Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
Jean Liamine

Voici donc la petite histoire de l’icône de Saint Séraphin de Sarov à Paris. Cette histoire est doublement miraculeuse: elle comprend deux épisodes intimement liés bien que distants de 80 ans.


Premier épisode

1922 en Russie, dans la ville d’Orel, la révolution bolchevique bat son plein. Zénaïde, jeune fille d’une vingtaine d’années, partage depuis plus de 2 ans la vie quotidienne des sœurs au monastère de la Présentation. Elle habite chez la supérieure, l’higoumènia Alexia (veuve Timacheff-Behring, née Polouektoff). Celle-ci a veillé à son éducation depuis la mort prématurée de la propre mère de ZénaÏde; elle est devenue en fait sa mère adoptive; matouchka Alexia a pour neveu Ivan Liamine, le promis de la jeune fille. Il y a déjà plusieurs années, en 1916, les deux jeunes gens s’étaient fiancés; mais les événements tragiques de la révolution les séparent, et Ivan se retrouve à Paris où il invite instamment Zénaïde à venir le rejoindre, afin de s’y marier comme ils en avaient fait le serment.

La jeune fille, qui ne se sent pas faite pour la vie monastique, accepte :elle part d’abord pour la Sibérie, à Tomsk (six jours de voyage dans un wagon à bestiaux), pour y faire ses adieux à son père. Son retour à Orel va durer plusieurs semaines : elle reste bloquée à Tcheliabinsk, son passeur à travers les lignes de l’armée rouge venant d’être fusillé; mais des amis retrouvés providentiellement l’aident à rejoindre le monastère d’Orel.

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
Avant son départ définitif pour la France, son père spirituel et confesseur, Séraphin, évêque d’Orel, lui donne sa bénédiction et lui confie une grande icône de saint Séraphin de Sarov (priant à genoux sur une pierre dans la forêt), toujours présente dans son bureau. Il lui demande de remettre cette icône au métropolite Euloge à Paris. L’icône, peinte sur toile par un moine d’Optino, est ainsi enlevée de son cadre, enroulée dans un linge ; elle accompagnera la jeune fille pendant tout son périple et à travers tous les contrôles. Zénaïde finira par s’embarquer sur le dernier paquebot en partance de Saint-Pétersbourg, chaperonnée par une autre tante de son fiancé, quittant toutes les deux leur pays natal pour toujours.

A son arrivée à Paris, elle va voir le métropolite Euloge et lui présente l’icône du Saint. Mgr Euloge ordonne aussitôt de l’encadrer et de la placer dans la chapelle d’une maison d’étudiants située dans le jardin d’un immeuble au 91 de la rue Lecourbe dans le XVème arrondissement de Paris, où il projette d’ériger une église : l’église de Saint-Séraphin-de-Sarov. Elle sera construite en 1933. L’icône s’y trouve toujours actuellement

L’article ci-dessus est paru sur le site d’Orthodoxie.com il y a quelques années

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
Second épisode

2002- 80 ans après l’arrivée de l’icône de Saint Séraphin de Sarov à Paris et 8 années après la mort de ma mère Zénaïde Liamine, un groupe de journalistes de la télévision russe Canal 3 vient chez moi à Paris pour une interview au sujet des marchands de Moscou Liamine et de leur mécénat, ainsi que du retour dans sa ville natale de Moscou, des chants liturgiques composés par mon père,

Ivan Semionovitch Liamine: mais je ne sais alors pas pourquoi, je décide en fait, de les emmener à l' église St Séraphin rue Lecourbe , où nous sommes accueillis par le recteur, le père Nicolas Cernokrak; et là, devant l'icône, je leur raconte" la petite histoire de l' icône de St Séraphin"; l' émission doit passer sur Canal 3 dans toute la Russie.

Une quinzaine de jours après, je reçois un coup de fil: "Ici la mère supérieure du monastère de la Présentation de la ville d' Orel, l' higoumène Olympiade, mes paroissiens sont accourus me dire qu' un français parlait de nous à Paris ?! -Ma mère , ce français , c' est moi !.. " ; nous parlâmes près d' une heure . Le monastère en ruine, avait rouvert ses portes depuis quelques temps et se reconstruisait peu à peu. Les sœurs connaissaient peu de choses de la vie de l'évêque Séraphin d' Orel, sauf qu'il avait été fusillé en 1937, et ignoraient jusqu'au nom -même de la dernière higoumène du monastère, mère Alexia, ma grande- tante...J' envoyai aussitôt une quinzaine de photos des années 1920 1922, et des années 1923 à 1933; en effet ma mère avait pu correspondre toutes ces années avec Matouchka Alexia jusqu' à sa déportation à Alma Ata.

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
C'est cette correspondance , riche, tant sur le plan historique que religieux, que j' ai été amené à sortir des archives familiales et à transmettre peu à peu au monastère d 'Orel où je me suis rendu en 2004. Les moniales ont publié depuis, deux fascicules sur la vie et le martyre de la mère Alexia , morte en prison à Vologda en 1941 ( d' après les archives soviétiques auxquelles elles ont pu avoir accés). Récemment un livre a été édité, sur la vie et l’œuvre du saint neo -martyr Séraphin ‘(Ostrooumov) , archevêque de Smolensk et d’Orel.

C' est ainsi que par un second miracle , Saint Séraphin de Sarov a rendu leur véritable histoire, aux soeurs du monastère de la Présentation de la bonne ville d' Orel. 

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )

Saint Séraphin de Sarov - priant à genoux sur une pierre dans la forêt. L' église St Séraphin rue Lecourbe ( PARIS)
Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Août 2021 à 08:36 | 3 commentaires | Permalien

Préparation à la prière  et structure des sept saluts d’entrée
Dans l’Église russe, avant le début des réformes nikoniennes du XVIIe siècle, il existait une pieuse coutume dite des sept saluts d’entrée, qui est toujours strictement observée dans la tradition du rite ancien, ainsi que dans les paroisses coreligionnaires (communautés vieilles-ritualistes du Patriarcat de Moscou).

Il s’agit d’un petit rituel composé de courtes prières, d’un signe de croix, de saluts et de prosternations, effectué avant et après la règle de la prière, à l’entrée et à la sortie de l’église, ainsi qu’avant le début de tout travail. Dans cet article, nous parlerons de cette tradition et des raisons pour lesquelles elle est si importante dans l’Edinoverie (coreligionnaires).

Préparation à la prière

Dans l’ancienne église russe, la vie d’un chrétien était imprégnée de l’expérience de l’église et illuminée par la prière. Cependant, dans l’esprit de nos ancêtres, l’opinion selon laquelle la vie dans le monde est totalement sans grâce et pleine de vanité prévalait, de sorte que vous ne pouvez pas commencer une prière et participer à un service divin tel que vous êtes. Vous devez plutôt accomplir un certain nombre de rites préparatoires. L’un de ces rites consiste à se vêtir de vêtements de prière spéciaux. Les hommes portent des kaftans spéciaux sur leur chemise, les femmes viennent dans des robes plus élégantes que les robes ordinaires, ainsi que des foulards à épingles couvrant le cou et les épaules.

De tels vêtements étaient considérés comme plus appropriés pour le service divin, et les aidaient à être plus à l’écoute de Dieu et à mettre de côté tous les soucis terrestres. Il convient de noter que cette pratique des vêtements de prière est commune à toutes les religions traditionnelles. Elle est venue en Russie par l’Empire byzantin et équivaut à la tradition du clergé de s’habiller avec des vêtements sacrés avant de débuter les services. Le fait de se parer de vêtements de prière servait de première étape dans la conversion des pensées, et la mise en condition pour la prière, étape qui était renforcée par les sept inclinaisons.<...>

Lire: LES ENFANTS A L’EGLISE "Où et comment doit se tenir le petit chrétien pendant l’office ? Les parents se demandent s’ils peuvent laisser leur fille tenir sa poupée ou encore jouer avec des bouts de cierges.

Le protopresbytre Fedor Borodine, recteur de l’église Saint Côme et Damien, père de 5 enfants s’en est entretenu avec le correspondant de « Neskoutchny Sad » Sophia Poutchkova." SUITE

Structure des sept saluts d’entrée

Les sept saluts d’entrée commencent par la prière du publicain, et chaque prière est accompagnée d’un signe de croix et d’une inclinaison.

1. Dieu, aie pitié de moi, pécheur (inclinaison).

2. O Seigneur qui m’a créé, aie pitié de moi (inclinaison).

3. J’ai péché d’innombrables fois, Seigneur, aie pitié de moi, et pardonne-moi, pécheur (inclinaison).

4. Il est vraiment juste et digne de Te louer, O Théotokos, la plus immaculée et la très-pure Mère de notre Dieu. Plus honorable que les chérubins et vraiment plus glorieuse que les séraphins; toi qui sans tache a donné naissance à Dieu le Verbe, vrai Mère de Dieu, toi que nous exaltons. (toujours suivie d’une prosternation).

5. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit (inclinaison).

6. Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen (inclinaison).

7. Seigneur, aie pitié ; Seigneur, aie pitié ; Seigneur, bénis (inclinaison).

Les sept saluts d’entrée se terminent par un petit renvoi : “Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, par les prières de Ta Mère très pure, par la puissance de l’Honorable et Vivifiante Croix, mon Saint Ange Gardien, et tous les saints, aie pitié de moi et sauve-moi pécheur, car Tu es bon et Ami des hommes. Amen “(prosternation sans le signe de croix). Si les sept saluts d’entrée concluent une prière, alors on procédera à trois inclinaisons avec la prière du publicain après le renvoi....

Lire le texte intégral >>> L’antique usage russe de préparation à la prière
Préparation à la prière  et structure des sept saluts d’entrée

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Juillet 2021 à 14:03 | 9 commentaires | Permalien

Sainte Marina la grande martyre du III siècle, fêtée le 17/30 juillet
Marina est née en Anatolie du Sud, plus précisément à Antioche, à la fin du troisième siècle, pendant le règne de Claude II (268-270). Elle était la seule fille de parents païens nobles. Quand elle avait cinq ans, sa mère est morte (certaines sources disent qu'elle est morte peu de temps après l'accouchement), et depuis que son père Aidesios, était trop occupé à l'exercice de ses fonctions en tant que prêtre païen pour l'éduquer correctement, il tourna ses soins envers Marina avec une femme qui se trouvait être chrétienne. Suite Sainte Marina, grande martyre et vainqueur des démons

Un miracle de sainte Marina
Version française Claude Lopez-Ginisty

Il y a quelques années, une famille de Lymassol, à Chypre, nommée Vassiliou a été bénéficiaire du miracle suivant. En Grèce, cette famille est bien connue à cause des demandes télévisées qu'elle a faites en vue de trouver un donneur pour leur jeune garçon Andrea, qui souffrait de leucémie. Le donateur a bien été trouvé et les parents ont commencé à préparer leur voyage au Texas (USA) où la greffe de moelle osseuse allait être exécutée. Entre-temps, ils ont aussi prié et supplié Jésus-Christ de sauver leur petit garçon. Avant leur départ pour les USA les parents ont entendu parler de miracles de sainte Marina et ils ont appelé le monastère de Sainte-Marina situé sur l'île d'Andros en Grèce pour demander sa bénédiction.

L'higoumène du monastère, le père archimandrite Cyprien a promis qu'il allait prier sainte Marina. Il a également dit aux parents qu'il souhaitait que sainte Marina soit avec Andrea dans la salle d'opération, pour l'aider. Avec la bénédiction de l'higoumène Cyprien et avec beaucoup de foi et la conviction que saint Marina aiderait en effet, la famille Vassiliou est partie aux USA.

Après les tests préparatoires nécessaires à l'opération qu'Andrea devait subir, il a été emmené à la salle d'opération. Peu de temps avant que l'opération ne commence, une femme vint voir le chirurgien qui aurait dû opérer Andrea. Elle a dit qu'elle était le médecin d'Andrea et a demandé à être autorisée à observer l'opération.

La conversation qui a suivi a prouvé que la femme était vraiment médecin. Toutefois, le chirurgien a répondu que "les médecins de l'extérieur" n'étaient pas autorisés à être présents dans la salle d'opération et que la politique de ses équipes médicales était qu'aucun médecin autre que ceux de l'équipe soit impliquée dans ces opérations délicates. L'insistance de la jeune femme a cependant, convaincu le chirurgien de la laisser être présente dans la salle d'opération. Mais avant, il lui a demandé de laisser ses coordonnées au bureau de l'administration. Le médecin inconnu a fait comme dit, et elle puis est entrée dans la salle d'opération avec le chirurgien.

Durant l'opération, elle a donné plusieurs indications concernant le progrès de la procédure. L'opération s'est bien passée et à la fin, le chirurgien a remercié la femme et a quitté la salle d'opération. Les parents d'Andrea sont venus immédiatement pour connaître les résultats de l'opération chirurgicale et le chirurgien a répondu que tout allait très bien, ajoutant qu'il ne pouvait pas comprendre pourquoi ils lui avaient amené Andrea alors qu'ils avaient une aussi bonne doctoresse.

Les parents ont été surpris et ont répondu qu'ils n'avaient pas amené de médecin avec eux. Le chirurgien a insisté cependant. Il leur a aussi dit que quand il était sorti de la salle d'opération, la doctoresse d'Andrea y était restée un peu plus de temps avec le reste de l'équipe chirurgicale et par conséquent, elle devait probablement encore être là. Il a recommandé qu'ils la cherchent. SUITE orthodoxologie
Sainte Marina la grande martyre du III siècle, fêtée le 17/30 juillet

Матушка Евгения Мария Сеньчукова написала : Святая Маргарита, она же Марина, невероятная какая-то. И житие у неё - полное нарушение всех благочестивых правил.

Во-первых, ее никто не крестил.
Во-вторых, она побила диавола молотком. Это прекрасно просто.
В-третьих, один ее палач был христианин и так распереживался, что, казнив ее, покончил с собой, чтобы войти с ней в Царствие Небесное. Что заставляет задуматься о непрощаемости непрощаемого греха.
Ну и вообще - девочка 15 лет. Упрямая и дерзкая. Мучителям хамила. В Бога верила. Такие как раз способны диавола победить.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Juillet 2021 à 04:35 | 0 commentaire | Permalien

Syrie: Aujourd’hui ces Chrétiens d’Orient nous montrent un chemin sur lequel nous devons les suivre
Armelle Milcent

De retour de notre voyage de Syrie, nous souhaitons vous témoigner de l’espérance que nous avons vue à l’œuvre grâce à votre soutien.

Dans la situation dramatique actuelle, où les privations sont quotidiennes (les files d'attentes pour le pain, l’essence... durent des heures et dégénèrent parfois), ces chrétiens laïcs, prêtres et religieux, sont debout et engagent leur talent et leur intelligence au service de la société.

Nous y étions à l'occasion de la bénédiction par le patriarche grec melkite, S. B. Absi, de l'église Saint Paul de Jaramanah, quartier mixte dans la banlieue de Damas. Nous y avons rencontré de très nombreuses communautés chrétiennes.

Sœur Jihane Atalla, jeune directrice rayonnante de l’école des Soeurs de la Charité de Ste Jeanne-Antide, a choisi comme thème de l’année pour ses 1 400 élèves «s’harmoniser et se relever » : s’entraider dans toutes les difficultés pour se relever ensemble et élever tout ce qui nous entoure.

Deux entrepreneurs chrétiens ont créé l'association Hope qui regroupe des structures d’entraide animées par 150 jeunes et dont bénéficient 1 500 personnes pour le soutien dans leurs études (Study zone), la formation et l'accompagnement d'universitaires dans la recherche d'emploi (Disc), et le soutien aux activités génératrices de revenus pour la communauté chrétienne d'Alep, de Homs et de Damas (Hope Center). Ces institutions lumineuses permettent à la nouvelle génération des chrétiens de Syrie de se retrouver autour de valeurs et d'activités communes, de repenser ensemble la place qu'ils occupent dans leur pays après dix années de guerre, et de réfléchir sur le rôle qu'ils peuvent tenir dans sa reconstruction.

Aujourd’hui ces chrétiens d’Orient nous montrent un chemin sur lequel nous devons les suivre,
Tout au long du mois d’août, nous publierons sur notre page les vidéos et photos de ces réalisations.

Ces jeunes comme ces religieux considèrent l’homme dans son intégralité et lui donnent les moyens de se redresser. Leur foi, leur espérance, au service de la charité, sont autant de lumières qui allument un cercle vertueux. SUITE
Syrie: Aujourd’hui ces Chrétiens d’Orient nous montrent un chemin sur lequel nous devons les suivre


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Juillet 2021 à 14:23 | -1 commentaire | Permalien

Quelle joie que Vladimir soit devenu chrétien!
Père Sergey Kim

Saint Vladimir Égal aux Apôtres

Aujourd'hui nous commémorons Saint Vladimir, égal aux Apôtres , le Baptiseur de la Russie. Quelle joie qu'il soit devenu chrétien ! En effet, c'était une chose merveilleuse! Grâce à son choix, nous avons eu le droit d'oublier et nous avons le droit de ne pas nous souvenir de la vie païenne, de ne pas connaître ceux qui peuvent sacrifier des humains, même des enfants….

Quelle joie que Vladimir soit devenu chrétien! Et nous faisons confiance à son choix, car le riche, le prodigue, le cruel ne peut pas devenir tout d'un coup honnête, fidèle, attentif, si le Christ Maître n'avait pas vraiment bouleversé toute son son âme. Nous faisons confiance à son choix, considérant que c'était lui qui a été choisi d'en-haut.

C'est bien que Vladimir soit devenu chrétien, car à travers cela, nous, ses descendants, nous avons connu une soif méditerranéenne qui veut se désaltérer de l'enseignement de notre Maître, une soif qui crée culture. Notre Seigneur nous manque et nous l'attendons depuis des siècles, debout devant ses immenses Faces icôniques conservées dans les villes de Toutaïev, Kiev, Serguiev Posad, et même à Paris. C'est une soif chrétienne qui nous fait rêver de conversations avec les apôtres, de ce que ce serait si le premier d'entre eux, André, venait vers nous. Que nous dirait-il ? Que lui demanderions-nous ?

C'est si bien que Vladimir soit devenu chrétien! C'est bien qu'il ait donné à nos ancêtres la possibilité de devenir chrétiens. Au moins une petite poignée d'entre eux deviendront des enfants fidèles et aimants du royaume du Christ, un royaume qui établit sa capitale dans le cœur du chrétien et colonise le territoire environnant : la cuisine, la chambre, le salon, et ainsi de suite jusqu'à atteindre la rue, plusieurs rues, plusieurs villes et villages… Pour christianiser progressivement tout l'environnement…

Merci à Saint Vladimir ! Il ne quittera pas ses descendants, j'en suis convaincu.

Сегодня память равноапостольного Владимира, Крестителя Руси. Как хорошо, что он стал христианином!

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Juillet 2021 à 19:49 | 2 commentaires | Permalien

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
Il est l'une des grandes figures de la Russie médiévale, tant d'un point de vue politique que spirituel.

Vladimir était le plus jeune fils du prince de Kiev, Sviatoslav. Sa mère s'était convertie au christianisme, mais le jeune prince fut élevée dans le paganisme. En 980, il devint prince de Kiev, après avoir éliminé son frère aîné (qui avait lui-même assassiné un autre de leurs frères).

Son alliance est alors sollicitée par les Bulgares, les Khazars, les Allemands et les Byzantins qui représentent les quatre religions de présence: l'islam, le judaïsme, le christianisme latin et le christianisme byzantin. Vladimir, d'après la tradition, envoie alors des ambassadeurs recueillir de plus amples renseignements sur ces religions.

L'islam des Bulgares respire la tristesse; les offices latins des allemands sont dépourvus de beauté. A Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans l'église Sainte Sophie, l'encens projeté vers le ciel par le balancement des lourds encensoirs, l'or des icônes, les hymnes célestes transportent d'enthousiasme les âmes slaves des envoyés du prince: "Nous ne savions plus si nous étions au ciel ou sur la terre ! C'est là que Dieu demeure avec les hommes!" Vladimir se fait donc baptiser, avec tous ses sujets en 988 et reçoit pour épouse une princesse byzantine.

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
La Russie commémore le 28 juillet le jour de son baptême

. Les chercheurs ne sont pas jusqu’à présent parvenus à s’entendre quant à l’année, la date et le lieu de cet évènement. Nous ne savons pas avec précision où a été baptisé le prince Vladimir, à Kiev, Chersonèse ou Berestov, non loin de Kiev. Il est cependant évident que la christianisation de la « Rus » a déterminé pour l’essentiel l’avenir du pays. Les peuples scandinaves ainsi que les Hongrois reçoivent le baptême simultanément, c'est-à-dire vers la fin du X siècle. Adopter la foi chrétienne a été pour le prince Vladimir une décision pour ainsi dire naturelle. En effet, c’est Vladimir qui suggère à son cousin Olaf, canonisé par la suite, de faire baptiser la Suède ce qui se produit dans les cinq années suivantes.

Le prince Vladimir appartenait à la dynastie des Rurikides a commencé à gouverner Novgorod en 970. En 978 il s’empare du pouvoir à Kiev et en 988 il opte pour le christianisme en tant que religion d’Etat. Les chroniques nous donnent un portrait haut en couleurs du prince Vladimir. La christianisation a été pour lui une décision tout à fait personnelle et intime.

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
Son propre baptême le fait radicalement changer de vie !

Vladimir le BEAU SOLEIL était un grand amateur de femmes. Cette propension lui a fait commettre une série de crimes : il tue son frère pour lui prendre sa femme, une moniale grecque défroquée qui au moment des évènements était enceinte du frère de Vladimir. Il tue les parents de son autre épouse, Rognède. Il se disait qu’une femme belle ne se risquait pas à sortir dans Kiev craignant d’être violée. Dès son baptême le prince Vladimir change radicalement et fonde une famille exemplaire.

La peine de mort est abrogée. Ses sujets ne sont plus vendus en esclavage, l’esclavage est pratiquement aboli.

Vladimir se met à racheter les Slaves prisonniers dans d’autres contrées puisant pour ceci dans sa cassette. Les relations entre Slaves, Varègues et Ougro-finnois subissent de profonds changements. Elles étaient hostiles auparavant car les Varègues s’estimaient être supérieurs. Le prince Vladimir se consacra à fusionner les trois ethnies.

L’apparition des Russes anciens fut une conséquence logique de la christianisation. Nous savons aujourd’hui que l’ethnie russe slave s’est constituée grâce au baptême. En voici une simple preuve : les Varègues n’avaient pas d’alphabet alors que les Slaves avaient une écriture. Bien avant Vladimir les Slaves du Sud purent bénéficier de l’alphabet élaboré par Saints Cyrille et Méthode. Le christianisme se fonde sur les Écritures, il est inconcevable sans textes liturgiques.

Aussi l’ethnie russe slave qui se forma à l’époque choisit pour langue littéraire commune non les dialectes varègues et ougro-finnois mais le slavon. Cet immense « melting pot » ethnique qui produisit en définitive les anciens Russes comprenait d’ailleurs non seulement les trois peuples énumérés mais aussi les Khazars.

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
Cette ethnie se divisa historiquement en Russes, Ukrainiens et Biélorusses.

Cette division commença à peu près un siècle après le début de l’occupation mongolo-tatare. A la fin du XIV siècle les princes lituaniens libèrent des Tatars les territoires de l’Ukraine et de la Biélorussie modernes. Cela fait se constituer un monde Russe ouvert sur l’Occident car limitrophe de la Pologne et de la Lituanie. Se constituent alors les ethnies biélorusse et ukrainienne. La Biélorussie moderne est restée dans la composition de la Lituanie après la conclusion de l’Union polono-lituanienne. La Lituanie confie à la Pologne l’administration des territoires qui constituent l’Ukraine moderne. Moscou ainsi que les villes de Vladimir et de Novgorod restent à l’écart de ces formations. Novgorod représentait une forme de culture russe très spécifique qui n’a jamais été tributaire des Tatares. Le monde de Novgorod était ouvert sur l’Occident par la mer Baltique. Il fut, malheureusement, entièrement détruit par Moscou.

La partie orientale de l’ethnie russe donna le type grand-russien, la conscience politique y était tartare. Je pense à une orientation qui se distinguait de ce que qui existait chez les Russes de l’Ouest et aspirait à l’isolement du monde extérieure, à une société fermée, à la réalisation de l’idée de la « Moscou- Troisième Rome ». Cette idéologie prend forme à la fin du XV et au début du XVI siècles. C’est l’époque de la division « objective » entre les trois ethnies. Elles se perçoivent subjectivement chacune à part, Ukrainiens, Biélorusses et Russes, au XVI et surtout au XVII siècles.

André Zoubov historien- professeur à l’Institut des relations internationales

Le baptême de Vladimir, et le Baptême de la Russie : 2 toiles de Viktor Vasnetsov (1890) Entre 1884 et 1889, Vasnetsov est chargé de peindre des fresques pour la cathédrale Saint-Vladimir de Kiev.

Traduction : Nikita Krivocheine
"Radio Liberty", émission André Shary

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Juillet 2021 à 06:30 | Permalien

Professeur d'histoire, auteur de plusieurs ouvrages sur la place du sacré dans la société humaine, Christophe Levalois s'intéresse depuis des décennies au rapport : homme / loup. L'image de cet animal, symboliquement associé à la fécondité et au commencement est en opposition avec celle du loup destructeur que sa domestication cependant efface. "Le loup et son mystère - Histoire d'une fascination" - par Christophe Levalois

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Juillet 2021 à 21:50 | 0 commentaire | Permalien

Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
Introduction

Le père Serge Chévitch fut en relation avec la correspondante de ces lettres de 1930 à son décès en 1960. C'était une dame russe, émigrée à Paris avec sa fille, qui avait perdu toute sa famille et traversé de dures épreuves. La dépositaire des lettres n'a pas autorisé leur publication intégrale mais seulement les extraits présentés ici.

Aucune des lettres n'étant datée, on ne peut leur attribuer d'ordre chronologique mais on comprendra facilement qu'elles appartiennent à des périodes bien différentes de la vie de la correspondante.

Lorsqu'il devint moine, le père Serge vivait alors à Paris dans un petit monastère rattaché à la toute proche communauté des Trois Saints Hiérarques, restée depuis 1931 sous l'homophore du Patriarcat de Moscou. Le petit groupe comptait ou avait compté depuis sa fondation, tant parmi les clercs que parmi les paroissiens, plusieurs correspondants directs de saint Silouane, la moniale iconographe Théodosie (Orlova), le futur archevêque Séraphin (Rodionov) ou Nadejda Soboleva (future moniale Silouane) notamment, ou du père Sophrony (Sakharov), comme le fondateur de la communauté des Trois Saints Hiérarques lui-même, le métropolite Benjamin (Fedtchenkov), le moine iconographe Gregoire (Kroug), sans parler de l'archimandrite Dimitri (Balfour).

C'est à saint Silouane que le père Serge lui-même écrivit, lorsqu'il résolut de devenir moine en 1938, pour lui demander sa bénédiction. La réponse du starets fut la dernière lettre qu'il écrivit avant sa mort. Déposée sur la table de sa cellule, elle fut postée le lendemain par le père Sophrony.

Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
Extraits des lettres du Père Serge Chévitch à l’une de ses filles spirituelles

1. Toutes les personnes saintes et justes ne prêtaient attention ni à la sécheresse [intérieure], ni aux pensées, ni à la lutte [spirituelle], ni non plus aux joies, aux douceurs, aux consolations spirituelles. Elles n’aspiraient qu’à une seule chose : être fidèles au Seigneur par l’accomplissement, à chaque instant, de Ses commandements, le service du prochain, la garde du cœur, etc.

2. La seule et unique cause de tous nos désordres aussi bien intérieurs qu’extérieurs est l’abandon de la prière ! Prier, prier, prier, — et tout ira mieux. Voilà la recette générale et universelle. Il n’y en a pas d’autre. Nous sommes faibles parce que nous sommes seuls. Nous sommes seuls parce que le Seigneur est absent ! Le Seigneur est absent parce que nous ne Lui demandons pas d’être en nous ! Tout est là. Plus nous prierons avec ferveur, avec constance, avec attention, plus le Royaume de Dieu qui est en nous s’ouvrira rapidement. C’est cela le bonheur et la félicité ! Et alors plus rien d’autre ne nous est nécessaire. Celui qui [demeure] dans le Royaume, règne !

3. L’essence même de la vie spirituelle est la paix et la joie dans le Seigneur. Pour disposer notre cœur à la paix, il nous faut y consacrer toute notre attention et tous nos soins, tout en sachant que la véritable paix intérieure est un don de Dieu. Pour cela, il faut extirper du cœur tout ce qui peut troubler cette paix intérieure : les sentiments mauvais, l’irritation, l’envie, la convoitise, la vaine agitation, etc. Tout cela nous ravit la paix intérieure et la quiétude. Soyez en paix et le but est atteint. C’est cela le bien-être ou le début de la béatitude. Ne vous souciez que de cela. Dès que vous voyez que quelque chose trouble la paix, rétablissez-la immédiatement, du matin jusqu’au soir. Vous avez péché, ne vous découragez pas, mais, simplement après avoir demandé au Seigneur de vous pardonner, invoquez de nouveau son saint Nom et vous goûterez la douce paix du cœur. C’est en cela que consiste l’essence de la vie spirituelle : ce ne sont ni les prosternations, ni les exploits ascétiques, ni les jeûnes, mais la paix et la joie dans le Saint-Esprit. C’est parfaitement pratique, facile et à la portée de tous et de chacun. Que chacun se serve et prenne autant qu’il veut (cf. Jean 6, 11).

4. La confession est [uniquement] l’énonciation de ce qui est transgression de la volonté de Dieu, quand le cœur l’a clairement comprise.

Mais lorsqu’on a envie de s’entretenir d’un sujet spirituel, elle peut tout à fait être remplacée par une conversation avec une amie proche, ou par une correspondance avec des gens qui ont une expérience spirituelle, tels des anciens de Valaam, ou de l'Athos , — je peux vous fournir des adresses —, ou enfin par la lecture d’ouvrages spirituels. Il est nécessaire de lire constamment. Ce que vous avez lu aujourd’hui peut, tout d’un coup demain, jeter la lumière sur une quelconque difficulté spirituelle ; [lisez] principalement l’évêque Théophane [le Reclus], l’évêque Ignace [Briantchaninoff], la Philocalie.

La prière de Jésus c’est l’Amour pour Dieu et le premier commandement, aussi bien de l’Ancien que du Nouveau Testament : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » (ce qui veut dire : « Pratique la prière de Jésus », qui est justement Amour de Dieu). Grâce à cette prière, sans l’avoir même cherché, le cœur s’enflammera d’amour pour le prochain et pour toute créature de Dieu. Il n’est pas possible d'aimer sincèrement le Créateur sans aimer l’œuvre de Ses mains. Aimez ceux qui vous entourent : c'est cela même la prière de Jésus. A chaque effort dans cette direction, de votre cœur coulera aussitôt « la source d’eau vive jaillissant en vie éternelle » (Jean 4, 14), c’est-à-dire l’amour de Dieu, l’allégresse du Saint-Esprit, c’est-à-dire la prière incessante.

(1) Ce que le Père Serge faisait lui-même, avec le starets Jean de Valaam notamment, ou avec saint Silouane.
Lire aussi

Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
5. Toi seul Seigneur, unique et sage, connais « les temps et les moments (cf. Actes 1, 7). Et nous, non pas comme des démons ingrats, mais comme des enfants de Dieu reconnaissants, aimants et bien-aimés, nous supporterons tout patiemment, avec de la gratitude dans le cœur, avec une action de grâce sur les lèvres. Réjouissez-vous dans le Seigneur et ravivez sans cesse dans votre âme la flamme de cette joie salvatrice. Répétez mentalement au Seigneur : « Je Te rends grâce pour tout ! Je Te rends grâce, à Toi qui es sage, à Toi qui es bon, à Toi qui seul aimes et es aimé ! Tu m’as donné de connaître les voies de la Vie. Tu m’as abreuvée à la coupe de Ton Amour. Tu m’as amenée dans Ton Temple ! Tu m’as fait communier à Ta souffrance et à Ta gloire ! ».

Je voudrais tellement vous apaiser complètement, afin que vous suffise pour longtemps cette réserve de quiétude. Il ne faut pas beaucoup exiger du Seigneur, ce serait l’indice d’une attitude incorrecte à l’égard de la vie spirituelle. Le Seigneur enverra tout ce qui est nécessaire, mais en temps utile. Il ne faut pas que la vie spirituelle devienne seulement une soif de consolation et de plaisir. Le Seigneur veut de notre part de la fidélité, du dévouement, de la constance dans la patience et la reconnaissance. C’est cela qui a du prix. Tout le reste n’a aucune valeur dans la vie spirituelle. Ceux qui sont expérimentés dans la vie en Dieu n’accordent aucune signification ni aux consolations, ni à leurs suppressions passagères ou à leur absence. Dans le livre La Lutte invisible, l’évêque Théophane [le Reclus] dépeint très bien tout le chemin de la vie spirituelle et il y a des chapitres tout à fait compréhensibles sur la prière et sur la prière de Jésus. Essayez de vous procurer cet ouvrage quelque part et lisez-le, rafraîchissez dans votre mémoire tout ce qui se rapporte au chemin spirituel et essayez de voir ce qui vous convient ou non.

Mais par-dessus tout, luttez contre l’acédie. C’est votre combat principal. Si vous venez à bout de l’ennemi, le reste sera pour vous simple et facile. Votre acédie s’est renforcée après les épreuves que vous avez vécues, d’où la nécessité de beaucoup vous battre contre elle ; mais vous la vaincrez. Ayez seulement le cœur à l’ouvrage ! Montrez-lui que vous êtes un lutteur et un combattant courageux, et elle n’osera plus s’approcher de vous.

N’attendez aucun succès facile et rapide dans la vie spirituelle, c'est le premier indice d’un manque de fermeté. D’ordinaire, celui qui cherche une réussite prompte et facile dans la vie spirituelle se refroidit rapidement et se détache du Seigneur. Mais si nous nous disposons à peiner toute notre vie, pour, à la fin, récolter des fruits bons et mûrs, alors nous les récolterons quand le temps viendra. Il ne faut se comparer à personne. C’est un terrain [favorable] aux tentations ennemies. Le dicton « qui va lentement va sûrement » se vérifie largement dans la vie spirituelle.

Que brûle toujours en vous le désir d’être ferme, reconnaissante envers Dieu (les démons sont orgueilleux et ingrats) et répandez sur les autres une gaieté chaleureuse, la joie, la vaillance, la consolation ! SUITE en PJ et
Plusieurs publications sur "PO" starets Serge (Chévitch)


Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
ПРИГЛАШАЕМ ПОСЕТИТЬ САЙТ и АРХИВ Un site consacré à l’histoire de la paroisse de la Sainte-Trinité et des Nouveaux Saints Martyrs russes à Vanves /PM/

Qui retrace l’histoire de la paroisse de la Sainte-Trinité à Vanves vient d’être mis en ligne. Fondée en 1935 par l’archimandrite Stéphane (Svetozarov) (1890-1969), la paroisse devient un centre spirituel important grâce à la présence de l’archimandrite Serge (Chévitch), qui en est responsable de 1945 à 1987.

Son fils spirituel le plus célèbre est le moine Grégoire /Kroug/ dont le travail d’iconographe parvint, grâce à l’aide du père Serge, à un niveau rarement atteint dans l’histoire de l’Église.

Vous y trouverez les icônes conservées à l’église à la page « Icônes ».

Et aussi, entre autres, une copie d’une lettre inédite de saint Silouane de l’Athos, une copie originale d’un certain nombre d’œuvres de Mère Marie Skobtsov, récemment canonisée par le Patriarcat de Constantinople, tantôt tapées à la machine, tantôt rédigées de la main de sa mère, Sophia Borissovna Pilenko, dont on trouvera la liste manuscrite.

Les autres personnalités marquantes ne sont pas oubliés.

***

Все святые и праведные люди, не обращая внимания ни на сухость, помыслы, брань, ни на радости, сладости, духовные утешения, стремились лишь к одному : быть верными Господу – в постоянном исполнении заповедей Его, в служении ближним, в хранении сердца и тому подобное.

Причина всех наших нестроений и внутренних и внешних одна : оставление молитвы! Молиться, молиться, молиться – и всё пойдет на лад. Это всеобъемлющий и всеобщий рецепт. Другого нет. Слабы мы, потому что одни. Одни – потому что нет Господа! Господа нет — потому что не просим Его быть в нас. Всё в этом. Чем усерднее, чем постояннее, чем внимательнее будем молиться, тем скорее откроется сущее внутри нас Царствие Божие – а это и счастье и блаженство. Тут уж более ничего не требуется. Кто в Царстве тот — царствует!

Сущность духовной жизни есть мир и радость о Господе. Для устроения сердечного мира надо и напрягать все возможные с нашей стороны заботы и хлопоты – только знать, что настоящий внутренный мир есть Дар Божий. Для сего следует устранять из сердца всё, что может сей внутренний мир нарушить : это недобрые чувства, раздражение, зависть, похотения, заботливость суетная и т. д... Через всё это похищается у нас внутренний мир и покой. Имейте мир с собой и цель достигнута. Это и есть благобытие или начало блаженства. Только об этом и заботьтесь. Как только видите, что мир чем нибудь нарушен, тотчас его восстанавливайте – начиная с утра до вечера. Согрешили – не унывайте, а просто испросив у Господа прощения, вновь призывайте святое Его Имя и будете вкушать сладкий сердечный мир. Сие и есть сущность духовной жизни – не поклоны, не подвиги, не посты, а мир и радость в Духе Святом. Это всем и каждому совершенно удобно, легко и доступно – возьми и бери – кто сколько хочет! ЧИТАТЬ ДАЛЕЕ В ПРИЛОЖЕНИИ


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Juillet 2021 à 08:57 | 0 commentaire | Permalien

Jean Tchékan le  fondateur du SOP est né au Ciel le mercredi 21 juillet 2021
Carol Saba Responsable de la Communication, Assemblée des Évêques Orthodoxes de France

Entre serviteur de Dieu, Jean, dans la joie de ton Maître ! Mémoire éternelle !

Oh Seigneur ! Que je connais ce regard ! Que nous avons côtoyés Nada et moi même, depuis le début des années 90 en France ! Notre ami Jean Tchékan est né au Ciel ce mercredi 21 juillet. Le Christ est ressuscité !

Personne ne peut imaginer l'Orthodoxie en France sans Jean qui fut, avec mérite, le père fondateur de l'information orthodoxe en France en fondant le fameux SOP le Service Orthodoxe de Presse, où on s'empressait Antiochiens, Grecs, Russes, Roumains, Serbes etc. et français orthodoxes, pour y écrire articles, chroniques et infos sur nos Églises respectives.

Le SOP n'était pas qu'un mensuel de l'époque du tirage papier mais c'était une vraie diaconie de l'information orthodoxe et au-delà de l'information chrétienne ! Pendant de longues années, le SOP était incontournable pour diffuser informations et réflexions avant l'apparition du Net. Jean n'avait pas seulement le souci du témoignage de l'Eglise orthodoxe en France mais aussi de l'Eglise orthodoxe dans le monde. Tout le SOP, le bébé de Jean, était articulé ainsi en cette double dimension du local et de l'universel de l'Orthodoxie.

Jean n'était pas seulement un ami cher mais aussi, avec Antoine Nivière qui a repris la chefferie de la rédaction du SOP après lui, était aussi mon mentor dans la relation avec les médias et les journalistes de l'information religieuse en France. Que de dîners chez lui, chez nous, chez Antoine et tant d'autres du petit monde orthodoxe parisien et/ou de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, pour refaire le monde Orthodoxe, pour éviter le pire, pour gérer les crises et pour œuvrer pour le bien et le bon ... Des souvenirs inoubliables avec notre chère Xenia son épouse qui a été avec une sainte patience, la complice de tous ses combats, jusqu'au bout...

Jean était aussi un excellent pédagogue et catéchète avec doigté ... La transmission tant pour lui que pour Xenia était au cœur du témoignage de l'orthodoxie et de sa mission dans le monde d'aujourd'hui, ici et maintenant ! Que de personnes, jeunes et moins jeunes, étudiantes et étudiants, qui étaient en recherche, ont été introduits en Orthodoxie par des échanges et des discussions autour d'un verre chez lui, ou d'un repas devant sa belle bibliothèque murale où les icônes, les photos de famille et les livres se faisaient concurrence pour être et paraître.

Ces quelques paroles d'hommage à mon ami pour l'accompagner avec nos prières à la Maison du Père pour retrouver la Sainte Face du Ressuscité, ne constituent pas encore le bel hommage que mérite ce serviteur INFATIGABLE du Christ et de l'Eglise et qui viendra ultérieurement !

Pour le moment je dirai "Le Christ est ressuscité ! Mais aussi que cette nouvelle me rend triste mais aussi paisible, d'une paix qui vient d'en haut. Car la mort de Jean ne peut qu'être une Pâques !

Et je ne sais pourquoi quand j'ai appris la nouvelle, c'est ce tropaire du Ton 3 qui s'est imposé comme une évidence : "Que les cieux se réjouissent, que la terre soit dans l'allégresse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras par la mort Il a terrassé la mort et s'est fait le premier-né d'entre les morts, il nous a délivré des entrailles de l'enfer et Il a accordé au monde la grande miséricorde !"

Toutes nos condoléances, pensées émues et sincères, Nada et moi, à Xenia, son épouse, à Gricha (Grégoire) et à Serge ses enfants et à toute sa famille.

Entre serviteur de Dieu Jean dans la joie de ton Maître ! Mémoire éternelle !
Jean Tchékan le  fondateur du SOP est né au Ciel le mercredi 21 juillet 2021

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 16:59 | 1 commentaire | Permalien

Sainte Sophie : l’UNESCO regrette vivement la décision des autorités turques
Sainte Sophie : l’UNESCO regrette vivement la décision des autorités turques, prise sans dialogue préalable, et appelle à préserver l’universalité du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a demandé vendredi à la Turquie de présenter d'ici 2022 un rapport sur l'état de conservation de la basilique Sainte-Sophie d'Istanbul, exprimant sa «profonde préoccupation» sur les conséquences de la transformation en mosquée de ce célèbre édifice de l'époque byzantine. La transformation en mosquée le 10 juillet 2020 par les autorités turques de Sainte-Sophie, jusqu'alors un musée, avait déclenché une vague d'indignation internationale et aggravé les tensions entre la Turquie et la Grèce. Source

Le président turc Erdogan garantit à Vladimir Poutine que les reliques chrétiennes de Sainte Sophie, à Istanbul, seront sauvegardées

Paris, le 10 juillet - La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, regrette vivement la décision des autorités turques, prise sans dialogue préalable, de modifier le statut de Sainte Sophie. Elle a fait part ce soir de sa profonde préoccupation à l’ambassadeur de Turquie auprès de l’UNESCO.


Sainte-Sophie est une composante des Zones historiques d’Istanbul inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. « Sainte Sophie est un chef d’œuvre architectural et un témoignage unique de la rencontre de l’Europe et de l’Asie au cours des siècles. Son statut de musée reflète l’universalité de son héritage et en fait un puissant symbole de dialogue », a déclaré Mme Azoulay.

La décision annoncée aujourd’hui soulève la question de l’impact du changement de statut sur la valeur universelle du bien. Ainsi, un État doit veiller à ce qu’aucune modification ne porte atteinte à la valeur exceptionnelle universelle d’un bien inscrit sur son territoire. Toute modification en ce sens doit faire l’objet d’une notification préalable à l’UNESCO et, le cas échéant, d’un examen par le Comité du Patrimoine mondial.

La France veut que Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous"! Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul

L’UNESCO rappelle par ailleurs qu’une participation effective, inclusive, et équitable des communautés et autres parties prenantes concernées par le bien, est une condition nécessaire pour préserver ce patrimoine et mettre en valeur son caractère unique et sa signification. Cette exigence sert la protection et la transmission de la valeur universelle exceptionnelle du patrimoine et est inhérente à l'esprit de la Convention du patrimoine mondial.

Ces préoccupations avaient été notifiées à la République de Turquie dans plusieurs courriers et encore hier soir au représentant de la délégation turque auprès de l’UNESCO. A cet égard, il est regrettable que la décision n’ait fait l’objet d’aucun dialogue ou notification préalable. L’UNESCO appelle les autorités turques à ouvrir ce dialogue sans délai, afin d’éviter un recul sur l’universalité de ce patrimoine exceptionnel dont l’état de conservation sera examiné par le Comité du Patrimoine mondial à sa prochaine session.

« Il est important d’éviter toute mesure de mise en œuvre qui ne serait pas préalablement discutée avec l’UNESCO et qui entrainerait des conséquences sur l’accès physique, sur la structure du bâti, sur les biens mobiliers et sur le mode de gestion du site », a souligné Ernesto Ottone Ramirez, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la culture. De telles mesures pourraient en effet constituer des violations des règles issues de la Convention du Patrimoine mondial de 1972.

LIEN

Комитет всемирного наследия ЮНЕСКО в пятницу потребовал от Турции предоставить доклад о мерах, предпринимаемых для сохранения собора Святой Софии в Стамбуле, которому в 2020 году был придан статус мечети, сообщают западные СМИ.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 15:42 | 2 commentaires | Permalien

Sainte OLGA princesse de Russie
Mère de Sviatoslav (+ 969) Sainte OLGA ou Hélène. Elle se convertit au Christianisme à Constantinople en 958 et prit le nom d’Hélène. C'est la première princesse chrétienne qu'ait connue la Russie.

Née à Pskov (anciennement Pleskov) ou dans le voisinage.
Olga épousa le Prince Igor 1er, duc de Kiev en 903. Après l’assassinat de son mari en 945, elle gouverna la Russie avec sagesse et miséricorde jusqu’à sa propre mort.

Elle se chargea en particulier de l’éducation de son petit fils, saint Vladimir qui allait définitivement donner le Saint Baptême à la Russie.

Issue d'une noble famille du pays de Pskov, à linitiative de laquelle les Varègues étaient venus en Russie, la princesse Olga avait été dotée par Dieu d'une rare beauté et d'une brillante intelligence.

Un jour, alors qu'elle traversait le fleuve Pskov, elle rencontra le jeune prince Igor qui aussitôt s'éprit d'elle.

Peu après, le tuteur de ce dernier, le prince Oleg, vint chercher la princesse et l'emmena à Kiev pour la lui donner en mariage.

En 945, le grand-prince Igor fut assassiné par les Slaves de Volhynie, et la régence de la principauté de Kiev revint à Olga, jusqu'à la maturité de son fils Sviatoslav (945-960). Gouvernant avec sagesse et miséricorde, en sachant cependant faire preuve d'un caractère énergique, la princesse réussit à centraliser le pouvoir, jusque-là diffus, et put ainsi mettre fin aux invasions meurtrières des tribus slaves.

Elle organisa le commerce et favorisa les échanges avec Byzance, dans le but de procurer à son peuple les germes de la civilisation. Vers 955, elle entreprit un voyage à Constantinople, où elle fut accueillie avec faste par l'empereur Constantin VII Porphyrogénète, qui la plaça parmi les plus hautes dames de sa cour (957), et où elle reçut, semble-t-il, le Baptême par le Patriarche Polyeucte, sous le nom d'Hélène.

A son retour en Russie, elle parcourut le pays en y prêchant le Christ et fonda la ville de Pskov, à la suite d'une apparition d'un triple rayon de lumière qui descendait du ciel. En l'absence de son fils Sviatoslav, qui participait à des campagnes militaires, Sainte Olga se chargea de l'éducation des ses trois fils: Iaropolk, Oleg et Vladimir; mais elle ne parvint pas à les faire baptiser à cause de l'opposition de leur père qui restait un païen convaincu. En 969, elle tomba malade et tenta une dernière fois de convertir le grand-prince, mais elle se heurta à son refus obstiné. La Sainte prédit alors la prochaine conversion de la Russie au Christianisme, ainsi que la triste fin de son fils, qui fut assassiné trois ans après par les Petchénègues. Elle remit son âme à Dieu le 11 juillet 969. Ses Reliques, transférées à Kiev par Saint Vladimir, furent cachées lors des fréquents pillages de la ville, et lon ignore où elles se trouvent.

Malgré les efforts de la princesse égale-aux-Apôtres, sa conversion n'eut pas de répercussion immédiate dans son peuple, elle prépara néanmoins celle de son petit-fils, Saint Vladimir, et servit de ferment à l'éclosion de la vie chrétienne en Russie, "comme l'aurore qui précède le jour radieux" .
Sainte OLGA princesse de Russie

N.B. :
D'après Constantin Porphyrogénète, qui décrit la réception de la princesse russe dans son Livre des cérémonies (PG 112, 1108-1112), ne mentionne pas son baptême. C'est ce qui a fait supposer à certains historiens qu'elle avait été plutôt baptisée à Kiev un peu avant son voyage. Cette question du lieu de son Baptême reste controversée.
L'envoi d'une mission auprès du roi de Germanie Otton ler (vers 959) n'avait probablement pas pour but la création d'une Église sous juridiction latine à Kiev, mais plutôt le développement de relations diplomatiques entre Francs et Russes. Otton, qui désirait faire de Magdebourg l'archevêché latin des Eglises slaves, profita cependant de l'occasion et envoya Aldebert comme Evêque. Mais cette mission latine échoua lamentablement (962).


Святая княгиня Ольга скончалась в 969 году, в возрасте 80 лети была похоронена в земле по христианскому обряду
Sainte OLGA princesse de Russie

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 10:20 | 35 commentaires | Permalien

Le nouveau Métropolite de France est l'Archimandrite Dimitrios Ploumis a été élu
Le Saint Synode du Patriarcat œcuménique se réunit aujourd'hui, mardi 20 juillet, au PHANAR sous la présidence du Patriarche œcuménique S.S. Bartholomé.

L'annonce du Patriarcat œcuménique en détail :

"Aujourd'hui, 20 juillet 2021, le Saint Synode s'est réuni sous la présidence de Sa Sainteté le Patriarche œcuménique Mgr. Demetriou Ploumis, responsable de la Communauté Grecque Orthodoxe de l'Assomption de la Vierge Marie de Marseille et de la Région Hiérarchique du Sud de la France. SUITE


AEOF - Communiqué - Paris le 21 juillet 2021 - Election du nouveau Métropolite de France du Patriarcat Œcuménique en la personne de l’Archimandrite DIMITRIOS PLOUMIS

Le Secrétariat du Patriarcat Œcuménique de Constantinople nous fait savoir que le Saint Synode du Patriarcat Œcuménique qui s’est réuni en ce jour de la fête du Saint Prophète Elie, sous la présidence de Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée 1er, Patriarche Œcuménique de Constantinople, a procédé à l’élection (à l’unanimité) du nouveau Métropolite de France, en la personne de l’Archimandrite DIMITRIOS PLOUMIS. L’ordination épiscopale du nouveau métropolite diocésain de la Métropole Grec-Orthodoxe de France du Patriarcat Œcuménique, aura lieu le dimanche 25 juillet 2021 à la cathédrale patriarcale Saint Georges au PHANAR siège du Patriarcat Œcuménique de Constantinople à Istanbul, Turquie.

L’intronisation du nouveau Métropolite aura lieu en septembre prochain à Paris à la Cathédrale Saint Stéphane au 7 rue Georges Bizet 16e Paris, siège de la Métropole Grec-Orthodoxe de France, à une date qui sera annoncée ultérieurement.

Le nouveau métropolite qui occupe actuellement les fonctions de recteur de la paroisse de la Dormition de la Mère de Dieu à Marseille, une des plus anciennes églises orthodoxes de la Cité Phocéenne (inauguration en 1834 puis en 1845) et de la paroisse de l’Annonciation de la Mère de Dieu à Marseille, succède ainsi à Son Eminence le Métropolite Emmanuel (ADAMAKIS), qui a été appelé dernièrement à des fonctions importantes au sein du Patriarcat Œcuménique de Constantinople et est actuellement Métropolite de Chalcédoine du Patriarcat.

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--- CONTACT PRESSE AEOF ---
Carol Saba – Responsable de la Communication
Tel : + 33 (0) 6 20 18 46 77 --- Courriel : contact@aeof.fr Site: www.aeof.fr

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2021 à 15:41 | 1 commentaire | Permalien

Une déclaration du  métropolite Hilarion à propos de l’épidémie
Mgr Hilarion : « Les personnes qui ne sont pas vaccinées contre le coronavirus, qui infectent les autres et deviennent la cause de leur mort, expieront leur péché à vie »

Selon le métropolite, il est souvent confronté au fait que des personnes qui n'ont pas été vaccinées contre le coronavirus viennent se repentir. Elles disent qu'elles ont involontairement causé la mort d'autrui. "Ils viennent et disent: 'Comment puis-je vivre avec ça désormais?', - a dit le métropolite. - Et c'est même difficile pour moi de dire comment vivre avec ça maintenant. Toute votre vie, vous devez expier le péché commis."


Le métropolite a expliqué : « le péché réside dans le fait qu'une personne qui a refusé de se faire vacciner ne pensait qu'à elle-même, mais ne pensait pas à son entourage. Il a rappelé : si une personne souffre de la maladie de manière asymptomatique ou sous une forme bénigne, cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas contagieuse ».

"Nous portons la responsabilité - chacun de nous - non seulement pour nous-mêmes et pas seulement pour nos proches, mais aussi pour tous ceux qui entrent en contact avec nous", a déclaré Mgr Hilarion .


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2021 à 15:13 | Permalien

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
Notre Saint Père Antoine naquit en 983 à Lubetch, dans la région de Tchernigov, et reçut le nom d'Antipas au Saint Baptême.

Désirant depuis son plus jeune âge se consacrer à Dieu, il quitta sa patrie et, passant par Constantinople, il parvint sur la Sainte Montagne de l'Athos. Après avoir visité les Monastères, où la vie angélique des moines embrasa encore plus son coeur d'amour pour le Seigneur, il fut reçu au monastère d'Esphigménou et devint disciple de l'Higoumène Théoctiste, homme à la vertu éminente. Se faisant violence en tout pour observer les commandements à la perfection, Antoine faisait la joie des frères.
Au bout de quelques années, Théoctiste, à la suite d'une révélation divine, renvoya son disciple en Russie, en lui disant: « Antoine, va en Russie, afin d'y devenir un exemple et un guide pour le peuple. Que la bénédiction de la Sainte Montagne soit avec toi! »

Parvenu à Kiev, en 1013, il visita les Monastères de la ville, mais ne trouva pas l'endroit qu'il recherchait. Se dirigeant vers les collines voisines, il découvrit, à Berestovo, une grotte jadis creusée par les Varanges (ou Varègues)(1), et s'y installa pour y persévérer dans l'ascèse et la prière.

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
Après la mort de Saint Vladimir (1015, cf. 15 juil.), son fils, l'impie Sviatopolk, monta sur le trône de Kiev. Pour accaparer tout le pouvoir, il tua ses frères, les Saints princes Boris et Gleb (cf. 24 juil.), et déclencha une persécution sanglante contre les hommes de Dieu. Voyant cette effusion de sang, Saint Antoine repartit pour la Sainte Montagne. Mais ayant goûté au miel de l'hésychia, il obtint de Théoctiste de se retirer à quelques distance d'Esphigménou, sur le mont Samarie(2) .

Le prince ami-de-Dieu, Iaroslav, ayant vaincu Sviatopolk (1019), rassembla les moines qui s'étaient dispersés et fit construire de nombreuses églises. Un Prêtre de Berestovo, nommé Hilarion, renommé pour sa vie ascétique et sa connaissance des Écritures, vint alors s'installer sur la colline boisée, proche du Dniepr, où s'élève aujourd'hui le Monastère des Grottes. Il y creusa une petite grotte et mena en secret ses combats spirituels devant Dieu, jusqu'au jour où il fut élevé au trône épiscopal de Kiev (105 1).
......./Saint Antoine, dont l'âme était toujours avide de solitude, réunit un jour ses disciples et leur dit: « Mes enfants, vous savez que le Seigneur nous a rassemblés ici, comme prémices de la bénédiction de tout notre peuple. Vous êtes la bénédiction de la Sainte Montagne et de Notre Très Sainte Mère de Dieu. C'est cette bénédiction que je vous laisse en héritage. Vivez donc ensemble. Je vais vous laisser un abbé, car il convient que je me retire dans la solitude. Je resterai cependant ici, et tant que je vivrai, je demeurerai votre père spirituel. »/

Suite Calendrier.Egliseorthodoxe
En RUSSE АНТОНИЙ Печерский

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
"Le moine Antoine creuse une grotte", icône, fin du 19e siècle

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2021 à 13:30 | 0 commentaire | Permalien

Le Phanar est indigné par la décision du Synode de l'Église de Grèce
Le patriarche Bartholomée est mécontent du fait que les hiérarques grecs aient pris une décision qui pourrait affecter de "nouveaux territoires...

Le 21 juillet 2021, le Synode du Patriarcat de Constantinople a exprimé son mécontentement face à la décision du Synode de l'Église orthodoxe grecque sur la nomination d'exarques pour les métropoles de l'Église grecque, dirigées par des hiérarques âgés et malades, écrit le site Orthodox Times.

Le Phanar considère cette décision inacceptable, car elle peut affecter les diocèses des soi-disant « nouveaux territoires », que le patriarche de Constantinople considère comme les siens.

A cet égard, le chef du Phanar a l'intention d'adresser prochainement une lettre à l'archevêque d'Athènes et de toute la Grèce, Jérôme, pour protester contre cette décision.

Après l'indépendance d'une partie de la Grèce et la formation de l'Église orthodoxe grecque en 1850, 36 diocèses qui appartenaient auparavant au Phanar lui ont été cédés. Le 4 septembre 1928, un accord a été conclus entre les églises de Grèce et de Constantinople concernant les territoires qui ont finalement été cédés à la Grèce en vertu du traité de Lausanne.

Selon l'Acte patriarcal et synodal, les diocèses des « nouveaux territoires » (Épire, Macédoine, Thrace occidentale), restant formellement sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople, sont devenus une partie de l'Église de Grèce (c'est-à-dire administrativement subordonnés à elle), conformément à la loi de l'État grec déjà adoptée n° 3615 du 15 juillet 1928.

Cependant, récemment, le patriarche Bartholomée s'est activement ingéré dans les affaires de l'Église de Grèce, utilisant son droit de juridiction formelle sur les "nouveaux territoires".

Фанар возмущён решением Синода Элладской Церкви
Патриарх Варфоломей недоволен тем, что греческие иерархи приняли решение, которое может коснуться «новых территорий»…

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juillet 2021 à 16:12 | 3 commentaires | Permalien

Pèlerinage pour adorer la  tête de Sainte Marie-Madeleine
A la bienheureuse mémoire du fondateur et responsable du centre de pèlerinages le père Nicolas NIKICHINE, décédé le 18 avril 2021

Le samedi, 31 juillet 2021 le centre de pèlerinages PALOMNIK du diocèse de Chersonèse organise un pèlerinage pour adorer la vénérable tête de Sainte Marie-Madeleine, Apôtre des Apôtres, dans la ville de Saint Maximin

Pèlerinage conduit par :l’Archiprêtre André ELYSEEV de la Cathédrale Saint-Nicolas à Nice



Programme :
07:00 Départ en bus depuis la cathédrale Saint-Nicolas à Nice (ceux qui le souhaitent pourront se confesser dans le bus)
09:00 Divine Liturgie à la basiliqueSainte Маrie-Madeleine
11:00 Prières dans la crypte et adoration de la Tête de Sainte Marie-Madeleine
12:30 Repas fraternel (agapes) chez un vigneron (apportez un pique-nique, possibilité d'acheter du vin et du jus de raisin chez un producteur)
17:00 Retour à la cathédrale Saint-Nicolas à Nice
Participation aux frais : 50 euros. Pour les 12 à 18 ans : -50%

Inscription et paiement – au comptoir des cierges de la cathédrale ou par téléphones ci-dessous.
Vous pouvez donner vos diptyques pour la Liturgie (ainsi que vos dons).

Renseignements : Tatiana Serioguine – 06 40 11 14 41 WhatsApp, Viber
Directrice adjointe : Inna Bocharova – 06 50 64 01 26 WhatsApp
Centre de pèlerinages : 5 rue Pétel, 75015 Paris
Adresse : Basilique Sainte-Marie-Madeleine, 10 Place de l’Hôtel de ville, 83470 Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Pèlerinage pour adorer la  tête de Sainte Marie-Madeleine


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juillet 2021 à 10:35 | 2 commentaires | Permalien

Le clergé de l'Église orthodoxe russe a mis en garde contre les "erreurs anti-scientifiques" dans les sermons
Pendant le sermon, les prêtres ne peuvent pas parler publiquement de domaines scientifiques complexes sans avoir une formation appropriée, a déclaré l’administrateur du Patriarcat de Moscou, l’évêque de Zelenograd Savva Toutounov , commentant les propos du supérieur du monastère de Solovki sur les vaccinations contre le COVID-19.

Plus tôt, le supérieur du monastère de la Transfiguretion, dans les îles Solovki, l'évêque Porphyre (Schoutov) d'Ozersk, a déclaré dans un sermon que les composants du vaccin contre le coronavirus "sont intégrés dans le génome humain, le changent, le modifient", et doutait également que "L'image de Dieu restera intacte. " Il a suggéré qu'après la vaccination, une personne cesse d'être une "personne autonome et souveraine".

« Il peut y avoir, et il y a encore, des avis différents sur la vaccination : elle est obligatoire, volontaire, en aucun cas. La plupart d'entre nous peuvent fonder ces opinions sur des arguments sociaux, sociopolitiques et éthiques. De plus, cela ne peut pas être fait depuis la chaire, donnant une autorité sacrée aux erreurs antiscientifiques », a écrit l'évêque Savva cité par RIA Novosti .

Le responsable du Département synodal des relations avec l'Église et les médias du Patriarcat de Moscou, Vladimir Legoyda, a déclaré que Mgr Porphyre ( Schoutov) avait déjà admis qu'il diffusait des informations non professionnelles et controversées.
Le clergé de l'Église orthodoxe russe a mis en garde contre les "erreurs anti-scientifiques" dans les sermons

P.S. L'évêque Porphyre (Schoutov) d'Ozersk a donné sa bénédiction pour supprimer la vidéo, où il parle de la vaccination contre le coronavirus, car dans ses propos il s'est tourné vers des arguments "au-delà de sa connaissance" et a donné lieu à des jugements erronés

Наместник Соловецкого монастыря епископ Озерский Порфирий (Шутов) благословил удалить видеозапись, где он рассуждает о вакцинации от коронавируса, поскольку в своих словах обратился к аргументам, "выходящим за рамки его знаний" и породил ошибочные суждения, говорится на официальной странице Спасо-Преображенского Соловецкого ставропигиального мужского монастыря в соцсети "ВКонтакте".

Духовенство РПЦ предостерегли от «антинаучных ошибок» в проповедях



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2021 à 13:35 | -5 commentaire | Permalien

Le président du DREE est intervenu à Washington au Sommet international sur la liberté religieuse
Le 14 juillet 2021, avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toutes les Russies, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a présenté une communication devant les participants au Sommet international sur la liberté religieuse, à Washington (États-Unis).

Des personnalités politiques, publiques et religieuses du monde entier, notamment des représentants des Églises orthodoxes locales, de l’Église catholique romaine, des Églises orientales préchalcédoniennes et de différentes dénominations protestantes participaient à cette rencontre.

Le président de l’organisation chrétienne de défense des droits de l’homme « The Open Doors USA », David Curry, a présenté le métropolite Hilarion, soulignant les nombreux efforts du président du DREE pour la défense des chrétiens.

Exprimant sa gratitude aux organisateurs du sommet et aux dirigeants de l’organisation « Open Doors » de leur invitation, le métropolite Hilarion a constaté : « Dans de nombreux pays, aujourd’hui, la liberté de confession religieuse est bafouée sous différentes formes. Dans certaines régions du monde, les chrétiens sont tués, chassés de leurs maisons ; leurs églises et leurs objets sacrés sont profanés. Cette situation nous inquiète profondément. »

Dans son allocution, le président du DREE a abordé, notamment, la situation au Proche-Orient. « La diminuation rapide de la population chrétienne est visible même dans les pays du Proche-Orient où les chrétiens et les musulmans ont vécu ensemble pendant des siècles, comme au Liban, par exemple. En Syrie et dans les régions dont se sont emparées les extrémistes, les chrétiens ont été victimes de violentes persécutions. Des processus identiques se poursuivent en Irak où, pendant les 18 dernières années, le nombre de chrétiens est passé d’un million et demi à moins de cent cinquante mille. La population chrétienne a pratiquement disparu de Lybie » a remarqué l’archipasteur. SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Juillet 2021 à 14:27 | Permalien

Mgr Hilarion de Volokolamsk a visité à Washington la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l’Église russe hors-frontières
Le 14 juillet 2021, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a visité à Washington la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l’Église russe hors-frontières. Cette paroisse fut fondée en septembre 1949 par saint Jean de Shanghaï.

L’archiprêtre Victor Potapov, recteur de la cathédrale depuis quatre décennies, a accueilli Mgr Hilarion à l’entrée de l’église. L’archipasteur s’est dit heureux de revenir à l’église Saint-Jean-Baptiste, où il avait célébré un service divin en 2017.

Pendant leur échange, le recteur a parlé au président du DREE du travail de la paroisse avec la jeunesse, de ses efforts d’évangélisation et de sa pastorale.

Le métropolite Hilarion a évoqué la participation du père Victor à la préparation et à la restauration de l’unité canonique du Patriarcat de Moscou avec l’Église russe hors-frontières, en 2007. Il a rappelé l’importance de son travail missionnaire, dans les années 1970, époque à laquelle ce prêtre animait une émission de radio religieuse à l’antenne de « Radio America ».

En souvenir de cette rencontre, le métropolite Hilarion a offert au père Victor ses ouvrages « La liturgie » et « L’Évangile de Dostoïevski ».

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Mgr Hilarion de Volokolamsk a visité à Washington la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l’Église russe hors-frontières

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Juillet 2021 à 14:13 | Permalien

Traduction Elena Tastevin

Le numéro 82 de « Pravda », journal moscovite du parti communiste russe, en date du 16 avril 1919 a publié le procès-verbal de l’exhumation des reliques de Saint Serge de Radonège. Ce sacrilège a eu lieu le 11 avril 1919. L’article était intitulé « Saints miracles ».

Le procès-verbal de l’exhumation était un document officiel. Il commence par la liste des personnes présentes. Elles sont toutes des bolcheviks, des membres de la « commission technique chargée de l’autopsie », et des médecins (Y.Gvozdikova et I.Popova, docteurs ès sciences médicales) ainsi que des prêtres.

A 20h50 précises, sur l’ordre du finnois Vankhanen, président du comité exécutif de Serguiev Possad, l’hiéromoine Jean et l’higoumène de la Laure furent obligés, le revolver sur la nuque, de desceller la tombe de l’un des saints les plus vénérés de l’Eglise. Pendant deux heures ils démêlaient les linceuls des reliques de Saint Serge qui 500 ans auparavant avait béni le peuple russe pour le combat avec le joug tatar au nom du salut et de l’union de la Russie.orthodoxe.


Une grande foule s’était réunie sous les murs du monastère. Les fidèles se dépêchaient de vénérer les saintes reliques pour la dernière fois. On entendait des exclamations : « On croyait et on croira ! ».

Pendant ce temps-là des caméras avaient été installées dans l’entrée de la cathédrale, le cliquetis des appareils de photo a retenti et malgré la bruyante indignation des fidèles l’acte blasphématoire d’autopsie s’est produit.

Cette cérémonie blasphématoire s’est terminée à 22h30 et le procès-verbal a été signé par 50 personnes. L’autopsie a été filmée.

Ce n’est qu’un exemple du vandalisme et de la profanation des reliques mais de pareils cas sont nombreux. Les reliques des vénérables Tikhon de Zadonsk à Yelets et Mitrophane de Voronej ont été profanées à la même époque en présence de foules nombreuses. Les soldats de l’Armée rouge ont accroché les reliques à leurs baïonnettes et les tournaient en dérision. Les reliques des princes Basile et Constantin ont été exhumées à Yaroslavl ainsi que celles du prince Théodore et de ses enfant David et Constantin au monastère du Sauveur. Ces actes étaient dirigés par des commissaires locaux. Les « Izvestia » ont relaté l’autopsie des reliques dans la cathédrale Saint Sophie de Novgorod. Les prêtres qui ont refusé de signer les déclarations selon lesquelles « les ossements se seraient putréfiés », ont été fusillés sur place.

Une apparition miraculeuse de saint Serge s’est produite à l’époque. Il s’est révélé au starets Alexis Zossima ( Fedor Alexeïvitch Soloviev, 1846 – 1928). Le starets passait de longues journées à jeûner et à prier. Un jour le vénérable Serge s’est révélé à lui pour dire « je veux souffrir avec mon peuple…je me suis laissé profaner pour que ma ville survive à jamais ».

* * *
En 1919 un réfugié de Kiev à Ekaterinodar a raconté que les bolcheviks avaient volé des reliques et ensuite fait des prêtres ouvrir les tombes vides en public pour accuser le clergé de la charlatanerie. La cérémonie blasphématoire avait été filmée. Elle a été ensuite montrée à un public amené de force.

Lire aussi Boris ZAÏTSEV : Saint Serge de Radonège

Parmi les livres qui donnent un aperçu de la spiritualité orthodoxe, le Roseau d’Or a choisi pour ses lecteurs l’ouvrage de M. Boris Zaïtzeff (1881-1971), qui présente une des figures les plus populaires de la piété russe. Il importe en effet que le public occidental soit informé sur ces questions par des documents authentiques, lui procurant une connaissance directe. (N. D. E. 1927)

La profanation des reliques de Saint Serge de Radonège  le 11 avril 1919

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 18 Juillet 2021 à 14:05 | -3 commentaire | Permalien

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