Saint Cosme et Saint Damien procédant à une guérison miraculeuse par la transplantation d'une jambe
Notre lectrice Nina nous a envoyé un document et un commentaire très intéressants :

«Une vie peut dépendre de la décision que vous prendrez », est-il dit dans la Déclaration conjointe des services des relations avec la société, de la bienfaisance et du service social du Saint Synode. L’Eglise encourage les personnes qui décident de donner une partie de leur corps afin de sauver la vie du prochain

NINA : « Oui, la greffe sauve beaucoup de vies, aide et participe aussi à l'évolution positive de la médecine et des soins ; mais ne faut il pas tenir compte malgré tout des effets indésirables apportées par les médicaments antirejet et qui ne sont pas anodins? De plus, que sait on réellement de la "perception" du corps pendant cette phase située juste après la mort ? On ne connaît pas vraiment ce que l'on peut ressentir, vivre après le décès ? N'y aurait il pas "souffrance" ? Qu'en est il du relèvement des corps d'Ezechiel ? »

* * *

Saint Côme et saint Damien sont des martyrs du début de la Chrétienté qui, selon la légende, pratiquaient gratuitement la médecine.

Leur représentation pour le public a donc été celle d'un idéal en matière médicale. Sur ce retable espagnol, les deux saints, vêtus de la parure complète des médecins universitaires, sont représentés dans une vision miraculeuse où ils procèdent à la transplantation d'une jambe. Cette vision est décrite dans un livre écrit en 1275 par Jacques de Voragine. Legenda aurea (La légende dorée). Cette vision a été reçue dans l'église de Côme et Damien, à Rome, par un bedeau atteint d'une maladie qui rongeait la chair de sa jambe.

Une nuit, il rêva que les deux saints venaient couper sa jambe malade et qu'à sa place, ils transplantaient celle d'un Africain mort qui venait d'être enterré dans un cimetière voisin. Lorsqu'il s'éveilla, le bedeau s'aperçut qu'il avait une jambe noire et saine, et l'on découvrit qu'il manquait un membre au corps de l'Africain. Le récit se conclut ainsi : "Laissez-nous désormais prier ces saints martyrs afin qu'ils nous secourent et nous aident pour tous nos maux, blessures et plaies et que par leurs mérites, nous puissions, après cette vie, goûter dans les cieux à la félicité éternelle. Amen." La peinture fut probablement, à l'origine, dans l'église des Saints Côme et Damien de Burgos, au Nord de l'Espagne. Le peintre est appelé le Maître de Los Balbases, d'après une ville voisine où se trouve un retable peint par ses soins dans l'église Saint-Étienne. Huile attribuée au Maître de Los Balbases, vers 1495.

Un beau texte avec fresques de la première greffe attribuée à St Côme et St Damien, saints guérisseurs et médecins. La transplantation de la jambe noire par les saints Côme et Damien

CONGRÈS INTERNATIONAL D'HISTOIRE DE LA PHARMACIE
Patrizia CATELLANI - Modène, ITALIE

Dans le couvent de Saint-Paul-le- Vieux à Ferrare, ville italienne d'origine médiévale située à proximité du delta du Pô et devenue célèbre comme « première ville moderne d'Europe » en raison des critères architecturaux selon lesquels elle fut conçue, ont été découverts en 1991 des cycles de fresques d'auteurs inconnus d'une qualité artistique extraordinaire, dont certains, qui peuvent être datés avec certitude de 1476, représentent les saints Côme et Damien, patrons des chirurgiens, des médecins et des pharmaciens.

La découverte a été faite à l'occasion de travaux de restauration du couvent. Par suite de l'élimination totale des enduits qui recouvraient le mur mitoyen d'un cloître (bâti avant 1330) et de l'église voisine de Saint- Paul-le-Vieux (édifiée au Xe siècle ), des brèches se sont ouvertes, découvrant des espaces vides dont on ignorait l'existence.

C'est en pénétrant par ces brèches que l'on a pu découvrir, sur la surface interne du mur, de nombreux cycles de fresques parfaitement conservés.

Les fresques consacrées aux saints Côme et Damien se trouvaient à la hauteur d'une arcade qui correspondait probablement à une porte.

La certitude attachée à leur datation, due à l'existence d'un document indiquant que Baldinus, maître-verrier, fit construire et peindre en 1476 une chapelle dédiée aux saints dans l'église de Saint-Paul, est la preuve que le mur en question ne s'écroula pas lors du tremblement de terre de 1570, et que ce mur peint à fresque constitue le seul reste original connu à ce jour de la première église de Saint-Paul construite en l'an 900.

Quand, au siècle suivant, l'église fut reconstruite et son orientation inversée, on adossa au vieux mur à fresques, les absides des chapelles latérales et les interstices, probablement conservés pour servir de sépulture, furent oubliés.

C'est ce que j'ai pu voir à la lumière d'une lampe après avoir pénétré presque en rampant à travers une étroite ouverture dans l'interstice qui a caché et protégé pendant plus de cinq siècles les précieuses peintures.

La partie centrale de celles-ci représente le miracle de la jambe noire que les saints thaumaturges greffèrent à un sacristain dont la jambe était atteinte de gangrène, après l'avoir prélevée sur un Maure qui venait de mourir.

Voilà en effet ce que nous dit la légende inscrite au pied du lit : « Côme a enlevé la jambe pourrie et Ta remplacée par celle d'un Ethiopien mort de froid ». Lien


Saint Cosme et Saint Damien procédant à une guérison miraculeuse par la transplantation d'une jambe

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Juillet 2017 à 13:30 | 29 commentaires | Permalien



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