RIAZAN, le 30 novembre 2025, 25e dimanche après Pentecôte – Son Éminence Marc, métropolite de Riazan et de Mikhaïlov, administrateur de l'Exarchat patriarcal en Europe occidentale et du diocèse de Chersonèse, a célébré la Divine Liturgie en la cathédrale de la Nativité du Christ à Riazan.
Dans son homélie à l’issue de l’office, Monseigneur a attiré l’attention sur le contenu de la lecture évangélique du jour :
« En lisant les livres de l’Ancien Testament, nous découvrons l’idéal auquel aspiraient les anciens : la longévité, la prospérité, la fécondité. Pourtant, ce n’était pas seulement l’idéal de l’homme ancien : c’est le Seigneur Lui-même qui parlait de ces choses comme d’une récompense offerte à Ses fidèles serviteurs.
Mais tout idéal peut être déformé. C’est justement de cette déformation que parle la lecture évangélique d’aujourd’hui. Le Seigneur explique comment il ne faut pas agir, comment les bonnes promesses faites autrefois aux participants de la première Alliance avec Dieu peuvent être perverties. Et cela arrive lorsque l’homme considère la richesse non plus comme une récompense pour une vie pieuse et vertueuse, mais comme la base d’une existence facile et paisible. Le Seigneur appelle un tel homme insensé – et Il a raison, car les livres de l’Ancien Testament enseignent qu’il n’y a dans la vie qu’une seule espérance, une seule source de confiance : le Seigneur.
Dans le Nouveau Testament, Dieu nous propose d’autres exemples, d’autres idéaux, fondés au contraire sur le renoncement, pour que nous sachions conserver non pour nous-mêmes, mais pour donner à notre prochain. Je me souviens d’une histoire tirée des anciens récits pieux (patérikons) : un moine possédait deux vêtements, l’un pour aller à l'église, l’autre pour le travail. Un jour, un voyageur vint à lui et lui demanda un vêtement. Le moine lui donna le meilleur. Ayant appris cela, le vieux moine lui demanda pourquoi il avait donné le plus beau et avec quoi il irait désormais prier à l'église, le jeune moine répondit : “Et toi, aurais-tu pu donner à Christ le plus médiocre ?”
Voilà l’idéal du Nouveau Testament, l’idéal du Christ. Il est certes difficile pour nous de suivre pleinement cet idéal, de donner le meilleur au Christ, à notre prochain. Mais nous devons au moins aspirer à vers cet idéal, et surtout, éviter le mode de vie et les pensées que nous voyons chez le riche de la parabole : ne pas mettre notre espérance dans les richesses, en comprenant que tout cela n’est que poussière et vanité. »
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Fête de saint apôtre Mattieu: le métropolite Marc a célébré la Liturgie en la cathédrale de Riazan