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Mgr Marc a célébré la Divine Liturgie en l'église Sainte-Trinité à Debrecen



Le 23 août 2026, 12e dimanche après la Pentecôte, l’Exarque patriarcal en Europe occidentale, le métropolite de Chersonèse et d’Europe occidentale Marc, administrateur du diocèse de Hongrie, a célébré la Divine Liturgie en l’église de la Sainte Trinité à Debrecen.

À l’issue de l’office, le hiérarque s’est adressé aux fidèles réunis dans l’église avec une prédication archipastorale :

« Aujourd’hui, chers frères et sœurs, nous avons entendu l’Évangile dominical relatant l’entretien de notre Sauveur avec un jeune homme riche (Mt 19,16-26).

Ce jeune homme s’approcha du Christ comme d’un nouveau Maître, qui enseignait les hommes “non pas comme les scribes et les pharisiens, mais comme ayant autorité” (Mt 7,29). Il pensait probablement que le Christ lui donnerait un enseignement nouveau en réponse à sa question : “Que dois-je faire pour entrer dans le Royaume des Cieux ?” (Mt 19,16).

Mais le Christ n’abolit pas les commandements de Moïse. Il les approfondit et leur donne un contenu nouveau. C’est pourquoi le Seigneur lui répond : “Observe les commandements” (Mt 19,17). Du point de vue de leur accomplissement extérieur, le jeune homme affirme qu’il les observe tous depuis sa jeunesse (Mt 19,20).

Alors le Christ lui adresse des paroles qui le bouleversent : “Abandonne tes biens et suis-Moi” (Mt 19,21). Ces paroles deviennent obstacle pour le jeune homme riche, car ses possessions matérielles lui étaient trop précieuses (Mt 19,22).

Ce dialogue devient ensuite un sujet de discussion parmi les disciples du Christ. Les apôtres demandent : “Qui donc peut être sauvé ?” (Mt 19,25). En effet, si un homme qui observe tous les commandements de Moïse et se garde du péché n’est pas en mesure d’être sauvé, qui peut alors parvenir au Royaume des Cieux ?

Dans Sa prédication, le Christ approfondit constamment la loi de Moïse. L’ancien Israël, lui, avait tendance à percevoir les commandements de Moïse comme une loi formelle, sans rapport direct avec la progression spirituelle de l’homme.

Le Christ, au contraire, parle des principes spirituels. Il montre que Dieu seul doit occuper la première place dans le cœur de l’homme. Et tout désir qui s’y oppose devient un obstacle sur le chemin du Royaume des Cieux.

Il ne faut toutefois pas penser que seule la richesse peut obstruer le chemin vers le Christ. Pour certains, ce peut être le désir de gloire ; pour d’autres, les passions charnelles. Le Christ parle de l’essentiel : de tout ce qui empêche l’homme de Le suivre. Nous devons donc appliquer à nous-mêmes ces paroles du Sauveur et examiner dans notre âme ce qui nous empêche d progresser vers Dieu.

Bien sûr, nous ne connaissons pas seulement l’enseignement de l’Évangile ; nous savons aussi ce qui s’est produit après la Résurrection du Sauveur. Les saints ont suivi le Christ et ont tenu leur vie terrestre pour peu de chose, considérant la fidélité au Christ comme l’essentiel (Ac 20,24).

Ils ont aimé le Christ à un tel point, leur désir de Lui demeurer fidèles était si fort que, comparés aux martyrs et aux saints ascètes, nous paraissons sans doute, chers frères et sœurs, trop faibles et trop attachés au confort, peu disposés à sacrifier quoi que ce soit par fidélité au Christ.

Il faut se souvenir que le Christ nous ouvre les portes de Son Royaume lorsque nous commençons à lutter contre nos passions. Que Dieu nous accorde, à nous aussi, d’avoir au moins le désir de suivre le Christ et de nous libérer des attachements qui nous éloignent de Dieu. Amen. » 

Le prêtre Barnabás Sipos, recteur de l’église, a remercié le métropolite Marc pour sa visite et pour l’attention archipastorale à l’égard de la paroisse de Debrecen. En souvenir de l’office célébré, il a également offert au hiérarque un tableau peinte.

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Dimanche 23 Août 2026