RIAZAN, le 11 janvier – En la 31e semaine après la Pentecôte, après la Nativité du Christ, Son Éminence Marc, métropolite de Riazan et de Mikhaïlov, administrateur de l’Exarchat patriarcal en Europe occidentale et du diocèse de Chersonèse, a célébré la Divine Liturgie dans la cathédrale de la Nativité du Christ de Riazan.
En ce jour, l’Église fait mémoire de tous les saints liés à la fête de la Nativité du Christ. Dans son exhortation à l’issue de la Liturgie, Monseigneur Marc a parlé de ces justes de Dieu, ainsi que de la Providence divine agissant dans le monde et de la possibilité pour chaque personne de devenir son instrument:
« Aujourd’hui, chers frères et sœurs, nous continuons de célébrer la grande, joyeuse et salvatrice fête de la Nativité du Christ. Nous disons que la naissance sur la terre du Fils de Dieu a été le fruit du Conseil de la Sainte Trinité concernant le salut du genre humain: le Seigneur s’est incarné sur la terre afin de sauver l’humanité.
L’incarnation du Fils de Dieu est un acte d’humilité, d’amour et de miséricorde de Dieu envers l’humanité déchue et souffrante. Mais le Seigneur, comme le disent les saints Pères, ne nous sauve pas sans nous. Le Christ naît sur la terre dans des conditions bien déterminées. Pour l’Incarnation, Dieu a besoin de la coopération de l’homme. Ainsi, la Vierge Marie devient instrument de l’Incarnation de l’Incontenable, et le juste Joseph devient son auxiliaire et le gardien de l’Enfant, puis du jeune Jésus.
Aujourd’hui, la Sainte Église célèbre la mémoire de ceux qui, outre la Mère de Dieu, sont liés à la fête de la Nativité du Seigneur. Avant tout, nous faisons mémoire du juste Joseph. Il lui fut confié de prendre soin et de protéger la Vierge Marie, et il accomplit fidèlement cette obéissance. Puis, lorsqu’il s’avéra que la Vierge Marie était enceinte, il ne voulut d’abord pas, comme le dit l’Écriture Sainte, l’exposer à la honte, car, étant juste, il l’aimait de toute son âme et de tout son cœur pour sa pureté et son intégrité. Il pensa donc que cela pouvait être le résultat d’un péché, mais il ne voulut en aucune manière la déshonorer ni lui faire le moindre mal. Selon la loi de Moïse, une femme accusée d’adultère devait être lapidée. Et l’adultère commis après les fiançailles, mais avant le mariage, était considéré comme une faute plus grave encore. Ainsi, du point de vue de la loi et des moeurs, la faute de Marie aurait été la plus lourde. Convaincu de sa pureté et de son intégrité, Joseph ne voulut rien de mauvais pour Marie.
Mais voici qu’il reçoit l’annonce de l’ange, qui dissipe ses doutes, et il accepte avec obéissance le Fils de Marie, né du Saint Esprit. Non seulement il L’accepte, mais il Le sert : il Le présente au Temple de Jérusalem, puis, lorsque survient un temps de pérsecussions, il part avec l’Enfant en Égypte afin de préserver Sa vie. Ensuite, après le retour d’Égypte, il s’installe dans sa ville de Nazareth et y porte le fardeau de l’éducation et de la croissance du futur Messie. Aujourd’hui, l’Église l’honore d’une manière particulière, ainsi que son fils, comme on le considère, Jacques, le frère du Seigneur, qui était le frère de Jésus-Christ par alliance et le premier évêque de Jérusalem.
Enfin, aujourd’hui, l’Église glorifie également David, le premier roi issu de la tribu de Juda, un homme qui est devenu la préfiguration du Messie. Et selon les prophéties, le Messie devait provenir de la lignée du roi David. David, roi humble, est devenu véritablement l’image des rois d’Israël et, en même temps, l’image du Grand Roi, du Roi des rois, du Messie Jésus Christ.
Aujourd’hui, nous glorifions la mémoire de tous ceux qui sont liés à la fête de la Nativité du Christ. Le grand événement de la Providence divine s’est accompli avec l’aide de l’homme, de personnes différentes. Et nous, chers frères et sœurs, devons comprendre que la Providence de Dieu est vivante. Le Seigneur continue d’accomplir Ses œuvres, de guider et d’orienter le cours de l’histoire. Et ce processus historique ne s’accomplit pas non plus sans l’aide de l’homme. Chacun de nous y est, d’une certaine manière, associé, à des degrés divers. Nous devenons participants de la Providence divine, nous devenons Ses instruments lorsque nous nous rapprochons de Dieu, lorsque nous renonçons à notre propre volonté pour la remplacer par la volonté de Dieu. Efforçons-nous donc, frères et sœurs, d’illuminer nos âmes et de nous offrir nous-mêmes en sacrifice à Dieu, afin de devenir des instruments de la bonne Providence divine dans ce monde. »
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