Les morts russes sur le front français de 14-18 commémorés à Mourmelon (Marne)
Dimitri de Kochko

Un pélerinage pour commémorer les quelque 5.000 Russes morts au combat en terre française lors de la Première guerre mondiale s'est déroulé comme chaque année, le dimanche de la Pentecôte au cimetière militaire russe de saint-Hilaire le Grand, près du camp militaire de Mourmelon, dans l'est de la France (département de la Marne). PHOTOS

Un peu moins d'un millier de soldats russes du corps expéditionnaire de quelque 50.000 hommes qui fut envoyé en France et dans les Balkans de 1916 à 1918, y sont enterrés autour d'une chapelle orthodoxe et d'un monument aux morts, qui existe depuis 1916 et est entretenu depuis 1925 par les autorités françaises. Une association des officiers, anciens combattants du corps expéditionnaire, remplacée depuis la disparition du dernier survivant, dans les années 90, par l'association pour le souvenir, organise chaque année un pélerinage et veille à la mémoire du rôle du Corps expéditionnaire en France et pour les relations franco-russes. La Russie a délaissé durant toute la période soviétique la mémoire de ses quelque trois millions de morts dans l'effroyable guerre de 14-18. Oubli qui a commencé à être réparé avec la participation d'ambassadeurs de la Russie, après la Perestroïka, aux cérémonies annuelles à Mourmelon.

Cette année, l'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, a rappelé que dorénavant le 1er août serait en Russie jour de mémoire des victimes de la Ière guerre mondiale et qu'une collecte auprès des Russes du monde est lancée pour édifier un monument aux morts à Moscou.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Mai 2013 à 13:14 | 0 commentaire | Permalien

L’archiprêtre Vladimir Vorobiev : il devient difficile de poursuivre la canonisation des Nouveaux Martyrs
La présentation du livre « Notre foi et la vie de quelques nouveaux martyrs et confesseurs russes » a eu lieu le 15 avril dans le centre de presse du quotidien « Vetchernija Moskva ».

Les archives de la période des répressions de masse sont de plus en plus difficiles d’accès. La Commission du Saint Synode en charge de la canonisation s’est vue forcée d’interrompre son travail. Intervenant le 15 mai lors de la présentation du livre « Notre foi et la vie de quelques nouveaux martyrs et confesseurs russes » consacré aux Nouveaux Martyrs et Confesseurs l’archiprêtre Vladimir Vorobiev a dit :

« Recteur de l’Université orthodoxe Saint Tikhon et membre de la Commission j’affirme que nous n’avons pas accès aux documents qui nous sont indispensables. Cela était bien plus facile auparavant mais de nos jours cela devient presque impossible. Nous poursuivons notre collaboration avec la Direction des archives du FSB (Services de sécurité). La publication de l’ouvrage que nous présentons aujourd’hui est l’un des résultats de cette collaboration. Cependant les chercheurs de notre université espéraient qu’à l’expiration du délai légal de 50 ans ils pourraient accéder à de nombreuses archives concernant les persécutions de l’Eglise.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Mai 2013 à 21:51 | 1 commentaire | Permalien

Higoumène Georges Leroy: Dans l'Église, engageons-nous donc dans la direction de « ce en quoi nous sommes bons»
V! Golovanow

Chroniques d'Abitibi 6 :En attendant de poursuivre son autobiographie, le père Georges propose cette réflexion sur cette forme bien peu reconnue de l'engagement orthodoxe.

«Saint Séraphin de Sarov disait qu'aucun coup de torchon fait pour l'amour de Dieu, dans une église, ne sera oublié ! »

Aujourd'hui, la grande difficulté est de trouver des personnes qui veulent bien s'engager. On veut bien parler de l'Orthodoxie, mais de là à faire concrètement quelque chose, il y a un pas… De plus en plus, chacun passe du temps à « chatter » sur Internet, enfermé dans sa bulle. Le risque, c'est de préférer un écran, aux véritables relations humaines, tellement plus riches pourtant. Nous parlons d'engagement : mais de quel engagement s'agit-il au juste ? Un jour, lisant le Synaxaire, je suis tombé sur la vie de saint Érasme de Kiev (+ vers 1160, commémoré le 24 février).

Son exemple m'a frappé. Saint Érasme passa sa vie à embellir les églises de Dieu, à couvrir les icônes de rizas, à offrir aux sanctuaires des vases sacrés et des accessoires du culte. Mais, comme le dit le Synaxaire, vers la fin de sa vie, « il fut assailli par des pensées qui lui reprochaient d'avoir dilapidé en vain ses richesses pour les églises, au lieu d'en faire profiter les pauvres ». Le Synaxaire précise qu’il prêta attention à ces idées négatives, car il était « insuffisamment exercé à la lutte contre les pensées ». Le discernement appliqué aux pensées est effectivement une science subtile et profonde. En proie au doute, Saint Érasme tomba dans ce que l'on appelle aujourd'hui une dépression nerveuse.
Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 17 Mai 2013 à 10:49 | 0 commentaire | Permalien

 Ex-archevêque de Canterbury Rowan Williams: " je pensais à me convertir à l'orthodoxie "
Rowan Williams, ex-archevêque de Canterbury, qui a publié un livre sur Dostoëvski en 2008 a donné à cette occasion un interview au le site BBC Russian Service. Le blog " Parlons d'orthodoxie" met en ligne la traduction

BBC : Comment vous êtes-vous intéressés à la culture russe et, tout particulièrement, à Dostoïevski, à qui vous avez consacré un de vos livres?

Rowan Williams : Je me suis passionné pour la culture russe en général et après avoir regardé les films d’Eisenstein « Ivan le Terrible » et « Alexandre Nevsky ». Ensuite je me suis plongé dans la musique russe. C’est plus tard j’ai découvert Dostoïevski et la littérature russe. Pendant mes études de théologie, j’ai lu beaucoup d’ouvrages de philosophes et théologiens russes. Vladimir Lossky est devenu le plus important pour moi, je lui ai consacré ma thèse de doctorat. Telle est la longue histoire de mon intérêt pour la Russie.

BBC : Vous avez grandi dans le Pays de Galle. Parlez-vous gallois ?

R. W. : On parlait gallois chez nous. Mes parents et mes grands-parents passaient souvent à leur langue maternelle. Je ne parle pas aussi bien qu’eux, mais la tradition littéraire est importante pour moi comme pour eux.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Mai 2013 à 19:14 | 11 commentaires | Permalien

" Il en savait trop, il en avait trop vu…"
Par Lidia Orlova

« A l’ombre de la Loubianka » est le titre d’un livre consacré à la vie des prêtres de la paroisse catholique Saint Louis des Français à Moscou. Le livre comprend les souvenirs du père Léopold Brown ainsi que des extraits de dossiers d’investigation de la NKVD.

«En Russie nous ferons de vous un bon communiste », c’est par ces paroles qu’un garde-frontières soviétique a accueilli le prêtre à son passage de la frontière polonaise. Les mémoires du père Brown avaient déjà été éditées sous le titre « Ne pas oublier ces douze années en Russie ». Citoyen des Etats-Unis, le père Léopold est arrivé en URSS en 1934, affecté aumônier auprès de l’ambassade de son pays. De 1935 à 1945 le père Brown est resté l’unique prêtre catholique « enregistré » en République socialiste soviétique de Russie. Cela s’explique en grande partie par le statut qui était celui de la paroisse Saint Louis des Français, rue Malaya Loubianka, dont le père Brown a été le recteur pendant dix ans. Les personnels des ambassades à Moscou fréquentaient cette paroisse. A Leningrad les fonctions « d’église pour diplomates et de preuve de la liberté de conscience dans le pays » étaient attribuées à l’église Notre-Dame-de-Lourdes

« Les autorités du pays me considéraient comme un appendice du corps diplomatique et se disaient qu’en fonction du principe de la rotation je serai relevé au plus tard dans trois ou quatre ans », dit le père Léopold (p.97).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Mai 2013 à 05:22 | 0 commentaire | Permalien

Les fresques dans le réfectoire du Séminaire orthodoxe russe: présentation de ce magnifique ensemble iconographique
Il a fallu six mois environ à une équipe de trois iconographes venus de Moscou pour décorer de fresques le grand réfectoire de notre Séminaire, dans la Maison Sainte-Geneviève à Épinay-sous-Sénart. La même équipe a peint les fresques dans la nef de la chapelle. Le résultat est d'une grande beauté.

Vous pouvez visiter le réfectoire et admirer ces fresques, en vous rendant au séminaire aux heures habituelles d'ouverture. Un de nos séminaristes, de service à l'accueil, vous le fera visiter.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Avril 2013 à 10:00 | 16 commentaires | Permalien

Une interview accordée par  Xenia Krivochéine au site "Prichod.ru" à propos de la parution de son livre "Les voies du Seigneur"
L'auteur, artiste peintre et écrivain - X.Krivocheine, parle de la France orthodoxe, des saintes reliques qui s'y trouvent, de la vie des Russes blancs, de leurs efforts pour maintenir leurs traditions et leur culture. De la vénération des saints russes en Europe. Est-ce que les Français sont heureux de vivre dans les conditions d'une laïcité et d'une permissivité triomphantes? L'art devenu un refuge pour les croyants en ex-URSS....

"C'est un livre inspiré par des ouvrages historiques et spirituels, par mon vécu et mes observations. L'émigration ne peut exister que dans la mesure où ses repères se situent dans la patrie qu'elle a du quitter. Si le centre de gravité de son existence se déplace vers le pays d'accueil il nous faut parler d'immigration. Il s'en suit rapidement assimilation et intégration" Site "Prichod.ru"

Ксения Кривошеина "Пути Господни" Editions SATIS, 2012- Saint Pétersbourg
En vente à la librairie "Les Editeurs Réunis"- Paris
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Avril 2013 à 17:44 | 0 commentaire | Permalien

La naissance d’une nouvelle Association sur Marseille et région dénommée Anne de Kiev Reine de France et la première conférence de l’Association
Chers amis,

Nous avons le plaisir de vous faire part de la naissance d’une nouvelle Association sur Marseille et région dénommée Anne de Kiev Reine de France destinée à mieux connaître les profondes racines culturelles communes aux peuples européens de l’est et de l’ouest, c’est-à-dire principalement la Russie et la France

Nous voudrions vous inviter à la première conférence de l’Association qui portera sur les dernières recherches scientifiques du LINCEUL de TURIN, patrimoine culturel de l’humanité et qui aura lieu le vendredi 26 avril 2013 à 19 heures dans l’Amphi Grisoli de la Faculté de Médecine à Marseille
Ce sera une occasion exceptionnelle de méditation sur la Sainte Résurrection de notre Seigneur Jésus Christ à l’orée de la Semaine Sainte. Veuillez voir dans les fichiers ci-joints l’affiche de la conférence, la biographie d'Anne de Kiev et les formulaires d'adhésion à l’Association. Infos et réservations sont sur le SITE

Président de l’Association
Père Jean Gautier

bulletin_d__adhesion_2.docx bulletin d'adhésion-2.docx  (152.46 Ko)
anna_bulletin_d__adhesion.pdf ANNA bulletin d'adhésion.pdf  (226.42 Ko)

Rédigé par Père Jean Gautier le 24 Avril 2013 à 09:33 | 1 commentaire | Permalien

La présentation du livre « Notre foi et la vie de quelques nouveaux martyrs et confesseurs Russes »
La présentation du livre « Notre foi et la vie de quelques nouveaux martyrs et confesseurs russes » a eu lieu le 15 avril dans le centre de presse du quotidien « Vetchenija Moskva ».

Dans son allocution Mgr Clément, métropolite de Kaluga, président du Conseil de l’édition de l’Eglise Orthodoxe Russe, a souligné que le livre sera distribué gratuitement pour que le plus grand nombre puisse connaître les exploits de nos compatriotes qui ont souffert pour la foi. Il a rappelé les dures conditions dans lesquelles l’Eglise avait vécu ainsi que l’exploit accompli par le clergé et les fidèles.

« Nous devons connaître le prix qui a dû être payé pour préserver notre foi et la culture orthodoxes ». Le métropolite Clément a exprimé l’espoir que le livre renforcerait les fidèles dans leur foi. Selon Irina Kovaleva, de la chaire d’histoire de l’Eglise Orthodoxe Russe du XXème siècle auprès de l’Université Orthodoxe Saint Tikhon, la vénération commence grâce au savoir. Elle a remercié le métropolite Clément pour avoir édité le livre, fruit de longues années de travail devenu accessible au public.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Avril 2013 à 15:25 | 0 commentaire | Permalien

L'Eglise de l'émigration
V.GOLOVANOW
Chroniques d'Abitibi 4

Nous avons laissé le père Georges, jeune hiéromoine avec "des trous béants dans sa formation théologique et connaissant fort peu de choses concernant la Tradition orthodoxe " cf. Chroniques d'Abitibi 2" résolu à commencer les études à l'Institut Saint Serge. Dans la chronique suivante il nous raconte ses études et sa découverte des paroisses de l'émigration vues par un jeune hiéromoine venu du catholicisme; une perception inversée de celle que pouvait donner dans son interview le père David Shevchenko prédécesseur du père Georges en Abitibi…Je passe la plume au père Georges.

L'Institut Saint Serge

Situons-nous dans le temps: nous sommes dans les années 80 du XXe siècle. Après mon service militaire, je me présente à l'Institut Saint Serge pour y accomplir le cycle d'études théologiques. Le Père Dimitri Hvostoff - le prêtre qui m'avait accueilli dans l'Orthodoxie Cf. "Un-changement-d'époque" - m'avait décrit l'Institut sous les traits les plus noirs. Il est vrai qu'il avait lui-même fait ses études en cet Institut, juste après la deuxième guerre mondiale.
Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 20 Avril 2013 à 12:33 | 1 commentaire | Permalien

Un prêtre de l'émigration: David Shevchenko (Ukraine1892 - Canada1982)
V.GOLOVANOW - Chroniques d'Abitibi 3

Comme je l'écrivais dans "Chroniques d'Abitibi 1", j'avais demandé au père George de retracer le parcours qui l'a amené de Belgique au fin fond du Canada. J'en ai posté le début dans "Chroniques d'Abitibi 2", où il raconte le "Changement d'époque" (sic) qu'il a vécu entre la fin de la guerre et les années 1980 en Europe occidental.

Dans son courriel suivant il m'écrit:

"Oui, j'écris la suite, qui traite de mes études à Saint-Serge, de mes expériences dans les paroisses de l'émigration à l'époque, et ensuite de mon départ au Canada. Malgré tout, il me faudra un peu de temps pour mettre tout cela sur «papier virtuel»… En attendant, c'est une excellente idée que de publier, un extrait de "une Interview du Père David Shevchenko". Peut-être cela intéressera-t-il quelques personnes, car il s'agit d'un prêtre russe, dont la trajectoire fut remarquable." Le père David précéda le père George en Abitibi et cette interview se trouve sur le site que le père George a réalisé.

" Il nous a paru intéressant de mettre à la disposition de chacun ce texte qui nous présente la personnalité du père David Shevchenko, est-il écrit en introduction. Le journaliste qui a fait l'entrevue nous donne un point de vue très enthousiaste : sans nul doute, il a été frappé par la personnalité marquante du père David. Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement celle de l'auteur du site ; les opinions politiques du père David doivent bien sûr être replacées dans le contexte socioculturel de l'époque /1972, en pleine Guerre froide/. Depuis ce temps, le monde a considérablement changé !" Voici un extrait du texte :
Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 18 Avril 2013 à 09:55 | 0 commentaire | Permalien

LA PAROISSE de la SAINTE TRINITE à Clichy 1927-1972
par Igor OROBCHENKO

Quand les Russes sont poussés par le besoin, ils sont entreprenants. Arrivés dans le pays d’accueil, de multiples associations virent le jour : militaires, religieuses, artistiques, éducatives, caritatives !

Les anciens combattants se regroupèrent par armes, école ou campagnes... On ouvrit des écoles du jeudi, on bâtit des églises, de nombreux journaux de différentes tendances firent leur apparition, etc...A Clichy-la-Garenne, où plus de 60 familles se retrouvèrent aux environs de 1927, elles s’organisèrent en communauté. En 1941, l’on recensait 332 Russes émigrés. Une paroisse orthodoxe du nom de « Paroisse orthodoxe russe de la Sainte-Trinité » fut créée, un magasin ouvrit ses portes, une association se mit à vivre activement.

* * *
L’ancienne église et la première (parce que il y en a eu deux), était située au 15 rue KLOCK, dans des locaux prêtés par la communauté protestante (Pasteur Maroger) je crois.En guise de locaux c’était un entrepôt ou même une ancienne grange, en bois, qui formaient un U avec une cour couverte de gravier et avec des platanes dont un descendant existe encore à ce jour.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Avril 2013 à 10:52 | 0 commentaire | Permalien

Le prêtre Feodor Guidaspov (1875-1918), parmi les premiers nouveaux martyrs
La modeste chapelle de la Mère de Dieu à Kazan s’élève près des murs blancs du couvent de la Vierge. C’est une des plus anciennes églises de la ville. C’est là qu’au XVI siècle, Hermogène, plus tard patriarche de l’Eglise Russe et martyr, exerça son ministère en ses jeunes années, peu après la conquête de la ville par les Polonais, quand ils entrèrent en Russie.

La célèbre icône miraculeuse de la Vierge, connue sous le nom de « Notre-Dame de Kazan » fut découverte, en 1579, dans une maison brûlée, à quelques pas de la jolie chapelle près de laquelle on construisit alors un grand couvent de femmes. La ville de Kazan, située au bord de la Volga, fut créée par les Tatars lors de leur invasion au XIII siècle.

En 1917, quand commença la révolution, c’était un vieux et modeste prêtre, le père Feodor Guidaspov qui s’occupaiot de la petite chapelle. L’année d’après, Kazan fut occupée par l’armée populaire qui cherchait, à la défendre contre l’assaut des Bolcheviks ; ceux-ci la bombardaient depuis la Volga, avec leurs canonnières. Tandis que continuait la lutte le père Feodor faisait chaque jour le tour de sa pauvre paroisse à la tête d’une procession.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Avril 2013 à 08:48 | 0 commentaire | Permalien

Surprenantes fresques dans un monastère en Serbie
Traduction Dimitri Garmonov

Le monastère de Visoki Dečani se situe au Kosovo, entre les villes de Peć et de Gjakovë. Créé au XIVe siècle sous le règne du roi Étienne III Decanski , sa construction se déroula entre 1327 et 1335.

Une inscription sur le portail annonce que le monastère fut construit par « fra Vita, moine de l’ordre de Petits frères, protomaître de Kotor, ville royale ». On sait également que le moine-bâtisseur avait quelques assistants : le maître Georges avec ses confrères Dobroslav et Nicolas. Ceux-ci furent des maîtres expérimentés qui, avant d’ériger ce monastère, avaient déjà construit plusieurs églises en Serbie.

En 1350 les murs de l’église furent ornés par des fresques il y en a un nombre considérable – plus d’un millier. On estime que c’est l’un des monastères les plus richement ornés en Europe.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Avril 2013 à 10:29 | 9 commentaires | Permalien

Higoumène George Leroy : un changement d'époque
Chroniques d'Abitibi 2

Comme je l'écrivais dans "Chroniques d'Abitibi 1", j'avais demandé au père George de retracer le parcours qui l'a amené de Belgique au fin fond du Canada car, comme il me l'a écris dans un courriel "chacun d'entre nous est le fruit de notre époque, et nous la reflétons". Il a en effet connu les derniers éléments de la première émigration russe et se voit comme un fruit de l'influence de cette émigration sur certains occidentaux; puis, quand le Rideau de Fer est tombé, il pensait vivre l'événement historique qui aurait été un jalon dans son existence. "Mais voici que l'Histoire continue à grande vitesse, et elle nous apporte chaque année de nouveaux sujets d'étonnement et de stupéfaction", continue-t-il. "Les grands tsunamis historiques, qui se passent bien loin de chez nous, apportent cependant une vaguelette sur notre rivage. Même si l'Abitibi semble être loin des grands centres de décisions politiques, nous y ressentons les effets de l'évolution du monde, notamment dans notre situation ecclésiale."

Le récit de son existence « colle » aux décennies qui se sont succédé lors de la deuxième moitié du XXe siècle et dans notre actuel XXIe et son cheminement présente ainsi un reflet fidèle de l'évolution de l'Occident pendant cette période, le tout, dans un milieu bien défini. C'est pour cela que son témoignage me semble intéressant et, pour commencer, il nous propose ces quelques souvenirs à bâtons rompus qui vont de l'après guerre aux années 1980.
Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 10 Avril 2013 à 09:59 | 0 commentaire | Permalien

Invitation Archimandrite TIKHON à la Librairie " LA PROCURE" LE MERCREDI 3 AVRIL 2013
Révérend Père, Madame, Monsieur,

A l’occasion de la parution de son livre en français, “Père RafaÏl et autres saints de tous les jours" publié aux éditions des Syrthes, la librairie "LA PROCURE" a le plaisir d’accueillir le mercredi 3 avril 2013 de 20 h 00 à 21 h 30 pour une soirée exceptionnelle l’Archimandrite TIKHON, supérieur du monastère Sretensky de Moscou.

Pour information, l’entrée est libre mais sur inscription obligatoire.
Tel. 01 45 48 20 25

Vous trouverez ci-joint l’invitation et l’affiche.

invit_procure_syrtes_pere_tikhon_hd_1.pdf invit Procure Syrtes père Tikhon HD-1.pdf  (443.3 Ko)
affiche_gs_archimandrite_tikhon_3_avril_2013.pdf Affiche GS Archimandrite Tikhon 3 avril 2013.pdf  (567.14 Ko)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Avril 2013 à 04:35 | 2 commentaires | Permalien

Un livre de Xenia Krivochéine : LA BEAUTE SALVATRICE, MERE MARIE (SKOBTSOV) Le 31 mars 1945 mère Marie (Skobtsov) périssait en martyre dans le camp de Ravensbrück
Les Éditions du CERF et Librairie la Procure Librairie les Editeurs Réunis

Ce livre orné de nombreuses reproductions d’œuvres picturales et graphiques de mère Marie restées jusqu’à présent inédites vient de sortir aux "Editions du CERF". Il est préfacé par Sa Sainteté Cyrille, patriarche de Moscou. La postface est rédigée par le professeur Georges Nivat. Traduit du russe par Serge Model. Archives photographiques Xenia Krivochéine.

Marie Skobtzov a prononcé ses vœux monastiques en 1932 à Paris. En Russie elle a fait partie des cercles qu’animaient Alexandre Brlok, Nicolas Goumilev, Nathalie Gontcharova… Dès ses tout débuts dans l’art, la future moniale aspire à la connaissance de Dieu. Avec les temps elle s’éloigne du modernisme et trouve son expression dans le symbolisme pictural et poétique.

L’œuvre de mère Marie – peintures, dessins, broderies d’une rare expressivité – est conservée par des collectionneurs européens ou bien dans des paroisses orthodoxes en France et en Grande-Bretagne ainsi qu’au Musée Russe et au Musée Anna Akhmatova à Saint-Pétersbourg. En 1940, Paris est occupé par la Wermacht. Arrêtée pour sa participation à la Résistance, mère Marie est déportée à Ravensbrück où elle est gazée.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 31 Mars 2013 à 12:09 | 16 commentaires | Permalien

Semion Kvacha

Ils ont fui la Russie au XVIIème siècle, ont été persécutés par le pouvoir, se sont interdits le mariage et les sacrements de l’Église, ont créé plusieurs courants, ont constitué un moteur du capitalisme russe au début du XXème siècle et ont malgré tout conservé leurs traditions jusqu’à nos jours. Ces gens n’ont pas accepté les nouvelles coutumes de l’Église introduites au XVIIème siècle. Il s’agit des « staroobriadtsy » (« vieux croyants »).
En Bouriatie, région russe proche du lac Baïkal, la majorité de la population parle une langue proche du mongole et est bouddhiste. Mais elle abrite également des villages russophones et, si vous vous y rendez un jour de fête, vous verrez des femmes habillées de robes ornées de broderies et dont les vêtements ont parfois jusqu’à 200 ans. Le paysage change même avant d’entrer dans le village : de vastes champs de blé remplacent en effet les pâturages et terrains vagues
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mars 2013 à 10:35 | 0 commentaire | Permalien

Mardi 19 mars, s’est tenue dans la Maison Pachkov, sur l’air de la 40ème symphonie de Mozart et en présence de l’ambassadeur de Belgique en Russie et des membres de l’Union de la noblesse russe de Moscou, l’inauguration de la collection de lettres et de pièces autographes signées de la famille Romanov.

Plus de 60 pièces provenant de la collection privée de Monsieur Christophe de Fierlant Dormer ainsi que de celle du département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de Russie. Ceux qui pensent que les manuscrits sont d’un ennuyeux auraient été surpris de voir les visiteurs absobés par la lecture des certificats de noblesse rédigés de la main même de Nicolas II ou s’efforçant de déchiffrer l’écriture alambiquée de Maria Feodorovna dans une lettre à son amie la princesse Gagarine. La lettre de la fille du tsar de 11 ans, Anastasia Nikolaevna, adressée à son amie Choura, illustrée d’un dessin amusant, avait de quoi faire sourire, tandis que la carte de voeux faite par le jeune prince Michel, de quoi toucher les coeurs sensibles.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Mars 2013 à 15:35 | 0 commentaire | Permalien

Les documents de l’un des premiers procès antireligieux du XX siècle viennent d’être  publiés
Le monastère Novospassky conjointement avec les éditions de la métropole de Saratov ont publié un recueil « Le procès de 1918 – 1919 contre le clergé de Saratov ».

Les recherches ont été effectuées par A. Mramornov, secrétaire du Conseil scientifique de l’Ecole supérieure de théologie Saint Cyrille et Méthode. Les Archives d’Etat de la région de Saratov ont également contribué à l’élaboration du recueil.
L’ouvrage est préfacé par le métropolite Hilarion, recteur de l’école supérieure de théologie, Président du département des relations ecclésiastiques extérieures ainsi que par le professeur Serge Mironenko, directeur des Archives d’Etat de la Fédération de Russie.

Le livre contient des documents relatifs à l’enquête, au jugement,à la révision de la sentence et à la réhabilitation des religieux. Le procès devait juger des « crimes » contre-révolutionnaires qu’auraient commis le prêtre Michel Platonov recteur de l’une des cathédrales de Saratov , célèbre prédicateur et saint martyr, par Monseigneur Germain (Kosolapov) récemment canonisé et les membres du conseil diocésain.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Mars 2013 à 21:45 | 0 commentaire | Permalien

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