Plateforme libre de discussion |
"Le bien et le mal ne sont pas un ensemble de bonnes ou de mauvaises actions. C'est une force bonne ou mauvaise qui s'empare de l'homme. La force, la pression de l'élément maléfique sont immenses. Les actes en eux-mêmes n'ont guère d'importance (religieuse).
Des actes "bons" quant à leur résultat (aider, donner à manger, etc.)peuvent être mauvais en réalité, lorsqu'ils viennent d'un homme possédé par le mal; et des actes manqués, stupides et même nuisibles peuvent être bons si, à leur source, il y a de bonnes intentions" (p. 74)
Des actes "bons" quant à leur résultat (aider, donner à manger, etc.)peuvent être mauvais en réalité, lorsqu'ils viennent d'un homme possédé par le mal; et des actes manqués, stupides et même nuisibles peuvent être bons si, à leur source, il y a de bonnes intentions" (p. 74)
LES CONFESSIONS DE SAINT AUGUSTIN ( 354 - 430)
Pendant ces neuf années de mon âge, de dix-neuf à vingt-huit, je demeurai dans cet esclavage, séduit et séducteur, au gré de mes instincts déréglés; je trompais en public par les sciences dites libérales; en secret, par le mensonge d’une fausse religion : ici, jouet de l’orgueil, là, de la superstition, partout de la vanité. Épris du vide de la gloire populaire, j’en étais venu à jalouser les applaudissements du théâtre, les luttes de poésie, la poursuite des couronnes de foin, les bagatelles des spectacles, toutes les intempérances du libertinage.
Et demandant d’autre part d’être purifié de ces souillures, j’apportais des aliments à ces saints, à ces élus de Manès, pour que l’alambic de leur estomac en exprimât à mon intention des anges et des dieux libérateurs. Telle était l’extravagance des opinions et des pratiques que je professais avec mes amis, par moi et comme moi séduits.
Pendant ces neuf années de mon âge, de dix-neuf à vingt-huit, je demeurai dans cet esclavage, séduit et séducteur, au gré de mes instincts déréglés; je trompais en public par les sciences dites libérales; en secret, par le mensonge d’une fausse religion : ici, jouet de l’orgueil, là, de la superstition, partout de la vanité. Épris du vide de la gloire populaire, j’en étais venu à jalouser les applaudissements du théâtre, les luttes de poésie, la poursuite des couronnes de foin, les bagatelles des spectacles, toutes les intempérances du libertinage.
Et demandant d’autre part d’être purifié de ces souillures, j’apportais des aliments à ces saints, à ces élus de Manès, pour que l’alambic de leur estomac en exprimât à mon intention des anges et des dieux libérateurs. Telle était l’extravagance des opinions et des pratiques que je professais avec mes amis, par moi et comme moi séduits.
Extrait des causeries du saint père Varsanofi du monastère d’Optino avec ses fidèles
Chez nous, au monastère du désert d’Optino, les moines vivent au minimum par deux dans les cellules. Cette règle permet de parer à une hallucination démoniaque et de prier en cette circonstance pour son compagnon ; elle permet également en ce cas de frapper à la cellule voisine pour demander de l’aide.
Cet ordre de vie a été adopté après un évènement précis. Autrefois les moines vivaient en solitaires et voici qu’il advint, après la prière du soir, qu’un moine vit assis dans sa cellule un homme âgé. Cet homme s’adressa à lui :
« Que fais-tu ici ? Reviens dans le siècle à tes occupations précédentes. Tu apporteras bien plus de bienfaits au monde. Tu toucheras un bon salaire, tu vivras dans le plaisir, tu te marieras… »
Le moine lui répondit : « Mais comment sortirai-je d’ici, les portes du monastère sont closes ? »
Et cet étrange individu lui répondit :
« Sois sans inquiétude, souhaites-le simplement et je te transporterai aussitôt par-dessus la clôture. Devant le portail, une troïka attelée t’attend déjà ! »
Chez nous, au monastère du désert d’Optino, les moines vivent au minimum par deux dans les cellules. Cette règle permet de parer à une hallucination démoniaque et de prier en cette circonstance pour son compagnon ; elle permet également en ce cas de frapper à la cellule voisine pour demander de l’aide.
Cet ordre de vie a été adopté après un évènement précis. Autrefois les moines vivaient en solitaires et voici qu’il advint, après la prière du soir, qu’un moine vit assis dans sa cellule un homme âgé. Cet homme s’adressa à lui :
« Que fais-tu ici ? Reviens dans le siècle à tes occupations précédentes. Tu apporteras bien plus de bienfaits au monde. Tu toucheras un bon salaire, tu vivras dans le plaisir, tu te marieras… »
Le moine lui répondit : « Mais comment sortirai-je d’ici, les portes du monastère sont closes ? »
Et cet étrange individu lui répondit :
« Sois sans inquiétude, souhaites-le simplement et je te transporterai aussitôt par-dessus la clôture. Devant le portail, une troïka attelée t’attend déjà ! »
Claude Lopez-Ginisty donne la traduction d'un article très intéressant sur le weblog Orthodoxologie. En expliquant la fabrication des "tchotki", nom russe de cette corde à nœuds utilisée comme chapelet pour dire la prière de Jésus, l'article montre bien un coté très caractéristique de cet aspes essentiel de la pratique orthodoxe: la prière individuelle. Je propose ci-dessous une version à peine abrégée de l'article
Entretiens de Saint Varsonofy (1845-1913) du monastère du désert d’Optino
Il est actuellement répandu et ceci non seulement chez les laïcs mais aussi dans le clergé de penser que les souffrances éternelles ne sont pas compatibles avec l’infinie miséricorde divine.
Il s’agit là d’une incompréhension manifeste.
Les souffrances et la béatitude éternelles ne nous viennent pas du monde extérieur, elles existent en nous. L’on part vers la Vie Éternelle avec l’âme que l’on s’est forgée. Les maladies corporelles peuvent conduire à la mort. Mais l’âme qui est atteinte par toute sorte de maladies se met à cruellement souffrir lorsqu’elle passe dans la vie éternelle. La méchanceté, la colère, l’irritabilité, la dépravation et d’autres maux de l’âme sont des reptiles qui nous suivent dans la Vie Éternelle.
Le but de notre existence terrestre consiste à écraser ces reptiles. Une âme pécheresse non purifiée par la repentance ne peut séjourner dans la communauté des saints. Une telle âme située au paradis ne s’y serait pas sentie à sa place à un tel point qu’elle voudrait s’en aller. En effet, comment se perçoit une débauchée parmi des personnes chastes ? Une personne méchante en compagnie de gens remplis d’amour ?
Il est actuellement répandu et ceci non seulement chez les laïcs mais aussi dans le clergé de penser que les souffrances éternelles ne sont pas compatibles avec l’infinie miséricorde divine.
Il s’agit là d’une incompréhension manifeste.
Les souffrances et la béatitude éternelles ne nous viennent pas du monde extérieur, elles existent en nous. L’on part vers la Vie Éternelle avec l’âme que l’on s’est forgée. Les maladies corporelles peuvent conduire à la mort. Mais l’âme qui est atteinte par toute sorte de maladies se met à cruellement souffrir lorsqu’elle passe dans la vie éternelle. La méchanceté, la colère, l’irritabilité, la dépravation et d’autres maux de l’âme sont des reptiles qui nous suivent dans la Vie Éternelle.
Le but de notre existence terrestre consiste à écraser ces reptiles. Une âme pécheresse non purifiée par la repentance ne peut séjourner dans la communauté des saints. Une telle âme située au paradis ne s’y serait pas sentie à sa place à un tel point qu’elle voudrait s’en aller. En effet, comment se perçoit une débauchée parmi des personnes chastes ? Une personne méchante en compagnie de gens remplis d’amour ?
QU’EST-CE QUE LE TEMPS?
Il n’y a donc pas eu de temps où vous n’ayez rien fait, puisque vous aviez déjà fait le temps. Et nul temps ne vous est coéternel, car vous demeurez; et si le temps demeurait, il cesserait d’être temps. Qu’est-ce donc que le temps? Qui pourra le dire clairement et en peu de mots? Qui pourra le saisir même par la pensée, pour traduire cette conception en paroles? Quoi de plus connu, quoi de plus familièrement présent à nos entretiens, que le temps? Et quand nous en parlons, nous concevons ce que nous disons; et nous concevons ce qu’on nous dit quand on nous en parle.
Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne m’interroge, je le sais; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore. Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent.
Il n’y a donc pas eu de temps où vous n’ayez rien fait, puisque vous aviez déjà fait le temps. Et nul temps ne vous est coéternel, car vous demeurez; et si le temps demeurait, il cesserait d’être temps. Qu’est-ce donc que le temps? Qui pourra le dire clairement et en peu de mots? Qui pourra le saisir même par la pensée, pour traduire cette conception en paroles? Quoi de plus connu, quoi de plus familièrement présent à nos entretiens, que le temps? Et quand nous en parlons, nous concevons ce que nous disons; et nous concevons ce qu’on nous dit quand on nous en parle.
Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne m’interroge, je le sais; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore. Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent.
Un texte fondateur
Comme l'écrit Mgr Ware (cf. article précédent) le projet alternatif prend la lettre du patriarche Alexis II, adressée au clergé et aux fidèles orthodoxes d’origine et de tradition russe en Europe Occidentale le 1 avril 2003, comme texte fondateur: il propose la " … création en Europe Occidentale d’une Métropole réunissant plusieurs diocèses et incluant toutes les paroisses, les monastères et les communautés orthodoxes d’origine et de tradition russe qui souhaiteraient la rejoindre. Nous prévoyons d’accorder à cette Métropole les droits de l’Autonomie avec élection du Métropolite par le Concile Métropolitain, composé des évêques, des clercs et des laïcs, selon les statuts qu’il sera nécessaire d’élaborer avec le concours des représentants de toutes les parties de la diaspora orthodoxe d’origine russe présente dans les pays d’Europe Occidentale. (…) Nous fondons notre espoir que la Nouvelle Métropole autonome, qui réunira tous les fidèles de tradition orthodoxe russe des pays d’Europe Occidentale, servira au moment choisi par Dieu, de creuset à l’organisation de la future Eglise orthodoxe Locale multiethnique en Europe Occidentale, construite dans un esprit de conciliarité par tous les fidèles orthodoxes se trouvant dans ces pays."
Comme l'écrit Mgr Ware (cf. article précédent) le projet alternatif prend la lettre du patriarche Alexis II, adressée au clergé et aux fidèles orthodoxes d’origine et de tradition russe en Europe Occidentale le 1 avril 2003, comme texte fondateur: il propose la " … création en Europe Occidentale d’une Métropole réunissant plusieurs diocèses et incluant toutes les paroisses, les monastères et les communautés orthodoxes d’origine et de tradition russe qui souhaiteraient la rejoindre. Nous prévoyons d’accorder à cette Métropole les droits de l’Autonomie avec élection du Métropolite par le Concile Métropolitain, composé des évêques, des clercs et des laïcs, selon les statuts qu’il sera nécessaire d’élaborer avec le concours des représentants de toutes les parties de la diaspora orthodoxe d’origine russe présente dans les pays d’Europe Occidentale. (…) Nous fondons notre espoir que la Nouvelle Métropole autonome, qui réunira tous les fidèles de tradition orthodoxe russe des pays d’Europe Occidentale, servira au moment choisi par Dieu, de creuset à l’organisation de la future Eglise orthodoxe Locale multiethnique en Europe Occidentale, construite dans un esprit de conciliarité par tous les fidèles orthodoxes se trouvant dans ces pays."
Nous approchons du Triomphe de l'Orthodoxie que nous allons célébrer tous ensemble dans bien des endroits (même à Lyon, pour la première fois), en un grand élan unitaire. Pour autant nos divergences ne vont pas disparaître et, en premier lieu, nos différences d'approche d'un projet pour l'Orthodoxie en Europe occidentale. Les récents débats ont montré que là se tient une part importante des désaccords entre Orthodoxes d'Europe et Mgr Ware l'a bien mis en lumière dans une conférence donnée en 2005: "… la lettre du patriarche Alexis II a mis en évidence l’existence de deux visions qui s’affrontent et nous divisent. Selon la première vision, il faut préalablement travailler à l’unification des juridictions russes en Europe occidentale, sous la présidence d’un métropolite relevant du patriarcat de Moscou, à partir de quoi se dégagerait la possibilité d’une mise en place progressive d’une Église locale multinationale, dont l’Église russe serait la garante. L’autre approche, qui, personnellement, me semble de loin préférable, s’appuie sur le fait que, déjà dans l’archevêché des églises orthodoxes de tradition russe sous la juridiction du patriarcat de Constantinople, il y a la promesse d’une Église locale multinationale."
Je ne connais aucune étude compète de ces DEUX projets et je vais essayer d'en proposer une modeste analyse à partir des informations et des impressions que j'ai pu rassembler durant mes nombreuses années de pratique des personnes concernées et la lecture des textes de différentes sources. Cet article n'est ni à un tableau exhaustif ni une étude scientifique: ce n'est qu'une 1ère approche et j'espère qu'il y aura suffisamment de commentaires éclairés et de bonne volonté pour compléter ce tableau.
Je ne connais aucune étude compète de ces DEUX projets et je vais essayer d'en proposer une modeste analyse à partir des informations et des impressions que j'ai pu rassembler durant mes nombreuses années de pratique des personnes concernées et la lecture des textes de différentes sources. Cet article n'est ni à un tableau exhaustif ni une étude scientifique: ce n'est qu'une 1ère approche et j'espère qu'il y aura suffisamment de commentaires éclairés et de bonne volonté pour compléter ce tableau.
Le 9 février l'Église Orthodoxe commémore la translation des reliques de Saint Jean Chrysostome
Evêque de Constantinople, Docteur de l'Eglise
Le 30 janvier, les Eglises d'Orient font mémoire de la translation, à Constantinople, des reliques de saint Jean Chrysostome que l'Eglise d'Occident célèbre le 13 septembre. Son surnom 'Chrysostome' veut dire 'bouche d'or'. Il soutint la foi catholique même contre la pression du pouvoir impérial. Ce qui lui valut d'être destitué de son siège patriarcal de Constantinople et d'être exilé sur les bords de la mer Noire, aux confins du Caucase, à Soukhoumi en Abkhazie géorgienne.
Lire aussi: Benoît XVI lors des audiences générales des 19 et 26 septembre 2007
Un pére de la doctrine sociale chrétienne
Le Pape a évoqué sa nomination en 397 comme évêque de Constantinople, capitale de l'empire romain d'orient, puis son projet de réforme de l'Eglise. "L'austérité de sa résidence -a précisé le Saint-Père- devait être un exemple pour tous", comme fut exemplaire "sa sollicitude envers les pauvres qui le fit surnommer l'aumônier... Il créa des institutions caritatives très appréciées".
Evêque de Constantinople, Docteur de l'Eglise
Le 30 janvier, les Eglises d'Orient font mémoire de la translation, à Constantinople, des reliques de saint Jean Chrysostome que l'Eglise d'Occident célèbre le 13 septembre. Son surnom 'Chrysostome' veut dire 'bouche d'or'. Il soutint la foi catholique même contre la pression du pouvoir impérial. Ce qui lui valut d'être destitué de son siège patriarcal de Constantinople et d'être exilé sur les bords de la mer Noire, aux confins du Caucase, à Soukhoumi en Abkhazie géorgienne.
Lire aussi: Benoît XVI lors des audiences générales des 19 et 26 septembre 2007
Un pére de la doctrine sociale chrétienne
Le Pape a évoqué sa nomination en 397 comme évêque de Constantinople, capitale de l'empire romain d'orient, puis son projet de réforme de l'Eglise. "L'austérité de sa résidence -a précisé le Saint-Père- devait être un exemple pour tous", comme fut exemplaire "sa sollicitude envers les pauvres qui le fit surnommer l'aumônier... Il créa des institutions caritatives très appréciées".
Nicolas Werth, l’auteur du Livre noir du communisme vient de publier une recherche consacrée à la Grande Terreur: L’ivrogne et la marchande de fleurs (« Taillandier »). Le principal sujet en est l’étude du know how de la répression de 1937-1938 et du contingentement de ses victimes, hors « nomenklatura » et membres de base du parti. L’approche est certes nouvelle, mais quant à l’envergure du processus ceux qui se souviennent de La grande terreur de Robert Conquest et, bien sûr, de l’Archipel ne feront pas de grandes découvertes, si ce n’est celle du déchaînement de cruauté chez les bourreaux du NKVD qui a atteint un paroxysme tel qu’il est difficile d’en trouver des précédents dans l’histoire. Les musées de la torture au Moyen Age font piètre figure comparés aux prisons et aux « polygones » du NKVD.
Comment le nombre des évêques en chaire s’est-il en ex URSS réduit à quatre en 1940 ? Nicolas Werth a des réponses.
Comment le nombre des évêques en chaire s’est-il en ex URSS réduit à quatre en 1940 ? Nicolas Werth a des réponses.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 7 Février 2010 à 10:10
|
1 commentaire
|
Permalien
|
Trackbacks (0)
SAINTE XENIA DE SAINT-PETERSBOURG
Elle s'endormit dans le Seigneur à l'âge de 71 ans et sa sépulture fut l'objet d'un véritable culte. Le tsar Alexandre III ayant été très gravement atteint lors d'un attentat au 19e siècle attribua sa guérison à sainte Xenia qu'il avait priée.
Elle fut canonisée en 1987 par le patriarcat de Moscou.
* * *
Xénia Grigorievna Pétrova était mariée à un brillant colonel de l'armée impériale, également chantre à la cour, et menait une vie mondaine et aisée au sein de l'aristocratie de la capitale. Le décès subit de son époux, alors qu'elle n'avait que vingt-six ans, la plongea dans un profond désarroi et lui fit réaliser la vanité de tout attachement terrestre. Elle entreprit alors de se libérer de tout ce qui la retenait à la terre pour se mettre en marche vers le Royaume de Dieu par la voie la plus étroite et la plus difficile: la folie pour le Christ.
Elle se consacrait ainsi à la prière pour l'âme de son mari défunt qui est décédé sans les secours de l'Église. Elle avait reçu de Dieu le don de voyance et prédisait la fin des simples mortels. Son comportement changea complètement, et en la voyant distribuer ses biens en dons et en aumônes, ses proches crurent que son deuil lui avait fait perdre la tête. Elle avait revêtu le costume militaire de son mari et ne répondait que lorsqu'on s'adressait à elle avec le nom du défunt. Sans gîte, pieds nus et bientôt revêtue été comme hiver des mêmes haillons bariolés, elle allait par les rues des quartiers pauvres, en s'offrant avec douceur et résignation, à l'image du Christ en Sa Passion, aux moqueries et aux mauvaises farces des garnements.
Elle s'endormit dans le Seigneur à l'âge de 71 ans et sa sépulture fut l'objet d'un véritable culte. Le tsar Alexandre III ayant été très gravement atteint lors d'un attentat au 19e siècle attribua sa guérison à sainte Xenia qu'il avait priée.
Elle fut canonisée en 1987 par le patriarcat de Moscou.
* * *
Xénia Grigorievna Pétrova était mariée à un brillant colonel de l'armée impériale, également chantre à la cour, et menait une vie mondaine et aisée au sein de l'aristocratie de la capitale. Le décès subit de son époux, alors qu'elle n'avait que vingt-six ans, la plongea dans un profond désarroi et lui fit réaliser la vanité de tout attachement terrestre. Elle entreprit alors de se libérer de tout ce qui la retenait à la terre pour se mettre en marche vers le Royaume de Dieu par la voie la plus étroite et la plus difficile: la folie pour le Christ.
Elle se consacrait ainsi à la prière pour l'âme de son mari défunt qui est décédé sans les secours de l'Église. Elle avait reçu de Dieu le don de voyance et prédisait la fin des simples mortels. Son comportement changea complètement, et en la voyant distribuer ses biens en dons et en aumônes, ses proches crurent que son deuil lui avait fait perdre la tête. Elle avait revêtu le costume militaire de son mari et ne répondait que lorsqu'on s'adressait à elle avec le nom du défunt. Sans gîte, pieds nus et bientôt revêtue été comme hiver des mêmes haillons bariolés, elle allait par les rues des quartiers pauvres, en s'offrant avec douceur et résignation, à l'image du Christ en Sa Passion, aux moqueries et aux mauvaises farces des garnements.
Originaire d'Arta dans l'Epire en Grèce, il partit, jeune adolescent, à Florence faire ses études classiques. Il suivit avec enthousiasme le dominicain Savonarole dans son mouvement de rénovation religieuse et spirituelle qui se termina tragiquement.
Saint Maxime, une fois ses études terminées, se rendit sur la Sainte Montagne de l'Athos, au monastère de Vatopedi, dans l'étude et la méditation. Appelé par le prince russe, Basile Ivanovitch, il vient en Russie pour traduire en slavon le psautier et d'autres livres liturgiques dont la traduction du grec était très imparfaite. Après avoir effectué ce travail, on l'obligea à rester pour continuer d'autres traductions.
Mais, accusé par certains de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il fut condamné pour hérésie et relégué au monastère de Volokolamsk. On lui reprochait notamment de défendre la primauté du siège de Constantinople contre les prétentions de Moscou de s'y substituer comme "troisième Rome".
Saint Maxime, une fois ses études terminées, se rendit sur la Sainte Montagne de l'Athos, au monastère de Vatopedi, dans l'étude et la méditation. Appelé par le prince russe, Basile Ivanovitch, il vient en Russie pour traduire en slavon le psautier et d'autres livres liturgiques dont la traduction du grec était très imparfaite. Après avoir effectué ce travail, on l'obligea à rester pour continuer d'autres traductions.
Mais, accusé par certains de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il fut condamné pour hérésie et relégué au monastère de Volokolamsk. On lui reprochait notamment de défendre la primauté du siège de Constantinople contre les prétentions de Moscou de s'y substituer comme "troisième Rome".
EXCUSE ET PARDON
10. N'ayez point de disputes ou terminez-les au plus tôt; que la colère ne devienne pas de la haine, le simple fétu, une poutre énorme et l'âme homicide; car il est écrit . « Celui qui hait son frère est homicide (1). »
Quiconque en outrageant, en maudissant ou même en imputant un crime, a blessé quelqu'un, doit s'empresser de réparer au plus tôt le mal qu'il a fait, et celui qui a été blessé pardonner sans discussion.
S'ils se sont blessés mutuellement, mutuellement ils doivent se pardonner, comme vous y obligent ces prières que vous devez faire d'autant plus saintement que vous les répétez plus souvent.
Mieux vaut celui qui souvent tenté de colère, s'empresse de demander pardon à celui qu'il reconnaît avoir offensé, que cet autre qui plus lent à se fâcher, est aussi plus lent à s'excuser. Celui qui ne veut point pardonner à son frère ne doit pas espérer d'être exaucé dans sa prière, et celui qui ne veut jamais demander pardon ou qui ne le demande pas sincèrement, n'a aucune raison de demeurer dans le monastère, quoiqu'on ne l'en chasse pas.
Evitez donc entre vous les paroles amères, et s'il en échappe à votre bouche, que votre bouche s'empresse de guérir la blessure qu'elle a faite. Quand, pour la correction des mœurs, la nécessité de la règle vous pousse à dire des paroles dures, eussiez-vous excédé dans le mode, on n'exige pas que vous demandiez pardon à ceux qui vous sont soumis, dans la crainte qu'en donnant trop à l'humilité, vous ne rompiez auprès d'eux le lien de l'autorité.
10. N'ayez point de disputes ou terminez-les au plus tôt; que la colère ne devienne pas de la haine, le simple fétu, une poutre énorme et l'âme homicide; car il est écrit . « Celui qui hait son frère est homicide (1). »
Quiconque en outrageant, en maudissant ou même en imputant un crime, a blessé quelqu'un, doit s'empresser de réparer au plus tôt le mal qu'il a fait, et celui qui a été blessé pardonner sans discussion.
S'ils se sont blessés mutuellement, mutuellement ils doivent se pardonner, comme vous y obligent ces prières que vous devez faire d'autant plus saintement que vous les répétez plus souvent.
Mieux vaut celui qui souvent tenté de colère, s'empresse de demander pardon à celui qu'il reconnaît avoir offensé, que cet autre qui plus lent à se fâcher, est aussi plus lent à s'excuser. Celui qui ne veut point pardonner à son frère ne doit pas espérer d'être exaucé dans sa prière, et celui qui ne veut jamais demander pardon ou qui ne le demande pas sincèrement, n'a aucune raison de demeurer dans le monastère, quoiqu'on ne l'en chasse pas.
Evitez donc entre vous les paroles amères, et s'il en échappe à votre bouche, que votre bouche s'empresse de guérir la blessure qu'elle a faite. Quand, pour la correction des mœurs, la nécessité de la règle vous pousse à dire des paroles dures, eussiez-vous excédé dans le mode, on n'exige pas que vous demandiez pardon à ceux qui vous sont soumis, dans la crainte qu'en donnant trop à l'humilité, vous ne rompiez auprès d'eux le lien de l'autorité.
Écrit par Liza Belozerova
Le 25 janvier est une date officielle : les étudiants russes ont le droit légal de faire la fête et de profiter pleinement du libertinage estudiantin.
Des discothèques, des concerts, des feux d’artifice : on sort dans les rues, on se défoule, on embrasse toutes les Tatianas, on fête sans aucune limite et avec tout son cœur la fin des examens d’hiver et le jour des étudiants. Soit pour célébrer les années estudiantines soit pour s’en souvenir, cette date rassemble tous les étudiants du pays, anciens et actuels, et le professorat dans un seul élan de joie et de débauche. La tradition fortement ancrée dans la mentalité russe, étouffée pendant l’époque soviétique, est en train de s’épanouir de nouveau depuis 1992.
Le 25 janvier est une date officielle : les étudiants russes ont le droit légal de faire la fête et de profiter pleinement du libertinage estudiantin.
Des discothèques, des concerts, des feux d’artifice : on sort dans les rues, on se défoule, on embrasse toutes les Tatianas, on fête sans aucune limite et avec tout son cœur la fin des examens d’hiver et le jour des étudiants. Soit pour célébrer les années estudiantines soit pour s’en souvenir, cette date rassemble tous les étudiants du pays, anciens et actuels, et le professorat dans un seul élan de joie et de débauche. La tradition fortement ancrée dans la mentalité russe, étouffée pendant l’époque soviétique, est en train de s’épanouir de nouveau depuis 1992.
Philarète (né Basile Drozdov en 1782) fut métropolite de Moscou de 1821 à 1867, il est mort le 19 novembre 1867.
Il fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle.
"Saint Philarète de Moscou, qui avait introduit l’usage du russe dans les séminaires, lisait d’abord Saint Grégoire de Nazianze en latin" Source: diocèse de Bordeaux
"Comme le notait le saint évêque Philarète de Moscou au XIXe s., la vraie et sainte Tradition ne consiste pas uniquement en une transmission visible et verbale des enseignements, des règles, des institutions et des rites : elle est en même temps une communication invisible et actuelle de grâce et de sanctification"
A lire aussi: Calendrier Orthodoxe - Fêtes et Saints de la Sainte Eglise Orthodoxe
Il fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle.
"Saint Philarète de Moscou, qui avait introduit l’usage du russe dans les séminaires, lisait d’abord Saint Grégoire de Nazianze en latin" Source: diocèse de Bordeaux
"Comme le notait le saint évêque Philarète de Moscou au XIXe s., la vraie et sainte Tradition ne consiste pas uniquement en une transmission visible et verbale des enseignements, des règles, des institutions et des rites : elle est en même temps une communication invisible et actuelle de grâce et de sanctification"
A lire aussi: Calendrier Orthodoxe - Fêtes et Saints de la Sainte Eglise Orthodoxe
Des orthodoxes célèbrent le baptême du Christ sur la rive du Jourdain
Plusieurs milliers de chrétiens orthodoxes ont bravé la pluie sur les rives du Jourdain lundi pour célébrer le baptême du Christ, en s'immergeant dans des baignoires en plastique remplies d'eau boueuse de la rivière.
Des fidèles de plusieurs communautés chrétiennes d'Orient ont pris part à la cérémonie conduite par le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Theophilos III, qui pour l'occasion a lancé dans la rivière une croix décorée de fleurs et lâché des colombes.
Plusieurs fidèles se sont par la suite immergées dans les baignoires ou versé des sceaux d'eau sur leurs têtes alors que les forces de sécurité israéliennes les empêchaient d'approcher la rivière, une frontière étroitement surveillée entre la Cisjordanie occupée et la Jordanie.
"C'est un jour très important pour nous chrétiens, et je suis venue avec mon fils pour le baptiser en ce lieu sacré où le Christ a été baptisé", explique Medina, 28 ans, venue avec une délégation d'Erythréens et d'Ethiopiens travaillant en Israël.
Plusieurs milliers de chrétiens orthodoxes ont bravé la pluie sur les rives du Jourdain lundi pour célébrer le baptême du Christ, en s'immergeant dans des baignoires en plastique remplies d'eau boueuse de la rivière.
Des fidèles de plusieurs communautés chrétiennes d'Orient ont pris part à la cérémonie conduite par le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Theophilos III, qui pour l'occasion a lancé dans la rivière une croix décorée de fleurs et lâché des colombes.
Plusieurs fidèles se sont par la suite immergées dans les baignoires ou versé des sceaux d'eau sur leurs têtes alors que les forces de sécurité israéliennes les empêchaient d'approcher la rivière, une frontière étroitement surveillée entre la Cisjordanie occupée et la Jordanie.
"C'est un jour très important pour nous chrétiens, et je suis venue avec mon fils pour le baptiser en ce lieu sacré où le Christ a été baptisé", explique Medina, 28 ans, venue avec une délégation d'Erythréens et d'Ethiopiens travaillant en Israël.
Extraits du texte :
« L’ecclésiologie de saint Basile le Grand », par Mgr Basile (Krivochéine)
Il n’est pas si facile de parler de l’ecclésiologie de saint Basile le Grand. Saint Basile lui-même n’a laissé aucun traité où il exposerait sa doctrine sur l’Église. Nulle part il n’en parle d’une manière systématique. On est donc obligé de chercher dans ses œuvres des passages, dispersés un peu partout, où il aborde la question, toujours en passant d’ailleurs, et généralement très brièvement .
Saint Basile oppose l’unité des membres du corps du Christ aux divisions des églises de son temps : « Nous serions vraiment les plus étranges de tous les hommes, si nous trouvions notre plaisir dans des schismes et des divisions des églises, et si nous ne regardions pas comme le plus grand des biens l’union des membres du corps du Christ ». C’est par l’amour que les membres de ce corps, divisés par l’espace, sont unis .
« Que pourrait-il, en effet », écrit saint Basile, « y avoir de plus agréable que de voir ceux qui sont séparés par une telle étendue de pays, rattachés dans le corps du Christ en une seule harmonie de membres par l’union qu’opère l’amour et la charité »
Parmi les apôtres saint Basile paraît donner une place particulière à certains sans préciser pourtant en quoi elle consiste. C’est d’abord le groupe des trois apôtres présents à la Transfiguration, Pierre, Jean et Jacques.
« L’ecclésiologie de saint Basile le Grand », par Mgr Basile (Krivochéine)
Il n’est pas si facile de parler de l’ecclésiologie de saint Basile le Grand. Saint Basile lui-même n’a laissé aucun traité où il exposerait sa doctrine sur l’Église. Nulle part il n’en parle d’une manière systématique. On est donc obligé de chercher dans ses œuvres des passages, dispersés un peu partout, où il aborde la question, toujours en passant d’ailleurs, et généralement très brièvement .
Saint Basile oppose l’unité des membres du corps du Christ aux divisions des églises de son temps : « Nous serions vraiment les plus étranges de tous les hommes, si nous trouvions notre plaisir dans des schismes et des divisions des églises, et si nous ne regardions pas comme le plus grand des biens l’union des membres du corps du Christ ». C’est par l’amour que les membres de ce corps, divisés par l’espace, sont unis .
« Que pourrait-il, en effet », écrit saint Basile, « y avoir de plus agréable que de voir ceux qui sont séparés par une telle étendue de pays, rattachés dans le corps du Christ en une seule harmonie de membres par l’union qu’opère l’amour et la charité »
Parmi les apôtres saint Basile paraît donner une place particulière à certains sans préciser pourtant en quoi elle consiste. C’est d’abord le groupe des trois apôtres présents à la Transfiguration, Pierre, Jean et Jacques.
Pour "Parlons d'orthodoxie" texte de Vladimir Golovanow
"Ne résistez pas à celui qui vous veut du mal; au contraire, si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre.…
Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.…
Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui se serviront de l'épée mourront par l'épée."
Ces prescriptions de l'Évangile sont bien connues de tous. Mais comment les mettre en pratique? Comment réagir en Chrétien face aux "méchants" bien concrets qui s'en prennent à nous, à nos proches, à nos coreligionnaires? La Tradition et les vies des saints nous donnent des éléments de réponse.
Ainsi de la vie de saint Antoine le Grand (250-350): les persécutions, au cours des premiers siècles, ont eu cet effet particulier de rendre le désert inutile pour les moines. Eux qui avaient pratiqué l'anachorèse pour s'en aller combattre le diable au désert et maîtriser leurs passions voyaient que le démon se déchaînait dans les villes. Il exacerbait les passions et faisait des victimes parmi les serviteurs et servantes de Dieu, lesquels n'avaient que leur foi pour transformer par leur douceur (qualité virile s'il en est) leur malheur en occasion de salut. Dès lors, le retrait du monde des moines n'avait plus aucun sens, du moins pour les plus hardis d'entre eux, dont saint Antoine le Grand. Ce dernier quitta donc sa chère montagne et revint à Alexandrie. Pour quoi faire ? Un réseau de résistance ? Des attentats ? Pour protester hautement et réclamer le martyr afin de faire honte aux persécuteurs et les invectiver du haut du prétoire ? Non, rien de tout cela. Il se mit, sans se cacher et sans parader non plus, à servir les chrétiens emprisonnés pour les encourager à considérer, au delà de la souffrance présente, la récompense du Royaume céleste. Et ceux-ci - beaucoup en ont témoigné - subissaient sévices et tortures avec joie, car c'était le Christ lui-même qui souffrait en eux.
Dans cette expérience unitive de la mort consentie par amour en bénissant leurs bourreaux, ils goûtaient à l'avance leur union à Dieu dans la Résurrection. Par une disposition de la divine Providence, Antoine passa entre les mailles du filet des persécuteurs, lui qui était prêt à partager le sort des persécutés. La persécution prit fin et il retourna dans sa montagne aussi calmement qu'il l'avait quittée afin de reprendre le lent martyre de son ascèse monastique.
"Ne résistez pas à celui qui vous veut du mal; au contraire, si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre.…
Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.…
Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui se serviront de l'épée mourront par l'épée."
Ces prescriptions de l'Évangile sont bien connues de tous. Mais comment les mettre en pratique? Comment réagir en Chrétien face aux "méchants" bien concrets qui s'en prennent à nous, à nos proches, à nos coreligionnaires? La Tradition et les vies des saints nous donnent des éléments de réponse.
Ainsi de la vie de saint Antoine le Grand (250-350): les persécutions, au cours des premiers siècles, ont eu cet effet particulier de rendre le désert inutile pour les moines. Eux qui avaient pratiqué l'anachorèse pour s'en aller combattre le diable au désert et maîtriser leurs passions voyaient que le démon se déchaînait dans les villes. Il exacerbait les passions et faisait des victimes parmi les serviteurs et servantes de Dieu, lesquels n'avaient que leur foi pour transformer par leur douceur (qualité virile s'il en est) leur malheur en occasion de salut. Dès lors, le retrait du monde des moines n'avait plus aucun sens, du moins pour les plus hardis d'entre eux, dont saint Antoine le Grand. Ce dernier quitta donc sa chère montagne et revint à Alexandrie. Pour quoi faire ? Un réseau de résistance ? Des attentats ? Pour protester hautement et réclamer le martyr afin de faire honte aux persécuteurs et les invectiver du haut du prétoire ? Non, rien de tout cela. Il se mit, sans se cacher et sans parader non plus, à servir les chrétiens emprisonnés pour les encourager à considérer, au delà de la souffrance présente, la récompense du Royaume céleste. Et ceux-ci - beaucoup en ont témoigné - subissaient sévices et tortures avec joie, car c'était le Christ lui-même qui souffrait en eux.
Dans cette expérience unitive de la mort consentie par amour en bénissant leurs bourreaux, ils goûtaient à l'avance leur union à Dieu dans la Résurrection. Par une disposition de la divine Providence, Antoine passa entre les mailles du filet des persécuteurs, lui qui était prêt à partager le sort des persécutés. La persécution prit fin et il retourna dans sa montagne aussi calmement qu'il l'avait quittée afin de reprendre le lent martyre de son ascèse monastique.
Les jeunes enfants courent dans les près, cueillent des fleurs, chantent et se réjouissent parce que la grâce de Dieu les remplit de joie. Mais voilà qu’ils voient le moine et lui disent :
– Regarde : le Seigneur a orné le ciel d’étoiles et la terre avec des rivières et des jardins, les aigles volent bien haut sous les nuages et jouissent de la beauté de la nature, les oiseaux chantent gaiement dans les taillis et dans les champs, alors que toi, moine, tu es là dans ta cellule et tu ne vois pas toute la beauté divine. Tu es assis là et tu pleures. Sur quoi pleures-tu dans ton étroite cellule alors que le soleil luit, le monde entier est revêtu de splendeur, et la joie est partout sur terre ?
C’est ainsi que les enfants questionnaient le moine, mais il leur répondait :
– Mes enfants ! vous ne comprenez pas mes pleurs. Mon âme pleure sur vous, parce que vous ne connaissez pas Dieu, qui a créé toute cette beauté. Mon âme le connaît et je vous souhaite cette connaissance à vous tous, et pour cela je suis dans la peine et je prie Dieu dans les larmes, pour que vous aussi vous connaissiez le Seigneur par l’Esprit Saint.
– Que signifie connaître le Seigneur par l’Esprit Saint ?
– Mes enfants, il n’est pas possible de connaître le Seigneur par l’intelligence. Mais lisez les Saintes Écritures, s’y trouve la grâce, qui vous charmera, et ainsi vous connaîtrez le Seigneur, et avec joie vous oeuvrerez pour lui, jour et nuit. Et lorsque vous connaîtrez le Seigneur, alors s’en ira l’envie de regarder ce monde, tandis que votre âme va tendre à voir la gloire du Seigneur dans les cieux.
– Regarde : le Seigneur a orné le ciel d’étoiles et la terre avec des rivières et des jardins, les aigles volent bien haut sous les nuages et jouissent de la beauté de la nature, les oiseaux chantent gaiement dans les taillis et dans les champs, alors que toi, moine, tu es là dans ta cellule et tu ne vois pas toute la beauté divine. Tu es assis là et tu pleures. Sur quoi pleures-tu dans ton étroite cellule alors que le soleil luit, le monde entier est revêtu de splendeur, et la joie est partout sur terre ?
C’est ainsi que les enfants questionnaient le moine, mais il leur répondait :
– Mes enfants ! vous ne comprenez pas mes pleurs. Mon âme pleure sur vous, parce que vous ne connaissez pas Dieu, qui a créé toute cette beauté. Mon âme le connaît et je vous souhaite cette connaissance à vous tous, et pour cela je suis dans la peine et je prie Dieu dans les larmes, pour que vous aussi vous connaissiez le Seigneur par l’Esprit Saint.
– Que signifie connaître le Seigneur par l’Esprit Saint ?
– Mes enfants, il n’est pas possible de connaître le Seigneur par l’intelligence. Mais lisez les Saintes Écritures, s’y trouve la grâce, qui vous charmera, et ainsi vous connaîtrez le Seigneur, et avec joie vous oeuvrerez pour lui, jour et nuit. Et lorsque vous connaîtrez le Seigneur, alors s’en ira l’envie de regarder ce monde, tandis que votre âme va tendre à voir la gloire du Seigneur dans les cieux.
La misère persuade le désespoir, l'orgueil persuade la présomption. L'incarnation montre à l'homme la grandeur de sa misère, par la grandeur du remède qu'il a fallu.
Pensées, 526
Suis tombé sur ce texte aujourd'hui le 7 janvier, tout à fait par hasard.
N.K.
Pensées, 526
Suis tombé sur ce texte aujourd'hui le 7 janvier, tout à fait par hasard.
N.K.
Derniers commentaires
-
Appel à l’unité et à la dignité roumaine de l’Eglise orthodoxe de Roumanie
13/03/2010 20:43 - Irénée -
Appel à l’unité et à la dignité roumaine de l’Eglise orthodoxe de Roumanie
13/03/2010 20:34 - Tchetnik -
Eglise orthodoxe russe au Maroc
13/03/2010 18:10 - T.Schakhovskoy -
Appel à l’unité et à la dignité roumaine de l’Eglise orthodoxe de Roumanie
13/03/2010 16:51 - l'équipe de rédaction -
Elle offre sa prestigieuse collection d'icônes russes au Musée Alexis-Forel
13/03/2010 16:37 - T.Schakhovskoy -
Appel à l’unité et à la dignité roumaine de l’Eglise orthodoxe de Roumanie
13/03/2010 08:45 - Marie Genko -
Elle offre sa prestigieuse collection d'icônes russes au Musée Alexis-Forel
13/03/2010 08:18 - Marie Genko -
Appel à l’unité et à la dignité roumaine de l’Eglise orthodoxe de Roumanie
12/03/2010 22:48 - Marie Genko -
Appel à l’unité et à la dignité roumaine de l’Eglise orthodoxe de Roumanie
12/03/2010 22:02 - Tchetnik -
Eglise orthodoxe russe au Maroc
12/03/2010 21:49 - Tchetnik
Sondage
Dernières notes
Texte de la décision TGI Nice
13/03/2010
Le séminaire orthodoxe de l’île de Halki
12/03/2010
Parution du numéro 1 de la "Lettre aux Amis"
12/03/2010
Une nouvelle vie au couvent
12/03/2010
Hors les Murs à Saint-Pétersbourg
11/03/2010
Eglise orthodoxe russe au Maroc
11/03/2010
Les Chantres de Moscou
10/03/2010
Père Alexandre Eltchaninoff
10/03/2010
NEUF ANNÉES D’ERREUR
09/03/2010
L’adieu de Nice à Lydia Fedorovna Places
08/03/2010
Trois villages chrétiens: au moins 500 morts
08/03/2010
Les fondements éthiques du christianisme
08/03/2010
Archives
Liens francophones


