Le père Lev Gillet signe souvent « un moine de l'Église d'Orient », homme d'une grande culture scientifique et littéraire, s'est trouvé mêlé à l'évolution de l'Église orthodoxe en Europe, en France et en Angleterre surtout, mais aussi à l'Est et au Liban. Ce catholique, qui devient orthodoxe sans renier le catholicisme et pour faire avancer l'œcuménisme, fut aussi un homme de haute spiritualité, comme en témoignent ses ouvrages et l'influence de ses séjours en France, au Liban (parmi la jeunesse) et en Angleterre. En novembre 1928 il devient le recteur de la paroisse Sainte-Geneviève-de-Paris, la première paroisse orthodoxe francophone. En 1938 il quitte Paris pour s’installer à Londres, dans le cadre du Fellowship of Saint Alban and Saint Sergius, organisme œcuménique voué au rapprochement entre l’Église anglicane et l’Église orthodoxe. Il reste en Angleterre jusqu’à son décès, faisant de nombreux voyages à l’étranger, notamment en France, en Suisse et au Liban, où il participe au renouveau spirituel de l’orthodoxie antiochienne.

http://www.oecumene.radiovaticana.org/
Rédigé par Nikita Krivochéine le 3 Mai 2009 à 06:49 | 0 commentaire | Permalien

La question posée par notre nouveau sondage (en gardant en esprit les réserves techniques formulées précédemment), nous pose évidement un problème fondamental sur la manière de vivre notre foi. La Liturgie est en effet au centre de notre foi, de notre vie de chrétien, de la vie de l'Église, comme le montre en particulier le livre du père Alexandre Schmemann que j'avais déjà cité (1) (il le fait de façon magistrale et, je crois, pour la première fois avec cette approche et en ces termes accessibles à chaque croyant). Il est donc évident à tous, je pense, que la question posée est essentielle; elle fait d'ailleurs l'objet de débats passionnés dans tout le monde orthodoxe. Pourtant, pour ce qui me concerne, aucune réponse proposée ne me semble satisfaisante. Peut-être, ce sujet complexe ne peut-il être ainsi simplifié?

Je vous propose ci-dessous un petit extrait du livre de p. Alexandre (p. 87) qui a directement trait à la question posée:
Rédigé par Vladimir Golovanow le 30 Avril 2009 à 16:33 | 0 commentaire | Permalien

Le Bon Dieu sans confession?
Une nouvelle initiative (cf. le blog Moinillon.net): « Selon l'instruction du Patriarche <Cyrille de Moscou> — qui est parvenue au clergé par le biais des doyens ecclésiastiques : la nuit de Pâques, il faut autoriser la communion sans confession.» «Согласно доведенному до духовенства отцами-благочинными распоряжению Святейшего, на пасхальную ночь всех допускать до причастия без исповеди.»
(source : pretre-philippe.livejournal.com)

Cette innovation fait, en Russie, l'effet d'une révolution mais, en allant à la source, on trouve des précisions: les instructions précisent qu'on ne doit pas faire communier les personnes en état d'ébriété, mais des prêtres se demandent comment les reconnaître de loin, et que faire avec ceux qui affichent leur péché sans montrer aucune contrition?..

Conclusion: il serait important de connaître la teneur exacte de cette recommandation…

Est-ce le premier signe de ces "changements sans réformes" que prônait Mgr Cyrille avant son élection comme patriarche et que certains appellent de leurs vœux?
Rédigé par Vladimir Golovanow le 27 Avril 2009 à 02:45 | 4 commentaires | Permalien

Selon les enquêtes sociologiques publiées récemment, près de 90 % des citoyens russes, y compris des personnes se présentant comme non-croyantes ou aussi des musulmans, annonçaient fêter Pâques (alors que 30% disaient précédemment faire un effort pour le carême) et 4 500 000 ont participé aux célébrations liturgiques de Pâques (5 000 000 en 2007), dont 137 000 les deux cent cinquante églises de Moscou la (146 000, en 2003, 125 000, en 2007) d'après les chiffres officiels fournis par le ministère russe de l'Intérieur. Les plus forts taux de participation ont été constatés, toujours selon cette source, dans les régions du sud (370 000 dans la région du Kouban, 257 000 dans celle de Rostov-sur-le-Don, 171 000 à Koursk) et du centre-est (190 000 à Riazan, 175 000 à Nijniï Novgorod, 152 000 dans la région de Moscou) de la Russie d'Europe

Au-delà de ces chiffres, avec leur évidente imprécision, il faut souligner la différence par rapport à il y a peine 20 ans: à l'époque on parlait de quelques milliers de croyants bravant les quolibets des militants communistes qui se rendaient courageusement dans les rares églises ouvertes… Rappelons aussi cette année où Pâques avait été déclarée jour travaillé…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 26 Avril 2009 à 07:54 | 4 commentaires | Permalien

Le patriarche de Moscou rétablit le rite du lavement des pieds le Jeudi Saint
Le Jeudi Saint, 16 avril, à la fin de la liturgie, le patriarche Cyrille de Moscou a lavé les pieds de douze prêtres. Ce magnifique rite du lavement des pieds, prévus dans l'office épiscopal du Jeudi Saint, n'avait pas été pratiqué à Moscou depuis plusieurs décennies.

Dans la tradition byzantine, le lavement des pieds est accompagné de la lecture de l'Évangile relatant ce geste du Christ. La lecture se fait par rôles: l'évêque (en occurrence, le patriarche) lit les paroles du Christ, tandis que le principal prêtre, celles de l'apôtre Pierre, et le diacre, le commentaire de l'évangéliste.

"Par le sacrement de l'Eucharistie, a dit le patriarche à la fin de l'office, et par la force du Saint-Esprit, nous devenons les participants non seulement de la Cène mystique, mais aussi de tout ce que le Christ a accompli".

"Lors de la Cène mystique, à genoux, le Christ a lavé les pieds de ses disciples, comme le faisaient des esclaves. Ainsi, il a montré à quel point chaque homme est précieux aux yeux de Dieu. C'est cette vision qui permet au chrétien d'être humble et d'accomplir honnêtement sa mission, quelle qu'elle soit. L'accomplissement de notre devoir et les honneurs que cela procure à certains ne doivent pas dissimuler la vérité immuable que nous sommes tous égaux devant Dieu".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 16 Avril 2009 à 18:18 | 12 commentaires | Permalien

Voici le programme des cérémonies proposées par l'Église orthodoxe russe (patriarcat de Moscou), diocèse de Chersonèse, paroisse Saint-Jean-Baptiste à Perpignan (chapelle du Saint-Esprit, 11, rue Claude-Monet).

Lundi Saint, 13 avril : 18 h 30 liturgie des Dons Présanctifiés.

Jeudi Saint, 16 avril : 18 h 30 matines du Vendredi saint, office des 12 évangiles de la Passion.

Vendredi Saint, 17 avril: 9 h heures royales ; 14 h : vêpres de la déposition de l'Epithaphios ; 18 h 30 : matines du samedi saint et procession de l'Epithaphios.

Samedi Saint, 18 avril. 9 h 30 : vêpres et liturgie, partage des fruits et du vin devant l'Epithaphios, bénédiction des œufs, paskhas et koulitchis ; 22 h : confessions et lecture des Actes des apôtres ; 23 h : office de minuit. Minuit: procession et annonce de la Résurrection suivies des matines pascales, liturgie, agapes de la nuit de Pâques.

Pour tous renseignements complémentaires, tél. 06 71 74 59 22.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 14 Avril 2009 à 13:30 | 1 commentaire | Permalien

Au colloque diocésain "Le sacrement du Baptême et le catéchisme" le 9 avril, de nombreux prêtres et diacres de la métropole de Saint-Pétersbourg ont fait part de leur indignation de voir que dans beaucoup de paroisses orthodoxes on continue à baptiser les adultes sans aucune préparation. Le catéchisme, disent-ils, doit désormais être obligatoire avant le sacrement du baptême.

"De nombreux prêtres sont prêts à baptiser n'importe qui à sa première demande... Ce faisant, ils oublient que le baptême est la condition indispensable, mais non suffisante pour le salut de l'homme. Ils violent ainsi le commandement du Seigneur: 'Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant...' ", a déclaré l'archiprêtre Eugène Goriatchev, recteur de l'église de l'Annonciation à Schlisselbourg.

Le père Alexandre Sorokine, curé de la paroisse Notre-Dame-Feodorovskaïa de Saint-Pétersbourg, craint que l'existence au sein de l'Église d'un groupe de fidèles "initiés" à la doctrine chrétienne face à la masse de baptisés sans catéchisme ne soit un danger pour l'unité des communautés paroissiales. Aussi, selon le prêtre, tous les baptisés doivent avoir l'accès au catéchisme et à la connaissance de la foi.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Avril 2009 à 14:18 | 5 commentaires | Permalien

Sainte Marie l'Egyptienne
Ce cinquième dimanche du Carême, nous faisons mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Égyptienne.

L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.

Sainte Marie l'Égyptienne. A l'âge de douze ans, elle s'échappa de chez ses parents et partit pour Alexandrie, où elle vécut dix-sept ans dans la débauche. Ensuite, mue par la curiosité, elle s'embarqua avec de nombreux pèlerins pour Jérusalem, afin d'assister à l'Exaltation de la vénérable Croix. Mais là, elle s'adonna à toute sorte de licence et entraîna beaucoup d'hommes dans le gouffre de perdition. Voulant entrer à l'église, le jour où l'on exaltait la Croix, elle éprouva trois ou quatre fois une puissance invisible qui l'empêchait d'entrer, alors que la foule pouvait pénétrer sans obstacle. Elle en eut le cœur meurtri et décida de changer de vie, afin de trouver grâce auprès de Dieu par la pénitence. Alors, retournant vers l'église, elle y put entrer sans difficulté. S'étant prosternée devant la vénérable Croix, le jour même elle quitta Jérusalem, traversa le Jourdain et pénétra au cœur du désert. Pendant quarante-sept ans, elle y mena une vie très austère, une existence surhumaine, seule à seul avec Dieu dans la prière.

Vers la fin de sa vie, elle rencontra un ermite du nom de Zosime et, lui ayant raconté sa vie depuis le début, elle le pria de lui porter les Saints Mystères pour y communier ; ce qu'il fit l'année suivante, le Jeudi Saint. Revenu l'année d'après, Zosime la trouva morte, étendue sur la terre ; près d'elle une inscription disait : « Abba Zosime, enterre ici le corps de la pauvre Marie. Je suis morte le jour où j'ai communié aux Saints Mystères. Prie pour moi. » Sa mort advint en 378 [vers 430 selon d'autres].
Rédigé par Nikita Krivochéine le 4 Avril 2009 à 10:51 | 0 commentaire | Permalien

Père N. Balachov: L'Eglise a les moyens de rendre la liturgie plus compréhensible
Selon le père Nicolas Balachov, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, l'Église orthodoxe russe dispose à présent du potentiel nécessaire pour rendre la liturgie plus compréhensible à nos contemporains. A la présentation d'un nouveau dictionnaire du slavon liturgique à Moscou, il a souligné que ce travail nécessaire "exige des efforts colossaux".

Le père N. Balachov, spécialiste par ailleurs du concile de Moscou de 1917-1918 a rappelé que ce concile s'était déjà penché sur la question de la compréhension de la liturgie, mais, pour des raisons historiques, son travail n'a pas pu être achevé. Si le problème de la compréhension se posait déjà à cette époque-là, il est, selon le père Nicolas, encore plus urgent en ce début du XXIe siècle.

Il a regretté que jusqu'à présent, aucune initiative ecclésiale n'a été prise dans ce domaine, alors qu'il y a quinze ans, le patriarche Alexis II avait commencé à parler de "la nécessité de rendre la liturgie plus accessible à nos contemporains".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 3 Avril 2009 à 17:08 | 31 commentaires | Permalien

N'oubliez pas que le Grand Canon pénitentiel de saint André de Crète - un des textes fondamentaux du Carême de Pâque - est lu intégralement cette semaine, aux matines du jeudi.

Dans la tradition slave, ces matines sont souvent célébrées le soir du mercredi. Cet office est appelé "la station de sainte Marie l'égyptienne" qui sera fêtée le dimanche prochain. Le canon de saint André de Crète est lu autrement en quatre parties pendant les quatre premiers jours du Carême, pendant l'office des complies.

C'est une belle manière de commencer ce mois d'avril !
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Avril 2009 à 16:46 | 3 commentaires | Permalien

Saint Alexis de Rome dit « l'Homme de Dieu » († 412) est fêté le 17 mars en Orient et le 17 février en Occident.

Sa vie est connue par une Vie de saint Alexis, du XIe siècle. Selon la légende, Alexis, fils d’Euphémien et d’Agalé, serait un patricien romain, fiancé à une femme vertueuse qu’il convainc, le soir de ses noces, de renoncer au mariage. Il se serait embarqué vers la Syrie du Nord (actuelle Turquie) pour arriver à la ville d'Édesse (Urfa), où il se fit mendiant. Il revint dix-sept ans plus tard à Rome et fut hébergé par son père qui ne l’avait pas reconnu. Il vécut sous un escalier pendant dix-sept ans, et, à sa mort, ses parents furent prévenus par une voix céleste. Selon une autre version de la légende, il mourut en mendiant à l’hôpital d’Édesse, et révéla, avant de mourir, qu’il était d’une famille noble romaine et qu’il avait fui le mariage pour se consacrer à Dieu.

Son chef (son crane) est vénéré dans le monastère de la Sainte Laure dans le Péloponnèse. On peut voir une statue de Saint Alexis sous l’escalier de sa maison familiale dans l’église des Saints Alexis et Boniface (Chiesa dei Santi Alessio e Bonifacio), à Rome. C’est une œuvre d'Andrea Bergondi.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 30 Mars 2009 à 09:41 | 0 commentaire | Permalien

Le jeudi de la deuxième semaine du Carême, aux laudes (dernière partie des matines), nous chantons une magnifique stichère qui expose le véritable sens du Carême:

"C'est le temps de la conversion: le combat du Carême nous introduit dans la vie éternelle, s'il est accompagné de bonnes œuvres. Rien n'est aussi salutaire à l'âme que le partage des biens avec les ceux qui sont dans le besoin. C'est la miséricorde associée au jeûne qui délivre l'homme de la mort. Poursuivons-la plus que tout autre chose. Elle suffit vraiment pour sauver nos âmes."

C'est une très belle leçon qui rejoint ce que l'apôtre Paul disait au sujet de la charité.
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 13 Mars 2009 à 10:20 | 2 commentaires | Permalien

La place de l'homélie dans la liturgie orthodoxe
De nos jours, la place de l'homélie dans la liturgie orthodoxe varie selon les régions. Souvent, elle est complètement omise. En Russie, par exemple, l'homélie a lieu soit à la fin de la liturgie, soit avant la communion des fidèles et juste après celle du clergé. En Europe occidentale, les prêtres orthodoxes prêchent souvent à la fin de la liturgie. Il faut reconnaître objectivement que de telles pratiques n'ont pas de logique liturgique.

L'ordo liturgique prévoit, dès l'antiquité, que l'homélie soit prononcée juste après la lecture de l'Évangile. Des partisans de l'homélie à la fin de la liturgie disent quelquefois qu'une prédication après la lecture de l'Évangile interrompt inutilement le cours de la prière et distrait de la méditation. Une telle explication n'est valable que si l'homélie ne porte pas sur l'Évangile qui vient d'être lu. Ce qui ne doit pas être le cas. Par définition, la prédication liturgique est un commentaire des lectures apostolique et évangélique du jour. En revanche, rien n'empêche le célébrant de rajouter quelques mots sur un autre sujet à la fin de la liturgie, avant la vénération de la croix par les fidèles.
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 25 Février 2009 à 17:47 | 0 commentaire | Permalien

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