RYAZAN, le 19 janvier 2026 - fête de la Théophanie - Baptême de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, Son Éminence Marc, métropolite de Ryazan et Mikhaïlov, administrateur de l'Exarchat patriarcal en Europe occidentale et du diocèse de Chersonèse, a célébré la Divine Liturgie et le rite de la Grande bénédiction des eaux en l’église de la Théophanie située au Kremlin de Ryazan.
Cette église, la plus ancienne du complexe du monastère du Christ-Sauveur, est classé au patrimoine culturel d’importance fédérale et demeure un des plus emblématiques bâtiments religieux de la région de Riazan.
Dans son homélie après l’office, le métropolite Marc a évoqué la signification de cette fête :
« Aujourd’hui, chers frères et sœurs, notre Église orthodoxe célèbre la grande et salvatrice fête du Baptême de notre Seigneur Jésus Christ. Nous nous souvenons de la manière dont le Seigneur s’immerge dans les eaux du Jourdain, prenant sur Lui les péchés du monde entier.
Tout au long de l’Histoire sainte, l’image de l’eau apparaît souvent comme hostile – l’eau mettait l’homme souvent en danger de mort. Il y a plusieurs millénaires, lorsque l’humanité s’était enlisée dans le péché, le Seigneur a décidé d’exterminer les hommes livrés à leurs passions, ne laissant en vie que Noé et sa famille, anéantissant par les eaux une humanité pécheresse.
Plus tard, lors de l’Exode, après la célébration de la Pâque, les anciens Hébreux sont passés à travers les eaux divisées de la mer Rouge, un passage préfigurant le futur baptême de tous les hommes, de tout Israël – non plus l’ancien, mais le nouveau.
Le Seigneur n’avait pas besoin Lui-même de passer par les rites préparant à la grâce de la Nouvelle Alliance. Mais Il vient au Jourdain pour recevoir le relais du Précurseur. Jean le Précurseur commence sa prédication par l’appel à la repentance – un thème que le Seigneur reprendra au début de Son ministère.
Jean le Précurseur présente également le Christ à Israël comme le Messie, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Ceux qui venaient au Jourdain entendaient des paroles dures. Ils pensaient, en tant que fils d’Israël, que le Seigneur leur serait particulièrement miséricordieux, et qu’ils n’avaient pas à craindre le sort des païens. Pourtant, le Précurseur les réprimande sévèrement, les appelant non à se reposer sur les œuvres de la Loi, mais à espérer en la miséricorde et l’amour.
En recevant le baptême, le Seigneur fait preuve d’humilité. Il sollicite un serviteur, et Jean le Précurseur reconnaît sa place, disant qu’il n’est pas digne de délier la courroie des sandales du Christ – un geste réservé aux esclaves les plus bas, les esclaves non-juifs.
Ainsi, le Seigneur vient vers un serviteur, mais pourquoi ? Pour faire preuve d’humilité – afin, en fin de compte, de libérer toute l’humanité de l’esclavage du péché et de la corruption. Et aujourd’hui, nous bénéficions des fruits de cette mission sanctifiante et rénovatrice du Sauveur.
Pour nous, la fête du Baptême est un renouvellement de la création et une occasion favorable pour notre propre renouvellement, car chacun de nous est passé par le Baptême, a été régénéré dans l’eau du baptistère.
Que Dieu nous accorde de ne pas mourir après être nés, mais de garder cette grâce du Baptême, la grâce des promesses que nous, ou nos parrains et marraines, avons faites en notre nom. Que Dieu nous accorde à tous purification, renouveau et bénédiction pour tous les jours de notre vie – ainsi que dans la vie éternelle. »
Cette église, la plus ancienne du complexe du monastère du Christ-Sauveur, est classé au patrimoine culturel d’importance fédérale et demeure un des plus emblématiques bâtiments religieux de la région de Riazan.
Dans son homélie après l’office, le métropolite Marc a évoqué la signification de cette fête :
« Aujourd’hui, chers frères et sœurs, notre Église orthodoxe célèbre la grande et salvatrice fête du Baptême de notre Seigneur Jésus Christ. Nous nous souvenons de la manière dont le Seigneur s’immerge dans les eaux du Jourdain, prenant sur Lui les péchés du monde entier.
Tout au long de l’Histoire sainte, l’image de l’eau apparaît souvent comme hostile – l’eau mettait l’homme souvent en danger de mort. Il y a plusieurs millénaires, lorsque l’humanité s’était enlisée dans le péché, le Seigneur a décidé d’exterminer les hommes livrés à leurs passions, ne laissant en vie que Noé et sa famille, anéantissant par les eaux une humanité pécheresse.
Plus tard, lors de l’Exode, après la célébration de la Pâque, les anciens Hébreux sont passés à travers les eaux divisées de la mer Rouge, un passage préfigurant le futur baptême de tous les hommes, de tout Israël – non plus l’ancien, mais le nouveau.
Le Seigneur n’avait pas besoin Lui-même de passer par les rites préparant à la grâce de la Nouvelle Alliance. Mais Il vient au Jourdain pour recevoir le relais du Précurseur. Jean le Précurseur commence sa prédication par l’appel à la repentance – un thème que le Seigneur reprendra au début de Son ministère.
Jean le Précurseur présente également le Christ à Israël comme le Messie, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Ceux qui venaient au Jourdain entendaient des paroles dures. Ils pensaient, en tant que fils d’Israël, que le Seigneur leur serait particulièrement miséricordieux, et qu’ils n’avaient pas à craindre le sort des païens. Pourtant, le Précurseur les réprimande sévèrement, les appelant non à se reposer sur les œuvres de la Loi, mais à espérer en la miséricorde et l’amour.
En recevant le baptême, le Seigneur fait preuve d’humilité. Il sollicite un serviteur, et Jean le Précurseur reconnaît sa place, disant qu’il n’est pas digne de délier la courroie des sandales du Christ – un geste réservé aux esclaves les plus bas, les esclaves non-juifs.
Ainsi, le Seigneur vient vers un serviteur, mais pourquoi ? Pour faire preuve d’humilité – afin, en fin de compte, de libérer toute l’humanité de l’esclavage du péché et de la corruption. Et aujourd’hui, nous bénéficions des fruits de cette mission sanctifiante et rénovatrice du Sauveur.
Pour nous, la fête du Baptême est un renouvellement de la création et une occasion favorable pour notre propre renouvellement, car chacun de nous est passé par le Baptême, a été régénéré dans l’eau du baptistère.
Que Dieu nous accorde de ne pas mourir après être nés, mais de garder cette grâce du Baptême, la grâce des promesses que nous, ou nos parrains et marraines, avons faites en notre nom. Que Dieu nous accorde à tous purification, renouveau et bénédiction pour tous les jours de notre vie – ainsi que dans la vie éternelle. »
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