À la question: À quelle fréquence participez-vous à la Communion? nos lecteurs ont répondu:


À chaque liturgie (au moins une fois par semaine) 35.53%

Une fois par semaine, le dimanche 16.04%

Environ une fois par mois 6.29%

Plusieurs fois par an 11.32%

Moins souvent 5.03%

Jamais 25.79%


318 Votants

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Novembre 2015 à 20:37 | 17 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Daniel le 04/11/2015 08:45
Les réponses à mon sens montre une confusion entre les choix :

-À chaque liturgie (au moins une fois par semaine) 35.53%

-Une fois par semaine, le dimanche 16.04%

En bien des lieux en France, la seule liturgie à lieu le dimanche, ce qui veut dire que celui qui communie chaque dimanche communie aussi à chaque liturgie.

2.Posté par nikolas le 04/11/2015 16:23
Oui je suis d'accord avec Daniel. Il faut additionner les deux premiers choix. Rare sont les églises (hormis les monastères) où il y a plus d'une liturgie par semaine.
Cela fait donc 50% des fidèles qui communie régulièrement.

Je suis malgré tout impressionné par le nombre de votant qui affirme ne jamais communier.
On est en droit de ce demander ce qui cloche. Impossibilité de ce déplacer ? ou autres. Comment des lecteurs d'un blog orthodoxe donc s'intéressant à la vie de l'Eglise, peuvent-ils ne jamais communier ?

3.Posté par Vladimir.G: Combien de fois le saint empereur Constantin a-t-il communié? le 04/11/2015 23:33
"Je suis malgré tout impressionné par le nombre de votant qui affirme ne jamais communier."

Combien de fois le saint empereur Constantin a-t-il communié?

4.Posté par Tchetnik le 05/11/2015 09:02
Constantin n'a été baptisé qu'au seuil de la mort.

5.Posté par Vladimir.G: le saint empereur Constantin n''''aurait donc jamais communié? le 05/11/2015 14:02
Le saint empereur Constantin n'aurait donc jamais communié?

Les historiens expliquent cette conversion tardive par un choix politique: l'empereur était divin pour la majorité de ses sujets (le Christianisme n'est devenu religion d'état qu'en 380, plus de 40 ans après la mort de Constantin) et les chrétiens sont très minoritaires en 312 (édit de Milan qui met fin aux persécutions. Cf. Robin Lane Fox, Païens et chrétiens: La religion et la vie religieuse dans l’Empire romain de la mort de Commode au Concile de Nicée, Presses Universitaires du Mirail, 1997; Yves Modéran, « La conversion de Constantin et la christianisation de l’Empire romain », Association des professeurs d’histoire et de géographie, Caen).

Mais pour les hagiographes c'est "par respect" qu'il avait retardé le baptême "depuis tant d'années" (http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai21.html) et je connais des Orthodoxes qui ne communient pas de même "par respect" car ils ne s'en sentent pas dignes...

6.Posté par Tchetnik le 05/11/2015 16:19
« Le saint empereur Constantin n'aurait donc jamais communié? »

-Ce n’est pas ce qui a été dit.

Il a simplement été dit qu’il a été baptisé à la veille de sa mort, situation qui n’a rien à voir avec des Orthodoxes baptisés à la naissance qui, eux, ne participent pas à le vie de l’Eglise;

Il avait compris, mlais le pilpoul est un réflexe diffficile à éluder.


« Les historiens expliquent cette conversion tardive par un choix politique: l'empereur était divin pour la majorité de ses sujets (le Christianisme n'est devenu religion d'état qu'en 380, plus de 40 ans après la mort de Constantin) et les chrétiens sont très minoritaires en 312 (édit de Milan qui met fin aux persécutions. Cf. Robin Lane Fox, Païens et chrétiens: La religion et la vie religieuse dans l’Empire romain de la mort de Commode au Concile de Nicée, Presses Universitaires du Mirail, 1997; Yves Modéran, « La conversion de Constantin et la christianisation de l’Empire romain », Association des professeurs d’histoire et de géographie, Caen). »

-Tellement politique que s’appuyer sur une religion encore très minoritaire et souvent mal vue relevait au mieux du visionnaire, au pire du suicide politique. Mais ce ne sont pas « les » historiens qui affirment une telle thèse mais simplement « des » historiens qui prennent leurs désirs pour des réalités. Les mêmes qui portent la même appréciation aussi infondée sur Clovis du reste.


« Mais pour les hagiographes c'est "par respect" qu'il avait retardé le baptême "depuis tant d'années" «
-Surtout parce que – à l’époque, les pénitences pour les péchés commis après le baptème étaient autrement plus tarifées sévère. Il faut lire Eusèbe de Césarée « La Vie de Saint Constantin », c’est encore la meilleure source.

« et je connais des Orthodoxes qui ne communient pas de même "par respect" car ils ne s'en sentent pas dignes... »

-Ce qui est dommage car personne sur le fond n’en n’est digne, et c’est justement pour cela que c’est fait. Si nous en étions tous dignes nous n’en n’aurions pas besoin. Ce sont les malades qui ont besoin de médocs, pas les bien portants.

7.Posté par nikolas le 05/11/2015 17:24
Je ne vois vraiment pas le rapport avec Constantin.
Quand au fait de ne pas communier par respect car l'on ne se sent pas digne. Si ce genre de considération était valable aucun chrétien ne devrait jamais communier. Mais de la à ne pas communier même une fois dans l'année, il y a vraiment un problème d'enseignement de vie chrétienne derrière.

8.Posté par Daniel le 05/11/2015 18:20
" Je connais des Orthodoxes qui ne communient pas de même "par respect" car ils ne s'en sentent pas dignes"

Ces orthodoxes ont-ils entendu parler de la repentance, de la confession ?

9.Posté par Daniel le 05/11/2015 20:04
C'est vrai que lorsque l'orthodoxie se limite à dire que l'on est orthodoxe depuis 18 générations, à manger des blinis la veille du carême et de la paska à Pâques, mais sans jeûner, à ne pas ouvrir un évangile, à aller dans une église où on ne comprend rien (car on ne comprend pas le slavon) et où on ne fait rien pour comprendre, à ne pas ouvrir un livre de catéchisme... On arrive à des résultats étonnants. Et au juste, que font les pasteurs dans tout cela? Ils semblent trop occupés par les réunions oecuméniques.

10.Posté par Tchetnik le 06/11/2015 13:47
"Ils semblent trop occupés par les réunions oecuméniques."

Ce n'est pas vrai.

Ils sont aussi préoccupés par les réunions blinis. :-)

11.Posté par Vladimir.G: VALIDITÉ DES RÉSULTATS, FRÉQUENCE DES COMMUNIONS, CONSTANTIN... le 06/11/2015 14:31
VALIDITÉ DES RÉSULTATS, FRÉQUENCE DES COMMUNIONS, CONSTANTIN...
Ce sondage et le débat qui a suivi appelle plusieurs niveaux de remarques que j'essaye de classer le plus clairement possible pour ne pas tout mélanger:

1. VALIDITÉ DES RÉSULTATS

1.1 Problème technique: comme on peut donner son avis pratiquement à chaque connexion (je l'ai expérimenté - cela semble moins d'ailleurs évidement maintenant), les 82 choix "jamais" on pu être faits par une ou deux personnes, comme provocation par exemple...

1.2 LIBELLÉ DES QUESTIONS: les deux premières questions sont évidement redondantes puisqu'on compte sur les doigts d'une main les paroisses où il a plus plus d'une Liturgie par semaine... Mais les suivantes font aussi problème puisque dans un grand nombre de paroisses de province il n'y a guère plus d'une Liturgie par mois et parfois moins.... A chaque fois on peut donc répondre deux fois!

2 FRÉQUENCE DES COMMUNIONS
Admettons que nous avons eu 82 réfractaires sur 318 sondés

Il est toujours surprenant de voir des commentateurs s'ériger en juge de comportements dont on ne connait rien des motivations et sur des sujets qui font effectivement débat. L'exemple de St Constantin montre qu'on peut être un grand saint en attendant sa dernière heure pour se mettre en règle (le baptême était bien entendu suivi de la communion à l'époque); citons aussi Ste Marie l’Égyptienne, qui a attendu sa dernière heure pour communier après 47 ans de repentir...

Et vaut-il mieux communier automatiquement, comme chez les Catholiques et dans certaines paroisses orthodoxes que je connais, où s'abstenir jusqu'à ce qu'on se sente réellement prêt ... avec St. Constantin ou Ste Marie l’Égyptienne comme exemples extrêmes! Autre exemple à contre-courant: dans "La Veilleuse des Solovki", (Éditions des Syrtes, ISBN : 2-84545-105-9), Boris Chiriaev raconte avoir rencontré un moine bucheron qui ne communiait qu'une fois par an, à Pâques, la seule fois de l'année où il assistait à une Liturgie. Nos commentateurs le mettront-ils au pilori avec St. Constantin et Ste Marie l’Égyptienne?

3. AUTRE SUJET:
Le fait que le Constantin historique soit assez différent du saint hagiographique est pattant: il a éliminé nombre de concurrents et membres de sa famille à des fins personnelles et politiques, et la christianisation de l'Empire reste discutée Ramsay MacMullen et Paul Veyne, cités en bibliographie, qui esquissent pour l'un elle est paisible et insensible pour certains (Paul Veyne, Quand notre monde est devenu chrétien (312-394), éditions Albin Michel, coll. Idées, 2007 (ISBN 978-2-226-17609-7)) et forcée et accompagnée d'un "effet boomerang": "Presque imperceptiblement, les coutumes païennes s'introduisirent dans l'Église ; la conversion nominale de l'empereur au début du IVe siècle causa de grandes réjouissances : le monde, couvert d'un manteau de justice, entra dans le christianisme de Rome. Alors, l'œuvre de la corruption fit de rapides progrès. Le paganisme paraissait vaincu, tandis qu'il était réellement vainqueur : son esprit dirigeait à présent l'Église romaine. Des populations entières qui, malgré leur abjuration, étaient païennes par leurs mœurs, goûts, préjugés et ignorance, passèrent sous les étendards chrétiens avec leur bagage de croyances insensées et de pratiques superstitieuses. Le christianisme à Rome adopta et intégra une grande partie du système de l'ancien culte impérial ainsi que ses fêtes qui prirent toutes des couleurs plus ou moins chrétiennes." (Arthur Beugnot, Histoire de la destruction du paganisme en Occident, vol. 2, p. 264-266.)

"Le Synaxaire se place sur un autre plan que celui de l'histoire politique. La vénération de St. Constantin le Grand, comme tous les éléments "constantiniens" qui ont été préservés dans le Culte Orthodoxe, visent à l'édification de l'Eglise et à la confirmation de sa dimension eschatologique. La gloire de l'Empire n'est autre que le symbole et l'anticipation de la gloire du Royaume de Dieu. C'est ainsi, et non comme une nostalgie impériale, que les fidèles vénèrent les Saints Empereurs et prient encore aujourd'hui, à l'époque des démocraties laïcisées, pour la confirmation de l'"Empire"." In. http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai21.html

12.Posté par Daniel le 06/11/2015 21:46
"Et vaut-il mieux communier automatiquement, comme chez les Catholiques et dans certaines paroisses orthodoxes que je connais, où s'abstenir jusqu'à ce qu'on se sente réellement prêt ... avec St. Constantin ou Ste Marie l’Égyptienne comme exemples extrêmes!"

Avec des questions incomplètes, on arrive forcément à des mauvaises réponses. Il manque la 3e question: "Vaut-il mieux s'efforcer de mener une vie qui permette de communier fréquemment". Réponse, oui, et c'est à cela que l'on est appelé. Je renvoie par exemple au traité sur la communion fréquente de Saint Nicodème l'Hagiorite qui appelle à la communion fréquente et à avoir le mode de vie adapté pour pouvoir le faire.

Saint Théophane le Reclus a écrit quelque part que ceux qui communient peu à cause de leur négligence n'ont pas à juger ceux qui communient souvent et adaptent leur vie à ce désir de communion fréquente. Mais en même temps, chez certains libéraux la communion est donnée très facilement, mais je ne peux présupposer qu'une personne est libérale parce qu'elle communie souvent. Je ne connais rien de sa vie.

Concernant Sainte Marie l'Egyptienne, son temps passé dans le désert peut être assimilé à une épitime après des années de fornication, et en effet, en période d'épitimie, on ne communie pas.

13.Posté par Daniel le 06/11/2015 22:46
Prenons la liste suivante des conditions pour pouvoir communier, la plus stricte possible :

- jeûne à partir de minuit
- une semaine de jeûne avant la communion (en particulier pour ceux qui ne jeûnent jamais)
- avoir lu les prières de préparation à la communion
- s'être confessé

Il y aurait donc 25% des personnes qui ne feraient jamais ces efforts ne serait-ce qu'une fois l'an.

Une des explications possibles est qu'une partie de ces personnes est sous le coup d'une épitimie qui interdit de communier pendant une durée assez longue : fornication, meurtre etc

14.Posté par Vladimir.G: que les fidèles s’approchent des saints Mystères « avec une conscience pure, autant que cela nous soit possible » le 11/11/2015 19:47
Malgré ses défauts techniques (cf. 11) ce sondage permet des réflexions intéressantes:

- 1. Nous voyons donc une majorité qui communie souvent, contrairement à la tradition russe du XIXe siècle, d'ailleurs dénoncée par exemple par St Jean de Kronstad : 4 fois par an était considéré comme un optimum (cf. http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/FREQUENCE-DE-LA-COMMUNION-1ere-partie_a756.html?com). Et je voudrais rappeler à ce sujet un passage du document «De la participation des fidèles à l’eucharistie» qui a été approuvé de la conférences des évêques de l’Église orthodoxe russe des 2 - 3 février derniers: "Actuellement, de nombreux orthodoxes communient bien plus souvent que la majorité des chrétiens dans la Russie prérévolutionnaire. Néanmoins, la pratique de la communion fréquente ne peut être étendue automatiquement à tous les fidèles sans exception, étant donné que la fréquence de la communion dépend directement de l’état spirituel et moral de l’homme afin que, selon les paroles de St Jean Chrysostome, les fidèles s’approchent des saints Mystères « avec une conscience pure, autant que cela nous soit possible » (Contre les Juifs, Discours III, 4)." (Cf. http://orthodoxie.com/document-de-la-conference-des-eveques-de-leglise-orthodoxe-russe-sur-la-participation-des-fideles-a-leucharistie/)

- 2 Daniel rappelle de façon exhaustive "la liste suivante des conditions pour pouvoir communier, la plus stricte possible" (je suis d'ailleurs surpris qu'il n'y mentionne aucune participation, même minimale, aux offices précédents la Liturgie…). En voyant cela, on peut se demander combien de ceux qui communient chaque mois (voire plus) respectent ces règles, même partiellement? Et parmi ceux qui en sont loin, combien ne se sentent pas "dans l’état spirituel et moral" permettant de s'approcher des saints Mystères et, suivant les exemples des saints comme Constantin ou Marie l'Égyptienne, préfèrent s'abstenir en s'imposant de fait une épitémie plus ou moins implicite…

Et je rappellerai aussi un texte de St Jean Chrysostome: "… Plusieurs, en toute une année, ne participent qu'une fois à ce sacrifice; d'autres, deux fois; d'autres, souvent. Je m'adresse donc à tous les chrétiens, non-seulement à ceux qui sont ici, mais encore à ceux qui demeurent dans le désert; car les solitaires n'y prennent part qu'une fois l'an, souvent même à peine une fois en deux ans. Mais, après tout, qui sont ceux que nous approuverons le plus de ceux qui communient une fois, de ceux qui communient souvent, ou de ceux qui communient rarement? Pas plus les uns que les autres; mais ceux-là seuls qui s'y présentent avec une conscience pure, avec la pureté du cœur, avec une vie à l'abri de tout reproche. Présentez-vous ces garanties? Venez toujours! Ne les offrez-vous point? Ne venez pas même une fois." (Commentaires sur l'épitre aux Hébreux 17, 4)

15.Posté par Daniel le 12/11/2015 11:37
@ Vladimir (message 14)

Oui, j'ai oublié l'assistance aux offices de la veille. Pour ma part, je respecte ces exigences chaque fois que je communie, avec l'assistance aux vêpres et matines, ou si je ne peux y aller pour des raisons pratiques, les dire chez moi comme office de lecteur. Dans les endroits que je fréquente, si on suit les périodes et jours de jeûne normaux, (vendredi et cie), on n'a pas à faire un jeûne supplémentaire pour communier.

Tout ceci n'est pas la mer à boire, simplement un mode de vie à adopter qui finit par devenir une habitude.

Après, je ne connais pas les pratiques des autres... mais dans ma famille, c'est comme cela.

16.Posté par Clovis le 12/11/2015 22:58
Les résultats sont d'autant plus étonnant qu'aller à la liturgie ne se fait pas comme aller au supermarché du coin, enfin selon moi, si l'on y va sans une raison particulière digne, c'est difficilement compréhensible à moins que ce ne soit pour voir ses copains-copines, et se retrouver au réfectoire (plus fréquent qu'on ne le croit). Et là ça devient limite grave.
Mais aller à l'église en spectateur, i-e sans communier, sans participer, perd tout son sens.
Il y a encore pas mal de prêtres et donc de fidèles qui en Russie s'imaginent qu'il n'est pas bon de communier fréquemment. Ce que nous confirme Vladimir (14). Certes, il faut conserver le côté exceptionnel de ce Mystère, mais d'un autre côté comment quelqu'un qui communie fréquemment aux Saint Dons pourrait-il s'y "habituer" et banaliser de fait la communion, c'est impossible puisqu'en communiant "celui qui mange Ma Chair demeure en Moi et Moi en lui."
Attitude inexplicable raisonnablement, car cela revient à nier la grâce, et le salut.
C'est comme inviter des malades à venir à l'hôpital pour se soigner sans leur donner le médicament idoine pour leur guérison.
La limite du masochisme, on se rapproche du troupeau, mais on se tient éloigné du Berger... C'est pourtant Lui seul qui compte.

17.Posté par Tchetnik le 13/11/2015 11:57
Saint Constantin ne s'est pas imposé une épitimie, mais n'était simplement pas baptisé. Il est logique qu'une personne non baptisée ne communie pas. Sainte Marie l'Egyptienne a vu son épitimie en un sens imposée par la rencontre miraculeuse avec la Mère de Dieu à laquelle elle promit de s'exiler dans le désert en pénitence de péchés charnels effectivement lourds et qui le nécessitaient. Ces deux situations n'ont donc rien à voir avec - et n'illustrent pas - la situation de personnes qui, baptisées et se présentant comme croyantes, fuient l'Eucharistie pour des raisons de mauvaise catéchèse et de mauvaise compréhension de l'enseignement de l'Eglise.

18.Posté par Vladimir.G: analyse détaillée le 13/11/2015 18:32
Malgré les défauts techniques signalés, ce sondages permet donc des réflexions intéressantes, sans obligatoirement tomber dans des jugements à l'emporte pièce qui montrent surtout que nos juges auto-proclamés oublient Luc 6-37:"Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; pardonnez et on vous pardonnera; ..."

1. COMMUNION FRÉQUENTE: plus de la moitié des réponse montrent une pratique au moins hebdomadaire, généralement à chaque Liturgie, et je me pose la question de la préparation et de la "conscience pure" (cf. 14). Quand je vois toute l'assistance communier, je me demande combien ont suivi les règles rappelées par Daniel, même partiellement? Quand je sais que moins de 1/3 étaient aux Vigiles (quand ce n'est pas 0 dans les paroisses où on supprime les mâtines), que dans nombre de paroisses on ne parle plus de confession ni de carême (le jeune eucharistique apparait comme le seul élément +/- respecté!) et que toutes ces personnes se considèrent comme ayant "une conscience pure" je me dis que l'accent mis sur la communion fréquente et non sur ses conditions de validité n'est peut-être pas totalement juste...

Paradoxalement, c'est peut-être parmi ceux qui répondent "Plusieurs fois par an", voire "Moins souvent" qu'on peut trouver les croyants qui réfléchissent le plus au sens profond de la communion et veulent s'y préparer en conséquence...

2. ABSENCE DE COMMUNION:

A. Il y a d'abord la possibilité qu'il y ait là des provocateurs qui se sont amusés à répondre 82 fois par gout de la "provoc". Pour voir le résultat...

B. - Il peut y avoir un refus du principe même de l'Eucharistie comme sacrement, ou des gens qui se considèrent comme Orthodoxes mais, pour une raison quelconque rejettent le sacrement en général ou tel qu'il est pratiqué dans nos paroisse qu'ils ne fréquentent probablement pas (Vieux Croyants ou "Orthodoxes statistiques" par exemple). J'avoue que c'est une réflexion assez théorique car les personnes qui sont dans ce cas ne vont généralement pas répondre à PO... Mais il peut y en avoir quelques-unes!

C. - Ceux qui sont très exigeants et considèrent ne pas avoir "une conscience pure" et/ou ne pas pouvoir se préparer convenablement. Il est facile de rétorquer "mauvaise catéchèse et mauvaise compréhension de l'enseignement de l'Eglise" ou "Tout ceci n'est pas la mer à boire," mais ne serait-ce pas se rapprocher du pharisien de Lc 18(9-14)? Ils peuvent aussi refuser de rentrer dans le jeu de "l'Eucharistie automatique" qui se pratique autour d'eux comme expliqué ci-dessus.

Et il est possible que les trois motivations soient représentées dans les 82 réponses!

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