Sainte Marie l'Egyptienne
Ce cinquième dimanche du Carême, nous faisons mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Égyptienne.

L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.

Sainte Marie l'Égyptienne. A l'âge de douze ans, elle s'échappa de chez ses parents et partit pour Alexandrie, où elle vécut dix-sept ans dans la débauche. Ensuite, mue par la curiosité, elle s'embarqua avec de nombreux pèlerins pour Jérusalem, afin d'assister à l'Exaltation de la vénérable Croix. Mais là, elle s'adonna à toute sorte de licence et entraîna beaucoup d'hommes dans le gouffre de perdition. Voulant entrer à l'église, le jour où l'on exaltait la Croix, elle éprouva trois ou quatre fois une puissance invisible qui l'empêchait d'entrer, alors que la foule pouvait pénétrer sans obstacle. Elle en eut le cœur meurtri et décida de changer de vie, afin de trouver grâce auprès de Dieu par la pénitence. Alors, retournant vers l'église, elle y put entrer sans difficulté. S'étant prosternée devant la vénérable Croix, le jour même elle quitta Jérusalem, traversa le Jourdain et pénétra au cœur du désert. Pendant quarante-sept ans, elle y mena une vie très austère, une existence surhumaine, seule à seul avec Dieu dans la prière.

Vers la fin de sa vie, elle rencontra un ermite du nom de Zosime et, lui ayant raconté sa vie depuis le début, elle le pria de lui porter les Saints Mystères pour y communier ; ce qu'il fit l'année suivante, le Jeudi Saint. Revenu l'année d'après, Zosime la trouva morte, étendue sur la terre ; près d'elle une inscription disait : « Abba Zosime, enterre ici le corps de la pauvre Marie. Je suis morte le jour où j'ai communié aux Saints Mystères. Prie pour moi. » Sa mort advint en 378 [vers 430 selon d'autres].
Rédigé par Nikita Krivochéine le 4 Avril 2009 à 10:51 | 0 commentaire | Permalien

Père N. Balachov: L'Eglise a les moyens de rendre la liturgie plus compréhensible
Selon le père Nicolas Balachov, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, l'Église orthodoxe russe dispose à présent du potentiel nécessaire pour rendre la liturgie plus compréhensible à nos contemporains. A la présentation d'un nouveau dictionnaire du slavon liturgique à Moscou, il a souligné que ce travail nécessaire "exige des efforts colossaux".

Le père N. Balachov, spécialiste par ailleurs du concile de Moscou de 1917-1918 a rappelé que ce concile s'était déjà penché sur la question de la compréhension de la liturgie, mais, pour des raisons historiques, son travail n'a pas pu être achevé. Si le problème de la compréhension se posait déjà à cette époque-là, il est, selon le père Nicolas, encore plus urgent en ce début du XXIe siècle.

Il a regretté que jusqu'à présent, aucune initiative ecclésiale n'a été prise dans ce domaine, alors qu'il y a quinze ans, le patriarche Alexis II avait commencé à parler de "la nécessité de rendre la liturgie plus accessible à nos contemporains".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 3 Avril 2009 à 17:08 | 31 commentaires | Permalien

N'oubliez pas que le Grand Canon pénitentiel de saint André de Crète - un des textes fondamentaux du Carême de Pâque - est lu intégralement cette semaine, aux matines du jeudi.

Dans la tradition slave, ces matines sont souvent célébrées le soir du mercredi. Cet office est appelé "la station de sainte Marie l'égyptienne" qui sera fêtée le dimanche prochain. Le canon de saint André de Crète est lu autrement en quatre parties pendant les quatre premiers jours du Carême, pendant l'office des complies.

C'est une belle manière de commencer ce mois d'avril !
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Avril 2009 à 16:46 | 3 commentaires | Permalien

Saint Alexis de Rome dit « l'Homme de Dieu » († 412) est fêté le 17 mars en Orient et le 17 février en Occident.

Sa vie est connue par une Vie de saint Alexis, du XIe siècle. Selon la légende, Alexis, fils d’Euphémien et d’Agalé, serait un patricien romain, fiancé à une femme vertueuse qu’il convainc, le soir de ses noces, de renoncer au mariage. Il se serait embarqué vers la Syrie du Nord (actuelle Turquie) pour arriver à la ville d'Édesse (Urfa), où il se fit mendiant. Il revint dix-sept ans plus tard à Rome et fut hébergé par son père qui ne l’avait pas reconnu. Il vécut sous un escalier pendant dix-sept ans, et, à sa mort, ses parents furent prévenus par une voix céleste. Selon une autre version de la légende, il mourut en mendiant à l’hôpital d’Édesse, et révéla, avant de mourir, qu’il était d’une famille noble romaine et qu’il avait fui le mariage pour se consacrer à Dieu.

Son chef (son crane) est vénéré dans le monastère de la Sainte Laure dans le Péloponnèse. On peut voir une statue de Saint Alexis sous l’escalier de sa maison familiale dans l’église des Saints Alexis et Boniface (Chiesa dei Santi Alessio e Bonifacio), à Rome. C’est une œuvre d'Andrea Bergondi.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 30 Mars 2009 à 09:41 | 0 commentaire | Permalien

Le jeudi de la deuxième semaine du Carême, aux laudes (dernière partie des matines), nous chantons une magnifique stichère qui expose le véritable sens du Carême:

"C'est le temps de la conversion: le combat du Carême nous introduit dans la vie éternelle, s'il est accompagné de bonnes œuvres. Rien n'est aussi salutaire à l'âme que le partage des biens avec les ceux qui sont dans le besoin. C'est la miséricorde associée au jeûne qui délivre l'homme de la mort. Poursuivons-la plus que tout autre chose. Elle suffit vraiment pour sauver nos âmes."

C'est une très belle leçon qui rejoint ce que l'apôtre Paul disait au sujet de la charité.
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 13 Mars 2009 à 10:20 | 2 commentaires | Permalien

La place de l'homélie dans la liturgie orthodoxe
De nos jours, la place de l'homélie dans la liturgie orthodoxe varie selon les régions. Souvent, elle est complètement omise. En Russie, par exemple, l'homélie a lieu soit à la fin de la liturgie, soit avant la communion des fidèles et juste après celle du clergé. En Europe occidentale, les prêtres orthodoxes prêchent souvent à la fin de la liturgie. Il faut reconnaître objectivement que de telles pratiques n'ont pas de logique liturgique.

L'ordo liturgique prévoit, dès l'antiquité, que l'homélie soit prononcée juste après la lecture de l'Évangile. Des partisans de l'homélie à la fin de la liturgie disent quelquefois qu'une prédication après la lecture de l'Évangile interrompt inutilement le cours de la prière et distrait de la méditation. Une telle explication n'est valable que si l'homélie ne porte pas sur l'Évangile qui vient d'être lu. Ce qui ne doit pas être le cas. Par définition, la prédication liturgique est un commentaire des lectures apostolique et évangélique du jour. En revanche, rien n'empêche le célébrant de rajouter quelques mots sur un autre sujet à la fin de la liturgie, avant la vénération de la croix par les fidèles.
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 25 Février 2009 à 17:47 | 0 commentaire | Permalien

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