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Le métropolite Marc a célébré la Divine Liturgie en la cathédrale Sainte Trinité à Paris



Le vendredi 14 août 2026, fête de la Procession des vénérables Bois de la vivifiante Croix du Seigneur, l’Exarque patriarcal en Europe occidentale, le métropolite de Chersonèse et d’Europe occidentale Marc, a célébré la Divine Liturgie en la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris.


L’office a été célébré en slavon et en français.


Le prêtre Euphrassiy a prononcé l’homélie avant la communion des fidèles.


À l’issue de la Divine Liturgie, l’Exarque patriarcal et le clergé ont vénéré la représentation sculptée de la Croix du Seigneur, mise au centre de la cathédrale la veille, et ont béni le miel de la nouvelle récolte.


Le hiérarque s’est ensuite adressé aux fidèles réunis dans l’église par une homélie archipastorale :


«L’essence même de l’évangélisation chrétienne est l’annonciation du Christ, venu sur terre afin de donner Sa vie pour la vie du monde (Jn 6,51). Depuis deux mille ans, l’Église du Christ poursuit cette mission en annonçant le Christ crucifié et ressuscité.


Nous nous demandons souvent pourquoi la prédication des apôtres ne fut pas accueillie par la majorité des Juifs et des Grecs de leur temps.


L’apôtre Paul, ardent pharisien, citoyen romain connaissant parfaitement les particularités de la pensée juive comme de la pensée grecque, en donne l’explication suivante : l’enseignement chrétien est un scandale pour les Juifs, parce qu’ils demandent des signes, et une folie pour les Grecs, parce qu’ils recherchent la sagesse (1 Co 1,22-24).


Pourquoi donc la prédication chrétienne fut-elle un scandale pour les Juifs ?


En lisant l’Évangile, nous voyons que l’on demandait constamment au Christ de montrer un signe. Mais pourquoi les Évangiles parlent-ils si souvent de signes ?


C’est que, pour les anciens Hébreux, la référence était constituée par les signes que Dieu avait accomplis par l’intermédiaire du prophète Moïse. La plupart d’entre eux sont connus sous le nom de plaies d’Égypte. Nous nous souvenons comment le Seigneur, par Moïse, accomplissait ces signes, ces plaies, et comment, à travers eux, le Dieu d’Israël apparaissait aux anciens Égyptiens comme le Dieu fort et tout-puissant.


Dans le Nouveau Testament, au contraire, Jésus Christ, Que les chrétiens confessent comme le Fils de Dieu, se livre volontairement à la crucifixion. C’est pourquoi, pour l’ancien Israël, la prédication du Christ crucifié est un scandale : les Juifs attendaient un signe, croyant que Dieu devait se manifester uniquement par Sa puissance et Sa toute-puissance.


Les Grecs, quant à eux, recherchaient la sagesse et, à leurs yeux, l’enseignement chrétien, dans sa simplicité et sa concision, paraissait trop élémentaire. Cette particularité de la pensée grecque, cette aspiration à la sagesse, se manifeste également plus tard : même l’église édifiée par le grand Justinien reçut le nom de Sainte-Sophie, la Sagesse de Dieu. Ainsi, les anciens Grecs, habitants de l’Empire romain, dédièrent cette église au Christ Sauveur car, ayant déjà reçu l’enseignement chrétien, ils considéraient le Christ à travers le prisme de la philosophie grecque et de leur quête de sagesse.


L’enseignement que nous puisons dans l’Évangile est simple, mais il renferme en même temps une profondeur extraordinaire et un immense amour pour les hommes. Aujourd’hui, en vénérant l’image de la Croix du Seigneur, nous nous souvenons du chemin historique parcouru par les saints apôtres et par l’Église du Christ au milieu des scandales de ce monde. Nous voyons qu’aujourd’hui encore, pour certains, la Croix du Christ demeure un scandale ou une folie. Mais pour nous, elle est la puissance de Dieu Qui s’accomplit dans la faiblesse (2 Co 12,9). »

 

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Vendredi 14 Août 2026