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"Nous faisons le maximum d'efforts dans le cadre de notre dialogue bilatéral avec l'Église de Géorgie pour trouver une solution à la situation crée" a déclaré Mgr Hilarion de Volokolamsk dans une émission TV rapportée par Interfax.
Pour résumer son intervention, il confirme que l'Église russe considère ces deux territoires comme partie intégrante de l'Église de Géorgie, car les vicissitudes politiques n'ont pas à influer sur l'organisation de l'Église. Mais il faut bien prendre en compte la situation sur le terrain, quand aucun évêques ni prêtre géorgien ne peut se rendre dans les territoires déclarés indépendants, et les fidèles se trouvent privés d'un service pastoral normal. Il faut donc venir en aide aux clercs qui sont sur place. Ce ne sont pas des schismatiques et il faut leur trouver un statut canonique, peut être provisoire, qui leur permette de rejoindre la pleine communion orthodoxe (je rappelle que c'est bien par l'intermédiaire des évêques que celle-ci se réalise). La situation diffère d'ailleurs d'un territoire à l'autre: en Abkhazie il y a un groupe de clercs canoniques, ordonnés par l'Église Géorgienne ou l'Église russe, qui ne peuvent matériellement plus répondre à l'Église de Géorgie; ils ont demandés à intégrer l'Église russe.
En Ossétie du sud, par contre, il s'est formé un groupe schismatique qui n'est plus en communion avec l'Orthodoxie et il faut tenter de renouer le dialogue avec eux pour leur faire cesser leurs activités schismatiques. Ce sont là, en gros, les problèmes que tentent de résoudre ensemble les Églises russe et géorgienne au cours de nombreuses rencontres. Mgr Hilarion a souligné qu'aucun schéma de solution satisfaisant n'a encore pu être défini. Le fond du problème est bien que l'Église russe considère ces territoires comme faisant partie du territoire canonique de l'Église de Géorgie, "et la modification des frontières politiques n'influe aucunement sur cette reconnaissance."
Pour résumer son intervention, il confirme que l'Église russe considère ces deux territoires comme partie intégrante de l'Église de Géorgie, car les vicissitudes politiques n'ont pas à influer sur l'organisation de l'Église. Mais il faut bien prendre en compte la situation sur le terrain, quand aucun évêques ni prêtre géorgien ne peut se rendre dans les territoires déclarés indépendants, et les fidèles se trouvent privés d'un service pastoral normal. Il faut donc venir en aide aux clercs qui sont sur place. Ce ne sont pas des schismatiques et il faut leur trouver un statut canonique, peut être provisoire, qui leur permette de rejoindre la pleine communion orthodoxe (je rappelle que c'est bien par l'intermédiaire des évêques que celle-ci se réalise). La situation diffère d'ailleurs d'un territoire à l'autre: en Abkhazie il y a un groupe de clercs canoniques, ordonnés par l'Église Géorgienne ou l'Église russe, qui ne peuvent matériellement plus répondre à l'Église de Géorgie; ils ont demandés à intégrer l'Église russe.
En Ossétie du sud, par contre, il s'est formé un groupe schismatique qui n'est plus en communion avec l'Orthodoxie et il faut tenter de renouer le dialogue avec eux pour leur faire cesser leurs activités schismatiques. Ce sont là, en gros, les problèmes que tentent de résoudre ensemble les Églises russe et géorgienne au cours de nombreuses rencontres. Mgr Hilarion a souligné qu'aucun schéma de solution satisfaisant n'a encore pu être défini. Le fond du problème est bien que l'Église russe considère ces territoires comme faisant partie du territoire canonique de l'Église de Géorgie, "et la modification des frontières politiques n'influe aucunement sur cette reconnaissance."
Cette situation fait bien évidement appel aux questions des territoires canoniques qui doivent être débattues dans le cadre des rencontres préconciliaires avec les questions d'autocéphalies. Le problème s'est en effet singulièrement compliqué à partir du XIXe siècle: auparavant, après la chute de Byzance, toutes les Églises de l'empire turc se sont trouvées soumises au patriarche de Constantinople; il remplissait les fonctions spirituelles et temporelles d'"ethnarque", responsable du millet orthodoxe, que le Sultan lui accorda. Lorsque les états balkaniques devinrent indépendants, au XIX siècle, leurs Églises se proclamèrent autocéphales mais la patriarcat de Constantinople refusa longtemps de les reconnaître, en arguant qu'il s'agissait là de manifestations phylétistes(1). C'est donc une position très proche que tient actuellement l'Église russe, ainsi que l'Eglise de Géorgie et l'Église de Serbie (2). Par contre, les positions récentes de Constantinople semblent différentes, en particulier avec la reconnaissance de l'Église séparatiste d'Estonie… Une clarification de l'ecclésiologie sur ce point semble donc urgente!
Notes:
Le phylétisme, c'est-à-dire le nationalisme ecclésiastique, a été condamné par le concile de Constantinople de 1872: l'Eglise bulgare, qui venait de proclamer son autocéphalie sans l'accord de Constantinople, exigeait l'établissement à Constantinople même, pour la minorité bulgare, d'un évêché ne dépendant que d'elle et donc entièrement soustrait à la juridiction de l'évêque local. L'autocéphalie de l'Église Bulgare ne fut reconnue qu'en 1945.
L'Église de Serbie refuse l'autocéphalie de l'Église de Macédoine (autoproclamée en 1967) et se trouve en conflit avec une Église autocéphale autoproclamée au Monténégro.
Photo: Andre Afa
Notes:
Le phylétisme, c'est-à-dire le nationalisme ecclésiastique, a été condamné par le concile de Constantinople de 1872: l'Eglise bulgare, qui venait de proclamer son autocéphalie sans l'accord de Constantinople, exigeait l'établissement à Constantinople même, pour la minorité bulgare, d'un évêché ne dépendant que d'elle et donc entièrement soustrait à la juridiction de l'évêque local. L'autocéphalie de l'Église Bulgare ne fut reconnue qu'en 1945.
L'Église de Serbie refuse l'autocéphalie de l'Église de Macédoine (autoproclamée en 1967) et se trouve en conflit avec une Église autocéphale autoproclamée au Monténégro.
Photo: Andre Afa
http://www.interfax-religion.ru/?act=news&div=32667
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