Vladimir GOLOVANOW

L'Église Hors Frontières EHF (métropole autonome au sein du patriarcat de Moscou depuis 2007) et OCA l'Église Orthodoxe en Amérique (autocéphalie accordée par le patriarcat de Moscou en 1970 mais non reconnue par Constantinople) ont mis en place une commission mixte pour "résoudre les problèmes qui empêchaient la pleine communion Eucharistique dans le passé et voir comment nous pouvons prier et travailler ensemble dans le future"(*). Les première réunions les 5 et 6 octobre 2010 à New York ont donné lieu à la concélébration des vigiles et de la sainte Liturgie, alternativement dans une église de chaque juridiction, et ont abouti à un document commun qui doit être soumis aux Synodes des deux Églises (cf. communiqué OCA).

Nous pouvons nous réjouir en voyant ainsi surmonter plus de 80 ans de séparation et d'hostilité et, peut-être, en tirer des leçons !


Rappel historique:

L'orthodoxie a été représentée en Amérique dès 1794 par la juridiction de l'Eglise russe qui regroupait, en 1918, 300 000 orthodoxes de nationalités différentes (Russes, Ukrainiens, Serbes, Albanais, Arabes, Aléoutes, Indiens, Africains, Anglais); tous recevaient l'antimansion pour leurs paroisses de la part des évêques russes et toutes les Eglises locales envoyaient leur clergé dans la juridiction de l'Eglise orthodoxe russe pour les paroisses américaines. L'un de ses primats les plus connus a été de 1898 à 1907 le futur saint patriarche Tikhon, qui fit en particulier terminer la traduction des textes liturgiques en anglais.

La situation changea après 1921, quand le patriarcat de Moscou tomba sous la coupe du régime bolchevique: dés début 1920 un décret du saint patriarche Tikhon octroyait une large autonomie aux diocèses situés en dehors de la Russie "jusqu'à ce que des communications normales soient rétablies". Quand St Tikhon fut incarcéré (1922) les évêques à l'étranger se basèrent sur ce décret pour organiser un "Synode hors frontières", mais en 1926 l'Église d'Amérique, comme l'Archevêché d'Europe occidentale, refusérent de suivre le Synode hors frontière dans sa rupture avec le patriarcat de Moscou, ce qui provoqua en Amériques (comme en Europe) une scission en trois groupes: la majeure partie de l'Église d'Amérique resta nominalement dans la juridiction du patriarcat, mais en s'auto-administrant, sous le nom de "Église grecque-catholique orthodoxe russe en Amérique", les dissidents se rattachaient majoritairement à l'Église Hors Frontière et quelques paroisses restaient sous l'administration directe du patriarche de Moscou. Dans le même temps, plusieurs Églises locales créaient leurs propres diocèses sur le même territoire…

L'Église Hors Frontière se renforce considérablement en Amériques après 1945, avec l'afflux de nouveaux émigrants et le transfert de son siège à New York (1950), mais sa rupture de communion avec le patriarcat ne permet pas d'union eucharistique avec l'Église d'Amérique. À partir de 1960 celle-ci entame des pourparlers avec son Église-mère et obtient l'autocéphalie en 1970. Elle participe à la création de la SCOBA (1960, Standing Conference of Canonical Orthodox Bishops in the Americas), qui réunit toutes les Églises canoniques d'Amérique et dont l'Église Hors Frontière ne fait pas partie alors que les paroisses du patriarcat y sont aussi représentées.

2007 voit se réaliser le miracle du retour de l'Église Hors Frontière au Patriarcat de Moscou et, en mai 2010, les prélats de l'Église Hors Frontière participent à la première Assemblée épiscopale des Amériques du Nord et Centrale, continuateur de la SCOBA, dans la cadre de la délégation du patriarcat de Moscou.

Un parallèle limité:
Il y a des ressemblances historiques entre les évolutions de la Métropole américaine et de l'Archevêché d'Europe occidentale (Daru): les deux ont rompu en même temps avec le Synode hors-frontières pour rester au patriarcat de Moscou, mais ils divergent ensuite.
- Le Métropole garde ce statut canonique, avec une totale autonomie de facto (un peu comme le diocèse de Souroge, en Grande Bretagne, et, dans une certaine mesure, celui de Bruxelles avec Mgr Basile (Krivocheine) et obtient l'autocéphalie en 1970.
Après la réunification de 2007 les voies d'une entente avec l'Église Hors Frontière sont explorées et nous verrons sur quelle organisation canonique cela peut déboucher.
- Daru rejoint le patriarcat de Constantinople à titre provisoire (Tomos de 1931 cité comme référence en 1999)… et ce provisoire anti-canonique semble maintenant voulu définitif… Aucune avancée vers les autres juridictions de tradition russe n'est envisagée et la réorganisation en Europe occidentale se fera probablement sans l'Archevêché…

Notons que le patriarcat de Constantinople semble accepter la superposition de ses propres diocèses, pourtant anti-canonique: si ici nous avons Daru et les métropoles grecques, en Amérique, outre la grande Métropole grecque, il ya des diocèses autonomes ukrainien, carpato-ruthène et albanais…

(*) Traduit de l'anglais par VG

Rédigé par Vladimir Golovanow le 17 Février 2011 à 06:10 | 66 commentaires | Permalien


Commentaires
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1.Posté par Marie Genko le 12/10/2010 18:05

Voilà une merveilleuse nouvelle!
Espérons que le Seigneur voudra bien éclairer les cervelles obscurcies des tenants d'une orthodoxie occidentale, dont ne veulent aucun des Patriarcats orthodoxes!
Et espérons que le jour est proche où l'archevêché de la rue Daru et l'EORHF, toutes deux descendante des malheureux exilés de Russie, ne seront plus qu'une seule et même juridiction orthodoxe russe sur le sol d'Occident !
C e jour là la paix reviendra dans les paroisses divisées! Ce jour là,les fidèles pourront à nouveau venir prier et non se disputer dans leurs églises!

2.Posté par Tchetnik le 12/10/2010 20:30
@Marie

L'occident fut Orthodoxe ;a une époque où les Russes faisaient encore des sacrifices humains. Dont acte. Et un patrimoine dogmatique, hagiographique, liturgique orthodoxe occidental subsiste depuis toujours, Ou alors, il faudrait rayer du Synaxaire Saint Benoit, Saint Ambroise, Saint Grégoire le Dialogue, Saint Jérome, Saint Irénée de Lyon, Sainte Hilda de Withby, Saint Boniface de Germanie (Ach!), Saint Augustin d'Hippone, Saint Martin...

En revanche, vous avez raison quand vous dénoncez une orthodoxie "occidentale" recréée de toute pièce, au mieux sur une base hélas déformée et morcelée dudit patrimoine, au pire sur une réinvention complète, avec esprit réformiste et moderniste à la clef. Effectivement, une telle "orthodoxie" ne sert pas la Vérité et entretient une certaine confusion, je suis bien d'accord. Vous n,en voulez pas et vous avez raison.

Mais maintenir la Vérité des dogmes et des enseignements de l'Église, lutter contre un esprit moderniste (que vous identifiez comme venant des occidentaux, ce qui n'est vrai qu'en partie) ne signifie pas amputer l'Église d'une partie substantielle de son héritage. Simplement, il faut savoir trier ce qui est légitime et fondé (hélas peu pratiqué et peu connu des occidentaux même), de ce qui ne l'est pas.

Saint Jean de Shangai avait en cela fait du bon travail.

Et espérons que cette juridiction Russe unifiée, si elle se réalise, pourra, non seulement mettre fin à certaines bisbilles effectivement malvenues, mais aussi réaliser un vrai travail missionaire, pour le Salut du plus grand nombre et pas seulement des Russes. Travail qui jusqu'à présent, fait defaut dans la plupart des juridictions Orthodoxes en Occident.

PS: le journal "Orthodox faith" (www.orthopress.org) est déjà depuis longtemps publié avec les bénédictions des évèques Jonah et Seraphim (OCA) et Hilarion et Gabriel (EORHF).

3.Posté par Marie Genko le 12/10/2010 21:30

Cher Tchetnik,

Je suis entièrement d'accord avec vous!
L'Occident a été orthodoxe, il a eu ses saints, qui sont aussi les nôtres.
L'Église chrétienne d'Occident s'est progressivement éloignée de son orthodoxie première à cause de cette malheureuse querelle du "filioque", du sac de Constantinople par les croisés en 1204 etc, etc...
Mais cela n'enlève rien à la richesse de l'orthodoxie occidentale telle qu'elle a été vécue et telle que son rite a été façonné par le génie des peuples occidentaux!
Ce patrimoine liturgique occidental peut peut être redécouvert par les catholiques et les protestants.
Il s'agit de leur bien propre!
Et lorsque les catholiques auront les mêmes dogmes que les orthodoxes, l'Eglise retrouvera son universalité, et son unité!
Et ceci dans la diversité des rites des différents patriarcats.
Parce que l'Occident a son propre visage et sa propre Église qui, à la Grâce de Dieu, retrouvera inéluctablement son orthodoxie première, il est malvenu pour les descendants des exilés russes de se prétendre l'Église orthodoxe d'Occident!
C'est non seulement une véritable insulte et un manque de foi envers nos frères séparés catholiques et protestants, mais c'est aussi un manque de Foi envers la miséricorde divine!


4.Posté par Tchetnik le 13/10/2010 00:12
@Marie

En fait ce patrimoine n,est pas que la richesse des occidentaux, mais appartient à l'Église Orthodoxe tout entière. Et doit être reconnu comme tel, surtout de la part de Grecs, Ruses ou Roumains qui se trouvent en France, Allemagne, USA ou autres. Sinon, les Occidentaux devraient s'abstenir de célébrer la Liturgie de Saint Jean Chrysostome.

En revanche, quitte ,a rétablir le Christianisme Orthodoxe en un Occident qui fut aussi ses terres d'élection, autant faire les chose scorrectement, de manière ;a ce que les enseignements de l'Église soient bien préservés et transmis.

5.Posté par Irénée le 13/10/2010 09:01
Je voudrais quand m^me préciser à Marie que l'OCA n'est plus depuis longtemps une "Eglise Russe" et qu'elle s'est énormément inculturée au Etats Unis, regroupant beaucoup d'américais de souche, et des personnes venues de toutes les juriditions nationales présentes sur place. Il s'agit bien plutôt d'une "Eglise locale".
Que l'OCA travaille avec l'EHF reste une excellente nouvelle, mais il ne s'agit pas, me semble t'il, d'un projet de fusion. L'essentiel reste la complète reconnaissance et la communion pleine et sans réserve !
Merci aussi à Tchetnik pour son commentaire sur l'orthodoxie occidentale. Il a tout à fait raison d'insister sur cette question qu'il ne faut pas traiter à la légère. Et il ne faut pas non plus affirmer qu'aucun patriarcat ne veut d'une "orthodoxie occidentale" l'histoire a prouvé le contraire, avec Saint Jean de Shangai entre autres...mais aussi avec la réception dans l'orthodoxie de communautés anglicanes qui ont gardé leurs usages liturgiques après quelques ajouts...

6.Posté par Marie Genko le 13/10/2010 09:56
Cher Irénée,

Vous avez toujours autant de peine à vous habituer au temps de l'Église, qui n'est pas celui des hommes!

Dans un premier temps les chrétiens orthodoxes continuent à rester dans l'omophore du patriarcat qui les a amenés au Christ.

Dans un second temps, qui peut parfois durer quelques siècles, TOUS LES PATRIARCATS ORTHODOXES RECONNAISSENT L'AUTONOMIE DE LA NOUVELLE ÉGLISE LOCALE et de son nouveau métropolite, puis de son nouveau patriarche.

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la tradition de l'Église, depuis sa création par le Christ

Nous sommes encore très loin de ce second temps en Europe occidentale et aux États Unis!!!!
Par ailleurs, je rappelle ce que je viens d'écrire ci-dessus:

Pour moi l'Église Locale orthodoxe occidentale sera nécessairement l'Église Catholique et Protestante revenues toutes deux, par la Grâce de Dieu, à leur Orthodoxie première.
Nous prétendre, nous, juridictions russes issues d'une immigration si récente, l'Église Locale Orthodoxe d'Occident est pour moi un comble d'orgueil et d'ignorance!

Cette dernière phrase ne s'adresse pas à vous cher Irénée, car je ne vois pas d'orgueil dans vos messages!
Vous avez simplement été induit à croire que nous sommes l'Église Locale d'Occident!
Dans la mesure, où nous sommes actuellement les témoins de l'Orthodoxie en Occident, il y a là une parcelle de vérité!
Il est possible en effet, qu'en partie grâce à notre témoignage, nos frères séparés reviendront à la source de leur Foi.
Ce jour là, le patriarche de Rome sera incontestablement le patriarche de l'Église orthodoxe d'Occident.
Dans notre pauvre Europe si sécularisée, bien des fidèles, victimes des lumières et des hérésies ont abandonné leurs églises!
Pour eux, pour le salut des âmes, souhaitons que le jour de la Vérité soit proche pour tous!



7.Posté par Irénée le 13/10/2010 15:54
Je crais chère Marie que vous vous trompiez sur certains points...
L'OCA, dont l'autonomie est reconnue par un certain nombre d'Eglises orthodoxes, constitue bien l'Eglise locale en amérique, ou tout au moins une Eglise locale, reconnue canoniquement et en communion avec l'ensemble du monde orthodoxe.
Rien n'empêche une démarche semblable en France et en Europe, et ceci sans attendre des siècles...
Et cela n'a rien à voir avec je ne sais quel projet moderniste ou "occidental", il s'agit simplement de reconnaître aux chrétiens orthodoxes vivant en un lieu leur autonomie (relative d'abord, puis plus complète). Le retour des catholiques romains est une autre question...aux USA, la création de l'OCA en tant qu'Eglise locale s'est faite sans attendre le retour à l'orthodoxie des évêques romains sur place !

8.Posté par Marie Genko le 13/10/2010 16:30
Cher Irénée,

La tradition de l'Eglise Orthodoxe est le consensus.
Tant que l'OCA n'est pas reconnue et acceptée par TOUS LES PATRIARCATS orthodoxes, elle n'est pas réellement l'Eglise Locale Orthodoxe des Etats Unis.
Demandez donc aux théologiens du Patriarcat de Constantinople ce qu'ils en pensent, le patriarche de Constantinople n'a jamais reconnu l'OCA!
En France, et en Europe, chaque Église autocéphale garde jalousement ses fidèles.
Rappelez vous la récente mise en garde de l'Église Roumaine contre justement cette dérive vers une utopie d'Église Locale!
L'autonomie relative, dont vous parlez, a été proposée par le Patriarche Alexis II de bienheureuse mémoire justement à notre archevêché qui l'a rejeté sans même en considérer les potentiels bienfaits...

9.Posté par Daniel le 13/10/2010 17:31
Concernant l'OCA, ce qu'on peut regretter est l'inconséquence de certaines églises orthodoxes. Jusqu'aux années 20, toutes reconnaissaient la juridiction russe locale comme unique juridiction orthodoxe du pays et chacun envoyait ses prêtres et évêques pour des questions linguistiques mais sans prendre la peine de créer de nouvelles structures. Saint Raphaël de Brooklyn, arabe envoyé pour la communauté arabe, en est un exemple...

Et puis tout d'un coup, dans les années 20, sous lère du funeste Mélétios Metaxakis, franc-maçon notoire, le Patriarcat de Constantinople s'invente des revendications universelle en Amérique, mais aussi en Tchécoslovaquie (sous juridiction serbe à priori) etc. Et donc tout vole en éclat, chacun retourne dans son église national et un grand pas en arrière est fait. Quel est l'argument canonique pour cela? S'il existe, pourquoi tout ce temps pour s'en rendre compte? Mystère, mais tout cela ne sonne pas très net. Bien sûr, par la suite les Roumains veulent que les paroisses d'origine roumaines quittent l'OCA, ce qui est naturellement très intelligent car l'on sait bien que quand on a un embryon d'organisation locale, autant l'avorter, et aussi ça aide à la visibilité de l'orthodoxie... Je ne félicite pas donc ces attitudes.

10.Posté par Tchetnik le 13/10/2010 17:38
Même si effectivement l'OCA n'est pas reconnue officiellement par Cple, les prêtres des uns vont régulièrement célébrer dans les églises des autres et réciproquement.

Le problème de ces "non-reconnaissances" (qui se déroulent souvent au détriment de la légitimité historique et de la réalité de l'héritage confessé par telle ou telle Église) réside souvent dans des attitudes humaines d'évèques qui veulent toujours tirer la couverture à eux. Attitude bien puérile, en vérité.

L'autocéphalie de l'Église Serbe au XIVième siècle ne fut pas reconnue à cette époque par Cple, ce qui n,empêcha pas cette église de confesser et de transmettre un héritage authentiquement Chrétien Orthodoxe et de porter à cette époque des fruits de sainteté.

Enfin, si Dieu a permis que ces églises, suite à certains évenements dramatiques, émigrent en occident, ce n,est certainement pas pour rien. Elles ne peuvents se contenter de s,y tourner les pouces, sans accomplir le travail fondamental de mission et d'implantation du Christ dan sces terres et ces nouvelles (nouvelles anciennes ou anciennes nouvelles) populations.

11.Posté par Irénée le 13/10/2010 18:44
Encore un fois Marie je trouve votre vision peu conforme à la réalité...
L'OCA est en communion avec l'ensemble du monde orthodoxe, acceuille des fidèles, des prêtres et des évêques de toutes origines nationales et culturelles... C'est bien l'Eglise locale aux Etats Unis...
Si Constantinople ne l'a pas reconnue, c'est pour des raisons politiques et de stratégie... mais la communion n'a jamais (que je sache...) été rompue...
Et la création de l'OCA répondait précisément au souhait que chaque Eglise nationale ou locale ne garde pas jalousement ses fidèles.

12.Posté par Marie Genko le 13/10/2010 19:44
Cher Irénée,

Vous savez certainement que l'OCA a dernièrement connu des temps difficiles!
J'espère pour les prêtres et les fidèles, qui en font toujours partie, que ce moment a été surmonté depuis l'heureuse élection de son nouveau métropolite.
Je vous fais remarquer au passage que c'est l'Église russe qui a accordé cette indépendance à l'OCA !
Notre Archevêché(Daru), qui porte toujours le nom d'archevêché des église orthodoxes russes d'Europe occidentale, aurait pu déjà depuis quelques années être devenu une Métropole indépendante sous l'omophore du patriarche de Moscou.
C'est exactement de cette façon que l'OCA a reçu son indépendance.
Espérons que le prochain grand concile orthodoxe saura enfin mettre tout le monde d'accord!
Il faut tout de même aussi tenir compte du fait que, contrairement aux États Unis, nous sommes ici sur un territoire traditionnellement dépendant de l'évêque de Rome! Les Etats Unis pourraient répondre à l'appellation de terre barbare, qui justifierait, selon le fameux concile de Chalcédoine, les prétentions de Constantinople à gérer les orthodoxes de des territoires américains.
Mais en Europe, en attendant le jour béni du retour de nos frères séparés en orthodoxie, il me semble normal que chaque patriarcat veille jalousement sur ses fidèles.


13.Posté par Tchetnik le 13/10/2010 20:27
les communautés Orthodoxes en Amérique, en particulier grecques, constituent, de par leur nombre et leur (relative) réussite économique et sociale, une source potentielle de revenus pour un patriarcat situé en terre occupée et sans un sou vaillant. (Le Grec étant de plus naturellement attiré par tout ce qui brille...). leur nombre permet aussi de regonfler des effectifs Constantinopolitains en baisse régulière pour les raisons de génocide divers et autres persécutions à cette époque.

D'où le brutal et soudain intérêt marqué par Mélétios à cette époque. Intérêt qui, conformément à ses engagements philosophiques douteux, lui permettait, non seulement de "justifier" une juridiction universelle qui fut précisément celle que l,on refusa au Pape au XIième siècle, mais également d'imposer une version "moderniste" et "mondialiste" du Christianisme Orthodoxe.

14.Posté par Daniel le 13/10/2010 20:45
Je trouve que l'OCA s'est sorti avec une certaine dignité de ces scandales : ils ont fait une opération main propre, les brebis galeuses ont été écartées. Dans d'autres juridictions et d'autres pays, on cache la poussière sous le tapis et on fait comme si tout allait pour le mieux...

15.Posté par Tchetnik le 13/10/2010 20:54
Tout d'abord, l'OCA connait toujours des "temps difficiles" depuis que Mgr Séraphim est interrogé par la police au sujet d,une affaire le concernant.

Ensuite, le but de l'Église (et des juridictions qui la composent) n'a JAMAIS été de veiller jalousement sur ses fidèles, comme un coq sur sa volaille, mais de dispenser la parole du Christ ainsi que Son enseignement et le sens qu'Il donne à nos vies, à l'ensemble des hommes se trouvant à proximitéé immédiate. Par conséquent, le caractère "ethnique" d'une paroisse non seulement n'est jamais gravé dans le marbre canonique, mais de plus devient franchement hérétique quand il vise à être un monopole sur une terre qui n'est pourtant pas celle d'origine de l'ethnie en question. Un tel comportement, même plus puéril, mais carrément inepte, constitue le meilleur repoussoir pour les non-Chrétiens qui seraient intéressés par le Christianisme orthodoxe. Et je les comprend.

Ajoutée à d,autres comportements malheureux (infidélités, magouilles politiques, compromis pour assurer soi-disant la "paix" et l'"harmonie", étouffement d,actes illicites pour "ne pas faire de vagues" et j'en passe), cette attitude fait que leurs auteurs, souvent des haut-gradés, "non seulement n'iront pas au Paradis, mais empêchent de plus les autres d'y rentrer.

16.Posté par Marie Genko le 13/10/2010 22:27
Cher Tchetnik, cher Irénée,

Nous sommes tous pécheurs, c'est bien là le fond du problème...
Par contre il me semble que l'identité d'une église autocéphale est une chose importante pour les fidèles eux-mêmes.
Voilà pourquoi, je comprends que le patriarcat Roumain mette ses fidèles en garde contre un papillonnement d'une juridiction à l'autre.
Personnellement je me reconnais dans l'orthodoxie russe, et je suis toujours étonnée de la différence que je rencontre lorsque j'écoute un office en grec ou en géorgien.
Je suis toujours parmi des orthodoxes et je partage leur joie de célébrer l'Eucharistie, mais je ne suis pas autant chez moi, que je le suis dans ma paroisse où l'office est dit en slavon!
L'Orthodoxie a toujours su s'acculturer chez les peuples qui ont adopté cette Foi.
Et cette acculturation a encore davantage attaché les fidèles à leur foi.
Justement parce que nous sommes sur une terre qui qui possède une autre tradition ecclésiale, nous devons être d'autant plus vigilants à conserver nos propres traditions et à ne pas nous laisser absorber dans une acculturation qui nous éloignerait de notre Église mère.
Pour clore peut-être ce sujet, qui me paraît sans grande utilité puisque nous ne sommes pas en mesure de changer le cours des choses, je dirais simplement que nous devons prier le Seigneur d'inspirer à nos prélats de nous conduire sans faillir vers le Christ.





17.Posté par vladimir le 13/10/2010 22:32
Intéressante recension des Églises Orthodoxes des USA sur http://hirr.hartsem.edu/research/orthodoxindex.html

Cela manque de clarté en mélangeant les Églises pré-calcédoniennes et en ne précisant pas les différentes obédiences (en particulier les "Églises autonomes" qui dépendent de Constantinople, dont celle d'Albanie avec... 2 paroisses ), mais ce me semble être une approche intéressante...

18.Posté par Irénée le 14/10/2010 09:06
En réponse à Marie et au message 12, je voudrais faire remarquer que la naissance de l'OCA a suvi une autre voir que celle proposée à l'archevêché en France.
Des paroisses, des prêtres et théologiens, ainsi que des évêques venant pour partie de l'émigration russe, mais aussi d'autres origines, de m^me que de nombreux américais de souche ont trvaillé à la construction de l'oca, dans le but d'avoir une situation canonique normale en obtenant l'autocéphalie.
Il ne s'agissait pas d'une proposition simplement venant de Moscou.
C'est la raison pour laquelle il me semble ici utile de réfléchir à cette question, d'encourager toutes les initiatives et bonnes volontés allant dans ce sens (comme l'assemblée des évêques) afin que le moment venu une certaine autonomie soit accordée suivant le prcessus proposé à Chambésy.
Il ne sert plus à grand chose maintenant de revenir sur la proposition de 2003...

19.Posté par Marie Genko le 14/10/2010 10:28

Cher Irénée,

Je ne vois pas à quel processus proposé à Chambésy vous faites allusion?
Je me souviens au contraire, qu'il y a été approuvé, que chaque entité ecclésiale orthodoxe dépend de son Église mère et ne peut obtenir son autonomie qu'uniquement avec son accord...?
L'assemblée des évêques confirme à mon sens la volonté de chaque Église orthodoxe de garder son troupeau avec son identité propre sur la terre d'occident!
Nous sommes complètement à rebours de la création du grand "melting pot" orthodoxe en Occident, dont vos amis vous ont donné à rêvé!
Pardonnez-moi, mais je vois les choses complètement différemment et je ne peux que répéter que la situation sur le territoire canonique de l'évêque de Rome ne peut pas se comparer à la situation aux États Unis!
Il nous faut prier pour que nos frères séparés retrouvent leur orthodoxie première et, dans ce cas, comme cela s'est toujours fait dans le passé, ne subsisteront de nos communautés que quelques chapelles dans lesquelles prieront dans leur langue les Roumains, les Grecs et autres Russes de passage sur les terres d'occident.
A la grâce de Dieu, nos descendants prieront en Français dans des églises françaises dépendant du patriarche de Rome.
Et tous commémoreront le Saint Père de Rome, comme cela se fait aujourd'hui en Grèce au sein des communautés russophones.
Vous comprendrez que dans cette vision des choses, l'Eglise Locale dont vous parlez me semble une utopie.


20.Posté par vladimir le 14/10/2010 11:03
Nous sommes nombreux à penser que la consolidation interne de chacune des Églises-mères sur des bases canoniques est un préalable au processus défini à Chambézy, puisque celui-ci part de l'Église-mère: "Exprimant le consentement de l’Église-mère..." dit le communiqué de la Commission interorthodoxe préparatoire du saint et grand Concile (Chambésy, 9 -17 décembre 2009(1)). C'est cela que proposait feu le patriarche Alexis II, comme je le dis par ailleurs, et c'est ce travail là qui est en cours dans le patriarcat de Moscou.

(1) Cf. http://www.centreorthodoxe.org/docs/Communique%202009-1.pdf

21.Posté par T. Schakhovskoy le 14/10/2010 14:01
"Il ne sert plus à grand chose maintenant de revenir sur la proposition de 2003", juge Irénée...
Je ne puis laisser passer cette phrase désinvolte sans réagir. Quand on veut bien la considérer honnêtement, pour ce qu'elle dit clairement et sans hystérie russophobe, la lettre du défunt Patriarche Alexis II ("de bienheureuse mémoire", pour une fois, j'ai grand plaisir à employer cette formule par ailleurs emphatique et souvent bien hypocrite) est d'une telle élévation, si pleine d'amour et de générosité fraternelle, qu'on ne peut à mon avis la relire sans émotion ni sans ressentir à quel point elle reste actuelle dans sa conception générale. Et cela, même si Mgr Antoine (Bloom), qui devait conduire la nouvelle métropole autonome, a depuis quitté, lui aussi, cette terre.
Au contraire, il faudrait la relire plus souvent et accepter d'en reprendre les grandes lignes pour sortir de la désastreuse situation de division qui est la nôtre, nous, orthodoxes de tradition RUSSE quelles que soient nos origines. Situation créée par la folie bolchevique et perpétuée en 2003 par le refus des dirigeants actuels de l'Archevêché d'y voir autre chose qu'une scandaleuse tentative de mainmise.
Sept ans après - sept ans de réflexion ! - on voit bien que ce refus n'a rien créé de bon... les fruits de l'arbre "Daru" sont secs et amers, la récolte s'en fait régulièrement au tribunal. En contre-exemple parfait, nous voyons en face les résultats positifs, dynamiques et paisibles, de la réunion canonique de 2007 entre Patriarcat de Moscou et Eglise orthodoxe russe "hors frontières"... A votre avis, où est l'avenir ?

22.Posté par Irénée le 14/10/2010 14:43
Chère Marie,
Au risque de me répéter, je ne soutiens aucune vision d'un quelconque "melting pot" et je ne crois pas fréquenter beaucoup de personnes ayant cette approche.
Ce que je voudrais dire et redire, c'est que dans une bonne écclésiologie orthodoxe, la France, pas plus que l'Angleterre par exemple, ne fait partie du territoire canonique de l'Eglise de Rome.
Sinon, Moscou serait restée rattachée à Constantinople, ainsi que l'Eglise de Grèce.
Quant au retour de nos frères protestants et d'une majorité des catholiques romains, nous ne voyons pas vraiment les choses aller dans ce sens ! Il faudrait une conversion profonde, et un retour à l'Eglise au sens plein du terme. En attendant ce jour pour lequel nous prions, il y a des milliers de personnes, en France et ailleurs, qui cherchant à rencontrer le Christ, l'ont rencontré dans l'Eglise orthodoxe. Il nous revient de les accueillir, et de partager avec eux les richesses de l'héritage pirituel de l'orthodoxie. Et pour cela, il ne faut pas forcément les faire devenir "gréco-russe" !
Quand au Saint Père de Rome, je suis prêt à le commémorer quand il sera revenu à l'orthodoxie ! Mais il me semble plus probable et réaliste d'avoir un jour à commémorer un métropolite ou un archevêque commun à l'ensemble de l'Eglise orthodoxe en France.

23.Posté par Tchetnik le 14/10/2010 14:45
On est partout chez soi là où se trouve une église Orthodoxe annonçant le Christ et l'Évangile. C,est bien la la première chose que l'on vient y chercher. Les différences liturgiques sont au demeurant minimes, celles que l'on trouve dans les églises grecques provenant de ce fameux esprit moderniste et complaisant qui fait que bon nombre d'évèques Grecs dévalorisent la Tradition et les usages de l'Église et rendent facultatives des pratiques comme la confession et le carème qui relèvent pourtant du devoir obligatoire du Chrétien (et qui font pas mal de coupes dans les textes des offices).

Mais , en ehors de quelques mineures différences, une liturgie Orthodoxe reste identique en Slavon, grec, Roumain...

On vient à l'église pour la joie que nous procurent Vérité et Salut, pas pour chatter autour d'un café grec, sur la fille du voisin. Un homme disait qu'il venait à l'église pour parler grec (en Amérique). un autre lui répondit qu'il venait pour parler du Christ.

Il est légitime d'être attaché à sa nation comme à une mère, et d'être fier de son héritage, mais si on le commémore, c'est en vertu de sa relation avec le Christ. De la même maniêre que l'amour que l'on doit à ses parents vient après celui que l,on doit à Dieu et en relation avec lui. Mais un église Orthodoxe en France ou aux USA reste une église Orthodoxe en France ou aux USA et pas en Grèce ou en Russie. Elle doit s'adresser à tout le monde, et pas uniquement aux Grecs ou aux russes.

Enfin je crois qu'on confond deux choses: le travail missionnaire indispensable de l'Église et le retour de juridictions séparées (Rome en l'occurence0 au sein de l'Église Orthodoxe. Si on devait attendre la deuxi;eme pour réaliser la première, on devrait alors logiquement refuser toute conversion individuelle au Christianisme Orthodoxe,c e qui serait un non-sens.


24.Posté par Tchetnik le 14/10/2010 15:03
PS: là où personnellement, je me sentirais moins "chez moi" ce serait dans une "église" qui en réalité serait un club ethnique composé de gens paresseux et pas réellement croyants, qui ne viendraient que pour un folklore superficiel et ludique, avec de plus des structures figées, clientélistes et mafieuses. Et malheureusement, ce genre de pseudo-paroisse est légion.

25.Posté par Marie Genko le 14/10/2010 20:36

Cher Irénée,

La démarche proposée par Sa Sainteté Alexis II de bienheureuse mémoire était la création d'une métropole réunissant toues les juridictions russes d'Occident!
Et il ajoutait aussi que cette métropole indépendante serait un des ferments de l'Eglise Locale à venir!
Voilà qui aurait du rencontrer l'adhésion unanime des orthodoxes de tradition russe.
Il s'agissait de monter ensemble avec notre Église mère une première marche vers la création de cette fameuse Église Locale!
Nous aurions donné au monde catholique et protestant l'exemple de l'amour, dans l'unité, au sein de l'Orthodoxie au lieu de, comme l'écrit si justement Tamara ci-dessus, nous retrouver devant des tribunaux.....
Les convertis occidentaux peuvent choisir soit les église roumaines, soit les grecques, soit les géorgiennes, soit les russes, ou encore les serbes!
Personne ne les force à rester dans les églises de tradition russe!
Pourquoi absolument vouloir créer encore une nouvelle structure, dont ne veut aucun patriarcat et qui me semble un manque de foi envers les Catholiques ?

Cher Tchetnik,

Je vous trouve bien sévère!
Car combien de Moldaves viennent chaque dimanche à la rue Daru, autant pour prier en slavon et se sentir justement dans une église qui leur est familière, que pour y retrouver d'autres personnes de leur pays aussi perdues qu'ils le sont eux-mêmes en terre étrangère et aussi en quête d'accueil que l'ont été nos parents il y a 80 ans!
En ce qui concerne les vieux paroissiens , il est évident que nous venons à l'église pour prier et rencontrer le Seigneur et non pour rencontrer les amis!
D'ailleurs la plus part de nos amis ont fui la rue Daru!
Et je ne souhaite à personne l'ambiance de notre paroisse!
S'il n'y avait pas les moldaves et les touristes russes, la cathédrale serait singulièrement vide, je peux vous l'assurer!
Je trouve que vous êtes trop négatif dans vos deux derniers commentaires!
Où voyez-vous les clubs ethniques et les pseudo paroisses ???



26.Posté par Marie Genko le 14/10/2010 21:21
Cher Irénée,

Je vous conseille vivement d'ouvrir le lien que Vladimir a mis en ligne dans son message N°20 ci-dessus, il vous permettra de lire intégralement le communiqué de Mgr Jean de Pergame, communiqué qui a été publié à la fin de la réunion de Chambésy du 9-17 décembre 2009 et qui définit justement l'octroi de l'autocéphalie.

27.Posté par Tchetnik le 14/10/2010 23:36
@Marie

Certaines paroises russes en france, dont les prêtres s'obstinent à faire les homélies en russe quand seulement dix pour cent de l'assemblée maitrise véritablement la langue, mais en l'occurence, je pense surtout à l'exemple que je connais bien pour l'avoir en permanence sous les yeux, à savoir les paroisses grecques en Amérique du Nord. On y parle d,avantage de Bougatsa que des Évangiles. Le fait que les membres éminents de ces "communautés" aient la fâcheuse habitiude de compter l'argent des cierges pendant que le prêtre lit l'Évangile en dit long par ailleurs. Et je ne décris pas la façon dont les non-Grecs sont accueillis (à moins d'avoir argent et célébrité, comme Tom Hanks, auquel cas, les choses s'arrangent comme par magie).

28.Posté par Marie Genko le 15/10/2010 09:52
Cher Techtnik,

Toute activité de vente est toujours interdite durant certaines prières et les Evangiles!
Il me semble que c'est aux fidèles eux-mêmes de protester dans le cas contraire et au prêtre d'en parler depuis l'ambon.
Mais un peu d'indulgence, par pitié, ou plutôt par amour pour le genre humain!
Si certains non riches ni célèbres sont ignorés par les fidèles, ils ne le sont certainement pas par leur confesseur!
Il n'est peut-être pas si agréable d'être fêté et accueilli en vedette comme Tom Hawks, qui doit être lassé des effusions de toutes sortes et qui préfèrerait probablement un bon anonymat, au moins pour pouvoir se recueillir et se mettre en présence du Seigneur?
Lorsque les choses semblent déraper dans une communauté, il faut en parler au prêtre ou à l'évêque responsable.
En espérant être entendu bien sûr, ce qui n'est hélas pas toujours le cas!


29.Posté par Marie Genko le 15/10/2010 10:07
@Tchetnik

J'ai oublié de vous dire, que j'ai entendu effectivement que, dans certaines paroisses, le prêtre est dans l'obligation à cause de la pression de certains de ses paroissiens de faire la plus part de ses homélies en russe.
Les paroissiens mécontents quittent cette paroisse, tout comme la quittent certains des russophiles intransigeants le jour où le prêtre célèbre en français....
Si vous avez une solution miracle, je suis certaine que, la paroisse en question vous sera infiniment reconnaissante!

30.Posté par Nicolas le 15/10/2010 13:12
A Irénée

Quelques remarques et questions au sujet me votre message n° 22.
Que veut dire "...dans une bonne écclésiologie orthodoxe ni la France ni l'Angleterre ne fait partie du territoire canonique de l'eglise de Rome..." ?
Ca fait assez démago,poliquement correct, issue d'une scéance pleinière d'un conseil d'administration,d'un parlement ..vous ne trouvez pas ? Que dit le droit canon à ce sujet ?

Il me semblait qu' à une certaine époque au sein de l'église chrétienne orthodoxe il existait 5 patriarchats dont le patriarchat de Rome qui avaient chacun leur territoire canonique.....
D'autre part la Russie a reçu l'autocéphalie de Constantinople, comme vous savez.... En ce qui concerne la Grèce je n'en ai pas la moindre idée---

Quand aux protestants et catholiques,s'ils sont nos amis, parfois des membres de nos familles, nos frères humains, comme les musulmans les juifs les boudistes etc et tous les hommes de cette planète,ils n'en sont pas moins hérétiques quant à l'Orthodoxie chrétienne et patristique issue des premiers conciles oecuméniques.

L'Eglise orthodoxe occidentale et ses saints ( Rémi,Geneviève,Gall,Maurice,Clotilde,Martin,Irénée non natif d'Europe........) sera à nouveau un fait si Dieu le veut mais pas à la suite de constructions humaines faite de bric et de broc avec les églises des différentes émigrations.

31.Posté par Tchetnik le 15/10/2010 15:40
@Marie

En l'occurence, le prêtre fit tout ce qu'il put pour remettre en cause ces comportements fondamentalement contraires à tous les idéaux et standards de l,Église. mais le problème est que les évêques ne soutiennent pas toujours leurs prêtres, surtout lorsque ces derniers, en souhaitant tout simplement faire leur travail et rester fidèles à leur serment, vont à l'encontre des desideratas de certains laics qui ne viennent à l'église que pour des raisons mondaines, superficielles et folkloriques. Il est en effet plus facile d'être "aimé" et "populaire" en donnant aux gens ce qu'ils veulent qu'en restant intransigeants.

Et hélas, pour accomplir des intérêts qui n'ont rien à voir avec la garde et la transmission de la Vérité et de la Grâce, certains évêques ne se préoccupent pas de fidélité ni de justice et ont tendance à justifier comportements et pensées dévalorisant la Tradition de l'Église, et imposent ensuite ces visions falsifiées à leurs prêtres, au nom d'une privatisation de l'"obéissance" (laquelle n,est pas faite pour ça à l'origine).

La solution miracle? Pour une fois il y en a une: dégager ces évêques renégats à coup de quelque chose dans le quelquepart pour enfin laisser les homes de bonne volonté faire le travail pour lequel Dieu les a plaçés à leurs positions respectives. mais pour cela, encore faut-il des tribunaux ecclésiastiques composés d'incorruptibles et de courageux. En Occident, pas évident.

Au sujet de Tom Hanks, je trouve étrange que ce gars ait tourné un film profondément antiChrétien et n,a manifestement aucun problème avec sa juridiction...

@Nicolas

L'Église de Grèce reçut son autonomie de Constantinople vers 1850, alors que le pays (limité dans ses frontières) était indépendant.


32.Posté par Tchetnik le 15/10/2010 16:40
Au sujet de l'"indulgence", il faut bien comprendre que aimer les gens ne signifie pas approuver leurs actes ou se taire devant eux. Quand on vient ;a l'église et que de surcroit on donne des leçons d'"orthodoxe depuis la naissance" (ce qui est particulièrement le cas des Grecs), on essaie autant que possible d,avoir une attitude en conformité avec ses prétentions. Sinon autant carrément ne pas venir.

La faiblesse est effectivement excusable et appelle la miséricorde. Mais certainement pas la paresse. un père qui aime son fils l,enguirlandera de temps à autre s'il s'éloigne du droit chemin. Et cet usage de l'autorité non seulement n,est pas incompatible avec la Charité mais est de plus indispensable pour l'authentifier. Car charité sans Vérité est égale à complaisance.

33.Posté par Irénée le 15/10/2010 18:47
@ Nicolas
Je voulais simplement dire que dans une certaine logique historique et écclésiologique, le patriarcat de Rome aurait très probablement accordé l'autocéphalie à un certains nombres d'Eglises depuis des siècles. Tout comme Constantinople l'a fait pour la Russie ou la Grèce.
Je crois que l'Eglise est catholique et orthodoxe, quelle que soit son implantation géographique.
L'Eglise est une réalité, une expérience, qui n'a rien à faire avec la géographie...

34.Posté par Marie Genko le 16/10/2010 19:37
Cher Tchetnik,

Vous avez complètement raison.
Nous devons veiller à ce que le sens du sacré cher aux orthodoxes soit observé par tous les fidèles.
J'essayais de mettre en avant le fait que certains fidèles n'ont aucune maturité spirituelle, et s'il nous incombe de les rappeler à l'ordre en cas de manquement au respect du à la liturgie, ce n'est pas à nous de les juger. Nous devons aussi nous souvenir que tous ne sont pas aptes à une présence assidue aux offices. Il n'est pas donné à tout le monde d'avoir une véritable vocation laïque en Église!

Cher Irénée,

Le territoire canonique du Patriarche Rome incluait justement la Gaule. Je ne vois pas pourquoi vous pensez que ce patriarcat romain aurait du, ou pu, se morceler?
Un patriarcat est l'expression d'une culture et non d'une Nation!
Autrement nous tombons dans le phylétisme...!


35.Posté par Tchetnik le 17/10/2010 04:12
@Marie

Encore une fois, si la faiblesse ne doit pas être jugée et si on ne doit pas faire porter un fardeau plus lourd que nécessaire, la paresse doit être fermement condamnée et combattue. C'est une question d,honneur, de fidélité, mais aussi de si ple cohérence et de logique cartésienne. Surtout quand les gens paresseux non seulement ne viennent jamais à l'église, mais ont quand même la prétention d'en diriger le conseil au nom de je ne sais quelle lignée de "donateurs" (confondus là aussi avec "propriétaires") ou au nom de leur appartenance ethnique. les Tièdes sont déjà difficiles à supporter, mais quand ils se mêlent de donner des leçons, comme c'est hélas le cas de ces soi-disant "fidèles, ils deviennent carrément ingérables.

Chacun a ses propres forces qui doivent être soutenues et encouragées. Mais uniquement dan se la mesure où chacun est conscient de sa place et ne cherche pas, en vertu de je ne sais quelle structure clanique mafieuse, à jouer au prêtre à la place du prêtre et à imposer sa convenance personnelle sur les idéaux de l'Église. Lesquels restent quand même prioritaires pour tous.

36.Posté par Tchetnik le 17/10/2010 04:14
@Marie

Effectivement, historiquement la Gaule, puis la France fait partie du territoire canonique du patriarche d'occident, à savoir l'Évêque de Rome. ce de même que l'Angleterre, évangélisée sous l'impulsion du Pape Saint Grégoire le grand justement (ce qui fait que l'ordre bénédictin y fut présent de façon régulière avant le reste de l'Europe).

37.Posté par Daniel le 17/10/2010 14:15
@ Tchetnik

Quels sont les sources prouvant que les églises des Gaules, d'Espagne n'étaient pas indépendantes car après tout on a bien des conciles locaux de ces églises qui réglementent la vie locale sans référence à Rome à ma connaissance.

Je précise que le cas de l'Angleterre est particulier car elle a été évangélisé par les Celtes mais le christianisme a reculé du fait des invasions saxonnes (païennes). Les Celtes se sont repliés vers l'ouest et l'Irlande et n'étaient pas très motivés pour évangéliser les Saxons qui étaient des ennemis. Il y a donc eu une mission pilotée depuis Rome par Saint Grégoire qui effectivement a nommé des évêques locaux. Néanmoins, je doute fort que cette juridiction ait atteint les territoires celtes et notamment l'Irlande (qui est probablement restée orthodoxe jusqu'à l'invasion anglaise du 12e siècle). A noter que l'invasion de l'Angleterre a été bénie par le pape en 1066 car les Anglais ne voulaient pas appliquer les réformes grégoriennes, comme quoi territoire canonique de Rome ou pas, à l'époque, même en Occident (quelles sont les frontières exact de ce patriarcat de Rome?) cette juridiction universelle et sans limite papale n'était pas automatique.

38.Posté par Irénée le 17/10/2010 14:43
Je n'ai pas affirmé que le territoire du patriarcat de Rome se serait forcément morcelé avec les siècles, mais je dis qu'il y a de fortes chances qu'avec un fonctionnement de l'Eglise moins centralisateur, il y aurait sans doute eu des autonomies qui se seraient faites, non pas forcément sur des bases nationales, mais pour des raisons de proximité culturelle, linguistique, ou autres...
Puisque les choses se sont passées de cette manière sur les territoires de tradition orthodoxe, pourquoi pas dans le patriarcat romain !

39.Posté par Tchetnik le 17/10/2010 20:47
Le fait que des conciles locaux se soient tenus en terre de gaule ou d'Ibérie n'est pas un gage d'indépendance ecclésiale de ces provinces.

L'Irlande fut évangélisée au Vième siècle par Saint Patrick qui convertit le roi Laoghaire vers 435. Cette terre (Hibernie) n'avait jamais été romanisée. En fait il semble que Patrick fut précédé par Pallade et que des communautés Chrétiennes réduites existaient déjà. Quoi qu'il en soit les royaumes Irlandais formèrent longtemps une communauté spirituelle et culturelle avec les Pictes, les Scots (qu'ils contribuèrent à évangéliser) ainsi qu'avec les royaumes Angles. L'Europe Chrétienne doit aussi beaucoup aux missionnaires Irlandais (Gall, Comgall, Colomban, Fridolin...).

La Bretagne Celte fut effectivement évangélisée très tôt (par Saint Aristobule même selon la Tradition). Mais effectivement, les luttes entre peuples celtes, et, plus tard les invasions Angles, Saxonnes et Jutes ruinèrent ce Christianisme qu'il convint de restaurer. Et c'est Saint Augustin de Cantorbery qui s'y est collé, avec le baptème du roi du Kent Ethelbert (les autres royaumes Saxons et Angles allaient suivre ensuite). Lequel Ethelbert était marié à Berthe, fille du roi Franc Chrétien Caribert. Mais cette Angleterre Saxonne est restée Orthodoxe (il y eut une lutte entre rites romains et celtes, résolue au concile de Withby, vers 667) jusqu'à l'invasion de guillaume le batard (dit le Conquérant), duc de Normandie, qui, après avoir tué harold Godwinson, dernier roi Saxon, se fit "élire" par le Witan et couronner par Aldred, évêque d'York, après avoir viré Stigand évêque de Cantorbery qui était parfaitement orthodoxe, mais qui refusait une soumission trop directe au Pape dont les prétentions absolues et hégémonistes s,affirmaient alors. (C,est d,ailleurs avec la bénédiction de Grégoire VII que Guillaume put parachever la conquète et la mise au pas de l'Angleterre, pour lui même comme pour le Pape).

Mais avant cette date, comme le concile de Withby l’indique, l’Angleterre Saxonne était parfaitement dans l’orbite de Rome. Avec l’autonomie qui était de mise à l’époque mais qui fut remise en cause ensuite entre autre par Hildebrand.

Idem pour l’Espagne Wisigothique, devenue réellement Chrétienne orthodoxe avec le concile de Tolède et le travail des saints Isidore et Léandre (amis de Grégoire le grand d,ailleurs)


40.Posté par Daniel le 18/10/2010 07:38
@ Tchetnik, message 39

D'accord pour la présentation historique mais je répète ma question : qu'est-ce qui prouve que ces églises dépendaient de Rome et comment cela se matérialisait-il? Le fait d'appeler à Rome pour une question ou une autre n'est pas une preuve de dépendance juridictionnelle par rapport à Rome qui était de toute façon un siège d'appel.. Si vous me disiez que le Pape confirmait l'élection de tel ou tel évêque, d'accord. Le cas de l'Angleterre est particulier car l'église dut être refondée par Rome. Mais pour l'Espagne? La Gaule?Je n'ai pas de réponses à ces questions. Je vois juste des conciles ocaux qui peuvent indiquer que les églises en question son autonome ou autocéphale. Comment être sûr que c'est l'un et pas l'autre mais aussi qu'il n'y a pas eu d'indépendance totale?

41.Posté par vladimir le 18/10/2010 10:05
Très bonne question de Daniel!
Mais chercher une dépendance "interne" me semble particulièrement complexe: que dire de l'Église ukrainienne, où seul le primat est confirmé par le synode de Moscou? Qui les Églises citées par Tchetnik commémoraient-elles (y avait-il commémoration)? Quid du Saint Chrème, dont la consécration est réservée aux patriarches orthodoxes, mais depuis quand? (Les évêques catholiques consacrent le Saint Chrème pour leur diocèse)...

Je pense qu'il faut en revenir aux Saints Conciles qui définissaient les 5 patriarcats et leurs territoires canoniques (règle 28 du Concile de Calcédoine je crois). Je n'ai pas les textes sous la main... merci d'avance à ceux qui peuvent m'aider pour cela!

42.Posté par Marie Genko le 18/10/2010 10:37
@Tchetnik,

Merci pour cette intéressante page d'histoire.

@ Daniel

Si le concile de Withby (667) indique que l'Angleterre saxonne était parfaitement dans l'orbite de Rome, comme d'ailleurs je l'ai appris dans mon histoire de l'Église enseignée par un prêtre orthodoxe, je pense qu'il est difficile d'en douter.
Peut-être que Tchetnik sera en mesure de vous donner des détails de l'organisation administrative du Patriarcat romain en ces temps reculés?
Personnellement je me contenterai de rappeler:

a/ que le schisme entre les chrétiens survenu officiellement en 1054, (la bataille de Hastings gagnée par Guillaume le conquérant se situe douze ans plus tard en 1066) n'a pas réellement consommé la rupture entre les chrétiens d'occident et ceux d'orient.
Cette rupture a été définitive à la suite du sac de Constantinople par les croisés en 1204.
b/ la longueur des communications de l'époque devait donner de facto une certaine autonomie aux chrétiens qui se trouvaient à plusieurs semaines de voyage du siège patriarcal.
Autonomie dans leur culte, mais probablement pas autonomie politique car nous savons à titre d'exemple que l'administration de Guillaume le Conquérant en Angleterre a été très hiérarchisée et centralisée. Il est évident que son autorité devait aussi lui assurer la fidélité des clercs et des prélats de l'Église d'Angleterre.

43.Posté par Irénée le 18/10/2010 12:47
On ne peut pas se limiter à une analyse historique de la vie des Eglises avant l'an 800... sinon à considérer que tout se serait figé à cette époque...dans ce cas il n'y a pas de tradition slave dans l'orthodoxie !

44.Posté par Tchetnik le 18/10/2010 15:11
Les témoignages que nous avons du Concile de Withby sont peu nombreux. Ils s’agit essentiellement de bede le vénérable et de Aeddius, chef de choeur de Northembrie (l'un des trois royaumes Angles du nord).

Ce concile, convoqué par le roi de Northembrie Oswy, fut dirigé selon Bède, par sainte Hilda qui dirigeait alors l'Abbaye.
L'Angleterre n.était pas unifiée politiquement,(il faudra attendre Alfred le Grand vers 878), mais ce concile réunit des hommes d'église de l'ensemble des 7 royaumes d'alors.

Le débat qui opposait les Saints Chad de Lichfield (défenseur de la tradition Celte) à saint Willfried d'York (lequel, inquiet des dérives liturgiques et dogmatiques d'une église qui tendait à s'éloigner de l'Église universelle au nom de ses particularismes locaux, souhaitait la pleine adoption des usages romains) se solda par la victoire de ce dernier.

Victoire qui fut confirmée lors des deux conciles internes suivants (Hertford et Hatfield, vers 670-680) par celui qui fut Archévêque de Cantorbery, en l'occurrence un Grec de l'Empire byzantin, Théodore de Tarse. Ce qui montre bien le caractère universel de l'Église à ce moment par ailleurs. Ce concile avait aussi fixé les limites des territoires de certaines églises à cette époque.

Le fait que ces conciles se soient tenus (comme il y en eut aussi dans l'Église Franque depuis511) tend à confirmer l'autonomie des différentes églises. Mais ces conciles ont aussi veillé à ce que les particularismes locaux ne l'emportent pas sur la Tradition universelle en matière de dogmes, d'usages et d'enseignements.



45.Posté par Tchetnik le 18/10/2010 15:13
J'ai oublié de rpéciser que le Grec Théodore de Tarse fut placé sur le siège de Cantorbery par le Pape de l'époque qui devait être Vitalien. Ce qui est un indice sérieux de lien avec Rome.

46.Posté par Daniel le 18/10/2010 17:03
@ Tchetnik

Que l'église saxonne ait été soumise à Rome, je ne le nie pas du tout à causes de particularité de l'histoire anglaise qui a imposé une ré-évengélisation depuis Rome. Je le dis moi-même. Mais l'Espagne, mais la Gaule, mais l'Italie du Sud sous domination byzantine pendant longtemps et pour laquelle d'ailleurs le Patriarcat de Constantinople considère qu'elle lui revient semble-t-il? Que dire de la Scandinavie etc?

Je peux répondre à Vladimir que jusqu'à une certaine époque un évêque consécrait son chrême pour son diocèse (Cyprien de Ccarthage en parle quelque part). Pour la commémoration, en bonne ecclésiologie, on ne commémore QUE l'évêque du lieu et pas le métropolite, le patriarche comme cela se fait chez les Russes et chez les Serbes me semble-t-il.

47.Posté par vladimir le 18/10/2010 19:46
Et quid des textes canoniques définissant les patriarcats et leurs territoires?

48.Posté par Tchetnik le 18/10/2010 20:13
1) Le (en tout cas l'un des) problème du Patriarcat de Constatinople est qu,il pense que beaucoup de choses lui reviennent. Il pense la même chose de l'Estonie, de l,Ukraine...C,est vrai que vivre sous occupation doit être un peu pesant à la longue, surtout quand on n'a pas su protéger ses ouailles. Ils donnent des leçons d'humilité à la terre entière mais se sentent prets à envahir la Pologne, ils passent leur temps à faire des compromis avec les Turcs et cela n'a pas fait baisser les persécutions d'une seule unité. Allié à un travail missionnaire nul, cela donne un résultat nul. Et comme seul le résultat compte...
.....................................
2) Au sujet de la Gaule, il ne faut pas oublier que ce sont les Papes qui y ont envoyé des missions et y ont établi des évêques. En particulier Saint Julien du Mans, et les 7 Missionnaires (saints Denis, Gatien, Paul, Trophime, Martial, Austremoine) qui furent envoyés par le Pape Fabian, vers 250. C’est là un des indices du lien assez puissant qui unissait la Gaule à Rome. Les conciles de l’Église franque, tenus à partir de 511, n’ont jamais remis en cause ce lien.

L’Espagne Wisigothique devint véritablement Chrétienne après le concile de Tolède en 589, œuvre de Saint Léandre de Séville qui fut un grand ami du Pape Saint Grégoire le grand lui aussi.

Que ces églises n,aient pas été directement sous l,autorité du Pape n’empêche pas ce lien de subordination logique d’avoir existé. Il est cependant clair qu’il ne s’exerçait pas comme une autorité absolue et directe.



49.Posté par Marie Genko le 17/02/2011 10:36

Cher Vladimir,

J'ai cliqué sur le lien que vous indiquez ci-dessus:
cf. communiqué OCA
et je tombe sur un texte daté de 2005 ???
Ensuite viennent en ligne les commentaires que nous avons tous écrit, l'automne dernier...?

Je sais bien qu'ils sont encore d'actualité, bien qu'en les relisant je m'aperçois que nous nous sommes tous éloignés du sujet, pour parler davantage du territoire canonique de l'évêque de Rome que de l'OCA...

Ce qui me semble extrêmement intéressant est la marche de l'OCA aujourd'hui.
Y a-t-il des avancées concrètes vers une collaboration étroite avec l'EORHF?

Comme vous vous en souvenez peut-être, il y a déjà bien longtemps que je trouve qu'une fusion entre notre archevêché et l'EORHF serait la réconciliation normale entre les descendants des exilés russes en Europe occidentale!
Réconciliation dont certains ne veulent pas au nom d'une approche, qui me semble découler d'un phylétisme français...?

Par ailleurs en cliquant sur le lien ci-dessus, j'ai pu voir le nombre impressionnant d'évêques appartenant à l'OCA!

Notre archevêché ne compte en tout et pour tout qu'un seul archevêque....
Voilà des éléments de réflexion pour notre archevêché!!!.

Si vous trouvez des nouvelles fraîches de l'OCA, je pense qu'elles seront les bienvenues.

En vous remerciant pour votre extraordinaire travail!

Marie



50.Posté par Potomok le 17/02/2011 12:19
Expliquez-nous comment des commentaires d'octobre 2010 ont pu apparaitre à la suite d'un message daté de février 2011?

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