La Fraternité de la Transfiguration célèbre son 25e anniversaire, une liturgie est officiée à la cathédrale du Christ Sauveur
L’union des Fraternités orthodoxes de la Transfiguration a été fondée au début des années 1990 par le père Georges Kotchetkov Elle reste fidèle à la tradition de la mission qui remonte à Saint Stéphane de Perm ainsi que des saints Herman d’Alaska et Nicolas du Japon.

La mission consiste à faire renaître les fondements de la foi, dans le respect des canons de l’Eglise ainsi que la vie fraternelle des chrétiens en union les uns avec les autres.

L’archiprêtre Alexandre Borissov, ancien président la Société biblique de Russie et recteur de l’église Saints Cosme et Damien a dit dans le cadre d’un entretien accordé à l’agence Ria Novosti « L’association réussit à regrouper beaucoup de fidèles, essentiellement des jeunes souhaitant vivre au sein de communautés paroissiales chrétiennes bien organisées. La Fraternité de la Transfiguration a fondé dans cet esprit l’Institut orthodoxe Saint Philarète nommé en l’honneur de Saint Philarète (Drozdov) qui avait consacré sa vie à la traduction des Saintes Ecritures ».

La Fraternité de la Transfiguration célèbre son 25e anniversaire, une liturgie est officiée à la cathédrale du Christ Sauveur
Le 23 août 2015 une liturgie solennelle a été célébrée à cette occasion à la cathédrale du Christ Sauveur.

L’office était présidé par Monseigneur Panteleimon (Chatov) évêque d’Orekho-Zouevo, président du Service de la bienfaisance et de la mission sociale du Saint Synode de l’Eglise orthodoxe russe. Concélébraient le père Georges Kotchetkov ainsi que d’autres prêtres adhérant à la Communauté.

La Fraternité de la Transfiguration célèbre son 25e anniversaire, une liturgie est officiée à la cathédrale du Christ Sauveur
C’est le père Georges qui a prononcé l’homélie. Elle était consacrée à la rencontre du Christ avec le jeune homme riche : « Là où est l’Esprit du Seigneur est la liberté. C’est bien le choix de l’esprit de liberté que doit faire le jeune homme pieux afin de pouvoir suivre le Christ et non plus s’en tenir aux seuls préceptes de l’Ancien Testament ».

Plus de 2.000 personnes venues de partout en Russie ainsi que d’autres pays s’étaient réunies dans la cathédrale du Christ Sauveur puis, en milieu de journée dans les salles du Centre des expositions du Parc Sokolniki.

La Fraternité de la Transfiguration célèbre son 25e anniversaire, une liturgie est officiée à la cathédrale du Christ Sauveur
Une agape fraternelle y a eu lieu au cours de laquelle de nombreux intervenants ont évoqué leur vie et leur travail au sein de la Communauté. Le père Georges a dit : « En ses 25 ans d’existence la Communauté a du surmonter de nombreuses difficultés. Cependant la liturgie du 23 août dans la cathédrale du Christ Sauveur est une manifestation évidente des miracles qu’est à même de produire le sentiment chrétien de la fraternité et de la confiance ».

Puis Monseigneur Panteleimon s’est adressé aux membres de la Fraternité et a donné lecture du message de félicitation adressé à la Communauté par le patriarche Cyrille. Monseigneur Panteleimon a rappelé l’importance de la présence des évêques dans la vie de l’Eglise. Il a évoqué des textes du protopresbytre Alexandre Schemann et du père Jean Meyendorf disant que les communautés chrétiennes ne peuvent atteindre leur plénitude si elles ne sont pas guidées par un évêque.

La Fraternité de la Transfiguration célèbre son 25e anniversaire, une liturgie est officiée à la cathédrale du Christ Sauveur
Le maintien de l’unité ecclésiale est toujours la mission essentielle des orthodoxes, cela d’autant plus de nos jours, à la lumière des dissensions qui déchirent aujourd’hui la vie orthodoxe en Ukraine. Il nous faut préserver à tout prix la Tradition de l’Eglise ainsi que la mémoire des Nouveaux Martyrs ayant sacrifié leurs vies eu XXe siècle.
On ne saurait fonder une nouvelle église en substituant à la Tradition vivante une reconstruction artificielle de la vie des premières communautés chrétiennes. Cela relèverait d’un esprit sectaire ».

Monseigneur Panteleimon a appelé à œuvrer fraternellement de concert afin que l’Eglise soit une source commune de joie spirituelle.

Il a été donné lecture de messages de salutation envoyés par Nikita Struve, rédacteur en chef du Messager, de Giovanni Bianchi, président de l’Association des travailleurs chrétiens d’Italie, du poète et critique littéraire Olga Sedakov. Le père Georges et Julia Balakchine sont intervenus en fin de réunion.


La Fraternité de la Transfiguration célèbre son 25e anniversaire, une liturgie est officiée à la cathédrale du Christ Sauveur
Lien Blagovest Info Traduction "Parlons d'orthodoxie"
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Lire aussi Père Georges Kotchetkov a propos de la situation au sein de l'Archevêché: "Ne pas répudier le patrimoine" "Le 15 janvier 2013 Mgr Gabriel (de Vylder), archevêque de Comane, qui a pendant 10 ans été à la tête de l’ Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale a dû quitter sa chaire pour de graves raisons de santé. L’archevêché est menacé de disparition. N’y a-t-il pas eu des erreurs commises peut-être dans le passé qui ont conduit à une cette situation ?"


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Août 2015 à 17:15 | 12 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Anna Khoudokormoff-Kotschoubey le 24/08/2015 22:57
En-effet, hier dimanche, jour de commémoration, entre autres, des nouveaux martyrs des Solovki, nous nous sommes trouvés, mon mari et moi-même, par Providence, dans la cathédrale du Saint Sauveur, parce qu' arrivés trop tard dans notre petite église au coin de notre rue... Nous avons donc corrigés notre trajectoire et nous sommes dirigés vers cette majestueuse cathédrale. Une foule énorme s'y pressait, et à l'intérieur, difficile de se faire un passage. Etonnée de cet encombrement inhabituel je demandai ce qui se passait. On me répondit, avec un visage lumineux "Nous fêtons les 25 ans de notre Fraternité de la Transfiguration". Ainsi donc, cette communauté courageuse qui se caractérise, entre autres, par le baiser de paix donné à la ronde au moment du Crédo, venait de recevoir, en quelque sorte une "reconnaissance" de leur foi forte et pleine de bel idéal. Et effectivement l'homélie puissante et pécise du père Georges a bien retenti:" libérons-nous de nous mêmes pour suivre le Christ". Belle cérémonie, bel enseignement, qui fut fortement loué par Monseigneur Pantéléimon, beau dimanche que nous mettons dans nos bagages pour revenir chez nous à Bruxelles!

2.Posté par Vladimir. G: Est-ce la fin des "tracasseries" (euphémisme!) du père Georges et de la Fraternité de la Transfiguration qu'il a fondée? le 25/08/2015 22:26
Est-ce la fin des "tracasseries" (euphémisme!) du père Georges et de la Fraternité de la Transfiguration qu'il a fondée?

Rappelons qu'ils ont été violemment attaqués par les fondamentalistes de l'Église russe pour leurs positions jugées "réformistes": le père Georges propose de célébrer en russe et non en slavon (il a traduit tous les offices…), introduit un catéchuménat pour les non-écclésialisés, veut revenir au sens des offices (j'ai participé à des matines à 5h du matin) et s'inspire des explications liturgiques du père Alexandre Schmemann… En 1994 le père Georges a été privé de son église à Moscou et en 1997 il a été interdit et 12 de ses collaborateurs ont été excommuniés. Ces sanctions ont été levées en 2000 mais il n'a pas reçu de paroisse et les communautés de la Transfiguration se sont heurtées a de nombreux problèmes dans différents diocèses. En 1912, en particulier, leurs communautés ont été interdites dans le diocèse d'Archangelsk et en mars 2013 le semi-officiel "pravoslavie.ru" publié un article en russe et anglais analysant "les hérésies" de la théologie du père Georges
(http://www.pravoslavie.ru/english/60105.htm), un prêtre avait écrit dans un journal laïc "ceux là doivent être expulsés dans le schisme" («таких надо выдавливать в раскол») écrit le père Georges sur son blog (http://www.ogkochetkov.ru/biografija/).

Malgré toutes ces attaques, le père Georges et la Fraternité de la Transfiguration ont toujours affirmé leur loyauté et leur obéissance au patriarche de Moscou. Si cette manifestation marque une véritable reconnaissance ce serait là la juste récompense de leurs efforts et de leur humilité.

3.Posté par Clovis le 26/08/2015 12:38
A la lecture de ce texte et des commentaires, plusieurs réflexions/questions me viennent, sur ce sujet qui m'est (je précise) totalement méconnu.

J'ai toujours eu un regard assez sceptique pour ne pas dire douteux vis à des des communautés en tout genre, je ne crois pas que l'Eglise ait besoin de ce genre de "compagnies", de spécificités etc...
Qu'un prêtre une paroisse ait une dévotion spéciale pour tel ou tel Saint, telle ou telle fête pour sa dimension et son enseignement particulier soit, mais nul besoin de créer une communauté pour cela non ?
N'est-ce pas là une volonté (même inavouée) de se démarquer, de se mettre à part ?

De plus "le baiser de paix donné à la ronde" après le Credo, s'il ne m'a pas fait tombé de ma chaise, suscite plus de doutes en moi qu'avant la simple lecture de l'article. J'y vois (peut-être que je me trompe, mais tout de même) un certain parallèle avec le Renouveau charismatique de l'église romaine, somme toute d'inspiration américano-protestante à la mièvre sensiblerie.
Ce genre d'innovations (ou de retour à des pratiques antiques de nos jours inadaptées) a pour seul effet de troubler la liturgie comme "la paix du christ" dans l'église romaine où tout le monde y allait de son bisous, de la tape dans le dos et autres en prenant bien soin de se déplacer pour n'omettre personne, cela va de soi ; ou même la quête qui arrive toujours au mauvais moment, cassant l'élan liturgique pour aller chercher compter ses sequins alors que dans le Sanctuaire le plus important se passe.

Bref, après le Symbole, il y a mieux à faire que de se bécoter non ? Tandis que le Diacre clame "Tenons-nous bien ! Tenons-nous avec Crainte ! Soyons attentifs à offrir en paix la Sainte Oblation !"
La paix, ce n'est pas une papouille, ni un baiser, c'est au contraire à mon humble faire entrer une dimension charnelle inutile et déplacée.
Et pourquoi ne pas tous s'embrasser quand le prêtre clame "paix à tous" ?! La paix c'est autre chose, une autre chose que sans doute un baiser peut au contraire troubler...

Les innovations et autres retours aux sources sont à prendre avec des pincettes, car dans l'Eglises je ne crois pas qu'il soit souhaitable qu'ils aient lieu par devers soi, indépendamment. Auxquels cas on va à tous les coups se coltiner tous les pires conservateurs qui soient et les intentions aussi louables soient-elles seront déformées, mal comprises et non acceptées. D'autant qu'à grande échelle, ces choses peuvent se révéler très dangereuses et délétères, comme vatican II qui n'était qu'à la base une pastorale, certes il y a une grande différences de clergés entre catholiques et orthodoxes, mais tout de même.
Je ne crois pas que l'abandon du latin ait servi en quoique ce soit à l'église catholique, dont de plus en plus de fidèles réclament le retour.

Tout cela en vaut-il la peine ? Quelle utilité ? Se retrouver privé de paroisse, excommunié pour un problème plus formel que de fond ?!

Merci de vos réponses

4.Posté par Tchetnik le 26/08/2015 15:28
@Clovis

Il est vrai qu’il convient de se méfier à la fois des innovations comme des « retours aux sources » sans pour autant nier leur utilité selon les époques, les publics, les enjeux spirituels qui peuvent nécessiter certaines modifications, non sur le fond, mais sur certaines formes et pratiques. Ainsi certains usages antiques méritent parfois d’être réhabilités, d’autres pas du tout. De même la lecture à voix haute de certaines prières de l’Offertoire peuvent-elles avoir une valeur catéchétique.

Les usages ont parfois été justifiés par certaines circonstances historiques et deviennent inutiles, voire nuisibles en dehors de ces circonstances, quand ils ne sont pas parfois motivés par des inspirations hors de l’Eglise et donc potentiellement hérétiques. Nous devons sans réserve accepter Bible, Evangiles, Pères de l’Eglise dans ce qu’ils ont exprimé d’enseignements les plus éternels, immuables, comme disciplines les plus universelles, mais examiner avec discernement des usages toujours imparfaits, limités dans le temps et l’espace. Il convient de ne pas présenter l’Église des premiers siècles comme un idéal que la dogmatisation et l’influence dans la société aurait corrompu. Si un usage fait partie de l’Histoire de l’Église (même si sa pratique fut un temps délaissée car ne correspondait plus à un besoin pastoral ou liturgique, il peut toujours être remis au goût du jour selon que ces besoins peuvent réapparaitre. Certains usages liturgiques ou manières de pratiquer les sacrements peuvent ainsi, sans changer sur le fond, reprendre des formes qui ont existé et correspondent à nouveau à une nécessité spirituelle) ou si à minima, il ne contredit pas les enseignements et les idéaux de l’Église, et si de plus il coïncide avec un besoin spirituel réel, je ne suis pas spécifiquement contre sa pratique, son introduction. La Liturgie a évolué au cours des siècles, sinon sur son corpus de fond, au moins sur certaines formes et certaines pratiques et il ne me choque pas de pratiquer des formes qui, encore une fois, correspondent à ce que j’ai cité plus haut.

Elle demeure la même Église qui, selon les pays et époques où elle vivait, selon les publics à évangéliser, les nations à construire, à protéger, a su adapter le même message, le même enseignement sous des formes différentes, en mettant l’accent plus sur une chose que sur l’autre, sans changer sur le fond, en s’adaptant sur la forme et la pratique, par rapport aux différents publics, modes de vie, enjeux politiques et sociaux…Un message grave peut parfois s’incarner de manière plus légère, les modes de communication changent aussi en fonction de ces paramètres, dans une certaine limite, naturellement. Les mots ne sont pas toujours les mêmes, les registres de langue changent, les moyens de communication aussi. A un public léger convient une communication légère, à un public plus sérieux, une communication plus sérieuse, ce sans pour autant entacher, altérer la Vérité, ni le sens qu’elle donne à l’Homme et à la vie. De même certains modes de prière autrefois plus personnels deviennent plus collectifs et inversement…Tout dépend du plus grand bien spirituel, du plus grand gain que l’on en escompte. On peut effectivement penser, comme P. Alexandre Schmemann ou Saint Nicolas d’Ohrid que certains modes de communication ou d’action, charitable, d’évangélisation de l’Église ne sont plus efficaces, que certaines pratiques sont d’origine hétérodoxes et qu’il convient de les expurger, que certains usages ne sont plus spirituellement porteurs et qu’il faut penser à de nouvelles formes de prière et d’évangélisation (les Bogomolci de saint Nicolas Velimirovic qui a su ainsi très bien répondre aux nouveaux contextes professionnels, sociaux, politiques et autres de son pays et permettre à la Foi Chrétienne d’y connaitre un beau renouveau), mais sans pour autant remettre en cause tout ce qui s’est fait depuis Saint Constantin et qui correspondait à un besoin réel, selon les contextes d’alors. Les contextes disparaissent et peuvent appeler recherche de nouvelles formes d’expression ou retour vers d’anciens usages (par exemple les confessions qui peuvent être moins personnelles et plus publiques et inversement) qui peuvent retrouver leur utilité, mais pas opposition de certains éléments de la Tradition ou époques de l’Église à d’autres éléments ou époques.
Cet effort d’adaptation a toujours existé au sein de l’Eglise, avec, naturellement, parfois des occasions manquées et des « dérapages ». Adaptation, recherche qui a toujours été portée par des fraternités ou des communautés qui, sans enier leur appartenance à l’Eglise Universelle, ont pu développer une identité spécifique avec des pistes de réflexion et de pratiques intéressantes pour certaines. Zoi, Sotir en Grèce, les Bogomalci en Serbie en fûtent justement, communautés qui, avec leurs défauts, ont su jouer un rôle utile et positif.

Pour le baiser de paix, les Arméniens le font aussi dans leur Liturgie. Cependant, il est clair que, dans des grosses cathédrales ou communautés, la chose est moins utile et moins évidente. Dans des communautés plus familiales, pourquoi pas, avec bien sûr des réserves et des nuances. Ne pas le transformer en mondanité ou en trop grande familiarité, notamment, en effet.

Après, justement, il est clair que tous ces mouvements, pas forcément inutiles en eux-mêmes pour donner un nouveau souffle à l’Eglise, ne sont pas exempts de fragilités, de défauts, comme toute chose humaine, et que leurs pistes peuvent parfois mener à des dead ends. Et chez Kotchetkov, il y a du neuf et du bon, mais le bon n’est pas forcément neuf et le neuf pas nécessairement bon. Le gars a quelques casseroles bien senties au postérieur aussi. Cependant, force est de constater que certaines pistes missionnaires sont intéressantes, mais encore faut il non seulement reconnaitre qu’il n’est pas le premier à y avoir pensé, savoir les distinguer de tout le reste de son globiboulga et de ce qui est chez lui parfois un double langage.

5.Posté par Galina le 26/08/2015 18:45
C était vraiment très intéressant et je voudrais avoir plus d'informations concernant de la Fraternité de la Transfiguration! Merci "PO"

6.Posté par Clovis le 26/08/2015 19:37
Merci beaucoup cher Tchetnik pour cet éclaircissement fort à propos.

7.Posté par Anna Khoudokormoff-Kotschoubey le 26/08/2015 20:51
Précision: j'ai écrit " ... le baiser de paix donné au moment du Crédo", c.à.d. au moment où l'on commence à le réciter. C'est toute la différence, me semble t'il..., humblement parlant...

Pour le reste, je ne me prononce pas. ll y aura sans doute toujours quelque chose à redire, à perfectionner, rien n'est parfait dans ce monde.

Cependant, lorsque je vois, ou j'entends quelque chose de beau, et je vois et entends beaucoup de choses belles en Russie, j'alme les partager et je préfère voir tout avec bonheur, celui que je vois, celui que j'entends...

Le reste n'est pas de ma compétence.

8.Posté par Clovis le 27/08/2015 00:53
Merci de ces précisions chère Madame Khoudokormoff-Kotschoubey, au temps pour moi.

Les Prêtres se donnent l'accolade avant le Credo, en disant "le Christ est parmi nous !" et l'autre concélébrant de répondre "Il L'est et Le demeurera" chacun leur tour et ainsi de suite. Les Diacres aussi de l'autre côté de l'Autel.
Tout cela avant que le Diacre ne clame "Les Portes ! Les Portes ! Soyons attentifs dans la sagesse."

Sans doute y-a-t-il un raison à trouver dans ce fait, mais n'en garder que le "bisous", sans le rituel, ni les déclamations, me laisse toujours dubitatif, mais bon. Mais pourquoi cela en particulier. Mystère et boule de gomme.
Je n'avais jamais entendu parler de cette pratique, encore moins en Russie, où les offices sont plus classiques, mais la confrérie était interdite de célébrer,du coup....

9.Posté par Daniel le 27/08/2015 08:31
Le baiser de paix fut jadis supprimé en raison de libidineux qui aimaient embrasser les femmes... Qu'en serait-il aujourd'hui alors que dans maintes églises hommes et femmes ne sont plus séparées, femmes à gauche, hommes à droite. Est-on obligé d'embrasser? Quid du brouhaha qui accompagne ces effusions, surtout si tout le monde dit "Le Christ est parmi "nous"? Quid de ces églises où les gens sont fort bavards et ne perdent pas une occasion de discuter en plein office, n'est-ce pas leur donner une nouvelle occasion? Quid des hypocrites qui viennent vous embrasser fourbement alors qu'ils complotent en fait contre vous? Quid des cultures dans lesquelles on ne s'embrasse pas (que ce soit les baisers entre personnes de même sexe ou de sexe opposé)?

10.Posté par Clovis le 27/08/2015 11:21
Je suis d'accord avec vous, itou pour la quête durant l'office, faut faire cela avant ou après, mais pendant... Niet.
Déjà qu'avec les bougies c'est assez compliqué comme ça... ;-)

11.Posté par Интервью с протоиереем Всеволодом Чаплиным журнал Кифа № 11 (197), сентябрь 2015 года le 29/09/2015 14:58
«За прошедшие четверть века прожито, наверное, столько, сколько в иные века Церковь не проживала и за целый век»

Интервью с председателем Синодального отдела по взаимоотношениям Церкви и общества протоиереем Всеволодом Чаплиным

Сегодня очень многое делается на приходе мирянами, объединенными в братства, в православные общественные организации. Социальное, катехизическое, миссионерское, молодёжное служения – это сегодня, в первую очередь, область действия мирян. Люди сами приходят с инициативами. На приходе, где я служу, почти ничего не было придумано настоятелем или духовенством, кроме, может быть, одной-двух инициатив. Все остальное придумали миряне. И виды их деятельности получаются самыми разнообразными... Да, есть люди, которые приходят только поставить свечку, и их сложно вовлечь в активную жизнь прихода – хотя и это стараемся делать, в том числе через работу приходских консультантов. Но многие, действительно, стремятся жить общинной жизнью. И иногда тут нужно не столько насаждать что-то сверху, сколько поддержать инициативу.

Впрочем, братствам не стоит замыкаться лишь в жизни прихода. Когда-то один мой знакомый архиерей в ответ на слова уполномоченного Совета по делам религий о том, что не нужно выходить за рамки удовлетворения религиозных потребностей, ответил: «Моя религиозная потребность – изменить мир любовью». Вот в чем наша цель. Наверное, братства сегодня должны в максимальной степени действовать во всем сложном окружающем нас мире – не оставляя, конечно, приходской работы, но и не идя на поводу у тех людей, которые приравнивают церковную жизнь только к тому, что происходит в оградах храмов.

Хотелось бы пожелать, чтобы Преображенское содружество братств было максимально открытым не только к достижению тех целей, которые поставлены 25 лет назад, но и ко всему обширному церковно-общественному полю, которое сейчас формируется и в котором, на мой взгляд, нужно быть победительными воинами Христовыми, а не замкнутым кругом «по интересам», который с опаской и некоторой затаенной враждебностью смотрит на людей вокруг, особенно на людей простых, которым нужны ясные мотивации и сильные призывы к действию .... ДАЛЕЕ по ССЫЛКЕ

12.Posté par Паломничество в БОЗЕ - В поисках духовного аристократизма le 17/06/2017 11:47
О паломничестве в Италию священника Георгия Кочеткова с группой сотрудников Свято-Филаретовского института и членов Преображенского братства

Летопись нашего паломничества можно сравнить с переводом, обреченным на несовершенство в силу того, что ни один человеческий язык не в состоянии в полноте вместить и передать «глаголы неизреченные», которыми Господь обращается к ищущим Его. В таких паломничествах за несколько дней порой проходишь путь, на который в других условиях понадобились бы годы. Одна из внутренних задач такого странствия – вхождение в опыт духовного аристократизма.

С этим связано, в том числе, научение чувству меры, вкуса и такта. Это и обретение восприимчивости к подлинному, вкус к которому не позволяет попустительствовать бескачественности и халтуре, и навык действовать по интуиции, и еще многое другое, что пока остается за пределами слов, к чему можно лишь прикоснуться, когда слушаешь тишину, созерцаешь невидимое и надеешься на невозможное

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