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L'avenir des chrétiens de Terre Sainte inquiète Benoît XVI
Le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a adressé une lettre à l'épiscopat mondial à l'occasion de la collecte du Vendredi Saint en faveur de la Terre Sainte. Co-signé par le Secrétaire du dicastère, Mgr.Cyril Vasil, SJ, le document s'inspire du pèlerinage accompli par Benoît XVI sur les pas de Jésus en mai dernier.
Le Cardinal y rappelle le souci pastoral, ocuménique et interreligieux qui a animé les paroles et les gestes du Pape en cette occasion, ainsi que son appel à la fraternité et à la paix. Soulignant avec force le problème incessant de l'émigration, il a redit qu'il y a une place pour tous en Terre Sainte, exhorté les autorités à soutenir la présence chrétienne et assuré la solidarité de l'Eglise envers les chrétiens de cette région.
Le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a adressé une lettre à l'épiscopat mondial à l'occasion de la collecte du Vendredi Saint en faveur de la Terre Sainte. Co-signé par le Secrétaire du dicastère, Mgr.Cyril Vasil, SJ, le document s'inspire du pèlerinage accompli par Benoît XVI sur les pas de Jésus en mai dernier.
Le Cardinal y rappelle le souci pastoral, ocuménique et interreligieux qui a animé les paroles et les gestes du Pape en cette occasion, ainsi que son appel à la fraternité et à la paix. Soulignant avec force le problème incessant de l'émigration, il a redit qu'il y a une place pour tous en Terre Sainte, exhorté les autorités à soutenir la présence chrétienne et assuré la solidarité de l'Eglise envers les chrétiens de cette région.
Les évêques orthodoxes d’Allemagne se sont réunis le 27 février dans les locaux de la métropole de l’Eglise orthodoxe roumaine à Nuremberg. Ils ont décidé l’unanimité de créer une assemblée des évêques d’Allemagne ( Orthodoxe Bischofskonferenz in Deutschland). Cette décision s’inspire de la recommandation élaborée par la 4ème réunion préconciliaire panorthodoxe, qui s’est tenue en juin 2009 à Chambésy.
Pour régulariser la situation de la diaspora, c'est-à-dire des croyants ne résidant pas dans les frontières traditionnelles des Eglises Locales orthodoxes, cette réunion avait décidé de la création de nouvelles assemblées d’évêques dans diverses régions du monde.
Pour régulariser la situation de la diaspora, c'est-à-dire des croyants ne résidant pas dans les frontières traditionnelles des Eglises Locales orthodoxes, cette réunion avait décidé de la création de nouvelles assemblées d’évêques dans diverses régions du monde.
Le mouvement « Retour aux sources » a de nouveau demandé à Youri Loujkov, le Maire de Moscou, de contribuer à ce que la station de métro Voïkovskaya change de nom. Il est dit dans le message adressé au maire : « Le plan de la capitale indique jusqu’à présent le nom de Pierre Voïkov, l’un des assassins de la famille impériale. Il est impensable que ce nom continue à être honoré de la sorte par la capitale de la Russie. La dénomination de cette station de métro ainsi que celle de quatre ruelles voisines sont quelque chose d’insupportable. Pierre Voïkov est l’un des assassins des enfants du Tsar. Il a mutilé les dépouilles de ce carnage, les a démembré et les a immergé dans de l’acide sulfurique.Il est n’est pas tolérable que des offices funèbres à la mémoire des victimes soient dits dans les très nombreuses églises de la capitale alors qu’une station de métro continue à porter le nom de l’infanticide Voïkov. Des contradictions de cette sorte ne sont pas à l’honneur de Moscou.
La Fédération de Russie a l’intention de faire reconstruire la « Maison de retraite russe » à Sainte Geneviève des Bois, Essonne. Conformément au souhait du défunt patriarche Alexis II la Russie construira en France un « Centre de la mémoire de l’émigration russe ».
A sa séance du 4 mars 2010 le Conseil des ministres a examiné un projet de décision élaboré à la suite d’une directive du Président Medvedev. Le patriarche Alexis II avait formulé ce souhait en octobre 2007 après son retour d’un voyage en France. Le patriarche avait dit un office funèbre à la mémoire des compatriotes inhumés au cimetière de Sainte Geneviève des Bois.
Le Ministère des finances assignera en 2010 une somme de 770.000 euros pour financer ce projet.
De nombreux émigrés russes ont trouvé ici leur dernière demeure. Ces inhumations ont commencé à partir de 1929.
A sa séance du 4 mars 2010 le Conseil des ministres a examiné un projet de décision élaboré à la suite d’une directive du Président Medvedev. Le patriarche Alexis II avait formulé ce souhait en octobre 2007 après son retour d’un voyage en France. Le patriarche avait dit un office funèbre à la mémoire des compatriotes inhumés au cimetière de Sainte Geneviève des Bois.
Le Ministère des finances assignera en 2010 une somme de 770.000 euros pour financer ce projet.
De nombreux émigrés russes ont trouvé ici leur dernière demeure. Ces inhumations ont commencé à partir de 1929.
Le métropolite Hilarion a été empêché de célébrer la liturgie à l'église Saint-Alexandre de la Neva (rue Daru à Paris) à cause des protestations de représentants de l'administration diocésaine de l'exarchat
Interfax, le 4 mars. Mgr Gabriel de Comane, responsable du prétendu « exarchat russe en Europe Occidentale » a révoqué l’invitation qu’il avait faite à Mgr Hilarion, métropolite de Volokolamsk, président du Département des relations extérieures du patriarcat d Moscou, de venir célébrer la liturgie à l'église Saint-Alexandre à Paris.
Dans une interview accordée ce jeudi à Interfax-Religion le métropolite Hilarion a déclaré qu’il avait il y a plusieurs semaine accepté cette invitation. « Cependant, une semaine avant la date qui avait été fixée, j’ai reçu de Mgr Gabriel une lettre. Il m’y faisait savoir qu’il était opportun d’ajourner jusqu’à des temps meilleurs ma visite à l'église. Mgr Gabriel a invoqué pour prétexte à ce refus la décision prise par la justice française d’attribuer à la Fédération de Russie la propriété de l'église Saint-Nicolas à Nice. Cette décision aurait suscité le mécontentement de certains membres du Conseil de l’archevêché. Ces personnes ont prescrit à Mgr Gabriel d’annuler l’invitation qu’il m’avait adressée.
Interfax, le 4 mars. Mgr Gabriel de Comane, responsable du prétendu « exarchat russe en Europe Occidentale » a révoqué l’invitation qu’il avait faite à Mgr Hilarion, métropolite de Volokolamsk, président du Département des relations extérieures du patriarcat d Moscou, de venir célébrer la liturgie à l'église Saint-Alexandre à Paris.
Dans une interview accordée ce jeudi à Interfax-Religion le métropolite Hilarion a déclaré qu’il avait il y a plusieurs semaine accepté cette invitation. « Cependant, une semaine avant la date qui avait été fixée, j’ai reçu de Mgr Gabriel une lettre. Il m’y faisait savoir qu’il était opportun d’ajourner jusqu’à des temps meilleurs ma visite à l'église. Mgr Gabriel a invoqué pour prétexte à ce refus la décision prise par la justice française d’attribuer à la Fédération de Russie la propriété de l'église Saint-Nicolas à Nice. Cette décision aurait suscité le mécontentement de certains membres du Conseil de l’archevêché. Ces personnes ont prescrit à Mgr Gabriel d’annuler l’invitation qu’il m’avait adressée.
La future église russe à Paris sera le symbole d’une nouvelle étape dans les relations entre la Russie et la France, selon l’Église orthodoxe russe.
Moscou, le 8 février. Interfax — L’Église orthodoxe russe considère comme symbolique que le terrain de Météo France ait pu être acheté par la Russie à la veille de l’année de la Russie en France.
« Toutes les nouvelles pages dans l’histoire des relations entre la Russie et la France ont débuté par de nouvelles constructions, a déclaré ce lundi au correspondant d’Interfax-Religija l’hégoumène Philippe (Rjabykh), vice-président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Il a ainsi rappelé que la première pierre du pont Alexandre III à Paris a été posée par Nicolas II pour marquer l’union franco-russe d’octobre 1896. Aujourd’hui, le terrain de la future église russe a été acquis à la veille de l’ouverture de l’année de la Russie en France, ce 2 mars.
Moscou, le 8 février. Interfax — L’Église orthodoxe russe considère comme symbolique que le terrain de Météo France ait pu être acheté par la Russie à la veille de l’année de la Russie en France.
« Toutes les nouvelles pages dans l’histoire des relations entre la Russie et la France ont débuté par de nouvelles constructions, a déclaré ce lundi au correspondant d’Interfax-Religija l’hégoumène Philippe (Rjabykh), vice-président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Il a ainsi rappelé que la première pierre du pont Alexandre III à Paris a été posée par Nicolas II pour marquer l’union franco-russe d’octobre 1896. Aujourd’hui, le terrain de la future église russe a été acquis à la veille de l’ouverture de l’année de la Russie en France, ce 2 mars.
Le patriarche Cyrille a souligné, intervenant à la conférence des Evêques qui vient de se tenir à Moscou, la similitude des positions de l’Eglise Russe et de celle du Vatican pour ce qui est de nombreux aspects de notre époque. A la différence de nombreuses branches du protestantisme l’Eglise catholique a, dans nombre de questions, des analyses identiques à celles du patriarcat de Moscou. Nous avons la même approche de l’offensive menée actuellement par le sécularisme, de la globalisation, de la morale traditionnelle.
Le pape Benoît XVI a fait de nombreuses déclarations dans ce sens.
Le pape Benoît XVI a fait de nombreuses déclarations dans ce sens.
STRASBOURG (Conseil Europe)
La Cour européenne des droits de l'Homme a demandé mardi à la Turquie de supprimer la case "religion" des cartes d'identité nationales, car cette mention est contraire à la liberté de religion qui comporte celle de manifester ou non ses croyances.
"Le simple fait d'être porteur d'une carte d'identité comportant une case +religion+ (même) laissée vide revient pour l'intéressé à divulguer contre son gré une information relative à un aspect de sa religion ou de ses convictions profondes", juge la Cour européenne dans un arrêt rendu mardi à Strasbourg.
La Cour européenne des droits de l'Homme a demandé mardi à la Turquie de supprimer la case "religion" des cartes d'identité nationales, car cette mention est contraire à la liberté de religion qui comporte celle de manifester ou non ses croyances.
"Le simple fait d'être porteur d'une carte d'identité comportant une case +religion+ (même) laissée vide revient pour l'intéressé à divulguer contre son gré une information relative à un aspect de sa religion ou de ses convictions profondes", juge la Cour européenne dans un arrêt rendu mardi à Strasbourg.
Ces dernières semaines le net et la presse russes sont saturés de textes polémiques consacrés au livre du père Mitrofanov.
Voici une contribution de Xenia Krivochéine
A la télé le camarade Ziouganov (secrétaire du P.C. russe) nous expose sans la moindre gêne les exploits du peuple et nous chante les louanges du grand Staline. Il n’est pas le moins du monde troublé par le souvenir des crimes commis par son parti de concert avec la Tcheka et le KGB. N’exagère-t-il pas les facultés d’oubli des Russes ? Ou mise-t-il sur leur pardon chrétien ? Ziouganov s’adresse à la génération non avertie de ceux nés après 1990 et qui sont dans l’ignorance des camps de concentration. Or sont encore de ce monde leurs pères, leurs grands-parents qui savent parfaitement ce que signifiaient les locutions « ennemi du peuple » ou « enfants d’un ennemi du peuple ». Il induit les jeunes âmes en tentation, il s’agit de sa part d’une manipulation coupable au regard d’un chrétien. On nous apprend dès l’enfance à s’en tenir à la vérité. La notion de « devoir de mémoire » est reconnue depuis la fin de la guerre dans tout les pays civilisés, ce devoir fait l’objet de mille soins de la part des victimes du national-socialisme, surtout par les Juifs du monde entier. Le génocide qu’ils ont eu à souffrir se traduit en une séquelle sans fin de revendications et d’exigences à l’égard de la nation allemande. Il y a longtemps que les Allemands ont apporté leur repentir pour Hitler, leur compatriote dégénéré. Mais le souvenir des atrocités qu’il a commises est toujours là, il nous immunise d’un retour ce ces horreurs à l’avenir.
Voici une contribution de Xenia Krivochéine
A la télé le camarade Ziouganov (secrétaire du P.C. russe) nous expose sans la moindre gêne les exploits du peuple et nous chante les louanges du grand Staline. Il n’est pas le moins du monde troublé par le souvenir des crimes commis par son parti de concert avec la Tcheka et le KGB. N’exagère-t-il pas les facultés d’oubli des Russes ? Ou mise-t-il sur leur pardon chrétien ? Ziouganov s’adresse à la génération non avertie de ceux nés après 1990 et qui sont dans l’ignorance des camps de concentration. Or sont encore de ce monde leurs pères, leurs grands-parents qui savent parfaitement ce que signifiaient les locutions « ennemi du peuple » ou « enfants d’un ennemi du peuple ». Il induit les jeunes âmes en tentation, il s’agit de sa part d’une manipulation coupable au regard d’un chrétien. On nous apprend dès l’enfance à s’en tenir à la vérité. La notion de « devoir de mémoire » est reconnue depuis la fin de la guerre dans tout les pays civilisés, ce devoir fait l’objet de mille soins de la part des victimes du national-socialisme, surtout par les Juifs du monde entier. Le génocide qu’ils ont eu à souffrir se traduit en une séquelle sans fin de revendications et d’exigences à l’égard de la nation allemande. Il y a longtemps que les Allemands ont apporté leur repentir pour Hitler, leur compatriote dégénéré. Mais le souvenir des atrocités qu’il a commises est toujours là, il nous immunise d’un retour ce ces horreurs à l’avenir.
Interfax annonce le 11 septembre que l’ex-évêque de l’Eglise russe Basile Osborne qui a failli être la cause d’une scission du diocèse local a présenté sa démission.
L’évêque Basile qui, à l’époque, a en violation de l’ordre canonique, transité sous l’omophore du patriarcat de Constantinople vient de déclarer qu’il abandonnait son poste pour raisons de santé. Le clergé du vicariat de Grande-Bretagne (exarchat des églises russes en Europe occidentale) une lettre circulaire dans laquelle il précise que le statut canonique du clergé sera débattu le 28 novembre dans le cadre de l’Assemblée de cette structure de l’Eglise de Constantinople. L’Assemblée sera présidée par l’archevêque Gabriel de Comane. Mgr Basile a l’intention de quitter l’Angleterre et de s’installer en France. Cette démission n’a rien d’étonnant : récemment le procès intenté par Mgr Basile quant à la propriété de l'église de la Dormition à Londres a été perdu
L’évêque Basile qui, à l’époque, a en violation de l’ordre canonique, transité sous l’omophore du patriarcat de Constantinople vient de déclarer qu’il abandonnait son poste pour raisons de santé. Le clergé du vicariat de Grande-Bretagne (exarchat des églises russes en Europe occidentale) une lettre circulaire dans laquelle il précise que le statut canonique du clergé sera débattu le 28 novembre dans le cadre de l’Assemblée de cette structure de l’Eglise de Constantinople. L’Assemblée sera présidée par l’archevêque Gabriel de Comane. Mgr Basile a l’intention de quitter l’Angleterre et de s’installer en France. Cette démission n’a rien d’étonnant : récemment le procès intenté par Mgr Basile quant à la propriété de l'église de la Dormition à Londres a été perdu
Le numéro d’août de la Revue du patriarcat de Moscou[ ("Journal Moskovskoj Patriarkhiï") publie une longue interview avec l’archevêque Hilarion, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou.
En voici quelques extraits:
Les problèmes de la diaspora orthodoxe ont été parmi ceux qui ont le plus occupé la récente rencontre panorthodoxe de Chambésy. Pourquoi ?
- Il avait été prévu que quatre sujets, d’ailleurs liés entre eux, seront prioritaires dans l’ordre du jour de la rencontre : la diaspora orthodoxe, l’autocéphalie et les modalités de son octroi, l’autonomie et son octroi, les diptyques qui déterminent l’ordre dans lequel sont mentionnés les primats des Églises orthodoxes. Il fut ultérieurement décidé de consacrer la rencontre panorthodoxe à l’examen de la question la plus difficile et épineuse de cette liste, celle de la diaspora. La commission orthodoxe préconciliaire s’était réunie en 1990 et 1993 tandis qu’une conférence consacrée à la diaspora a réuni en 1995 de nombreux spécialistes du droit canon Par la suite, la discussion fut interrompue car des difficultés étaient survenues dans les relations entre le patriarcat de Constantinople et celui de Moscou, difficultés dues à la mise en place en Estonie d’une juridiction ecclésiale parallèle dépendante de Constantinople.
La préparation du concile panorthodoxe a repris après la rencontre à Istanbul, en octobre 2008, des primats des Églises orthodoxes et des représentants des Églises orthodoxes locales. Il fut décidé de confier l’examen des problèmes de la diaspora à la prochaine session de la conférence préconciliaire. Le règlement de ces problèmes revêt une importance particulière pour un meilleur témoignage orthodoxe et une mission plus efficace dans de nombreuses régions du monde.
-Des solutions diverses sont préconisées pour l’organisation canonique de la diaspora. Quelles sont les positions du patriarcat de Moscou ? Quelles sont les Églises locales qui ont des positions similaires ? Quelles solutions alternatives sont-elles proposées ?
En voici quelques extraits:
Les problèmes de la diaspora orthodoxe ont été parmi ceux qui ont le plus occupé la récente rencontre panorthodoxe de Chambésy. Pourquoi ?
- Il avait été prévu que quatre sujets, d’ailleurs liés entre eux, seront prioritaires dans l’ordre du jour de la rencontre : la diaspora orthodoxe, l’autocéphalie et les modalités de son octroi, l’autonomie et son octroi, les diptyques qui déterminent l’ordre dans lequel sont mentionnés les primats des Églises orthodoxes. Il fut ultérieurement décidé de consacrer la rencontre panorthodoxe à l’examen de la question la plus difficile et épineuse de cette liste, celle de la diaspora. La commission orthodoxe préconciliaire s’était réunie en 1990 et 1993 tandis qu’une conférence consacrée à la diaspora a réuni en 1995 de nombreux spécialistes du droit canon Par la suite, la discussion fut interrompue car des difficultés étaient survenues dans les relations entre le patriarcat de Constantinople et celui de Moscou, difficultés dues à la mise en place en Estonie d’une juridiction ecclésiale parallèle dépendante de Constantinople.
La préparation du concile panorthodoxe a repris après la rencontre à Istanbul, en octobre 2008, des primats des Églises orthodoxes et des représentants des Églises orthodoxes locales. Il fut décidé de confier l’examen des problèmes de la diaspora à la prochaine session de la conférence préconciliaire. Le règlement de ces problèmes revêt une importance particulière pour un meilleur témoignage orthodoxe et une mission plus efficace dans de nombreuses régions du monde.
-Des solutions diverses sont préconisées pour l’organisation canonique de la diaspora. Quelles sont les positions du patriarcat de Moscou ? Quelles sont les Églises locales qui ont des positions similaires ? Quelles solutions alternatives sont-elles proposées ?
"Le Figaro"
De notre correspondant à Moscou, Pierre Avril
Des milliers de Moscovites sont venus s'incliner devant les reliques d'Elisaveta Feodorovna, victime de la police secrète bolchevique.
Dans une Russie acquise à la renaissance du sentiment religieux, le rappel de la vie sainte d'Elisaveta Feodorovna a ému des milliers de Moscovites venus, lundi, rendre hommage à cette épouse modèle de la famille Romanov balayée il y a près de cent ans par la révolution bolchevique. De l'église Sainte-Marie-Madeleine de Jérusalem où elles reposaient depuis 1921, une partie des reliques d'Elisaveta Feodorovna - deux humérus déposés dans une boîte en verre - a été officiellement transférée au couvent moscovite de Sainte-Marthe-et-Sainte-Marie, mi-hospice de charité, mi-retraite spirituelle, qu'elle avait fondé en 1909 après l'assassinat de son mari, le grand-duc Sergueï Alexandrovitch, par un socialiste révolutionnaire. Elle connaîtra le même sort neuf ans plus tard, jetée dans un puits par la police secrète bolchevique, dans cette même région de l'Oural ou périt le tsar Nicolas II. D'origine allemande et luthérienne, la grande-duchesse, sœur de la dernière impératrice Alexandra, s'était spontanément convertie à la foi orthodoxe, avant d'embrasser la cause du peuple russe et de ses nécessiteux.
De notre correspondant à Moscou, Pierre Avril
Des milliers de Moscovites sont venus s'incliner devant les reliques d'Elisaveta Feodorovna, victime de la police secrète bolchevique.
Dans une Russie acquise à la renaissance du sentiment religieux, le rappel de la vie sainte d'Elisaveta Feodorovna a ému des milliers de Moscovites venus, lundi, rendre hommage à cette épouse modèle de la famille Romanov balayée il y a près de cent ans par la révolution bolchevique. De l'église Sainte-Marie-Madeleine de Jérusalem où elles reposaient depuis 1921, une partie des reliques d'Elisaveta Feodorovna - deux humérus déposés dans une boîte en verre - a été officiellement transférée au couvent moscovite de Sainte-Marthe-et-Sainte-Marie, mi-hospice de charité, mi-retraite spirituelle, qu'elle avait fondé en 1909 après l'assassinat de son mari, le grand-duc Sergueï Alexandrovitch, par un socialiste révolutionnaire. Elle connaîtra le même sort neuf ans plus tard, jetée dans un puits par la police secrète bolchevique, dans cette même région de l'Oural ou périt le tsar Nicolas II. D'origine allemande et luthérienne, la grande-duchesse, sœur de la dernière impératrice Alexandra, s'était spontanément convertie à la foi orthodoxe, avant d'embrasser la cause du peuple russe et de ses nécessiteux.
Comme je le soulignai dans un commentaire précédent, ce sujet constitue un point crucial pour l'unité orthodoxe et il n'est donc pas étonnant que, à peine a-t-on appris que le Saint-Synode de l’Eglise russe avait décidé de créer "un groupe de travail qui se consacrerait à l’étude de la question de la primauté dans l’Eglise orthodoxe" que plusieurs commentaires ont été émis par des prêtres du patriarcat de Constantinople.
Le p. Job Getcha (3) y consacre le début d'une interview sur le site ukrainien risu.org. Après avoir rappelé les canons et le principe évident qu'une Église autocéphale ne peut seule changer des règles établies, même si elles apparaissent désuètes, mais que seul le Concile Œcuménique peut le faire, le P. Job présente la pratique de la primauté au sein du Patriarcat de Constantinople. Il indique que chaque évêque applique le 34ème canon des Apôtres: chaque évêque doit savoir qui parmi eux est le premier, le reconnaître comme primat et "ne rien faire de particulier" sans son accord; et de même le primat ne doit rien entreprendre sans leur accord: le Patriarche, évêque de Constantinople, préside le Synode du Patriarcat et, à ce titre, il est "dans" et non "au dessus" du Synode; il ne peut rien décider sans l'accord des autres membres du Synode ni, comme tout évêque, se mêler des affaires des autres diocèse. On ne peut donc pas parler de papisme oriental (3), conclut le p. Job.
Le p. Job Getcha (3) y consacre le début d'une interview sur le site ukrainien risu.org. Après avoir rappelé les canons et le principe évident qu'une Église autocéphale ne peut seule changer des règles établies, même si elles apparaissent désuètes, mais que seul le Concile Œcuménique peut le faire, le P. Job présente la pratique de la primauté au sein du Patriarcat de Constantinople. Il indique que chaque évêque applique le 34ème canon des Apôtres: chaque évêque doit savoir qui parmi eux est le premier, le reconnaître comme primat et "ne rien faire de particulier" sans son accord; et de même le primat ne doit rien entreprendre sans leur accord: le Patriarche, évêque de Constantinople, préside le Synode du Patriarcat et, à ce titre, il est "dans" et non "au dessus" du Synode; il ne peut rien décider sans l'accord des autres membres du Synode ni, comme tout évêque, se mêler des affaires des autres diocèse. On ne peut donc pas parler de papisme oriental (3), conclut le p. Job.
Ci-dessous vous trouverez l'article publié récemment dans le journal Nice-Matin au sujet de l'église russe de la ville:
En cette fin 2009, trouvera-t-on enfin une issue au conflit qui oppose depuis 2006 l'association cultuelle orthodoxe niçoise à l'Etat russe ? On sait que la Russie revendique la propriété de l'église du boulevard Tzaréwitch en se fondant sur un bail emphytéotique de 99 ans signé en 1909 (voir Nice-Matin du 22 mai dernier). Prochaine étape de ce bras de fer judiciaire : l'audience qui a été fixée au 2 novembre devant le tribunal de grande instance.
Mais des voix s'élèvent, notamment parmi la communauté d'origine russe de Nice, pour réclamer une médiation afin de dégager une solution à l'amiable. C'est le cas de Pierre de Fermor, dont le grand-père, Alexandre, fut colonel des lanciers de la garde impériale du tsar : « Il faut mettre tout le monde d'accord pour que tout le monde gagne dans cette affaire », affirme-t-il.
En cette fin 2009, trouvera-t-on enfin une issue au conflit qui oppose depuis 2006 l'association cultuelle orthodoxe niçoise à l'Etat russe ? On sait que la Russie revendique la propriété de l'église du boulevard Tzaréwitch en se fondant sur un bail emphytéotique de 99 ans signé en 1909 (voir Nice-Matin du 22 mai dernier). Prochaine étape de ce bras de fer judiciaire : l'audience qui a été fixée au 2 novembre devant le tribunal de grande instance.
Mais des voix s'élèvent, notamment parmi la communauté d'origine russe de Nice, pour réclamer une médiation afin de dégager une solution à l'amiable. C'est le cas de Pierre de Fermor, dont le grand-père, Alexandre, fut colonel des lanciers de la garde impériale du tsar : « Il faut mettre tout le monde d'accord pour que tout le monde gagne dans cette affaire », affirme-t-il.
http://www.nicematin.com/ra/nice/209787/nice-cathedrale-russe-un-accord-est-il-encore-possible
L'agence de presse Interfax relate le 2 septembre que l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, président du département Église et Société, du patriarcat de Moscou, s’est prononcé quant au retour dans les gares du métro de Moscou d’une statue et d’une référence textuelle à Joseph Staline. Il n’y pas lieu aux représentations et aux citations de personnes responsables de la mort d’un très grand nombre d’innocents dans des lieux publics.
Il y a quelques jours une statue et une citation élogieuse de Staline (hymne soviétique de 1943) ont été remises en place dans l’une des grandes stations du métro de la capitale. Le père Vsevolod a précisé qu’il y a toujours en Russie de nombreux édifices et monuments porteurs de symboles communistes. "Il serait difficile et superflu de procéder à un changement total du paysage architectural du pays. Les bolcheviks s’étaient efforcés de tout remodeler à leur image, de détruire les églises, les crucifix. Nous n’avons pas à suivre cet exemple. Mais ceux qui ont causé la mort de millions d’innocents n’ont pas leur place dans les lieux essentiels de nos villes et villages. Nous nous devons de procéder à un débat approfondi quant aux monuments érigés à certaines personnalités relevant du passé". Répondant aux appels à un repentir collectif, le père Vsevolod a dit que rien n’est à même de se substituer à la contrition personnelle, au pardon que nous devons implorer. Le véritable repentir consiste, au regard de l’histoire, à laisser nos errements dans le passé, à changer de mode vie, d’objectifs.
Il y a quelques jours une statue et une citation élogieuse de Staline (hymne soviétique de 1943) ont été remises en place dans l’une des grandes stations du métro de la capitale. Le père Vsevolod a précisé qu’il y a toujours en Russie de nombreux édifices et monuments porteurs de symboles communistes. "Il serait difficile et superflu de procéder à un changement total du paysage architectural du pays. Les bolcheviks s’étaient efforcés de tout remodeler à leur image, de détruire les églises, les crucifix. Nous n’avons pas à suivre cet exemple. Mais ceux qui ont causé la mort de millions d’innocents n’ont pas leur place dans les lieux essentiels de nos villes et villages. Nous nous devons de procéder à un débat approfondi quant aux monuments érigés à certaines personnalités relevant du passé". Répondant aux appels à un repentir collectif, le père Vsevolod a dit que rien n’est à même de se substituer à la contrition personnelle, au pardon que nous devons implorer. Le véritable repentir consiste, au regard de l’histoire, à laisser nos errements dans le passé, à changer de mode vie, d’objectifs.
Un article du quotidien français La Croix:
Le Vietnam a refusé d'amnistier un prêtre dissident, malgré, selon sa soeur, des problèmes de santé et la pression de sénateurs américains, a annoncé lundi le gouvernement.
Le père "Nguyen Van Ly n'est pas amnistié cette fois-ci... car cette mesure n'est accordée qu'aux personnes ayant fait des progrès dans leur rééducation", a expliqué le vice-ministre de la Sécurité publique, le général Le The Tiem, en annonçant l'amnistie de la fête nationale du 2 septembre.
Le prêtre, âgé de plus de 60 ans, avait été condamné à 8 ans de prison en 2007 à l'issue d'un procès d'une demi-journée à Hué (centre) pour "propagande" contre le régime communiste suivi de près par la communauté internationale.
Le prêtre, qui avait déjà passé 14 ans derrière les barreaux, avait notamment été accusé d'être à l'origine du mouvement pro-démocratique "bloc 8406", né le 8 avril 2006. Le Parti communiste détient le monopole du pouvoir au Vietnam.
Selon sa soeur, Nguyen Thi Hieu, la santé du père Ly s'est dégradé depuis la mi-juillet, après une chute dans sa cellule en mai.
"Ses bras et pied droits sont légèrement paralysés", a-t-elle affirmé à l'AFP. "Il marche avec difficulté et a besoin d'aide pour se déplacer dans la pièce".
Le Vietnam a refusé d'amnistier un prêtre dissident, malgré, selon sa soeur, des problèmes de santé et la pression de sénateurs américains, a annoncé lundi le gouvernement.
Le père "Nguyen Van Ly n'est pas amnistié cette fois-ci... car cette mesure n'est accordée qu'aux personnes ayant fait des progrès dans leur rééducation", a expliqué le vice-ministre de la Sécurité publique, le général Le The Tiem, en annonçant l'amnistie de la fête nationale du 2 septembre.
Le prêtre, âgé de plus de 60 ans, avait été condamné à 8 ans de prison en 2007 à l'issue d'un procès d'une demi-journée à Hué (centre) pour "propagande" contre le régime communiste suivi de près par la communauté internationale.
Le prêtre, qui avait déjà passé 14 ans derrière les barreaux, avait notamment été accusé d'être à l'origine du mouvement pro-démocratique "bloc 8406", né le 8 avril 2006. Le Parti communiste détient le monopole du pouvoir au Vietnam.
Selon sa soeur, Nguyen Thi Hieu, la santé du père Ly s'est dégradé depuis la mi-juillet, après une chute dans sa cellule en mai.
"Ses bras et pied droits sont légèrement paralysés", a-t-elle affirmé à l'AFP. "Il marche avec difficulté et a besoin d'aide pour se déplacer dans la pièce".
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090831080730.2l46bz16.htm
C'est sous ce titre que le service analytique de Bogoslov.ru vient de faire paraître un article analysant le tournant des relations entre les patriarcats. Bogoslov.ru est généralement considéré comme très proche du patriarcat de Moscou et, venant après les déclarations de Mgr Hilarion (Alfeev), responsable du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, que nous avons commentées(1), nous pouvons considérer qu'il s'agit là de la position du patriarcat.
Comme nous l'avions aussi souligné sur ce blog, les relations compliquées de la dernière décennie ont tourné à la confrontation entre Moscou et Constantinople sur plusieurs sujets, mais les événements de cet été permettent de parler d'un véritable nouveau départ.
CHAMBEZY
Cette conférence panorthodoxe des 6-12 juin, largement commentée sur notre forum, était centrée sur la question de l'organisation de la diaspora orthodoxe, l'un des principaux points de désaccord entre les deux Patriarcats(2). L'article explique qu'il s'agit là d'une différence d'interprétation ecclésiologique: d'après le P. André Novikov, membre de la commission théologique du Synode, on considère traditionnellement que les paroisses et évêchés restent en union canonique avec l'Église autocéphale qui les a institués quel que soit leur situation géographique(3); mais Constantinople développe une ecclésiologie différente, d'après laquelle toutes les paroisses de la diaspora doivent dépendre de ce patriarcat quelle que soit l'Église autocéphale qui les a institués(4).
LA SITUATION EN FRANCE (majuscules de VG) apparaît comme particulièrement caractéristique: plusieurs juridictions orthodoxes y coexistent et l'auteur cite le message de l'archevêché de Chersonèse: constatant "ces dernières années, des tendances grandissantes de la part d’une juridiction /Constantinople/ à la domination au détriment du principe de conciliarité inhérent à l’Église orthodoxe".
Tous les espoirs reposaient sur la Conférence de Chambezy et une solution provisoire a été trouvée: la présidence des assemblées épiscopales sera assurée dans l'ordre des dytiques (donc par le représentant de Constantinople), mais les décisions y seront prises sur la base du consensus des Églises représentées et auront une portée consultative, sans aucune ingérence dans la juridiction diocésaine de chaque évêque ni aucune limitation pour l'activité de chaque Église(5). Il s'agit d'un bon compromis(6), dont l'auteur souligne l'importance, et le fait même qu'il ait été signé indique ce nouveau départ dans les relations entre les deux patriarcats.
Comme nous l'avions aussi souligné sur ce blog, les relations compliquées de la dernière décennie ont tourné à la confrontation entre Moscou et Constantinople sur plusieurs sujets, mais les événements de cet été permettent de parler d'un véritable nouveau départ.
CHAMBEZY
Cette conférence panorthodoxe des 6-12 juin, largement commentée sur notre forum, était centrée sur la question de l'organisation de la diaspora orthodoxe, l'un des principaux points de désaccord entre les deux Patriarcats(2). L'article explique qu'il s'agit là d'une différence d'interprétation ecclésiologique: d'après le P. André Novikov, membre de la commission théologique du Synode, on considère traditionnellement que les paroisses et évêchés restent en union canonique avec l'Église autocéphale qui les a institués quel que soit leur situation géographique(3); mais Constantinople développe une ecclésiologie différente, d'après laquelle toutes les paroisses de la diaspora doivent dépendre de ce patriarcat quelle que soit l'Église autocéphale qui les a institués(4).
LA SITUATION EN FRANCE (majuscules de VG) apparaît comme particulièrement caractéristique: plusieurs juridictions orthodoxes y coexistent et l'auteur cite le message de l'archevêché de Chersonèse: constatant "ces dernières années, des tendances grandissantes de la part d’une juridiction /Constantinople/ à la domination au détriment du principe de conciliarité inhérent à l’Église orthodoxe".
Tous les espoirs reposaient sur la Conférence de Chambezy et une solution provisoire a été trouvée: la présidence des assemblées épiscopales sera assurée dans l'ordre des dytiques (donc par le représentant de Constantinople), mais les décisions y seront prises sur la base du consensus des Églises représentées et auront une portée consultative, sans aucune ingérence dans la juridiction diocésaine de chaque évêque ni aucune limitation pour l'activité de chaque Église(5). Il s'agit d'un bon compromis(6), dont l'auteur souligne l'importance, et le fait même qu'il ait été signé indique ce nouveau départ dans les relations entre les deux patriarcats.
Le quotidien français La Croix publie le 21 août un entretien avec le hiéromoine Alexandre Siniakov, dont voici le contenu:
ENTRETIEN avec le hiéromoine Alexandre Siniakov, responsable des relations extérieures du diocèse de Chersonèse, recteur du séminaire orthodoxe russe en France
Quels changements observe-t-on dans l’Église russe orthodoxe depuis l’élection du patriarche Kirill, le 27 janvier ?
P. Alexandre Siniakov : L’élection du patriarche Kirill Ier n’a pas changé grand-chose sur le plan humain, puisqu’il était déjà le numéro deux du Patriarcat de Moscou (en tant que responsable des relations extérieures), si ce n’est qu’il est plus jeune et en meilleure santé que son prédécesseur, Alexis II. Sur le plan de l’organisation, le saint-synode, principal organe décisionnel de l’Église, s’est déjà réuni trois fois : en mars à Moscou, en mai à Saint-Pétersbourg et fin juillet à Kiev. Jamais auparavant cette instance ne s’était réunie aussi loin de Moscou. Lors de la première réunion, le nouveau patriarche a modifié l’organigramme en créant trois instances synodales : une commission Église et société, sous la direction du P. Vsevolod Chaplin (ancien vice-président des relations extérieures) ; un département Communications, confié à Vladimir Legoïda (un laïc : une première !) ; enfin, un organe conciliaire de réflexion rassemblant des prêtres, moines et moniales, mais aussi des laïcs de Russie et de l’étranger. La création de ces instances est significative du désir d’ouverture du Patriarcat à la société. Kirill Ier souhaite que l’Église participe davantage au débat public et que les laïcs y aient une place plus importante.
ENTRETIEN avec le hiéromoine Alexandre Siniakov, responsable des relations extérieures du diocèse de Chersonèse, recteur du séminaire orthodoxe russe en France
Quels changements observe-t-on dans l’Église russe orthodoxe depuis l’élection du patriarche Kirill, le 27 janvier ?
P. Alexandre Siniakov : L’élection du patriarche Kirill Ier n’a pas changé grand-chose sur le plan humain, puisqu’il était déjà le numéro deux du Patriarcat de Moscou (en tant que responsable des relations extérieures), si ce n’est qu’il est plus jeune et en meilleure santé que son prédécesseur, Alexis II. Sur le plan de l’organisation, le saint-synode, principal organe décisionnel de l’Église, s’est déjà réuni trois fois : en mars à Moscou, en mai à Saint-Pétersbourg et fin juillet à Kiev. Jamais auparavant cette instance ne s’était réunie aussi loin de Moscou. Lors de la première réunion, le nouveau patriarche a modifié l’organigramme en créant trois instances synodales : une commission Église et société, sous la direction du P. Vsevolod Chaplin (ancien vice-président des relations extérieures) ; un département Communications, confié à Vladimir Legoïda (un laïc : une première !) ; enfin, un organe conciliaire de réflexion rassemblant des prêtres, moines et moniales, mais aussi des laïcs de Russie et de l’étranger. La création de ces instances est significative du désir d’ouverture du Patriarcat à la société. Kirill Ier souhaite que l’Église participe davantage au débat public et que les laïcs y aient une place plus importante.
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2390254&rubId=786
La Croix publie dans son édition du 20 août 2009 un article sur le séjour en France d'un groupe des enfants de Beslan:
Plus de trois cents personnes sont mortes, en 2004, dans la prise d’otages de l’école de Beslan, en Ossétie du Nord. Cinq ans après, un groupe de jeunes survivants est accueilli dans le Jura, dans un centre de vacances de la RATP.
En silence, arrivés tôt le matin, les 16 enfants montent dans le car, prêts à quitter l’aéroport Roissy- Charles-de-Gaulle. Leur fatigue est visible, après vingt-quatre heures de voyage depuis Beslan, en Ossétie du Nord, une république de la fédération de Russie, dans le Caucase. Un périple qui s’explique par la fermeture de la frontière entre la Russie et la Géorgie. Proche de leur ville, l’aéroport de Tbilissi – capitale de la Géorgie – ne leur était pas accessible. Le groupe a donc parcouru 600 km, en bus, pour rejoindre l’aéroport de Krasnodar, près de la mer Noire. Mais le moral est bon : Atzamaz, 12 ans, se dit « très content d’être en France ». Pressé d’arriver, il en a presque oublié de récupérer sa valise sur le tapis roulant de l’aéroport.
Plus de trois cents personnes sont mortes, en 2004, dans la prise d’otages de l’école de Beslan, en Ossétie du Nord. Cinq ans après, un groupe de jeunes survivants est accueilli dans le Jura, dans un centre de vacances de la RATP.
En silence, arrivés tôt le matin, les 16 enfants montent dans le car, prêts à quitter l’aéroport Roissy- Charles-de-Gaulle. Leur fatigue est visible, après vingt-quatre heures de voyage depuis Beslan, en Ossétie du Nord, une république de la fédération de Russie, dans le Caucase. Un périple qui s’explique par la fermeture de la frontière entre la Russie et la Géorgie. Proche de leur ville, l’aéroport de Tbilissi – capitale de la Géorgie – ne leur était pas accessible. Le groupe a donc parcouru 600 km, en bus, pour rejoindre l’aéroport de Krasnodar, près de la mer Noire. Mais le moral est bon : Atzamaz, 12 ans, se dit « très content d’être en France ». Pressé d’arriver, il en a presque oublié de récupérer sa valise sur le tapis roulant de l’aéroport.
Dans le quotidien français La Croix, un article du père Michel Kubler revient sur la suppression en 1946 de l'Église gréco-catholique (uniate) en Ukraine, voulue par Staline. La plus grande partie de cette Église fut annexée de force au patriarcat de Moscou. Une opération analogue aboutira, en 1948, à l’intégration de force de l’Église gréco-catholique de Transylvanie dans le patriarcat orthodoxe de Roumanie.
La découverte d’une lettre de Khrouchtchev au maître du Kremlin confirme de vieux soupçons.
On soupçonnait depuis longtemps la main du Kremlin derrière les manœuvres qui aboutirent en 1946 à la suppression de l’Église gréco-catholique d’Ukraine (1). Cette communauté de plusieurs millions de fidèles, dont le lien avec le Vatican était perçu comme un danger, fut alors intégrée de force, dans l’Église orthodoxe, au terme d’une parodie de synode à Lvov. Celui-ci, manipulé par Moscou, vota le « retour » à l’Église dont les « uniates » s’étaient séparés depuis l’union avec Rome votée à Brest-Litovsk en 1596. Il n’y eut cependant que 30 % de son clergé à accepter de rejoindre le Patriarcat de Moscou. Quelque 10 % des prêtres fondèrent une Église clandestine, 10 % partirent en exil.
La découverte d’une lettre de Khrouchtchev au maître du Kremlin confirme de vieux soupçons.
On soupçonnait depuis longtemps la main du Kremlin derrière les manœuvres qui aboutirent en 1946 à la suppression de l’Église gréco-catholique d’Ukraine (1). Cette communauté de plusieurs millions de fidèles, dont le lien avec le Vatican était perçu comme un danger, fut alors intégrée de force, dans l’Église orthodoxe, au terme d’une parodie de synode à Lvov. Celui-ci, manipulé par Moscou, vota le « retour » à l’Église dont les « uniates » s’étaient séparés depuis l’union avec Rome votée à Brest-Litovsk en 1596. Il n’y eut cependant que 30 % de son clergé à accepter de rejoindre le Patriarcat de Moscou. Quelque 10 % des prêtres fondèrent une Église clandestine, 10 % partirent en exil.
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