Le père Alexandre Schmemann: Le Jugement Dernier (Dimanche du Carnaval)
J'étais malade, et vous M'avez visité...

Le dimanche qui suit est appelé dimanche de Carnaval /cf. TRIODE/ parce que pendant la semaine qui le suit, un jeûne limité est prescrit par l'Église – abstention de toute viande. Il faut comprendre cette prescription à la lumière de ce qui a été dit auparavant à propos de la signification de la préparation. L'Église commence maintenant à nous "ajuster" pour le grand effort qu'elle attendra de notre part 7 jours plus tard. Elle nous introduit progressivement dans cet effort – connaissant notre fragilité, prévoyant notre faiblesse spirituelle.

La veille de ce jour (Samedi de Carnaval), l'Église nous invite à une commémoration universelle de tous ceux qui "se sont endormis dans l'espoir de la résurrection et de la vie éternelle." C'est en effet le grand jour de prière de l'Église pour ses membres défunts. Pour comprendre la signification de cette relation entre le Grand Carême et la prière pour les défunts, il faut se souvenir que le Christianisme est la religion de l'amour.

Le Christ a laissé Ses disciples non pas avec une doctrine de Salut individuel, mais avec un commandement nouveau : "aimez-vous les uns les autres", et Il avait ajouté : "C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres, que tous vous reconnaîtront pour Mes disciples" (Jn 13,34-35). Dès lors, l'amour est le fondement, la vie même de l'Église qui est, selon les paroles de saint Ignace d'Antioche, "unité de Foi et d'amour."
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Février 2017 à 12:00 | 0 commentaire | Permalien

Le Samedi des défunts : les vivants et les morts.
Traduction Elena Tastevin

Ce jour, les divins Pères ont prescrit de faire mémoire de tous ceux qui depuis l'origine des siècles se sont endormis dans l'amour de Dieu et l'espérance de la résurrection, de la vie éternelle.

Le protoprêtre Boris Levchenko, professeur de la chaire de patrologie et de théologie de l’Université Orthodoxe d’Etat Saint Tikhon parle du sens des supplices subis en enfer et explique comment les vivants peuvent secourir les morts.

Nous nous préparons au Carême avec nos proches défunts

L’Eglise a établi le Samedi des défunts en mémoire de tous ceux qui nous ont précédés. Il a deux de ces Samedis au cours de l’année liturgique. Le premier est lié à la mémoire du Dernier Jugement qui attend tout le monde et qui va déterminer à jamais le destin de chacun. Cependant, après le Jugement de chacun le sort d’une âme peut être modifié.

Le Samedi des défunts nous nous rappelons le Dernier Jugement / cf. TRIODE / et appelons tout le monde à y méditer. Il est également très important pour les défunts qui, eux-aussi, voudraient retarder le Dernier Jugement. Il nous semble que le défunt n’a plus besoin de rien. Aussi l’affirmation que les défunts ont peur du Dernier Jugement autant que les vivants est-il étrange.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Février 2017 à 14:11 | 11 commentaires | Permalien

La Sainte Rencontre ou Présentation du Christ au Temple
Père Lev Gillet
L'icône: la Sainte Rencontre (détail)

On nomme aussi la fête "la sainte rencontre" ou "hypapanthe" du grec «aller au-devant». La fête est appelée également la chandeleur car elle se fêtait à la lumière des chandelles pour exprimer le témoignage de Siméon sur Jésus-Christ: "lumière pour la révélation aux nations". On la nomme aussi la fête de la Purification parce que, quarante jours après la naissance du Seigneur, la Vierge vint au Temple se purifier, selon la loi de Moïse.

Jésus fut présenté au Temple par Marie et Joseph, il rencontra le vieillard Siméon et la prophétesse Anne qui se trouvaient alors dans le Temple. La Sainte Rencontre est celle de Dieu et de son peuple, elle préfigure la rencontre liturgique.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Février 2017 à 14:50 | 2 commentaires | Permalien

Les Trois Hiérarques ou Trois Saints Docteurs
Commémoration le 30 janvier/ 12 février

Les Trois Hiérarques sont Basile le Grand (329-379), Grégoire de Nazianze (329-390), Jean Chrysostome (349-407)

Nés en Cappadoce, (la Turquie actuelle), ils sont entrés dans l’histoire sous le nom des «Trois Saints Hiérarques». De pieux savants au 12ème siècle, se disputant pour savoir lequel des trois était le plus grand, on eut recours au saint et docte évêque Jean, métropolite des Euchaïtes, pour résoudre la question. Celui-ci pria et, la nuit suivante, au cours d’une vision des trois saints, ceux-ci lui enjoignirent d’arrêter la dispute : « Nous sommes égaux devant Dieu, il n’y a pas de dispute entre nous ! ». Pour leur fête commune, Jean choisit le 30 janvier. Qui sont ces trois saints hiérarques ?
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Février 2017 à 06:36 | 7 commentaires | Permalien

A partir du 6 février 2017 la cathédrale de la Sainte Trinité sera ouverte quotidiennement
Horaires des offices ICI

Notez qu'à partir du 11 février tous les samedis à 10 h le Séminaire orthodoxe russe en France assurera la célébration de la Liturgie en français.

En outre la cathédrale sera ouverte quotidiennement de 15 h. à 19 h.

Un prêtre y sera présent en permanence, il sera disponible pour célébrer des offices funèbres (panikhides), des actions de grâce (moleben), pour entendre les confessions et s’entretenir avec ceux qui le désirent. Les prêtres de permanence seront tous bilingues français-russe.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Janvier 2017 à 13:56 | 2 commentaires | Permalien

SAINTE NINA (+ 338)  l'illuminatrice de la Géorgie
C'est à juste titre que sainte Nina est honorée par l'Église de la Géorgie comme égale-aux-apôtres.

Sainte Nina naquit à la fin du 3 e siècle en Cappadoce, où beaucoup de Géorgiens habitaient. Elle avait une étroite parenté avec le saint grand-martyr Georges; selon un ancien manuscrit, en effet, elle fut sa cousine germaine. À cause de cela, sa vénération pour le saint fut grande.

Son père Zabulon, soldat pieux et renommé, avait quitté sa patrie cappadocienne pour offrir ses services à l'empereur Maximien. Sa mère Suzanne, native elle aussi de la Cappadoce, fut la sœur de l'évêque de Jérusalem, que certains identifient avec Juvénal.

Les parents de Suzanne et de Juvénal moururent jeunes. Ainsi, les deux enfants restèrent orphelins et sans protection. Ils pensèrent alors aller à Jérusalem.

Ils prirent la route avec foi en Dieu, sans se soucier du lointain voyage. Arrivés à la Ville sainte, ils trouvèrent refuge dans l'église de la Résurrection. Juvénal se vit rapidement investi de la charge d'économe de la toute-sainte Tombe, tandis que Suzanne se mit au service de la très-pieuse Sara-Niophora de Bethléem, qui y était diaconesse.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Janvier 2017 à 05:17 | 7 commentaires | Permalien

 Sainte Tatiana (+226): Elle est l'ange gardien de la gent estudiantine de Russie
La légende veut qu'après le 25 janvier l'hiver s'adoucisse petit à petit. A chaque Sainte Tatiana, le nombre de Tatiana s'accroît considérablement dans le pays. C'est un fait sociologique.

Au temps jadis, la Sainte Tatiana était associée au Soleil : habituellement, ce jour, l'astre tantôt projette un rayon taquin dans le ciel froid, tantôt rosit la frange des nuages, tantôt se découvre tout entier dans le bleu du firmament.

La Sainte Tatiana est une fête pour le peuple tout entier. Dans l'ensemble du pays, les gens présentent leurs meilleurs vœux aux parentes et aux amies qui portent ce prénom et leur offrent des fleurs, des cadeaux. Et les Tatiana, à leur tour, les régalent d'un gâteau. C'est la coutume.

Les fêtes des saints sont nombreuses dans le calendrier orthodoxe.

Pourquoi alors les Russes ont-ils choisi de vénérer tout particulièrement Sainte Tatiana? Probablement parce que, fille d'un noble consul romain, elle-même belle et noble, elle partageait le malheur des pauvres, soignaient les malades, aidait les orphelins à voler de leurs propres ailes, ce qui lui a valu son surnom d'Assistante. Le besoin d'aider, d'assister les nécessiteux est une qualité de l'âme qui a toujours été appréciée sur le sol russe. On dit, par exemple, que Sainte Tatiana est la seule à savoir comment rendre confortable la vie de toute créature vivante pendant les rigoureux froids de janvier.
Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 25 Janvier 2017 à 06:37 | 0 commentaire | Permalien

Le cycle des fêtes de Noël s’est terminé pour les Eglises de Jérusalem (Israël, Jordanie, Territoires palestiniens) avec les festivités arméniennes le 19 janvier 2017. C’est traditionnellement avec un peu de retard par rapport aux Eglises dans le monde, que les communautés chrétiennes marque la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens du 21 au 29 janvier 2017.

On hésite gravement entre un pessimisme que chacun peut repérer dans la société chrétienne de Terre Sainte et un optimisme du à des pistes d’ouverture novatrices, porteuses de voies nouvelles et inattendues. SUITE
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Janvier 2017 à 07:08 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Théophanie de notre Seigneur
Icônes, Mosaïques, Fresques ICI

Evangile de la Liturgie ( Matthieu III, 12-17)

Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Celui-ci l’en détournait, en disant : " C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi !

" Mais Jésus lui répondit : " Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. " Alors il le laisse faire. Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

Et voici qu’une voix venue des cieux disait: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Janvier 2017 à 06:42 | 2 commentaires | Permalien

Saint Séraphim de Sarov " Christ est ressuscité, ma joie ! " La découverte miraculeuse des reliques du saint en 1991 à Leningrad
Les reliques de saint Séraphim avaient donc disparu mystérieusement et bien des anecdotes circulaient à leur sujet. Lorsque de manière inattendue, en 1991, elles furent retrouvées le 2 janvier, jour anniversaire de sa mort, à la cathédrale Notre-Dame de Kazan de Leningrad (Saint-Pétersbourg) devenue le premier Grand Musée de l'Athéisme

Le 25 novembre 1825, la Mère de Dieu, "la Souveraine du Ciel" donna l'ordre au futur saint de construire le monastère de Diveevo, précisant avec exactitude les détails et l'organisation, promettant d'en être pour toujours l'Higoumène. Tâche que Séraphim assuma avec exactitude sans quitter Sarov ! Fin novembre 1831, un an avant sa mort se situe le célèbre Entretien avec Motovilov Séraphim « au visage devenu plus lumineux que le soleil » livre à un jeune homme assis près de lui et « devenu aussi lumineux que le sien » un message pour qu'il le transmit au monde entier. Il faut lire et méditer à loisir la quinzaine de pages écrites par Motovilov sur le but de la vie chrétienne : la grâce du Saint-Esprit pour en goûter la saveur, la douceur, la paix, la poésie toute évangélique.....
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Janvier 2017 à 10:27 | 0 commentaire | Permalien

Joyeux Noël! Une petite vidéo des premières liturgie de Noël. Réactions de quelques personnes.... Réalisateur Alexey Vozniuk
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Janvier 2017 à 10:02 | 0 commentaire | Permalien

Message de Noël du Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse
Bien-aimés en Dieu pères, frères et sœurs !

Nous revoilà célébrant l’immense fête de la Nativité du Christ, à nouveau, comme chaque année, c’est dans l’émotion et la joie, retenant notre souffle que nous nous agenouillons et nous apportons notre cœur à l’entrée de l’indigente crèche de Bethléem.

En ces moments nous avons conscience de faire partie du monde « que Dieu a tant aimé qu’il a donné son Fils, l’Unique-Engendré » - réfléchissons à ces mots – « afin que quiconque croit en lui aie la vie éternelle » (Jn, 3, 16).

Quelles sont les raisons qui font que Dieu aime ce monde ? Nous ne le savons pas. Nous ne savons pas pourquoi ce monde consistant de myriades de visages et de voix, d’un infini de destinées humaines Lui est tellement cher. Il s’agit là de ce en quoi nous croyons.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Janvier 2017 à 15:23 | 0 commentaire | Permalien

Saint Martyr BONIFACE et Sainte Aglaïs
Saint Boniface souffrit en 290.

Saint Boniface, était le serviteur d'une femme riche et dépravée, Aglaïs / Aglaée/, à Rome, et avait des relations impures et adultères avec elle. Aglaée manifesta le désir d'avoir chez elle des reliques de quelque martyr, comme une sorte d'amulette domestique contre le mal, et ainsi elle envoya son serviteur en Asie, afin de trouver et d'acheter ce qu'elle désirait.

Boniface prit quelques esclaves avec lui, et une grande somme d'argent, et, au moment de partir, il dit à Aglaée : "Si je ne trouve pas le moindre martyr, et qu'ils ramènent mon corps, martyrisé pour le Christ, est-ce que tu le recevra avec honneur?"

Parvenant à la ville de Tarse, Boniface vit beaucoup de Chrétiens soumis à la torture : certains avaient leurs jambes tranchées, d'autres leurs mains, d'autres les yeux arrachés, d'autres mourraient sur la potence, et ainsi de suite. Le cœur de Boniface fut bouleversé, et il se repentit dans les larmes de sa vie pécheresse.

Il cria aux martyrs Chrétiens "Moi aussi, je suis Chrétien!' Le juge le fit arrêter pour interrogation, et ordonna de le fouetter fortement, puis de déverser du plomb fondu dans sa bouche, et comme ça ne semblait rien lui faire, de le décapiter. Les esclaves ramenèrent son corps à Rome.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 1 Janvier 2017 à 09:00 | 0 commentaire | Permalien

LE PROPHÈTE DANIEL (Daniel signifie Jugement divin ou Dieu m'a jugé)
Pour bon nombre de personnes en Occident, la Bible est un vieux livre qui a peu ou pas d’autorité. Au mieux, elle ne représente que les rêveries pieuses de personnes superstitieuses ayant vécu à une époque lointaine. Bien que ses enseignements aient pu être considérés comme étant édifiants à leur époque, le 21ème siècle les considère désespérément dépassés. Mais la Bible affirme que Dieu, et non des hommes et des femmes, en est l’auteur ultime. Dans ses pages, Dieu donne aux personnes de toutes époques une instruction concernant la vraie raison de l’existence de l’homme et la façon adéquate de mener sa vie.

Daniel est l'un des grands prophètes de la Bible hébraïque ou Ancien Testament et aussi un prophète du Coran.

Selon le récit biblique, Daniel n'est qu'un adolescent lorsqu'il est déporté à Babylone, cependant il est peu ou pas représenté sous la forme enfantine il apparaît souvent comme un homme adulte ou mûr. Par sa sagesse, il gagne la confiance de Nabuchodonosor : il devient fonctionnaire de cour et interprète les songes du roi. Le Livre de Daniel qui lui est attribué figure parmi les Ketouvim pour le judaïsme. Il est également, selon l'ordre canonique de l'Église, le dernier des quatre grands prophètes.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Décembre 2016 à 13:04 | 0 commentaire | Permalien

Saint André Apôtre et martyr (+ 62)
Déjà en Ukraine, on considère saint André comme le premier évangélisateur de Kiev, première capitale historique de la Russie. C'est pourquoi, l'ordre de la Russie tsariste le plus prestigieux était l'ordre impérial de Saint-André.
La Russie actuelle a rétabli la croix de saint André bleue sur fond blanc sur les pavillons de ses navires de guerre, comme le faisaient autrefois les marins du tsar Pierre Ier depuis 1690.

Il était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre, il vivait de la pêche. C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus : " Voici l'agneau de Dieu ", il le suivit pour ne plus le quitter.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Décembre 2016 à 07:00 | 4 commentaires | Permalien

Sainte Catherine  (+ 307)
Découvrez la vie incroyable de Catherine d'Alexandrie, sainte, martyre et docteur de l'Eglise.

Née à Alexandrie au sein d'une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d' une vision. Jésus, ému par sa ferveur, contracte avec elle un mariage mystique sous les yeux de Marie et de la Cour céleste.
Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens et on dit qu'elle réussit à démontrer à 50 grands philosophes d'Alexandrie la vanité des idoles et la fausseté de leur foi, jusqu'à les convertir tous.

Impressionné, l'empereur Maxence lui propose un mariage royal, qu'elle refuse par fidélité envers son mari mystique. Humilié, l'empereur lui fera subir le supplice de la dislocation des membres sans succès, puis le supplice de la roue duquel elle sort indemne.

Elle finira décapitée le 25 Novembre 307 et deviendra la seule Sainte du paradis à posséder trois auréoles : a blanche des vierges, la verte des docteurs et la rouge des martyrs.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Décembre 2016 à 11:15 | 16 commentaires | Permalien

Présentation de la Vierge Marie au Temple
L’Évangile ne nous apprend rien de l’enfance de Marie.

Son titre de Mère de Dieu efface tout le reste. Mais la tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans Son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans Son Temple. Cette présentation est le sujet de la fête qu’on célèbre aujourd’hui.
Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du temple, Marie se fût-Elle préparée à Sa mission ?

Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l’Élue de Dieu.
Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre évangiles, mais dans un livre apocryphe, le "protévangile de Jacques". La piété populaire et la spiritualité mariale en furent marquées, car elle soulignait bien la disponibilité de la Vierge Marie, à l'égard de la volonté divine. Tant en Orient qu'en Occident, cette fête connut un grand succès. Marie est bien prédestinée à devenir le temple vivant de la divinité. La scène est toute simple, selon cet évangile apocryphe: Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Lorsqu'elle eut trois ans, Marie fut conduite au Temple, un prêtre l'accueille par des paroles qui ressemblent au Magnificat et l'enfant s'assied sur les marches de l'autel. "Tout le peuple d'Israël l'aima". Cette fête est attestée dès le VIe siècle.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 4 Décembre 2016 à 06:00 | 13 commentaires | Permalien

15/28 novembre: début du Carême de Noël
Les origines de l'Avent

Dans l'église Catholique-romaine et les autres églises chrétiennes en Occident, un groupe de semaines précédant Noël est appelé l'Avent, du mot latin signifiant "Venue".

Le début de l'Avent commence toujours le dimanche le plus proche du 30 novembre, l'ancienne Fête (tant en Orient qu'en Occident) de l'Apôtre André. Parmi les Chrétiens d'Occident, cette période préparatoire, qui tend à être moins rigoureuse que celle du Grand Carême et n'implique souvent aucun jeûne particulier du tout, commence toujours le 4ème dimanche avant Noël. Dès lors, elle variera toujours d'année en année entre 3 et 4 semaines, mais aura toujours 4 dimanches.

L'observance de la période de l'Avent est plutôt tardive. On ne trouve nul sermon pour l'Avent, par exemple, dans les homélies liturgiques de saint Léon le Grand, au milieu du 5ème siècle.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Novembre 2016 à 10:56 | 5 commentaires | Permalien

Synaxe des Archistratèges de la Milice Céleste, Michel et Gabriel et des autres Puissances célestes et incorporelles
Quand David, contrairement à l'ordre de Dieu, eut fait recenser le peuple, Michel fut envoyé par Dieu pour être l'instrument de sa colère. En un jour, il ravageât par son épée plus de soixante-dix mille hommes et il se tenait prêt à détruire Jérusalem, lorsque, ému par le repentir de David, le Seigneur l'arrêta et lui ordonna de remettre son épée au fourreau (I Chron. 21). La tradition de l'Eglise a gardé la mémoire d'autres miracles de l'Archange Michel, comme, par exemple, celui accompli à Colosses en Phrygie.

En Dieu, la Justice ne peut être séparée de la miséricorde : « La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées », chante le Psalmiste (Ps 84:11). C'est pourquoi, on ne peut commémorer Michel, l'Ange de la Justice, sans lui associer Gabriel, l'Ange de la Miséricorde.

Dieu est la seule véritable Lumière éternelle, immatérielle, infinie et absolument incompréhensible. Il repose dans le secret inaccessible de Sa Nature unique et jouit de la communion inexprimable d'amour entre Ses trois Personnes: le Père, le Fils et le Saint Esprit. Il est bon et principe de toute bonté et de tout amour; c'est pourquoi Il ne S'est pas contenté de Sa propre contemplation, mais dans la surabondance de Sa bonté Il a voulu qu'un autre participât à Sa lumière et Il a tiré le monde du non-être à l'existence.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Novembre 2016 à 09:05 | 0 commentaire | Permalien

EN SLAVON DEUX FOIS PAR MOIS
La paroisse orthodoxe russe de Bucarest

Je garde des dix mois que j’ai passés dans la capitale roumaine de nombreux souvenirs, pour la plupart chaleureux, touchants et bienfaisants. Mon travail universitaire et ma participation au nouveau collège européen me laissaient des moments de loisirs, dont des promenades méditatives dans le parc Cişmigiu… Parmi ces perles rares quotidiennes brillent d’un éclat particulier ces jours où priais au cours d’offices dans des églises de Bucarest.

Les circonstances ont fait que trois des églises de la capitale roumaine me sont devenus familières. L’église de la Dormition-de-la-Vierge, rue du Dr Burghelea, est celle que fréquentais le plus, elle était tout à côté de mon domicile, à cinq minutes de marche.

En général, j’y assistais à la liturgie du dimanche. Les offices du soir y étaient rares (ce qui est ordinaire dans les paroisses roumaines), c’est pourquoi le samedi soir je me rendais parfois à l’église Saint-Nicolas, place de l’Université. Dans cette église, construite au XXe siècle sur des fonds de l’Empire russe pour les Russes habitant Bucarest, c’est pourquoi jusqu’à ce jour elle est appelée « biserica Rusă » (« église russe »), dans cette église s’est établie la tradition de célébrer les offices du soir, logs et splendides. Mais les plus joyeux étaient les jours où je priais et lisais les Livre des Apôtres durant la liturgie dans l’église Saint-Nicolas-Tabacu, piata Victoriei. Dans cette église, deux samedis par mois l’office est dit en slavon russe.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Novembre 2016 à 16:03 | 4 commentaires | Permalien

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