La Dormition de la très sainte Mère de Dieu dans la tradition hagiographique
"Le Seigneur Qui, sur le Mont Sinaï, par Son Cinquième Commandement ordonna "Honore ton père et ta mère" (Exode 20,12), montra par Son propre exemple comment l'on devrait respecter ses parents. Pendant sur la Croix, à l'agonie, Il Se souvint de Sa mère et montrant l'Apôtre Jean, Il dit à elle : "Femme, voici ton fils" (Saint Jean 19,26).

Après cela, Il dit à Jean : "Voici ta mère" (Saint Jean 19,27). Et ayant ainsi mis Sa mère à l'abri, Il exhala Son dernier souffle. Jean avait une maison sur le mont Sion à Jérusalem, dans laquelle la Theotokos s'installa et demeura pour vivre jusqu'à la fin de ses jours sur terre. Par ses prières, bons conseils, douceur et patience, elle assista grandement les Apôtres de son Fils.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Août 2010 à 08:00 | 1 commentaire | Permalien

La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ
MÉDITATION SUR LA FÊTE AVEC LE PÈRE LEV GILLET


La deuxième des grandes fêtes d’été est la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ, que nous célébrons le 6 (19) août [1].

Les textes de l’Ancien Testament que nous entendons au cours des vêpres, le soir du 18 août, nous préparent à comprendre le mystère de la Transfiguration. Nous entendons tout d’abord (Ex 24, 12-18) le récit du séjour de Moïse sur le Sinaï, lorsqu’il y passa quarante jours et quarante nuits. Les raisons du choix de ce texte sont très compréhensibles. Moïse est un des personnages de l’Ancienne Alliance qui sont présents auprès de Jésus transfiguré, d’après le récit évangélique.

Puis il y a le thème de la montagne : " Monte vers moi sur la montagne et demeures-y ". C’est aussi sur une montagne que Jésus sera transfiguré. Il y a le parallélisme – et le contraste – entre les deux modes de révélation reçue sur la montagne : dans le premier cas, Dieu donne à Moïse une loi écrite sur des tables de pierre ; dans le deuxième cas, Dieu manifeste le personne vivante de son Fils unique. Enfin, la lumière ou la nuée de la présence divine, cette " gloire " qui pour les Hébreux avait une signification physique – " … La nuée couvrit la montagne, et la gloire du Seigneur s’établit sur le mont Sinaï… Cette gloire du Seigneur revêtait… l’aspect d’une flamme dévorante couronnant la montagne… " – annonce déjà la lumière de la Transfiguration. Nous lisons ensuite (Ex 33, 11-23 – 34, 4-6, 8) un épisode dont chaque parole peut merveilleusement s’appliquer à notre propre vie spirituelle.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Août 2010 à 20:56 | 5 commentaires | Permalien

Saint Seraphim de Sarov  (1759-1833) - L’entretien avec Motovilov
Cliquez ICI : un film consacré à Saint Séraphin de Sarov (45 minutes)
ET YouTUBE "DIVEEVO"

Prokhore Mochnine (Saint Séraphim de Sarov),
fils d'un entrepreneur en bâtiments, est né à Koursk, en Russie en 1759. Alors que l’Occident va s’éclairer aux lumières de la raison horizontale, il sera le saint d’Orient qui rappellera au monde moderne qu’il existe une Autre Lumière, qui habite et transcende l’homme en lui conférant une dignité incomparable et une joie que nul ne peut ravir.

Ayant reçu très jeune la visite de la Vierge Marie - elle apparaît et proclame « Celui-là est de notre race » - Prokhor entre à vingt ans au monastère de Sarov où il prend le nom prédestiné de Séraphim, le “flamboyant”. Là, il se prépare à l'ordination monastique qui eut lieu en 1786. Après seize années de vie monastique et avec l'accord de ses supérieurs, il choisit la vie solitaire en forêt et s'efforce de revivre la vie de Jésus dans un « désert » qu’il appellera sa Terre Sainte. Il vécut dans l’ascèse et la prière, passant la plupart de ses nuits en prière, debout sur un rocher. Ce fut une longue et difficile ascension spirituelle où se mêlent les apparitions de la Vierge Marie et les persécutions démoniaques. On le voit nourrissant amicalement d’énormes ours. Un jour, il fut battu par des voleurs. Il garda toute sa vie des séquelles douloureuses de ces coups.

http://www.eglise-orthodoxe.eu/text_sarov_motovilov.htm http://www.eglise-orthodoxe.eu/text_sarov_motovilov.htm

Rédigé par l'équipe de rédaction le 31 Juillet 2010 à 22:03 | 4 commentaires | Permalien

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
Notre Saint Père Antoine naquit en 983 à Lubetch, dans la région de Tchernigov, et reçut le nom d'Antipas au Saint Baptême. Désirant depuis son plus jeune âge se consacrer à Dieu, il quitta sa patrie et, passant par Constantinople, il parvint sur la Sainte Montagne de l'Athos. Après avoir visité les Monastères, où la vie angélique des moines embrasa encore plus son coeur d'amour pour le Seigneur, il fut reçu au monastère d'Esphigménou et devint disciple de l'Higoumène Théoctiste, homme à la vertu éminente. Se faisant violence en tout pour observer les commandements à la perfection, Antoine faisait la joie des frères. Au bout de quelques années, Théoctiste, à la suite d'une révélation divine, renvoya son disciple en Russie, en lui disant: « Antoine, va en Russie, afin d'y devenir un exemple et un guide pour le peuple. Que la bénédiction de la Sainte Montagne soit avec toi! »
Parvenu à Kiev, en 1013, il visita les Monastères de la ville, mais ne trouva pas l'endroit qu'il recherchait. Se dirigeant vers les collines voisines, il découvrit, à Berestovo, une grotte jadis creusée par les Varanges (ou Varègues)(1), et s'y installa pour y persévérer dans l'ascèse et la prière.
Rédigé par l'équipe rédaction le 23 Juillet 2010 à 10:30 | 0 commentaire | Permalien

Saint Serge de Radonège
Ermite, fondateur du monastère de la Trinité-Saint-Serge + 1392
Né à Rostov au nord de Moscou, le jeune Barthélémy (le futur moine Serge) émigre à Radonège avec les siens, fuyant l'avance des Tatares. Le garçon, peu doué pour les études, ne rêve que de vie monastique. A la mort de ses parents, il se retire avec son frère aîné dans la forêt pour y vivre en ermite au milieu des loups et des ours.
Les deux frères bâtissent une chapelle dédiée à la Sainte Trinité. Avec le temps, l'ermitage devient un monastère (le monastère de la Sainte Trinité), peuplé de moines vivant une pauvreté radicale dans une grande liberté. Le patriarche de Constantinople dont dépend alors la Russie, impose à Serge l'adoption de la Règle cénobitique du Studion, qui instaure entre les moines une vie commune plus stricte. Serge se soumet à regret. Il ne reste pas confiné dans son monastère. Il se sent responsable de son pays en pleine ébullition politique.
Les princes sollicitent ses conseils et ses prières. En 1380, il bénit le grand-prince Dimitri de Moscou avant la bataille de Koulikovo qui inaugure la fin du joug mongol en Russie. On pourrait la comparer en France à la bataille de Poitiers sur les Musulmans. Il mène encore des missions de conciliation entre les princes russes et fonde de nombreux autres monastères. Le monastère de la Trinité Saint Serge, à 70 kms de Moscou resta même aux jours les plus sombres du soviétisme un grand pèlerinage et l'un des centres théologiques et spirituels de l'Eglise Russe.

Il fut canonisé en 1452
SUITE " Parlons d'orthodoxie"
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Juillet 2010 à 11:20 | 0 commentaire | Permalien

Saint Goury de Kazan (+ 1563)
Gouri de Kazan ou Goury ou Gourias (Гурий) est un abbé et un saint russe. C'est le premier évêque de Kazan qui apporta l'Evangile dans cette région tatare et musulmane.
Né dans la famille de boyards désargentés des Rougotin de la ville de Radonège, au nord de Moscou vers 1500, il entre au service du prince Penkov mais, soupçonné d'adultère avec la femme de ce dernier, il est emprisonné pendant 2 ans. Il finit par s'évader et entre alors au monastère Saint-Joseph de Volokolamsk et quitte son nom civil de Gregori pour celui de Gouri. Il se conforme à la vie du fondateur (décédé à cette époque): primat de la prière sur les travaux manuels et rigueur de la vie religieuse. Elu abbé, sans doute vers 1543, il doit cependant renoncer pour sa santé; il vit 2 ans en tant que moine ordinaire, mais Ivan IV de Russie le rappelle pour être abbé du monastère de la Trinité Selijarov.

Au bout d'un an enfin, il est désigné au tirage au sort pour être évêque de Kazan qui venait d'être conquise et devait représenter la victoire du christianisme sur l'ancien occupant musulman et le début d'une période de mission.
Rédigé par l'équipe rédaction le 3 Juillet 2010 à 21:41 | 0 commentaire | Permalien

Saint Augustin, Sermon LXXXIV ( in Jean-Claude Larchet « Une fin de vie paisible, sans douleur et sans honte… » CERF 2010 )

Le Seigneur disait à un jeune homme: «Si tu veux parvenir à la vie, observe les commandements.» Il ne disait pas: Si tu veux parvenir à l'éternelle vie; mais: «Si tu veux parvenir à la vie:» c'est qu'il n'entend par vie que celle qui dure éternellement. Commençons donc par en inspirer l'amour.

Quelle que soit la vie présente, on s'y attache, et malgré ses chagrins et ses misères, on craint, on tremble d'arriver au terme de cette chétive vie. Puisqu'on aime ainsi une vie pleine de tristesses et périssable, ne doit-on pas comprendre, ne doit-on pas considérer combien la vie immortelle est digne de notre amour? Remarquez attentivement, mes frères, combien il faut s'attacher à une vie où jamais l'on ne cesse de vivre. Tu aimes cette vie où tu as tant à travailler, tant à courir, à te hâter, à te fatiguer.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Juin 2010 à 10:54 | 0 commentaire | Permalien

Hyacinthe Destivelle: Les sciences théologiques en Russie
"La réforme de l'enseignement de la liturgie orthodoxe en Russie au début du XXe siècle"

de Hyacinthe Destivelle (Auteur), Mgr Hilarion de Volokolamsk (Préface)

Entre 1905 et 1918, l'Eglise orthodoxe russe a décidé de réformer les académies ecclésiastiques qui auraient isolé la théologie de la société. L'étude restitue les principaux débats de cette réforme d'enseignement, qui témoignent de la rencontre entre deux courants de la théologie russe, favorisée par le processus conciliaire.

Editeur : Cerf (17 juin 2010)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Juin 2010 à 10:40 | 0 commentaire | Permalien

LE FILIOQUE : UNE QUESTION QUI DIVISE L’EGLISE ?
Vladimir GOLOVANOW
Voilà une question qui s'est posée avec acuité dans nombre de nos débats mais, malheureusement, les positions exposées étaient souvent viciées par une approche polémique: au lieu d'écouter l'autre pour rechercher la part de vérité contenue dans ses arguments et progresser ensemble, chacun ne cherche qu'à imposer son point de vue, en dénaturant trop souvent le point de vue adverse pour mieux le combattre. C'est d'ailleurs cette façon d'aborder le sujet qui caractérise pratiquement toute l'abondante littérature consacrée à ce sujet depuis 10 siècles! Il me semble donc particulièrement intéressant de proposer un texte totalement différent et qui devrait, je pense, devenir fondamental: la Déclaration commune de la Commission théologique orthodoxe-catholique d’Amérique du Nord (25 octobre 2003) dont je reprends le titre pour cet article.
De 1999 à 2003, cette Commission a centré son dialogue sur cette question "reconnue pendant plus de douze siècles comme une des raisons principales de la division de nos Églises". Le résultat est un texte argumenté et dense de 16 pages que j'invite chacun à consulter. Je vais en donner quelques extraits ci-après pour stimuler les appétits :)!

(Les titres sont ceux du document d'origine et toutes les citations entre " " sont de ce document)
Rédigé par Vladimir Golovanow le 19 Juin 2010 à 10:20 | 96 commentaires | Permalien

Pour l'homme jaloux, le bonheur d'autrui est insupportable: son coeur est déchiré par l'amertume quand son prochain prospère, alors qu'il ressent de la joie et de la satisfaction lors des épreuves et des souffrances de son prochain. Que Dieu accorde, bien-aimés, qu'une telle personne ne se trouve pas parmi vous.
Un défaut assez répandu chez les enfants est l'envie.
Les parents doivent s'intéresser à leurs enfants et les soigner très tôt pour déraciner cette passion.

Ici nous répondrons à la question de savoir ce que doivent faire les parents pour ne pas laisser la jalousie et l'envie se développer dans le coeur de leurs enfants. Retenez les cinq règles suivantes:

Rédigé par l'équipe rédaction le 13 Juin 2010 à 09:13 | 0 commentaire | Permalien

Bartimée

Tant qu'à se mêler des affaires de l'Eglise d'occident comme pour la question du mariage du clergé catholique, revenons-y aussi au sujet de la privation de la grâce eucharistique pour les plus purs des humains. C'est dans le cadre du dialogue officiel catholiques/orthodoxes que la question doit être sortie de sous le boisseau et mise à l'ordre du jour, il est temps, il y a du travail.

Est-ce parce que l'excommunication de fait des petits baptisés catholiques concerne des êtres silencieux et sans défense que le sujet est constamment évité ? Sans doute pas. Mais alors ?
On ne peut que constater le déni de cette question aux multiples implications, son occultation systématique dans le champ des débats et colloques officiels, le silence des instances œcuméniques, l'amnésie et l'évitement calculé de regarder en face cet ostracisme des petits.
Et ce alors même que le jeûne eucharistique n'est plus qu'un souvenir en occident - il n'est d'ailleurs jamais imposé aux petits orthodoxes - et que la communion y est distribuée anonymement que l'on soit baptisé ou non, à l'exclusion des petits.
Rédigé par Bartimée le 9 Juin 2010 à 13:53 | 3 commentaires | Permalien

SUR L'EDUCATION DES ENFANTS

Le grand dommage de notre époque est que les enfants n'ont pas une bonne éducation.

Un soir, après une journée fatigante que le Seigneur avait passée à prêcher et à parler sans interruption avec le peuple, les pharisiens et ses disciples, quelques mères vinrent à Lui avec leurs enfants pour qu'Il les bénît. Les disciples cependant, ne voulant pas qu'ils dérangent le Seigneur, ne les laissèrent pas s'approcher. Le Seigneur dit alors ces paroles aimantes: «Laissez venir à Moi les petits enfants» (Lc 18:16). C'est exactement le devoir des parents chrétiens. Les obligations des pères et mères consistent à conduire leurs enfants au Christ Sauveur.
Mais vous allez me dire: «Comment est-il possible de faire cela maintenant que le Sauveur ne prêche plus sous une forme humaine sur terre?»
Cela s'accomplit si les parents mettent leurs enfants en contact avec le Christ Sauveur par la foi en Lui et les sacrements de notre Sainte Eglise et s'ils leur apprennent à L'aimer ardemment et à obéir à Ses paroles. L'éducation chrétienne des enfants est la route qui mène à Lui.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Juin 2010 à 10:48 | 0 commentaire | Permalien

DIMANCHE DE LA TRINITÉ
Le mot "Trinité" n'apparaît en fait nulle part dans le Nouveau Testament, mais il y a cependant quelques textes dans lesquels on peut discerner la Trinité, tels ceux se référant à l'Annonciation, le Baptême du Christ, la Transfiguration (le Saint Esprit indiqué par la nuée).
Les chapitres 14 à 17 de l'Évangile selon saint Jean nous expliquent les détails intimes de la relation entre le Père, le Fils et le Saint Esprit. L'Église a prit quelque 3 siècles pour commencer à le comprendre, et nous ne le comprendrons jamais totalement, de sorte qu'avec saint Basile le Grand, nous devons dire "Que toutes ces choses ineffables soient honorées par le silence", ce qui s'applique assurément à la Sainte Trinité. Vladimir Lossky appelle le dogme de la Trinité "une croix pour les voies de la pensée humaine."
L'Icône de saint Andrei Roubliev dite "de la Sainte Trinité", montrant 3 personnages assis en cercle, représente la rencontre des Anges avec Abraham au Chêne de Mambré.
Rédigé par l'équipe rédaction le 22 Mai 2010 à 18:10 | 1 commentaire | Permalien

Déclaration des représentants orthodoxes à la conférence d'Oberlin, 1957
Faisant suite aux nombreux échanges sur la Question de la vision de l'Eglise Une avec les autres confessions chrétiennes, nous présentons ci-dessous le texte de la déclaration faite à l’occasion de la conférence de Foi et Constitution qui s’est tenue dans l’Ohio en septembre 1957.
Il est intéressant de voir où en étaient ces réflexions sur l’Église Une et la position des Orthodoxes moins de dix ans après la création du Conseil œcuménique des Eglises. Toutes les affirmations qui s’y trouvent existaient déjà de manière sous-jacente dans les débats qui se sont déroulés avant 1948.

DECLARATION DES REPRESENTANTS DE L'ÉGLISE ORTHODOXE
A LA CONFERENCE D'ETUDE NORD-AMERICAINE FOI ET CONSTITUTION
OBERLIN, OHIO, 3-10 SEPTEMBRE 1957

En tant que délégués à la conférence d'étude nord-américaine "Foi et Constitution", nous voulons exprimer les points suivants.Nous sommes heureux de prendre part à une conférence concernant un besoin aussi fondamental que l'unité pour le monde Chrétien. Tous les Chrétiens devraient rechercher l'unité.
Rédigé par IRENEE le 18 Mai 2010 à 15:09 | 9 commentaires | Permalien

Abba, dis-moi une parole
Un frère libyen vint un jour chez abba Silvain à la montagne de Panepho et lui dit : « Abba, j’ai un ennemi qui m’a fait beaucoup de mal; car il m’a volé mon champ quand j’étais dans le monde, il m’a souvent tendu des embûches, et voici qu’il a soudoyé des gens pour m’empoisonner; je veux le livrer au magistrat ».

L’Ancien lui dit : « Fais comme cela te soulage, mon enfant ». Et le frère dit : « N’est-ce pas, abba, s’il est châtié, son âme en aura évidemment grand profit ? » L’Ancien dit : « Fais comme bon te semble, mon enfant ». Le frère dit à l’Ancien : « Lève toi, Père, faisons une prière et je pars chez le magistrat ». L’Ancien se leva et ils dirent le « Notre Père ». Comme ils arrivaient aux mots « remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs » l’Ancien dit : « Ne nous remets pas nos dettes, comme nous ne remettons pas à nos débiteurs ».

Le frère dit à l’Ancien : « Pas comme cela, Père ! ». Mais l’Ancien dit : « Oui, comme cela, mon enfant. Car assurément, si tu veux allez chez le magistrat pour te venger, Silvain ne fais pas d’autre prière pour toi ». Et le frère se repentit et pardonna à son ennemi.

(Solesmes, 1984, p.69)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 14 Mai 2010 à 12:01 | 1 commentaire | Permalien

Ce texte nous a été adressé par Irénée en tant que commentaire. Nous avons préféré en faire un post.

Je voudrais simplement rappeler en joignant ci dessous quelques extraits de ce qui figure dans le document officiel émanant de l'Eglise de Russie et concernant les relations avec les autres Eglises. Juste pour que les choses soient plus claires...
Extraits :
"Néanmoins, tout en reconnaissant la nécessité de rétablir l'unité chrétienne détruite, l'Église orthodoxe affirme que l'unité authentique n'est possible que dans le sein de l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Tous les autres "modèles" d'unité sont irrecevables.
L'Église orthodoxe ne peut admettre la thèse selon laquelle, en dépit des divisions historiques, l'unité de principe, l'unité de fond des chrétiens n'aurait pas été détruite. Selon cette théorie, l'Église coïnciderait avec l'ensemble du "monde chrétien", et l'unité chrétienne existerait par dessus les barrières dénominationnelles, la division des Églises n'affectant que le niveau imparfait des relations humaines. L'Église, affirme-t-on, demeure une, mais cette unité se manifeste insuffisamment dans des formes visibles. Dans ce modèle d'unité la tâche des chrétiens est comprise non comme le rétablissement d'une unité perdue, mais comme la manifestation d'une unité subsistant d'une manière inamissible. Ce modèle répète la doctrine protestante de "l'Église invisible".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 14 Mai 2010 à 11:11 | 13 commentaires | Permalien

Le Saint et glorieux Apôtre Marc
"Les païens voulurent brûler son corps, mais un violent orage les mit en fuite et permit aux Chrétiens de l'enlever et de le déposer dans un rocher creux...."
"Toutefois les païens et les Juifs ne pouvaient supporter les succès remportés par le disciple du Christ et, grinçant des dents, ils cherchaient une occasion de le perdre...."

Le Saint et glorieux Apôtre Marc, appelé aussi Jean, était fils d'une pieuse femme de Jérusalem, Marie, qui offrait sa maison aux disciples des Apôtres pour leurs réunions de prières. Saint Pierre s'y rendait souvent et prit en affection le jeune Marc, qu'il instruisit dans la foi et qu'il baptisa, le considérant comme son fils (cf. I Pierre 5:13) (1). Il était aussi cousin du Saint Apôtre Barnabé, que celui-ci prit avec lui lorsqu'il partit pour Antioche en compagnie de Saint Paul (cf. Actes 12:24). Pendant ces voyages d'évangélisation, Marc assistait humblement les deux prédicateurs, pourvoyant à leurs besoins matériels et assimilant leur enseignement...
Suite Calendrier.orthodoxe

Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Mai 2010 à 14:47 | 0 commentaire | Permalien

Homélie du patriarche Cyrille pour le jour de la commémoration des Nouveaux Martyrs de Boutovo
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Le Christ est ressuscité!

Ce n’est pas seulement les uns aux autres que nous adressons aujourd’hui cette salutation pascale mais aussi à tous ceux dont la vie s’est terminée ici. Les dépouilles de ces victimes innocentes gisent dans cette terre, alors que leurs saintes âmes séjournent aux cotés du Seigneur. Ceux qui ont été assassinés ici même glorifient avec nous le Christ Ressuscité se tenant dans la triomphante Eglise céleste.

Comment ne pas réfléchir en ce lieu de détresse à la terrible tragédie qui a frappé notre peuple ? Aux raisons de cette inimaginable cruauté, de ces suspicions infondées, de ces persécutions et de ces mises à mort ? Comment ne pas penser à ce que sont les limites de l’homme dans les manifestations de sa bonté, son potentiel de sainteté, de sa capacité de pêcher et de haïr? Comment se fait-il que les hommes ne se contentent pas de faire le mal mais trouvent des justifications intellectuelles, logiques, psychologiques et émotionnelles aux crimes qu’ils commettent ? Et il ne s’agit pas seulement des bourreaux en tant que tels mais aussi de ceux qui avaient décidé de lancer le génocide de leur propre peuple. Il s’agit aussi de tous ceux qui avaient applaudi ces décisions et qui s’étaient identifiés avec ces terribles exécutions.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Mai 2010 à 20:03 | 3 commentaires | Permalien

Le Golgotha russe : les Nouveaux Martyrs de Boutovo
Aujourd’hui 1 mai commémoration des Martyrs de Boutovo

De 1930 jusqu’aux années 1950 la NKVD a assassiné plusieurs dizaines de milliers de victimes au « polygone » de Boutovo, dans la proche banlieue de Moscou. Nous connaissons l’identité de 20.765 fusillés d’août 1937 à octobre 1938. Près de 1000 d’entre eux ont été tués pour leur foi en le Christ et leur fidélité à Son Eglise.
Le processus de la canonisation des Nouveaux Martyrs se poursuit. Le concile des évêques a en 1997 a proclamé saint le métropolite Séraphin de Saint Pétersbourg qui est ainsi devenu le premier des nouveaux martyrs de Boutovo. En août 2000 le concile des évêques de l’Eglise Orthodoxe Russe a glorifié 129 des fusillés de Boutovo. Conformément aux décisions du concile la commission de canonisation continue à travailler.

Prière aux martyrs de Boutovo
« ...Saints martyrs de Boutovo, priez Dieu pour nous.
Nous, indignes, vous prions, nos saints intercesseurs, n’oubliez pas votre patrie terrestre marquée par le péché fratricide de Caïn, le blasphème des lieux sacrés, portant le fardeau de l’athéisme et de l’arbitraire ; priez Dieu de renforcer Sa Sainte Eglise et de la sauvegarder dans ce monde trouble et perfide. Que l’esprit de la vertu et de la piété renaisse dans notre terre, l’esprit de la sainteté et de la crainte de Dieu, l’esprit de l’amour de nos frères et de la paix. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, Amen »

Site " BOUTOVO"

Небесная литургия в Бутово

Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Mai 2010 à 11:24 | 0 commentaire | Permalien

Saint Martin, pape et confesseur de la foi, mort en 655 à Chersonèse
L'Église catholique fête aujourd'hui un saint commun avec les orthodoxes: Martin, pape de Rome (+ 655), mort comme confesseur de la foi en exil à Chersonèse, en Crimée. Aujourd'hui, c'est l'archevêque de Chersonèse qui a la charge pastorale (extra-territoriale) des communautés du patriarcat de Moscou en France, Espagne, Suisse et Portugal, ainsi que, provisoirement, en Italie.

Dans le calendrier orthodoxe, saint Martin est célébré le 14 avril (27 avril selon le calendrier julien). De sa captivité à Constantinople, saint Martin écrivait: "On ne m’a pas encore donné un peu d’eau pour me laver. Je grelotte de froid, la dysenterie m'épuise. Je vomis la nourriture que je prends. En ces épreuves, Dieu qui voit tout me regarde. J’ai confiance en lui." Et puis, dans une autre lettre à ses amis: "Mes épreuves vont-elles continuer ? Aurai-je un peu de repos ? Comme il plaira au Seigneur ! Il est proche, le Seigneur, que craindrai-je ? Que, de sa puissante main, Dieu vous garde de toute tentation !"

Voici la vie de ce saint pape (proposée par le site de la Conférence des évêques de France):
Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Avril 2010 à 17:14 | 4 commentaires | Permalien

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Le 12 juillet un tribunal de Moscou a condamné pour « incitation à la haine » Youri Samodourov et Victor Eroféev, organisateurs de l’exposition « Art interdit 2006 », à des peines d’amende. Cette exposition était d’une nature manifestement blasphématoire et antichrétienne. Les deux condamnés font appel. Que pensez-vous du rôle de la justice dans la protection des droits des croyants?

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