L’Italie et le Patriarcat de Moscou : à quoi font allusion les métaphores ?
De nombreux points communs ont été soulevés entre le primat de l’Église orthodoxe russe et le président de l’Italie.

Durant la rencontre entre le président de l’Italie, Sergio Mattarella et Sa Sainteté le Patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, celui-ci a souligné que les relations avec l’Église catholique se construisent sur deux plans. Le premier concerne des questions théologiques et joue un rôle non moins important quant à certaines nuances historiques, renvoyant à la seconde direction prise dans les relations avec l’Église catholique et qui est davantage d’ordre pratique.

Cette direction concerne « la protection des Chrétiens d’Orient » sur leur sol même, et « la mise en œuvre d’une bonne entente entre les peuples pris dans des conflits locaux comme en Ukraine ». Le détail de ces propos est relaté par l’observateur Stanislas Stremidlovsky de REGNUM.

En remarquant que le Patriarcat de Moscou, dans la plupart des cas, apportait des solutions importantes, voire décisives, quant à la résolution de graves problèmes liés au destin des populations, le président Mattarella a souligné la nécessité d’un renforcement de la lutte pour les droits des Chrétiens d’Orient. Le combat pour la paix, la volonté de son maintien, doivent être une priorité pour les représentants de toutes les confessions religieuses. Quant à l’Ukraine, il est de toute évidence pour le président italien que l’Église orthodoxe russe a toutes les capacités de faire de sorte à aboutir à une réconciliation des parties actuellement hostiles l’une à l’autre.

Et l’on serait tenté de penser que ces échanges ne recèlent qu’un geste de courtoisie ou de civilité entre les parties. Or, il n’en est rien car il est clair qu’un consensus entre les personnalités politiques, en Italie, a été trouvé quant à la nécessité d’une réconciliation avec Moscou, et ce dans les plus brefs délais. La résolution de la question ukrainienne est au cœur des préoccupations non seulement du président italien mais aussi de son homologue russe, ainsi que du Vatican et du Patriarcat de Moscou et de toute la Russie.

A cet égard, il est opportun de mentionner, selon le Patriarche, que les relations entre l’Italie et la Russie sont millénaires et qu’à travers ces rapports de sympathie le Patriarcat russe a fait venir des architectes italiens, au 15ème siècle, à l’invitation d’Ivan III. L’artiste, maître en son art, auquel faisait allusion le Patriarche Cyrille, était l’architecte et ingénieur Aristote Fierovanti. Commandant militaire aussi, ses compétences dans la stratégie furent d’un grande aide à l’artillerie d’Ivan III durant la campagne contre Novgorod. Outre ses autres exploits, il faut noter qu’il y a eu autres d’autres situations dans lesquelles il excella de telle sorte que l’on est en droit de le considérer comme le premier commandant de troupes russes techniquement armées. Et ce même commandant fut appelé par le Sultan ottoman Mehmed II, celui-là même qui conquît Constantinople. Métaphores intéressantes, n’est-ce pas ?

Lien Traduction père Dimitri Shibaeff
L’Italie et le Patriarcat de Moscou : à quoi font allusion les métaphores ?

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Avril 2017 à 11:55 | 0 commentaire | Permalien