Article intéressant de Nicolas Senèze (La Croix) sur la situation de l'orthodoxie en Europe occidentale, publié en russe par Blagovest-Info. Je n'en ai pas vu de version en français.

Il donne in fine les statistiques suivantes sur le nombre d'orthodoxes par pays:

* Allemagne - environ 1,2 M.
* France– 300 - 500 000
* Italie – 200 - 600 000.
* GB– 250 - 300 000.
* Suisse – 132 000.
* Belgique – 70 -80 000.
* Suède – 50 - 60 000.
* Hollande– 20 000.

Cela ferait donc entre 2,5 et presque 3 millions d'orthodoxes pour l'ensemble de ces pays, dont près de 50% en Allemagne, mais plusieurs pays sont ignorés (Espagne, Portugal, Autriche, Hongrie, Norvège, Danemark…). En tout cas, c'est la première fois que je rencontre ce type de statistiques. Malheureusement l'article ne donne pas les sources…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Mai 2009 à 09:30 | 6 commentaires | Permalien

Le Grand Pardon?
J’éprouve un profond respect pour le patriarche Cyrille I, sa personnalité, le bien immense qu’il a fait à l’Eglise au cours de ses longues années à la tête du Service des relations extérieures du patriarcat de Moscou, son érudition, ses talents de prédicateur, sa vision globale dans le meilleure sens du mot de l’avenir de l’orthodoxie et du christianisme dans le siècle, dans ce siècle. Les premiers mois de son règne sur le trône patriarcal ne peuvent que me conforter dans cette conviction.

Le père du patriarche a été victime de la répression communiste. Lui-même, disciple proche du défunt métropolite Nicodème, a débuté dans sa carrière de « diplomate ecclésial » à l’époque de l’asphyxie brejnévienne et a su la franchir sans accepter de compromis inacceptables.

Il m’est d’autant plus affligeant de lire (Interfax-Religion) que le patriarche vient d’exprimer des condoléances louangeuses à l’occasion du décès, il a trois jours, du maréchal Varennikov.
Pour ceux auxquels ce nom ne dit pas grand-chose : le défunt, que son âme repose en paix, n’a jamais manifesté le moindre signe de religiosité, encore moins de foi orthodoxe. Stalinien invétéré, Varennikov, avait le mérite de la constance : encore en 2008 lors du jeu télévisé « Un nom pour la Russie » qui a passionné l’audience le maréchal avait pris sur soi d’être l’avocat de Joseph Staline. Varennikov allait dans sa plaidoirie jusqu’à justifier la terreur de 1937, la collectivisation sanguinaire, etc. Petit détail du parcours de Varennikov : le 19 août 1991, étant en service actif, il se joint aux putschistes communiste et fait rouler les tanks dans les rues de la capitale russe. Arrêté et incarcéré, il est, curieusement, libéré quelques mois plus tard. Depuis le maréchal conduisait de tout cœur une propagande staliniste effrénée.

Le patriarche était dans ce jeu télévisé l’éloquent défenseur de Saint Alexandre de la Neva. C’est son « client » qui « a gagné » contre tous les autres candidats.

Reste à conclure : la décision du patriarche Cyrille I d’exprimer ses condoléances, fût-ce pour des raisons de « realpolitik », ne peut que froisser de nombreux croyants en Russie et dans le monde.

Nikita Krivochéine
Rédigé par Nikita Krivochéine le 9 Mai 2009 à 14:40 | 15 commentaires | Permalien

Le long week-end du 1er mai a donné lieu à plusieurs manifestations de l'unité orthodoxe à différents niveaux:

 La manifestation la plus importante a été le 13e congrès orthodoxe d'Europe occidentale (1) du 30 avril au 3 mai dernier, à Amiens (Somme), sur le thème "La Création remise entre nos mains". De 600 à 700 participants, selon les sources, se sont retrouvées dans la fraternité et la convivialité qui font toujours les succès de ces congrès, pour écouter des conférenciers de haut niveau et participer aux tables rondes et ateliers. La divine liturgie du dimanche 3 mai était concélébrée par six évêques et une dizaine de prêtres et diacres. Certains anciens m'ont dit avoir retrouvé leurs souvenirs de jeunesse.

 Une autre manifestation, moins importante en nombre mais aussi fraternelle et conviviale a réuni le vendredi 1er mai les représentants de toutes les paroisses dans le cadre de l'assemblée générale de l'Association diocésaine de l'Église orthodoxe russe - Diocèse de Chersonèse. Il s'agit de la première assemblée de cette nouvelle forme juridique du diocèse de Chersonèse en France et elle a été suivie, dans l'après-midi, de l'assemblée générale de l'Union des associations cultuelles, forme juridique du doyenné des paroisses orthodoxes russes en France. Les deux assemblées se sont tenues dans les locaux diocésains dans le XVe arrondissement de Paris et des comptes rendus des travaux seront diffusés dans les paroisses dont les représentants étaient heureux de voir ainsi réunie notre famille, qui s'agrandit à chaque réunion, et souhaitent créer et approfondir les liens entre paroisses. (2)
Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Mai 2009 à 15:02 | 13 commentaires | Permalien

Foi et pratique religieuse en Russie
Dans une récente conférence, Jean-François Colosimo, qui connaît parfaitement le sujet, parlait d'une approche essentiellement ritualistes de la religion en Russie et, allant plus loin, des commentateurs parlent de "faible" voire "mauvaise" pratique religieuse en Russie, ce qui amène ensuite à se poser des questions sur la réalité même de la foi chez les Russes. Le retour de la foi en Russie ne serait-il donc qu'un simple effet de mode? Une poudre aux à base de restaurations d'églises et de cérémonies d'un apparat impressionnant mes creux? Je pense bien évidement qu'une telle approche est complètement erronée, car les racines de la pratique russe plongent profondément dans la spécificité de l'histoire récente et de la culture russe; je pense que nombre d'entre nous en ont une expérience particulière et, pour lancer le débat, je propose quelques pistes de réflexion. Elles ne prétendent aucunement faire le tour du problème, mais juste amorcer une discussion.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 7 Mai 2009 à 11:56 | 7 commentaires | Permalien

Le 6 mai M. Alexandre Avdéev, ministre de la culture, était présent à la séance des questions au gouvernement de la Douma, annonce RIA-Novosti. Son ministère, a-t-il dit aux députés, reste neutre en ce qui concerne une éventuelle sépulture du corps de Lénine et la fermeture du mausolée. « Il m’est vraiment difficile de dire qu’il s’agit de patrimoine culturel , a précisé le ministre, il s’agit d’une question d’ordre purement politique". Le ministère de la culture, a ajouté M. Avdéev, n’est pas impliqué dans le financement de l’entretien de cette dépouille. C’est l’administration du Kremlin qui assume ce budget. Les questions des députés portaient sur la sauvegarde du patrimoine culturel. Plus de 2.500 monuments culturels et historiques ont disparu au cours des dix dernières années. Plus de la moitié des monuments classés ne se trouvent pas dans un état satisfaisant, nombre d’entre eux demandent des interventions urgentes.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 7 Mai 2009 à 09:29 | 1 commentaire | Permalien

Sainte Elisabeth : Princesse allemande, martyre russe
Un livre que l’on peut commander :
Sainte Élisabeth : Princesse allemande, martyre russe (Broché)
de Lioubov Miller, Editions « Temps et périodes »


L'auteur de l'ouvrage, Lioubov Miller, vit en Australie. Elle est née en Chine, en Mandchourie, dans une famille de réfugiés russes blancs qui, après avoir vécu la guerre civile de 1918-1922, puis les persécutions communistes, ont dû fuir jusqu'en Australie. Cet ouvrage, déjà traduit en plusieurs langues et plusieurs fois réédité, très documenté et écrit avec beaucoup d'émotion, est un salut rendu à une femme hors du commun, dont les bienfaits prodigués à ceux qui souffrent et le sacrifice de son existence continuent de porter leurs fruits. Ecoles, hôpitaux, associations d'aide aux enfants et aux adultes dans le besoin sont autant d'institutions caritatives qui se sont développées de par le monde à son instigation. Morte en martyre pendant la révolution russe, la grande-duchesse Élisabeth (1864-1918) a été canonisée par l'Eglise orthodoxe russe à l'étranger en 1981, puis par le patriarcat de Moscou en 2000. Sa vie d'abnégation, son courage, sa foi et son amour absolu de l'autre ont profondément marqué son époque et continuent de marquer, dans le monde entier, des générations de croyants et de non-croyants, à qui elle offre simplement l'exemple de l'espoir et de l'amour infini.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 5 Mai 2009 à 09:37 | 0 commentaire | Permalien

Selon les études publiées par Amnon Ramon, de Jerusalem Institute for Israel Studies, et citées par l'agence de presse Interfax, au cours des soixante dernières années, le nombre des chrétiens vivant à Jérusalem a diminué de deux fois. Actuellement, la ville accueille 14 000 chrétiens, dont 2 600 religieux. En 1946, les chrétiens de Jérusalem était au nombre de 31 000 personnes. Ainsi, aujourd'hui, les chrétiens constituent 2 % de la population de Jérusalem, contre 20 % il y a soixante ans.

En revanche, le nombre de musulmans s'est beaucoup accru dans la Ville sainte. En 1946, ils étaient 30 000; actuellement, ils sont 230 000.

Parm les chrétiens, les plus nombreux à Jérusalem sont les catholiques (4 500). Les orthodoxes viennent à la deuxième place (3 500).
Rédigé par l'équipe de rédaction le 4 Mai 2009 à 12:10 | 7 commentaires | Permalien

L'Église russe et l'Islam
L'Église russe est fière à bon droit de ses bonnes relations avec l'Islam car la Russie constitue un cas exceptionnel de bonne entente pendent plus de 450 ans entre une forte minorité musulmane et une majorité chrétienne. Cela peut d'ailleurs constituer un exemple intéressant pour nos sociétés occidentales actuelles.

Tout commence avec l'annexion des khanats de Kazan et Astrakhan par Ivan le Terrible en 1552 et 1556, puis c'est toute la côte nord de la Caspienne, la côte de la mer Noire avec la Crimée, le Caucase et l'Asie Centrale qui sont conquis du XVII au XIXe siècles avec leurs populations musulmanes, si bien que les musulmans représenteront jusqu'à 30% des sujets de l'Empereur orthodoxe puis de l'URSS. La prise de Kazan entraînera bien la destruction des mosquées du kremlin, mais la Grande Catherine édictera les oukases de tolérance (1782 et 87)(1), autorisant la construction de mosquées en pierre et faisant éditer le Coran en arabe pour qu'il soit distribué gratuitement au Kirghizes. A partir de là il n'y aura plus de problème avec l'Islam en Russie, en dehors de l'exode des Tcherkesses à la fin de la conquête du Caucase, les Musulmans ayant moins de restrictions dans l'empire que les Juifs, en particulier au niveau militaire (pensons à la garde techerkesse de l'empereur, dont a fait partie le futur shah d'Iran, ou à la "division sauvage" de Kornilov), et ils résistent mieux que les chrétiens au pouvoir athée des Soviets. Ils seront d'ailleurs instrumentalisés par l'état soviétique pour servir sa politique au Proche Orient et dans le Tiers Monde et M. Vladimir Poutine continue: il a réussi le tour de force d’être le premier chef d’un État à majorité non musulmane invité à prendre la parole au sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui regroupe cinquante-sept États musulmans, le 10 octobre 2003. Un succès politique et diplomatique. En faisant valoir que la Fédération de Russie compte plus de 15 % de musulmans (2) et que huit de ses vingt et une républiques autonomes portent le nom de peuples musulmans (3), la Russie a obtenu le statut de membre observateur de cette organisation internationale. Et ce grâce à l’appui plutôt paradoxal de l’Arabie saoudite et de l’Iran (4).
Rédigé par Vladimir Golovanow le 2 Mai 2009 à 17:51 | 2 commentaires | Permalien

Plusieurs lecteurs nous demandent où en est le dialogue officiel entre les orthodoxes et les catholiques en France. Il y existe un Comité mixte catholique-orthodoxe. En réalité les informations sont difficiles à obtenir ! Il est presque impossible de savoir qui fait partie de ce comité et de quoi on y parle en ce moment. Pourtant il semblerait que ce soit le seul Comité de ce genre en Europe. Et on se plaint après que l’œcuménisme soit devenu une affaire de spécialistes…

Une chose est sûre : ce Comité est sous la haute main du patriarcat de Constantinople. Son coprésident orthodoxe est imposé à vie par ce même patriarcat , semble-t-il sans aucune consultation des membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France. Ce coprésident de Constantinople en nomme seul les membres orthodoxes (qui sont évidemment presque tous du patriarcat de Constantinople), nomme le secrétaire (devinez de quel patriarcat…). Lorsque l’on connaît les différences d’ecclésiologie (surtout en ce qui concerne la question des « diasporas » ou la question de la primauté) entre Constantinople et les autres Églises orthodoxes (les Russes, Roumains et Serbes contestant de plus en plus ouvertement les positions de Constantinople), cela laisse songeur…

C’est dommage, car le dialogue théologique est important. Ici encore, l'instrumentalisation du dialogue au profit d'une seule juridiction nuit à son efficacité et à sa justesse.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Mai 2009 à 18:14 | 13 commentaires | Permalien

Une dépêche de l'Agence France Presse:

TBILISSI, 28 avr 2009

Le patriarche orthodoxe géorgien Élie II a rencontré mardi les chefs de l'opposition géorgienne, pour tenter de mettre fin aux manifestations de protestation qui se poursuivent à Tbilissi depuis le 9 avril.

"J'espère que la situation dans notre pays se calmera bientôt et que la joie remplacera le chagrin", a déclaré le patriarche, qui a proclamé mardi une journée de "repentir national", lors d'un sermon transmis par la télévision géorgienne.

Pour sa part, le président géorgien Mikheïl Saakachvili, qui a assisté au sermon, a appelé les leaders de l'opposition à mettre de côté leur rivalité politique et commencer les négociations.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 1 Mai 2009 à 18:04 | 21 commentaires | Permalien

Selon l'agence de presse Interfax, la conférence récente de l'Organisation des Nations Unies à Genève a finalement mentionné la discrimination des chrétiens dans le document sur la lutte contre le racisme et la xénophobie.

Dans la déclaration finale, les participants se disent préoccupés par "la croissance de l'intolérance raciste et religieuse, y compris l'islamophobie, l'antisémitisme, la christianophobie et l'anti-arabisme".

Récemment, sur notre blog, il y a eu un petit débat sur les propos du père Georges Riabykh, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, au sujet de la nécessité de condamner la christianophobie au même titre que la discrimination contre les autres religions. Cet article se trouve ici.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Avril 2009 à 13:13 | 1 commentaire | Permalien

Le premier ministre bulgare reconnaissant à l'Eglise russe pour le soutien à l'Eglise canonique de Bulgarie
A l'issue de la rencontre le 28 avril avec le patriarche Cyrille de Moscou, le premier ministre bulgare Sergueï Stanichev a remercié l'Église russe pour le soutien à l'Église orthodoxe de Bulgarie, confrontée à un schisme. Récemment, la Cour européenne des droits de l'homme a reconnu les prétentions de "l'Église" dissidente bulgare à un certains nombre de lieux du culte. "Le côté bulgare a fait appel à la Cour européenne des droits de l'homme et je remercie les experts de l'Église orthodoxe russe pour leur aide", a déclaré S. Stanichev.

Le premier ministre a rappelé que le schisme au sein de l'orthodoxie bulgare, survenu dans les années 1990, avait un caractère politique et qu'actuellement "il n'y a qu'une Église orthodoxe sous la direction du patriarche Maxime". Il s'étonne d'ailleurs que cette question soit soulevée par le tribunal de Strasbourg: "La question de l'unité de l'Église orthodoxe de Bulgarie ne peut pas être soulevée. Il y a eu un schisme dans les années 1990 qui était politique... Il a été résolu par les moyens canoniques, c'est-à-dire par un concile, soutenu ouvertement par toutes les autres Églises orthodoxes". Ce n'est donc pas aux tribunaux internationaux d'y revenir.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Avril 2009 à 18:45 | 0 commentaire | Permalien

Patriarche Cyrille: "Les biens matériels de l'Eglise doivent servir aux fidèles"
Le dimanche 26 avril, le patriarche Cyrille de Moscou, en concélébration avec le métropolite Jonas, primat de l'Église orthodoxe autocéphale en Amérique, a présidé la première ordination épiscopale depuis son élection. Ils ont ordonné Mgr Tikhon (Zaïtsev), ancien chef de la Mission russe à Jérusalem, nommé le 30 mars dernier auxiliaire du diocèse de Moscou et président de la commission financière et économique du patriarcat.

En remettant au nouvel évêque la crosse pastorale, le patriarche Cyrille a rappelé que "l'évêque est avant tout le gardien de la pureté de la foi et de l'unité de l'Église". "La parole de l'évêque doit aujourd'hui être particulièrement convaincante, a ajouté le patriarche, et son exemple moral fort et irréprochable". Il a appelé également le nouvel évêque à "servir les faibles et les pauvres et à porter secours aux groupes les plus démunis de la société".

Le patriarche a dénoncé "la corruption largement répandue aujourd'hui" et exhorté Mgr Tikhon dans son activité financière à "donner l'exemple de l'acquisition et de la dépense honnête des moyens à sa disposition." "Les biens matériels de l'Église, a conclu le patriarche Cyrille, doivent servir aux fidèles, contribuant à leur croissance spirituelle".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Avril 2009 à 14:10 | 0 commentaire | Permalien

Dépêche de l'Agence France Presse:

Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko a été reçu lundi par le pape Benoît XVI au Vatican, dans le cadre de sa première visite en Europe occidentale depuis 1996, a annoncé le Saint-Siège dans un communiqué.

"Nous nous verrons au Bélarus si Dieu le veut", a déclaré le président Loukachenko, à l'issue de la rencontre qui a duré une vingtaine de minutes.

Le Vatican n'a pas donné d'indication sur le contenu des discussions.

Le président Loukachenko avait indiqué samedi qu'il avait l'intention de transmettre une série de questions préparées avec le patriarche Cyrille de Moscou au pape Benoît XVI.

Il s'agit de la première rencontre entre M. Loukachenko et Benoît XVI. Le président bélarusse s'était entretenu à Minsk en juin 2008 avec le numéro deux du Vatican le cardinal Tarcisio Bertone.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 27 Avril 2009 à 12:44 | 1 commentaire | Permalien

BERLIN, 26 avr 2009 (Agence France Presse)

Les Berlinois ont rejeté dimanche lors d'un référendum local une revalorisation des cours de religion dans les écoles de la capitale allemande, qui continueront donc à organiser des leçons d'"éthique" obligatoires pour tous les élèves, quelles que soient leurs origines. 51,3% des votants ont rejeté une réforme qui prévoyait que les élèves aient le choix entre ce cours d'éthique et un cours portant sur la religion de leur choix, selon des résultats définitifs communiqués à 19h00 GMT. Ces résultats montrent un très net clivage entre l'ancien Berlin-Est communiste, très peu religieux, et les quartiers plus bourgeois et conservateurs de l'ancien Berlin-Ouest.

Ainsi, le "oui" a recueilli 66,3% des voix dans le quartier de Steglitz-Zehlendorf ou 69,2% à Spandau, dans l'ouest de la capitale. A l'inverse, le "non" s'est imposé à plus de 77% à Marzahn ou à Lichtenberg, dans l'ancien Berlin-Est. Du fait d'une participation très faible (29,2%), les partisans de la réforme auraient de toute façon échoué, même si le "oui" l'avait emporté de justesse, car le texte devait être approuvé par au moins 25% des 2,4 millions d'électeurs inscrits. Or, seuls 14,2% des inscrits ont finalement voté "oui". Soutenue par des partis politiques de droite, par les Eglises catholiques et protestantes, par la communauté juive et par une partie de la communauté musulmane, l'association "Pro Reli", à l'origine de ce scrutin, espérait imposer cette réforme à la municipalité de gauche, qui n'en voulait pas.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 27 Avril 2009 à 08:15 | 0 commentaire | Permalien

L'agence d'information religieuse Blagovest-info; fait part de la premère conférence de l'archidiocèse catholique de la Mère de Dieu à Moscou (1) qui s'est tenue dans la banlieue de Moscou les 21-23 avril.

L'objectif était de permettre aux catholiques du diocèse, dispersés sur une grande partie ouest de la Russie européenne, de se rencontrerez et faire connaissance. Citant le pape Benoît XVI, le nonce apostolique Antonio Menini a émis le vœu que cette conférence soit un premier pas vers la réunion d'un futur synode de toute l'Église catholique en Russie (2). Au nom de l'Église orthodoxe russe, le père Igor Vyjanov, secrétaire aux relations interchrétiennes du département des relations extérieures, a exprimé le souhait que la coopération entre les Église allait se développer à Moscou, comme elle se développe concrètement dans les organisation internationales de Strasbourg et New York: "J'espère que les problèmes existant entre nos Églises dans le domaine pastoral vont disparaître et que nos relations atteindront un tel niveau de respect et de compréhension mutuelle, qu'elles deviendront un extraordinaire témoignage conjoint des valeurs du christianisme", a-t-il ajouté.

Dans son discours introductif, Mgr Paolo Pezzi a évoqué les exigences que les circonstances actuelles présentent aux catholiques de Russie, en insistant sur le témoignage personnel et communautaire comme unique voie de la mission chrétienne. "Ce n'est qu'en Christ que tout ce que nous faisons acquiert une valeur nouvelle et s'emplit d'une lumière qu'on ne peut pas ne pas remarquer" a-t-il dit avant d'ajouter que l'Église catholique en Russie témoigne du Christ sur un territoire où l'Église orthodoxe porte le même témoignage. C'est pour cela que nous ne dons pas nous désespérer de nos incompréhensions mais, évitant toute concurrence, chercher les voies d'un témoignage en commun. "Il faut éviter la tentation de voir l'Église catholique comme un groupe confessionnel isolé mais, par la compassion, l'ouverture et, surtout, par le pardon, devenir "tout pour tous" a-t-il conclu.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 26 Avril 2009 à 15:22 | 16 commentaires | Permalien

Avec la bénédiction de l'archevêque Innocent de Chersonèse et le soutien du Consulat de Russie,
le père Alexis Dumond et les paroisses orthodoxes de Marseille et de Paris, organisent une célébration dans la grotte de la Sainte-Baume. Cet endroit est reconnu comme étant la dernière demeure de Marie Madeleine où elle a vécu les trente dernières années de sa vie.
On procèdera par la suite à une vénération de ses reliques .

Nous vous convions chaleureusement à partager avec nous ces grands instants

le 2 mai à 7h00
Massif de La Sainte-Baume 83640 Plan-d'Aups
Rédigé par Nikita Krivochéine le 25 Avril 2009 à 21:00 | 4 commentaires | Permalien

Nous avions mentionné dans plusieurs billets les protestations de MMgr Innocent de Chersonèse et Hilarion (patriarcat de Moscou) et Jonas, primat de l'Eglise orthodoxe en Amérique, contre les "tentatives hégémoniques" du patriarcat de Constantinople. Cette stratégie avait aussi été bien expliquée par le pseudo-patriarche Philarète de Kiev (Eglise dissidente ukrainienne). Je vous propose maintenant un texte émanant du patriarcat de Constantinople lui-même(1):

P. Elpidophoros Lambrianidis, secrétaire du Synode de Constantinople, déclare tout bonnement que toute la "diaspora orthodoxe", qu'il définit bien comme "toute population orthodoxe habitant en dehors des frontières traditionnelles de son Eglise d'origine" (en supprimant donc "" et "soi-disant" utilisés par les primats lors de la Synaxe de 2008) DOIT ETRE SOUMISE à Constantinople (sic: "the submission of the diaspora to the Ecumenical Patriarchate"). Après cela il s’en est pris avec virulence à MMgr Jonas (Eglise orthodoxe en Amérique) et Philippe (patriarcat d'Antioche) qui, dans des article récents, contestaient cette approche; pour justifier cette position il a exposé sa vision de la primauté:

"Permettez-moi d’ajouter que le refus de reconnaître la primauté au sein de l’Eglise orthodoxe, une primauté qui ne peut être incarnée que par un primat (c'est-à-dire un évêque qui a la prérogative d’être le premier parmi ses confrères les évêques) constitue bel et bien une hérésie. On ne peut accepter l’idée souvent avancée que l’unité au sein des Eglises Orthodoxes est garantie par une règle de foi et de prière commune ou par le Concile œcuménique en tant qu’institution. Ces deux facteurs sont impersonnels tandis que dans notre théologie orthodoxe le principe d’unité est toujours une personne. Et en vérité au niveau de la Sainte Trinité, le principe d’unité n’est pas l’essence divine, mais la Personne du Père (« Monarchie » du Père) ; au niveau ecclésiologique de l’Eglise locale le principe d’unité n’est pas le presbyterium [le collège des presbytes] ou la prière commune des chrétiens, mais la personne de l’Evêque. De même au niveau Pan-Orthodoxe le principe de l’unité ne peut être une idée ou une institution, mais cela doit être nécessairement, si nous voulons être cohérents dans notre théologie, une personne." (excellente traduction DS sur le site ACER)
Rédigé par Vladimir Golovanow le 25 Avril 2009 à 08:20 | 4 commentaires | Permalien

Commentent le débat qui s'est instauré à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Lénine, le père Vsévolod Tchapline, président du département synodal Église et Société du patriarcat de Moscou, a tenu à rappeler "qu'on ne doit pas ignorer le fait que sur ordre d'Oulianov de nombreuses actions criminelles et amorales furent perpétrées, y compris les massacres d'un grand nombre d'innocents qui n'avaient d'autre faute que leur origine sociale. C'est un fait historique démontré".

"Je pense personnellement qu'il faut enfin en débattre sérieusement et honnêtement", a ajouté le père en soulignant "la nécessité de prendre en compte l'avis des différentes générations et de ne rien faire qui puisse introduire l'esprit de division dans la société."

Il a dit aussi que l'exposition de sa dépouille, de fait transformée en attraction touristique, est contraire aux traditions culturelles russes et que, s'il avait été à la place de la famille de Lénine, cela ne lui aurait pas fait plaisir. Cf. le site de l'Église orthodoxe russe en France.

Au début du mois, Vladimir Kozhin, chef de départent au Kremlin, avait dit qu'il ne voyait aucune raison de déplacer le corps de Lénine actuellement, car cela risquait de provoquer des troubles. Il a ajouté que la question pourra se résoudre sereinement lorsque la génération de ceux pour qui Lénine est une part de leur vie sera partie (cf. RIA-Novosti).
Rédigé par Vladimir Golovanow le 24 Avril 2009 à 21:09 | 3 commentaires | Permalien

According to Interfax, the head of the Catholic Archdiocese of Mother of God in Moscow Archbishop Paolo Pezzi urged priests not to compete with Orthodox pastors, but to look for new ways to develop inter-confessional dialogue.

“We should avoid the temptation of considering Catholic Church an isolated confessional community,” Pezzi said at the diocesan conference in the Moscow Region.

The Archbishop stressed that in Russia the Catholic Church witnesses to Christ together with the Orthodox Church, and thus the clergy “shouldn’t be disappointed with misunderstanding, but avoiding the spirit of competition, should find all possible ways to develop common witness.”

Pezzi also pointed out to the personal and communal witness as the only way of Christian mission saying that for the last years “the Catholic Church in Russia has grown up, got back a lot of churches, educated first priests and its charitable work spiritually enriches the society.”
Rédigé par Nikita Krivochéine le 24 Avril 2009 à 19:32 | 0 commentaire | Permalien

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