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Rassemblement international pour la civilisation de la vie et de l'amour
Une cérémonie intitulée « Acte d’abandon dans les mains de la Mère de Dieu : protection de la civilisation de la vie et de l’amour dans le monde », promue par « Human Life International », s’est déroulée samedi dernier 28 janvier, à Jasna Góra, sanctuaire national de la Vierge Noire de Czestochowa.
Des représentants des mouvements pour la vie de 18 pays ont participé à cet événement : Pologne, Biélorussie, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, République tchèque, Hongrie, Autriche, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal, Royaume-Uni et Etats-Unis.
Une cérémonie intitulée « Acte d’abandon dans les mains de la Mère de Dieu : protection de la civilisation de la vie et de l’amour dans le monde », promue par « Human Life International », s’est déroulée samedi dernier 28 janvier, à Jasna Góra, sanctuaire national de la Vierge Noire de Czestochowa.
Des représentants des mouvements pour la vie de 18 pays ont participé à cet événement : Pologne, Biélorussie, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, République tchèque, Hongrie, Autriche, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal, Royaume-Uni et Etats-Unis.
un texte de Xenia KRIVOCHEINE
Ce texte est publié par la revue russe "Neskoutchny Sad"
Il y a une dizaine d'années je suis allée à Brive, en Corrèze où j'ai visité un monastère abandonné qui avait été fondé par saint Antoine de Padoue. Une source miraculeuse, des petits lacs, des grottes. Le calme et la sérénité, aucune présence humaine. J'ai rempli une bouteille d'eau dont un filet coulait sur une paroi couverte de mousse. Une pancarte disait: "Source miraculeuse de saint Antoine".
Le soir même j'ai rencontré le maire de Brive auquel j'ai raconté ma journée. Il se mit à rire: "Madame, vous croyez à ces balivernes? Cette eau vient du tout à l'égout! Les maraîchers des environs s'en servent pour arroser leurs potagers".
Cette réplique m'a fait penser à la cécité de l'homme moderne, à son incrédulité, à la force de la pensée athée. Le "rénovationnisme" qui a envahi les paroisses catholiques à la suite du Concile Vatican II (1962) n'a fait que rebuter la jeunesse au lieu de l'attirer. Il pouvait sembler qu'une messe accompagnée de musique de jazz, ou des textes liturgiques "adaptés" devraient faire affluer les jeunes dans l'Eglise modernisée. Ce renouveau n'a pas donné de fruits, la sécularisation de la société a désappris les fidèles à prier.
Comment ne pas se souvenir de "la liberté de conscience" officiellement octroyée en Russie par les bolcheviks en 1918.
Ce texte est publié par la revue russe "Neskoutchny Sad"
Il y a une dizaine d'années je suis allée à Brive, en Corrèze où j'ai visité un monastère abandonné qui avait été fondé par saint Antoine de Padoue. Une source miraculeuse, des petits lacs, des grottes. Le calme et la sérénité, aucune présence humaine. J'ai rempli une bouteille d'eau dont un filet coulait sur une paroi couverte de mousse. Une pancarte disait: "Source miraculeuse de saint Antoine".
Le soir même j'ai rencontré le maire de Brive auquel j'ai raconté ma journée. Il se mit à rire: "Madame, vous croyez à ces balivernes? Cette eau vient du tout à l'égout! Les maraîchers des environs s'en servent pour arroser leurs potagers".
Cette réplique m'a fait penser à la cécité de l'homme moderne, à son incrédulité, à la force de la pensée athée. Le "rénovationnisme" qui a envahi les paroisses catholiques à la suite du Concile Vatican II (1962) n'a fait que rebuter la jeunesse au lieu de l'attirer. Il pouvait sembler qu'une messe accompagnée de musique de jazz, ou des textes liturgiques "adaptés" devraient faire affluer les jeunes dans l'Eglise modernisée. Ce renouveau n'a pas donné de fruits, la sécularisation de la société a désappris les fidèles à prier.
Comment ne pas se souvenir de "la liberté de conscience" officiellement octroyée en Russie par les bolcheviks en 1918.
Vladimir Golovanow
Moscou met en garde contre un patriarcat gréco-catholique en Ukraine et le métropolite Hilarion de pointer « des rapports alarmants de tentatives de prosélytisme de gréco-catholiques chez les orthodoxes » titre "La Croix" le 11 janvier 2012.
Et ce n'est pas la première fois puisque l'accusation de prosélytisme en Ukraine empoisonne les relations entre le patriarcat de Moscou et l'Eglise catholique depuis de longues années; il est en particulier le principal obstacle à une rencontre entre le patriarche de Moscou et le Pape.
Les "Principes fondamentaux régissant les relations de l'Eglise orthodoxe russe avec l'hétérodoxie demandent clairement " (1) la cessation du prosélytisme sur le territoire canonique de l'Église orthodoxe russe… la mission des confessions traditionnelles n'est possible que si elle s'exerce sans prosélytisme" est il dit plus loin et, concernant particulièrement les relations avec les catholiques, "Les sujet le plus brûlants à l'heure actuelle demeurent la question du prosélytisme et le problème uniate"… Le prosélytisme catholique sur le territoire canonique de l'Eglise russe pose donc un vrai problème.
Moscou met en garde contre un patriarcat gréco-catholique en Ukraine et le métropolite Hilarion de pointer « des rapports alarmants de tentatives de prosélytisme de gréco-catholiques chez les orthodoxes » titre "La Croix" le 11 janvier 2012.
Et ce n'est pas la première fois puisque l'accusation de prosélytisme en Ukraine empoisonne les relations entre le patriarcat de Moscou et l'Eglise catholique depuis de longues années; il est en particulier le principal obstacle à une rencontre entre le patriarche de Moscou et le Pape.
Les "Principes fondamentaux régissant les relations de l'Eglise orthodoxe russe avec l'hétérodoxie demandent clairement " (1) la cessation du prosélytisme sur le territoire canonique de l'Église orthodoxe russe… la mission des confessions traditionnelles n'est possible que si elle s'exerce sans prosélytisme" est il dit plus loin et, concernant particulièrement les relations avec les catholiques, "Les sujet le plus brûlants à l'heure actuelle demeurent la question du prosélytisme et le problème uniate"… Le prosélytisme catholique sur le territoire canonique de l'Eglise russe pose donc un vrai problème.
Laurence Guillon
Naissance d’une orthodoxie à la française
Lorsque dans mon jeune âge, j’entendais parler de paroisse en langue française ou de retour des Français à leur christianisme originel, je prenais un air de commisération suspicieuse : toutes ces tentatives me semblaient pitoyables, artificielles, une caricature de l’orthodoxie russe à laquelle j’appartenais. La place des Français normaux était en Russie, leur pays d’origine ayant cessé d’être normal depuis trop longtemps, c’est pourquoi j’avais choisi de partir à Moscou. Cependant, l’orthodoxie française d’inspiration athonite fonctionne très bien. Je n’y entends aucune fausse note. Tout y est rigoureusement orthodoxe et complètement organique. Le monastère rayonne, au point que les gens y affluent et que même le paysage alentour semble différent, apaisé, sanctifié. Quoi de plus triste que ces paysages français magnifiques complètement désertés par l’Esprit de Dieu ? Autour de Solan, l’Esprit souffle avec le vent qui passe. Comme dans la campagne russe, autour de cinq coupoles brillant à l’horizon.
A cela je vois deux ou trois raisons : d’abord le choix de la langue française, qui rend le contenu des textes immédiatement accessible au Français de souche venu acheter du vin et entré dans l’église par curiosité.
Naissance d’une orthodoxie à la française
Lorsque dans mon jeune âge, j’entendais parler de paroisse en langue française ou de retour des Français à leur christianisme originel, je prenais un air de commisération suspicieuse : toutes ces tentatives me semblaient pitoyables, artificielles, une caricature de l’orthodoxie russe à laquelle j’appartenais. La place des Français normaux était en Russie, leur pays d’origine ayant cessé d’être normal depuis trop longtemps, c’est pourquoi j’avais choisi de partir à Moscou. Cependant, l’orthodoxie française d’inspiration athonite fonctionne très bien. Je n’y entends aucune fausse note. Tout y est rigoureusement orthodoxe et complètement organique. Le monastère rayonne, au point que les gens y affluent et que même le paysage alentour semble différent, apaisé, sanctifié. Quoi de plus triste que ces paysages français magnifiques complètement désertés par l’Esprit de Dieu ? Autour de Solan, l’Esprit souffle avec le vent qui passe. Comme dans la campagne russe, autour de cinq coupoles brillant à l’horizon.
A cela je vois deux ou trois raisons : d’abord le choix de la langue française, qui rend le contenu des textes immédiatement accessible au Français de souche venu acheter du vin et entré dans l’église par curiosité.
Laurence Guillon
Orthodoxe depuis l’âge de dix-neuf ans, je fis la connaissance du père Placide Deseille il y a plus de vingt ans, dans le premier monastère qu’il avait fondé, Saint-Antoine-le-Grand, entre Valence et Grenoble, dans la massif montagneux du Vercors. J’étais entrée initialement dans une paroisse du Patriarcat de Moscou, mais, me trouvant fort isolée dans une région éloignée de tous centres russes, je m’étais adressée au père Placide pour savoir si mon profond désir de retourner en Russie relevait de l’exaltation, ou s’il répondait à la volonté de Dieu. Une fois en Russie, où je vécus seize ans, je fis quelques petites incursions au monastère de Solan, que le père Placide venait de fonder, et qui était plus près de la maison de ma mère, en France. Mais je ne donnai pas suite, car j’étais parfaitement intégrée en Russie et pensais y rester toute ma vie.
Mais voici que l’état de santé de ma mère m’obligea à revenir en France et, à nouveau très isolée, je me dirigeai tout naturellement vers le monastère de Solan, à une quarantaine de kilomètres de chez moi. Dès mes premières visites, je sentis que cet endroit serait la source de lumière de ma nouvelle vie, dans un pays et un environnement terriblement déchristianisé, où l’orthodoxie minoritaire fait son chemin discret.
Orthodoxe depuis l’âge de dix-neuf ans, je fis la connaissance du père Placide Deseille il y a plus de vingt ans, dans le premier monastère qu’il avait fondé, Saint-Antoine-le-Grand, entre Valence et Grenoble, dans la massif montagneux du Vercors. J’étais entrée initialement dans une paroisse du Patriarcat de Moscou, mais, me trouvant fort isolée dans une région éloignée de tous centres russes, je m’étais adressée au père Placide pour savoir si mon profond désir de retourner en Russie relevait de l’exaltation, ou s’il répondait à la volonté de Dieu. Une fois en Russie, où je vécus seize ans, je fis quelques petites incursions au monastère de Solan, que le père Placide venait de fonder, et qui était plus près de la maison de ma mère, en France. Mais je ne donnai pas suite, car j’étais parfaitement intégrée en Russie et pensais y rester toute ma vie.
Mais voici que l’état de santé de ma mère m’obligea à revenir en France et, à nouveau très isolée, je me dirigeai tout naturellement vers le monastère de Solan, à une quarantaine de kilomètres de chez moi. Dès mes premières visites, je sentis que cet endroit serait la source de lumière de ma nouvelle vie, dans un pays et un environnement terriblement déchristianisé, où l’orthodoxie minoritaire fait son chemin discret.
Traduction pour "PO" Laurence Guillon
Le journaliste américain Rod Dryer, venu à l’orthodoxie il y a 5 ans, a raconté sa conversion dans un texte : intitulé « Mon chemin vers l’orthodoxie »
Je suis venu à l’orthodoxie en 2006, comme un homme brisé. J’ai été un catholique romain sincère, pratiquant et convaincu pendant de nombreuses années, mais ma foi fut ébranlée en grande partie à cause de ce que j’ai appris en tant que reporter, enquêtant sur un scandale relatif à des crimes sexuels. J’étais certain que mes convictions protègeraient ma foi dans n’importe quelles épreuves, mais les faits auxquels j’ai été confronté a réduit à néant ma capacité à croire en la vérité ecclésiale de l’Eglise Romaine (j’ai décrit ce drame de façon détaillé ).
Le protestantisme n’était pas une issue pour ma femme et moi, étant donné ce que nous savions de l’histoire de l’église et nos convictions théologiques. L’orthodoxie nous apparut donc comme le seul havre sûr dans la tempête où notre christianisme risquait le naufrage.
Le journaliste américain Rod Dryer, venu à l’orthodoxie il y a 5 ans, a raconté sa conversion dans un texte : intitulé « Mon chemin vers l’orthodoxie »
Je suis venu à l’orthodoxie en 2006, comme un homme brisé. J’ai été un catholique romain sincère, pratiquant et convaincu pendant de nombreuses années, mais ma foi fut ébranlée en grande partie à cause de ce que j’ai appris en tant que reporter, enquêtant sur un scandale relatif à des crimes sexuels. J’étais certain que mes convictions protègeraient ma foi dans n’importe quelles épreuves, mais les faits auxquels j’ai été confronté a réduit à néant ma capacité à croire en la vérité ecclésiale de l’Eglise Romaine (j’ai décrit ce drame de façon détaillé ).
Le protestantisme n’était pas une issue pour ma femme et moi, étant donné ce que nous savions de l’histoire de l’église et nos convictions théologiques. L’orthodoxie nous apparut donc comme le seul havre sûr dans la tempête où notre christianisme risquait le naufrage.
Vladimir Golovanow
Propos recueillis le 23 septembre 2011 à Qâra en Syrie par Mère Agnès-Mariam de la Croix Higoumène du monastère Saint Jacques l’Intercis
24 septembre 2011
Le curé de Bab Sbah relate ce qui suit le 23 septembre 2011
"Ces deux dernières semaines la situation à Homs était des plus tendues. Je peux vous dire que l’épreuve renforce notre foi, nous unit entre chrétiens et entre chrétiens et musulmans et nous détache des choses de ce monde. Nous voyons la mort de nos yeux tous les jours. Notre vie quotidienne est bouleversée. Comme d’habitude je vous transmets ce que nous vivons au fil des jours.
La population sunnite de Bustan Diwan, Bab Dreib, Bab Sbaa, s’était ralliée à 30 % à Bilal El Ken, Emir autoproclamé de la principauté (Imârat) de Homs. Ce dernier avait loué de la famille Traboulsi une grande villa dans le quartier huppé de Warcheh où il avait installé son Quartier Général.
Propos recueillis le 23 septembre 2011 à Qâra en Syrie par Mère Agnès-Mariam de la Croix Higoumène du monastère Saint Jacques l’Intercis
24 septembre 2011
Le curé de Bab Sbah relate ce qui suit le 23 septembre 2011
"Ces deux dernières semaines la situation à Homs était des plus tendues. Je peux vous dire que l’épreuve renforce notre foi, nous unit entre chrétiens et entre chrétiens et musulmans et nous détache des choses de ce monde. Nous voyons la mort de nos yeux tous les jours. Notre vie quotidienne est bouleversée. Comme d’habitude je vous transmets ce que nous vivons au fil des jours.
La population sunnite de Bustan Diwan, Bab Dreib, Bab Sbaa, s’était ralliée à 30 % à Bilal El Ken, Emir autoproclamé de la principauté (Imârat) de Homs. Ce dernier avait loué de la famille Traboulsi une grande villa dans le quartier huppé de Warcheh où il avait installé son Quartier Général.
A tous les lecteurs, à tous les contributeurs de P.O. nous souhaitons des Noël julien et grégorien pieux et pleins de joie. Que 2012 nous soit clémente !
Nous ne nous essayerons pas à un bilan 2011. Il est de toute évidence « globalement positif » pour l’Eglise orthodoxe en Europe occidentale. Grâce à nos contributeurs qui se sont montrés particulièrement généreux, P.O. s’est hissé à des niveaux de lectorat, - y compris en Chine et en Bolivie ! – dont nous ne pouvions pas rêver et commence à devenir une adresse de référence pour de plus en plus de sources consacrées à l'orthodoxie.
Espérons que ces résultats ne s’expliquent pas seulement par les aspects les plus regrettables de l’actualité de cette dernière période (chamailleries et procès à foison). Que 2012 soit saturée d’évènements bénis, de sujets passionnants, qu’elle nous apporte encore plus d’auteurs (non anonymes autant que possible), qu’elle soit marquée par une volonté d’unité et de paix !
Tous nos vœux vont à Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, ainsi qu’au séminaire orthodoxe d'Epinay et à son recteur, le hiéromoine Alexandre.
S Novym Godom ! Bonne année! Happy new year!
Parlons d’orthodoxie
Nous ne nous essayerons pas à un bilan 2011. Il est de toute évidence « globalement positif » pour l’Eglise orthodoxe en Europe occidentale. Grâce à nos contributeurs qui se sont montrés particulièrement généreux, P.O. s’est hissé à des niveaux de lectorat, - y compris en Chine et en Bolivie ! – dont nous ne pouvions pas rêver et commence à devenir une adresse de référence pour de plus en plus de sources consacrées à l'orthodoxie.
Espérons que ces résultats ne s’expliquent pas seulement par les aspects les plus regrettables de l’actualité de cette dernière période (chamailleries et procès à foison). Que 2012 soit saturée d’évènements bénis, de sujets passionnants, qu’elle nous apporte encore plus d’auteurs (non anonymes autant que possible), qu’elle soit marquée par une volonté d’unité et de paix !
Tous nos vœux vont à Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, ainsi qu’au séminaire orthodoxe d'Epinay et à son recteur, le hiéromoine Alexandre.
S Novym Godom ! Bonne année! Happy new year!
Parlons d’orthodoxie
Le monde compte 2,18 milliards de chrétiens, soit un tiers de la population mondiale, formant le premier groupe religieux devant les musulmans, selon une étude publiée lundi par le centre de recherche américain Pew sur la religion, informe l'AFP.
Le rapport "Chrétienté mondiale, rapport sur la taille et le répartition de la population chrétienne mondiale" qui se base sur 2.400 études dans 200 pays, note que la proportion de la population chrétienne est restée stable depuis un siècle mais a beaucoup varié concernant sa répartition sur la planète. En 1910, les deux-tiers des chrétiens vivaient en Europe, aujourd'hui ils ne sont plus que 26% à habiter dans cette région, 37% dans les Amériques, 24% en Afrique sub-saharienne et 13% en Asie-Pacifique.
Le rapport "Chrétienté mondiale, rapport sur la taille et le répartition de la population chrétienne mondiale" qui se base sur 2.400 études dans 200 pays, note que la proportion de la population chrétienne est restée stable depuis un siècle mais a beaucoup varié concernant sa répartition sur la planète. En 1910, les deux-tiers des chrétiens vivaient en Europe, aujourd'hui ils ne sont plus que 26% à habiter dans cette région, 37% dans les Amériques, 24% en Afrique sub-saharienne et 13% en Asie-Pacifique.
Maria Dimitrievna était l’épouse d’un ecclésiastique de Belgorod, le père Vassili Kiyanovski qui donnait des cours de religion au lycée de la ville. Elle était elle-même professeur au lycée de jeunes filles dont elle fut nommée directrice. C’était une femme d’une vaste culture et d’une piété profondément sincère ; elle aimait passionnément le bien. Elle ne cachait pas ses convictions politiques et religieuses et la révolution ne modifia pas son attitude. Bien au contraire, lors de la proclamation des « libertés révolutionnaires », elle sut élever la voix avec courage pour défendre la vérité.
Sa droiture, sa sincérité, son intrépidité lui acquirent le respect de ses élèves et de tous ceux qui la connaissaient. Quand l’évêque de Belgorod, Monseigneur Nicodème, fut arrêté par les bolcheviks, elle – comme on vient de le lire – ne put évidemment pas rester passive. Elle mit immédiatement sur pied une délégation chargée de demander la libération de l’évêque.
Sa droiture, sa sincérité, son intrépidité lui acquirent le respect de ses élèves et de tous ceux qui la connaissaient. Quand l’évêque de Belgorod, Monseigneur Nicodème, fut arrêté par les bolcheviks, elle – comme on vient de le lire – ne put évidemment pas rester passive. Elle mit immédiatement sur pied une délégation chargée de demander la libération de l’évêque.
De nouvelles études, menées par des scientifiques italiens, ont cherché à attester l'authenticité du Saint suaire de Turin. Mais ils n'ont pas réussi à déterminer comment s'est imprimé le corps du Christ sur la toile.
Un groupe de spécialistes de l’Agence italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement durable a publié un rapport sur les plus récentes études du Saint suaire de Turin, réalisées ces cinq dernières années. Leurs résultats mettent un point final aux discussions sur son authenticité.
Un rayonnement surpuissant
La principale question examinée était l'apparition de l’image du corps sur la toile de lin et elle est restée sans réponse. Les scientifiques ont avancé l'hypothèse que le corps ce serait imprimé suite à une très puissante explosion de rayonnements ultra-violet. Mais jusqu’à présent il n’existe pas d’appareil capable de générer un rayonnement de telle force.
Un groupe de spécialistes de l’Agence italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement durable a publié un rapport sur les plus récentes études du Saint suaire de Turin, réalisées ces cinq dernières années. Leurs résultats mettent un point final aux discussions sur son authenticité.
Un rayonnement surpuissant
La principale question examinée était l'apparition de l’image du corps sur la toile de lin et elle est restée sans réponse. Les scientifiques ont avancé l'hypothèse que le corps ce serait imprimé suite à une très puissante explosion de rayonnements ultra-violet. Mais jusqu’à présent il n’existe pas d’appareil capable de générer un rayonnement de telle force.
Nicolas Senèze (avec The Times)
Selon ce texte, les mages étaient plus de trois et venaient de Chine
Docteur en théologie de l’université Harvard et professeur assistant d’études bibliques à l’université d’Oklahoma, Brent Landau a travaillé pendant deux ans sur La Révélation des Mages , un texte syriaque du VIIIe siècle oublié pendant 250 ans dans les Archives du Vatican.
Sur les rois mages venus visiter Jésus à Bethléem après la Nativité, l’Évangile de Matthieu, seule source biblique sur le sujet, n’apporte ici que peu de renseignements, se bornant à évoquer « des mages venus d’Orient », sans préciser ni leur nombre ni leur origine. C’est la tradition qui fixera plus tard leur nombre à trois, les couronnera rois avant de les faire venir de Perse.
Selon ce texte, les mages étaient plus de trois et venaient de Chine
Docteur en théologie de l’université Harvard et professeur assistant d’études bibliques à l’université d’Oklahoma, Brent Landau a travaillé pendant deux ans sur La Révélation des Mages , un texte syriaque du VIIIe siècle oublié pendant 250 ans dans les Archives du Vatican.
Sur les rois mages venus visiter Jésus à Bethléem après la Nativité, l’Évangile de Matthieu, seule source biblique sur le sujet, n’apporte ici que peu de renseignements, se bornant à évoquer « des mages venus d’Orient », sans préciser ni leur nombre ni leur origine. C’est la tradition qui fixera plus tard leur nombre à trois, les couronnera rois avant de les faire venir de Perse.
Russie: Rencontre avec Mgr Joseph Werth, évêque de Novossibirsk
Les rapports de l’Eglise orthodoxe russe avec l’Eglise catholique en Russie sont passés, ces dernières années, de la franche hostilité à la tiédeur. "Le temps des accusations de prosélytisme et des insultes est passé depuis longtemps!", confie à l’Apic Mgr Joseph Werth, de passage en Suisse à l’invitation de l’oeuvre d’entraide catholique "Aide à l’Eglise en Détresse" (AED). basée à Lucerne.
L’évêque de Novossibirsk, la capitale de la Sibérie occidentale située à quelque 2’800 Km à l’est de Moscou, admet cependant que "si les fronts se sont adoucis et l’atmosphère hostile des premières années a disparu, ce n’est pas encore la fraternité œcuménique!" Une décennie a passé depuis février 2002, quand, en réponse à la décision du pape Jean Paul II de créer le diocèse catholique de la Transfiguration à Novossibirsk, l’archiprêtre Alexander Novopashin organisait des manifestations contre "l’Eglise catholique et les sectes totalitaires"…
Les rapports de l’Eglise orthodoxe russe avec l’Eglise catholique en Russie sont passés, ces dernières années, de la franche hostilité à la tiédeur. "Le temps des accusations de prosélytisme et des insultes est passé depuis longtemps!", confie à l’Apic Mgr Joseph Werth, de passage en Suisse à l’invitation de l’oeuvre d’entraide catholique "Aide à l’Eglise en Détresse" (AED). basée à Lucerne.
L’évêque de Novossibirsk, la capitale de la Sibérie occidentale située à quelque 2’800 Km à l’est de Moscou, admet cependant que "si les fronts se sont adoucis et l’atmosphère hostile des premières années a disparu, ce n’est pas encore la fraternité œcuménique!" Une décennie a passé depuis février 2002, quand, en réponse à la décision du pape Jean Paul II de créer le diocèse catholique de la Transfiguration à Novossibirsk, l’archiprêtre Alexander Novopashin organisait des manifestations contre "l’Eglise catholique et les sectes totalitaires"…
Traduction pour "PO" Laurence Guillon
Revue " FOMA"
Le 10 décembre, l’Eglise Orthodoxe Russe célèbre la mémoire du Nouveau Martyr Nicolas (Dobronravov), archevêque de Vladimir et Souzdal.
Le prêtre martyr Nicolas est né en 1861 dans le village d’Ignatovka, gouvernement de Moscou., dans la famille du prêtre Paul Dobronravov. En 1881, il est diplômé du séminaire théologique de Moscou, en 1885, de l’Académie de théologie de Moscou et il enseigne au séminaire de Béthanie. Il se marie. Il est ordonné prêtre et affecté à l’église de l’école militaire Alexandrovski, à Moscou. Après la révolution de 1917 et la fermeture de l’école, le père Nicolas fut transféré à l’église de tous les Saints à Koulishki. Il prit une part active au Concile Local de 1917-18 ; il fut élevé au rang d’archiprêtre
Revue " FOMA"
Le 10 décembre, l’Eglise Orthodoxe Russe célèbre la mémoire du Nouveau Martyr Nicolas (Dobronravov), archevêque de Vladimir et Souzdal.
Le prêtre martyr Nicolas est né en 1861 dans le village d’Ignatovka, gouvernement de Moscou., dans la famille du prêtre Paul Dobronravov. En 1881, il est diplômé du séminaire théologique de Moscou, en 1885, de l’Académie de théologie de Moscou et il enseigne au séminaire de Béthanie. Il se marie. Il est ordonné prêtre et affecté à l’église de l’école militaire Alexandrovski, à Moscou. Après la révolution de 1917 et la fermeture de l’école, le père Nicolas fut transféré à l’église de tous les Saints à Koulishki. Il prit une part active au Concile Local de 1917-18 ; il fut élevé au rang d’archiprêtre
Le 3 décembre des fidèles orthodoxes appartenant à deux paroisses strasbourgeoises du patriarcat de Moscou ont, pour la première fois, célébré un moleben (prières d’intercession) auprès des reliques de Sainte Odile. L’office a été dit en slavon d’église ainsi qu’en français. Il était conduit par le père Philippe (Riabykh), recteur de la paroisse de Tous les Saints (stavropégie relevant directement du patriarche de Moscou) ainsi que par le père Daniel Escliain, recteur de la paroisse saint Grégoire Palamas et Sainte Attalie (cette sainte était la nièce de Sainte Odile et la fondatrice du premier cloître pour moniales à Strasbourg).
"Impressions de Russie" par Hugo Natowicz
J'eus la mauvaise idée de vouloir me rendre la semaine dernière sur la "strelka", cette presqu'île reliée au temple du Christ-Sauveur par un pont offrant une vue imprenable sur le Kremlin. Je ne pus que difficilement sortir du métro. La place menant au temple était noire de monde, les rues barrées. Une intense agitation régnait. "Pas moyen de passer", marmonna un policier, m'invitant à faire demi-tour. "Ca va durer jusqu'à samedi", poursuivit-il avec un air résigné, observant le bouchon monstre qui s'étendait devant nous.
Me promenant dans les environs le lendemain, j'ai eu la possibilité d'assister à une manifestation impressionnante de la foi russe. L'ensemble du quai de la Moskova était parcouru par une file interminable de croyants venus vénérer la Ceinture de la Vierge. Cette pièce de laine, dont on dit qu'elle a été tissée par la Vierge Marie, est une des reliques les plus saintes de l'orthodoxie. Habituellement conservée au Mont Athos, dont l'accès est strictement interdit aux femmes, elle achevait à Moscou une "tournée" en Russie qui l'a menée dans 14 villes.
J'eus la mauvaise idée de vouloir me rendre la semaine dernière sur la "strelka", cette presqu'île reliée au temple du Christ-Sauveur par un pont offrant une vue imprenable sur le Kremlin. Je ne pus que difficilement sortir du métro. La place menant au temple était noire de monde, les rues barrées. Une intense agitation régnait. "Pas moyen de passer", marmonna un policier, m'invitant à faire demi-tour. "Ca va durer jusqu'à samedi", poursuivit-il avec un air résigné, observant le bouchon monstre qui s'étendait devant nous.
Me promenant dans les environs le lendemain, j'ai eu la possibilité d'assister à une manifestation impressionnante de la foi russe. L'ensemble du quai de la Moskova était parcouru par une file interminable de croyants venus vénérer la Ceinture de la Vierge. Cette pièce de laine, dont on dit qu'elle a été tissée par la Vierge Marie, est une des reliques les plus saintes de l'orthodoxie. Habituellement conservée au Mont Athos, dont l'accès est strictement interdit aux femmes, elle achevait à Moscou une "tournée" en Russie qui l'a menée dans 14 villes.
Le métropolite Niphon a exprimé sa certitude, que dans le cas de la convocation du concile pan-orthodoxe, ses participants ne pourront éviter le sujet de l’octroi de l’autocéphalie à certaines Églises, ainsi que la question des diptyques, bien qu’à son avis, les orthodoxes du monde entier peuvent continuer leur mission sans que lesdites questions soient résolues.
« Certains représentants des Églises orthodoxes proposent de renoncer au principe de consensus, c’est-à-dire à l’accord de tous, et d’introduire le vote à la majorité simple [lors des prises de décisions du futur concile pan-orthodoxe]. L’Église orthodoxe roumaine se prononce catégoriquement contre cela », a déclaré le métropolite Niphone de Târgovişte. « Le principe du vote, en tant que procédure démocratique, fonctionne bien dans le processus politique.
« Certains représentants des Églises orthodoxes proposent de renoncer au principe de consensus, c’est-à-dire à l’accord de tous, et d’introduire le vote à la majorité simple [lors des prises de décisions du futur concile pan-orthodoxe]. L’Église orthodoxe roumaine se prononce catégoriquement contre cela », a déclaré le métropolite Niphone de Târgovişte. « Le principe du vote, en tant que procédure démocratique, fonctionne bien dans le processus politique.
Le 30 novembre 2011 la table ronde "Orthodoxie et Etat russe: dialogue ou instrumentalisation ?" a eu lieu à l’Université de Strasbourg. Elle est organisée par le Forum Carolus, en partenariat avec l’Association Rhin-Volga, l’ITI-RI et l’Université de Strasbourg.
Hégoumène Philippe (Ryabykh), représentant du Patriarcat de Moscou auprès du Conseil de l’Europe, a intervenu à la conférence sur le sujet: « Passé et présent des relations entre Etat et Eglise russe, dans la tradition orthodoxe russe »
A travers de l’histoire russe on peut identifier au moins deux niveaux des rapports entre Etat et Eglise en Russie. Le niveau de la norme et celui de la pratique qui correspond aux normes ou n’y correspond pas. Si l’on divise l’histoire des relations entre Etat et Eglise en Russie en périodes qui représentent la domination d’un modèle particulier de ces relations on en aura quatre.
Hégoumène Philippe (Ryabykh), représentant du Patriarcat de Moscou auprès du Conseil de l’Europe, a intervenu à la conférence sur le sujet: « Passé et présent des relations entre Etat et Eglise russe, dans la tradition orthodoxe russe »
A travers de l’histoire russe on peut identifier au moins deux niveaux des rapports entre Etat et Eglise en Russie. Le niveau de la norme et celui de la pratique qui correspond aux normes ou n’y correspond pas. Si l’on divise l’histoire des relations entre Etat et Eglise en Russie en périodes qui représentent la domination d’un modèle particulier de ces relations on en aura quatre.
Mikhaïl Aristov
«Gallipoli c'est une partie de ce grand, de ce sacré que la Russie a décrit pendant des années comme horrible et honteux», affirmait Ivan Bounine. C'est dans ce petit port turc situé au bord de la mer de Marmara que les unités du général Petr Wrangel sont arrivées de Crimée pendant la Guerre civile russe.
Il y a 90 ans, le 22 novembre 1921 dans des conditions difficiles les officiers russes et les soldats fuyant la guerre civile sont arrivés dans le port turc de Gallipoli, où ils ont réussi à créer une organisation unie, «la Communauté de Gallipoli». Plus tard des missions de cette communauté sont apparues dans plusieurs villes du monde entier.
Gallipoli est une page tragique de l'histoire de notre pays. C'est la tragédie de la révolution, de la guerre civile, raconte le directeur de l'Institut russe de recherches stratégiques, Leonid Rechetnikov.
«Gallipoli c'est une partie de ce grand, de ce sacré que la Russie a décrit pendant des années comme horrible et honteux», affirmait Ivan Bounine. C'est dans ce petit port turc situé au bord de la mer de Marmara que les unités du général Petr Wrangel sont arrivées de Crimée pendant la Guerre civile russe.
Il y a 90 ans, le 22 novembre 1921 dans des conditions difficiles les officiers russes et les soldats fuyant la guerre civile sont arrivés dans le port turc de Gallipoli, où ils ont réussi à créer une organisation unie, «la Communauté de Gallipoli». Plus tard des missions de cette communauté sont apparues dans plusieurs villes du monde entier.
Gallipoli est une page tragique de l'histoire de notre pays. C'est la tragédie de la révolution, de la guerre civile, raconte le directeur de l'Institut russe de recherches stratégiques, Leonid Rechetnikov.
Le 1er juin 1685, une armée de plus de cinq mille hommes engageait, sur ordre de l’empereur Kangxi, le siège du fort d’Albazin, sur le fleuve Amour, où s’étaient retranchés quelques centaines de Cosaques. Face à une telle disproportion des forces, la garnison ne pouvait résister longtemps.
Elle se rendit au bout de dix jours. La plupart d’entre eux obtinrent de pouvoir aller, avec leurs familles et leurs biens, à Nerchintsk ou Irkoutsk. Pourtant, un petit groupe « d’Albaziniens », quelques dizaines tout au plus, fut au contraire envoyé à Pékin. L’Empereur, loin de les traiter en ennemis, les recruta dans sa garde, leur offrit terrains et pensions, maria les célibataires à des veuves de condamnés chinois. Il les autorisa même à pratiquer la religion orthodoxe sous la direction du prêtre Maxime Leontiev qui les avait accompagnés. Un ancien temple lamaïste fut affecté au nouveau culte.
Elle se rendit au bout de dix jours. La plupart d’entre eux obtinrent de pouvoir aller, avec leurs familles et leurs biens, à Nerchintsk ou Irkoutsk. Pourtant, un petit groupe « d’Albaziniens », quelques dizaines tout au plus, fut au contraire envoyé à Pékin. L’Empereur, loin de les traiter en ennemis, les recruta dans sa garde, leur offrit terrains et pensions, maria les célibataires à des veuves de condamnés chinois. Il les autorisa même à pratiquer la religion orthodoxe sous la direction du prêtre Maxime Leontiev qui les avait accompagnés. Un ancien temple lamaïste fut affecté au nouveau culte.
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