сa y est, c'est fait ! Gloire à Dieu!</title>
   <updated>2019-10-07T14:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Et-nous-voila-ensemble-сa-y-est-c-est-fait--Gloire-a-Dieu_a5860.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2019-10-07T14:17:00+02:00</published>
   <author><name>Parlons D'orthodoxie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/6nXT11IABWI" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
         <span style="font-style:italic"> Dans cette émission des historiens de l'émigration racontent le difficile itinéraire de Daru avant la réunification. Alexis Tchertkoff décrit la diaspora russe de Paris. L'historienne Elena Maler parle du rôle de l'OLTR       <br />
       </span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.interfax-religion.ru/?act=news&amp;div=73490">Le 7 octobre 2019, le Saint Synode de l'EOR s'est réuni en session  à la Laure Saint Serge.</a> La réception officielle de l’Archevêché par l'Eglise orthodoxe russe en est le seul point de l'ordre du jour. Nous pouvons comparer la portée de cet événement avec celle de l'union, en 2007, de l'Eglise orthodoxe russe avec l'Eglise orthodoxe russe hors frontières. L’archevêché compte actuellement en Europe occidentale  65 paroisses, 11 églises, 2 monastères et 7 skites.  Son clergé consiste de plus de 100 prêtres et 30 diacres.        <br />
              <br />
       <b>Matouchka  Anne-Marie Nègre-Gueit parle aux lecteurs francophones de l'émission &quot;Et nous voilà ensemble&quot;.</b>        <br />
              <br />
       &quot;Cette émission est en effet très intéressante et rassurante par son aspect sérieux et paisible. Chez nous en France, nous avons été pris dans un flot d'invectives, d'accusations, de violences verbales, qui rend impossible tout débat serein . Alors, combien est surprenant et agréable un entretien posé, , dans lequel les choses sont dites avec précision et sans malveillance. Dans une première partie , axée autour du discours du patriarche se réjouissant du rattachement de l’Archevêché au P.M est évoquée l'histoire de l’exarchat, les conditions de sa fondation, le rôle du métropolite Euloge, la méfiance de la première émigration et de ses descendants à l'égard du P.M.Les participants, laïcs ou prêtres, connaissent bien la question.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Certains ont vécu en France,ont fréquenté des paroisses de l’archevêché (Daru, Asnières...).Une participante a suivi de près l'affaire de la cathédrale de Nice. Ils parlent de la complexité sociologique des paroisses, de l'arrivée de nouveaux émigrés dans les années 90.       <br />
              <br />
       Alexis Tchertkoff souligne le fait que plusieurs paroisses ne sont pas russes et célèbrent dans les langues locales.       <br />
              <br />
       La deuxième partie de l'émission, autour de l'interview de Mgr Savva, insiste sur le caractère propre de l’Archevêché, ses grandes figures spirituelles (mère Marie Skobtsov et les nouveaux saints), son fonctionnement &quot;démocratique&quot; (assemblées clérico-laïques, élection des évêques...).toutes choses qui seront maintenues puisque l’archevêché est accueilli au sein du P.M. avec son statut propre. Un participant remarque que c'est là un précédent, que cela permettra à l'Eglise russe à l'intérieur de se familiariser avec ce fonctionnement particulier. le père Michel Doudko relève le fait que l’Archevêché, de par sa structure, n'est pas &quot;national&quot;. C'est là une expérience intéressante pour l'Eglise russe,qui peut prendre exemple pour se dégager de ses tendances nationalistes...       <br />
              <br />
       Beaucoup de choses profondes et intelligentes sont dites dans cette émission..&quot;
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     <br style="clear:both;"/>
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