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Par le père Jean Valentin Istrati (prêtre roumain)
J’ai eu récemment connaissance d’un article décrivant toute la diversité des moyens techniques de surveillance audio et vidéo. Il s’agissait de micro caméras que l’on peut agrafer au revers de son veston, fixer sur un téléphone ou une paire de lunettes, etc. Tous ces engins ont pour destination d’enregistrer et, éventuellement de rendre publics, les aspects les plus intimes de nos vies. Nos téléphones mobiles nous permettent de converser avec des interlocuteurs n’importe où dans le monde. Le logiciel "Google" earth nous montre le chapeau qu’arbore une vieille dame perchée au troisième étage de la Tour Effel.
Nous sommes tous et chacun observés d’une manière incessante par des caméras de vidéosurveillance.
J’ai eu récemment connaissance d’un article décrivant toute la diversité des moyens techniques de surveillance audio et vidéo. Il s’agissait de micro caméras que l’on peut agrafer au revers de son veston, fixer sur un téléphone ou une paire de lunettes, etc. Tous ces engins ont pour destination d’enregistrer et, éventuellement de rendre publics, les aspects les plus intimes de nos vies. Nos téléphones mobiles nous permettent de converser avec des interlocuteurs n’importe où dans le monde. Le logiciel "Google" earth nous montre le chapeau qu’arbore une vieille dame perchée au troisième étage de la Tour Effel.
Nous sommes tous et chacun observés d’une manière incessante par des caméras de vidéosurveillance.
Une glorification qui souligne un dépassement de notre époque dont on ne perçoit pas encore toutes les implications. La canonisation d'Alexandre Schmorell, nouveau martyr, décapité le 13 juillet 1943 à Munich, aura donc lieu le week-end prochain (4-5 février) à Munich
Alexandre Schmorell naquit en 1917 à Orenbourg. Sa mère était russe, (fille de prêtre), et son père était originaire d’une famille commerçante allemande. Bien qu’il partît avec sa famille à Munich en 1921, il ressentit jusqu’à sa mort son lien spirituel avec la Russie, et il fut paroissien de la communauté russe orthodoxe. En 1942, Alexandre Schmorell, alors étudiant en médecine, avec son ami Hans Scholl et d’autres encore, commença à répandre des tracts antihitlériens. En 1943, ce groupe de résistants fut découverts, et ses membres furent condamnés à mort et guillotinés. Alexandre fut exécuté le 13 juillet 1943 à la prison munichoise de Stadelheim pour activité antinazie et confession de la foi orthodoxe.
La Rose Blanche, un groupe d'amis
La Rose Blanche a été un groupe de jeunes aimant la vie, partageant des activités comme le sport, la marche en montagne, l'expression corporelle, un groupe ouvert aux autres, jeunes et moins jeunes, comme Kurt Huber, membre du groupe à l'âge de 50 ans. Son histoire pourrait être celle d'autres groupes de jeunes de notre époque et déjà ainsi elle en dit long sur l'amitié.
Alexandre Schmorell naquit en 1917 à Orenbourg. Sa mère était russe, (fille de prêtre), et son père était originaire d’une famille commerçante allemande. Bien qu’il partît avec sa famille à Munich en 1921, il ressentit jusqu’à sa mort son lien spirituel avec la Russie, et il fut paroissien de la communauté russe orthodoxe. En 1942, Alexandre Schmorell, alors étudiant en médecine, avec son ami Hans Scholl et d’autres encore, commença à répandre des tracts antihitlériens. En 1943, ce groupe de résistants fut découverts, et ses membres furent condamnés à mort et guillotinés. Alexandre fut exécuté le 13 juillet 1943 à la prison munichoise de Stadelheim pour activité antinazie et confession de la foi orthodoxe.
La Rose Blanche, un groupe d'amis
La Rose Blanche a été un groupe de jeunes aimant la vie, partageant des activités comme le sport, la marche en montagne, l'expression corporelle, un groupe ouvert aux autres, jeunes et moins jeunes, comme Kurt Huber, membre du groupe à l'âge de 50 ans. Son histoire pourrait être celle d'autres groupes de jeunes de notre époque et déjà ainsi elle en dit long sur l'amitié.
SUR L'EDUCATION DES ENFANTS
Le grand dommage de notre époque est que les enfants n'ont pas une bonne éducation.
Un soir, après une journée fatigante que le Seigneur avait passée à prêcher et à parler sans interruption avec le peuple, les pharisiens et ses disciples, quelques mères vinrent à Lui avec leurs enfants pour qu'Il les bénît. Les disciples cependant, ne voulant pas qu'ils dérangent le Seigneur, ne les laissèrent pas s'approcher. Le Seigneur dit alors ces paroles aimantes: «Laissez venir à Moi les petits enfants» (Lc 18:16). C'est exactement le devoir des parents chrétiens. Les obligations des pères et mères consistent à conduire leurs enfants au Christ Sauveur.
Mais vous allez me dire: «Comment est-il possible de faire cela maintenant que le Sauveur ne prêche plus sous une forme humaine sur terre?»
Cela s'accomplit si les parents mettent leurs enfants en contact avec le Christ Sauveur par la foi en Lui et les sacrements de notre Sainte Eglise et s'ils leur apprennent à L'aimer ardemment et à obéir à Ses paroles. L'éducation chrétienne des enfants est la route qui mène à Lui.
Le grand dommage de notre époque est que les enfants n'ont pas une bonne éducation.
Un soir, après une journée fatigante que le Seigneur avait passée à prêcher et à parler sans interruption avec le peuple, les pharisiens et ses disciples, quelques mères vinrent à Lui avec leurs enfants pour qu'Il les bénît. Les disciples cependant, ne voulant pas qu'ils dérangent le Seigneur, ne les laissèrent pas s'approcher. Le Seigneur dit alors ces paroles aimantes: «Laissez venir à Moi les petits enfants» (Lc 18:16). C'est exactement le devoir des parents chrétiens. Les obligations des pères et mères consistent à conduire leurs enfants au Christ Sauveur.
Mais vous allez me dire: «Comment est-il possible de faire cela maintenant que le Sauveur ne prêche plus sous une forme humaine sur terre?»
Cela s'accomplit si les parents mettent leurs enfants en contact avec le Christ Sauveur par la foi en Lui et les sacrements de notre Sainte Eglise et s'ils leur apprennent à L'aimer ardemment et à obéir à Ses paroles. L'éducation chrétienne des enfants est la route qui mène à Lui.
Anna Khoudokormoff-Kotschoubey
Révérends Pères, Chères Sœurs, Mesdames, Messieurs, Chers amis.
BUTOVO
Nous voici dans la seconde partie de notre entretien. Le polygone de Butovo (photo) est un lieu fondamentalement différent des Solovki. Ici, pas de nature embellissante. Juste une banlieue de Moscou, très banale. Le mot « polygone » est un mot employé pour indiquer un endroit d’entraînement de tirs. Tout simplement. Et tout froidement. L’endroit était interdit à la population, bien gardé, et sous couvert de tirs d’entraînement de l’armée, on y a exécuté des milliers de personnes. Ici on tuait. On ne faisait que cela. Personne n’y entrait, sauf des camions chargés de condamnés, toujours la nuit. Ce lieu de massacres apparut plus tard que celui des Solovki. Il n’est que le plus connu des endroits similaires dans toute la Russie et est le résultat d’une politique planifiée d’extermination de tous les opposants possibles ou imaginaires du nouveau régime.
« Officiellement », sur le « polygone» de Butovo, 20.761 personnes ont été fusillées seulement entre août 1937 et octobre 1938 - en un an donc - au moment de l’apogée de la Terreur. Cependant, le chiffre total est certainement beaucoup plus grand, mais on ne le saura jamais au juste.
Révérends Pères, Chères Sœurs, Mesdames, Messieurs, Chers amis.
BUTOVO
Nous voici dans la seconde partie de notre entretien. Le polygone de Butovo (photo) est un lieu fondamentalement différent des Solovki. Ici, pas de nature embellissante. Juste une banlieue de Moscou, très banale. Le mot « polygone » est un mot employé pour indiquer un endroit d’entraînement de tirs. Tout simplement. Et tout froidement. L’endroit était interdit à la population, bien gardé, et sous couvert de tirs d’entraînement de l’armée, on y a exécuté des milliers de personnes. Ici on tuait. On ne faisait que cela. Personne n’y entrait, sauf des camions chargés de condamnés, toujours la nuit. Ce lieu de massacres apparut plus tard que celui des Solovki. Il n’est que le plus connu des endroits similaires dans toute la Russie et est le résultat d’une politique planifiée d’extermination de tous les opposants possibles ou imaginaires du nouveau régime.
« Officiellement », sur le « polygone» de Butovo, 20.761 personnes ont été fusillées seulement entre août 1937 et octobre 1938 - en un an donc - au moment de l’apogée de la Terreur. Cependant, le chiffre total est certainement beaucoup plus grand, mais on ne le saura jamais au juste.
Marie-Hélène Congourdeau
Chargée de recherche au CNRS
L'hésychasme est un mouvement spirituel de l'Église d'Orient, marqué principalement par la répétition du nom de Jésus ; il remonte aux premiers siècles du christianisme, où il concernait principalement les provinces orientales de l'empire byzantin : Égypte, Palestine, Syrie. Il connut un renouveau spectaculaire au XIVe siècle, au cœur de l'empire byzantin et au mont Athos, suscitant une polémique autour de sa légitimité théologique, et finit par être adopté comme doctrine officielle de l'orthodoxie. Après la chute de l'Empire byzantin, il eut une existence souterraine, en pays d'islam puis dans les monastères slaves. La publication d'un recueil de textes hésychastes, la Philocalie, à la fin du XVIIIe siècle, provoqua un nouvel essor de ce mouvement spirituel, qui de nos jours déborde sur les Églises d'Occident. Nous avons demandé à Marie-Hélène Congourdeau de nous en donner les premières définitions.
Chargée de recherche au CNRS
L'hésychasme est un mouvement spirituel de l'Église d'Orient, marqué principalement par la répétition du nom de Jésus ; il remonte aux premiers siècles du christianisme, où il concernait principalement les provinces orientales de l'empire byzantin : Égypte, Palestine, Syrie. Il connut un renouveau spectaculaire au XIVe siècle, au cœur de l'empire byzantin et au mont Athos, suscitant une polémique autour de sa légitimité théologique, et finit par être adopté comme doctrine officielle de l'orthodoxie. Après la chute de l'Empire byzantin, il eut une existence souterraine, en pays d'islam puis dans les monastères slaves. La publication d'un recueil de textes hésychastes, la Philocalie, à la fin du XVIIIe siècle, provoqua un nouvel essor de ce mouvement spirituel, qui de nos jours déborde sur les Églises d'Occident. Nous avons demandé à Marie-Hélène Congourdeau de nous en donner les premières définitions.
Par le père Jean Valentin Istrati (prêtre roumain)
Un nombre toujours plus grand de gouvernements européens, les études sociologiques récentes le prouvent, cherchent à prouver coûte que coûte leur tolérance, leur bon sens, leur fidélité aux principes du pluralisme et au politiquement correct et ceci alors qu’ils soumettent à de cruelles discriminations les communautés chrétiennes (qui représentent la majorité démographique dans leurs pays).
La foi chrétienne naguère valeur suprême aux yeux de l’humanité qui est appelée à être divinisée est maintenant devenue une religion que l’on veut reléguer le plus loin possible. Une religion qui reste tolérée par endroits ce qui n’empêche pas la meute européenne du politiquement correct de soigneusement la vilipender. Les sociétés occidentales se sont retrouvées face à face avec des civilisations importées d’ailleurs. Ces cultures véhiculent une intolérance extrême, une discipline très rigide et ont la faculté de se répandre d’une manière épidémique. Notre vieux continent n’a pas été pris de court, comme si un tsunami y avait soudain déferlé, par cette crise des valeurs chrétiennes.
Un nombre toujours plus grand de gouvernements européens, les études sociologiques récentes le prouvent, cherchent à prouver coûte que coûte leur tolérance, leur bon sens, leur fidélité aux principes du pluralisme et au politiquement correct et ceci alors qu’ils soumettent à de cruelles discriminations les communautés chrétiennes (qui représentent la majorité démographique dans leurs pays).
La foi chrétienne naguère valeur suprême aux yeux de l’humanité qui est appelée à être divinisée est maintenant devenue une religion que l’on veut reléguer le plus loin possible. Une religion qui reste tolérée par endroits ce qui n’empêche pas la meute européenne du politiquement correct de soigneusement la vilipender. Les sociétés occidentales se sont retrouvées face à face avec des civilisations importées d’ailleurs. Ces cultures véhiculent une intolérance extrême, une discipline très rigide et ont la faculté de se répandre d’une manière épidémique. Notre vieux continent n’a pas été pris de court, comme si un tsunami y avait soudain déferlé, par cette crise des valeurs chrétiennes.
Anna Khoudokormoff-Kotschoubey
Père Serge PRAVDOLIOUBOV
Lors d’une conférence et exposition sur les Solovki à Moscou en décembre dernier, le prêtre Serge Pravdodlioubov, fils de prêtre et dont le grand-père, prêtre également, fut plusieurs fois interné et qui succomba aux Solovki, a introduit derechef son entretien par une question, prononcée d’une voix forte, mais sur un ton « bon enfant », qui nous a impressionné. Je cite: « Lorsque vous récitez les 10 commandements, qu’est-ce que vous dites ? Vous dites : «Honorons nos pères et nos mères. Or, qui sont nos pères et mères ? Et bien nos pères et mères sont LES SAINTS MARTYRS. Ce sont eux nos pères et mères. C’est eux qu’il faut honorer, ce sont eux nos exemples, ce sont eux nos accompagnateurs dans la vie, dans toute notre vie ». Chaque jour, un saint, ou plusieurs saints sont fêtés, ils nous illuminent, ce sont eux nos Lumières. Nous sommes riches en lumière parce que nous sommes riches en saints martyrs». Tout devient alors fort simple, évident.
Le Père Serge Pravdolioubov, (sa photo) (le grand-père) fut canonisé en l’an 2000 comme confesseur de la foi. Parlant de lui, un ancien prisonnier a pu dire : « Le père Serge, pendant ces nombreuses arrestations, ne cessait de conforter les prisonniers et ne voulait pas qu’ils tombent dans le désespoir ».
Père Serge PRAVDOLIOUBOV
Lors d’une conférence et exposition sur les Solovki à Moscou en décembre dernier, le prêtre Serge Pravdodlioubov, fils de prêtre et dont le grand-père, prêtre également, fut plusieurs fois interné et qui succomba aux Solovki, a introduit derechef son entretien par une question, prononcée d’une voix forte, mais sur un ton « bon enfant », qui nous a impressionné. Je cite: « Lorsque vous récitez les 10 commandements, qu’est-ce que vous dites ? Vous dites : «Honorons nos pères et nos mères. Or, qui sont nos pères et mères ? Et bien nos pères et mères sont LES SAINTS MARTYRS. Ce sont eux nos pères et mères. C’est eux qu’il faut honorer, ce sont eux nos exemples, ce sont eux nos accompagnateurs dans la vie, dans toute notre vie ». Chaque jour, un saint, ou plusieurs saints sont fêtés, ils nous illuminent, ce sont eux nos Lumières. Nous sommes riches en lumière parce que nous sommes riches en saints martyrs». Tout devient alors fort simple, évident.
Le Père Serge Pravdolioubov, (sa photo) (le grand-père) fut canonisé en l’an 2000 comme confesseur de la foi. Parlant de lui, un ancien prisonnier a pu dire : « Le père Serge, pendant ces nombreuses arrestations, ne cessait de conforter les prisonniers et ne voulait pas qu’ils tombent dans le désespoir ».
Anna Khoudokormoff-Kotschoubey
L’ ARCHIPEL DES SOLOVKI
Petite icône des Solovki avec tchékistes
Que recouvre le mot Solovki ? Les Solovki sont un archipel qui se trouve au nord-ouest de la Russie, dans la mer Blanche, tout près du cercle polaire. Il y a six grandes îles principales, dont l’île d’Anzer qui deviendra tristement célèbre au XXème siècle. Mais l’archipel des Solovki c’est tout d’abord un prodigieux et très ancien monastère. C’est un tout haut lieu de la spiritualité orthodoxe russe. Le monastère est entouré de murs massifs (car il a servi de fortifications contre les suédois au XVIIème siècle) (hauts de 8 à 11 m, épais de 4 à 6 m), percés de portes et renforcés de tours. Ces murs sont faits de larges pierres, des rochers parfois atteignant 5 m de longueur. Au centre de cette forteresse oblongue, on trouve un magnifique ensemble de bâtiments religieux, dont un immense réfectoire vouté, la Cathédrale de la Dormition, la Cathédrale de la Transfiguration, un beffroi et d’autres églises.
L’ ARCHIPEL DES SOLOVKI
Petite icône des Solovki avec tchékistes
Que recouvre le mot Solovki ? Les Solovki sont un archipel qui se trouve au nord-ouest de la Russie, dans la mer Blanche, tout près du cercle polaire. Il y a six grandes îles principales, dont l’île d’Anzer qui deviendra tristement célèbre au XXème siècle. Mais l’archipel des Solovki c’est tout d’abord un prodigieux et très ancien monastère. C’est un tout haut lieu de la spiritualité orthodoxe russe. Le monastère est entouré de murs massifs (car il a servi de fortifications contre les suédois au XVIIème siècle) (hauts de 8 à 11 m, épais de 4 à 6 m), percés de portes et renforcés de tours. Ces murs sont faits de larges pierres, des rochers parfois atteignant 5 m de longueur. Au centre de cette forteresse oblongue, on trouve un magnifique ensemble de bâtiments religieux, dont un immense réfectoire vouté, la Cathédrale de la Dormition, la Cathédrale de la Transfiguration, un beffroi et d’autres églises.
Anna Khoudokormoff-Kotschoubey
Révérends Pères, Chères Sœurs, Mesdames, Messieurs, Chers amis.
Evoquer une vie de martyr, et de surcroît de vies de martyrs, au grand pluriel, c’est s’engager dans une matière très poignante, même si leur enseignement nous apporte en fin de compte joie, espérance et Lumière. Mon premier souhait est toujours… de me taire…, cette fois-ci plus particulièrement, tant le phénomène que nous allons aborder aujourd’hui surpasse notre raison, notre entendement. En-effet, le 20 ième siècle, en Russie, a « produit » plus de martyrs que les premiers siècles de la chrétienté. On les appelle les « nouveaux martyrs ». Voici la trame de cet exposé : nous ferons connaissance de l’archipel des Solovki dans le grand Nord , et de Butovo, dans la banlieue de Moscou, comme deux Golgothas russes. Il s’agit cependant de deux choses bien différentes : Solovki est un monastère, transformé en camp de concentration. Tandis que Butovo est un lieu d’exécution.
Si on peut se risquer de dire qu’un Golgotha est un lieu de Lumière, alors la Russie est riche en Lumière car elle est parsemée de Golgothas. Certains sont très connus, d’autres restent encore inconnus car la terre de la Russie dans son entièreté fut une terre de martyrs.
J’ai pensé que la meilleure introduction à ce sujet serait la présentation de l’icône des nouveaux martyrs. Cette icône, appelée « Icône des nouveaux martyrs et confesseurs russes de la foi, connus et inconnus, qui ont soufferts pour le Christ », fera le lien parfait avec notre sujet.
Révérends Pères, Chères Sœurs, Mesdames, Messieurs, Chers amis.
Evoquer une vie de martyr, et de surcroît de vies de martyrs, au grand pluriel, c’est s’engager dans une matière très poignante, même si leur enseignement nous apporte en fin de compte joie, espérance et Lumière. Mon premier souhait est toujours… de me taire…, cette fois-ci plus particulièrement, tant le phénomène que nous allons aborder aujourd’hui surpasse notre raison, notre entendement. En-effet, le 20 ième siècle, en Russie, a « produit » plus de martyrs que les premiers siècles de la chrétienté. On les appelle les « nouveaux martyrs ». Voici la trame de cet exposé : nous ferons connaissance de l’archipel des Solovki dans le grand Nord , et de Butovo, dans la banlieue de Moscou, comme deux Golgothas russes. Il s’agit cependant de deux choses bien différentes : Solovki est un monastère, transformé en camp de concentration. Tandis que Butovo est un lieu d’exécution.
Si on peut se risquer de dire qu’un Golgotha est un lieu de Lumière, alors la Russie est riche en Lumière car elle est parsemée de Golgothas. Certains sont très connus, d’autres restent encore inconnus car la terre de la Russie dans son entièreté fut une terre de martyrs.
J’ai pensé que la meilleure introduction à ce sujet serait la présentation de l’icône des nouveaux martyrs. Cette icône, appelée « Icône des nouveaux martyrs et confesseurs russes de la foi, connus et inconnus, qui ont soufferts pour le Christ », fera le lien parfait avec notre sujet.
Chers frères et sœurs, ces paroles extraordinaires de l’apôtre Pierre sur le sens des souffrances du Christ sont adressées aux domestiques, aux esclaves, confrontés à des maîtres cruels. C’est pour les encourager à endurer avec patience les peines qui leur sont infligées injustement que l’apôtre leur livre cette magnifique réflexion sur l’abnégation du Seigneur Jésus face aux souffrances. « Si, faisant le bien, vous supportez la souffrance, c’est une grâce auprès de Dieu », dit Pierre, parce que, ajoute-t-il, « le Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces ». La passion du Seigneur est donc un modèle pour nous. En suivant les traces de notre Maître, nous devons passer par les souffrances.
Des orthodoxes célèbrent le baptême du Christ sur la rive du Jourdain
Plusieurs milliers de chrétiens orthodoxes ont bravé la pluie sur les rives du Jourdain lundi pour célébrer le baptême du Christ, en s'immergeant dans des baignoires en plastique remplies d'eau boueuse de la rivière.
Des fidèles de plusieurs communautés chrétiennes d'Orient ont pris part à la cérémonie conduite par le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Theophilos III, qui pour l'occasion a lancé dans la rivière une croix décorée de fleurs et lâché des colombes.
Plusieurs fidèles se sont par la suite immergées dans les baignoires ou versé des sceaux d'eau sur leurs têtes alors que les forces de sécurité israéliennes les empêchaient d'approcher la rivière, une frontière étroitement surveillée entre la Cisjordanie occupée et la Jordanie.
"C'est un jour très important pour nous chrétiens, et je suis venue avec mon fils pour le baptiser en ce lieu sacré où le Christ a été baptisé", explique Medina, 28 ans, venue avec une délégation d'Erythréens et d'Ethiopiens travaillant en Israël.
Plusieurs milliers de chrétiens orthodoxes ont bravé la pluie sur les rives du Jourdain lundi pour célébrer le baptême du Christ, en s'immergeant dans des baignoires en plastique remplies d'eau boueuse de la rivière.
Des fidèles de plusieurs communautés chrétiennes d'Orient ont pris part à la cérémonie conduite par le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Theophilos III, qui pour l'occasion a lancé dans la rivière une croix décorée de fleurs et lâché des colombes.
Plusieurs fidèles se sont par la suite immergées dans les baignoires ou versé des sceaux d'eau sur leurs têtes alors que les forces de sécurité israéliennes les empêchaient d'approcher la rivière, une frontière étroitement surveillée entre la Cisjordanie occupée et la Jordanie.
"C'est un jour très important pour nous chrétiens, et je suis venue avec mon fils pour le baptiser en ce lieu sacré où le Christ a été baptisé", explique Medina, 28 ans, venue avec une délégation d'Erythréens et d'Ethiopiens travaillant en Israël.
Cliquez ICI : un film consacré à Saint Séraphin de Sarov (45 minutes)
ET YouTUBE "DIVEEVO"
"Starets Séraphim - un moine de Sarov" - Nouvelle publication (BD pour enfants)
Prokhore Mochnine (Saint Séraphim de Sarov), fils d'un entrepreneur en bâtiments, est né à Koursk, en Russie en 1759. Alors que l’Occident va s’éclairer aux lumières de la raison horizontale, il sera le saint d’Orient qui rappellera au monde moderne qu’il existe une Autre Lumière, qui habite et transcende l’homme en lui conférant une dignité incomparable et une joie que nul ne peut ravir.
Ayant reçu très jeune la visite de la Vierge Marie - elle apparaît et proclame « Celui-là est de notre race » - Prokhor entre à vingt ans au monastère de Sarov où il prend le nom prédestiné de Séraphim, le “flamboyant”. Là, il se prépare à l'ordination monastique qui eut lieu en 1786. Après seize années de vie monastique et avec l'accord de ses supérieurs, il choisit la vie solitaire en forêt et s'efforce de revivre la vie de Jésus dans un « désert » qu’il appellera sa Terre Sainte. Il vécut dans l’ascèse et la prière, passant la plupart de ses nuits en prière, debout sur un rocher. Ce fut une longue et difficile ascension spirituelle où se mêlent les apparitions de la Vierge Marie et les persécutions démoniaques. On le voit nourrissant amicalement d’énormes ours. Un jour, il fut battu par des voleurs. Il garda toute sa vie des séquelles douloureuses de ces coups.
ET YouTUBE "DIVEEVO"
"Starets Séraphim - un moine de Sarov" - Nouvelle publication (BD pour enfants)
Prokhore Mochnine (Saint Séraphim de Sarov), fils d'un entrepreneur en bâtiments, est né à Koursk, en Russie en 1759. Alors que l’Occident va s’éclairer aux lumières de la raison horizontale, il sera le saint d’Orient qui rappellera au monde moderne qu’il existe une Autre Lumière, qui habite et transcende l’homme en lui conférant une dignité incomparable et une joie que nul ne peut ravir.
Ayant reçu très jeune la visite de la Vierge Marie - elle apparaît et proclame « Celui-là est de notre race » - Prokhor entre à vingt ans au monastère de Sarov où il prend le nom prédestiné de Séraphim, le “flamboyant”. Là, il se prépare à l'ordination monastique qui eut lieu en 1786. Après seize années de vie monastique et avec l'accord de ses supérieurs, il choisit la vie solitaire en forêt et s'efforce de revivre la vie de Jésus dans un « désert » qu’il appellera sa Terre Sainte. Il vécut dans l’ascèse et la prière, passant la plupart de ses nuits en prière, debout sur un rocher. Ce fut une longue et difficile ascension spirituelle où se mêlent les apparitions de la Vierge Marie et les persécutions démoniaques. On le voit nourrissant amicalement d’énormes ours. Un jour, il fut battu par des voleurs. Il garda toute sa vie des séquelles douloureuses de ces coups.
"Dieu, l'homme, l'Église"
Extraits du texte :
« L’ecclésiologie de saint Basile le Grand », par Mgr Basile (Krivochéine)
Il n’est pas si facile de parler de l’ecclésiologie de saint Basile le Grand. Saint Basile lui-même n’a laissé aucun traité où il exposerait sa doctrine sur l’Église. Nulle part il n’en parle d’une manière systématique. On est donc obligé de chercher dans ses œuvres des passages, dispersés un peu partout, où il aborde la question, toujours en passant d’ailleurs, et généralement très brièvement .
Extraits du texte :
« L’ecclésiologie de saint Basile le Grand », par Mgr Basile (Krivochéine)
Il n’est pas si facile de parler de l’ecclésiologie de saint Basile le Grand. Saint Basile lui-même n’a laissé aucun traité où il exposerait sa doctrine sur l’Église. Nulle part il n’en parle d’une manière systématique. On est donc obligé de chercher dans ses œuvres des passages, dispersés un peu partout, où il aborde la question, toujours en passant d’ailleurs, et généralement très brièvement .
« C’est à cause de nous et pour nous que Dieu est devenu un d’entre nous ».
Dans cette belle formule, Léonce de Byzance – un des plus remarquables théologiens orientaux du VIe siècle – résume le caractère anthropocentrique du dessein salutaire de Dieu. Voilà une affirmation paradoxale : l’anthropocentrisme de l’œuvre de Dieu. Elle pourrait faire sursauter certains de nos contemporains qui ont l’anthropocentrisme en horreur, le considérant comme une impie invention du monde déchu et sécularisé.
Pourtant, c’est bien la philanthropie de Dieu qui est à l’origine de l’incarnation du Verbe. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que tout homme qui croit en lui ne meure pas, mais ait la vie éternelle ». Combien grand doit être l’amour de Dieu pour le monde et l’homme qu’il a créés pour que son Verbe éternel devienne l’un d’entre nous. Aussi grand qu’il soit, cet amour de Dieu pour l’homme n’a rien d’illogique : pourquoi le Créateur n’aimerait-il pas ce qu’il a créé ? Pourquoi Dieu mépriserait l’homme qui est son propre ouvrage ? Pourquoi l’humanité ne serait-elle pas digne d’accueillir son propre Auteur, son Archétype dont elle l’image vraie et vivante ?
Dans cette belle formule, Léonce de Byzance – un des plus remarquables théologiens orientaux du VIe siècle – résume le caractère anthropocentrique du dessein salutaire de Dieu. Voilà une affirmation paradoxale : l’anthropocentrisme de l’œuvre de Dieu. Elle pourrait faire sursauter certains de nos contemporains qui ont l’anthropocentrisme en horreur, le considérant comme une impie invention du monde déchu et sécularisé.
Pourtant, c’est bien la philanthropie de Dieu qui est à l’origine de l’incarnation du Verbe. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que tout homme qui croit en lui ne meure pas, mais ait la vie éternelle ». Combien grand doit être l’amour de Dieu pour le monde et l’homme qu’il a créés pour que son Verbe éternel devienne l’un d’entre nous. Aussi grand qu’il soit, cet amour de Dieu pour l’homme n’a rien d’illogique : pourquoi le Créateur n’aimerait-il pas ce qu’il a créé ? Pourquoi Dieu mépriserait l’homme qui est son propre ouvrage ? Pourquoi l’humanité ne serait-elle pas digne d’accueillir son propre Auteur, son Archétype dont elle l’image vraie et vivante ?
Une nouvelle édition des « Œuvres théologiques » de Mgr Basile Krivochéine (1900-1985) vient de paraître (en russe) à Nijni-Novgorod. Cet ouvrage réunit l’ensemble le plus complet à ce jour des textes théologiques de l’auteur, présentés en fonction des différentes étapes de sa biographie (le Mont Athos, Oxford, Paris, Bruxelles). Le contexte historique de l’époque est mis en parallèle avec le temps « intérieur », le développement, les réflexions et les « acquis » de l’archevêque Basile lui-même.
Une telle approche a été proposée par le rédacteur du livre et auteur des introductions biographiques, le diacre Alexandre Musin (historien de Saint-Pétersbourg), qui travaille depuis des années tant sur l’œuvre de Mgr Basile que sur la biographie de celui-ci. Le résultat en est un épais volume de plus de 700 pages, que l’on peut presque considérer comme une sorte d’ « encyclopédie » de et sur Mgr Basile.
Une telle approche a été proposée par le rédacteur du livre et auteur des introductions biographiques, le diacre Alexandre Musin (historien de Saint-Pétersbourg), qui travaille depuis des années tant sur l’œuvre de Mgr Basile que sur la biographie de celui-ci. Le résultat en est un épais volume de plus de 700 pages, que l’on peut presque considérer comme une sorte d’ « encyclopédie » de et sur Mgr Basile.
"T' irriter contre quelqu' un pour une question matérielle, c' est placer un objet matériel plus haut que ton frère. Mais quoi de plus haut que l' homme? Rien, sur la terre, n' est plus noble que l' homme".
Son père était sacristain dans un petit village des environs d'Archangelsk dans l'extrême nord de la Russie. Jean aimait les longues liturgies. Il poursuivit ses études à l'Académie théologique de Saint-Petersbourg et, malgré bien des peines, il servait Dieu joyeusement : "La tristesse, dira-t-il plus tard, est une apostasie et la mort du cœur." Attaché à la cathédrale de Cronstadt, il évangélisa ce port de guerre où se mêlaient l'injustice sociale, la misère et la dégradation morale.
Pendant 32 ans, il y mena ce ministère pastoral, y ajoutant l'éducation des enfants et puisant sa force dans la Liturgie :"Il n'y a rien de plus vivifiant que la Liturgie" écrit-il dans son journal "Ma vie en Christ". Bientôt les foules vinrent à lui. La poste même dut ouvrir un service spécial pour lui distribuer les lettres qu'il recevait. Apôtre de la communion fréquente, il voyait venir à lui tant de gens pour se confesser qu'il accepta la confession publique. A tous, il communiquait la grâce de la présence du Christ
Son père était sacristain dans un petit village des environs d'Archangelsk dans l'extrême nord de la Russie. Jean aimait les longues liturgies. Il poursuivit ses études à l'Académie théologique de Saint-Petersbourg et, malgré bien des peines, il servait Dieu joyeusement : "La tristesse, dira-t-il plus tard, est une apostasie et la mort du cœur." Attaché à la cathédrale de Cronstadt, il évangélisa ce port de guerre où se mêlaient l'injustice sociale, la misère et la dégradation morale.
Pendant 32 ans, il y mena ce ministère pastoral, y ajoutant l'éducation des enfants et puisant sa force dans la Liturgie :"Il n'y a rien de plus vivifiant que la Liturgie" écrit-il dans son journal "Ma vie en Christ". Bientôt les foules vinrent à lui. La poste même dut ouvrir un service spécial pour lui distribuer les lettres qu'il recevait. Apôtre de la communion fréquente, il voyait venir à lui tant de gens pour se confesser qu'il accepta la confession publique. A tous, il communiquait la grâce de la présence du Christ
"Pourquoi les impressions d’enfance sont-elles si importantes ?
Pourquoi importe-t-il tant d’emplir le cœur et l’intelligence de l’enfant de lumière et de bonté dès la plus tendre jeunesse ? Il y a chez les enfants de la confiance, de la simplicité, de la douceur, de la capacité à s’attendrir, à compatir, il y a de l’imagination mais pas de cruauté ni d’endurcissement. C’est précisément le terrain qui produit une moisson trente, soixante et cent fois supérieure au grain semé. Lorsque, plus tard, l’âme se pétrifie et se durcit, les perceptions de l’enfance peuvent de nouveau purifier et sauver l’adulte. C’est pourquoi il est important de rapprocher les enfants le plus près possible de l’Eglise, ils y trouveront de la nourriture pour toute leur vie. " (p.180)
Pourquoi importe-t-il tant d’emplir le cœur et l’intelligence de l’enfant de lumière et de bonté dès la plus tendre jeunesse ? Il y a chez les enfants de la confiance, de la simplicité, de la douceur, de la capacité à s’attendrir, à compatir, il y a de l’imagination mais pas de cruauté ni d’endurcissement. C’est précisément le terrain qui produit une moisson trente, soixante et cent fois supérieure au grain semé. Lorsque, plus tard, l’âme se pétrifie et se durcit, les perceptions de l’enfance peuvent de nouveau purifier et sauver l’adulte. C’est pourquoi il est important de rapprocher les enfants le plus près possible de l’Eglise, ils y trouveront de la nourriture pour toute leur vie. " (p.180)
Puisque le Nouvel An est le début de l'époque de l'année, nous devons rassembler dans notre âme ces pensées, sentiments et dispositions qui dirigeront nos affaires tout au long de l'année d'une manière chrétienne. Nous trouverons ceci au moment où nous aurons à l'esprit ce que le Jour de l'An est dans la vie spirituelle. Dans la vie spirituelle, le Jour de l'An, c'est quand celui qui a vécu avec négligence devient zélé pour le salut et pour plaire à Dieu. Quand on prend cette résolution, alors tout est reconstruit à nouveau à la fois intérieurement et extérieurement, sur de nouveaux commencements, les anciens meurent et tout est nouveau. Si vous avez ce sentiment, renouvelez-le, sinon, acquerrez-le et pour vous ce sera le Jour de l'An.
Vladimir Golovanow
Causerie du père Alexandre Schmemann sur "Radio Liberté". Traduction et sous titres VG.
Une différence énorme
Nous vivons dans l'ère du triomphe de l'idéologie - un mot horrible qui, en fait, apparu très récemment et a empoisonné notre monde et nos vies de façon quasi irrémédiable. Qu'est-ce qu'une idéologie? C'est une doctrine ou une théorie qui non seulement prétend être une vérité totale et absolue, mais qui en plus prescrit des comportements individuels et des actes. L'idéologie, au fond, c'est bien évidement un ersatz, un substitut de la religion. Mais la différence entre religion et idéologie, et c'est une différence énorme, c'est que la religion, la foi, c'est toujours quelque chose de très individuel, impossible sans une profonde expérience personnelle et intérieure, tandis que l'idéologie, toute idéologie, commence toujours par nier tout ce qu'il y a de personnel et le rejette comme inutile.
Causerie du père Alexandre Schmemann sur "Radio Liberté". Traduction et sous titres VG.
Une différence énorme
Nous vivons dans l'ère du triomphe de l'idéologie - un mot horrible qui, en fait, apparu très récemment et a empoisonné notre monde et nos vies de façon quasi irrémédiable. Qu'est-ce qu'une idéologie? C'est une doctrine ou une théorie qui non seulement prétend être une vérité totale et absolue, mais qui en plus prescrit des comportements individuels et des actes. L'idéologie, au fond, c'est bien évidement un ersatz, un substitut de la religion. Mais la différence entre religion et idéologie, et c'est une différence énorme, c'est que la religion, la foi, c'est toujours quelque chose de très individuel, impossible sans une profonde expérience personnelle et intérieure, tandis que l'idéologie, toute idéologie, commence toujours par nier tout ce qu'il y a de personnel et le rejette comme inutile.
V.G.
Dans le calendrier julien, chez les romains, c'était la fête de la naissance du Sol Invictus (le Soleil Invaincu) car c'était le jour du solstice d'hiver : c'est en effet à partir de cette date que les jours se rallongent : le soleil renaît... Bien entendu cette fête est très ancienne: on peut imaginer nos ancêtres inquiets de cette progressive disparition de la lumière. Le soleil va-t-il disparaître complètement? Et quelle joie en ce jour qui marque le retour à l'accroissement, la renaissance de la lumière…
Pour nous il s'agit de la lumière divine: Fiat lux! "Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence." (Tropaire de Noël). La première mention de la fête de Noël au 24 Décembre se trouve dans le calendrier romain des martyrs (le Martyrologue de 354 établi à partir d’un texte qui remonte à 336)." St Jérôme et St Léon écrivent sur le Mystère de Noël: "Jusqu’à ce jour les ténèbres croissaient, à partir d’aujourd’hui elles décroissent : la lumière croit, décroissent les ténèbres : le jour croit, l’erreur décroît, la vérité s’avance. Aujourd’hui naît notre soleil de justice ..." (St Jérôme, 347-420), St Augustin vers 415 dit: "Nous fêtons en ce jour, non le soleil, mais celui qui à fait le soleil et, en 425, l'empereur Théodose II codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël.
Ainsi cette fête est liée au solstice d'hiver qui apparaît comme un signe cosmique: c'est là que l'univers entier célèbre la naissance de la Lumière. Cette année c'était, objectivement, le 22 décembre et on peut se demander comment justifier le décalage des dates que nous constatons.
Dans le calendrier julien, chez les romains, c'était la fête de la naissance du Sol Invictus (le Soleil Invaincu) car c'était le jour du solstice d'hiver : c'est en effet à partir de cette date que les jours se rallongent : le soleil renaît... Bien entendu cette fête est très ancienne: on peut imaginer nos ancêtres inquiets de cette progressive disparition de la lumière. Le soleil va-t-il disparaître complètement? Et quelle joie en ce jour qui marque le retour à l'accroissement, la renaissance de la lumière…
Pour nous il s'agit de la lumière divine: Fiat lux! "Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence." (Tropaire de Noël). La première mention de la fête de Noël au 24 Décembre se trouve dans le calendrier romain des martyrs (le Martyrologue de 354 établi à partir d’un texte qui remonte à 336)." St Jérôme et St Léon écrivent sur le Mystère de Noël: "Jusqu’à ce jour les ténèbres croissaient, à partir d’aujourd’hui elles décroissent : la lumière croit, décroissent les ténèbres : le jour croit, l’erreur décroît, la vérité s’avance. Aujourd’hui naît notre soleil de justice ..." (St Jérôme, 347-420), St Augustin vers 415 dit: "Nous fêtons en ce jour, non le soleil, mais celui qui à fait le soleil et, en 425, l'empereur Théodose II codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël.
Ainsi cette fête est liée au solstice d'hiver qui apparaît comme un signe cosmique: c'est là que l'univers entier célèbre la naissance de la Lumière. Cette année c'était, objectivement, le 22 décembre et on peut se demander comment justifier le décalage des dates que nous constatons.
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