Le Synode du patriarcat de Moscou se réunit à son siège historique à Saint-Pétersbourg
Le 27 mai 2009, veille de l'Ascension, le Saint-Synode de l'Église orthodoxe russe - organe conciliaire permanent d'administration ecclésiale - tiendra une réunion à son siège historique à Saint-Pétersbourg. Ce sera la première depuis la révolution bolchévique de 1917 et le concile local de 1917-1918 !

Le patriarche Cyrille et les membres du Saint-Synode (au nombre de douze) sont arrivés le 26 mai à Saint-Pétersbourg où des grands panneaux souhaitent "La bienvenue au patriarche et au Synode" de la part des habitants de la ville.

Avant la session synodale, le patriarche consacrera l'église du bâtiment du Saint-Synode (voisin de celui du Sénat), reconstruite après 80 ans d'abandon et de profanation. Il semblerait que des décisions importantes soient prises lors de cette réunion du Synode.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Mai 2009 à 10:57 | 0 commentaire | Permalien

L'Eglise orthodoxe finlandaise suspend un prêtre candidat aux européennes
Agence France Presse 26.05.09

L'Église orthodoxe finlandaise a interdit à un de ses prêtres, candidat aux élections européennes du 7 juin sous l'étiquette des sociaux-démocrates, d'exercer ses fonctions tant qu'il mènera une carrière politique, a-t-elle annoncé mardi.
"Après beaucoup de réflexion et une audition organisée aujourd'hui, les évêques ont décidé d'interdire au prêtre Mitro Repo d'exercer ses fonctions de prêtre durant sa campagne aux élections européennes et son possible mandat au Parlement européen", a annoncé l'Eglise dans un communiqué.
Le prêtre ne sera pas autorisé à célébrer des offices religieux ou à porter sa soutane, sa croix ou tout autre symbole de la prêtrise, parce que la tradition orthodoxe interdit aux prêtres de s'engager politiquement. "Un prêtre est, comme son modèle, le serviteur de tous et ne peut donc pas représenter un groupe particulier de la société", estime l'Église.
"Je m'attendais à une décision complètement différente", a regretté l'ecclésiastique. "J'ai de nombreux collègues qui ont été actifs dans la vie politique et ont déjà été candidats à des élections", a-t-il dit à l'AFP. "Je n'ai pas le sentiment d'avoir été traité justement", a-t-il estimé, même s'il dit ne pas regretter de figurer sur la liste des sociaux-démocrates. Connu des Finlandais comme le Père Mitro et régulièrement présent dans les médias ou à la télévision vêtu de sa soutane, le prêtre est connu pour son sens de l'humour. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur divers sujets comme la dépression et les fusillades dans les écoles. L'Eglise orthodoxe finlandaise compte 60.500 membres, contre 4,3 millions pour l'Eglise luthérienne.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 26 Mai 2009 à 20:08 | 1 commentaire | Permalien

Plusieurs notes ont déjà été consacrées aux questions de la primauté chez les Orthodoxes et je voudrais en signaler une analyse intéressante par le père dominicain Hyacinthe Destivelle dans son éditorial du dernier numéro de la revue Istina (1). La version électronique de l'éditorial est publiée sur le site Orthodoxie.com. En effet, c'est le sujet actuel du dialogue théologique international catholique-orthodoxe et c'est sous cet angle que le P. Destivelle l'aborde à l’approche de la prochaine session de la commission mixte de dialogue théologique qui aura lieu à Chypre en octobre prochain.

Le P. Destivelle est un grand spécialiste du sujet et il éclaire bien le problème que posent les débats interorthodoxes sur la conception et l’exercice de la primauté. Il souligne qu'ils sont "particulièrement vifs de nos jours" et analyse la différence des interprétations du rôle du patriarche de Constantinople entre celui-ci et le patriarcat de Moscou "qui rassemble la moitié des orthodoxes." Il souligne aussi l'absence de procédure permettant d'arbitrer un tel différent, en dehors de la conciliarité qui se manifeste à travers la synaxe des primats mais "n'a aucun moyen contraignant".
Rédigé par Vladimir Golovanow le 25 Mai 2009 à 15:21 | 4 commentaires | Permalien

Vladimir Poutine a déposé des gerbes sur les  tombes des émigrés russes, cimetière Notre-Dame du Don à Moscou
Moscou, Interfax, le 24 mai 2009

M. Vladimir Poutine, premier ministre de la Fédération de Russie, a déposé des gerbes sur les tombes d'émigrés russes au cimetière Notre Dame du Don à Moscou. Les cendres de l'écrivain Ivan Chmelev, du philosophe Ivan Iline et du général Anton Denikine avaient récemment été transférées en Russie, leur Patrie. Le patriarche Cyrille a béni ces sépultures le matin même, y a dit un office pour le repos de leurs âmes et a exprimé sa gratitude à ceux qui avaient installé ces beaux monuments funéraires.

"Il faut constater que les tombes de ces personnalités remarquables sont aujourd'hui si bien ornées, des monuments dignes d'eux ont été érigés", a dit le primat de l'Église russe. Vladimir Poutine s'est longuement entretenu avec l'archimandrite Tikhon, puis il s'est adressé aux journalistes présents: "Je vous conseille vivement la lecture du"Journal" de Denikine. Il y réfléchit à la Grande et à la Petite Russie, l'Ukraine. Denikine dit que personne n'est en droit de s'ingérer dans les relations entre les deux pays".

Puis le premier ministre a déposé un bouquet de roses rouges sur la tombe d'Alexandre Soljenitsyne, à proximité des sépultures des émigrés.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Mai 2009 à 16:53 | 11 commentaires | Permalien

Inauguration d'une église orthodoxe russe à Rome (Agence France Presse)
ROME, 24 mai 2009 (AFP) -

Une église orthodoxe russe, Sainte Catherine d'Alexandrie, a été inaugurée dimanche à Rome en présence de plusieurs hauts dignitaires religieux catholiques et orthodoxes, signe de la "proximité" des deux religions, a déclaré un cardinal.

"Nous sommes heureux que la communauté orthodoxe ait une église à Rome qui est le coeur de l'Eglise catholique. C'est le signe que nous sommes proches les uns des autres", a déclaré le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

L'église, dont la première pierre a été posée en 2001, a été construite à proximité de la résidence de l'ambassadeur de Russie à Rome.

Elle a été consacrée par le métropolite Valentin d'Orenbourg. Le maire de Moscou Iouri Loujkov, le cardinal français Roger Etchegaray et l'ancien chef de gouvernement italien et ministre des Affaires étrangères Lamberto Dini participaient également à la cérémonie.

Les rapports entre le Vatican et l'Église orthodoxe russe sont tendus depuis de nombreuses années, le patriarcat de Moscou accusant les catholiques de prosélytisme en Russie. Mais le nouveau patriarche russe Cyrille, intronisé début février, paraît en mesure d'améliorer ces épineuses relations ayant rencontré déjà trois fois, en tant que "ministre des Affaires étrangères" du patriarche Alexis II, mort en décembre, le pape Benoît XVI.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Mai 2009 à 15:50 | 1 commentaire | Permalien

UN BON EXEMPLE?

D'autant que, par delà nos différences, nous retrouvons des motifs qui nous sont proches dans les raisons et les difficultés de ce rapprochement.

"Le Figaro" explique que les deux Églises protestantes historiques(1) se réunissent ce week-end pour franchir une étape décisive dans leur rapprochement. Il s'agit de deux familles, avec leur histoire, leur liturgie, leur théologie (les divergences sont aujourd'hui dépassées, l'une portait sur la présence du Christ dans l'eucharistie, l'autre sur la place de la loi dans la vie chrétienne, décisive pour les calvinistes), mais partageant leurs pasteurs et une foi commune, qui veulent ne faire qu'une Église tout en préservant leur style propre. Elles étaient déjà fédérées au sein de la Fédération protestante de France (FPF), créée en 1905, qui rassemble à ce jour dix-sept dénominations et réfléchit à l'admission de six autres Églises. Mais l'union en cours de discussion est d'essence ecclésiale et non plus fédérative: le principe en avait été adopté en 2007 et toutes les régions consultées depuis deux ans ont voté à une écrasante majorité en faveur de l'union. Toutefois les arcanes théologiques et juridiques sont telles qu'il faudra encore quatre années avant de célébrer définitivement cette union et les deux Églises se donnent jusqu'à 2013 pour finaliser ce projet.

Le président du conseil national de l'ÉRF a affirmé que le projet était motivé «par le besoin d'un meilleur témoignage de l'Évangile». Ce n'est pas «une simple clause de style» a-t-il assuré. Ni «un “machin" institutionnel” concocté par les “appareils” ecclésiastiques pour colmater la dégradation de la vie de nos Églises.». Pour lui, «nos Églises elles-mêmes nous apparaissaient comme des cercles trop fermés, trop identitaires, trop à l'image d'un protestantisme qui n'existe plus». Il a précisé : «Nous avons compris que nous ne pouvions plus fonctionner sur la seule base de la desserte pastorale, et que notre vie d'Église elle-même devait donner priorité à l'annonce de l'Évangile.» En clair, «annoncer» pour faire face à la poussée des mouvements évangéliques et continuer à exister comme une identité forte du protestantisme. Et le président de la FPF avait situé l'enjeu global : «Le protestantisme actuel voit deux types d'Églises se rapprocher : le type luthéro-réformé à dominante rationnelle, intellectuelle, avec un engagement sociopolitique fort ; l'autre à dominante émotionnelle et missionnaire marqué par un discours de séparation d'avec le monde. Mais ces deux types sont de plus en plus hybrides. Le côté militant et confessant des évangéliques est aujourd'hui prudemment repris par les luthéro-réformés qui ne craignent plus de parler d'évangélisation.»
Rédigé par Vladimir Golovanow le 23 Mai 2009 à 18:24 | 0 commentaire | Permalien

Catéchèse de Benoît XVI sur saint Germain de Constantinople

« Dans l’Église, Dieu parle et marche avec nous »

ROME, Mercredi 29 avril 2009 (ZENIT.org) - « Dans l'Église, Dieu parle et marche avec nous », titre L'Osservatore Romano du 30 avril à propos de la catéchèse de Benoît XVI, ce mercredi matin, sur saint Germain de Constantinople, en présence de quelque 40.000 visiteurs.

Pour sa part, Radio Vatican, en italien également, titre : « Que la foi nous aide à voir la lumière de Dieu dans l'Église et dans l'humanité, au-delà de la saleté du péché ». Et de préciser en citant la conclusion de la catéchèse du pape : « Même si le péché et la saleté obscurcissent son visage, la foi doit nous aider à voir la présence de Dieu dans l'Église et dans toute personne ».

Comment Benoît XVI en est-il venu à ces considérations en présentant ce patriarche courageux ? « Le Patriarche Germain de Constantinople eut un rôle significatif, au huitième siècle, durant la crise iconoclaste », a rappelé le pape en français.

En effet, a expliqué Benoît XVI, le patriarche « sut résister aux pressions de l'empereur Léon III qui était convaincu que le redressement de l'Empire devait commencer par une réorganisation des manifestations de la foi, face au risque d'idolâtrie auquel, selon lui, le peuple était exposé en raison d'un culte excessif des icônes ». Le patriarche Germain défendit le culte des icônes, mais, a expliqué le pape, « les rappels du Patriarche Germain à la tradition de l'Église et à l'efficacité d'images reconnues comme 'miraculeuses', ne servirent à rien : l'Empereur demeura inébranlable ».
Rédigé par l'équipe de rédaction le 23 Mai 2009 à 17:52 | 1 commentaire | Permalien

CITÉ DU VATICAN, 22 mai 2009 (AFP) - Benoît XVI souhaite que l'Europe "demeure fidèle à ses racines chrétiennes"

Le pape Benoît XVI a souhaité que l'Europe "demeure fidèle à ses racines chrétiennes", vendredi, en recevant au Vatican le président bulgare Georgui Parvanov. Le pape, qui s'exprimait en français, a souhaité que la Bulgarie "contribue efficacement à construire une Europe qui demeure fidèle à ses racines chrétiennes".

"Les valeurs de solidarité et de justice, de liberté et de paix, aujourd'hui constamment réaffirmées, trouvent en effet encore plus de force et de solidité dans l'enseignement éternel du Christ", a-t-il ajouté. Benoît XVI a reçu M. Parvanov, puis le président de la Macédoine George Ivanov, à l'occasion de la fête des saints Cyrille et Méthode, co-patrons d'Europe et célébrés dimanche.

Devant M. Ivanov, il a déclaré, en anglais, que les chrétiens doivent "sauvegarder le patrimoine d'idéaux et de valeurs" que ces deux saints ont transmis. "C'est de fait la plus précieuse contribution que les chrétiens peuvent offrir à la construction d'une Europe du troisième millénaire, qui aspire à un avenir de progrès, de justice et de paix pour tous", a affirmé Benoît XVI.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 23 Mai 2009 à 10:29 | 0 commentaire | Permalien

Foi et pratique en Russie (suite)
UNE PROFONDE IMPREGNATION CULTURELLE

En regardant ces statistiques qui donnent des chiffres très différents sur la pratique religieuse en Russie, y compris dans nos notes précédentes, on pourrait avoir une impression d'incohérence totale ou, en ne s'arrêtant que sur quelques données, tirer des conclusions totalement erronées: lorsque certains observateurs parlent "du retour de la Sainte Russie", en se fondant sur 80% d'Orthodoxes et 90% des Russes fêtant Pâques, alors que d'autres considèrent "la Russie totalement déchristianisée par le bolchevisme", en mettant en avant que 1% à peine vont à l'église plus d'une fois par mois, ils s'appuient tous sur des chiffres vrais… Mais en y regardant de plus prés, on peut dresser un tableau assez cohérent en mettant tous ces chiffres en perspective.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 23 Mai 2009 à 08:48 | 3 commentaires | Permalien

Saint Nicolas de Myre, protecteur de la Russie et de la Lorraine
Nous ne savons que peu de choses de lui. Il naquit en Asie Mineure, devint évêque de Myre et, à ce titre, il assiste et souscrit au concile de Nicée en 325. Par contre, sa vie posthume est beaucoup plus riche, grâce aux légendes sans doute fondées sur la réputation de sa bonté envers les pauvres et les enfants. Son tombeau devient un lieu de pèlerinage, d'abord à Myre, puis à Bari en Italie où ses reliques furent transportées au XIème siècle pour les protéger des Musulmans. Chaque année, des délégations des Eglises orthodoxes, particulièrement de Russie, viennent se joindre au pèlerinage des catholiques latins, en une rencontre oecuménique significative. Le "bon saint Nicolas" est invoqué aussi bien en Orient où il est le patron des Russes, qu'en Occident où il est le patron des enfants et, si l'on peut parler ainsi, l'ancêtre du Père Noël.
Voir aussi sur les pages de l’Eglise Saint-Nicolas à Malá Strana.
Un internaute nous signale: "St Nicolas honoré en Lorraine est aussi le protecteur des filles à marier et des prisonniers. Deux épisodes de sa légende: l'un explique qu'il fournit secrètement une dot à trois soeurs dont le père trop pauvre ne pouvait les marier, l'autre rapporte qu'il exauça les prières du seigneur de Réchicourt (actuelle Moselle), prisonnier en Terre Sainte depuis des années, qui se retrouva miraculeusement libéré de ses chaînes sur le parvis de la basilique à St Nicolas de Port (Meurthe-et-Moselle)."
Délivre-nous de toutes nécessités, ô saint Père, par tes prières auprès du Seigneur. O saint pontife Nicolas, port tranquille où trouve un abri quiconque réclame ton secours au milieu de la tempête, prie le Christ qu’il daigne déployer pour nos âmes sa grande miséricorde.
Office orthodoxe des Sobors moscovites

Suit une prière invoquant Saint Nicolas de Myre:
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Mai 2009 à 10:06 | -3 commentaire | Permalien

Voici une lettre reçue d'un orthodoxe suisse
XB!

Chers Frères,

Je me suis permis de reprendre une partie de votre article sur mon blog et de renvoyer mes visiteurs à la suite de l'article sur votre site. L'article paraîtra demain Vendredi

Je vous félicite de la tenue des articles de votre site et j'apprécie grandement que vous fassiez les nécessaires mises au point face aux innovations du Patriarcat de Constantinople concernant la Sainte Tradition Orthodoxe pour la diaspora.

Bien à vous en Christ,

M. Claude Lopez-Ginisty
"Pokrov"
Au Creux de Charpigny
1867 Saint-Triphon
Suisse

Blog

Blog acathistes
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mai 2009 à 19:06 | 1 commentaire | Permalien

Le site du président de l'Ukraine Victor Iouchtchenko annonce qu'il a eu, le 20 mars, une rencontre à Istanbul avec le patriarche Barthélemy de Constantinople. Selon le communiqué, "l'objectif principal était de rendre plus actifs les contacts" entre le patriarcat de Constantinople et l'Ukraine. La question de l'ouverture en Ukraine d'une représentation du patriarcat de Constantinople, qui serait "une cour ecclésiale ou un centre culturel et d'information", a été abordée.

S'adressant aux journalistes, le président ukrainien a affirmé: "Il est important pour l'Ukraine, en tant que pays orthodoxe, d'entretenir des relations à un haut niveau et dynamiques avec le patriarcat œcuménique". Il a ajouté qu'il accordait "une grande attention à ce dialogue".

Le communiqué présidentiel précise que Victor Iouchtchenko a abordé avec le patriarche Barthélemy la question de la préparation au concile panorthodoxe et de la tenue prochaine d'une rencontre des représentants des Églises autocéphales sur le sujet.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mai 2009 à 16:10 | 4 commentaires | Permalien

Un communiqué d'Interfax, une fois n'est pas coutume, donne le départ à une énigme: peu de temps avant sa mort, la grand compositeur russe Anton Rubinstein (1829-1894, ne pas confondre avec son homonyme Arthur Rubinstein, 1887-1982) a composé un opéra qui s'appellerait "Le Christ" (Христос). Je n'en ai trouvé aucune trace car il n'aurait été joué qu'une fois, sous la direction de l'auteur, en 1994 à Lucerne (le maître est mort en novembre de cette année). J'ai toutefois trouvé une mention de sa représentation à Brème, en 1895, avec 450 artistes… Puis personne n'en a entendu parler jusqu'à ce que les organisateurs d'un festival "les saisons de Diagilev: Perm-Petersbourg-Paris", dont j'apprends aussi l'existence (mais le programme est surprenant!), décide de la monter à l'opéra de Perm. La représentation a lieu ce soir 20 mai. D'après Interfax, cet opéra tient une place unique dans l'œuvre du compositeur et réunit des musiques religieuses orthodoxes, catholiques et protestantes…

Si quelqu'un avait une information sur cette œuvre mystérieuse merci de la partager…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 21 Mai 2009 à 07:11 | 0 commentaire | Permalien

Fête de l'apôtre et évangéliste Jean le Théologien
Voici trois stichères de l'office de saint Jean le Théologien, apôtre et évangéliste, célébré le 8 (21) mai dans le calendrier oriental:

Jean l'évangéliste, ascète semblable aux anges, théologien qui as eu Dieu pour maître, tu as prêché au monde fidèlement la plaie immaculée du Seigneur faisant jaillir le sang et l'eau. C'est elle qui procure à nos âmes la vie éternelle.

Couché sur la poitrine du Christ le Maître pendant la Cène du Seigneur, ô disciple bienaimé, d'elle tu as reçu la connaissance des choses ineffables et tu as clamé à tous d'une voix de tonnerre: Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu, la vraie lumière qui éclaire tout homme par sa venue dans le monde, le Christ Dieu, le Sauveur de nos âmes.

Les fleuves de la théologie coulent, Apôtre, de ta bouche vénérable. Irriguée par eux, l'Église de Dieu vénère fidèlement la Trinité consubstantielle. Supplie-La maintenant, Jean le Théologien, d'affermir et de sauver nos âmes.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mai 2009 à 00:37 | 0 commentaire | Permalien

Catherine Erard et Pierre-Yves Moret

du Lundi au Vendredi de 16h30 à 17h

Cette semaine

Dans le flot de l'information, ce rendez-vous des émissions religieuses cherche à approfondir une question spirituelle en interaction avec la culture contemporaine. Une manière, aussi, de dire d'où l'on parle: avec le recul de l'intelligence, mais aussi avec le désir de saisir le mouvement de l'Esprit.

"A vue d'esprit" est une production des [émissions religieuses de la Radio Suisse Romande un partenariat avec le Centre catholique de radio et de télévision et l'Office protestant des médias.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Mai 2009 à 16:22 | 0 commentaire | Permalien

La lecture du communiqué publié par la paroisse "géorgienne" du patriarcat de Constantinople, Sainte Nino, laisse une sombre impression. Au lieu de se réjouir de la possibilité offerte aux orthodoxes géorgiens d'avoir une nouvelle église, le communiqué s'en prend de façon effrontée au catholicos Élie II de Géorgie, un des patriarches les plus anciens et les plus estimés dans le monde orthodoxe. Pourquoi si peu d'amour et de soutien fraternel ?

On se demande pourquoi l'ouverture d'une nouvelle paroisse géorgienne en France serait en "en contradiction avec les règles canoniques de l’Église orthodoxe". De quelles règles s'agit-il? Le communiqué, très peu bienveillant à l'égard de l'Église de Géorgie et très polémique, reproche aussi au patriarche Élie "le manque de "concertation avec les autorités ecclésiastiques orthodoxes, que ce soit celles de France ou le Patriarcat œcuménique de Constantinople". L'Église orthodoxe de Géorgie ne serait-elle plus autocéphale pour devoir consulter le patriarcat de Constantinople qui n'a pas plus de droits en dehors de son territoire canonique (Turquie et une partie de la Grèce) que les autres Églises orthodoxes.

Finalement, le concile épiscopal de l'Église orthodoxe russe de juin 2008 avait vu juste, en dénonçant dans sa déclaration "Sur l'unité de l'Église orthodoxe" le danger de la "nouvelle ecclésiologie de Constantinople" qui, selon l'épiscopat orthodoxe "est en contradiction manifeste avec la tradition séculaire sur laquelle s’est édifiée la vie de l’Église orthodoxe russe et d’autres Églises orthodoxes locales, et va à l’encontre de leurs devoirs pastoraux auprès de leurs fidèles dans la dispersion".

Voici l'extrait de la déclaration conciliaire relatif à la question:
Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Mai 2009 à 09:59 | 4 commentaires | Permalien

Il n'est pas toujours aisé de traduire en français les termes de la vie ecclésiale orthodoxe. Cependant, dans la plupart des cas, il existe des équivalences presque parfaites entre la terminologie grecque ou russe et la terminologie latine ou française. En traduisant les notions ecclésiologiques orthodoxes en français, il faut se garder d'utiliser à tort certains mots. Quelques erreurs sont hélas répandues aujourd'hui dans les milieux orthodoxes francophones. Nous en examinerons deux.

1. Diocèse et évêché

En français, les mots diocèse et évêché ne signifient pas la même chose. Ainsi, le diocèse est une circonscription ecclésiastique, une Église locale, placée sous la juridiction d'un évêque. C'est l'équivalent du mot russe епархия. En revanche, l'évêché désigne le siège, la résidence de l'évêque et ses services. Ceux qui, en français, utilisent à tort la notion d'évêché ou d'archevêché pour désigner une circonscription ecclésiastique, la traduisent ensuite en russe par un néologisme епископия ou архиепископия. Ces deux mots en s'emploient pas en russe.

Ainsi, en français, il est difficile d'envisager "un évêché des églises". En revanche, un diocèse ou archidiocèse est composé des paroisses, petites églises locales avec une juridiction délimitée, placée sous l'autorité d'un évêque ou archevêque.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Mai 2009 à 12:13 | 7 commentaires | Permalien

Dans le cadre des rencontres orthodoxes,

Lundi 25 mai 2009 à 20h00,

à la paroisse Saint-Séraphin-de-Sarov et Protection-de-la-Mère-de-Dieu,
91 rue Lecourbe - 75015 Paris


Métro : Volontaires ou Sèvres-Lecourbe

Conférence sur le thème :
« Quelques réflexions sur l’avenir de l’Église orthodoxe en France et en Europe avant la réunion de la commission préconciliaire sur l’organisation de la diaspora »

par Séraphim REHBINDER
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mai 2009 à 21:04 | 32 commentaires | Permalien

“La Rose blanche” et “Le Buisson ardent”
Voici un nouveau texte consacré à la résistance des chrétiens contre le nazisme, puis en Roumanie contre le communisme:

Malheureusement, dans les pays à majorité orthodoxe, on ne connaît pas l’histoire du groupe de Munich, appelé par ses membres, "La rose blanche".

Mais l’histoire de ce groupe peut-être très intéressante pour le public orthodoxe, car elle présente quelques caractéristiques qui la rapprochent de l’expérience politique et spirituelle d’un groupe analogue, "Le buisson ardent" de Bucarest.

Récemment, un film est sorti dans les cinémas parisiens – "Sophie Scholl", un film allemand (“Sophie Scholl. Die letzten Tage”; réalisateur: Marc Rothemund; sortie en Allemagne: 24.02.2005). Le film retrace les dernières heures des trois des membres qui ont fondé "La Rose blanche". C’est un film très sobre, mais qui est loin d’être un simple documentaire sur ce groupe de résistance. Plusieurs livres ont été publiés sur "La Rose blanche". Les deux jeunes hommes et la jeune fille (mais ils seront six en total à être décapités) qui ont été condamnés à mort par le régime hitlérien finissant, sont considérés aujourd’hui par les historiens comme des icônes de la résistance allemande face à un régime plus que destructeur. Mais malgré cette reconnaissance régionale dans leur pays d’origine, “La Rose blanche” sortent seulement maintenant, en 2006, d’un anonymat curieux. C’est vrai que déjà en 1982, leur histoire était portée à l’écran par le cinéaste Michael Verhoevens, mais c’est pour la premier fois qu’on leur rend hommage par un document artistique à la hauteur de leur légende, qui soit reconnu en tant que tel (car “Sophie Scholl” a été nominalisé cette année pour l’Oscar du meilleur film étranger).
Rédigé par Nikita et Xenia Krivochéine le 18 Mai 2009 à 13:47 | 0 commentaire | Permalien

Le patriarche de Géorgie se réjouit de l'ouverture de la première paroisse de sa juridiction en France
L'agence de presse Blagovest-Info rapporte les paroles prononcées par le patriarche et catholicos Élie II de Géorgie, à son retour de France. Le catholicos est heureux que "sainte Thamar soit entrée dans le cœur même de l'Europe": le patriarche venait en effet de consacrer l'église géorgienne Sainte-Thamar à Villeneuve-Saint-Georges, dans la banlieue de Paris. Il considère cet événement comme historique, parce qu'il s'agit de la première paroisse en Europe dans la juridiction du patriarcat de Géorgie.

"Le 14 mai nous avons inauguré dans la banlieue de Paris, dans un très bel endroit, une église géorgienne dédiée à sainte Thamar. Beaucoup de monde y était présent et je vous souligne qu'il s'agit d'une première église en Europe, relevant de la juridiction du patriarcat de Géorgie. C'est un événement historique", a déclaré le catholicos.

Élie II a quitté la France le 16 mai. A l'aéroport de Tbilissi, il a été accueilli par des ecclésiastiques et les autorités civiles.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mai 2009 à 10:45 | 41 commentaires | Permalien

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