RYAZAN, le 4 janvier 2026 — En ce dimanche d'avant la Nativité du Christ, fête des saints Pères, le métropolite de Riazan et de Mikhaïlov, Marc, administrateur de l'Exarchat patriarcal en Europe occidentale et du diocèse de Chersonèse, a présidé la Divine Liturgie en la cathédrale de la Nativité du Christ de Ryazan.
Au cours de l’office, la lecture évangélique sur la généalogie de Notre Seigneur Jésus-Christ fut proclamée. Dans son homélie archipastorale sur cette péricope, Monseigneur Marc a déclaré :
« Nous voici déjà, chers frères et sœurs, à l’approche de la fête de la Nativité du Christ. L’Église nous conduit progressivement vers cette grande et glorieuse solennité. Aujourd’hui, nous avons écouté l’Évangile qui portait sur l’origine terrestre du Fils de Dieu. Souvent, nous percevons ces paroles évangéliques comme quelque chose de routinier et d’insignifiant. Mais en réalité, les paroles évangéliques sur la généalogie recèlent un sens tout à fait profond et grand.
L’évangéliste Matthieu appelle la généalogie “le livre des origines”. Dans le texte grec figure le terme “genesis”, qui signifie littéralement “naissance, genèse”. C’est ainsi que s’intitule, en grec, le premier livre de l’Ancien Testament : “Γένεσις”, “Genèse”, c’est-à-dire “Origine”. Il s’agit de l’origine du ciel, de la terre et de tout ce qui habite notre monde. Ainsi, le terme lui-même recèle déjà un sens spirituel profond. L’évangéliste Matthieu compare et met en parallèle la naissance du Fils de Dieu avec l’origine, la création du monde. Mais si notre monde fut créé par la Parole divine et que cela fut un événement universel, la naissance du Fils de Dieu, au contraire, eut lieu dans le silence et sans éclat.
Le monde, créé par Dieu, n’a pas vu, n’a pas reconnu, n’a pas remarqué, dans sa grande majorité, la naissance de Jésus Christ. L’évangéliste Matthieu nous donne les noms de personnes que nous appelons, entre autres, les saints Pères, et d’autres encore, dont l’histoire de vie est liée à l’origine, à la naissance du Messie.
Cependant, nous voyons que la naissance même du Sauveur s’accomplit d’une manière particulière. Dans la plupart des cas, l’évangéliste décrit le processus de la naissance ainsi : Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, et ainsi de suite. Et partout : “engendra”. Mais lorsqu’il est question de la naissance de Jésus Christ, il est également question de la Vierge Marie, de laquelle est né le Christ. Autrement dit, aucun homme n’est mentionné comme étant lié à la vie du Sauveur. Par là, l’évangéliste indique la naissance surnaturelle du Fils de Dieu de la Vierge Marie.
Prenons donc conscience, chers frères et sœurs, de la grandeur de cet événement. L’évangéliste Matthieu le compare à une nouvelle création, le qualifie d’égal, par son importance, à la création du monde. Et bientôt nous deviendrons participants de cet événement, de cette fête. Que Dieu nous accorde, dans la paix et le silence du cœur, de voir la Nativité du Christ, de goûter à ce redoutable Mystère, et d’accueillir mystérieusement le Christ dans notre cœur. »
Galerie
Chronique du diocèse
Diocèse de Chersonèse









Parole d’Archipasteur: "La réconciliation avec nos proches"