Saint Irénée de Lyon (+ v. 201) un homme de paix au service de l’Église
Irénée est né vers 135-145, à Smyrne (Izmir) en Asie Mineure. Il est vraisemblable qu’il quitta sa ville natale à l’adolescence pour compléter sa formation à Rome. En 177, Irénée arrive à Lyon, la capitale des Gaules. Des chrétiens de Vienne et de Lyon, prisonniers en raison des persécutions, l’invitent à transmettre un message au pape Éleuthère (175 ? - 189). Ils y expriment leur sentiment sur le montanisme, un mouvement prophétique qui commence à se répandre en Phrygie. Irénée se rend donc à Rome avec cette lettre qui est le document écrit le plus ancien de l’Église des Gaules.

Peut-être ce voyage lui épargna-t-il d’être lui-même victime de la persécution qui s’abat alors sur cette communauté chrétienne. De retour à Lyon, Irénée est nommé évêque de la cité gauloise en remplacement de l’évêque Pothin décédé des suites des mauvais traitements dont il avait été victime.

Sous le pontificat de Victor (189-198), Irénée (dont le nom signifie la paix) agit en véritable homme de paix. Alors que les communautés chrétiennes de Rome et d’Asie mineure célébraient Pâques à des dates différentes, Victor, soucieux peut-être d’éviter un retour aux pratiques juives, cherchait à imposer la coutume romaine à l’ensemble des Églises.

Mais les autres Églises résistèrent et invoquèrent le fait que leurs coutumes n’étaient pas moins vénérables que celles de Rome. Le Pape voulut les exclure de la communion mais Irénée et quelques autres évêques lui écrivent pour l’inviter à la modération.

Aucun document ne nous informe sur la mort de saint Irénée. Compte-tenu de la stature d’Irénée, il est peu probable que sa mort soit passée inaperçue s’il avait succombé au cours d’une persécution. On admet généralement qu’il est mort au tournant du deuxième et du troisième siècle.

Pourquoi Irénée a-t-il jugé bon d’exposer la prédication des apôtres ?

Le livre que saint Irénée dédie à son ami Marcien est une sorte de résumé de tout ce qu’il faut croire. Irénée souhaite que son correspondant découvre la cohérence de la foi chrétienne et que cette découverte l’amène à détruire les idées fausses que certains répandent. La visée de l’ouvrage est à la fois apologétique (au sens où Irénée veut défendre la foi chrétienne menacée par les sectes gnostiques) et catéchétique.

Dans une première partie, Irénée expose le contenu de la foi des baptisés. On l’appelle aussi : Règle de foi ou Règle de vérité. C’est la foi au Dieu qui est Père, Fils, Esprit Saint. Irénée démontre ensuite que cette foi est vraie. Il reprend toute l’histoire du salut décrite dans les Écritures, depuis la création jusqu’à la venue de Jésus, puis il expose comment le Fils de Dieu est devenu homme pour tout récapituler en lui.
Dans une seconde partie, il montre comment la Loi de Moïse et les Prophètes prouvent que le témoignage des apôtres dans l’Évangile est vrai. Le Nouveau Testament est l’accomplissement de l’Ancien Testament.

Dans son enseignement, Irénée insiste particulièrement sur plusieurs points qui font problème en raison des thèses gnostiques. Ceux-ci disent en effet qu’il y a deux dieux : celui de l’Ancien Testament, mauvais, qui est le créateur, et un autre dieu plus grand et bon, le Père. Irénée affirme le contraire, il n’y qu’un seul et même Dieu. Les gnostiques enseignent également que le Fils de Dieu n’est pas devenu vraiment homme. Mais pour Irénée, Jésus est à la fois Dieu et homme. SUITE Patristique

Saint Irénée : le geste annoncé du pape
Saint Irénée de Lyon (+ v. 201) un homme de paix au service de l’Église

Saint Irénée de Lyon, Evêque, et ses compagnons, Martyrs

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 5 Septembre 2020 à 08:25 | 1 commentaire | Permalien



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