Le  Saint tsar Nicolas II....
"Nicolas II - Le saint tsar"
VICTOR LOUPAN

« Ce n’est pas une biographie de plus sur le dernier tsar de Russie », avertit l’éditeur. Il est vrai que l’angle d’approche est tout à fait original. Sous la plume d’un auteur qui ne dissimule pas sa foi orthodoxe, merveilleux et réalité historique voisinent dans cette vie de saint Nicolas II, canonisé par l’Eglise russe en août 2000 avec sa famille et 1500 autres victimes de la révolution. La préface du patriarche de Moscou, qui se défend de toute nostalgie monarchiste, a alors valeur d’imprimatur.

Le souverain est vénéré en tant que strastoterptsy, comme ayant accepté la mort dans un esprit d’abnégation chrétienne. Il a pris sur lui les péchés du peuple russe et s’est offert en victime expiatoire. L’auteur ne pousse cependant pas assez loin la réflexion sur le caractère métaphysique de l’immolation du tsar sur l’ordre de Lénine. Il aurait pu se référer au fameux discours de Robespierre sur la culpabilité de Louis XVI. L’assassinat de Nicolas II est véritablement l’acte fondateur du régime, sa déclaration de guerre au christianisme lui-même. C’est un acte de défiance absolue envers Dieu.

Les controverses au sujet de l’ancien tsar ont occupé les chercheurs et les médias russes tout au long des années 1990. Si, dans le grand public, beaucoup en sont restés à la caricature soviétique de « Nicolas le Sanglant », d’autres lui vouent une admiration sans bornes, se souvenant que sous son règne l’Empire connut une croissance économique sans précédent, et qu’une classe moyenne - préalable indispensable à la démocratisation des institutions - était en train de naître grâce aux réformes de Stolypine.

L’auteur VICTOR LOUPAN a choisi son camp.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Octobre 2009 à 14:29 | 0 commentaire | Permalien

Maria Youdina (1899-1970), grande musicienne, orthodoxe fervente

Maria Youdina est une artiste légendaire de l’époque soviétique, qui pourtant ne manque pas de titans, d’Oïstrakh à Richter, de Mravinski à Chostakovitch.
D’origine juive mais convertie à la religion orthodoxe deux ans après la révolution bolchévique de 1917, elle fut une farouche défenseure de la foi et de la liberté. Ouvrant ses concerts par un signe ostensible de croix, elle pouvait les conclure par une lecture des extraits du Docteur Jivago de Boris Pasternak lorsque celui-ci était un réprouvé. Son répertoire s’étendait de Bach jusqu’à la musique contemporaine occidentale, pourtant honnie par le régime, Stravinski, Krenek, Messiaen, Xenakis, Jolivet… Vivant de manière ascétique dans la mansarde rudimentaire d’une datcha, une large pièce désordonnée autour d’un piano, elle portait sur scène une unique robe de concert noire qu’il fallait parfois recoudre et réajuster au dernier moment. Résistante dans la plus noble acception du terme, elle était régulièrement bannie de concert ou d’enregistrement, interdite d’enseignement. Jugée peu fiable, elle ne fut jamais autorisée à traverser le rideau de fer, l’Occident ignora tout d’elle.

Il est d’ailleurs difficile d’expliquer qu’elle ait pu échapper au Goulag. L’anecdote la plus célèbre concernant Maria Youdina est que Staline l’aurait entendue en 1943 à la radio dans le Concerto n°23 de Mozart et en aurait été bouleversé. Il voulut la réentendre mais le concert avait seulement été diffusé en direct.
Rédigé par l'équipe rédaction le 29 Septembre 2009 à 09:44 | 0 commentaire | Permalien

A l’occasion du  centenaire de la fondation du monastère Marthe et Marie
A l’occasion du centenaire de la fondation du monastère Marthe et Marie, une exposition d’objets ayant appartenu aux membres de la famille impériale a été inaugurée.

Pour la première fois, 91 ans après l’assassinat de la famille impériale à Ekaterinbourg et celui d’autres membres de la maison Romanov, à Alapaïevsk, on peut voir à Moscou des pièces uniques ayant trait à ces évènements tragiques. Cette exposition est organisée par le monastère de la Sainte Trinité (Jordanville, USA) et le séminaire qui s’y trouve.

Des objets personnels des membres de la famille impériale, trouvés après l’assassinat de l’empereur Nicolas II, de sa femme et de ses enfants, dans la maison Ipatiev, de même que des objets trouvés à Alapaïevsk appartenant à la sainte martyre Elisabeth Féodorovna et à sa compagne, la moniale Varvara, sont présentés dans cette exposition. De plus les visiteurs pourront voir des documents d’archives, témoignant de la destinée tourmentée des objets rassemblés par le musée du monastère de la sainte Trinité à Jordanville.
Sont aussi montrées des icônes trouvées dans la maison Ipatiev après l’assassinat de la famille impériale. On trouve dans cette exposition, des choses ayant appartenu à Nicolas II, à son épouse et au Tsarévitch Alexis (une tunique, un fragment de couverture tricotée par les grandes-duchesses pour le tsarévitch) ainsi que les Actes des Apôtres, livre ayant appartenu à la grande duchesse Elisabeth Féodorovna, trouvé à Alapaïevsk avec d’autres objets.
Historique de cette exposition
En janvier 1919, l’amiral A.V. Koltchak, par l’ordre N°36, ordonna au général M.K. Diteriks, de transférer d’Ekaterinbourg tous les objets ayant appartenu à la famille impériale, de même que les objets relatifs à l’enquête en cours. Au début de février 1919, ce général achemina tous ces objets à Omsk à la disposition de Koltchak.
Furent en même temps transportés à Omsk, des objets acheminés par le Général Major Galitzine depuis Alapaïevsk, ayant appartenus à la grande duchesse Elisabeth Féodorovna, au grand duc Serge Mikhaïlovitch, aux princes Jean, Igor et Constantin Constantinovitch et aussi au prince Vladimir Paley. Tous ces objets étaient disposés dans des malles, des valises et des caisses, sans description du contenu.
Parmi les objets réunis à Ekaterinbourg, furent tout d’abord sélectionnés les objets et les documents trouvés dans la maison Ipatiev, la maison Popov, la décharge de la maison Ipatiev et les fouilles effectuées dans la proximité de la Fosse Ganina, dans les bureaux du conseil régional et ceux des Postes et Télégraphe. Tous ces objets et ces documents constituaient des preuves matérielles de l’assassinat de la famille impériale, et pour cette raison ils furent soumis à une étude et une description détaillée. Après cette expertise policière, une grande partie de ces objets, notamment ceux qui présentaient une valeur matérielle, firent l’objet de nouvelles descriptions, puis furent à nouveau emballés et scellés.
Rédigé par Marie Genko le 17 Septembre 2009 à 15:40 | 2 commentaires | Permalien

Délégation vaudoise à Moscou

Le Musée de l'Elysée s'invite sur la Place Rouge de Moscou: durant le mois de septembre, il y expose des clichés uniques de la famille Romanov pris par le Vaudois Pierre Gilliard au Musée historique d'Etat.

Un évènement culturel qui suscite un engouement majeur dans la capitale russe.

Précepteur durant treize ans à la cour de Russie, le Vaudois Pierre Gilliard (1879-1962) a suivi les quatre grandes duchesses Olga, Anastasia, Tatiana et Maria Nicolaëvna, ainsi que le tsarévitch Alexis Nicolaiëvitch, des années fastes jusqu'à leur exécution à Ekaterimbourg en 1918.

Léguées au canton de Vaud, les photographies de Pierre Gillard retrouvent une place symbolique et ephémère sur la mythique Place Rouge. Le destin de la famille du tsar, canonisée par l'Eglise orthodoxe russe en 2000, rencontre un vif intérêt chez les Russes et explique le succès de l'exposition temporaire visitée par la délégation vaudoise en voyage en Russie du 13 au 16 septembre.


Rédigé par l'équipe de rédaction le 15 Septembre 2009 à 09:30 | 3 commentaires | Permalien

Voici le texte intégral, signé par le métropolite Hilarion, de la récente Déclaration du Synode des évêques de l’Eglise russe hors frontières. Nous publions également un lien vers la lettre que le Synode adresse personnellement au père Georges Mitrofanov..

Une polémique dont on peut dire qu’elle est violente fait rage sur de nombreux sites orthodoxes à propos du livre du père Mitrofanov. Il s’agit d’un recueil regroupant les homélies et les articles du père Georges qui est historien de formation et qui jusqu’à récemment a fait partie de la Commission des canonisations auprès du Synode. Nous nous sommes déjà référés à cet ouvrage majeur en postant l’article d’André Zoubov.

A ceux, nous l’espérons nombreux, qui souhaiteraient approfondir le sujet nous conseillons de se rendre sur les sites : Bogoslov.ru, Interfax-religion://www.interfax-religion.ru/?act=news&div=31992">Radonezh, etc. Les conclusions qui seront tirées par les parties seront d’après nous importante pour les orientations futures de la pensée historique ecclésiale et le société dans son ensemble.

« Parlons d’orthodoxie » postera vos commentaires qui seront, nous l’espérons, nombreux.

Le Synode des évêques de l’Eglise russe hors frontières à propos du livre de l’archiprêtre Georges Mitrofanov « La tragédie de la Russie. Les sujets interdits de l’histoire du XX siècle »

Lors de ses réunions de septembre le synode des éveques de l’EORHF a eu connaissance de la polémique suscitée par le livre de l’archiprêtre Geroges Mitrofanov « La tragédie de la Russie. Les sujets interdits de l’histoire du XX siècle ». Il s’agit d’un recueil qui réunit des articles et des homélies relevant de la période 1990-2000.*

Nous avons été affligés par la manifeste âpreté du débat, par l’état d’esprit fébrile et offensif propre à certains des adversaires de cet ouvrage. Puisque les écrits du père Georges repris dans le recueil portent sur une période de vingt ans nous nous limiterons à un seul des nombreux sujets traités dans le recueil. Il s’agit de l’évaluation historiosophique et strictement historique de la personnalité et de l’action du général A.A. Vlassov. Ce sont précisément les pages portant sur ce thème qui ont induit des divergences douloureuses dans les milieux orthodoxes en Russie comme dans la diaspora.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Septembre 2009 à 13:52 | 0 commentaire | Permalien

Une exposition de photographies d'Alexandra Catière, paroissienne du diocèse de Chersonèse
GALERIE LACEN
tel. 01 42 77 34 44

VERNISSAGE LE 10 SEPTEMBRE 0 PARTIR DE 18H30

Exposition du 10 septembre au 31 octobre




Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Septembre 2009 à 10:21 | 0 commentaire | Permalien

Selon un article du quotidien La Croix:

L’écrivain, à la fin de ses jours, poussé par ses disciples, était devenu une sorte de nouveau prophète, apôtre de la charité et de la non-violence, contestant l’enseignement de l’Église

Le 22 février 1901, le saint-synode de l’Église orthodoxe russe annonce l’excommunication de Léon Tolstoï . C’est l’aboutissement d’une évolution de l’écrivain. Dès 1881, il est revenu vers la religion, après avoir longtemps été sous l’influence des idées rationalistes. Il a entrepris de se rendre régulièrement à l’église.

Les dernières pages d’Anna Karénine, son roman paru en 1877, témoignent de cette évolution. Lévine, son personnage, est soudain illuminé de l’intérieur par l’évidence de sa foi nouvelle : « “Est-ce vraiment la foi ?” pensa-t-il, n’osant pas croire à son bonheur. “Mon Dieu, je Te remercie”, murmura-t-il retenant ses sanglots », fait-il dire à son personnage.
Mais Tolstoï le croyant se montre rapidement critique avec le clergé. Il lui reproche de flatter les riches et les puissants, quand le Christ prônait la pauvreté et la charité absolue. Le christianisme de Léon Nikolaïevitch est une recherche de l’abandon de soi dans l’amour de son prochain. L’écrivain veut vivre le message du Christ dans sa vie quotidienne. Il se sépare de ses biens au profit de sa famille, s’habille pauvrement, devient végétarien.
Rédigé par L'équipe de rédaction le 28 Août 2009 à 14:35 | 0 commentaire | Permalien

Troisième Rome ou rêve de Byzance?
Les premiers déplacements à l'étranger du patriarche Cyrille de Moscou montrent un nouveau style et une nouvelle présence de l'Église russe dans le monde orthodoxe. La rencontre avec le patriarche Barthélemy de Constantinople, comme la visite pastorale en Ukraine (voir les notes et commentaires dédiés) démontrent son rayonnement bien au-delà des frontières de la Russie: dans son entretien avec le président Iouchtchenko, le patriarche Cyrille a souligné que dans le tomos du patriarche de Constantinople instituant le patriarcat de Moscou (1589) son titre était "Patriarche de Moscou, de Russie et de tous les pays du nord". Il n'en faut pas plus pour relancer les spéculations sur les idées "byzantines" qui ont, parfois effectivement fleuri en Russie.

Le Courrier de Russie avait publié un article sur ce sujet le 9 juillet et j'en reproduis ci-dessous in extenso la deuxième partie. Il fait un point complet de la question et donne un éclairage intéressant et réellement partagé par certains milieux intellectuels russes. De plus son style journalistique rend la lecture attrayante, même si le manque de sources référencées nous met dans l'impossibilité d'en vérifier toutes les assertions…

Article de Inna Doulkina, "C’est Byzance !" Le Courrier de Russie, 9 Juillet 2009
Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Août 2009 à 11:26 | 1 commentaire | Permalien

Dépêche de l'Agence France Presse:

Quelque 400 manifestations dans les domaines de la culture, de l'éducation, de l'économie et de la jeunesse sont prévues dans le cadre de l'année de la Russie en France et de la France en Russie en 2010, a annoncé mercredi à Moscou le comité d'organisation.

L'exposition "Sainte-Russie : de la Rus' de Kiev à la Russie de Pierre le Grand" au musée du Louvre à Paris et "Chefs-d'oeuvre des collections du Musée national Picasso" à Moscou et Saint-Pétersbourg figurent dans la liste des événements retenus, a déclaré le président du comité d'organisation pour la France, Louis Schweitzer, au cours d'une conférence de presse.

Le coup d'envoi des festivités sera donné fin janvier "dans le cadre d'une tournée de l'orchestre du théâtre Marie de Saint-Pétersbourg, qui présentera à Paris l'intégrale des symphonies de Tchaïkovski", a déclaré pour sa part le coprésident du comité d'organisation pour la Russie, Mikhaïl Chvydkoï.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Juillet 2009 à 21:53 | 0 commentaire | Permalien

Le film « Le Miracle » d'Alexandre Prochkine
par Dimitri Sokolov – Mitritch

« Le Miracle » tourné par un réalisateur bien connu, Alexandre Prochkine, a reçu le prix spécial du jury au festival international de cinéma de Moscou . Le président du jury était Pavel Lounguine, l’auteur du film « l’Ile ».
Le sujet du film « Le Miracle » est tiré d’un fait divers réel, survenu à Kouïbychev en 1956, et connu comme « Zoïa statufiée »
L’archiprêtre Vsevolod Tchapline, président du département du saint synode chargé des relations de l’Eglise avec la société a déclaré :
« Zoïa statufiée», est un phénomène mystérieux dont nous avons de nombreux témoins. C’est une joie, qu’aujourd’hui l’attention du public soit à nouveau attirée vers cet évènement grâce à ce film de talent . Mais l’essentiel pour un chrétien est une relation au Seigneur dans la communion aux mystères de l’Eglise, car une vie juste en Eglise, est plus sûre que n’importe quels miracles ou n’importe quels autres phénomènes ayant trait à l'univers animé. »
En réalité, l' histoire, qui est à l’origine de ce film, s'est passée dans la ville de Kouïbychev (ou Samara) dans la rue Tchkalov, au moment des fêtes du Nouvel An 1956. C’est justement à cet endroit que se produisit l’évènement appelé « Zoïa statufiée» qui est considéré comme un grand miracle.
Une ouvrière, Zoïa Karnaoukhova, jeune beauté et ardente militante athée, voulut blasphémer à la table de réveillon. Elle reçut immédiatement un terrible châtiment. Cette jeune fille fut statufiée et resta sans signe apparent de vie durant 128 jours. La nouvelle terrifia toute la ville depuis les simples citoyens jusqu’aux dirigeants du comité régional du parti.
Rédigé par Marie Genko le 7 Juillet 2009 à 17:24 | 2 commentaires | Permalien

RENCONTRE AVEC  BRIGITTE DE MONTCLOS,  COMMISSAIRE DE  L’EXPOSITION  « Splendeurs des Romanov »
- Vous étiez déjà la commissaire de l’exposition « Impérial Saint Saint-Pétersbourg » en 2004 qui mettait à l’honneur l’œuvre de dignes représentants des Roma Romanov, à nov, l’image de Pierre le Grand et de Catherine II. Est Est-ce l’histoire qui se répète ?

« Ce n’est pas du tout la même exposition qui recommence. Ici on prend le sujet des
Romanov dans son cœur en focalisant sur Moscou, la vieille capitale qui symbolise le
véritable esprit de la Russie à travers l’Histoire. Pourquoi dans son désir de conquête,
Napoléon est-il allé jusqu’à Moscou et non pas à Saint-Pétersbourg ? Parce qu’il
voulait asservir l’âme de ce pays…Pourtant fondateur de Saint-Pétersbourg, Pierre le Grand lui-même a succombé au souffle historique de Moscou en s’y faisant couronner Tsar mais aussi Empereur.
De nombreux auteurs du XIXè siècle comme Théophile Gautier, Alexandre Dumas,
Jules Verne ont exhorté l’âme russe de Moscou, en opposition à Saint-Pétersbourg
l’occidentale.
- En quoi le terme « Splendeurs des Romanov » va va-t-il prendre ici un caractère exceptionnel ?

« Tout d’abord, il faut rappeler que lorsque Michel, Premier des Romanov, accède au
Trône en 1613, la Russie sort du « temps des troubles » qui a vu se succéder à sa tête des imposteurs et des étrangers et qui ont plongé le pays dans le marasme
économique. Cette splendeur retrouvée va être symbolisée par les cérémonies de couronnement qui se préparaient pas moins d’un an à l’avance, le temps de réunir et de confectionner les plus beaux tissus, les plus riches dentelles, les objets les plus exceptionnels, qui étaient ensuite pieusement rangés au Palais des Armures du Kremlin. C’est dans cette renaissance du faste que va nous entraîner l’exposition du Grimaldi Forum ».

Rédigé par Xenia Krivochéine le 25 Juin 2009 à 10:33 | 6 commentaires | Permalien

Un disque avec des oeuvres liturgiques de compositeurs de l'émigration russe
La maison d'édition du patriarcat de Moscou fait paraître un quatrième disque de la série consacrée aux œuvres liturgiques des compositeurs de l'émigration russe. Cette fois-ci il s'agit des chants pour le Grand Carême et la Pâque de Boris Ledkovski (+ 2004), chef de chœur de l'église synodale Notre-Dame du Signe à New York.

Les œuvres de Ledkovski sont chantées sur ce disque par le chœur de l'église de la Résurrection au cimetière Semenovski de Moscou, sous la direction d'Alexeï Mouratov.

D'autres disque sont prévus dans la même série.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Juin 2009 à 12:57 | 2 commentaires | Permalien

Un communiqué d'Interfax, une fois n'est pas coutume, donne le départ à une énigme: peu de temps avant sa mort, la grand compositeur russe Anton Rubinstein (1829-1894, ne pas confondre avec son homonyme Arthur Rubinstein, 1887-1982) a composé un opéra qui s'appellerait "Le Christ" (Христос). Je n'en ai trouvé aucune trace car il n'aurait été joué qu'une fois, sous la direction de l'auteur, en 1994 à Lucerne (le maître est mort en novembre de cette année). J'ai toutefois trouvé une mention de sa représentation à Brème, en 1895, avec 450 artistes… Puis personne n'en a entendu parler jusqu'à ce que les organisateurs d'un festival "les saisons de Diagilev: Perm-Petersbourg-Paris", dont j'apprends aussi l'existence (mais le programme est surprenant!), décide de la monter à l'opéra de Perm. La représentation a lieu ce soir 20 mai. D'après Interfax, cet opéra tient une place unique dans l'œuvre du compositeur et réunit des musiques religieuses orthodoxes, catholiques et protestantes…

Si quelqu'un avait une information sur cette œuvre mystérieuse merci de la partager…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 21 Mai 2009 à 07:11 | 0 commentaire | Permalien

“La Rose blanche” et “Le Buisson ardent”
Voici un nouveau texte consacré à la résistance des chrétiens contre le nazisme, puis en Roumanie contre le communisme:

Malheureusement, dans les pays à majorité orthodoxe, on ne connaît pas l’histoire du groupe de Munich, appelé par ses membres, "La rose blanche".

Mais l’histoire de ce groupe peut-être très intéressante pour le public orthodoxe, car elle présente quelques caractéristiques qui la rapprochent de l’expérience politique et spirituelle d’un groupe analogue, "Le buisson ardent" de Bucarest.

Récemment, un film est sorti dans les cinémas parisiens – "Sophie Scholl", un film allemand (“Sophie Scholl. Die letzten Tage”; réalisateur: Marc Rothemund; sortie en Allemagne: 24.02.2005). Le film retrace les dernières heures des trois des membres qui ont fondé "La Rose blanche". C’est un film très sobre, mais qui est loin d’être un simple documentaire sur ce groupe de résistance. Plusieurs livres ont été publiés sur "La Rose blanche". Les deux jeunes hommes et la jeune fille (mais ils seront six en total à être décapités) qui ont été condamnés à mort par le régime hitlérien finissant, sont considérés aujourd’hui par les historiens comme des icônes de la résistance allemande face à un régime plus que destructeur. Mais malgré cette reconnaissance régionale dans leur pays d’origine, “La Rose blanche” sortent seulement maintenant, en 2006, d’un anonymat curieux. C’est vrai que déjà en 1982, leur histoire était portée à l’écran par le cinéaste Michael Verhoevens, mais c’est pour la premier fois qu’on leur rend hommage par un document artistique à la hauteur de leur légende, qui soit reconnu en tant que tel (car “Sophie Scholl” a été nominalisé cette année pour l’Oscar du meilleur film étranger).
Rédigé par Nikita et Xenia Krivochéine le 18 Mai 2009 à 13:47 | 0 commentaire | Permalien

Editions "L'Age d'Homme"
Chers amis

Nous vous donnons RV le mercredi 27 mai 2009 pour la 5ème séance des
« mercredis de la rue Férou » (18-20h).
Le thème : la collection des « Classiques slaves »,
fleuron des éditions l’Âge d’Homme.
Invités :
Gérard Conio
Vladimir Dimitrijevic
Georges Nivat
(directeurs de la collection).
Présentation, débats, nouveautés…

Le travail des traducteurs est primordial dans ces collections de « L'Archipel
slave ». Ils seront nombreux le mercredi 27 mai 2009.

5 rue Férou 75006 PARIS
M° Saint-Sulpice
01 55 42 79 79


Rédigé par l'équipe de rédaction le 16 Mai 2009 à 17:34 | 0 commentaire | Permalien

"La Rose Blanche": jeunes chrétiens allemands antinazis
La revue "Neskoutchny Sad" (Moscou, mai 2009) publie un texte de Xenia Krivochéine consacré à l'organisation de résistance antinazie "La Rose Blanche" dont faisaient partie cinq jeunes chrétiens allemands. Dont Alexandre Schmorell, orthodoxe, de parents russes émigrés. Ce groupe d'universitaires comptait également des catholiques et des protestants. Les cinq membres de la Rose Blanche furent tous arrêtés par la gestapo en 1943 et exécutés.
L'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières envisage de canoniser le martyre Alexandre. D'ores et déjà une icône le représentant orne la cathédrale russe de Munich.
Texte en russe, lire la suite....
Rédigé par l'équipe de rédaction le 13 Mai 2009 à 15:56 | 1 commentaire | Permalien

Un film sur Varlam Chalamov
Voici un film qui nous en dit sur la foi, l'orthodoxie en Russie et le martyre plus que vingt thèses traitant du droit canon!
Pour visionner cliquer sur le lien, la projection démarre toute seule.
Très beau et douloureux, aide à la compréhension. Basé sur une autobiographie de l'écrivain. Le film n'a été programmé par les chaînes russes qu'une seule fois, de nuit, ceci en 1991.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 12 Mai 2009 à 09:17 | 0 commentaire | Permalien

Les 8 et 12 juin prochains, à l’occasion du 40e anniversaire du bienheureux repos du

grand iconographe et moine du skite du Saint-Esprit

LE PERE GREGOIRE (KRUG), 1908-1969,

le diocèse de Chersonèse organise deux journées commémoratives:

Le 8 juin , lundi de Pentecôte et fête du Saint Esprit, la divine liturgie sera célébrée dans l’église du skite, au Mesnil-Saint-Denis, suivie d’une pannikhide sur la tombe du père Grégoire.

Un autobus partira de l’église des Trois-Saints-Docteurs, 5 rue Pétel, à 8h30, et emmènera les pèlerins jusqu’au skite pour les ramener ensuite à Paris. Ceux qui sont intéressés sont priés de s’inscrire à la caisse.


Le vendredi 12 juin à 8h00, jour anniversaire de la mort du père Grégoire la divine liturgie, suivie d’une pannikhide, sera célébrée sous la présidence de l'archevêque Innocent de Chersonèse, en l’église des Trois-Saints-Docteurs.

Ce même jour, à 20h00, dans la salle paroissiale de l’église des Trois-Saints-Docteurs, le père Nicolas Ozoline et Anne Philippenko, feront revivre pour nous sa personne et son œuvre.


Soyez tous les bienvenus !
Rédigé par Emilie van Taack le 8 Mai 2009 à 09:09 | 0 commentaire | Permalien

Georges Nivat: "Trésors du siècle d'or russe de Pouchkine à Tolstoï", suite
Le professeur émérite de l’université de Genève Georges Nivat, slaviste éminent et spécialiste reconnu de la vie et de l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne a aimablement accepté de faire paraître sur notre plateforme la préface qu’il a rédigée pour le catalogue de l’exposition « Trésors du siècle d’or russe, de Pouchkine à Tolstoï » (Fondation Martin Bodmer, Genève).

Ce texte dira beaucoup à ceux qui sont conscients de l’imprégnation de la culture russe par foi orthodoxe.
Nous avons fragmenté cette préface en plusieurs parties car elle est assez volumineuse.

En voici la fin :


Il fut redécouvert par la génération de l’Âge d’Argent, Il fut élevé au rang de génie sacré de a nation par Staline, pour les fêtes de 1947 qui célébrèrent le centenaire de sa mort. Ses manuscrits sont rassemblés en la Maison Pouchkine de Saint-Pétersbourg, mais n’en sortent pas, c’est le Saint des Saints, et, comme à Jérusalem, seul le grand prêtre y a accès… Cette sacralisation est un des extrêmes de la mémoire russe. L’autre étant l’oubli, l’amnésie ordonnée d’en haut, l’éradication à laquelle se livre le communisme au temps de sa plus virulente crise de destruction, dont toutes les religions fanatiques sont coutumières. En ces temps-là l’émigration russe était un esquif de mémoire et de survie culturelle. En ces temps-là Paris et Genève fêtaient le centenaire à leur façon, et des esprits malicieux comme Alexis Remizov faisaient ressusciter non seulement la Russie du grand miracle du XIXe siècle, mais celle d’avant, celle des enluminures des monastères et des vieux Croyants, celle des croyances populaires, des proverbes, des légendes épiques ou « bylines ».
Rédigé par Nikita Krivochéine le 7 Mai 2009 à 08:09 | 1 commentaire | Permalien

La Trinité d'André Roublev serait dans un état critique
L'une des icônes russes les plus célèbres et extraordinaires - la Trinité de saint André Roublev - serait dans un état critique, selon le ministre russe des affaires étrangères Alexandre Avdeev, cité par l'agence Blagovest-Info. Selon le ministre, elle ne pourrait donc pas être transportée, ne serait-ce que provisoirement, à la laure Trinité-Saint-Serge pour laquelle elle fut peinte. L'icône comporterait une fissure de quelques millimètres du haut en bas.

Par sa valeur artistique, l'icône est comparable à la Joconde de Léonard de Vinci, affirme A. Avdeev. Son prix dépasse 600 millions de dollars: pour la transporter, il faudrait donc une assurance de plus de 4 millions de dollars !

C'est dommage pour la laure qui ne verra pas chez elle une de ses plus belles icônes conservée depuis l'époque soviétique à la galerie Trétiakov à Moscou. C'est dommage aussi pour nous qui gardions un mince espoir de la voir exposée au Louvre en 2010 dans le cadre de l'exposition "Sainte Russie" pour l'année croisée de la France en Russie et de la Russie en France.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Mai 2009 à 23:10 | 4 commentaires | Permalien

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