Homélie pour la Nativité de la Vierge Marie
Aujourd'hui 21 septembre fête de la Nativité de la Vierge

L’année liturgique comporte, outre le cycle des dimanches et le cycle des fêtes commémorant directement Notre Seigneur, un cycle des fêtes des saints. La première grande fête de ce cycle des saints que nous rencontrons après le début de l’année liturgique est la fête de la nativité de la bienheureuse Vierge Marie, célébrée le 21septembre. Il convenait que, dès les premiers jours de la nouvelle année religieuse, nous fussions mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église, celle de la mère de Jésus-Christ.

Saint Jean Damascène: Homélie pour la Nativité de la Vierge Marie

Puisque la Vierge Mère de Dieu devait naître de sainte Anne, la nature n’a pas osé anticiper sur la grâce : la nature demeura stérile jusqu’à ce que la grâce eût porté son fruit. Il fallait qu’elle naisse la première, celle qui devait enfanter le premier-né antérieur à toute créature, en qui tout subsiste.

Joachim et Anne, heureux votre couple !

Toute la création est votre débitrice. C’est par vous, en effet, qu’elle a offert au Créateur le don supérieur à tous les dons, une mère toute sainte, seule digne de celui qui l’a créée.

Réjouis-toi, Anne, la stérile, toi qui n’enfantais pas ; éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs. Réjouis-toi, Joachim : par ta fille un enfant nous est né, un fils nous a été donné. On proclame son nom : Messager du grand dessein de Dieu, qui est le salut de tout l’univers, Dieu fort. Oui, cet enfant est Dieu. Joachim et Anne, heureux votre couple, et parfaitement pur ! On vous a reconnus grâce à votre fruit, selon cette parole du Seigneur : Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Vous avez eu une conduite agréable à Dieu et digne d’elle que vous avez engendrée. À cause de votre vie chaste et sainte, vous avez produit le joyau de la virginité, celle qui devait être vierge avant l’enfantement, vierge en mettant au monde, vierge après la naissance ; la seule toujours Vierge d’esprit, d’âme et de corps.

Joachim et Anne, couple très chaste ! En observant la chasteté, cette loi de la nature, vous avez mérité ce qui dépasse la nature : vous avez engendré pour le monde celle qui sera, sans connaître d’époux, la Mère de Dieu. En menant une vie pieuse et sainte dans la nature humaine, vous avez engendré une fille supérieure aux anges, qui est maintenant la Souveraine des anges.

Enfant très gracieuse et très douce ! Fille d’Adam et Mère de Dieu ! Heureux ton père et ta mère ! Heureux les bras qui t’ont portée ! Heureuses les lèvres qui, seules, ont reçu tes chastes baisers pour que tu demeures toujours parfaitement vierge.

Acclamez Dieu, terre entière, sonnez, dansez, jouez. Élevez la voix, élevez-la, ne craignez pas !
Homélie pour la Nativité de la Vierge Marie


Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Septembre 2019 à 07:06 | 23 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par père Joachim le 21/09/2019 10:23
Le 21 Septembre les églises suivant l'ancien calendrier fêteront le Prophète JONAS et aujourd'hui 8 Septembre elles fêtent la Nativité de la Mère de Dieu.

Pourquoi manifester un malaise supplémentaire et bouleverser l'ordre en créant des dates inédites pour des fêtes séculaires que l’Église à institué depuis des siècles.

Quand on ouvre les livres des Menés pour chanter les hymnes byzantins du jour, on peut vérifiez l'exactitude de la remarque.

On en a ras le klobouk d'entendre chaque année dire que le Noël orthodoxe c'est le 7 Janvier alors que tous on suivie l'initiative orientale du choix du 25 DECEMBRE comme fête de la Nativité du Seigneur.

2.Posté par Михаил le 21/09/2019 14:10 (depuis mobile)
Ce qui est déplorable, c''est que 2 calendriers cohabitent au sein de l''Eglise (et parfois au sein d''un même patriarcat). Ancien ou nouveau, peu importe, il n''en faudrait qu''un seul et unique. Mais le syndrome de Babel a la vie dure...

3.Posté par Jonas le 21/09/2019 14:57
@Post 2 :
Pourquoi ? Unité n'implique pas uniformité... L'Eglise, çà n'est pas (ne devrait pas être) la caserne... même si parfois on s'interroge en regardant certaines fastueuses cérémonies où diacres, sous-diacres et acolytes se déplacent comme des militaires, avec une rigidité effrayante...
Je me demande parfois si le Christ s'y retrouverait et s'Il ne réagirait pas... comme au Temple !

4.Posté par Михаил le 21/09/2019 15:56 (depuis mobile)
@13 Vous trouvez simple, vous, que dans une même famille les uns et les autres vivent les fêtes à 13 jours de décalage ? Moi, pas tellement car c''est mon cas. Heureusement, encore, que le cycle pascal est commun à l''ensemble...

5.Posté par Olia le 21/09/2019 17:16
Certes, l'uniformité sur certains points (calendaire, ainsi qu'une seule et même version française du "Notre Père") est souhaitable mais il faut éviter de forcer la main (...) aux fidèles comme cela a été trop souvent le cas lors de l'adoption du nouveau style calendaire, avec les conséquences néfastes que nous connaissons (notamment en Grèce, mais pas uniquement). Vivre en bonne intelligence requiert des principes, un sentiment d'unité mais aussi, bien entendu, une dose de souplesse.

6.Posté par père Joachim le 21/09/2019 19:28
Le plus grave c'est de dire que le 21 c"est la fête de la Nativité de la Mère de Dieu, car c'est faux aussi bien du point de vu du calendrier grégorien que du point de vu du calendrier Julien.

et c'est surtout un manque de considération et de respect pour l'ensemble des fidèles et des églises qui honorent le calendrier JULIEN, restant fidèles à l'ancienne pratique sans intention d'inover la tradition par l'introduction de nouvelle fêtes le 21 ou le 7 du calendrier civil..

7.Posté par Jonas le 21/09/2019 21:16
D'accord, il ne faut pas dire que le 21 septembre c'est la fête de la Mère de Dieu, ni que Noël "tombe" le 7 janvier... Mais si on dit que Noël est le 25 décembre, et c'est ce qu'on devrait effectivement dire, il devient tout de suite évident pour.tout esprit sensé qu'on marche sur la tête en célébrant le 25 décembre le 7 janvier... Et après on est obligé d'expliquer que le calendrier julien "retarde" de 13 jours au XXIe siècle... et retardera de 14 jours au XXIIe siècle (si notre monde existe encore) pour la plupart des orthodoxes slaves s'ils refusent d'évoluer (mais on peut encore espérer !). Quelquefois je regrette que le passage au XXIe siècle, par suite d'une exception (comme les années bissextiles mais à l'envers), n'ait pas entraîné ce phénomène, car cela aurait rendu évident pour tous qu'on nage dans l'absurdité...

8.Posté par Jonas le 22/09/2019 09:30
Post 7 (suite) : Mon intention n'est pas de polémiquer au sujet du calendrier, ce grand serpent de mer... Il y a, malheureusement, des problèmes plus graves dans l'Eglise et dans le monde. Je sais que le patriarche Kyrill, en partie sous la pression de l'Eglise HF, a déclaré qu'il ne toucherait pas à l'ancien calendrier (car en Russie l'exemple du Raskol fait encore peur). Néanmoins, si les paroisses qui, en Occident, sont actuellement au nouveau calendrier devaient, après être passées au PM, retourner à l'ancien pour des raisons "d'uniformité", je considérerais cela come une régression terrible, un "bond en arrière" non seulement de 13 jours, mais de plusieurs siècles, et un très mauvais signal d'absence de liberté envoyé aux esprits ouverts...

9.Posté par Anselme le 22/09/2019 11:45
Bonjour,
Je ne suis pas orthodoxe, mais une partie de ma famille si. Le décalage des fêtes est souvent problématique et c'est bien dommage. Pourquoi maintenir un calendrier qui est dépassé et astronomiquement faux; je ne dis pas que la justesse est importante, par contre le décalage entre catholiques et orthodoxes est souvent désagréable.
Y a-t-il une raison théologique à ce décalage?
Je crois comprendre en lisant les commentaires que ce décalage existe aussi dans l'Eglise orthodoxe. Cela me laisse encore plus perplexe.
Si quelqu'un peut me répondre, merci.
Anselme

10.Posté par Olia le 22/09/2019 15:58
Bonjour, il me paraît évident qu'employer le mot "terrible", dans le contexte du retour possible d'une paroisse majoritairement russe ou, supposons par exemple "russo-ukrainienne", est un mot terriblement excessif (je l'écris néanmoins avec le sourire). @Anselme : les deux calendriers ne sont imprécis en termes astronomiques. Il y a bien sûr des raisons de maintenir, pour le moins à l'heure actuelle, le calendrier ancien, donc julien.

En revanche, je ne vois pas en quoi un décalage calendaire entre chrétiens orthodoxes et ceux qui sont catholiques romains est "désagréable" ! Les amalgames ne sont pas un gage sûr d'amour et de compréhension mutuelle. On ne va pas s'aimer ou s'apprécier moins du fait de garder l'ancien calendrier de l'Église orthodoxe russe, serbe etc. (d'autant plus qu'il existe des différences concernant certains dogmes et aussi, en termes d'enseignement spirituel). Jeune enfant, j'ai été moi-même plutôt chouchoutée pour la Noël célébrée par nos voisins cathos (plutôt au matin ; d'ailleurs l'ambiance générale à l'époque était plus sympathique puisque moins commerciale et probablement plus "traditionnelle à la française") ; mais il est également vrai que les parents auraient pu attendre 13 jours de plus pour le cadeau, et moi aussi. Bon Dimanche à tous !

11.Posté par Anselme le 22/09/2019 17:23
@ Olia

Merci de votre réponse un peu... lapidaire... je demandais simplement des explications, sans arrières pensées.
Je m'explique quand même: "désagréable" pour des raisons pratiques qui me semblent évidentes; vacances scolaires, etc. Il ne s'agit pas de "s'amalgamer" dans un processus sentimental unitaire, la plupart des orthodoxes étant contre l’œcuménisme (c'est leur droit) mais simplement d'être ensemble, en famille, pour une même fête chrétienne. C'est très simple et sans engagement, mais plus gentil pour les enfants notamment quand les familles sont éloignées géographiquement. C'était l'intention de ma question.
Si vous me dites que le calendrier julien est le meilleur, sans me donner plus d'explications, je ne peux pas ajouter grand chose...
Scientifiquement, le calendrier grégorien est plus juste. C'est tout ce que je peux dire.

Anselme

12.Posté par Nicodème le 22/09/2019 18:58
En effet . Le calendrier grégorien est astronomiquement beaucoup plus juste que le julien , qui commençait à dériver . Entre parenthèses , grand coup de chapeau aux mathématiciens de l'Antiquité qui ont concocté ce calendrier , dont la justesse a été jugée suffisante jusque vers le XVI ième siècle . Mais cela n'a rien à voir avec l'orthodoxie ou pas . Et , pour la petite histoire , que chacun connaît , je pense , rappelons nous la position du pape de Rome , au début du II ième siècle (j'ai oublié son nom) , lorsque St Polycarpe plaidait que les communautés asiates pouvaient très bien continuer à utiliser le calendrier juif , sans que cela n'obère en quoi que ce soit la "communion" .. Eh bien , le pape en question s'est rallié au point de vue de St Polycarpe , en ajoutant que l'amour mutuel ne saurait être atteint par des différences de dates .

13.Posté par Alexis le 22/09/2019 19:06
De toutes façons s'il y avait un calendrier unique, pour Pâques cela ne changerait pas grand chose: la date est calculée de façon différente chez les catholiques et les orthodoxes (lune fictive différente).

14.Posté par Ivan le 22/09/2019 22:41
@ Anselme
@Alexis
La date de Pâque et le problème des calendriers Grégorien et Julien ont déjà été traités dans P.O. en 2016:

15.Posté par Jonas le 22/09/2019 22:44
@ Anselme : Comme je vois qu'on ne vous a pas vraiment répondu et que je n'ai ni le temps ni l'énergie de le faire (c'est une question complexe), je vous conseillerai de vous reporter à ce même blog où la question a déjà été traitée (elle est récurrente dans les milieux orthodoxes, c'est pourquoi je parlais de serpent de mer), notamment par Vladimir Golovanow le 28/12/2018, soit à Wikipedia (si, si !)...

16.Posté par Ivan le 22/09/2019 23:47
@ Anselme

"Il ne s'agit pas de "s'amalgamer" dans un processus sentimental unitaire, la plupart des orthodoxes étant contre l’œcuménisme (c'est leur droit) mais simplement d'être ensemble, en famille, pour une même fête chrétienne."

Certaines familles comprenant des orthodoxes et des catholiques commémorent pratiquement les fêtes de la Nativité 2 fois: le 25 décembre et le 7 janvier, ce qui leur permet d'être "ensemble" à 2 reprises au lieu d'une !...

La Fête de Pâque qui a eu lieu il y a quelques années, tôt le matin du Dimanche de Pâque sur la place de La Défense fut un grand moment pour tous les chrétiens qui l'ont vécu, et ce sans aucun "amalgame".

Oui, les fidèles orthodoxes sont en majorité plutôt contre le mouvement oecuménique, et les fidèles catholiques restent en majorité plutôt ignorants de ce mouvement. Cependant il n'en est pas de même en ce qui concerne l' Eglise dans ses hautes sphères et les théologiens qui acceptent le dialogue.

17.Posté par TAMARA SCHAKHOVSKOY le 23/09/2019 00:52
A Anselme - une remarque à propos des "vacances scolaires" que vous évoquez : d'une part, l'Etat français semble faire tout son possible pour bien dissocier les vacances de nos fêtes chrétiennes, dans le nom et dans les dates. En outre, beaucoup de familles partent et se retrouvent à la montagne ou à la campagne, là où il n'y a pas d'église orthodoxe (elles ne sont déjà pas bien nombreuses dans les villes)... cela leur sera donc encore plus difficile de se rendre aux offices pourtant parmi les plus beaux que nous ayons. Se retrouver "en famille", c'est bien, mais il ne faut pas oublier l'église... sinon ça finira par ressembler à ces fêtes version matérialiste française, où Noël = huîtres, foie gras et bûche, et Pâques = lapins en chocolat et point final.

Quant au décalage entre différentes Eglises orthodoxes que vous évoquez aussi, à ma connaissance, il a été créé par le patriarcat de Constantinople (plus "moderniste" - ce n'est pas un compliment pour moi), toujours lui, qui l'a imposé en Finlande et dans d'autres pays. Les Russes, même en exil, ont simplement gardé leur calendrier de toujours, celui qui était en vigueur dans l'empire russe.

Et comme le rappelle judicieusement Alexis, de toute manière pour Pâques, la méthode de calcul est différente chez les orthodoxes (qui respectent plus strictement le récit des Evangiles, notamment par rapport à la célébration de la pâque juive) et les catholiques. Je me souviens d'un prêtre qui se désolait quand les dates de Pâques coïncidaient entre elles (et avec les vacances "de printemps") parce qu'il savait qu'il y aurait beaucoup moins de monde à l'église.
Pour Noël, le vrai problème n'est pas tant de le fêter deux fois (les enfants n'y voient vraiment aucun inconvénient !), mais pour les orthodoxes, c'est la difficulté de respecter le carême. Le soir du 31 décembre, nombreux sont les pécheurs (récidivistes...) !
A Nicodème : il paraîtrait que le calendrier grégorien lui non plus n'est pas exempt de défauts et qu'on travaille sur le sujet au Vatican. Avez-vous des informations sur ce sujet ? Merci d'avance.

18.Posté par Lara le 23/09/2019 07:50
Notre calendrier ecclésial

Mgr Hilarion, président du Département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, estime qu’il ne convient pas de changer de calendrier ecclésial à la hâte. Les Églises orthodoxes serbes, géorgienne, de Jérusalem ont célébré Noël dans la nuit du 6 au 7 janvier, en même temps que l’Eglise russe. Les monastères du Mont Athos, les catholiques de rite oriental ainsi que certains protestants qui s’en tiennent au calendrier Julien ont fait de même. Le décalage entre les calendriers Julien et Grégorien est de treize jours. « Le nouveau style calendaire » a été introduit en Russie soviétique en 1918.

Les autres onze Églises orthodoxes ont célébré Noël dans la nuit du 24 au 25 décembre de même que la majorité des catholiques et des protestants.

Il faut préciser qu’il ne s’agit pas du calendrier Grégorien catholique mais de Nouveau calendrier Julien qui, jusqu’à présent, coïncide avec le calendrier Grégorien. En 2800 le décalage entre les deux calendriers deviendra de quatorze jours. Mgr Hilarion a déclaré à la radio « Écho de Moscou » : " Tous les fidèles doivent être prêts à accepter la coïncidence des calendriers ecclésiaux. Il ne serait pas admissible d’imposer de force la synchronisation des deux calendriers car cela risquerait d’avoir des conséquences indésirables. Nous avons l’exemple de la Grèce.

Le passage au nouveau calendrier y a à l’époque provoque l’apparition du schisme vétérocalendaire. Beaucoup de fidèles se sont éloignés de l’Eglise. Rien de dramatique dans la coexistence en Eglise de deux calendriers. Dans l’Eglise des premiers siècles mêmes Pâques étaient célébrées à des dates différentes selon les régions. Ce n’est que plus tard qu’une harmonisation est survenue"

C’est au XVI siècle, sous le pape Grégoire XIII qu’a eu lieu la réforme calendaire remplaçant le calendrier Julien par le Grégorien. D’où le nom du nouveau calendrier. La réforme avait pour but de gommer la différence croissante entre l’année astronomique et l’année calendaire. En 1923 c’est à l’initiative du patriarche de Constantinople qu’une assemblée des Églises orthodoxes décida de corriger le calendrier Julien. L’Eglise orthodoxe russe ne pu prendre part à cette assemblée car elle se trouvait déjà sous le joug des bolcheviks. Le patriarche Tikhon ayant pris connaissance des décisions de l’assemblée prit la décision de faire adopter le nouveau calendrier Julien. Cette décision suscita des protestations de la masse des fidèles. Aussi, le patriarche révoqua cette décision un mois après l’avoir adoptée.

Ce nouveau calendrier fut introduit en Grèce, le mécontentement et les divisions furent nombreux au sein de l’Eglise grecque. Les communautés monacales du Mont Athos et l’Eglise de Jérusalem refusèrent catégoriquement d’adopter le nouveau calendrier. C’est en 128 ans que le décalage entre le calendrier Julien et l’année astronomique croît d’un jour, en ce qui concerne le Grégorien un jour de décalage supplémentaire survient en 3.333 ans. Pour le nouveau calendrier Julien cette période est de 40.000 ans. L’Eglise orthodoxe russe n’envisage pas actuellement de réforme calendaire car « le style Julien » est cher aux cœurs de ses fidèles. Cependant, certaines paroisses du patriarcat de Moscou à l’étranger dont les communautés sont en majorité constituées d’habitants du pays célèbrent Noël le 24 décembre. Certains protestants russes ainsi que les catholiques de rite oriental célèbrent Noël le 7 janvier.

Les prêtres de diverses confessions chrétiennes s’accordent à dire qu’il ne s’agit pas là d’une différence de doctrine mais de tradition.

19.Posté par Olia le 23/09/2019 10:08
Bonjour, juste pour signaler un erratum (faute de frappe) : "les deux calendriers sont imprécis" (et non pas "les deux calendriers ne sont imprécis").

20.Posté par Anselme le 23/09/2019 13:34
Bonjour,
Merci à toutes et tous pour vos réponses et les précisions apportées parfois!
Anselme

21.Posté par père Joachim le 23/09/2019 14:04
Il y a deux (2) décomptes dans le Cycle Liturgique Annuel. Le Cycle Pascal (mobile) et le Cycle Sanctoral (fixe)
Ces deux cycles sont CONVENTIONNELS. Même si ils reflètent bien une sérieuse prise en compte des données cosmiques et historiques leur OBJECTIF est mystique. En cela réside leur valeur "sotériologique"(évangélique) La première démarche ayant pour objectif de Transfigurer le Temps Cf. le Livre de C.ANDRONIKOFF

Le caractère "conventionnel" du CALENDRIER ne revient pas sur sa valeur NORMATIVE et fondamentale et catholique, sauf si un débat conciliaire et universel, autorise une ÉVOLUTION.

Revenir sur les dates de la fête "des Saints de l'église indivise", relativiser changer les grandes fêtes du Seigneur ou de la Mère de Dieu, changer même pour "l'améliorer"la date de la principale Fête Mobile est et restera une lourde faute historique.
Sans parler de la création de date comme celle du "Noël Russe"(7 Janvier) ou de la tradition Hellénique de la "Protection de la Mère de Dieu" (28 Octobre) qui sont de l'ordre de l'introduction du Folklore dans le Culte Chrétien et reste une initiative plutôt grotesque que peccamineuse.
Noël étant conventionnellement le 25 Décembre (quel que soit le calendrier) et le 1er.Octobre la Fête de le Protection.

Dans ces histoires quelque peu anecdotiques le plus gênant c'est qu'elles révèlent une grande absence de SYNODALITE qui :
1) préparent des clivages sectaires à tendances schismatiques
2) et retarde des études SÉRIEUSES pour organiser les LECTURES BIBLIQUE unifiées et complètes, dans le Culte annuel.

22.Posté par Nicodème le 23/09/2019 18:16
@tous: super , on ne s'est pas engueulés ! On progresse ...:-))) . @Tamara : je ne suis pas spécialiste , mais je répondrai deux choses . D'abord , que ce n'est plus au Vatican de s'occuper de ces problèmes , c'est aux astrophysiciens . Et , ensuite , la seule chose que je sais , c'est que les astrophysiciens rattrapent un fifrelin de seconde tous les ans , grâce à un référent non astral .

23.Posté par Gilles le 23/09/2019 22:03 (depuis mobile)
Qu'importe . L'essentiel est il là , en divisions et de dates ? Au Nom du Père

24.Posté par Olia le 24/09/2019 13:24
Bonjour Gilles. Nous nous sommes déjà exprimés sur les détails mais aussi, certains aspects plus importants. Les négliger serait une erreur : par exemple (dans une petite paroisse en RP), le fait que, de temps à autre, la Divine liturgie, à l'occasion de certaines des Douze Fêtes, ait été célébrée à une date choisie "au pif" ou selon les circonstances entre les deux styles calendaires (?!).

Je me permets de citer le commentaire de p. Joachim concernant le cycle mobile (Pascal) et le cycle fixe (: "... ils reflètent... une sérieuse prise en compte des données cosmiques et historiques", mais "leur OBJECTIF est mystique. En cela réside leur valeur "sotériologique"(évangélique). La première démarche ayant pour objectif de Transfigurer le Temps Cf. le Livre de C.ANDRONIKOFF..."

Je suppose qu'il est assez évident que les Commandements de Dieu, ainsi que les dogmes de la sainte Église, constituent un autre thème ; cela étant dit il serait dommage que certaines personnes continuent à négliger la valeur du cycle liturgique. La forme devrait correspondre au fond ; d'ailleurs nos manquements à la forme reflètent trop souvent, hélas, nos manquements par rapport aux Commandements. Nous devrions faire l'effort de garder un certain bon ordre des choses...

Sinon, nous avons déjà évoqué les besoins des paroisses "franco-francophones", qui sont néo-calendaristes depuis très longtemps.

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