PARIS, le 7 avril 2026 – Le Mardi Saint et la fête de l’Annonciation de la Très Sainte Souveraine et la Mère de Dieu.
Son Éminence Marc, métropolite Chersonèse et d’Europe occidentale, exarque patriarcal en Europe occidentale, a célébré la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome en la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris.
Le chef de l’Exarchat a été entouré du prêtre Maxim Politov, secrétaire de l’administration diocésaine, ainsi que du clergé de la cathédrale.
Lors du Mardi Saint, qui, cette année, a coïncidé avec la fête de l’Annonciation, deux péricopes évangéliques ont été proclamées : les récits du second avènement et du jugement dernier, ainsi que les paraboles du Sauveur sur les dix vierges et les talents (Mt 24, 36–25, 46), et également le passage sur l’apparition de l’archange Gabriel à la Vierge Marie (Lc 1, 26–38).
Au cours du canon eucharistique, au lieu du chant « Il est digne en vérité », on a entonné l’hermos de la 9e ode du canon des matines avec le refrain : « Terre, annonce une grande joie ».
A la fin de la Liturgie, Monseigneur Marc s’est adressé aux fidèles avec une homélie archipastorale :
« Aujourd’hui, chers pères, frères et sœurs, notre Église célèbre une grande et joyeuse fête – l’Annonciation à Très Sainte Mère de Dieu. La Vierge Marie a reçu la bonne nouvelle de l’Archange Gabriel qu’Elle deviendrait la Mère du Sauveur du monde entier (cf. Lc 1, 26–38).
Nous employons l’expression “bonne nouvelle”. En réalité, elle existait déjà dans l’Antiquité, mais avait alors un sens tout autre.
Dans l’Empire romain, la “bonne nouvelle” désignait la naissance d’un héritier, une grande victoire ou un autre événement d’envergure. Il s’agissait d’un fait public, important, concernant la vie de nombreuses personnes.
L’Annonciation dont nous parlons s’est produite dans des conditions tout à fait différentes. Elle s’est accomplie dans le secret, et presque personne n’en savait rien. La Vierge Marie a entendu la voix de l’Archange apparu, Lui annonçant la bonne nouvelle de ce qui devait s’accomplir.
Mais la Mère de Dieu n’a pas immédiatement accueilli cette annonce. L’Évangile dit qu’Elle fut troublée (cf. Lc 1, 29). La Tradition de l’Église ajoute qu’Elle a pu y voir une tentation – semblable à celle à laquelle Adam et Ève n’ont pas su résister (cf. Gn 3). Ayant entendu les paroles du serpent, Ève prit le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, fut elle-même séduite et y entraîna son époux.
La Vierge Marie, quant à Elle, agit autrement : Elle pose d’abord une question, et ce n’est qu’ensuite que sortent de Sa bouche ces grandes paroles : “Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole” (Lc 1, 38).
Contrairement aux “bonnes nouvelles” qui suscitaient la joie dans l’Empire romain, celle, dont nous parlons, possède un caractère tout à fait particulier. C’est un événement qui dépasse les limites de l’Israël ancien et d’une époque déterminée.
Cette Bonne nouvelle est significative et décisive pour toute l’humanité et pour toute l’histoire.
Quels mots prononçons-nous en ce jour ? Nous nous adressons à la Mère de Dieu par les paroles de la salutation angélique : “Réjouis-toi !” (Lc 1, 28).
Aujourd’hui, nous ne demandons presque rien. Dieu connaît tout ce dont nous avons besoin. Notre prière aujourd’hui consiste avant tout à répéter cette salutation angélique : “Réjouis-toi !”.
Et dans cette salutation se résument : notre joie pour l’Annonciation, notre vénération pour la Très Sainte Mère de Dieu et notre participation à l’histoire du salut du genre humain.
Puissions‑nous, frères et sœurs, garder toujours dans nos cœurs la mémoire de cet événement. Souvenons‑nous qu’il n’est pas d’autre Bonne Nouvelle que celle annoncée à la Vierge Marie, celle que le Seigneur Jésus Christ a portée à l’humanité en traversant la vie terrestre et en triomphant de la mort par Sa Résurrection (cf. Jn 11,25). Amen.»
Son Éminence Marc, métropolite Chersonèse et d’Europe occidentale, exarque patriarcal en Europe occidentale, a célébré la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome en la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris.
Le chef de l’Exarchat a été entouré du prêtre Maxim Politov, secrétaire de l’administration diocésaine, ainsi que du clergé de la cathédrale.
Lors du Mardi Saint, qui, cette année, a coïncidé avec la fête de l’Annonciation, deux péricopes évangéliques ont été proclamées : les récits du second avènement et du jugement dernier, ainsi que les paraboles du Sauveur sur les dix vierges et les talents (Mt 24, 36–25, 46), et également le passage sur l’apparition de l’archange Gabriel à la Vierge Marie (Lc 1, 26–38).
Au cours du canon eucharistique, au lieu du chant « Il est digne en vérité », on a entonné l’hermos de la 9e ode du canon des matines avec le refrain : « Terre, annonce une grande joie ».
A la fin de la Liturgie, Monseigneur Marc s’est adressé aux fidèles avec une homélie archipastorale :
« Aujourd’hui, chers pères, frères et sœurs, notre Église célèbre une grande et joyeuse fête – l’Annonciation à Très Sainte Mère de Dieu. La Vierge Marie a reçu la bonne nouvelle de l’Archange Gabriel qu’Elle deviendrait la Mère du Sauveur du monde entier (cf. Lc 1, 26–38).
Nous employons l’expression “bonne nouvelle”. En réalité, elle existait déjà dans l’Antiquité, mais avait alors un sens tout autre.
Dans l’Empire romain, la “bonne nouvelle” désignait la naissance d’un héritier, une grande victoire ou un autre événement d’envergure. Il s’agissait d’un fait public, important, concernant la vie de nombreuses personnes.
L’Annonciation dont nous parlons s’est produite dans des conditions tout à fait différentes. Elle s’est accomplie dans le secret, et presque personne n’en savait rien. La Vierge Marie a entendu la voix de l’Archange apparu, Lui annonçant la bonne nouvelle de ce qui devait s’accomplir.
Mais la Mère de Dieu n’a pas immédiatement accueilli cette annonce. L’Évangile dit qu’Elle fut troublée (cf. Lc 1, 29). La Tradition de l’Église ajoute qu’Elle a pu y voir une tentation – semblable à celle à laquelle Adam et Ève n’ont pas su résister (cf. Gn 3). Ayant entendu les paroles du serpent, Ève prit le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, fut elle-même séduite et y entraîna son époux.
La Vierge Marie, quant à Elle, agit autrement : Elle pose d’abord une question, et ce n’est qu’ensuite que sortent de Sa bouche ces grandes paroles : “Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole” (Lc 1, 38).
Contrairement aux “bonnes nouvelles” qui suscitaient la joie dans l’Empire romain, celle, dont nous parlons, possède un caractère tout à fait particulier. C’est un événement qui dépasse les limites de l’Israël ancien et d’une époque déterminée.
Cette Bonne nouvelle est significative et décisive pour toute l’humanité et pour toute l’histoire.
Quels mots prononçons-nous en ce jour ? Nous nous adressons à la Mère de Dieu par les paroles de la salutation angélique : “Réjouis-toi !” (Lc 1, 28).
Aujourd’hui, nous ne demandons presque rien. Dieu connaît tout ce dont nous avons besoin. Notre prière aujourd’hui consiste avant tout à répéter cette salutation angélique : “Réjouis-toi !”.
Et dans cette salutation se résument : notre joie pour l’Annonciation, notre vénération pour la Très Sainte Mère de Dieu et notre participation à l’histoire du salut du genre humain.
Puissions‑nous, frères et sœurs, garder toujours dans nos cœurs la mémoire de cet événement. Souvenons‑nous qu’il n’est pas d’autre Bonne Nouvelle que celle annoncée à la Vierge Marie, celle que le Seigneur Jésus Christ a portée à l’humanité en traversant la vie terrestre et en triomphant de la mort par Sa Résurrection (cf. Jn 11,25). Amen.»
Galerie
Chronique du diocèse
Diocèse de Chersonèse









La veille d'Annonciation: L'exarque en Europe occidentale a célébré l'office vespéral de fête en la cathédrale de la Sainte Trinité