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Quelques questions modernes au sujet d'une pratique ancienne
Dans l'Église orthodoxe aujourd'hui, on peut noter une très graaade variété dans la pratique de la confession. Un colloque récent1 a montré que la compréhension de la confession pouvait varier d'un endroit à un autre. Les différences dans la pratique de la confession, qui est très ancienne, posent plusieurs questions à l'homme moderne :
1. Où la confession doit-elle avoir lieu? Dans une église, dans une pièce? Devant une icône, ou devant la croix et l'évangile? Le pénitent doit-il se tenir debout, s'agenouiller ou s'asseoir? Par exemple, de nos jours, dans les paroisses russes et ukrainiennes, le prêtre reçoit les confessions à l'église, et le pénitent est généralement agenouillé, alors qu’en Grèce, il est commun de recevoir les confessions dans un bureau alors que le pénitent est assis.
2. Quelle prière « d'absolution » utiliser? L'Euchologe byzantin en contient un grand nombre. Certains utilisent une formule déprécative (« Que Dieu te pardonne... »), alors que d'autres emploient une formule indicative « Je te pardonne et t'absous »), comme celle que l'on trouve dans le Trebnik de Pierre Moghila.
3. La confession est-elle optionnelle ou obligatoire? Est-il nécessaire de se confesser chaque fois que l'on se prépare à communier, ou doit-on s'approcher du mystère de la confession seulement lorsque l'on a conscience d'avoir quelque chose à confesser? La confession est-elle une pratique normale, à exercer de manière régulière, ou est-elle plutôt un événement extraordinaire, lié à un moment de crise? Est-elle une nécessité, comme un bain froid, ou plutôt une occasion, un moment où l'on peut faire l'expérience de la grâce divine? Un jour, un prêtre voulut obliger un vieux paroissien grec à venir se confesser. Le vieillard se fâcha et dit au prêtre : « Mon père, je suis marié depuis plus de cinquante ans, et je n'ai jamais commis d'adultère. Je n'ai donc rien à confesser! »
Dans l'Église orthodoxe aujourd'hui, on peut noter une très graaade variété dans la pratique de la confession. Un colloque récent1 a montré que la compréhension de la confession pouvait varier d'un endroit à un autre. Les différences dans la pratique de la confession, qui est très ancienne, posent plusieurs questions à l'homme moderne :
1. Où la confession doit-elle avoir lieu? Dans une église, dans une pièce? Devant une icône, ou devant la croix et l'évangile? Le pénitent doit-il se tenir debout, s'agenouiller ou s'asseoir? Par exemple, de nos jours, dans les paroisses russes et ukrainiennes, le prêtre reçoit les confessions à l'église, et le pénitent est généralement agenouillé, alors qu’en Grèce, il est commun de recevoir les confessions dans un bureau alors que le pénitent est assis.
2. Quelle prière « d'absolution » utiliser? L'Euchologe byzantin en contient un grand nombre. Certains utilisent une formule déprécative (« Que Dieu te pardonne... »), alors que d'autres emploient une formule indicative « Je te pardonne et t'absous »), comme celle que l'on trouve dans le Trebnik de Pierre Moghila.
3. La confession est-elle optionnelle ou obligatoire? Est-il nécessaire de se confesser chaque fois que l'on se prépare à communier, ou doit-on s'approcher du mystère de la confession seulement lorsque l'on a conscience d'avoir quelque chose à confesser? La confession est-elle une pratique normale, à exercer de manière régulière, ou est-elle plutôt un événement extraordinaire, lié à un moment de crise? Est-elle une nécessité, comme un bain froid, ou plutôt une occasion, un moment où l'on peut faire l'expérience de la grâce divine? Un jour, un prêtre voulut obliger un vieux paroissien grec à venir se confesser. Le vieillard se fâcha et dit au prêtre : « Mon père, je suis marié depuis plus de cinquante ans, et je n'ai jamais commis d'adultère. Je n'ai donc rien à confesser! »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Mai 2013 à 10:15
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Claude LOPEZ-GINISTY
Depuis que la Roumanie est devenue un pays libre bon nombre de ses saints des prisons viennent à la lumière et sont honorés par les fidèles.
Valériou Gafencou est né le 24 Décembre 1921, dans la partie nord de la Roumanie, près de la frontière russe à cette époque. Ses parents étaient tous deux chrétiens orthodoxes actifs. Son père devait être déporté en Sibérie par les Russes en 1940 pour son activité pro roumaine. Quand il était au lycée, Valériou rejoint une organisation de jeunesse orthodoxe appelée les confréries de la Croix, et, lorsque cela est devenu illégal au cours de la seconde guerre mondiale, il fut arrêté et condamné à 25 ans de travaux forcés. Il n'avait que 20 ans et, lors de son procès, ses camarades et les enseignants sont venus le défendre, en soulignant son innocence et ses qualités humaines remarquables. Au début, il fut envoyé dans une prison appelée Aiud.
Les premières années furent un temps pour réfléchir à son héritage chrétien. Il allait bientôt s'engager dans une vie de prière, tandis qu’il lisait avidement les Pères de l'Église. Pendant la guerre, bien que la Roumanie avait un régime dictatorial, la vie en prison n'est pas si stricte et quelques droits fondamentaux de l'homme étaient toujours considérés: les prisonniers pouvaient aller à l'église de la prison, se confesser à un prêtre et recevoir la Sainte Communion et aussi se rencontrer les uns avec les autres et lire des livres de leur choix.Donc, Valériou a beaucoup lu: la Sainte Bible, les quatre premiers volumes de la Philocalie (qui venaient d'être traduits en roumain par une autre sainte figure de l'église, le Père Dumitru Staniloe, qui devait également rencontrer les prisons communistes quelques années plus tard) et d'autres Pères de l'Église.
Depuis que la Roumanie est devenue un pays libre bon nombre de ses saints des prisons viennent à la lumière et sont honorés par les fidèles.
Valériou Gafencou est né le 24 Décembre 1921, dans la partie nord de la Roumanie, près de la frontière russe à cette époque. Ses parents étaient tous deux chrétiens orthodoxes actifs. Son père devait être déporté en Sibérie par les Russes en 1940 pour son activité pro roumaine. Quand il était au lycée, Valériou rejoint une organisation de jeunesse orthodoxe appelée les confréries de la Croix, et, lorsque cela est devenu illégal au cours de la seconde guerre mondiale, il fut arrêté et condamné à 25 ans de travaux forcés. Il n'avait que 20 ans et, lors de son procès, ses camarades et les enseignants sont venus le défendre, en soulignant son innocence et ses qualités humaines remarquables. Au début, il fut envoyé dans une prison appelée Aiud.
Les premières années furent un temps pour réfléchir à son héritage chrétien. Il allait bientôt s'engager dans une vie de prière, tandis qu’il lisait avidement les Pères de l'Église. Pendant la guerre, bien que la Roumanie avait un régime dictatorial, la vie en prison n'est pas si stricte et quelques droits fondamentaux de l'homme étaient toujours considérés: les prisonniers pouvaient aller à l'église de la prison, se confesser à un prêtre et recevoir la Sainte Communion et aussi se rencontrer les uns avec les autres et lire des livres de leur choix.Donc, Valériou a beaucoup lu: la Sainte Bible, les quatre premiers volumes de la Philocalie (qui venaient d'être traduits en roumain par une autre sainte figure de l'église, le Père Dumitru Staniloe, qui devait également rencontrer les prisons communistes quelques années plus tard) et d'autres Pères de l'Église.
Par professeur Nicolas Ossorguine
Dans l’Eglise orthodoxe, la Nativité du Christ est une fête très importante. Liturgiquement, l’Eglise voit en elle l’icône de la fête de Pâques. C’est la raison pour laquelle, dans la partie consacrée aux éphémérides du « Psautier commenté », la fête de la Nativité est appelée « Pâques, fête de trois jours ».
La notion de « trois jours » doit être comprise non pas sur le plan de temps (durée), mais dans le sens qualitatif : liturgiquement les offices de la Nativité contiennent des éléments du Vendredi Saint, du Samedi Saint et de Pâques. Ces éléments se retrouvent dans les offices des 24 et 25 décembre, à savoir : 1) le 24 – XII « les Heures Royales » (Vendredi Saint), 2) le 25-XII les Vêpres avec la liturgie vespérale de Saint Basile (Samedi Saint) et enfin 3) la liturgie eucharistique matinale de Saint Jean Chrysostome le jour de la Nativité (Pâques).
Dans la mesure où le 24 décembre correspond aux deux derniers jours de la Semaine Sainte, l’Eglise prescrit un carême semblable à celui de cette semaine Il est très important de comprendre que, du moment où il y a relation très étroite entre les évènements liés à la fête de Pâques, fête mobile et les évènements de la Nativité, fête fixe, l’expression liturgique de la Nativité se manifeste simultanément à travers ces deux cycles : fixe et mobile (pascal).
Dans l’Eglise orthodoxe, la Nativité du Christ est une fête très importante. Liturgiquement, l’Eglise voit en elle l’icône de la fête de Pâques. C’est la raison pour laquelle, dans la partie consacrée aux éphémérides du « Psautier commenté », la fête de la Nativité est appelée « Pâques, fête de trois jours ».
La notion de « trois jours » doit être comprise non pas sur le plan de temps (durée), mais dans le sens qualitatif : liturgiquement les offices de la Nativité contiennent des éléments du Vendredi Saint, du Samedi Saint et de Pâques. Ces éléments se retrouvent dans les offices des 24 et 25 décembre, à savoir : 1) le 24 – XII « les Heures Royales » (Vendredi Saint), 2) le 25-XII les Vêpres avec la liturgie vespérale de Saint Basile (Samedi Saint) et enfin 3) la liturgie eucharistique matinale de Saint Jean Chrysostome le jour de la Nativité (Pâques).
Dans la mesure où le 24 décembre correspond aux deux derniers jours de la Semaine Sainte, l’Eglise prescrit un carême semblable à celui de cette semaine Il est très important de comprendre que, du moment où il y a relation très étroite entre les évènements liés à la fête de Pâques, fête mobile et les évènements de la Nativité, fête fixe, l’expression liturgique de la Nativité se manifeste simultanément à travers ces deux cycles : fixe et mobile (pascal).
Inna Skliarevskaya
"FOMA" Pravoslavie ru
Dans la préhistoire de ma vie en église, il y eu un épisode merveilleux. Il survint dans la seconde moitié des années 1970 ; nous habitions alors à Leningrad au bord du canal Krioukov, juste en face de l’église Saint Nicolas, et nous observions chaque année par notre fenêtre la célébration de Pâques. Il arrivait que des amis viennent spécialement nous rendre visite ce soir là pour regarder cette célébration.
Certaines personnes ne s’approchaient pas de l’église mais se tenaient en face, avec des cierges allumés, juste sous nos fenêtres. Mais elles ne pouvaient pas apercevoir la procession autour de l’église, alors que d’en haut nous pouvions la voir. Et si nous ouvrions le vasistas, nous entendions les cantiques. A treize ans, je fis un dessin: dans la nuit, une lune pâle parmi les nuages, un angle d’église et des silhouettes noires et courbées qui marchent, mystérieuses et tristes tenant des cierges allumés. Cela ressemble à une image gothique. En fait elles ne se dirigeaient pas dans le sens qu’il fallait mais je ne prêtais pas attention à ce genre de détails.
"FOMA" Pravoslavie ru
Dans la préhistoire de ma vie en église, il y eu un épisode merveilleux. Il survint dans la seconde moitié des années 1970 ; nous habitions alors à Leningrad au bord du canal Krioukov, juste en face de l’église Saint Nicolas, et nous observions chaque année par notre fenêtre la célébration de Pâques. Il arrivait que des amis viennent spécialement nous rendre visite ce soir là pour regarder cette célébration.
Certaines personnes ne s’approchaient pas de l’église mais se tenaient en face, avec des cierges allumés, juste sous nos fenêtres. Mais elles ne pouvaient pas apercevoir la procession autour de l’église, alors que d’en haut nous pouvions la voir. Et si nous ouvrions le vasistas, nous entendions les cantiques. A treize ans, je fis un dessin: dans la nuit, une lune pâle parmi les nuages, un angle d’église et des silhouettes noires et courbées qui marchent, mystérieuses et tristes tenant des cierges allumés. Cela ressemble à une image gothique. En fait elles ne se dirigeaient pas dans le sens qu’il fallait mais je ne prêtais pas attention à ce genre de détails.
Aux premiers temps du christianisme, les fidèles de Jésus continuaient d'observer les pratiques religieuses juives, le repos du sabbat, la prière au Temple. Ils constituèrent cependant une communauté de culte, qui se marquait par la cérémonie du baptême, donné au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, suivie d'une profession de foi. S'ils célébraient encore les grandes fêtes de la religion juive, la Pâque, la Pentecôte, ils leur donnaient une signification nouvelle : il ne s'agissait plus seulement du rappel des événements de l'Ancien Testament, mais aussi de la commémoration de la passion et de la résurrection du Christ, et de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres. Les premiers chrétiens suivaient les dates des fêtes juives. Puis des interrogations se firent jour : devait-on garder, pour la fête chrétienne de Pâques, la date et les rites de la Pâque juive ?
Jusqu'au 4ème siècle, les différentes Eglises hésitèrent. Dans les Eglises d'Asie Mineure, certaines rejetèrent, d'autres gardèrent le rite de l'agneau pascal. L'Eglise d'Antioche s'en rapporta à la détermination juive pour fixer la résurrection au dimanche qui suivait la Pâque juive, tandis que les chrétiens d'Alexandrie se livrèrent à de savants calculs astronomiques et placèrent Pâques après l'équinoxe de printemps.
Jusqu'au 4ème siècle, les différentes Eglises hésitèrent. Dans les Eglises d'Asie Mineure, certaines rejetèrent, d'autres gardèrent le rite de l'agneau pascal. L'Eglise d'Antioche s'en rapporta à la détermination juive pour fixer la résurrection au dimanche qui suivait la Pâque juive, tandis que les chrétiens d'Alexandrie se livrèrent à de savants calculs astronomiques et placèrent Pâques après l'équinoxe de printemps.
LES DEUX SIGNIFICATIONS DE LA COMMUNION
De toutes les règles liturgiques concernant le Carême, une surtout est d’importance décisive pour sa compréhension. Étant particulière à l’Orthodoxie, elle se trouve être une clé qui introduit à sa tradition liturgique. Cette règle est celle qui interdit la célébration de la Divine Liturgie les jours de semaine en Carême. Les rubriques sont claires : en aucune circonstance on ne peut célébrer la Divine Liturgie du lundi au vendredi en Carême, sauf une exception : la Fête de l’Annonciation, si elle tombe une de ces jours-là. Les mercredis et vendredis, cependant, un office de communion est prescrit le soir ; on l’appelle Liturgie des Présanctifiés.[...] Il est important d’expliquer plus en détail le sens de cette règle, qui transcende le cadre du Carême et éclaire le tradition liturgique orthodoxe toute entière.
De toutes les règles liturgiques concernant le Carême, une surtout est d’importance décisive pour sa compréhension. Étant particulière à l’Orthodoxie, elle se trouve être une clé qui introduit à sa tradition liturgique. Cette règle est celle qui interdit la célébration de la Divine Liturgie les jours de semaine en Carême. Les rubriques sont claires : en aucune circonstance on ne peut célébrer la Divine Liturgie du lundi au vendredi en Carême, sauf une exception : la Fête de l’Annonciation, si elle tombe une de ces jours-là. Les mercredis et vendredis, cependant, un office de communion est prescrit le soir ; on l’appelle Liturgie des Présanctifiés.[...] Il est important d’expliquer plus en détail le sens de cette règle, qui transcende le cadre du Carême et éclaire le tradition liturgique orthodoxe toute entière.
Dix vierges font cortège au plus grand des Mardis tiens ta lampe allumée, ne sois pas étourdi!
Pourquoi le Seigneur, entré à Jérusalem afin d'y accomplir Sa Passion, propose-t-il de telles paraboles à Ses disciples: ce sont, dit-Il, des paraboles qui s'appliquent aussi aux Juifs. En effet, Il raconte la parabole des dix vierges en portant l'attention sur la miséricorde, et en même temps Il enseigne à tous à être prêts avant la fin. Car sur la virginité, Il leur a parlé plusieurs fois, ainsi que sur les eunuques. Certes, beaucoup de gloire s'attache à la virginité, elle est grande, en vérité. Mais afin que nul, en pratiquant cette vertu, ne néglige les autres, et surtout la miséricorde, dont s'éclaire la lampe de la virginité, le Saint Evangile propose cette parabole .
Pourquoi le Seigneur, entré à Jérusalem afin d'y accomplir Sa Passion, propose-t-il de telles paraboles à Ses disciples: ce sont, dit-Il, des paraboles qui s'appliquent aussi aux Juifs. En effet, Il raconte la parabole des dix vierges en portant l'attention sur la miséricorde, et en même temps Il enseigne à tous à être prêts avant la fin. Car sur la virginité, Il leur a parlé plusieurs fois, ainsi que sur les eunuques. Certes, beaucoup de gloire s'attache à la virginité, elle est grande, en vérité. Mais afin que nul, en pratiquant cette vertu, ne néglige les autres, et surtout la miséricorde, dont s'éclaire la lampe de la virginité, le Saint Evangile propose cette parabole .
Abba Poemen dit qu’un frère demanda à abba Moïse comment quelqu’un peut se considérer comme mort envers son prochain. Et le vieillard lui dit : « Si l’homme ne met pas dans son cœur qu’il est déjà depuis trois jours dans le cercueil, il n’atteint pas à cette parole»
On disait d’abba Moïse à Scété que lorsqu’il se disposait à aller à Pétra, il fut fatigué en cours de route et se dit à lui-même : « Comment pourrai-je recueillir mon eau ici? » Et une voix vint lui dire : « Va, et ne te soucie de rien. » Il alla donc. Et quelques Pères vinrent le voir et il n’avait qu’une petite bouteille d’eau. Et il la dépensa tout entière à leur faire cuire quelques lentilles. Le vieillard était dans l'affliction. Entrant et sortant de sa cellule, il priait Dieu, et voici qu’un nuage de pluie vint sur Pétra et remplit tous ses récipients. Après cela, les visiteurs dirent au vieillard : « Dis-nous pourquoi tu entrais et sortais. »
Et le vieillard leur dit : « J’étais en procès avec Dieu, disant : tu m’as amené ici, et voici que je n’ai plus d’eau pour abreuver tes serviteurs. C’est pour cette raison que j’entrais et sortais, suppliant Dieu jusqu’à ce qu’il nous envoie de l’eau. »
On disait d’abba Moïse à Scété que lorsqu’il se disposait à aller à Pétra, il fut fatigué en cours de route et se dit à lui-même : « Comment pourrai-je recueillir mon eau ici? » Et une voix vint lui dire : « Va, et ne te soucie de rien. » Il alla donc. Et quelques Pères vinrent le voir et il n’avait qu’une petite bouteille d’eau. Et il la dépensa tout entière à leur faire cuire quelques lentilles. Le vieillard était dans l'affliction. Entrant et sortant de sa cellule, il priait Dieu, et voici qu’un nuage de pluie vint sur Pétra et remplit tous ses récipients. Après cela, les visiteurs dirent au vieillard : « Dis-nous pourquoi tu entrais et sortais. »
Et le vieillard leur dit : « J’étais en procès avec Dieu, disant : tu m’as amené ici, et voici que je n’ai plus d’eau pour abreuver tes serviteurs. C’est pour cette raison que j’entrais et sortais, suppliant Dieu jusqu’à ce qu’il nous envoie de l’eau. »
Un frère vint à Scété chez abba Moïse et lui demanda une parole.
Le vieillard lui dit : « Va, assieds-toi dans ta cellule et ta cellule t’enseignera toutes choses. »
Abba Moïse dit : « L’homme qui fuit ressemble à une grappe de raisins mûris par le soleil, mais celui qui demeure parmi les hommes est comme un raisin vert. »
Le chef de la région entendit parler un jour d’abba Moïse et il vint à Scété pour le voir.
On en informa le vieillard. Il se leva et s’enfuit dans le marais. Et ils le rencontrèrent et lui dirent : « Dis-nous, vieillard, où est la cellule d’abba Moïse. » Il leur dit : « Que voulez-vous de lui? C’est un homme simple d’esprit. » Et le chef alla à l’église et dit aux clercs : « Ayant entendu parler d’abba Moïse, j’étais descendu pour le voir; mais voici qu’un vieillard qui se rendait en Egypte nous a croisés et nous lui avons demandé où est la cellule d’abba Moïse, et il nous a dit : que voulez-vous de lui? C’est un simple d’esprit. » Les clercs entendant cela furent chagrinés et dirent : « Quel genre de vieillard était-ce qui vous a ainsi parlé contre le saint? » Ils dirent : « Un vieillard qui portait de vieux vêtements, grand et noir. » Ils dirent : « C’est lui-même abba Moïse; et c’est pour ne pas vous rencontrer qu’il vous a dit cela. » Très édifié, le chef de la région se retira.
Le vieillard lui dit : « Va, assieds-toi dans ta cellule et ta cellule t’enseignera toutes choses. »
Abba Moïse dit : « L’homme qui fuit ressemble à une grappe de raisins mûris par le soleil, mais celui qui demeure parmi les hommes est comme un raisin vert. »
Le chef de la région entendit parler un jour d’abba Moïse et il vint à Scété pour le voir.
On en informa le vieillard. Il se leva et s’enfuit dans le marais. Et ils le rencontrèrent et lui dirent : « Dis-nous, vieillard, où est la cellule d’abba Moïse. » Il leur dit : « Que voulez-vous de lui? C’est un homme simple d’esprit. » Et le chef alla à l’église et dit aux clercs : « Ayant entendu parler d’abba Moïse, j’étais descendu pour le voir; mais voici qu’un vieillard qui se rendait en Egypte nous a croisés et nous lui avons demandé où est la cellule d’abba Moïse, et il nous a dit : que voulez-vous de lui? C’est un simple d’esprit. » Les clercs entendant cela furent chagrinés et dirent : « Quel genre de vieillard était-ce qui vous a ainsi parlé contre le saint? » Ils dirent : « Un vieillard qui portait de vieux vêtements, grand et noir. » Ils dirent : « C’est lui-même abba Moïse; et c’est pour ne pas vous rencontrer qu’il vous a dit cela. » Très édifié, le chef de la région se retira.
Ce cinquième dimanche du Carême, nous faisons mémoire de notre vénérable Sainte Mère Marie l'Égyptienne.
L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.
QUATRIÈME DEGRÉ
13. Étant allé un jour dans un monastère, dont l'abbé était un juge et un pasteur excellent, j'y entendis prononcer un jugement bien terrible. Voici le fait : Pendant que j'étais dans ce monastère, il y arriva un voleur fameux, qui demandait à grands cris de pouvoir y entrer pour embrasser la vie monastique. L'abbé, comme un bon père et un bon médecin, lui ordonna de prendre sept jours pour se reposer, et pour examiner et connaître quels étaient les usages et la manière de vivre du monastère. Ce laps de temps passé, il le fit appeler en particulier auprès de lui, et lui demanda s'il désirait encore de demeurer dans le monastère et d'y vivre selon les règles de la maison. Comme il lui répondit affirmativement avec une candeur et une franchise admirables, l'abbé lui dit qu'il fallait qu'il lui fit une confession entière et bien détaillée des crimes dont il avait souillé sa vie.
L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.
QUATRIÈME DEGRÉ
13. Étant allé un jour dans un monastère, dont l'abbé était un juge et un pasteur excellent, j'y entendis prononcer un jugement bien terrible. Voici le fait : Pendant que j'étais dans ce monastère, il y arriva un voleur fameux, qui demandait à grands cris de pouvoir y entrer pour embrasser la vie monastique. L'abbé, comme un bon père et un bon médecin, lui ordonna de prendre sept jours pour se reposer, et pour examiner et connaître quels étaient les usages et la manière de vivre du monastère. Ce laps de temps passé, il le fit appeler en particulier auprès de lui, et lui demanda s'il désirait encore de demeurer dans le monastère et d'y vivre selon les règles de la maison. Comme il lui répondit affirmativement avec une candeur et une franchise admirables, l'abbé lui dit qu'il fallait qu'il lui fit une confession entière et bien détaillée des crimes dont il avait souillé sa vie.
Ce quatrième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre Vénérable Père Jean Climaque
Vers la fin de sa vie, on lui demande de rédiger "L'échelle sainte" (en grec "klimax", d'où son nom) qui résume l'expérience spirituelle des trois premiers siècles du monachisme.
Tu mortifiais la chair, Saint Jean, de ton vivant
et, bien que tu paraisses sans vie maintenant,
tu vis éternellement.
L'Echelle où tu décris la montée vers les cieux
annonce de ton âme le retour à Dieu.
Alors qu'il était âgé de seize ans et qu'il avait l'esprit vif, il s'offrit à Dieu en victime sacrée, gravissant la montagne du Sinaï. Après dix-neuf ans passés dans ce Monastère, il le quitta pour le stade des hésychastes : à cinq milles de la palestre où s'exerça l'anachorète Cyriaque, il fixa sa demeure au lieudit Tholâs. Il y passa quarante ans, dans un ardent amour, constamment embrasé par le feu de l'amour divin. Il mangeait de tout ce que lui permettait la règle (et en cela il brisait très sagement l'aiguillon de l'orgueil), mais il le faisait en toute frugalité et non jusqu'à satiété. Et le flot de ses larmes, qui pourrait le décrire ?
Vers la fin de sa vie, on lui demande de rédiger "L'échelle sainte" (en grec "klimax", d'où son nom) qui résume l'expérience spirituelle des trois premiers siècles du monachisme.
Tu mortifiais la chair, Saint Jean, de ton vivant
et, bien que tu paraisses sans vie maintenant,
tu vis éternellement.
L'Echelle où tu décris la montée vers les cieux
annonce de ton âme le retour à Dieu.
Alors qu'il était âgé de seize ans et qu'il avait l'esprit vif, il s'offrit à Dieu en victime sacrée, gravissant la montagne du Sinaï. Après dix-neuf ans passés dans ce Monastère, il le quitta pour le stade des hésychastes : à cinq milles de la palestre où s'exerça l'anachorète Cyriaque, il fixa sa demeure au lieudit Tholâs. Il y passa quarante ans, dans un ardent amour, constamment embrasé par le feu de l'amour divin. Il mangeait de tout ce que lui permettait la règle (et en cela il brisait très sagement l'aiguillon de l'orgueil), mais il le faisait en toute frugalité et non jusqu'à satiété. Et le flot de ses larmes, qui pourrait le décrire ?
Le 31 Octobre 1917, dans Tsarskoïe Selo, un nouveau chapitre pleine de chagrin terrestre et la joie céleste, a été ouvert dans l'histoire de la Sainteté dans l'Église Russe : la sainteté des nouveaux martyrs du XXe siècle. L'ouverture de ce chapitre est lié au nom du Pasteur Orthodoxe russe qui devint l'un des premiers à donner son âme pour son troupeau au cours de ce vingtième siècle de combattants contre Dieu : l'Archiprêtre Jean Kochurov.
Désireux de prévenir une épidémie de combats dans les rues de Tsarskoïe Selo, la direction a commencé Cosaque de retirer ses troupes de la ville le soir du 30 octobre, et le matin du 31 les forces bolcheviques entré Tsarskoïe Selo, sans rencontrer d'opposition. Un des témoins anonymes à la suite de ces événements tragiques a écrit une lettre à l'éminent Saint-Pétersbourg archiprêtre Ornatsky F., qui était lui-même destiné à recevoir le martyre aux mains des autorités athées......L'écrivain dit dans des mots simples mais profonds de la passion qui est devenu porteur de destin Fr-Jean. "Hier (le Octobre 31)," écrit-il, "quand les bolcheviks entrés Tsarskoïe Selo avec la Garde Rouge, ils ont commencé à faire le tour des appartements des officiers militaires, procéder à des arrestations. P. John (Alexandrovitch Kochurov) a été transmis à la périphérie de la ville, la cathédrale Saint-Théodore, et là ils l'ont assassiné en raison du fait que ceux qui ont organisé la procession sacrée aurait été de prier pour une victoire par les Cosaques.
Désireux de prévenir une épidémie de combats dans les rues de Tsarskoïe Selo, la direction a commencé Cosaque de retirer ses troupes de la ville le soir du 30 octobre, et le matin du 31 les forces bolcheviques entré Tsarskoïe Selo, sans rencontrer d'opposition. Un des témoins anonymes à la suite de ces événements tragiques a écrit une lettre à l'éminent Saint-Pétersbourg archiprêtre Ornatsky F., qui était lui-même destiné à recevoir le martyre aux mains des autorités athées......L'écrivain dit dans des mots simples mais profonds de la passion qui est devenu porteur de destin Fr-Jean. "Hier (le Octobre 31)," écrit-il, "quand les bolcheviks entrés Tsarskoïe Selo avec la Garde Rouge, ils ont commencé à faire le tour des appartements des officiers militaires, procéder à des arrestations. P. John (Alexandrovitch Kochurov) a été transmis à la périphérie de la ville, la cathédrale Saint-Théodore, et là ils l'ont assassiné en raison du fait que ceux qui ont organisé la procession sacrée aurait été de prier pour une victoire par les Cosaques.
Par Vladimir Lossky, Göttingen 1903–Paris 1958
LA CROIX
La victoire sur la mort et l’enfer est symbolisée par une caverne qui s’ouvre au pied de la Croix, sous le sommet rocailleux du Golgotha, le rocher fendu au moment de la mort du Christ laissant apparaître une tête de mort. C’est le crâne d’Adam qui « d’après la croyance de quelques-uns », dit Saint Jean Chrysostome (1), aurait été enterré sous le Golgotha – « lieu du crâne» (2). Si la tradition iconographique a adopté ce détail venant de sources apocryphes, c’est qu’il servait à faire ressortir le sens dogmatique de l’icône de la Crucifixion : la rédemption du premier Adam par le sang du Christ, nouvel Adam, Dieu qui se fit homme pour sauver le genre humain.
La Croix est à trois traverses – forme qui répond à une tradition très ancienne, considérée comme la plus authentique en Orient, comme en Occident (3) La traverse supérieure correspond au phylactère avec l’inscription indiquant le sujet de la condamnation. La traverse inférieure est un escabeau (le suppedaneum) auquel les pieds du Christ sont cloués avec deux clous.
LA CROIX
La victoire sur la mort et l’enfer est symbolisée par une caverne qui s’ouvre au pied de la Croix, sous le sommet rocailleux du Golgotha, le rocher fendu au moment de la mort du Christ laissant apparaître une tête de mort. C’est le crâne d’Adam qui « d’après la croyance de quelques-uns », dit Saint Jean Chrysostome (1), aurait été enterré sous le Golgotha – « lieu du crâne» (2). Si la tradition iconographique a adopté ce détail venant de sources apocryphes, c’est qu’il servait à faire ressortir le sens dogmatique de l’icône de la Crucifixion : la rédemption du premier Adam par le sang du Christ, nouvel Adam, Dieu qui se fit homme pour sauver le genre humain.
La Croix est à trois traverses – forme qui répond à une tradition très ancienne, considérée comme la plus authentique en Orient, comme en Occident (3) La traverse supérieure correspond au phylactère avec l’inscription indiquant le sujet de la condamnation. La traverse inférieure est un escabeau (le suppedaneum) auquel les pieds du Christ sont cloués avec deux clous.
Protopresbytre André Tkatchev
Traduction Elena Tastevin
Selon Saint Innocent traitant de la prière de Saint Ephrem le Syrien, l’orant prononce un mot et il croit que sa parole se dissout dans l’air et s’y dilue. Alors que ce faisant celui qui prie se met en voyage pour traverser les jours, les siècles et les esprits. Il demeure avec nous jusqu’au Jugement Dernier pour que l’Evangile s’accomplisse : « par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu seras condamné ».
Selon Saint Jean Chrysostome, la charité de Dieu est grande parce qu’Il nous jugera sur nos propres paroles et non pas sur celles des autres. Selon l’un des textes messianiques d’Isaïe: « Il ne jugera point sur l'apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire. Mais il jugera les pauvres avec équité, Et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre; Il frappera la terre de sa parole comme avec une verge, Et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant (Is 11 :2 – 4) ». Autrement dit, nos propres paroles seront notre verdict.
Selon Saint Innocent, nos paroles établissent le véritable portrait de notre « moi », celui qui sera jugé.
Traduction Elena Tastevin
Selon Saint Innocent traitant de la prière de Saint Ephrem le Syrien, l’orant prononce un mot et il croit que sa parole se dissout dans l’air et s’y dilue. Alors que ce faisant celui qui prie se met en voyage pour traverser les jours, les siècles et les esprits. Il demeure avec nous jusqu’au Jugement Dernier pour que l’Evangile s’accomplisse : « par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu seras condamné ».
Selon Saint Jean Chrysostome, la charité de Dieu est grande parce qu’Il nous jugera sur nos propres paroles et non pas sur celles des autres. Selon l’un des textes messianiques d’Isaïe: « Il ne jugera point sur l'apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire. Mais il jugera les pauvres avec équité, Et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre; Il frappera la terre de sa parole comme avec une verge, Et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant (Is 11 :2 – 4) ». Autrement dit, nos propres paroles seront notre verdict.
Selon Saint Innocent, nos paroles établissent le véritable portrait de notre « moi », celui qui sera jugé.
Saint Grégoire Palamas vécut à la fin de l'empire byzantin. De tempérament mystique, dès l'âge de vingt ans, il devient moine et vit en ermite sur le Mont Athos où commence pour lui une vie d'ardente contemplation. Mais bientôt les obstacles se multiplient : la vie monastique et mystique est attaquée ; on tente même de faire passer les moines contemplatifs mystiques pour des hérétiques.
Moine au Mont Athos, Grégoire développe la prière du coeur et rédige de nombreuses homélies sur la Vierge Marie
Grégoire prend la défense des moines qu'on appelle " hésychastes " et donne le fondement de cette expérience spirituelle en définissant une théologie fondamentale qui distingue en Dieu l'inaccessible (l'essence) et le participable (les énergies). Ce ne sera qu'après plusieurs années de luttes, que la doctrine de Palamas sera officiellement adoptée par l'Eglise byzantine. Grégoire deviendra évêque de Thessalonique.
Bien que la réflexion théologique sur cette question soit encore en discussion entre l'Orient et l'Occident, la spiritualité "hésychaste" est adoptée actuellement par de nombreux fidèles dans l'Eglise d'Occident. Grégoire Palamas est aussi l'auteur de nombreuses homélies sur la Vierge Marie. Moine orthodoxe, il est fêté le 14 novembre au calendrier byzantin.
Moine au Mont Athos, Grégoire développe la prière du coeur et rédige de nombreuses homélies sur la Vierge Marie
Grégoire prend la défense des moines qu'on appelle " hésychastes " et donne le fondement de cette expérience spirituelle en définissant une théologie fondamentale qui distingue en Dieu l'inaccessible (l'essence) et le participable (les énergies). Ce ne sera qu'après plusieurs années de luttes, que la doctrine de Palamas sera officiellement adoptée par l'Eglise byzantine. Grégoire deviendra évêque de Thessalonique.
Bien que la réflexion théologique sur cette question soit encore en discussion entre l'Orient et l'Occident, la spiritualité "hésychaste" est adoptée actuellement par de nombreux fidèles dans l'Eglise d'Occident. Grégoire Palamas est aussi l'auteur de nombreuses homélies sur la Vierge Marie. Moine orthodoxe, il est fêté le 14 novembre au calendrier byzantin.
Par le père Jean Valentin Istrati (prêtre roumain)
Faut-il rappeler que le diable ne dort pas, ne mange pas? Depuis la création du monde il réside dans l’abstinence, n’oublie rien, ne se fatigue jamais et n’a à aucun moment eu l’idée de faire valoir ses droits à la retraite. Il n’est jamais souffrant et il lui arrive guère de mourir. Il n’a en permanence qu’un seul souci : distraire les humains lorsqu’ils font le bien et les faire oublier le salut. Le diable est un théologien fort versé, dans sa haine il connaît par cœur les Saintes Ecritures tout en n’ayant pas la moindre intention de les observer. Voilà des millénaires qu’il perfectionne ses méthodes. Il se sert des gens pour agir ayant recours aux méthodes les plus diverses, il se sert des animaux, des plantes, de la matière, des pensées et des mécanismes, etc. Sa tâche consiste à remplir l’enfer, en y installant des hommes, des créatures de Dieu prédestinées au Royaume éternel de la Lumière.
Faut-il rappeler que le diable ne dort pas, ne mange pas? Depuis la création du monde il réside dans l’abstinence, n’oublie rien, ne se fatigue jamais et n’a à aucun moment eu l’idée de faire valoir ses droits à la retraite. Il n’est jamais souffrant et il lui arrive guère de mourir. Il n’a en permanence qu’un seul souci : distraire les humains lorsqu’ils font le bien et les faire oublier le salut. Le diable est un théologien fort versé, dans sa haine il connaît par cœur les Saintes Ecritures tout en n’ayant pas la moindre intention de les observer. Voilà des millénaires qu’il perfectionne ses méthodes. Il se sert des gens pour agir ayant recours aux méthodes les plus diverses, il se sert des animaux, des plantes, de la matière, des pensées et des mécanismes, etc. Sa tâche consiste à remplir l’enfer, en y installant des hommes, des créatures de Dieu prédestinées au Royaume éternel de la Lumière.
« Essence créée » et « Essence divine » dans la théologie spirituelle de saint Syméon le Nouveau Théologien
Eh ! vous-là, pourquoi renoncez-vous de mettre de l’ordre chez vous pour scruter les choses de Dieu et ce qui le touche?
Mais c’est surtout l’essence incréée de Dieu, son οὐσία, dont nous voudrions parler dans notre étude présente sur Syméon. Sans essayer d’en donner une définition théologique ou philosophique, chose qui serait d’ailleurs impossible selon lui, Syméon insiste sur la témérité de la scruter, surtout pour des personnes dépourvues de l’Esprit Saint. « C’est pour moi un sujet d’étonnement », dit-il dans ses Traités théologiques, « que la plupart des hommes, avant d’être nés de Dieu et d’avoir obtenu le titre d’enfants, ne redoutent nullement de s’adonner à la théologie et de parler de Dieu. C’est précisément pour cela que, si je viens à entendre certains d’entre eux philosopher sur des sujets divins et inaccessibles, faire de la théologie en état d’impureté et expliquer les vérités de Dieu et ce qui le touche [τὰ περὶ Θεοῦ καὶ τὰ κατ’αὐτόν] sans l’Esprit qui donne l’intelligence, je tremble en esprit et je me mets comme hors de moi, rien que de calculer et de considérer combien la divinité est incompréhensible pour tous et comment, ignorant ce qui est à nos pieds et nous ignorant nous-mêmes, nous n’avons rien de plus pressé que de philosopher, sans crainte de Dieu et avec témérité, sur ce qui nous est inaccessible, et cela, tout en étant vides de l’Esprit qui éclaire ce domaine et nous le dévoile. nous nous mettons en faute du fait même que nous parlons de Dieu. Il est déjà malaisé à chacun de se connaître soi-même et peu y réussissent en vrais philosophes.
Eh ! vous-là, pourquoi renoncez-vous de mettre de l’ordre chez vous pour scruter les choses de Dieu et ce qui le touche?
Mais c’est surtout l’essence incréée de Dieu, son οὐσία, dont nous voudrions parler dans notre étude présente sur Syméon. Sans essayer d’en donner une définition théologique ou philosophique, chose qui serait d’ailleurs impossible selon lui, Syméon insiste sur la témérité de la scruter, surtout pour des personnes dépourvues de l’Esprit Saint. « C’est pour moi un sujet d’étonnement », dit-il dans ses Traités théologiques, « que la plupart des hommes, avant d’être nés de Dieu et d’avoir obtenu le titre d’enfants, ne redoutent nullement de s’adonner à la théologie et de parler de Dieu. C’est précisément pour cela que, si je viens à entendre certains d’entre eux philosopher sur des sujets divins et inaccessibles, faire de la théologie en état d’impureté et expliquer les vérités de Dieu et ce qui le touche [τὰ περὶ Θεοῦ καὶ τὰ κατ’αὐτόν] sans l’Esprit qui donne l’intelligence, je tremble en esprit et je me mets comme hors de moi, rien que de calculer et de considérer combien la divinité est incompréhensible pour tous et comment, ignorant ce qui est à nos pieds et nous ignorant nous-mêmes, nous n’avons rien de plus pressé que de philosopher, sans crainte de Dieu et avec témérité, sur ce qui nous est inaccessible, et cela, tout en étant vides de l’Esprit qui éclaire ce domaine et nous le dévoile. nous nous mettons en faute du fait même que nous parlons de Dieu. Il est déjà malaisé à chacun de se connaître soi-même et peu y réussissent en vrais philosophes.
Carême et Ramadan sont des réalités différentes qui, pour l’essentiel, ne peuvent être comparées. Le Ramadan n’est pas le Carême des musulmans et le Carême n’est pas le Ramadan des Chrétiens.
Sans offenser les musulmans, dont le jeûne et les temps de prière peuvent être impressionnants, le Carême chrétien est différent.
Le Carême est préparation à la victoire d’un Dieu fait homme, sur le mal. Le réduire à la pénitence serait erroné ; le Carême n’est pas une simple obéissance à une loi religieuse mais une étape de conversion profonde, par la prière qui nous unit à notre créateur et sauveur. L’extérieur compte peu, c’est notre coeur qui doit changer. C’est un élan d’amour vers Dieu pour répondre à son appel... Il est mort et ressuscité et comme Lui nous passons du détachement (nos privations) à la lumière de Pâques (notre conversion).
Sans offenser les musulmans, dont le jeûne et les temps de prière peuvent être impressionnants, le Carême chrétien est différent.
Le Carême est préparation à la victoire d’un Dieu fait homme, sur le mal. Le réduire à la pénitence serait erroné ; le Carême n’est pas une simple obéissance à une loi religieuse mais une étape de conversion profonde, par la prière qui nous unit à notre créateur et sauveur. L’extérieur compte peu, c’est notre coeur qui doit changer. C’est un élan d’amour vers Dieu pour répondre à son appel... Il est mort et ressuscité et comme Lui nous passons du détachement (nos privations) à la lumière de Pâques (notre conversion).
Traduction Dimitri Garmonov
Le 17 février, l’Eglise orthodoxe russe fête la mémoire de saint Méthode, évêque de Petropavlovsk, évêque auxiliaire du diocèse d’Omsk. Lors d’une molébèn près de l’église Saint-Nicolas à Petropavlovsk, Mgr Méthode a été arrêté par des soldats de l’Armée rouge et tué à coups de baïonnettes. Les meurtriers ont porté encore plusieurs blessures et planté ensuite une croix dans la dépouille de l’évêque. Les gens qui se tenaient à côté gardaient le silence.
Croix enfoncée dans une blessure
En 1921, une révolte des paysans contre le pouvoir soviétique a éclaté en Sibérie. Cette révolte a pris des dimensions considérables et s'est propagée dans les villes de Petropavlovsk, Ichim, Tobolsk. Un gouvernement de la Sibérie du Nord a été créé. La répression de la révolte était accompagnée par une violence des bolchéviques auparavant inconnue. Les soldats ont tué des centaines de personnes dans les villages et villes envahis dont plusieurs ont été brûlés de fond en comble. En février 1921, à Petropavlovsk, les bolchéviques, par le feu et le sang, restaurent le pouvoir soviétique qui sera accueilli sans enthousiasme par la population.
Le 17 février, l’Eglise orthodoxe russe fête la mémoire de saint Méthode, évêque de Petropavlovsk, évêque auxiliaire du diocèse d’Omsk. Lors d’une molébèn près de l’église Saint-Nicolas à Petropavlovsk, Mgr Méthode a été arrêté par des soldats de l’Armée rouge et tué à coups de baïonnettes. Les meurtriers ont porté encore plusieurs blessures et planté ensuite une croix dans la dépouille de l’évêque. Les gens qui se tenaient à côté gardaient le silence.
Croix enfoncée dans une blessure
En 1921, une révolte des paysans contre le pouvoir soviétique a éclaté en Sibérie. Cette révolte a pris des dimensions considérables et s'est propagée dans les villes de Petropavlovsk, Ichim, Tobolsk. Un gouvernement de la Sibérie du Nord a été créé. La répression de la révolte était accompagnée par une violence des bolchéviques auparavant inconnue. Les soldats ont tué des centaines de personnes dans les villages et villes envahis dont plusieurs ont été brûlés de fond en comble. En février 1921, à Petropavlovsk, les bolchéviques, par le feu et le sang, restaurent le pouvoir soviétique qui sera accueilli sans enthousiasme par la population.
Né en 1874 Jean Pokrovsky dans la région de Moscou a été exécuté le 26/13 février 1938 au polygone de Boutovo.
Son père était prêtre. En 1897 il termine ses études au séminaire de Moscou et est ordonné. En 1916 le père Jean est nommé recteur de l’église du village de Tchirkino, district de Kolomenskoe. Dans les années trente il est le prieur de plusieurs paroisses de la région de Moscou.
Devient archiprêtre en 1937. Le 27 janvier 1938 le père Jean est arrêté et accusé de mener une "campagne antisoviétique et contre-révolutionnaire".
Il est détenu dans la prison de la ville de Kachyra. Ne se reconnaît pas coupable. Le 21 février 1938 une commission spéciale du NKVD de la région de Moscou le condamne en même temps que la sainte novice et martyre Anna Kornéeva à être fusillé.
Son père était prêtre. En 1897 il termine ses études au séminaire de Moscou et est ordonné. En 1916 le père Jean est nommé recteur de l’église du village de Tchirkino, district de Kolomenskoe. Dans les années trente il est le prieur de plusieurs paroisses de la région de Moscou.
Devient archiprêtre en 1937. Le 27 janvier 1938 le père Jean est arrêté et accusé de mener une "campagne antisoviétique et contre-révolutionnaire".
Il est détenu dans la prison de la ville de Kachyra. Ne se reconnaît pas coupable. Le 21 février 1938 une commission spéciale du NKVD de la région de Moscou le condamne en même temps que la sainte novice et martyre Anna Kornéeva à être fusillé.
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