La communion sans confession : interview du métropolite Kallistos (Ware)
Nous vous proposons de découvrir l’activité pastorale de Mgr Kallistos, évêque métropolite de l’Église de Constantinople et professeur à Oxford. Cet entretien concerne un des problèmes actuels, celui de la préparation à la communion et de ses rapports à la confession, il met au jour des différences entre les pratiques grecque et russe.

En 2012, à Moscou s’est tenue une conférence pastorale du type table ronde où ont été traitées les questions du jeûne, du cycle de prières et de la confession avant la communion. Dans l’Église orthodoxe russe s’est instaurée la tradition de se préparer à la communion par un jeûne de trois jours, la lecture des trois canons et du cycle de prières préparatoires à la communion et de se confesser.

Pensez-vous que l’on puisse alléger cette préparation à la communion ?

Mgr Kallistos — Nous devons tenir compte des traditions de chaque Église locale et ne pas modifier les exigences inconsidérément. La question que vous soulevez est importante, surtout pour nous qui vivons en Occident où les orthodoxes grecs vivent aux côtés d’orthodoxes russes, et parfois dans une même paroisse, comme c’est le cas, par exemple, à Oxford.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Avril 2017 à 20:35 | 0 commentaire | Permalien

Claude Lopez-Ginisty: Du Mont-Athos à Optino, José Muñoz, Pèlerin de la Portaïtissa et Martyr
José Muñoz, devenu moine orthodoxe Ambroise du Mont-Athos, humble gardien de l’Icône de la Portaïtissa, est mort martyrisé en 1997. L’auteur de ce livre, témoin direct et ami de José, eut la grâce de le rencontrer souvent et de l’accueillir chez lui avec l’Icône. À notre demande, il accepta avec humilité d’écrire l’histoire de sa vie.

Mais ces pages bouleversantes, exigeantes de vérité, nous entraînent bien au-delà d’une biographie. Tel une icône, ce livre ouvre la porte de l’Invisible illuminant le chemin du Royaume, celui qu’a emprunté le pèlerin José, effacé derrière la Toute-Pure. Consumé d’amour pour Dieu, il livra jusqu’au bout le bon combat.

« Nous allons parler d’un martyr de notre temps, écrit Claude-Lopez-Ginisty dans son Avant-propos. Il vivait en esprit avec les martyrs de tous les temps et de tous les lieux (…). Il fut sur notre terre des vivants un homme simple marchant pieusement vers le Ciel où il demeure à présent. Il obtint du Christ par sa prière fervente le don précieux d’une icône miraculeuse qu’il accompagna dans le monde et donna sa vie pour que ses frères l’aient en abondance de guérisons et de grâces.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Avril 2017 à 18:34 | 0 commentaire | Permalien

« Christos Anesti ! » ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ !
Inna Skliarevskaya
"FOMA"

Dans la préhistoire de ma vie en église, il y eu un épisode merveilleux. Il survint dans la seconde moitié des années 1970 ; nous habitions alors à Leningrad au bord du canal Krioukov, juste en face de l’église Saint Nicolas et nous observions chaque année par notre fenêtre la célébration de Pâques. Il arrivait que des amis viennent spécialement nous rendre visite ce soir là pour regarder cette célébration.

Certaines personnes ne s’approchaient pas de l’église mais se tenaient en face, avec des cierges allumés, juste sous nos fenêtres. Mais elles ne pouvaient pas apercevoir la procession autour de l’église, alors que d’en haut nous pouvions la voir. Et si nous ouvrions le vasistas, nous entendions les cantiques. A treize ans, je fis un dessin: dans la nuit, une lune pâle parmi les nuages, un angle d’église et des silhouettes noires et courbées qui marchent, mystérieuses et tristes tenant des cierges allumés. Cela ressemble à une image gothique. En fait elles ne se dirigeaient pas dans le sens qu’il fallait mais je ne prêtais pas attention à ce genre de détails.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 20 Avril 2017 à 17:55 | 0 commentaire | Permalien

Le Saint et Grand mardi, nous faisons mémoire de la parabole évangélique des Dix Vierges.
Dix vierges font cortège au plus grand des Mardis tiens ta lampe allumée, ne sois pas étourdi!

Pourquoi le Seigneur, entré à Jérusalem afin d'y accomplir Sa Passion, propose-t-il de telles paraboles à Ses disciples: ce sont, dit-Il, des paraboles qui s'appliquent aussi aux Juifs. En effet, Il raconte la parabole des dix vierges en portant l'attention sur la miséricorde, et en même temps Il enseigne à tous à être prêts avant la fin. Car sur la virginité, Il leur a parlé plusieurs fois, ainsi que sur les eunuques. Certes, beaucoup de gloire s'attache à la virginité, elle est grande, en vérité. Mais afin que nul, en pratiquant cette vertu, ne néglige les autres, et surtout la miséricorde, dont s'éclaire la lampe de la virginité, le Saint Evangile propose cette parabole .
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 11 Avril 2017 à 06:12 | 0 commentaire | Permalien

ANNONCIATION
Le 7 avril, nous célébrons l'Annonciation et nous vénérons la mémoire du Saint Patriarche Tikhon

MÉDITATION SUR LA FÊTE AVEC LE PÈRE LEV GILLET

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année [le Carême] est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie (1)

Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête :


" Le mystère éternel est révélé aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… ". L’Épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce que, du fait de l’Incarnation, " le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères ". L’Évangile (Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Avril 2017 à 08:00 | 5 commentaires | Permalien

AVANT-FÊTE DE L'ANNONCIATION
AVANT-FÊTE DE L'ANNONCIATION A LA VIÈRGE MARIE.

Le 7 avril, la plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année /le Carême/ est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie

Tropaire de l’avant-fête de l'Annonciation - ton 4

En ce jour d'avant-fête nous chantons / le début de l'universelle jubilation; / voici que s'avance, en effet, Gabriel / pour annoncer à la Vierge la bonne nouvelle en disant : / Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Avril 2017 à 10:29 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour le dimanche de sainte Marie l'Egyptienne
TRIODE: Les Dimanches du Grand carême portent aussi des noms spécifiques

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit!

"Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! " Ebr. 9. 13-14


Ces paroles de l'Apôtre Paul, adressées aux Hébreux nous invitent à réfléchir, en ces jours saints et salutaires du Grand Carême, au suprême Sacrifice apporté sur le Golgotha.

Par Sa souffrance, Sa mort et Sa résurrection le Seigneur nous donne la force de vaincre le péché, et c'est cela qu'illustre tout particulièrement la vie da Sainte-Marie l'Egyptienne, que l'Eglise commémore en ce cinquième dimanche du Carême. Tombée dans l'abîme du péché, qu'elle s'est relevée jusqu'à la hauteur des anges par un repentir profond et sincère.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Avril 2017 à 05:43 | 0 commentaire | Permalien

 Ils ont vu la lumière!  Hallucination ou incursion dans l'au-delà?
Sans verser dans un mysticisme de mauvais aloi nous reprenons cet article, doublement intéressant car rédigé dans une optique tout à fait agnostique. "PO"

Coma. Hallucination ou incursion dans l'au-delà ? Les expériences de mort imminente fascinent.

Anne Jeanblanc

« E n 1999, j'ai fait une varicelle, avec une complication pulmonaire gravissime », raconte Pierre Roulet, directeur technique d'une société qui fabrique des prothèses articulaires. Hospitalisé en urgence à l'hôpital de Thiers, il passe trois jours critiques et il est maintenu dans un coma artificiel pendant deux semaines. « N'étant plus dans mon corps, ma souffrance physique a disparu et j'ai ressenti une liberté totale. C'est difficile à expliquer. On est à la fois tout et partie de l'environnement. Il suffit de penser à quelqu'un pour être directement en prise avec lui. J'ai perçu des communications téléphoniques qui me concernaient. »

« Je n'ai pas vu distinctement mon corps, continue ce quinquagénaire, mais j'ai observé les médecins me faire une échographie et la présence d'un spécialiste de Roanne venu tout exprès pour moi, j'ai entendu les commentaires sur mon état et j'ai mal vécu le fait d'être traité comme un objet par une infirmière. Pourtant, selon les médecins à qui j'ai raconté cela plus tard-et qui ont confirmé mes dires-, je n'étais pas en état de capter quoi que ce soit. [...] A plusieurs reprises, j'ai vraiment eu l'impression de sortir de mon corps. Une fois, j'ai repris conscience dans le corps d'une femme, hospitalisée en réanimation. Cela paraît complètement aberrant, mais je ne l'oublierai jamais. Ça m'a permis de comprendre qu'au niveau du psychisme hommes et femmes sont très différents. »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Mars 2017 à 20:50 | 0 commentaire | Permalien

Dimanche de saint Jean Climaque, hégoumène des moines du Sinaï (+ 605 )
Ce quatrième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre Vénérable Père Jean Climaque

Vers la fin de sa vie, on lui demande de rédiger "L'échelle sainte" (en grec "klimax", d'où son nom) qui résume l'expérience spirituelle des trois premiers siècles du monachisme.

Tu mortifiais la chair, Saint Jean, de ton vivant
et, bien que tu paraisses sans vie maintenant,
tu vis éternellement.
L'Echelle où tu décris la montée vers les cieux
annonce de ton âme le retour à Dieu.


Lire aussi Histoire d'un voleur pénitent : Extrait de "L'échelle sainte" de Saint Jean Climaque

Alors qu'il était âgé de seize ans et qu'il avait l'esprit vif, il s'offrit à Dieu en victime sacrée, gravissant la montagne du Sinaï. Après dix-neuf ans passés dans ce Monastère, il le quitta pour le stade des hésychastes : à cinq milles de la palestre où s'exerça l'anachorète Cyriaque, il fixa sa demeure au lieudit Tholâs. Il y passa quarante ans, dans un ardent amour, constamment embrasé par le feu de l'amour divin. Il mangeait de tout ce que lui permettait la règle (et en cela il brisait très sagement l'aiguillon de l'orgueil), mais il le faisait en toute frugalité et non jusqu'à satiété. Et le flot de ses larmes, qui pourrait le décrire ?
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Mars 2017 à 09:24 | 0 commentaire | Permalien

De la sainteté nouvelle et du Mal éternel
Xenia KRIVOCHEINE

Les quarante martyrs de Sébaste sont des militaires chrétiens qui ont subi le martyre en 340 pour leur foi en Christ à Sébaste sur le territoire de l’actuelle Turquie. Les Romains exigeaient qu’ils sacrifiassent des offrandes aux dieux païens. Cette sainteté des premiers chrétiens a ressuscité de façon inattendue au XXe siècle. Deux systèmes totalitaires lui ont donné naissance et le siècle dernier est pourvu en nouveaux martyrs, combattants et victimes.

Au cours des dernières décennies en Russie, a été canonisée une multitude de nouveaux martyrisés du régime communiste. Chacun a son icône, son hagiographie, et maintenant des églises qui lui sont dédicacées. Il a même été créé un site internet véritable temple du polygone de Boutovo avec la liste de tous les fusillés, leur biographie et leur photographie. D’abord sur ce polygone de la mort une grande croix de bois a été érigée par des volontaires, puis a été construite une petite église de bois qui, avec le temps, ne pouvait plus contenir tous les croyants venus prier ; aujourd’hui un peu plus loin se dresse une grande église de tuffeau où tous les ans est célébré un pompeux office pontifical à la mémoire des victimes innocentes.

Mais, c’est étrange, on « commémore » ce jour une fois l’an, puis plus rien ; même dans les milieux ecclésiastiques, on ne s’efforce nullement de mentionner ces gens qui ont été assassinés par les bolcheviques de 1918 à 1939.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Mars 2017 à 09:15 | 0 commentaire | Permalien

Basile Kholmogorov 1875-1938, prêtre et martyr
Le hiéromartyr Basile est né le 25 Janvier 1875 dans le village de Saint-André du district de Kolomna, province de Moscou, dans la famille du prêtre Ivan Vassilievitch Kholmogorov.

Basile reçut sa formation initiale à l'école religieuse de Kolomna. En 1894, il est diplômé du Séminaire théologique de Moscou. En 1895, Basile est nommé lecteur dans la cathédrale de la Dormition de la ville de Dmitrov. Il est marié à Anna Alekseevna (1873 - ???). En 1913, ils ont une fille, Séraphime.

En 1903, le futur martyr est ordonné prêtre pour l'église de la Dormition du village de Morozovo dans le district de Dmitrov, province de Moscou.

Le 22 juin 1911, le père Basile est affecté à l'église Saint-Nicolas, dans le village de Poltevo du district de Bogorodsk (aujourd'hui district de Balachikha), dans la province de Moscou, où il est directeur et professeur de catéchisme à l'école paroissiale de Poltevo jusqu'à sa fermeture par les autorités soviétiques. En 1921, le père Basile est décoré d'une croix pectorale, et quelque temps plus tard, élevé au rang d'archiprêtre.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Mars 2017 à 13:12 | 0 commentaire | Permalien

Saint Grégoire Palamas (1296-1359)
Ce deuxième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre Père parmi les Saints, Grégoire Palamas, Archevêque de Thessalonique

Saint Grégoire Palamas vécut à la fin de l'empire byzantin De tempérament mystique, dès l'âge de vingt ans, il devient moine et vit en ermite sur le Mont Athos où commence pour lui une vie d'ardente contemplation. Mais bientôt les obstacles se multiplient : la vie monastique et mystique est attaquée ; on tente même de faire passer les moines contemplatifs mystiques pour des hérétiques.

Moine au Mont Athos, Grégoire développe la prière du coeur et rédige de nombreuses homélies sur la Vierge Marie

Grégoire prend la défense des moines qu'on appelle " hésychastes " et donne le fondement de cette expérience spirituelle en définissant une théologie fondamentale qui distingue en Dieu l'inaccessible (l'essence) et le participable (les énergies). Ce ne sera qu'après plusieurs années de luttes, que la doctrine de Palamas sera officiellement adoptée par l'Eglise byzantine. Grégoire deviendra évêque de Thessalonique.

Bien que la réflexion théologique sur cette question soit encore en discussion entre l'Orient et l'Occident, la spiritualité "hésychaste" est adoptée actuellement par de nombreux fidèles dans l'Eglise d'Occident. Grégoire Palamas est aussi l'auteur de nombreuses homélies sur la Vierge Marie. Moine orthodoxe, il est fêté le 14 novembre au calendrier byzantin.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 12 Mars 2017 à 07:04 | 15 commentaires | Permalien

La première thèse en théologie, en Russie, actuellement, sera soutenue, fin mai.
Le baccalauréat théologique et les étudiants diplômés en Master de théologie sont présents dans 36 établissements dont 21 sont publics. Les études supérieures en ce domaine sont apparues en 2014, et en mai 2016, un conseil de soutenance de thèses avec la possibilité du degré de doctorat en recherches théologiques.

La première thèse en théologie, en Russie, actuellement, sera soutenue, fin mai. La commission de soutenance en théologie a déjà examiné préalablement cette thèse, a annoncé « RIA, Informations », en faisant référence au DREE du Patriarcat de Moscou.

« Ce sera la première soutenance en théologie » a remarqué le secrétaire de la commission des soutenances de thèses en théologie, le prêtre Dimitri Safonov.

L’archiprêtre Pavel Hondinsky aspire ainsi à intégrer le cercle de recherche en théologie, ayant comme sujet de thèse « La résolution du problème théologique russe au XVIII siècle en relation avec Saint Philarète, métropolite de Moscou ». Si la soutenance serait réussie, le prêtre deviendra docteur en philosophie et science historiques.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Mars 2017 à 11:28 | 0 commentaire | Permalien

Archevêque Job de Telmessos

Nous voici arrivés à la veille du Carême. Avant d’entreprendre l’ascèse du jeûne, l’Église nous rappelle dans l’évangile d’aujourd’hui quelques points fondamentaux. Elle nous suggère entre autres de ne pas jeûner d’une manière hypocrite, superficielle, démonstrative, mais au contraire, de jeûner d’une manière humble, sincère et discrète. Par dessus tout, elle nous enseigne que le pardon en est un prérequis.

« Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos fautes » (Mt 6, 14). Si nous gardons en tête tout l’enseignement des dimanches précédents, et particulièrement celui du dimanche du Fils Prodigue, le Carême est notre retour d’exil à la maison du Père espérant son pardon et sa miséricorde.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Février 2017 à 10:34 | 0 commentaire | Permalien

Dimanche de l’expulsion d’Adam du Paradis
Archevêque Job de Telmessos

En cette veille du début du Grand Carême, le Triode nous invite à méditer cette fois-ci non pas sur une parabole évangélique, mais sur un texte tiré du tout premier livre de l’Ancien Testament, de la Genèse.

En effet, il retrace d’une manière poétique le récit de la deuxième création (Gn 2, 4-25), avec la dure épreuve de la liberté de l’homme (Gn 3, 1-13) qui a conduit à l’expulsion d’Adam du Paradis (Gn 3, 14-24).

Il est clair que dans le récit biblique, aussi bien que dans le commentaire qu’en ont fait les Pères de l’Église, de même que l’hymnographie du Triode, Adam est un personnage qui récapitule l’humanité toute entière de la même manière que le fait le Christ. C’est saint Paul nous en donne la clef de lecture, lorsqu’il dit que « de même que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ » (1 Co 15, 22).

Il en découle donc que l’histoire d’Adam est aussi notre propre histoire personnelle, et c’est pourquoi l’hymnographe chante : « Mon créateur, le Seigneur, prenant du limon de la terre, m’a formé. Il m’a donné une âme par son souffle vivifiant, de toutes choses visibles sur terre il m’établit comme chef et des Anges il m’a fait le concitoyen. Mais Satan, par l’entremise du serpent, perfidement m’a pris à l’hameçon et de la gloire divine m’a séparé, me livrant sur terre à la mort. Mais toi, Seigneur de tendresse, rappelle-moi vers toi » (vêpres, lucernaire).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Février 2017 à 21:36 | 0 commentaire | Permalien

Colloque organisé par l'Université de Lorraine sous la direction de Mme Marie-Anne Vannier.

Parfois laissée pour compte, l’actualité des Pères de l’Église n’en est pas moins réelle, et revient sur le devant de la scène tant sur le plan historique (avec des analogies entre l’époque des Pères et la nôtre, avec le 500° anniversaire de la Réforme...), que sur le plan théologique.

La redécouverte de leurs textes permet de reprendre à nouveaux frais des questions actuelles : la constitution du sujet, l’expérience, le symbolisme, le progrès, le temps, l’histoire…

En lien avec l’élaboration d’un nouveau manuel de patristique, les échanges et approfondissements qui auront lieu au cours de ce colloque permettront de mieux mesurer l’actualité des Pères.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Février 2017 à 16:51 | 2 commentaires | Permalien

« J'ai donné ma parole d'honneur au Tsar de rester avec lui tant qu'il serait en vie»
Le médecin de l'Empereur Eugène Botkine a été glorifié par l'Assemblée des Évêques en 2016

Pravoslavie i Mir Traduit du russe par Marie et André Donzeau

Eugène Botkine est né le 27 mai 1865 à Tsarskoïe Selo, dans la famille de l'éminent scientifique et médecin russe, fondateur de la médecine expérimentale, Sergueï Pétrovitch Botkine. Son père était médecin de la cour des empereurs Alexandre II et Alexandre III.

Dans son enfance, il reçut une excellente instruction et fut immédiatement admis en cinquième classe du lycée classique de Saint-Pétersbourg.

A la fin de ses études secondaires, il entra à la faculté de physique et de mathématiques de l'Université de Saint-Pétersbourg, mais après la première année, il décida de devenir médecin et fut admis au cours préparatoire de l'Académie de médecine militaire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Février 2017 à 11:00 | 13 commentaires | Permalien

Saint Nikita (Nicétas) de Novgorod
Sa vie est exemplaire pour les moines, car, alors qu'il était moine au monastère des Grottes de Kiev, il tomba sous l'emprise du diable par orgueil et mit beaucoup d'années à sortir de cet état.

Par les prières des frères de la laure, il fit pénitence et fut digne de devenir évêque à Novgorod.

C'est un saint qui nous est si proche, et pourtant il a vécu il y a presque un millénaire, un siècle après la christianisation de la Russie !

Récit en russe de la vie de saint Nikita (20 mn) (Moinillon.net)


Dans ce récit, on apprend que le premier iconographe pensait représenter le saint avec une barbe, alors qu'il n'en portait pas. Il eut alors un songe : une voix lui ordonna de ne pas peindre de barbe, et d'informer les autres iconographes qu'il ne fallait pas représenter le saint avec une barbe, car il n'en portait pas.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Février 2017 à 14:15 | 0 commentaire | Permalien

Le Fils prodigue : Homélie prononcée par le père Boris  Bobrinsky à la Crypte ( rue Daru ) le 23 février 2003
V.G.

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,

L’Église nous prépare à entrer dans ce temps béni du Saint Carême et nous instruit par des paraboles. D’année en année, nous réentendons ces paraboles et nous les réapprenons. Pour nous, elles ont toujours un sens nouveau, nous les découvrons comme si c’était la première fois.

Dimanche dernier, nous avons entendu la parabole du Publicain et du Pharisien, aujourd’hui c’est la parabole du Fils Prodigue. Il y a des analogies entre les deux paraboles et aussi des différences.

Une des analogies c’est l’orgueil, le sentiment de la justice, le contentement de soi du pharisien d’une part, et du fils aîné d’autre part, lui qui a toujours accompli la volonté de son père. Tous deux ont le cœur dur. Le pharisien s’exalte au point de mépriser tous les autres hommes et, en particulier, le publicain qui se tient là en retrait. Quant au frère aîné, il n’a pas de compassion pour son frère dévoyé, il ne ressent pas la joie de le retrouver à la maison paternelle et refuse de participer au repas de fête.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Février 2017 à 07:26 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour le dimanche de commémoration des Nouveaux Martyrs et confesseurs de la foi
Нomélie prononcée par le p. Alexandre (Siniakov)

Saint Tikhon avait raison : la souffrance endurée par de nombreux chrétiens dans les pays soumis pendant la majeure partie du XXe siècle à l’idéologie soviétique totalitaire ne restera pas stérile. Puisse leur témoignage rester toujours le fondement d’une nouvelle évangélisation, d’un second baptême, des pays de l’Europe orientale et servir d’exemple de courage et de fidélité aux chrétiens vivant partout dans le monde.

Ce dimanche 7 février l’Église orthodoxe russe fait mémoire des milliers de nouveaux martyrs et confesseurs de la foi qui ont rendu témoignage au Christ au cours des persécutions antireligieuses dans la Russie post-révolutionnaire du XXe siècle. C’est le concile de Moscou de 1917-1918, témoin des bouleversements de la Révolution et de la terreur instaurée par les pouvoirs bolcheviks, qui a décidé de commémorer les victimes des persécutions contre l’Église le 7 février (en réalité, 25 janvier du calendrier julien) ou le dimanche qui suit cette date.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Février 2017 à 10:12 | 8 commentaires | Permalien

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