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Le métropolite Marc a célébré la Liturgie en la cathédrale de la Nativité du Christ à Ryazan



RYAZAN, le 25 janvier 2026 - le Son Éminence Marc, administrateur de l’Exarchat patriarcal en Europe occidentale et du diocèse de Chersonèse, métropolite de Ryazan et de Mikhaïlov, a célébré la Divine Liturgie en la cathédrale de la Nativité du Christ à Ryazan, en ce 33ᵉ dimanche après la Pentecôte et jour de la mémoire de la sainte martyre Tatiana.


Dans son homélie, adressée aux fidèles, le métropolite Marc a une nouvelle fois attiré leur attention sur le contenu de la lecture évangélique du jour et sur la portée de l’exploit de la martyre Tatiana :


« Au cours de Son ministère terrestre, le Christ a maintes fois enseigné à Ses contemporains et à nous tous de ne pas juger autrui, car le jugement à l’égard d’un autre homme est la prérogative de Dieu Lui‑même. Et il ne nous appartient pas de parler d’un autre homme et de porter un jugement sur lui. Cependant, nous voyons que chacun s’efforce de se faire une opinion d’un proche ou d’un autre, principalement sur la base de ses actes et de ses paroles. Nous nous formons une image de nos prochains pour comprendre à qui nous avons affaire. Et à l’égard de chaque personne, on peut formuler deux points de vue opposés : dire à la fois du bien et du mal. Bien sûr, dans l’histoire de notre Église, il y a des gens dont les contemporains n’avaient rien à dire de mauvais. Et telle fut la martyre Tatiana de Rome, qui dès son jeune âge fut élevée par son père dans la foi chrétienne, devint diaconesse dès sa jeunesse, servit dans les églises et dans les communautés chrétiennes à une époque où l’Église subissait de terribles persécutions.


Et voici qu’elle fut, comme tant d’autres chrétiens, arrêtée et livrée à de terribles souffrances. Il est difficile de lire tous les supplices qu’elle endura, mais elle supporta tout cela dans l’espérance en Christ et mérita en fin de compte la couronne du martyre.


Un tout autre tableau se présente dans la lecture évangélique d’aujourd’hui. Notre Seigneur Jésus Christ entrait à Jéricho, où une foule de gens du pays venait à Sa rencontre, désireuse de voir le « Faiseur de miracles », le Prédicateur qui enseigne l’avènement du Royaume des Cieux. Beaucoup voulaient s’approcher de Christ, attirer Son attention. Or, il est étonnant que le Seigneur n’ait porté Son regard que sur une seule personne, sur quelqu’un qui était méprisé de tous. Le Christ regarda Zachée, le publicain, et lui dit qu’Il désirait demeurer ce jour‑là dans sa maison. Cette parole suscita une vive indignation : l’évangéliste Luc relate que tous, sans exception, se mirent à murmurer. Telle était la réputation de Zachée : publicain, pécheur, laquais de l’autorité occupante, qui s’enrichissait en percevant des taxes au profit de Rome et, bien sûr, ne s’oubliait pas lui‑même.


Nous apprenons de l’Évangile qu’il avait été souvent offensé et humilié d’autres personnes. Mais le Seigneur porta Son attention précisément sur lui. Non seulement Il lui dit qu’Il voulait être chez lui, mais il l’annonça aussitôt après être entré à Jéricho. Pourquoi le Seigneur porta‑t‑Il Son attention sur lui ? Il perçut son cœur. Et Zachée, voyant le Sauveur, prononça ces paroles : « si j’ai causé du tort à quelqu’un, je restituerai le quadruple ». Et le Christ jugea que son repentir avait été sincère. Il dit : « aujourd’hui le salut est venu pour cette maison, parce que lui aussi est fils d’Abraham ».


Que signifient ces paroles « fils d’Abraham » ? Cela signifie‑t‑il que le Seigneur affirme que Zachée était l’un des descendants d’Abraham ? Bien sûr que non. Le Seigneur l’appelle fils d’Abraham parce qu’il avait commencé à accomplir les œuvres d’Abraham. Zachée décida de chasser de son cœur la ruse, l’avarice et de se réconcilier avec ceux qu’il avait offensés, en compensant leurs pertes matérielles et morales. Ainsi, une seule parole du Sauveur, une seule de Ses visites conduisit cet homme à prendre le chemin du salut.


Le Seigneur vit son cœur et c’est pourquoi Il vint précisément à lui, malgré l’indignation générale. Sachions, nous aussi, chers frères et sœurs, apprendre à ne pas juger nos prochains, car même ceux que la société méprise peuvent prendre le chemin du salut.


Sans doute, sainte Marie l’Égyptienne suscitait‑elle le mépris général parmi ses contemporains, les habitants d’Égypte. Mais qui d’entre eux aurait pu alors penser qu’elle deviendrait une sainte d’une grande renommée ? En chaque personne il y a une parcelle de bien. Et chaque homme, comme Zachée, peut changer sa vie et l’améliorer. Que Dieu nous accorde, chers frères et sœurs, de nous efforcer d’agir comme Zachée et de nous souvenir que le cœur de chacun de nos prochains est prêt, comme celui du publicain Zachée, à se repentir. »


Lundi 26 Janvier 2026