QU’EST-CE QUE LE TEMPS?

Il n’y a donc pas eu de temps où vous n’ayez rien fait, puisque vous aviez déjà fait le temps. Et nul temps ne vous est coéternel, car vous demeurez; et si le temps demeurait, il cesserait d’être temps. Qu’est-ce donc que le temps? Qui pourra le dire clairement et en peu de mots? Qui pourra le saisir même par la pensée, pour traduire cette conception en paroles? Quoi de plus connu, quoi de plus familièrement présent à nos entretiens, que le temps? Et quand nous en parlons, nous concevons ce que nous disons; et nous concevons ce qu’on nous dit quand on nous en parle.

Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne m’interroge, je le sais; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore. Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Février 2010 à 20:52 | 0 commentaire | Permalien

Un texte fondateur

Comme l'écrit Mgr Ware (cf. article précédent) le projet alternatif prend la lettre du patriarche Alexis II, adressée au clergé et aux fidèles orthodoxes d’origine et de tradition russe en Europe Occidentale le 1 avril 2003, comme texte fondateur: il propose la " … création en Europe Occidentale d’une Métropole réunissant plusieurs diocèses et incluant toutes les paroisses, les monastères et les communautés orthodoxes d’origine et de tradition russe qui souhaiteraient la rejoindre. Nous prévoyons d’accorder à cette Métropole les droits de l’Autonomie avec élection du Métropolite par le Concile Métropolitain, composé des évêques, des clercs et des laïcs, selon les statuts qu’il sera nécessaire d’élaborer avec le concours des représentants de toutes les parties de la diaspora orthodoxe d’origine russe présente dans les pays d’Europe Occidentale. (…) Nous fondons notre espoir que la Nouvelle Métropole autonome, qui réunira tous les fidèles de tradition orthodoxe russe des pays d’Europe Occidentale, servira au moment choisi par Dieu, de creuset à l’organisation de la future Eglise orthodoxe Locale multiethnique en Europe Occidentale, construite dans un esprit de conciliarité par tous les fidèles orthodoxes se trouvant dans ces pays."
Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Février 2010 à 11:03 | 10 commentaires | Permalien

Nous approchons du Triomphe de l'Orthodoxie que nous allons célébrer tous ensemble dans bien des endroits (même à Lyon, pour la première fois), en un grand élan unitaire. Pour autant nos divergences ne vont pas disparaître et, en premier lieu, nos différences d'approche d'un projet pour l'Orthodoxie en Europe occidentale. Les récents débats ont montré que là se tient une part importante des désaccords entre Orthodoxes d'Europe et Mgr Ware l'a bien mis en lumière dans une conférence donnée en 2005: "… la lettre du patriarche Alexis II a mis en évidence l’existence de deux visions qui s’affrontent et nous divisent. Selon la première vision, il faut préalablement travailler à l’unification des juridictions russes en Europe occidentale, sous la présidence d’un métropolite relevant du patriarcat de Moscou, à partir de quoi se dégagerait la possibilité d’une mise en place progressive d’une Église locale multinationale, dont l’Église russe serait la garante. L’autre approche, qui, personnellement, me semble de loin préférable, s’appuie sur le fait que, déjà dans l’archevêché des églises orthodoxes de tradition russe sous la juridiction du patriarcat de Constantinople, il y a la promesse d’une Église locale multinationale."


Je ne connais aucune étude compète de ces DEUX projets et je vais essayer d'en proposer une modeste analyse à partir des informations et des impressions que j'ai pu rassembler durant mes nombreuses années de pratique des personnes concernées et la lecture des textes de différentes sources. Cet article n'est ni à un tableau exhaustif ni une étude scientifique: ce n'est qu'une 1ère approche et j'espère qu'il y aura suffisamment de commentaires éclairés et de bonne volonté pour compléter ce tableau.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 9 Février 2010 à 12:58 | 7 commentaires | Permalien

EXCUSE ET PARDON

10. N'ayez point de disputes ou terminez-les au plus tôt; que la colère ne devienne pas de la haine, le simple fétu, une poutre énorme et l'âme homicide; car il est écrit . « Celui qui hait son frère est homicide (1). »
Quiconque en outrageant, en maudissant ou même en imputant un crime, a blessé quelqu'un, doit s'empresser de réparer au plus tôt le mal qu'il a fait, et celui qui a été blessé pardonner sans discussion.

S'ils se sont blessés mutuellement, mutuellement ils doivent se pardonner, comme vous y obligent ces prières que vous devez faire d'autant plus saintement que vous les répétez plus souvent.

Mieux vaut celui qui souvent tenté de colère, s'empresse de demander pardon à celui qu'il reconnaît avoir offensé, que cet autre qui plus lent à se fâcher, est aussi plus lent à s'excuser. Celui qui ne veut point pardonner à son frère ne doit pas espérer d'être exaucé dans sa prière, et celui qui ne veut jamais demander pardon ou qui ne le demande pas sincèrement, n'a aucune raison de demeurer dans le monastère, quoiqu'on ne l'en chasse pas.

Evitez donc entre vous les paroles amères, et s'il en échappe à votre bouche, que votre bouche s'empresse de guérir la blessure qu'elle a faite. Quand, pour la correction des mœurs, la nécessité de la règle vous pousse à dire des paroles dures, eussiez-vous excédé dans le mode, on n'exige pas que vous demandiez pardon à ceux qui vous sont soumis, dans la crainte qu'en donnant trop à l'humilité, vous ne rompiez auprès d'eux le lien de l'autorité.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Janvier 2010 à 21:17 | 0 commentaire | Permalien

Saint Philarète de Moscou (+ 1867)
Philarète (né Basile Drozdov en 1782) fut métropolite de Moscou de 1821 à 1867, il est mort le 19 novembre 1867.

Il fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle.
"Saint Philarète de Moscou, qui avait introduit l’usage du russe dans les séminaires, lisait d’abord Saint Grégoire de Nazianze en latin" Source: diocèse de Bordeaux

"Comme le notait le saint évêque Philarète de Moscou au XIXe s., la vraie et sainte Tradition ne consiste pas uniquement en une transmission visible et verbale des enseignements, des règles, des institutions et des rites : elle est en même temps une communication invisible et actuelle de grâce et de sanctification"
A lire aussi: Calendrier Orthodoxe - Fêtes et Saints de la Sainte Eglise Orthodoxe
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Janvier 2010 à 13:05 | 0 commentaire | Permalien

LES ARMES DES CHRETIENS
Pour "Parlons d'orthodoxie" texte de Vladimir Golovanow

"Ne résistez pas à celui qui vous veut du mal; au contraire, si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre.…
Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.…
Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui se serviront de l'épée mourront par l'épée."


Ces prescriptions de l'Évangile sont bien connues de tous. Mais comment les mettre en pratique? Comment réagir en Chrétien face aux "méchants" bien concrets qui s'en prennent à nous, à nos proches, à nos coreligionnaires? La Tradition et les vies des saints nous donnent des éléments de réponse.
Ainsi de la vie de saint Antoine le Grand (250-350): les persécutions, au cours des premiers siècles, ont eu cet effet particulier de rendre le désert inutile pour les moines. Eux qui avaient pratiqué l'anachorèse pour s'en aller combattre le diable au désert et maîtriser leurs passions voyaient que le démon se déchaînait dans les villes. Il exacerbait les passions et faisait des victimes parmi les serviteurs et servantes de Dieu, lesquels n'avaient que leur foi pour transformer par leur douceur (qualité virile s'il en est) leur malheur en occasion de salut. Dès lors, le retrait du monde des moines n'avait plus aucun sens, du moins pour les plus hardis d'entre eux, dont saint Antoine le Grand. Ce dernier quitta donc sa chère montagne et revint à Alexandrie. Pour quoi faire ? Un réseau de résistance ? Des attentats ? Pour protester hautement et réclamer le martyr afin de faire honte aux persécuteurs et les invectiver du haut du prétoire ? Non, rien de tout cela. Il se mit, sans se cacher et sans parader non plus, à servir les chrétiens emprisonnés pour les encourager à considérer, au delà de la souffrance présente, la récompense du Royaume céleste. Et ceux-ci - beaucoup en ont témoigné - subissaient sévices et tortures avec joie, car c'était le Christ lui-même qui souffrait en eux.

Dans cette expérience unitive de la mort consentie par amour en bénissant leurs bourreaux, ils goûtaient à l'avance leur union à Dieu dans la Résurrection. Par une disposition de la divine Providence, Antoine passa entre les mailles du filet des persécuteurs, lui qui était prêt à partager le sort des persécutés. La persécution prit fin et il retourna dans sa montagne aussi calmement qu'il l'avait quittée afin de reprendre le lent martyre de son ascèse monastique.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Janvier 2010 à 11:04 | 6 commentaires | Permalien

La misère persuade le désespoir, l'orgueil persuade la présomption. L'incarnation montre à l'homme la grandeur de sa misère, par la grandeur du remède qu'il a fallu.

Pensées, 526

Suis tombé sur ce texte aujourd'hui le 7 janvier, tout à fait par hasard.
N.K.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 7 Janvier 2010 à 16:15 | 0 commentaire | Permalien

PARIS: un office orthodoxe devant le tombeau de sainte Geneviève
Selon une tradition maintenant bien établie, comme chaque année au cours de
la neuvaine à Sainte Geneviève, l'église catholique Saint Etienne du Mont accueille

les orthodoxes qui viennent y vénérer ses saintes reliques.

Un moleben (office d'intercession) à sainte Geneviève sera célébré
dimanche 10 janvier, à 17h45, devant la châsse de la sainte, dans l'église Saint Etienne du Mont à Paris.

(5° arrondissement, M°Cardinal-Lemoine ou RER B Luxembourg).

Venez nombreux!
Rédigé par Laure Durand-Viel le 6 Janvier 2010 à 10:19 | 1 commentaire | Permalien

Mgr Hilarion, archevêque de Volokolamsk, a célébré le 3 janvier en l’église de la Vierge Joie des affligés le rite de retour en orthodoxie de personnes qui s’étaient séparées de l’Eglise.
Essentiellement, il s’agit de fidèles qui avaient été baptisées dans la foi orthodoxe mais qui l’avaient abjuré en adhérant, par exemple, à des sectes. Mgr Hilarion s’est réjoui dans son homélie de ce retour au sein de l’Eglise. Il a observé que l’adhésion aux sectes a des motifs différents, souvent il s’agit de personnes faibles n’ayant pas le courage de s’assumer, de faire preuve de responsabilité dans les décisions qu’elles prennent. Les sectes sont faites pour ceux qui sont spirituellement faibles tandis que l’Eglise requiert des âmes fortes.
Ce retour au sein de l’Eglise montre l’action de la Divine Providence ainsi que le courage dont ont fait preuve ceux qui sont présents. Nous devons remercier Dieu pour nous avoir fait renoncer à nos errances, pour nous aider à vivre en conformité avec l’Evangile, de suivre la voie du salut sans s’en écarter.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 5 Janvier 2010 à 13:40 | 0 commentaire | Permalien

Saint Nicolas de Myre
Saint Nicolas provient de Nicolas de Myre appelé aussi Nicolas de Bari.
Né à Patara au sud ouest de l'actuelle Turquie (à l'époque Asie mineure) entre 250 et 270 après JC, il fut le successeur de son oncle l'évêque de Myre.
De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreux.

L'empereur Dioclétien règnant alors sur toute l'Asie mineure poursuivit cruellement les chrétiens, entraînant ainsi l'emprisonnement de St Nicolas qui fut contraint de vivre, par la suite, un certain temps en exil. En 313, l'empereur Constantin rétablit la liberté religieuse, et St Nicolas put alors reprendre sa place d'évêque.

Saint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l'Empire Romain. Il fut enterré à Myre, mais ses ossements furent volés en 1087 par des marchants italiens qui les emportèrent à Bari en Italie. Les miracles attribués à St Nicolas sont si nombreux qu'il est aujourd'hui le Saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers, les avocats ou les célibataires.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Décembre 2009 à 11:48 | 0 commentaire | Permalien

Le typikon décrypté  : Manuel de liturgie byzantine
Père Job (Getcha)

La liturgie byzantine, par sa beauté, sa richesse et sa profondeur, intrigue, inspire ou passionne un grand nombre de chrétiens aujourd'hui ; elle n'en demeure pas moins souvent inaccessible, voire incompréhensible. De premier abord, le Typikon - le livre liturgique contenant l'ordo de la célébration liturgique - est certes illisible. D'où la nécessité, pour le néophyte ou le fidèle souhaitant approfondir sa pratique, de le décrypter.
C'est le but du présent ouvrage. Élaboré sur la base de cours prodigués à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, il couvre la célébration des offices de l'année liturgique byzantine : l'office divin, les fêtes, le cycle pascal. Le déroulement et la composition des offices liturgiques sont d'abord situés dans le contexte de leur développement historique, avant d'être analysés, dans le détail, du point de vue de la pratique.
Les Églises orthodoxes à travers le monde utilisent toutes, à l'heure actuelle, les mêmes textes liturgiques et ne connaissent - outre des langues et des mélodies différentes - que des variations mineures dans les usages, qu'elles soient du courant « grec » ou « russe ».

Ce précis de liturgie byzantine, le premier publié en français, comprend en fin de volume une abondante bibliographie et un glossaire qui tente de fixer un vocabulaire technique liturgique encore assez flottant dans notre langue.
Paris, éd. du Cerf, coll « liturgie », 2009.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 15 Décembre 2009 à 15:51 | 0 commentaire | Permalien

Saints Côme et Damien
Martyrs à Cyr (3ème s.)

Dès le 5ème siècle, on trouve, en Orient et à Rome, des basiliques, des oratoires, de hôpitaux qui portent leurs noms. Il est très vraisemblable qu'ils soient morts ensemble pour la foi dans la ville de Tyr en Syrie. Peut-être même étaient-ils frères, selon ce que dit la légende. Venus d'Arabie pour exercer la médecine, ils soignaient les pauvres, délivraient les énergumènes, rendaient l'espoir aux pessimistes et la joie aux mélancoliques. Le gouverneur Lysias qu'ils avaient soigné, les condamna cependant à d'horribles torures puis à être décapités. Ils étaient chrétiens.

Le 26 septembre, le martyrologe romain fait mémoire des saints Côme et Damien, martyrs. Leur martyre fit d’eux des frères et les miracles fleurirent sur leur tombe, à Cyr en Syrie du nord, au point qu’ils furent considérés comme des médecins guérissant les malades gratuitement.
Martyrologe romain
Pour nous, vous le savez, quelques jours de souffrance sauraient bien compenser le bonheur de confesser le nom de Jésus-Christ. Puisque je n’ai pas l’ombre d’un souci, pas d’ennuis, pas de découragement, je suis toujours calme, gai, content et heureux.
Rédigé par l'équipe rédaction le 14 Novembre 2009 à 17:05 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Parascève ( наречённая Пятницей) + 1050

Une des saintes les plus populaires en Roumanieь en Bulgarie et en Russie.


Elle s'était enfuie de la Thrace, son pays, en désaccord avec ses parents. Elle donnait aux pauvres les jolies robes que ses parents lui achetaient, les échangeant contre les haillons des mendiants. Son père courut après elle pendant dix ans. Il la retrouva enfin à Jérusalem, mais elle venait de partir la veille.
Elle retourna à Constantinople et gagna enfin Caricatia en Turquie. Son père découvrit son refuge deux ans après.
Elle venait de mourir et déjà les pèlerins accouraient sur son tombeau.
Rédigé par l'équipe rédaction le 10 Novembre 2009 à 14:23 | 0 commentaire | Permalien

Homélie du père Alexandre Men
La Prière pour autrui est la plus élevée
La guérison du serviteur du centurion (Mt 8, 5-13)

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Aujourd’hui, nous avons entendu l’histoire du centurion, cet officier romain venu demander au Seigneur la guérison de son serviteur préféré qui était gravement malade. Le Seigneur lui répondit : « Je viendrai chez toi et je guérirai ton serviteur. »

Mais l’officier lui dit : « Mon Seigneur, je donne des ordres à mes soldats et ils les exécutent. Toi-même, dis seulement un ordre et la maladie le quittera. » Telle était sa foi dans la puissance de guérison du Sauveur. Le Christ s’en émerveilla et lui dit : « Va, qu’il en soit selon ta foi. » Et sur le chemin du retour, le centurion apprit que son serviteur était guéri.

Chaque fois que, dans l’Évangile, quelqu’un fait appel au Seigneur, il s’agit d’une prière. Car la prière est une façon de s’adresser au Seigneur. Qui s’adressait au Christ et comment? Très souvent, c’étaient des personnes souffrantes, malades, chargées d’afflictions et de maux. Souvent aussi, c’étaient des personnes qui priaient pour les autres.
Son premier miracle, le Seigneur l’a accompli à la demande de Marie à Cana, en Galilée. La Vierge Marie l’a prié d’aider des amis ou des proches qui les avaient invités à leur noce, quand le vin a manqué. On peut considérer cette demande comme la première prière d’intercession de la Mère de Dieu. Souvenez-vous du paralytique amené à Jésus, de la demande de guérison formulée par ses amis qui le descendirent à travers le toit d’une maison ; l’Évangile dit que Jésus, voyant leur foi, le guérit (Mt 9,1-12). Rappelez-vous également la femme syro-phénicienne qui suppliait le Christ de guérir sa fille (Mt 15,22-28), de ce malheureux père qui lui avait amené son fils souffrant d’épilepsie et qui disait : « Je crois, Seigneur, viens en aide à mon peu de foi » (Mt 17,14-18).


Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Novembre 2009 à 12:40 | 1 commentaire | Permalien

Saint Jean de Cronstadt (+ 1908)
Canonisé en 1990 par le patriarcat de Moscou, Jean de Cronstadt (1829-1908) est l’une des figures majeures de la spiritualité russe. Une personnalité hors du commun et aux multiples facettes, qui a manifesté avec une rare intensité l’unité entre sacrement de l’autel et sacrement du frère, vie de prière et engagement social. Promoteur de la communion fréquente et de la confession commune, il attirait chaque matin des milliers de fidèles à la cathédrale de Cronstadt. Serviteur des exclus et des déshérités, il fit construire plusieurs institutions sociales et accomplit de nombreux miracles et guérisons

Son père était sacristain dans un petit village des environs d'Archangelsk dans l'extrême nord de la Russie. Jean aimait les longues liturgies. Il poursuivit ses études à l'Académie théologique de Saint-Petersbourg et, malgré bien des peines, il servait Dieu joyeusement : "La tristesse, dira-t-il plus tard, est une apostasie et la mort du cœur."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Novembre 2009 à 11:09 | 1 commentaire | Permalien

Béatification d'un ancien évêque hongrois victime du communisme
Zoltan Meszlenyi, un évêque hongrois mort sous la torture du régime communiste en 1951, a été béatifié samedi, devenant ainsi le premier prêtre hongrois victime du stalinisme à recevoir cet honneur, a annoncé à Budapest le cardinal Peter Erdo.
"Il est le premier religieux victime des persécutions staliniennes a être béatifié", a déclaré le cardinal dans la cathédrale d'Esztergom, le siège de l'église catholique hongroise.
Zoltan Meszlenyi avait été emprisonné et torturé à mort en 1951 sur les ordres du dictateur stalinien hongrois Matyas Rakosi pour avoir pris la tête de l'église catholique hongroise après l'emprisonnement de son prédécesseur, Joseph Mindszenty, un farouche opposant au régime en place.
La mort de Zoltan Meszlenyi avait été annoncée trois ans plus tard, et ses cendres ont été enterrées en secret en 1966 dans la cathédrale d'Esztergom. Zoltan Meszlenyi, dont la béatification a été approuvée par le pape Benoit XVI en juillet dernier, est le 28ème citoyen hongrois à être béatifié.
Le nom de Joseph Mindszenty figure aussi une une liste de Hongrois qui attendent que leur béatification soit approuvée par le pape

"Le Monde"
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Novembre 2009 à 11:03 | 0 commentaire | Permalien

Une nouvelle querelle orthodoxe autour de l'œcuménisme et du "document de Ravenne"
Nous avons signalé dans plusieurs notes tous les signes qui inclinent à l'optimisme et montrent que la marche vers l'unité dans l'Orthodoxie est en bonne voie. Oui, il semblait possible d'envisager la fin des divisions nées depuis plus d'un siècle, et surtout à la suite des tragédies du XXe. Mais voilà qu'une nouvelle division nous menace par suite de la grande maladresse de quelques théologiens qui ne sentent pas les convictions profondes du "Peuple orthodoxe", pourtant seul détenteur de la Vérité. Il s'agit de l'opposition au "document de Ravenne" qui semble se transformer en un grand mouvement anti-œcuménique.

Une naissance aux forceps

Je ne vais pas revenir en détail sur le "document de Ravenne" en lui-même: JF Colosimo lui a consacré un "Bloc note" très détaillé et orthodoxie.com en a publié le texte en français. Mais voici quelques points essentiels à la compréhension de la situation:
* Ce texte a été discuté et approuvé par les membres de la « Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique romaine et l’Église orthodoxe » lors de la dixième session plénière de la Commission à Ravenne (8–15 octobre 2007), sans l’Eglise orthodoxe russe, dont la délégation avait quitté la rencontre à cause de la présence des représentants de l’Eglise apostolique d’Estonie. La validité du texte était déjà posée…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 15 Octobre 2009 à 18:50 | 139 commentaires | Permalien

Henri Pierre Rinckel "Diviniser l'homme"
Les actes du péché provoquent les passions ; les passions, les pensées ; et les pensées les imaginations.
La mémoire est cause des réflexions ; et l’oubli de la mémoire. L’ignorance enfante l’oubli ; et la négligence l’ignorance. La convoitise engendre la négligence. Le mouvement qui altère est mère des désirs. Et l’énergie de l’acte est mère du mouvement. L’acte, c’est l’impulsion déraisonnable du mal qui nous fait disposer du sensible et des sens.

Grégoire le Sinaïte, sentences diverses, 62
(Agora, 2008)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 12 Octobre 2009 à 10:09 | 0 commentaire | Permalien

Canonisation de Jeanne Jugan n’est plus un rêve !
Le 11 octobre 2009 le Pape Benoît XVI proclame « Sainte » Jeanne Jugan,
Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, à Rome.


Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres

29 août 1879 : le glas tinte au clocher de La Tour Saint Joseph. Il apprend au voisinage le retour à Dieu de la Petite Sœur Marie de la Croix, Jeanne Jugan pour ceux qui l’ont connue quarante ans plus tôt.
Sans bruit, la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres a rejoint Celui qu’elle avait « si grande envie de voir ». Sa mission terrestre est achevée. Deux mille quatre cents Petites Sœurs ont appris d’elle comment répondre à l’appel de Dieu dans le service des personnes âgées pauvres.

Quatre-vingt-six ans auparavant, Jeanne naît à Cancale, en pleine Révolution. Terre-neuvas comme la plupart des hommes de son pays, son père est à la grande pêche en ce 25 octobre 1792. Quatre ans plus tard, il disparaît en mer. Jeanne et ses trois frère et sœurs connaissent très tôt la pauvreté et le travail. Servante, aide-cuisinière dans un manoir proche de Cancale, infirmière à l’hôpital du Rosais de Saint Servan, employée de maison et garde-malade à domicile ..., Jeanne Jugan l’est successivement. A la demande en mariage d’un jeune marin, elle répondra : « Dieu me veut pour Lui, Il me garde pour une œuvre qui n’est pas connue, pour une œuvre qui n’est pas fondée ».

Jeanne Jugan ne veut que servir Dieu et les autres
,
les pauvres surtout, les plus faibles, les plus démunis, fidèle à l’idéal de configuration à Jésus par Marie qu’enseigne saint Jean Eudes aux membres du Tiers Ordre de la Mère Admirable, association qu’elle rejoint vers l’âge de 25 ans.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Octobre 2009 à 14:46 | 2 commentaires | Permalien

POURQUOI L'EMPEREUR NICOLAS II A-T-IL ÉTÉ CANONISÉ ?
La canonisation e la famille Impériale a provoqué en Russie des réactions très différenciées: si d'une part il y a des hagiographes qui s'en félicitent, comme le fait par exemple le livre de Victor Loupan cité par ailleurs, d'autres, qui ne sont pas tous des nostalgiques du bolchévisme, s'indignent en soulignant les erreurs et les faiblesses de l'empereur et de sa famille. Dans tous les cas, personne ne comprend vraiment ce que signifie une canonisation et pourquoi Nicolas II a été proclamé "strastoterptsy". Un article dans le N° du 7/08/2009 du journal KIFA fait appel au p. Georges Mitrofanov (1) pour répondre aux questions les plus courantes sur le sujet. J'en reprends les principaux arguments.

Le p. Georges commence par affirmer que "les faits historiques ne permettent pas de considérer les membres de la famille impériale comme des martyres chrétiens. Mourir en martyre présuppose la possibilité de renier le Christ pour sauver sa vie. Mais la famille impériale a été massacrée comme famille impériale, par des gens qui la considérait comme le symbole de cette Russie impériale qu'ils détestaient.

La famille impériale a donc été mise au rang "strastoterptsy", continue le p. Georges, spécifique a l'Église russe, comme l'ont été les princes qui ont accepté les souffrances et la mort de la mains de leurs adversaires politiques, dans un esprit d’abnégation chrétienne. La commission de canonisation a étudié 7 rapports: 5 ont présenté l'action politique et ecclésiale du dernier empereur, et la commission a jugé qu'il n'y avait pas là matière à canonisation, mais les deux derniers, consacrés "aux derniers jours de la famille impériale" et "Positon de l'Église concernant le rang de "strastoterptsy" ont emporté la décision.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Octobre 2009 à 13:32 | 21 commentaires | Permalien

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