Sources Le Temps, Le Point, RFI

Preuve une fois de plus du rapprochement entre l’Ukraine et la Russie, le chef de l’Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill, est accueilli avec tous les honneurs en Ukraine. Sa visite, l’année dernière, ne s’était pas faite dans un aussi bon contexte, l’ancien président Viktor Iouchtchenko étant, comme une partie de la population ukrainienne, un fervent soutien de l’Eglise ukrainienne indépendante de Moscou. Mais aujourd’hui, la roue a tourné, et Kiril a désormais tout loisir d’appeler à une « Grande Russie », sous les protestations étouffées des nationalistes ukrainiens.

Mgr Kirill, patriarche de l’Eglise orthodoxe de « Moscou et de toutes les Russies », comme on le nomme traditionnellement, est en visite depuis le 20 juillet en Ukraine. Ses neuf jours de présence sur le sol ukrainien ne passent pas inaperçus tant il est question de lui dans les médias : reportages, interviews, retransmissions télévisées …Kiril est le bienvenu et on le lui fait savoir.

.Ami personnel de Vladimir Poutine, lui-même soutien du nouveau président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, le patriarche prêche un discours qui plait à beaucoup : celui de la « Grande Russie »....Suite: Affaires-strategiques.info

Rédigé par l'équipe rédaction le 30 Juillet 2010 à 09:43 | 0 commentaire | Permalien

Une bombe artisanale a explosé mercredi dans une église orthodoxe dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les services de sécurité, un explosion survenue dans un bâtiment relevant du patriarcat de Moscou au dernier jour de la visite dans ce pays du patriarche russe Kirill.
La déflagration dans cette église à Zaporijia (sud-est) s'est produite à 16H39 (13H39 GMT) et a fait neuf blessés, dont un grave. "C'était un engin explosif artisanal", a ajouté la porte-parole des services de sécurité (SBU), Marina Ostapenko, sans autre précision.
"Une femme a été grièvement blessée aux jambes"....Suite AFP

Rédigé par l'équipe rédaction le 28 Juillet 2010 à 18:59 | 1 commentaire | Permalien

La patriarche Cyrille : « L’Eglise Ukrainienne restera autonome »
Mercredi le 28 juillet le patriarche Cyrille a déclaré après la fin de l’office qu’il avait présidé à la Laure des Grottes, Kiev : « A tous ceux qui ont perdu la vision, l’ouïe et la mémoire laissez- moi rappeler que la parole de l’Eglise est d’or, que la parole d’un évêque est d’or. Jamais l’Eglise ne trahit ce qu’elle dit. Ce n’est pas pour qu’il soit révoqué que le Concile Local a proclamé le statut qui est celui de l’Eglise d’Ukraine s’administrant elle-même et disposant d’une large autonomie. Ce n’est pas pour, quoi que l’on en dise, que je viens en Ukraine dans le but de restreindre les droits et les pouvoirs du primat de l’Eglise d’Ukraine. Je me rends dans ce pays afin de, ensemble avec l’Eglise Orthodoxe d’Ukraine, avec tous nos évêques et les fidèles, russes, ukrainiens, moldaves témoigner devant le monde du Christ crucifié et ressuscité.

Je m’adresse à nouveau à ceux qui ont opté pour le schisme, à tous les membres du « patriarcat de Kiev » autoproclamé et les exhorte à faire acte de contrition et à rejoindre l’Eglise canonique. C’est sur tous sans exception que s’épanche l’amour du Christ. Ceux qui sont au service de cet amour ne sauraient entreprendre quoi ce soit en vue de contredire la Parole Divine. C’est exclusivement sur la vérité de l’Eglise et de l’amour que se fondent nos rapports avec nos frères demeurant dans le schisme. Même le leader des schismatiques, même lui qui commet le péché le plus grave ne doit pas perdre l’espoir de gagner le salut car le Sauveur a accepté d’aller sur la croix au nom de tous, a versé Son sang pour les pécheurs bien plus que pour les justes ».

Le patriarche a exprimé au métropolite de Kiev et d’Ukraine Vladimir pour son service de l’Eglise et souligné que pendant toute sa vie Mgr Vladimir a témoigné de son dévouement à l’Eglise de Dieu et d’amour pour le peuple.

Photo: Métropolite de Kiev et d’Ukraine Mgr Vladimir

Rédigé par l'équipe rédaction le 28 Juillet 2010 à 17:33 | 0 commentaire | Permalien

Photographies du pèlerinage

Du 1er au 11 juillet 2010, un groupe de paroissiens et d’amis de l’église de Tous les saints de la Terre russe à Ottignies (Belgique), a effectué un pèlerinage en Terre sainte. Avec la bénédiction de l’archevêque Simon de Bruxelles et de Belgique, le groupe était spirituellement assisté par le père Paul (Pellemans), recteur de l’église d’Ottignies, ainsi que le prêtre Serge Model, secrétaire diocésain.
Durant le pèlerinage, les 23 pélerins (de 5 à 78 ans), d’origine russe, belge, française, libanaise et égyptienne, ont vénéré les saints lieux chrétiens à Jérusalem, Nazareth, Bethléem, Capharnaum,

Jéricho, Béthanie, Cana de Galilée, se sont plongés dans les eaux sacrées du Jourdain, sont montés sur le Mont Thabor. Ils ont également traversé la mer de Galilée, ont visité la laure de St Sabbas et Qumran. Chaque visite de lieu saint était accompagnée de la lecture de l’évangile correspondant, ainsi que de chant (en slavon, français ou grec), et de commentaires spirituels. De même, chaque soir, les pèlerins se rassemblaient pour un office du soir commun.

Le dimanche 4 juillet, les pèlerins ont assisté à la Divine Liturgie en l’église grecque-orthodoxe du St Archange Gabriel à Nazareth. Et le dimanche 11 juillet, les prêtres du groupe ont concélébré la Divine Liturgie en l’église de Ste Marie Madeleine du couvent orthodoxe russe de Gethsémani à Jérusalem.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Juillet 2010 à 16:44 | 1 commentaire | Permalien

Le Patriarche Cyrille célèbre à Kiev la Journée du baptême de la Russie
Le Patriarche Cyrille de Moscou et de toutes les Russies entouré de plusieurs hiérarques, célèbrera mercredi une liturgie à la laure des Grottes de Kiev à l'occasion de la Journée du baptême de la Russie avant de revenir à Moscou, rapporte le correspondant de RIA Novosti.

Lors de sa visite en Ukraine entamée le 20 juillet, le primat de l'Eglise orthodoxe russe s'est rendu à Odessa, Dniepropetrovsk et Kiev.
Le 21 mai 2010, la Douma (chambre basse du parlement russe), a choisi la date du 28 juillet pour célébrer la journée du baptême de la Russie. Ce jour-là l'Église russe commémore l'adoption du christianisme par le grand prince de Kiev Vladimir en 988.
KIEV, 28 juillet - RIA Novosti

Rédigé par l'équipe rédaction le 28 Juillet 2010 à 11:26 | 0 commentaire | Permalien

Composition du nouveau Conseil de la culture auprès du patriarche Cyrille
Ce LIEN débouche sur la composition du nouveau Conseil de la culture auprès du patriarche qui vient d'être mis en place sur décision du Saint-Synode réuni à la Laure des grottes de Kiev . Parmi ses membres M. Victor Loupan, rédacteur de l'hebdomadaire "La PENSÉE RUSSE" .

Nous le félicitons chaleureusement et lui souhaitons de représenter efficacement la diaspora orthodoxe en Europe.

Rédigé par l'équipe rédaction le 27 Juillet 2010 à 10:30 | 1 commentaire | Permalien

Pour la première fois en 19 ans le patriarche de Moscou a dit un office d’action de grâce à la basilique Sainte Sophie de Kiev
Le lundi 26 juillet le patriarche de Moscou et de Russie Cyrille a présidé une réunion du Saint Synode qui a commencé à Kiev, dans la basilique Sainte Sophie, la première cathédrale de la Rus. Les chorales entonnant des tropaires le patriarche a franchi le portail de la basilique pour se rendre dans l’église principale. Il y a été accueilli par les membres du Saint Synode avec à leur tête le métropolite Vladimir de Kiev. A la fin de l’office le cœur a chanté Mnogaïa leta (« Longue vie ») au patriarche Cyrille, au métropolite Vladimir ainsi qu’à l’ensemble du clergé.
Le patriarche s’adressant aux présents a dit : « Nous allons tenir aujourd’hui une réunion du Synode dans cette cathédrale, la première de la Rus. Nous rendons grâce à Dieu pour ceci. Nous prions pour que les décisions qu’adoptera le Synode servent l’Eglise et son peuple. Il nous faut tous prier pour que dans Sa bonté Dieu accorde à l’Ukraine ce qui lui manque actuellement, l’unité de l’Eglise. Nous avons dans tout l’espace de la Sainte Rus les mêmes lieux sacrés, les mêmes saints, une Eglise ».

Pour la première fois en 19 ans le patriarche de Moscou a dit un office d’action de grâce à la basilique Sainte Sophie de Kiev
C’est en 1991 qu’un patriarche de Moscou, Alexis II, a dit un office dans la cathédrale Sainte Sophie. C’est alors que le patriarche Alexis II a remis à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine un tomos lui conférant un statut d’autonomie.

La réunion du Synode s’est prolongée dans la Laure des Grottes.
Lors du passage du cortège dans lequel se trouvait la voiture du patriarche cinq nationalistes ukrainiens ont crié « A bas le pope venu de Moscou ! ». Près de vingt miliciens photographiés par autant de journalistes ont dégagé la voie.
La cathédrale Sainte Sophie est actuellement un musée, à partir de 1990 elle fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les seuls offices qui y sont dits sont des actions de grâce, tous les 24 août, consacrées à l’indépendance de l’Ukraine, ceci à l’initiative de l’ancien Président Victor Youchtchenko. L’Eglise Orthodoxe canonique n’a jamais pris part à ces offices auxquels étaient présents tous les groupements ecclésiaux schismatiques ainsi que des représentants de l’islam et du judaïsme.
C’est à partir de la cathédrale Sainte Sophie qu’ont rayonné les missionnaires qui ont christianisé l’immense espace que considérons aujourd’hui comme l’espace spirituel de la sainte Rus, a rappelé le patriarche Cyrille. Il a ajouté : « C’est un bonheur tout particulier pour moi que rencontrer les membres du Saint Synode dans la Laure des Grottes. Nous pouvons vénérer ici les reliques de nombreux saints, les pères fondateurs, de notre religion orthodoxe ».

Il y a un an le Saint Synode s’est réuni pour la première fois dans la Lure des Grottes, lors de la première visite pastorale du patriarche en Ukraine. Le patriarche avait alors annoncé que le Synode allait se réunir tous les ans dans la Laure de Kiev.

Au cours d’un duplex Moscou-Kiev l’archiprêtre Nicolas Balachov, adjoint du Président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou a déclaré : «Le schisme ecclésial en Ukraine sera l’un des sujets débattus ce lundi par le Saint Synode réuni dans la Laure des Grottes à Kiev. L’une des principales questions à l’ordre du jour de cette session du synode sera l’élaboration d’un message fraternel adressé à ceux qui, pour des motifs d’ordre politique ou personnel, se sont retrouvés en dehors de l’Eglise canonique ».

Traduction " P.O."

Rédigé par l'équipe rédaction le 26 Juillet 2010 à 13:05 | 3 commentaires | Permalien

Un nouveau monastère russe vient de s’ouvrir en Thaïlande.
Les hommes de plus de 21 ans peuvent, indépendamment de leur nationalité, peuvent demander à y séjourner. Ils y seront admis en tant que novices. L’archimandrite Oleg Tcherepanine, représentant de l’Eglise orthodoxe Russe dans le pays, est chargé d’organiser la vie de la communauté monastique. L’Eglise Russe a récemment obtenu un statut officiel en Thaïlande. C’est dans le cadre d’un Fonds crée à cet effet que ce statut a été accordé car il est indispensable qu’au moins cinq mille personnes se déclarent adeptes d’une religion pour que celle-ci soit reconnue. C’est à partir de décembre 2001 qu’une représentation de l’Eglise orthodoxe Russe existe dans le Royaume.

Le premier Thaï a avoir été baptisé, Danaiia Vanna, aujourd’hui le diacre Daniel, a été promu en 2008 du séminaire de Saint Pétersbourg. L’archimandrite Oleg Tcherepanine est depuis 2001 le recteur de l’église Saint Nicolas à Bangkok.
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La célèbre cathédrale Saint Dimitri dans la ville de Vladimir, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, vient de rouvrir après des travaux de restauration qui ont duré près de trente ans. Les visiteurs du musée qui y est installé pourront admirer des fragments de peintures murales de l’école byzantine. La pierre tombale de Roman Vorontzow, le premier Gouverneur de Vladimir a été restaurée. On peut également y voir une réplique de l’icône de Saint Dimitri de Salonique auquel est consacrée la cathédrale. La cathédrale a été bâtie en 1197 en l’honneur du grand-duc Vsevolod. C’est un chef d’œuvre de l’ancienne architecture russe, célèbre pour ses bas-reliefs sur « pierre blanche ».

Traduction "P.O."

Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Juillet 2010 à 10:26 | 1 commentaire | Permalien

Le dimanche 18 juillet 2010, les séminaristes du Séminaire orthodoxe russe d'Epinay-sous-Sénart se sont rendus à la cathédrale grecque Saint-Étienne à Paris. Ils étaient accompagnés par le recteur, le hiéromoine Alexandre Siniakov, et le père Serge Borski, prêtre-formateur résidant au Séminaire.
Le groupe a été accueilli à l'église grecque par le métropolite Emmanuel, ordinaire de la métropole du patriarcat de Constantinople en France et président de la Conférence des Églises européennes.
Suite ICI

Un album de photographie de cette visite est publié sur cette page


Rédigé par l'équipe de rédaction le 23 Juillet 2010 à 21:20 | 4 commentaires | Permalien

Odessa : le patriarche Cyrille se montre critique à l’égard de l’intelligentsia
Le patriarche de Russie Cyrille qui se trouve actuellement en visite officielle en Ukraine a conduit ce mercredi une procession autour de la nouvelle cathédrale d’Odessa. Il y a officié une liturgie.
Dans une homélie entendue par plus de 7.000 fidèles (et dont voici des extraits) le patriarche a rappelé les raisons qui ont conduit, sous le régime soviétique, à la destruction d’une immense quantité d’églises. Il estime qu’une très grande part de responsabilité dans cette tragédie revient aux intellectuels.
La nouvelle cathédrale de la Transfiguration du Sauveur a été érigée à la place de l’ancienne cathédrale détruite par les communistes dans les années trente du dernier siècle. Cette cathédrale était par ses dimensions la cinquième de l’Empire, elle pouvait recevoir jusqu’à 12.OOO fidèles. Le nouvel édifice est plus modeste, ses dimensions sont deux fois moindres…
Dans son homélie le patriarche a rappelé les terribles conséquences du péché d’apostasie. La sanctification d’une nouvelle église est certes une fête. Cependant ce n’est pas seulement par

l’édification de nouvelles églises que doit s’exprimer notre foi en Dieu. Ni les cathédrales géantes, ni l’opulence des dorures ne conduisent au salut si l’homme ne réussit pas à devenir lui-même temple habité par le Saint-Esprit. Nous construisons des églises à la gloire de Dieu tout en nous comportant en païens. Tôt ou tard cela conduit Dieu à manifester Sa colère. La destruction des églises à la suite de la révolution de 1917 doit être perçue comme un châtiment mérité par notre apostasie. Que de renoncements à la foi, que de mal et de contradictions se sont accumulées en notre peuple et en définitive le peuple a tenté de trouver une solution à tout ceci sans l’aide Dieu.

Une responsabilité particulière revient dans cette tragédie à l’intelligentsia russe, couche sociale athée dans sa majorité qui s’était arrogée le droit d’assumer le destin de la nation. Ces faux prophètes qui ont mené le peuple vers l’abîme ont du faire face au jugement de Dieu.
Personne de nos jours n’impose d’idéologies obligatoires, ne force les autres à répudier la foi. Cependant la vénération que nous observons aujourd’hui du pouvoir et de l’argent n’est pas moins dangereuse et risque de conduire à des effets tout aussi désastreux…

Traduction "P.O."



Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Juillet 2010 à 17:43 | 0 commentaire | Permalien

Emprunts russes : vers une relance de l’affaire ?
LE FIGARO

Dimitri de Kochko, spécialement pour La Russie d’Aujourd’hui

La décision de justice reconnaissant la propriété de la Russie sur l’Eglise russe St-Nicolas de Nice en janvier dernier et l’achat au printemps du terrain de Météo France à Paris, pourraient relancer le sinistre feuilleton des « emprunts russes » qui avaient ruiné des centaines de milliers de Français et altéré l’image de la Russie en France depuis plus de 90 ans.

L’AFIPER (Association Fédérative Internationale des Porteurs d'Emprunts Russes), qui représente quelque 400 000 porteurs de titres obligataires russes d’avant 1917, a reçu en mai une réponse négative de la présidence russe à sa lettre ouverte. Compte tenu des nouveaux développements, elle ne renonce pas aux possibilités d’une action en justice pour tenter de récupérer une partie des biens de ses mandants. Mais contre qui et auprès de qui ? ...Suite ICI

A lire aussi : Les porteurs d'emprunts russes: Décret no 98-366 du 6 mai 1998
Nice: verdict

Quelques réflexions après la lecture de la décision TGI Nice..

Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Juillet 2010 à 15:19 | 0 commentaire | Permalien

Le patriarche Cyrille dans une interview accordée la veille de son voyage en Ukraine à la télévision de ce pays invite le clergé à faire preuve de responsabilité dans ce qui est publié sur la toile :
« Internet n’est pas pour les prêtres un lieu de bavardages et de causeries.
Les internautes ne doivent pas pouvoir percevoir ce que les prêtres écrivent comme étant l’expression des positions officielles de l’Eglise. Il faut que les prêtres dans leurs activités missionnaires soient présents et actifs sur le net. Mais il est indispensable de se préparer à la fois intellectuellement et spirituellement à cette projection de soi. Le patriarche estime que l’essor des réseaux sociaux favorise la renaissance du genre épistolaire ce qui est une excellent chose en soi En effet, les gens ont perdu l’habitude d’écrire des lettres au cours de la deuxième moitié du XX siècle, surtout dans notre pays.

Le fait de formuler ce que l’on pense et de le rendre ainsi accessible à un grand nombre de lecteurs est disciplinant en soi. La faculté de pouvoir s’exprimer par l’écriture est l’un des signes les plus marquants du niveau de développement de la personne.

Interfax religion

Rédigé par l'équipe rédaction le 20 Juillet 2010 à 12:55 | 2 commentaires | Permalien

« Art interdit » : Pourquoi l’Etat se doit de protéger les symboles religieux ?
Nous prions de nous excuser de donner dans ce texte quelques échantillons "d'art interdit", choisis parmi les plus inoffensifs.(P.O.)

L’archiprêtre Vsevolod Tchapline, responsable des relations avec la société du Saint Synode de l’Eglise Orthodoxe Russe a fait paraître un article dans « Nezavissimaïa gazeta ». En voici des extraits :« Le verdict dans l’affaire Samodourov-Eroféev sera prononcé le 12 juillet. Les deux accusés comparaissaient pour avoir organisé en 2006 une exposition intitulée « Art interdit ». J’estime qu’ils ne doivent pas se retrouver derrière les barreaux et encore moins sortir de ce procès innocentés. Il ne s’agit pas de savoir si Marat Guelman (galeriste qui a promis d’exposer « Art interdit 2010 ») profitera d’un verdict « coupables ». Le choix est clair : en avant vers l’avenir communiste radieux, ou marche arrière vers les ténèbres ?
La Russie est aujourd’hui à même de se poser ce genre de questions. Valeurs contre valeurs : d’une part l’homme, roi de la création, de l’autre la nature sacrée des symboles. L’humanisme laïc détient à l’évidence de tels symboles. Une tombe n’est-elle pas un symbole à l’état pur, elle n’est certes pas la personne décédée. Les armes, le drapeau, l’hymne d’un pays, les monuments aux victimes de la répression sont bien des symboles, ils sont tous protégés par la loi qui en cela s’écarte de « la norme séculière sacralisée » qui veut qu’à part la personne humaine rien ne veut rien dire. Essayons de trouver un échappatoire logique afin d’aider nos amis non croyants. S’il y a des gens qui vénèrent des entités non matérielles, leur choix ne mérite-t-il pas le respect ?

« Art interdit » : Pourquoi l’Etat se doit de protéger les symboles religieux ?
La photographie d’une mère décédée est chère à son fils. Entendons-nous pour ne pas incorporer cette image à un spectacle porno. Nous avons déjà mentionné les valeurs séculières que sont le drapeau, l’hymne, les armes d’un pays. Il s’agit d’ailleurs de valeurs qui ne sont pas universelles, précieuses aux yeux de certains indifférentes au regard d’autres. Pourquoi donc ne pas prendre la défense de ce qui est précieux pour les croyants alors même que les athées y sont indifférents ?

Est-ce que les moyens de cette défense doivent être une partie constituante du droit pénal ? Ils sont cependant stipulés d’une manière très claire dans le droit administratif : sont sanctionnés par une amende « l’atteinte aux sentiments religieux des citoyens ou les actes blasphématoires à l’égard des objets vénérés par les croyants, des signes et emblèmes liés à leurs croyances (article 5.26 du Code administratif de la Fédération de Russie) ». La loi interdit les actes blasphématoires à l’égard de ces objets et de ces signes et cet interdit concerne aussi bien l’artiste que le journaliste, les membres d’une secte ou les membres de la secte adverse. Ces signes et objets bénéficient de la protection de la loi et ceci dans l’enceinte du centre Sakharov, sur un mur ou une haie ou dans le foyer d’une paroisse. Cet interdit ne comporte pas d’exceptions. Rien d’étonnant à la nature passionnelle des débats qu’a suscité l’exposition en question. C’est un débat politique, un débat qui porte sur la nature du pouvoir. S’il y a des valeurs protégées, (drapeaux, monuments aux victimes) alors que d’autres (les icônes, par exemple) ne le sont pas cela signifie que les valeurs non protégées n’ont simplement aucune valeur. La société tient pour nulle et non avenue la conception du monde que portent ces valeurs. Il va de soi que les croyants n’accepteront jamais une telle approche. D’ailleurs les croyants ont exactement la même part dans l’élaboration des lois que les athées ou les agnostiques. Allons-nous vers une confrontation ? Cela n’est pas inévitable. Il est tout à fait possible de se parler, et non seulement dans les enceintes des tribunaux ou sur des sites internet séparés l’un de l’autre par des années lumière. La conversation s’est engagée à l’exposition « Diaphonie-Dialogue » organisée à l’initiative de l’Eglise à la paroisse universitaire Sainte Tatiana (Moscou). Et là aussi, les monologues ont été bien plus nombreux que les conversations… Il ne s’agissait pas seulement de débattre de l’exposition elle-même ; le débat portant sur les valeurs et leur statut juridique présentait un intérêt bien plus important. Personne n’est à même de nos jours d’imposer par la force une seule échelle de valeurs. On peut multiplier à l’infini les provocations et faire appel soit à la milice, soit « au peuple » en la personne d’organisations de soutien. Mais il faudra de toute façon chercher un terrain d’entente. Il faudra trouver ensemble des amendements à introduire dans le droit, dans sa philosophie et ses principes. Mais de grâce que les organisateurs de ce genre d’expositions cessent de provoquer les plus faibles. S’ils sont tellement hardis qu’ils accrochent aux cimaises d’ « Art interdit 2010 » des objets raillant les symboles d’autres religions. Ou qui tournent en dérision les victimes des totalitarismes. Ou qui vilipendent un caïd. Les organisateurs ne refuseront sans doute pas ces « objets d’art » car s’ils le font il leur faudra oublier les promesses de renouveler « l’exploit » de Y.Smodourov ou bien reconnaître qu’ils sont lâches et porteurs de préjugés.

L’archimandrite Tikhon Chevkounov, secrétaire du Conseil de la culture auprès du patriarcat de Moscou, estime que: « les œuvres exposées n’ont rien à voir avec l’art ou la culture. Il s’agit là non d’art moderne ou interdit mais de procédés éculés en vue d’épater les badauds et d’humilier les spectateurs. Cela est évident. En effet, que dire d’une représentation du Christ avec une tête de Mickey ? Ou d’une publicité Mac Donald qui fait voisiner la face du Christ avec un Big Mac et la légende « Ceci est mon corps ».
Les organisateurs de l’exposition s’emploient maintenant qu’ils font l’objet de toutes les attentions à expliquer le sens profond de ces œuvres. Ils ne profèrent que des banalités. Ils s’étaient fixé pour but d’humilier les chrétiens. Ils y ont parfaitement réussi. Le Parquet (prokouratoura) a requis à l’égard de Samodourov et Eroféev, organisateurs de l’exposition « Art interdit 2006 » trois ans de réclusion ».
Traduction " P.O."
................................
Et AFP : Procès de l'exposition "Art interdit"

FRANCE 24 :Mickey Mouse journey through art history", Alexander Savich.
Xenia Krivocheine "La malséance dans l’enceinte de l’église" Bogoslov. ru
"Est-ce que l’Eglise et l’art moderne, l’orthodoxie et la culture de masse sont irréconciliables ? Comment trouver un langage commun et établir des passages ? Xenia Krivochéine, peintre et auteur de plusieurs essais résidant à Paris dit sur Bogoslov.ru comment elle perçoit la création contemporaine ?..."

Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Juillet 2010 à 12:00 | 19 commentaires | Permalien

par Sandro Magister

Parmi les dossiers transmis par le cardinal Walter Kasper à l'archevêque suisse Kurt Koch, qui vient de lui succéder comme président du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens (photo), l’un des plus brûlants concerne l'Ukraine.

Une preuve : lors de sa visite à Rome en mai dernier, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou et de toutes les Russies, a indiqué que la question ukrainienne constituait effectivement le seul véritable obstacle à une rencontre entre Benoît XVI et le patriarche orthodoxe russe Kirill.
Il y a moins d’un mois, www.chiesa a consacré tout un article à la question ukrainienne : L'Ukraine sert d'arbitre entre le pape et le patriarche de Moscou

Cet article évoquait notamment l’un des moments les plus critiques du conflit entre Rome et Moscou, ayant l'Ukraine comme épicentre, en 2003 et 2004. La raison de cette tension était l’élévation de l’Église gréco-catholique ukrainienne au rang de patriarcat, fortement souhaitée par cette Église mais intolérable pour l'ecclésiologie russe, selon laquelle il ne peut y avoir de patriarcat "romain" dans un territoire où existe déjà un patriarcat orthodoxe.

Voici, en effet, comment commençait une lettre très dure écrite le 29 novembre 2003 à Jean-Paul II par le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier :
"Je voudrais soumettre à votre attention une question très sérieuse […]. Il s’agit en particulier de votre intention d’instituer le patriarcat [gréco-catholique] en Ukraine, intention qui a été communiquée à notre frère Alexis, patriarche de Moscou et de toutes les Russies, par votre cardinal Walter Kasper, comme me l’a fait savoir le patriarche de Moscou lui-même".
Après une longue argumentation, Bartholomée Ier concluait en déclarant que si jamais le nouveau patriarcat gréco-catholique d’Ukraine prenait corps, ce serait une catastrophe pour le mouvement œcuménique.
Mais est-ce que les choses se sont effectivement passées ainsi ? SUITE ICI

Le 19 juillet 2010 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde

Rédigé par l'équipe rédaction le 20 Juillet 2010 à 09:44 | 8 commentaires | Permalien

Le Patriarche orthodoxe de Moscou est solidaire du Pape dont les positions sont souvent critiquées par des théologiens et des médias occidentaux de tendance libérale. Cyrille Ier l’a déclaré devant les journalistes ukrainiens, à la veille d’un voyage en Ukraine. Sur de nombreuses questions publiques et morales – a-t-il indiqué - l’approche de Benoît XVI coïncide totalement avec celle de l’Eglise orthodoxe russe. Une convergence de vues que salue le Patriarche de Moscou. Selon lui, elle peut favoriser la défense commune des valeurs chrétiennes, notamment au sein des organisations et des forums internationaux. En revanche Cyrille I a qualifié de « phénomène très dangereux » le fait que, dans le protestantisme contemporain, des chrétiens aient adopté et justifié des éléments immoraux présents dans la société séculière. Le résultat, c’est que des expressions toutes faites – empruntées à la société - s’enracinent dans la pensée religieuse protestante, comme le sacerdoce des femmes et l’homosexualité. La parole de Dieu est déformée pour plaire à la culture séculière et libérale.

Les propos du Patriarche de Moscou et de toutes les Russies ont été publiées sur le site internet de l’agence Interfax. Des propos tenus à la veille d’un voyage en Ukraine, habituellement considérée comme la pomme de discorde entre l’Eglise de Rome et le patriarcat de Moscou. Lors de sa visite en mai dernier dans la ville éternelle....suite Radio Vatican

Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Juillet 2010 à 22:33 | 26 commentaires | Permalien

L' Eglise orthodoxe russe célèbre le 17 juillet la Journée de la mémoire du grand peintre d'icônes Andreï Roublev canonisé en Russie sous le nom de Saint-André l'Iconographe. Après avoir pris l'habit, il a longtemps travaillé à la Laure de la Trinité-Saint-Serge à Serguiev Possad. Il a également participé à la décoration de la Cathédrale de l'Annonciation du Kremlin de Moscou (1405) aux côtés de Théophane le Grec et de Prokhor Gorodets. Diaporamas ICI
RIA Novosti. Yuri Somov

Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Juillet 2010 à 11:28 | 0 commentaire | Permalien

Ce texte nous a été adressé par Sonia en tant que commentaire. Nous avons préféré en faire un post pour préserver le débat sur le Filioque. Ce blog doit être le reflet des différentes opinions sur l'Orthodoxie mais, bien évidement, les opinions exprimées n'engagent que leurs auteurs et n'expriment aucunement les positions de la rédaction.
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SONIA
Bonjour à tous. Je prends la discussion un peu en retard.

Finalement, on trouve, au-delà des arguments de chacun, deux positions : l'une qui souhaite n'importe comment l'unité avec le Vatican quitte à reculer sur la foi et les dogmes, sous prétexte d'esprit de conciliation, d'écoute et autres attitudes soi-disant positives (Olivier Clément est-il encore orthodoxe, ou l'a-t-il jamais vraiment été ? Le Père Boris, lui, a avancé le plus qu'il pouvait vers les catholiques) et l'autre, qui veut garder la foi orthodoxe dans sa pureté. Ceux-là sont accusés d'être "sectaires", "dogmatiques" "vieux-jeu" que sais-je encore !
Donc, depuis plus de vingt ans, c'est le même débat qui se poursuit. Je remarque seulement que c'est à présent la Russie qui est l'objet des soins du Vatican !

Je fais partie de ceux qui se méfient à mort du Vatican.
Justement, je suis en train de lire, grâce à Google Books et au site Gallica, des vieux livres sur les controverses entre ce qu'on appelait à l'époque "l'Eglise gallicane" (c'est-à-dire l'Église de France, qui ayant été fondée en même temps que Rome par des missionnaires indépendants de ce siège, conservait des traditions ecclésiales saines et vraiment orthodoxes) et les Papistes qui ont élaboré, après Charlemagne, une idéologie littéralement totalitaire, des gens comme Bossuet, des livres sur l'histoire de l'église à l'époque carolingienne où on voit comment l'Eglise de France s'est battue bec set ongles contre les visées du Vatican pour ne serait-ce que limiter le pouvoir, auquel les Papes prétendaient, au domaine spirituel et tout cela en s'appuyant sur les premiers conciles œcuméniques. Combien de conciles les Français n'ont-ils pas refusé de recevoir sans réserves ? Ils ajoutaient toujours : sous réserves des libertés de l'Église gallicane. Dès Saint Louis, les rois ont fait des "pragmatiques" pour récuser au pape le droit de lever des fonds en France, le droit de se mêler de politique, etc. Combien de rois de France n'ont-ils pas été excommuniés par le Vatican ! Jusqu'à Luis XIV lui-même.

Finalement, le Vatican a gagné, surtout après la révolution, grâce aux Concordats signés avec le souverain, notamment Napoléon qui ont remplacé les "Pragmatiques " des rois précédents , et aussi grâce aux sociétés comme les Jésuites et les ordres mendiants rattachés directement au Pape, ce qui lui permettait de saper l'influence bénéfique des évêques locaux et des monastères "gallicans" car, en effet, tous les catholiques romains, aujourd'hui, adhèrent au dogme papiste, à son infaillibilité et à sa prétention d'être presque plus que le Christ. Ils seraient étonnés d'apprendre que leurs pères se sont battus contre ce dogme ! Lire, par exemple, la justification de ces prétentions par les Jésuites fait littéralement froid dans le dos. Or, le Vatican a gagné avec pour résultat d'un côté l'adoption du protestantisme par l'Angleterre et l'Allemagne, et de l'autre la Révolution et ses conséquences en France avec le système laïque qui finalement ne fait qu'affirmer ce que les orthodoxes savent depuis toujours : la séparation des sphères politiques et spirituels et la légitimité des deux et ce qui était demandé, en fin ce compte, par l'Église gallicane elle-même.

Or, pour moi, le vrai problème c'est le dogme papiste et l'ecclésiologie cléricale de l'Église latine avant tout autre chose. Tant que le Vatican ne se pose pas à égalité avec les autres patriarcats et ne renonce pas à la primauté de Rome, (au moins ne réduit pas cette primauté à une primauté d'honneur) je n'aurai pas confiance et j'aurai toujours la conviction que le Vatican vise toujours le pouvoir universel et ne fait que se servir d'autres méthodes pour nous séduire tout en tissant sa toile d'araignée autour de nous. N'oublions pas le rôle que le Vatican a joué pour faire passer "l'idée européenne", comment il a imposé Robert Shumann, comment depuis la fin la guerre, il a œuvré par des pressions et des manœuvres de toutes sortes pour séduire le patriarcat de Constantinople et le patriarcat Grec sous prétexte d'adhésion à une UE qui restaurerait le fait religieux dans les sociétés européennes, etc. etc., comment c'est la première force européenne qui impose l'Islam dans nos pays pour casser le système laïque et réintroduire un système communautaire comme dans l'ex Empire Ottoman, ce qui commence à déjà être appliqué en Angleterre.

J'aimerai bien que cette église latine cesse de s'immiscer dans les affaires politiques pour passer par dessus les peuples et annuler la démocratie et se cantonne à la sphère spirituelle. Or, on n'en voit pas la couleur jusqu'ici et on voit au contraire encore et toujours des curés défendre des sans-papiers, et se mêler de tout !

Alors pour moi, toutes ces manifestations d'amitié envers les églises orthodoxes et non-chalcédoniennes et surtout russe, visent à nous embringuer par des artifices très subtils dans le projet mondialiste et RIEN d'AUTRE dans lequel le VAtican espère jouer un rôle important.

Je pense que le Vatican ne croit plus sinon comment il pourrait à ce point s'éloigner des commandements de Dieu et de l'Évangile ? Comment il pourrait dire que l'Islam est de Dieu alors que naguère les théologiens latins estimaient que l'Islam cumulait toutes les hérésies ! Alors que tous les jours des chrétiens sont torturés et égorgés par des Musulmans et cela depuis longtemps maintenant ! Que cela commence même chez nous en France sous l'inspiration d'imams formés à l'Institut catholique ! Par exemple cet imam qui est aumônier à l'armée dont les discours font froid dans le dos !

Bref, tant que le Vatican n'aura pas revu son ecclésiologie et ne sera pas revenu à la tradition apostolique et à celle des conciles, je n'aurai pas confiance dans l'Église latine.
Tout le reste, c'est de la poudre aux yeux. On peut même se demander si, quelque part, nos propres hiérarchies ne sont pas tentées par le pouvoir politique pour être si sensibles à ces discours ?
C'est sûr que ma position ne laisse aucune place à un quelconque "dialogue". Pourquoi faudrait-il dialoguer ? Je pense personnellement que l'unité nous sera donnée par le Seigneur le jour où nous en serons dignes. Avant, c'est même dangereux par ce que nous risquerions de tomber dans une tentation de pouvoir universel selon le diable et non selon le Christ.
..............................................
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Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Juillet 2010 à 10:43 | 4 commentaires | Permalien

Ce site (AACOR-SNN) s'est récemment enrichi d'un blog en russe.
Les posts de ce blog peuvent être commentés.

Rédigé par l'équipe rédaction le 17 Juillet 2010 à 17:48 | 0 commentaire | Permalien

Cathortho

J'ai pensé qu'après cette dénonciation de la "modernisation" par Mgr Hilarion (dénonciation absolument nécessaire dès lors que l'on a acquis la certitude que le monde moderne apparu avec les "Lumières" est fondamentalement anti-chrétien), les commentaires que je souhaite nombreux, pourraient utilement être nourris par les considérations d'un auteur français, René Guénon (1886-1951), dont une partie secondaire mais non négligeable de son œuvre, qui était principalement consacrée à ce qu'il appelait la "métaphysique pure", a consisté en une critique implacable, sans concessions, de la modernité. L'essentiel de ces critiques acerbes mais légitimes se trouvent dans deux livres régulièrement réédités et toujours d'une étonnante actualité : "La crise du monde moderne" paru pour la première fois en 1927 et "Le règne de la quantité et les signes des temps" paru pour la première fois en 1945.

Il me faut préciser que certains aspects de la pensée de René Guénon sont irrecevables pour nous chrétiens, notamment le fait qu'il se référait à une Tradition primordiale et universelle dont le Chrstianisme ne serait qu'un aspect à côté des autres grandes religions, minimisant ainsi le caractère absolument nouveau, universellement salvateur de l'Incarnation du Verbe qui, assumant la nature humaine, accepte volontairement sa mort pour, en ressuscitant, poser ainsi le germe de la résurrection en tout homme.
Néanmoins l'œuvre de René Guénon est d'une importance capitale dans le domaine de la métaphysique (qui pour lui relevait non pas de la philosophie mais de la spiritualité), de l'herméneutique des symboles et , nous y revenons, de la nécessaire critique du monde moderne et de la défense de la pensée traditionnelle.
Je vous propose ici en extrait d'un article de René Guénon paru en juin 1926, dans une revue catholique à laquelle il avait collaboré durant quelques numéros avant d'en extre exclu sur la pression des milieux néo-thomistes de l'époque. Cette revue, du nom de "Regnabit", avait été fondée en 1921 par le père Félix Anizan, des "Oblats de Marie Immaculée". Voici un extrait de cet article intitulé : "La réforme de la mentalité moderne" :

La civilisation moderne apparaît dans l'histoire comme une véritable anomalie : de toutes celles que nous connaissons, elle est la seule qui se soit développée dans un sens purement matériel, la seule aussi qui ne s'appuie sur aucun principe d'ordre supérieur. Ce développement matériel qui se poursuit depuis plusieurs siècles déjà, et qui va en s'accélérant de plus en plus, a été accompagné d'une régression intellectuelle qu'il est fort incapable de compenser. Il s'agit en cela, bien entendu, de la véritable et pure intellectualité, que l'on pourrait aussi appeler spiritualité, et nous nous refusons à donner ce nom à ce à quoi les modernes se sont appliqués : la culture des sciences expérimentales , en vue des applications pratiques auxquelles elles sont susceptibles de donner lieu. Un seul exemple pourrait permettre de mesurer l'étendue de cette régression : la "Somme théologique" de saint Thomas d'Aquin était, en son temps, un manuel à l'usage des étudiants ; où sont aujourd'hui les étudiants qui seraient capables de l'approfondir et de se l'assimiler ?
[...]
l ne fut pas se le dissimiler, ceux même qui se croient être sincèrement religieux n'ont, pour la plupart, de la religion qu'une idée fort amoindrie ; elle n'a guère d'influence effective sur leur pensée ni sur leur façon d'agir ; elle est comme séparée de tout le reste de leur existence. Praitquement, croyants et incroyants se comportent à peu près de la même façon ; pour beaucoup de catholiques, l'affirmation du surnaturel n'a qu'une valeur toute théorique, et ils seraient fort génés d'avoir à constater un fait miraculeux. C'est là ce qu'on pourrait appeler un matérialisme pratique, un matérialisme du fait : n'est-il pas plus dangereux encore que le matérailisme avéré, précisément parce que ceux qu'il atteint n'en ont même pas conscience ?
D'autre par, pour le plus grand nombre, la religion n'est qu'affaire de sentiment, sans aucune portée intellectuelle ; on confond la religion avec une vague religiosité, on la réduit à une morale : on diminue le plus possible la place de la doctrine, qui est pourtant l'essentiel, ce dont tout le reste ne doit être logiquement qu'un conséquence. "

(Article repris dans : René Guénon, "Symboles fondamentaux de la Science sacrée", Gallimard, 1980, pp. 27 et 29.)

Ce qui précède ne justifie-t-il pas la nouvelle évangélisation de l'Europe lancée par le Pape Benoît XVI et soutenue par le Patriarche Cyrille et Mgr Hilarion ?

Rédigé par CATHORTHO le 17 Juillet 2010 à 16:33 | 26 commentaires | Permalien

La ville de Tobolsk vénère la mémoire de Nicolas II et des membres de la famille Impériale
L’assassinat de la famille impériale a eu lieu dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg.
Avant d’être transférés dans cette ville Nicolas II et les siens ont vécu près de neuf mois exilés à Tobolsk. Ils attendaient leur sort dans l’immeuble où se trouvent de nos jours les services administratifs du district.
Nous commémorons aujourd’hui la mémoire des Nouveaux Saints Martyrs canonisés en 2000 par le Synode des évêques de l’Eglise Orthodoxe Russe.
Comme annoncé par Mgr Vadim, évêque de Tobolsk des vêpres solennelles seront dites dans toutes les églises de la ville.Une liturgie commémorative aura lieu à Ekaterinbourg.

Fin août une procession commémorative conduira l’icône des Nouveaux Martyrs jusqu’au jardin Alexandre où les habitants de la ville ont érigé à la fin du XIX siècle une chapelle à la mémoire d’Alexandre III, le grand-père de Nicolas II, assassiné par des terroristes.

Le bureau-musée dans lequel travaillait à Tobolsk le tsar martyr sera en cette journée commémoratives accessible aux visiteurs.
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A lire également sur "Parlons d'orthodoxie" :
Récit d'un pèlerinage sur les lieux de l'assassinat de la famille impériale russe
Le patriarche Cyrille à Ekaterinenbourg
Aujourd'hui l'Eglise célèbre la mémoire de l'Empereur Nicolas II et de la famille impériale
Une exposition consacrée au docteur Eugène Botkine
105 ans se sont écoulés depuis la naissance du tsarévitch-martyr



Rédigé par l'équipe rédaction le 17 Juillet 2010 à 11:42 | 0 commentaire | Permalien

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