Le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem a dénoncé avec virulence, le dimanche 13 août, une décision rendue le 1er août par la justice israélienne.

Dernier rebondissement d’une affaire qui remonte à 2004, ce jugement approuve la vente à une organisation ultranationaliste juive de biens appartenant à l’Église grecque-orthodoxe dans la vieille ville de Jérusalem. Cette décision de justice « a dépassé toutes les limites » et « ne peut être expliquée que par des motifs politiques », s’est indigné le Patriarche Théophile III de Jérusalem depuis Amman (Jordanie) où il a donné une conférence de presse exceptionnelle le dimanche 13 août.

Il fustigeait ainsi un jugement prononcé le 1er août par le tribunal de district de Jérusalem. Ce tribunal avait alors statué que les baux immobiliers conclus entre le Patriarcat grec-orthodoxe et l’organisation israélienne Ateret Cohanim (qui œuvre pour la colonisation de Jérusalem-Est) étaient bien valides, et qu’il n’y avait pas de preuves de corruption.

Cette décision, a soutenu le patriarche, frappe « le cœur du quartier chrétien de la vieille ville (…) et aura certainement des effets négatifs sur la présence chrétienne en Terre sainte ».

« Judaïser » la ville

Ce qui est ici en jeu, c’est la bataille pour la « judaïsation » de Jérusalem-Est. Une bataille qu’Israël mène sans relâche depuis l’annexion de la partie orientale de la ville sainte il y a tout juste un demi-siècle, en juin 1967. Or si l’on s’en tient à la ligne d’armistice de 1949, la vieille ville est comprise dans cette partie orientale. SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Août 2017 à 22:43 | 1 commentaire | Permalien