TOUT UN SYMBOLE
Le patriarche Cyrille a présidé vendredi 28 juillet la cérémonie du départ pour Bari des reliques de St Nicolas que venait chercher à St Petersbourg une délégation de l'église catholique menée par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens.

Après avoir souligné que la venue des reliques de St Nicolas en Russie l'année du 100me anniversaire de la révolution était tout un symbole, a élevé une prière particulière pour "les pays qui font partie de la pastorale de l'Eglise orthodoxe russe.

Nous avons prié pour l'Ukraine et la fin de la guerre intestine que la colère et la haine sont partis de la vie des pieux peuple ukrainien,» a dit le patriarche

Puis le primat a exprimé sa gratitude au pape François, qui a rendu possible la présence des reliques à Moscou et à Saint-Pétersbourg. "Ces reliques ont plus fait pour la réconciliation entre l'Orient et l'Occident, que jamais aucune diplomatie n'a pu faire.» a-t-il affirmé

TOUT UN SYMBOLE
CELA A ETE UNE GRANDE MANIFESTATION ŒCUMENIQUE

Et cet avis est partagé à Rome: «L’oecuménisme des saints est une très belle opportunité pour le dialogue entre les Églises» : le cardinal Kurt Koch, en partance le 26 juillet 2017 pour Saint-Pétersbourg, a ainsi commenté l’accueil reçu en Fédération de Russie par les reliques de saint Nicolas, vénérée par plus de deux millions et demi de fidèles.
«Cela a été une grande manifestation œcuménique, a expliqué le prélat, interrogé par L’Osservatore Romano. C’est très important parce que la vénération des reliques peut aider à impliquer les fidèles dans l’engagement pour le dialogue. En effet, il est beau que les chefs des Églises se rencontrent, mais c’est très important que le fasse aussi le peuple des croyants.»

Saint Nicolas est l’un des saints les plus vénérés au monde, reconnu par les fidèles de différentes Églises et confessions chrétiennes comme défenseur des faibles et des persécutés, protecteur des jeunes filles, des marins, des enfants. L’universalité de son culte, qui a partout alimenté de très riches traditions populaires, en font un vrai «pont entre l’Orient et l’Occident», comme le souligne le père dominicain Hyacinthe Destivelle, lui aussi membre de la délégation vaticane en tant qu’official du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, en charge de la section orientale, et donc du dialogue avec l’orthodoxie russe. «Il est très beau, symboliquement, que ce voyage des reliques ait eu lieu après la rencontre de Cuba entre le Pape François et le patriarche Cyrille en 2016, comme signe d’amitié, pour confier à la prière de saint Nicolas le rapprochement entre nos Églises», explique-t-il à L’Osservatore Romano. C’est un pont de dialogue, de prière et de fraternité.

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Photo: Dans l'attente de vénérer les reliques de Saint Nicolas, Moscou

«L’extraordinaire affluence des fidèles à Moscou et Saint-Pétersbourg n’est pas surprenante, explique-t-il. Saint Nicolas est très lié à l’histoire russe. Un tiers des églises sont sous son patronage, et dans toutes les habitations il y a son icône devant laquelle on demande protection pour la famille». Du reste, explique le dominicain, «Nicolas n’est pas considéré seulement comme le protecteur des marins, mais comme celui qui porte secours dans toutes les décisions concrètes de la vie de tous les jours. Et comme le saint qui indique le bon chemin.»

La dimension oecuménique de ce voyage a aussi été soulignée par l’archevêque de Bari, Mgr Francesco Cacucci, qui en commentant les longues files d’attentes enregistrées depuis le 21 mai, a parlé d’un «œcuménisme du peuple» démontrant que «le peuple de Dieu vit l’unité». Mgr Cacucci a d’ailleurs rappelé que le Patriarche Cyrille, dans son discours d’accueil des reliques, a tenu «une intervention ouverte à l’unité des chrétiens».

Un dialogue intense qui s’alimente aussi cette semaine. Ce jeudi soir, le cardinal Koch, après avoir visité les principales églises de Saint-Pétersbourg et avoir célébré la messe dans la basilique catholique de Sainte-Catherine, doit rencontrer le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat. Ce vendredi 28 juillet, la délégation doit rencontrer le patriarche Cyrille. Catholiques et orthodoxes prieront ensemble devant les reliques de saint Nicolas, avant leur retour en Italie en fin de journée. Source rédigé par V. Golovanow

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Juillet 2017 à 11:33 | 0 commentaire | Permalien