Mgr Ambroise, évêque de Gatchina, recteur de l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg, s’ exprime à propos des examens d’entrée
Traduction Dmitriy Garmonov

Quel est le candidat à la maîtrise en 2012 ? En quoi se distingue-t-il de celui des années précédentes ? Quels mérites ou défauts ont les candidats ? Mgr Ambroise, évêque de Gatchina, recteur de l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg, s’ exprime à propos des examens d’entrée

Cette année, le nombre de candidats inscrits dans le cursus interne de mastère est bien moindre que l’année dernière, bien que la licence devienne plus populaire. Pourquoi les étudiants du mastère sont-ils moins nombreux qu’on ne s’y attendait ? (En outre, ce problème est apparu dans d’autres établissements d’enseignement religieux). Certes, les conséquences du déclin démographique de la fin des années 80 et du début des années 90 du siècle dernier en est la première cause. L’année précédente, elles ont influencé le nombre de candidats à la licence, cette année au mastère. Mais ce n’est pas la seule raison. Autant que je sache, certains séminaires ont ouvert leurs programmes de maîtrise auxquels s’inscrivent leurs étudiants de licence.

Chaque année, nous nous heurtons, ce qui est triste, au même problème : le niveau insatisfaisant des candidats venant des séminaires d’autres régions et diocèses. Malheureusement, la qualité de l’enseignement dans ces séminaires, dans la plupart des cas, ne correspond pas exactement au niveau de la licence de l’Académie de Saint-Pétersbourg ou de celle de Moscou. Chaque année, cette différence de plus en plus se fait sentir. J’ai remarqué que, cette année, les candidats à la licence qui avaient terminé le cursus de notre académie (parmi eux, plusieurs avec un diplôme de l’enseignement laïque) paraissaient mieux adaptés que ne le sont les étudiants des séminaires régionaux qui aimeraient bien étudier en maîtrise chez nous. Cela ne peut que nous préoccuper fortement.

De l’autre coté, nous nous réjouissons du fait que les prêtres qui, à l’époque, avaient fait leurs séminaire, été ordonnés et célébraient pendant quelque temps dans une paroisse, comprennent l’importance et la nécessité de poursuivre leurs études. Ils voient qu’ils ne peuvent pas se focaliser uniquement sur leurs charges paroissiales. Le prêtre doit évoluer, se perfectionner, progresser et multiplier ses talents. C’est au mastère de forme externe que nous avons reçu, principalement de la part des prêtres, plusieurs demandes d’inscription. Aujourd’hui, après avoir fait un grand travail préparatoire, nous sommes prêts à accueillir les étudiants dans quatre sections : théologique, biblique, historique et pastorale.

L’expérience des deux dernières années, nous permet d’affirmer que les étudiants par correspondance, essentiellement des dignité clercs, sont très désireux de se perfectionner : à faire des devoirs , écrire des exposés, avoir les contacts permanents avec nos services.
Malheureusement, après avoir obtenu le diplôme de licence, les jeunes gens ne comprennent pas toujours la nécessité et l’importance de continuer leurs études. Ils tâchent d’occuper immédiatement leur place dans une paroisse. Plus tard, certains d’entre eux comprennent l’inadéquation d’une telle attitude. L’Académie leur donne une remarquable possibilité de rencontrer fréquemment des professeurs connus et compétents qui viennent parfois des universités laïques.

J’aimerais bien exprimer quelques souhaits : premièrement, que les jeunes gens ne perdent pas leur temps et, au moment propice, comprennent toute la nécessité des études, qu’ils tâchent d’y consacrer tous leurs efforts. La jeunesse est la meilleure période pour réaliser cette possibilité qu’il est impossible de négliger. Ce temps ne reviendra plus.

Deuxièmement, il est désirable que les évêques diocésains ne créent pas des obstacles aux jeunes gens qui souhaitent s’inscrire en licence académique. Soit, comme le fait Mgr Léon, métropolite de Novgorod, qu’ils envoient leurs meilleurs étudiants pour la troisième ou la quatrième année de la licence après quelques années au séminaire régional. De cette manière, il sera possible de former des jeunes hommes leur permettant d’entendre les cours de professeurs remarquables. Ainsi, après la licence, ils pourront s’inscrire en maîtrise et, après avoir terminé l’Académie de Saint-Pétersbourg, revenir dans leur séminaire, étant des hommes compétents et bien formés. Je pense que les évêques doivent être intéressés à le faire.

Духовная Академия Санкт Петербурга


Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 27 Août 2012 à 12:35 | 0 commentaire | Permalien



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