TYRANNIE DE L’HABITUDE

Ainsi, le fardeau du siècle pesait sur moi comme le doux accablement du sommeil; et les méditations que j’élevais vers vous ressemblaient aux efforts d’un homme qui veut s’éveiller, et vaincu par la profondeur de sou assoupissement, y replonge.
Et il n’est personne qui veuille dormir toujours, et la raison, d’un commun accord, préfère la veille; mais souvent on hésite à secouer le joug qui engourdit les membres, et l’ennui du sommeil cède au charme plus doux que l’on y trouve, quoique l’heure du lever soit venue; ainsi je ne doutais pas qu’il ne voulût mieux me livrer à votre amour que de m’abandonner à ma passion. Le premier parti - me plaisait, il était vainqueur; je goûtais l’autre, et j’étais vaincu.
Et je ne savais que répondre à votre parole: « Lève-toi, toi qui dort Lève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera ( Ephés. V, 14)! »
Et vous m’entouriez d’évidents témoignages; et convaincu de la vérité, je n’avais à vous opposer que ces paroles de lenteur .et de somnolence.: Tout à l’heure! encore un instant ! laissez-moi un peu! Mais ce tout à l’heure devenait jamais; ce laissez-moi un peu durait toujours.
Rédigé par l'équipe rédaction le 31 Mars 2010 à 09:37 | 0 commentaire | Permalien

Alexis (395-408) fut le fils d'Euphémien, homme d'une haute noblesse à Rome, et le premier à la cour de l’empereur : il avait pour serviteurs trois mille jeunes esclaves revêtus de ceintures d'or et d'habits de soie.
Or, le préfet Euphémien était rempli de miséricorde, et tous les jours, dans sa maison, on dressait trois tables pour les pauvres, les orphelins, les veuves et les pèlerins qu'il servait avec empressement; et à l’heure de none, il prenait lui-même son repas dans la crainte du Seigneur avec des personnages religieux. Sa femme nommée Aglaë avait la même dévotion et les mêmes goûts. Or, comme ils n'avaient point d'enfant, à leurs prières Dieu accorda un fils, après la naissance duquel ils prirent la ferme résolution de vivre désormais dans la chasteté. L'enfant fut instruit dans les sciences libérales, et après avoir brillé dans tous les arts de la philosophie, et avoir atteint l’âge de puberté, on lui choisit une épouse de la maison de; l’empereur et on le maria. Arriva l’heure de la nuit où il alla avec son épouse dans la chambre nuptiale : alors le saint jeune homme commença par instruire cette jeune personne de la crainte de Dieu, et à la porter à conserver la pudeur de la virginité.... Suite: Calendrier.egliseorthodoxe
Rédigé par l'équipe rédaction le 30 Mars 2010 à 10:02 | 0 commentaire | Permalien

Maxime le Confesseur : « Le Royaume des Cieux est proche » ne s’apparente pas, je pense, à un resserrement du temps. Car le Royaume ne vient pas de manière qu’on puisse l’observer, et on ne dira pas : « Il est ici, il est là », mais il s’apparente à la relation qu’ont avec lui ceux qui sont dignes de lui par leur état.
Il est dit en effet : « Le Royaume de Dieu est en vous ». (91)

Le Royaume de Dieu le Père est en puissance dans tous ceux qui croient. Mais il agit en ceux qui, par leur état, ont totalement déposé toute la vie de l’âme et du corps selon la nature, ont acquis la seule vie de l’Esprit et peuvent dire : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». (92)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 29 Mars 2010 à 10:52 | 0 commentaire | Permalien

Basile de Césarée (appelé aussi Basile le Grand)

"Le Seigneur, qui nous dispense la vie, a établi une alliance avec nous, le baptême, qui comporte une figure de la mort et une figure de la vie ; l'image de la mort est accomplie par l'eau ; et quant à la vie, c'est l'Esprit qui nous en fournit le premier don. Ainsi apparaît en pleine lumière l'objet de notre recherche : pourquoi l'eau est-elle jointe à l'Esprit ?

C'est que le baptême vise un double but : réduire à l'impuissance l'être de péché afin de ne plus porter des fruits pour la mort ; mais aussi vivre de l'Esprit et porter des fruits qui conduisent à la sanctification. L'eau offre l'image de la mort en recevant le corps comme dans un tombeau ; l'Esprit infuse la force vivifiante en renouvelant nos âmes, qu'il fait passer de la mort du péché à la vie originelle. C'est donc cela, renaître de l'eau et de l'Esprit : la mort s'accomplit dans l'eau, et c'est l'Esprit qui produit notre vie.
(Traité sur le Saint-Esprit, 15,35)

A la découverte des Pères de l'Eglise

Rédigé par l'équipe rédaction le 27 Mars 2010 à 13:59 | 0 commentaire | Permalien

Augustin a vécu au tournant des 4e et 5e siècles (354-430), grande période des "Pères de l'Eglise".

Après une jeunesse mouvementée mais également occupée et tourmentée par sa recherche du sens (il découvre progressivement en fait que c'est Dieu qu'il cherche), il se convertit selon un chemin qu'il a raconté dans Les Confessions. Il reçoit le baptême la nuit de Pâques 387 et désire vivre une vie contemplative (et pour cela devenir moine), vie consacrée à Dieu avec quelques amis qui partagent son désir. Bientôt il sera ordonné prêtre, puis évêque (à partir de 395) et il consacrera sa vie à son diocèse d'Hippone (Afrique du Nord, dans l'actuelle Algérie : ville d'Annaba). Prêchant quotidiennement (ses sermons divers étaient pris à la dictée par divers secrétaires : il revoyait et complétait souvent ces notes avant publication) et écrivant directement, il a laissé une œuvre considérable dont l'importance ne s'est jamais démentie.

(Sermon 336, 1, 6)

La solennité qui nous réunit est la dédicace d'une maison de prière. La maison de nos prières, nous y sommes ; la maison de Dieu, c'est nous-mêmes. Si la maison de Dieu, c'est nous-mêmes, nous sommes construits en ce monde, pour être consacrés à la fin du monde. L'édifice, ou plutôt sa construction, se fait dans la peine ; la dédicace se fait dans la joie.
Ce qui se passait, quand s'élevait cet édifice, c'est ce qui se passe maintenant quand se réunissent ceux qui croient au Christ. Lorsque l'on croit, c'est comme lorsque l'on coupe du bois dans la forêt et que l'on taille des pierres dans la montagne ; lorsque les croyants sont catéchisés, baptisés, formés, c'est comme s'ils étaient sciés, ajustés, rabotés par le travail des charpentiers et des bâtisseurs.
Rédigé par l'équipe rédaction le 26 Mars 2010 à 08:57 | 0 commentaire | Permalien

Nicétas Stèthatos

76. « Si tu chantes ta prière à Dieu et si un frère vient frapper à la porte de ta cellule, ne préfère pas l’œuvre de la prière à l’œuvre de l’amour, et ne néglige pas ton frère qui frappe. Ce n’est pas là aimer Dieu. Car Il veut la compassion de l’amour, et non le sacrifice de la prière. Mais laisse le don de la prière, accueille le frère de tout ton amour, prends soin de lui. Alors reviens offrir au Père des esprits le don de ta prière, dans les dans les larmes et le cœur brisé, et l’esprit de droiture sera renouvelé au-dedans de toi ».

77. « Le mystère de la prière ne s’accomplit pas dans les limites d’un temps et d’un lieu précis. Si tu assignes aux choses de la prière des heures, des moments et des lieux le temps qui est en dehors de la prière est voué à d’autres choses, aux choses de la vanité. La prière se définit comme le mouvement perpétuel de l’intelligence autour de Dieu. Son œuvre est de tourner l’âme vers les choses divines. Sa fin est d’unir la pensée à Dieu, de devenir un seul esprit avec Lui, selon la définition et la parole de l’Apôtre »
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Mars 2010 à 17:24 | 1 commentaire | Permalien

L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.


Ce cinquième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Egyptienne.

A l'âge de douze ans, elle s'échappa de chez ses parents et partit pour Alexandrie, où elle vécut dix-sept ans dans la débauche. Ensuite, mue par la curiosité, elle s'embarqua avec de nombreux pèlerins pour Jérusalem, afin d'assister à l'Exaltation de la vénérable Croix. Mais là, elle s'adonna à toute sorte de licence et entraîna beaucoup d'hommes dans le gouffre de perdition. Voulant entrer à l'église, le jour où l'on exaltait la Croix, elle éprouva trois ou quatre fois une puissance invisible qui l'empêchait d'entrer, alors que la foule pouvait pénétrer sans obstacle....suite
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mars 2010 à 17:14 | 0 commentaire | Permalien

Blaise Pascal:  "Pensées"
Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir. (183)

Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui même. Aussi qui ne la voit, excepté de jeunes gens qui sont tous dans le bruit, dans le divertissement, et dans la pensée de l'avenir? Mais, ôtez leur divertissement, vous les verrez se sécher d'ennui; ils sentent alors leur néant sans le connaître: car c'est bien être malheureux que d'être dans une tristesse insupportable, aussitôt que l'on est réduit à se considérer, et à n'en être point diverti. (164)

Plaindre les athées qui cherchent, car ne sont-ils pas assez malheureux? Invectiver contre ceux qui en font vanité. (190)

La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu, parce que nous y trouvons et Dieu et notre misère. (527)




Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Mars 2010 à 12:47 | 0 commentaire | Permalien

"Le bien et le mal ne sont pas un ensemble de bonnes ou de mauvaises actions. C'est une force bonne ou mauvaise qui s'empare de l'homme. La force, la pression de l'élément maléfique sont immenses. Les actes en eux-mêmes n'ont guère d'importance (religieuse).
Des actes "bons" quant à leur résultat (aider, donner à manger, etc.)peuvent être mauvais en réalité, lorsqu'ils viennent d'un homme possédé par le mal; et des actes manqués, stupides et même nuisibles peuvent être bons si, à leur source, il y a de bonnes intentions" (p. 74)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Mars 2010 à 13:55 | 0 commentaire | Permalien

LES CONFESSIONS DE SAINT AUGUSTIN ( 354 - 430)

Pendant ces neuf années de mon âge, de dix-neuf à vingt-huit, je demeurai dans cet esclavage, séduit et séducteur, au gré de mes instincts déréglés; je trompais en public par les sciences dites libérales; en secret, par le mensonge d’une fausse religion : ici, jouet de l’orgueil, là, de la superstition, partout de la vanité. Épris du vide de la gloire populaire, j’en étais venu à jalouser les applaudissements du théâtre, les luttes de poésie, la poursuite des couronnes de foin, les bagatelles des spectacles, toutes les intempérances du libertinage.
Et demandant d’autre part d’être purifié de ces souillures, j’apportais des aliments à ces saints, à ces élus de Manès, pour que l’alambic de leur estomac en exprimât à mon intention des anges et des dieux libérateurs. Telle était l’extravagance des opinions et des pratiques que je professais avec mes amis, par moi et comme moi séduits.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Mars 2010 à 09:39 | 1 commentaire | Permalien

Claude Lopez-Ginisty donne la traduction d'un article très intéressant sur le weblog Orthodoxologie. En expliquant la fabrication des "tchotki", nom russe de cette corde à nœuds utilisée comme chapelet pour dire la prière de Jésus, l'article montre bien un coté très caractéristique de cet aspes essentiel de la pratique orthodoxe: la prière individuelle. Je propose ci-dessous une version à peine abrégée de l'article

Rédigé par Vladimir Golovanow le 24 Février 2010 à 14:14 | 0 commentaire | Permalien

Entretiens de Saint Varsonofy (1845-1913) du monastère du désert d’Optino

Il est actuellement répandu et ceci non seulement chez les laïcs mais aussi dans le clergé de penser que les souffrances éternelles ne sont pas compatibles avec l’infinie miséricorde divine.
Il s’agit là d’une incompréhension manifeste.
Les souffrances et la béatitude éternelles ne nous viennent pas du monde extérieur, elles existent en nous. L’on part vers la Vie Éternelle avec l’âme que l’on s’est forgée. Les maladies corporelles peuvent conduire à la mort. Mais l’âme qui est atteinte par toute sorte de maladies se met à cruellement souffrir lorsqu’elle passe dans la vie éternelle. La méchanceté, la colère, l’irritabilité, la dépravation et d’autres maux de l’âme sont des reptiles qui nous suivent dans la Vie Éternelle.
Le but de notre existence terrestre consiste à écraser ces reptiles. Une âme pécheresse non purifiée par la repentance ne peut séjourner dans la communauté des saints. Une telle âme située au paradis ne s’y serait pas sentie à sa place à un tel point qu’elle voudrait s’en aller. En effet, comment se perçoit une débauchée parmi des personnes chastes ? Une personne méchante en compagnie de gens remplis d’amour ?
Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Février 2010 à 10:50 | 0 commentaire | Permalien

QU’EST-CE QUE LE TEMPS?

Il n’y a donc pas eu de temps où vous n’ayez rien fait, puisque vous aviez déjà fait le temps. Et nul temps ne vous est coéternel, car vous demeurez; et si le temps demeurait, il cesserait d’être temps. Qu’est-ce donc que le temps? Qui pourra le dire clairement et en peu de mots? Qui pourra le saisir même par la pensée, pour traduire cette conception en paroles? Quoi de plus connu, quoi de plus familièrement présent à nos entretiens, que le temps? Et quand nous en parlons, nous concevons ce que nous disons; et nous concevons ce qu’on nous dit quand on nous en parle.

Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne m’interroge, je le sais; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore. Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Février 2010 à 20:52 | 0 commentaire | Permalien

Un texte fondateur

Comme l'écrit Mgr Ware (cf. article précédent) le projet alternatif prend la lettre du patriarche Alexis II, adressée au clergé et aux fidèles orthodoxes d’origine et de tradition russe en Europe Occidentale le 1 avril 2003, comme texte fondateur: il propose la " … création en Europe Occidentale d’une Métropole réunissant plusieurs diocèses et incluant toutes les paroisses, les monastères et les communautés orthodoxes d’origine et de tradition russe qui souhaiteraient la rejoindre. Nous prévoyons d’accorder à cette Métropole les droits de l’Autonomie avec élection du Métropolite par le Concile Métropolitain, composé des évêques, des clercs et des laïcs, selon les statuts qu’il sera nécessaire d’élaborer avec le concours des représentants de toutes les parties de la diaspora orthodoxe d’origine russe présente dans les pays d’Europe Occidentale. (…) Nous fondons notre espoir que la Nouvelle Métropole autonome, qui réunira tous les fidèles de tradition orthodoxe russe des pays d’Europe Occidentale, servira au moment choisi par Dieu, de creuset à l’organisation de la future Eglise orthodoxe Locale multiethnique en Europe Occidentale, construite dans un esprit de conciliarité par tous les fidèles orthodoxes se trouvant dans ces pays."
Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Février 2010 à 11:03 | 10 commentaires | Permalien

Nous approchons du Triomphe de l'Orthodoxie que nous allons célébrer tous ensemble dans bien des endroits (même à Lyon, pour la première fois), en un grand élan unitaire. Pour autant nos divergences ne vont pas disparaître et, en premier lieu, nos différences d'approche d'un projet pour l'Orthodoxie en Europe occidentale. Les récents débats ont montré que là se tient une part importante des désaccords entre Orthodoxes d'Europe et Mgr Ware l'a bien mis en lumière dans une conférence donnée en 2005: "… la lettre du patriarche Alexis II a mis en évidence l’existence de deux visions qui s’affrontent et nous divisent. Selon la première vision, il faut préalablement travailler à l’unification des juridictions russes en Europe occidentale, sous la présidence d’un métropolite relevant du patriarcat de Moscou, à partir de quoi se dégagerait la possibilité d’une mise en place progressive d’une Église locale multinationale, dont l’Église russe serait la garante. L’autre approche, qui, personnellement, me semble de loin préférable, s’appuie sur le fait que, déjà dans l’archevêché des églises orthodoxes de tradition russe sous la juridiction du patriarcat de Constantinople, il y a la promesse d’une Église locale multinationale."


Je ne connais aucune étude compète de ces DEUX projets et je vais essayer d'en proposer une modeste analyse à partir des informations et des impressions que j'ai pu rassembler durant mes nombreuses années de pratique des personnes concernées et la lecture des textes de différentes sources. Cet article n'est ni à un tableau exhaustif ni une étude scientifique: ce n'est qu'une 1ère approche et j'espère qu'il y aura suffisamment de commentaires éclairés et de bonne volonté pour compléter ce tableau.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 9 Février 2010 à 12:58 | 7 commentaires | Permalien

EXCUSE ET PARDON

10. N'ayez point de disputes ou terminez-les au plus tôt; que la colère ne devienne pas de la haine, le simple fétu, une poutre énorme et l'âme homicide; car il est écrit . « Celui qui hait son frère est homicide (1). »
Quiconque en outrageant, en maudissant ou même en imputant un crime, a blessé quelqu'un, doit s'empresser de réparer au plus tôt le mal qu'il a fait, et celui qui a été blessé pardonner sans discussion.

S'ils se sont blessés mutuellement, mutuellement ils doivent se pardonner, comme vous y obligent ces prières que vous devez faire d'autant plus saintement que vous les répétez plus souvent.

Mieux vaut celui qui souvent tenté de colère, s'empresse de demander pardon à celui qu'il reconnaît avoir offensé, que cet autre qui plus lent à se fâcher, est aussi plus lent à s'excuser. Celui qui ne veut point pardonner à son frère ne doit pas espérer d'être exaucé dans sa prière, et celui qui ne veut jamais demander pardon ou qui ne le demande pas sincèrement, n'a aucune raison de demeurer dans le monastère, quoiqu'on ne l'en chasse pas.

Evitez donc entre vous les paroles amères, et s'il en échappe à votre bouche, que votre bouche s'empresse de guérir la blessure qu'elle a faite. Quand, pour la correction des mœurs, la nécessité de la règle vous pousse à dire des paroles dures, eussiez-vous excédé dans le mode, on n'exige pas que vous demandiez pardon à ceux qui vous sont soumis, dans la crainte qu'en donnant trop à l'humilité, vous ne rompiez auprès d'eux le lien de l'autorité.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Janvier 2010 à 21:17 | 0 commentaire | Permalien

Saint Philarète de Moscou (+ 1867)
Philarète (né Basile Drozdov en 1782) fut métropolite de Moscou de 1821 à 1867, il est mort le 19 novembre 1867.

Il fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle.
"Saint Philarète de Moscou, qui avait introduit l’usage du russe dans les séminaires, lisait d’abord Saint Grégoire de Nazianze en latin" Source: diocèse de Bordeaux

"Comme le notait le saint évêque Philarète de Moscou au XIXe s., la vraie et sainte Tradition ne consiste pas uniquement en une transmission visible et verbale des enseignements, des règles, des institutions et des rites : elle est en même temps une communication invisible et actuelle de grâce et de sanctification"
A lire aussi: Calendrier Orthodoxe - Fêtes et Saints de la Sainte Eglise Orthodoxe
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Janvier 2010 à 13:05 | 0 commentaire | Permalien

LES ARMES DES CHRETIENS
Pour "Parlons d'orthodoxie" texte de Vladimir Golovanow

"Ne résistez pas à celui qui vous veut du mal; au contraire, si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre.…
Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.…
Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui se serviront de l'épée mourront par l'épée."


Ces prescriptions de l'Évangile sont bien connues de tous. Mais comment les mettre en pratique? Comment réagir en Chrétien face aux "méchants" bien concrets qui s'en prennent à nous, à nos proches, à nos coreligionnaires? La Tradition et les vies des saints nous donnent des éléments de réponse.
Ainsi de la vie de saint Antoine le Grand (250-350): les persécutions, au cours des premiers siècles, ont eu cet effet particulier de rendre le désert inutile pour les moines. Eux qui avaient pratiqué l'anachorèse pour s'en aller combattre le diable au désert et maîtriser leurs passions voyaient que le démon se déchaînait dans les villes. Il exacerbait les passions et faisait des victimes parmi les serviteurs et servantes de Dieu, lesquels n'avaient que leur foi pour transformer par leur douceur (qualité virile s'il en est) leur malheur en occasion de salut. Dès lors, le retrait du monde des moines n'avait plus aucun sens, du moins pour les plus hardis d'entre eux, dont saint Antoine le Grand. Ce dernier quitta donc sa chère montagne et revint à Alexandrie. Pour quoi faire ? Un réseau de résistance ? Des attentats ? Pour protester hautement et réclamer le martyr afin de faire honte aux persécuteurs et les invectiver du haut du prétoire ? Non, rien de tout cela. Il se mit, sans se cacher et sans parader non plus, à servir les chrétiens emprisonnés pour les encourager à considérer, au delà de la souffrance présente, la récompense du Royaume céleste. Et ceux-ci - beaucoup en ont témoigné - subissaient sévices et tortures avec joie, car c'était le Christ lui-même qui souffrait en eux.

Dans cette expérience unitive de la mort consentie par amour en bénissant leurs bourreaux, ils goûtaient à l'avance leur union à Dieu dans la Résurrection. Par une disposition de la divine Providence, Antoine passa entre les mailles du filet des persécuteurs, lui qui était prêt à partager le sort des persécutés. La persécution prit fin et il retourna dans sa montagne aussi calmement qu'il l'avait quittée afin de reprendre le lent martyre de son ascèse monastique.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Janvier 2010 à 11:04 | 6 commentaires | Permalien

La misère persuade le désespoir, l'orgueil persuade la présomption. L'incarnation montre à l'homme la grandeur de sa misère, par la grandeur du remède qu'il a fallu.

Pensées, 526

Suis tombé sur ce texte aujourd'hui le 7 janvier, tout à fait par hasard.
N.K.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 7 Janvier 2010 à 16:15 | 0 commentaire | Permalien

PARIS: un office orthodoxe devant le tombeau de sainte Geneviève
Selon une tradition maintenant bien établie, comme chaque année au cours de
la neuvaine à Sainte Geneviève, l'église catholique Saint Etienne du Mont accueille

les orthodoxes qui viennent y vénérer ses saintes reliques.

Un moleben (office d'intercession) à sainte Geneviève sera célébré
dimanche 10 janvier, à 17h45, devant la châsse de la sainte, dans l'église Saint Etienne du Mont à Paris.

(5° arrondissement, M°Cardinal-Lemoine ou RER B Luxembourg).

Venez nombreux!
Rédigé par Laure Durand-Viel le 6 Janvier 2010 à 10:19 | 1 commentaire | Permalien

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