Vladimir GOLOVANOW

La première réunion de cette Assemblée, crée conformément aux décisions de la Conférence de Chambézy IV, s'est tenue à New-York du 26 au 28 mai. 55 prélats des patriarcats de Constantinople, Moscou (y compris Église Hors Frontières), Serbie, Roumanie et Bulgarie et de l'Église Orthodoxe en Amérique (OCA) y ont pris part. Le Vice-président de l'Assemblée est Mgr Justinian de Naro-Fominsk, responsables des paroisses du patriarcat de Moscou aux USA. Dans son introduction il a souligné que "l'Orthodoxie est, actuellement, l'une des confessions chrétiennes qui se développent le plus… Il y a de plus en plus de gens qui viennent à l'Orthodoxie par choix, et non à cause de leur origine nationale… Mais chacune des Églises locales représentées ici possède son expérience unique dans les domainse de la mission, de la théologie, de l'éducation, etc."

"Nous sommes tous prêts à partager cette expérience, a-t-il continué, et en particulier l'Église russe, qui joue un rôle historiquement fondateur dans la propagation de l'Orthodoxie… Il suffit de rappeler que, jusqu'en 1920, il n'y avait en Amérique du Nord qu'une seule juridiction – celle de l'Église russe qui, comme on le sait bien, était ouverte aux représentants de différents groupes nationaux."

Après avoir rappelé l'importance des questions de l'organisation de la diaspora discutées à Chambézy et des problèmes qui en résultent dans différentes régions du monde, Mgr Justinian rend hommage aux progrès accomplis depuis 1960 grâce à la SCOBA (Conférence permanente des évêques orthodoxes canoniques en Amérique) et termine en exprimant l'espoir que l'expérience ainsi accumulée permettra d'aller encore plus loin dans le témoignage commun des vérités de l'Orthodoxie.

Dans un long communiqué final les participants affirment que leur Assemblée devient le continuateur de la SCOBA et définissent les listes des Églises canoniques participantes et les commissions permettant le fonctionnement de l'Assemblée. De plus ils demandent de modifier l'organisation territoriales des Assemblées en Amériques en faisant 2 Assemblées séparées au Canada et aux USA et en rattachant Mexique et Amérique centrale à l'Amérique du sud…

Source: Patriarchia.ru

Rédigé par Vladimir Golovanow le 31 Mai 2010 à 16:39 | 15 commentaires | Permalien

C’est probablement fin 2010 ou début 2011 que se tiendra une conférence des représentants des quinze Eglises orthodoxes locales. Elle sera chargée de préparer l’ordre du jour du Concile Panorthodoxe dont il a été décidé de hâter les préparatifs. Ces précisions ont été apportées par le patriarche œcuménique Bartholomé. C’est depuis le début du XX siècle que l’on débat de la nécessité de tenir un tel Concile. C’est dans les années soixante du XX siècle que la préparation du Concile est entrée dans sa phase active. Les délégations de l’Eglise Orthodoxe Russe aux conférences préparatoires étaient alors conduites par le métropolite Nicodème (Rotov), alors président du Département des Relations ecclésiales extérieures.

« Nous avons décidé d’accélérer les préparatifs au Concile. Nous sommes remplis d’optimisme »,- a déclaré le patriarche Bartholomé dans le cadre d’une interview accordée à la chaîne " Rossia 24".

« La phase préparatoire est proche de son achèvement. La rencontre au Phanar des primats des Eglises Orthodoxes locales en octobre 2008 a apporté de ce point de vue des résultats tangibles. Devenu patriarche il y a 19 ans je me suis consacré à rénover dans la mesure du possible l’institution des rencontres entre les Eglises locales. Plusieurs de ces rencontres ont déjà eu lieu à Constantinople (Istanbul). Nous avons tous signé un texte dans lequel nous traitons des problèmes qui préoccupent l’humanité et les orthodoxes en premier lieu.
Le projet de l’ordre du jour du Concile est déjà approuvé, il comporte dix sujets.

Une Conférence préconciliaire sera réunie fin 2010, début 2011. Nous allons définitivement valider le projet d’ordre du jour. Il sera question du Concile de la proclamation de l’autocéphalie, de l’autonomie d’une Eglise orthodoxe, des diptyques ainsi que du carême.

Il avait été décidé en 2008 d’installer une commission interorthodoxe de bioéthique. Nous sommes très préoccupé par tout ce qui est environnement et nous allons en discuter.
Voilà plusieurs années que le patriarcat de Constantinople organise des colloques internationaux consacrés à l’écologie. Il y en déjà eu huit, des représentants d’autres confessions ainsi que des experts laïcs y ont pris part. Nous souhaitons resserrer les contacts existant entre l’Eglise et les scientifiques. Le Concile aura une portée immense pour l’ensemble du monde orthodoxe ».

Le patriarche Bartholomé a souligné « qu’un nouveau chapitre avait commencé dans les relations entre l’Eglise de Constantinople et l’Eglise Russe. Nous avons convenu d’approfondir la coopération fraternelle qui existe entre nous, cela pour le bien de toute l’Orthodoxie. Si des divergences se faisaient jour il nous convient d’en parler avec amour et sincérité. Notre objectif est de glorifier le Nom de Dieu et l’unité de l’orthodoxie »

Ria novosti.

Traduction " P.O."


Rédigé par l'équipe de rédaction le 31 Mai 2010 à 11:52 | 6 commentaires | Permalien

Le 30 mai au cours d’un déjeuner au Palais Constantin dans les environs de Saint Pétersbourg (Strelna) a répondu à une question de la chaîne « Rossia 24 » : - Que souhaiteriez-vous dire à ceux qui en Ukraine restent dans l’hésitation ? ces derniers temps de nombreux schismatiques reviennent au patriarcat de Moscou ?
« J’ai aujourd’hui au cours de ce repas dit au métropolite Vladimir primat de l’Eglise d’Ukraine, patriarcat de Moscou, qu’il aura sans doute la grâce de voir ce problème résolu de son vivant. Je voudrai que ce schisme prenne fin. Qu'ils n'hésitent pas et rejoignent l'Eglise canonique d' Ukraine qui est la nef de notre salut!».

Rappelons qu’il y a en Ukraine, hormis l’Eglise Ukrainienne canonique (patriarcat de Moscou), des entités ecclésiales non reconnues par l’ensemble de l’Eglise orthodoxe. Ce sont l’Eglise Orthodoxe d’Ukraine, « patriarcat de Kiev », avec à sa tête Filarete Denissenko, excommunié par l’Eglise Orthodoxe Russe ainsi que l’Eglise autocéphale d’Ukraine avec à sa tête le métropolite Méthode Koudriakov.

L’ex président Youchtchenko reconnaissait toutes ces églises mais sa préférence allait au « patriarcat de Kiev ». A plusieurs reprises il avait appelé à la mise en place d’une Eglise locale en Ukraine et avait sollicité le patriarcat de Constantinople d’octroyer à Kiev un statut d’autocéphalie.

RIA Novosti
Traduction "P.O."

Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Mai 2010 à 21:51 | 0 commentaire | Permalien

Le 29 mai les patriarches Bartholomé et Cyrille ont prié au cimetière de laure Saint Alexandre de la Neva sur les tombes de Dostoïevski, de Tchaïkovski. Ils ont dit une litie sur la tombe du métropolite Nicodème (Rotov). Le patriarche de Constantinople a souligné que le métropolite Nicodème est une personnalité éminente non seulement pour l’Eglise Russe mais aussi pour le monde orthodoxe tout entier. « Il a sur se montrer ouvert au monde extérieur pendant les années les plus dures du pouvoir soviétique. Il a formé toute une pléiade d’évêques brillants ».

Des centaines de fidèles se sont réunis à l’église de la Trinité, il y avait là les moines de la Laure, les enseignants et les étudiants du séminaire et de l’académie de théologie. Le patriarche Cyrille a rappelé la place qui est celle de la Laure dans l’histoire.

« Pendant les deux siècles qu’a duré la période synodale dans l’histoire de l’Eglise Orthodoxe Russe, à commencer par l’empereur « révolutionnaire » Pierre I c’est dans ces murs que pratiquement tous les évêques ont été sacrés. Nous sommes dans le baptistère de plusieurs générations d’évêques de notre Eglise ». C’est dans cette église que le patriarche actuel a été fait diacre, puis prêtre et ensuite évêque.

Le patriarche Cyrille a remercié son hôte de marque pour les paroles chaleureuses qu’il avait su trouver en parlant du métropolite Nicodème et du peuple russe. « La foi a été sauvée pendant cette époque terrible parce que tout le monde orthodoxe priait pour la Russie. Nous allons faire de notre mieux afin de renforcer l’amour fraternel qui existent entre les peuples orthodoxes. Votre séjour en Russie est une contribution précieuse à cette sainte cause. J’espère que vous reviendrez et que nous allons continuer à resserrer les liens qui unissent nos deux Eglises. Ensemble nous allons maintenir la grande tradition liturgique et spirituelle de la grande Byzance ».

RIA novosti

Traduction "P.O."

Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Mai 2010 à 18:54 | 1 commentaire | Permalien

Objectif commun: la "nouvelle évangélisation" de l'Europe. Une délégation de l'Église orthodoxe russe en visite au Vatican. Celui-ci publie une anthologie des écrits du patriarche. Une rencontre entre Kirill et Benoît XVI est de plus en plus proche
par Sandro Magister sur Chiesa

ROME, le 24 mai 2010 – Benoît XVI va créer très prochainement un nouveau "conseil pontifical" qui sera expressément chargé de la "nouvelle évangélisation". Non pas pour les pays de mission auxquels travaille déjà la congrégation "De propaganda fide", mais pour les pays qui, chrétiens depuis longtemps, sont aujourd’hui en danger de perdre la foi.



Le pape Joseph Ratzinger veut lier son pontificat à cette initiative. Et c’est le principal sujet dont il a discuté à Castel Gandolfo, par une matinée du printemps 2009, avec quatre cardinaux de poids qu’il avait appelés en consultation : Camillo Ruini, Angelo Bagnasco, Christoph Schönborn et Angelo Scola, ce dernier étant le partisan le plus convaincu de la création du nouveau conseil.
Mais, depuis ce moment, un grand allié, extérieur à l’Église catholique, s’est déjà uni au pape dans cette entreprise de nouvelle évangélisation.
Ce grand allié, c’est l’Église orthodoxe russe!

Suite sur "Chiesa" avec, en particulier, un texte extrêmement important du patriarche Kirill où il traite, en particulier, de l'œcuménisme


Rédigé par Vladimir Golovanow le 30 Mai 2010 à 08:26 | 9 commentaires | Permalien

"Le POINT"
Par Marina LAPENKOVA
Née avant la Révolution de 1917 dans la famille royale de Géorgie, la grande-duchesse Léonida Romanov, décédée à 95 ans dans la nuit de dimanche à lundi à Madrid, subit la répression soviétique et l'exil, mais obtint peu avant sa mort la réhabilitation du dernier tsar russe Nicolas II et de sa famille.
La grande-duchesse Léonida était le dernier membre de la dynastie Romanov à être né avant la révolution bolchevique de 1917.Elle était la mère de Maria Vladimirovna qui, à 56 ans, revendique aujourd'hui le titre de chef de la maison impériale russe et donc le trône de Russie.
Fille du dernier chef de la maison royale de Géorgie, une entité de l'Empire russe, la princesse Léonida Bagration de Moukhrani, née à Tiflis (ancienne Tbilissi), avait trois ans lorsque commença la Révolution d'octobre 1917.
Un an plus tard, craignant la répression, la famille royale géorgienne qui n'a jamais été au pouvoir, partit en Allemagne, d'où elle revint en 1921. Les Bagration vécurent en Géorgie soviétique dix ans dans un climat hostile, entre arrestations, interrogatoires et saisie de biens. SUITE ICI

Rédigé par l'équipe rédaction le 29 Mai 2010 à 09:58 | 1 commentaire | Permalien

Dans leur "Lettre d'information" en date du 28 mai, nos collègues d'Orthodoxie.com reprennent un article du "Nouvel observateur" sur l'acquisition du terrain pour la construction d'une nouvelle église russe à Paris

Aux lecteurs d'apprécier.

L'équipe de rédaction exprime sa surprise et son regret de voir des confrères orthodoxes dont le site est toujours d'une haute tenue théologique, ecclésiale et éthique accepter de diffuser un texte qui véhicule la haine et le mépris à l'égard de l'Église orthodoxe. Est-il fortuit que cette publication coïncide dans le temps avec le séjour du patriarche de Constantinople en Russie?

L'équipe de rédaction

Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Mai 2010 à 19:38 | 31 commentaires | Permalien

Le patriarche de Constantinople a hautement apprécié la coopération qui existe entre l’Eglise orthodoxe Russe, le président Dimitri Medvedev et le premier-ministre Vladimir Poutine. « Au nom de l’Eglise de Constantinople, en mon nom personnel j’exprime une grande gratitude à ces deux grands dirigeants chrétiens. Ils affirment hautement leur foi. Nous vivons le début d’une étape nouvelle dans les relations entre les Eglises de Russie et de Constantinople. C’est pour beaucoup le mérite du patriarche Cyrille ainsi que du métropolite Hilarion de Volokolamsk. Dieu soit avec la Russie, avec son peuple, avec son Eglise », - a déclaré le patriarche lors sa visite du métochion du patriarcat d’Antioche à Moscou.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Newsweek Russie » le patriarche Bartholomé a dit : « Le rôle qui est celui du patriarcat de Moscou dans le monde orthodoxe est d’une extrême importance. De mêmes que chacune des Eglises orthodoxes le patriarcat de Moscou continuera à contribuer au renforcement de l’unité orthodoxe qui est pour lui supérieure aux intérêts spécifiques locaux.

L’exemple donné par le défunt patriarche Alexis II est significatif : malgré son âge et sa faible santé il a pris part à la conférence des primats des Eglises orthodoxes organisée par le patriarcat de Constantinople en octobre 2008 à Istanbul.
Cette visite en Russie se passe sous le signe de l’amour fraternel et de la solidarité. Elle renforcera l’unité de l’Eglise Orthodoxe »…

Le protodiacre André Kouraiev estime que la visite en Russie du patriarche Bartholomé est un succès marquant de la diplomatie ecclésiale du patriarcat de Moscou. « Nos efforts diplomatiques ont permis de mettre fin aux controverses portant sur le statut canonique de l’Eglise d’Ukraine. Il n’en est plus question dans le dialogue qui se poursuit entre Moscou et Constantinople. Il y a deux ans, lors de la visite à Kiev du patriarche Bartholomé où il a rencontré le défunt patriarche Alexis la tension dans les relations était très grande.
Certains s’attendaient à ce que Constantinople déclare que l’Ukraine appartenait à son territoire canonique. Cela ne s’est pas produit. Nous allons désormais débattre d’autres problèmes. Il s’agira essentiellement du témoignage chrétien en Europe Occidentale, une société de plus en plus sécularisée ».
Interfax 1 - 2 - 3

Traduction " P.O."


Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Mai 2010 à 12:46 | 0 commentaire | Permalien

"Le rapport positif qui s’est instauré entre l’Église orthodoxe russe et l’Église de Rome est l’une des avancées les plus spectaculaires du pontificat de Benoît XVI. Spectaculaire aussi en raison de la rapidité avec laquelle elle a eu lieu. En effet, il suffit de remonter dans le passé d’une seule décennie pour retrouver le gel qui caractérisait les relations entre les deux Églises.

Interrogé par www.chiesa à propos des motifs qui ont conduit à ce changement extraordinaire, le métropolite Hilarion en a indiqué trois:
Le premier motif, a-t-il déclaré, est la personnalité du nouveau pape. Un pape qui est l’objet "d’une opinion positive de la part de l’ensemble du monde orthodoxe russe", bien que celui-ci ait été pendant des siècles imprégné de sentiments anti-romains. Le second motif est que les deux Églises ont une vision commune du défi qui leur est lancé par la déchristianisation de pays qui constituaient dans le passé le cœur de la chrétienté. Et le troisième motif est que l’une et l’autre voient dans la grande tradition chrétienne l’axe majeur de la nouvelle évangélisation. Chretiente.info

Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Mai 2010 à 21:03 | 0 commentaire | Permalien

Rapprochement
« Il ne s'agit pas seulement d'une visite de courtoisie, nous voyons bien qu'il n'en est pas ainsi. Le protocole est mis de côté pour laisser la place à la prière commune devant le trône de Dieu, à notre amour réciproque et à notre sincère disponibilité », a affirmé le patriarche Kirill.
« Face à la très grande responsabilité que nous portons, nous devons aller de l'avant comme une famille, pour donner la preuve d'une paix véritable. Plus nous coopérerons, plus forte sera notre voix. Et Dieu veuille que nous ne nous détournions jamais de la chose la plus importante pour l'orthodoxie : la sainte unité ».
/....Cette visite, qui répond à celle accomplie par le patriarche Kirill en juillet 2009 à Istanbul, marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux patriarcats qui ont connu, ces dernières années, un certain nombre de difficultés et de tensions./ ...Suite ZENIT le 27.05.2010

Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Mai 2010 à 20:46 | 0 commentaire | Permalien

Le patriarche de Constantinople à Moscou
LA CROIX
François-Xavier MAIGRE
Le patriarche œcuménique Bartholomeos Ier de Constantinople est actuellement en Russie, signe du rapprochement avec le patriarcat de Moscou

L’image est hautement symbolique. Sur le tarmac de l’aéroport de Moscou où son avion venait d’atterrir, samedi 22 mai, le patriarche œcuménique Bartholomeos Ier et son homologue russe Kirill ont échangé une longue et fraternelle accolade, alors que les relations entre le Patriarcat de Constantinople – qui bénéficie d’une primauté d’honneur au sein de l’orthodoxie – et celui de Moscou – le plus important numériquement – sont réputées tendues.
Souriant et manifestement ému, le patriarche de Constantinople savourait visiblement la perspective de huit jours de déplacement dans cette « Sainte Russie » où il ne s’était pas rendu depuis 17 ans et qu’il affectionne tant : « Nous transmettons la bénédiction de la sainte Église de Constantinople à l’Église russe qui est notre sœur et notre fille », a-t-il déclaré devant ses hôtes, formant le vœu que cette visite renforce « nos liens fraternels pour le bien de toute l’orthodoxie ».
Suite ICI

Rédigé par l'équipe de rédaction le 26 Mai 2010 à 10:26 | 12 commentaires | Permalien

Le site de la chaîne « Vesti » annonce une rencontre aujourd’hui, le 25 mai, entre le président de la Fédération de Russie Dimitri Medvedev et le patriarche Bartholomée de Constantinople. Cette nouvelle a été donnée par le service de presse de la présidence.
Invité par l’Eglise orthodoxe russe, le patriarche Bartholomée est arrivé à Moscou le 22 mai. Le 22 mai les deux patriarches ont concélébré la divine liturgie à la cathédrale Christ-Sauveur. Cette date marque le début des Journées des lettres et de la culture slaves.
SUITE ICI

AFP Visite symbolique du patriarche de Constantinople en Russie
La visite en Russie du patriarche de Constantinople intervient après celle du patriarche orthodoxe russe Kirill au patriarcat de Constantinople en juillet 2009.
Les relations entre le patriarcat œcuménique d'Istanbul, dont l'autorité morale s'étend à l'ensemble du monde orthodoxe même si le nombre de ses fidèles en Turquie n'excède pas 2.000 personnes, et le patriarcat de Moscou, qui dirige la plus puissante Eglise autocéphale, sont tumultueuses.


n avril 2009, Ilarion, le chef du département des relations extérieures de l'Eglise orthodoxe russe, a accusé le patriarcat de Constantinople de vouloir soumettre à son autorité toutes les Eglises autocéphales orthodoxes.Le soutien accordé par Bartholomée aux partisans d'une Eglise ukrainienne indépendante de l'Eglise russe est une des sources de tensions entre les deux patriarcats.
Suite La CROIX

Rédigé par l'équipe rédaction le 25 Mai 2010 à 17:22 | 5 commentaires | Permalien

Le sens de l'Eucharistie
Vladimir GOLOVANOW

J'avais consacré 2 posts à la FREQUENCE-DE-LA-COMMUNION (ici et ici), qui avaient donnés lieu à un échange intéressant. Je voudrais maintenant revenir sur le sens de l'Eucharistie en partant de certaines expérimentations qui ont lieu chez nous et en utilisant l'analyse de JC Larchet dans la recension qu'il a consacrée au livre du Père Alexandre Schmemann, "L’Eucharistie, Sacrement du Royaume". Je lui emprunte toutes les citations et références qui suivent.

Les expérimentations auxquelles je pense veulent au départ valoriser la dimension communautaire de la Liturgie, mais elles en arrivent à dévaluer la dimension personnelle de la participation des fidèles et l'importance de leur effort individuel. Nos "modernistes pensent suivre le père Alexandre lorsqu'il affirme que « le christianisme ne consiste pas à offrir à chacun la possibilité de devenir personnellement meilleur » (p. 14) et dénonce le fait que « la communion soit considérée comme un moyen d’obtenir la grâce, comme un acte de sanctification personnelle » (p. 66). Mais ce qui est tout à fait justifié chez lui pour dénoncer une pratique moralistes, piétistes et individualistes de la Liturgie voire une conception consumériste de l’Église (p. 115, 119 et 150), amène nos modernistes à tomber exactement dans le même travers en introduisant une communion "automatique" et sans préparation à chaque Liturgie.

Ne jettent-ils pas "le bébé avec l'eau du bain" en minimisant aussi bien le rôle essentiel de la grâce dispensée dans la Liturgie dans le progrès spirituel et le salut de chaque personne, que le rôle de la préparation « ascétique » de chacun à l'Eucharistie? Les prières avant la communion, par exemple, insistent fortement sur ce point JC et Larchet cite "la Mystagogie" de saint Maxime le Confesseur et "l’Explication de la Divine Liturgie" de saint Nicolas Cabasilas, qui soulignent le lien profond qui existe entre le déroulement de la Liturgie et le développement de la vie spirituelle personnelle du chrétien, au point que saint Maxime développe son commentaire sur la base d’une stricte correspondance.

Il est clair que les participants à la Liturgie doivent être "les membres d’un même corps" et l’on doit déplorer que, dans certaines paroisses orthodoxes "traditionalistes", les fidèles sont de facto une somme d’individus, chacun priant à part soi et participant à la Liturgie indépendamment des autres, se comportant même comme s’ils n’existaient pas. Mais on peut pareillement déplorer que, dans d’autres paroisses, "modernistes", il y ait une perte du sens de la relation intime de la Liturgie avec la spiritualité (et inversement) et que la vie ecclésiale y soit transformée en une forme particulière de vie associative dont le prêtre est devenu l’organisateur et l’animateur: certaines gestuelles spécifiques de l'animation, avec les fidèles quasiment en rond, y font irrésistiblement penser de même que l'appel à se donner mutuellement "le baiser de paix" à l'instar de mariages catholiques ou de cultes protestants.

Ainsi, complétant mes posts précédents où je parlais des deux façons opposées de pratiquer l'Eucharistie, nous voyons là clairement deux approches opposées du sens même de la Communion eucharistique. Mais je ne veux pas dramatiser ce problème: en fait il ne s'agit là que de cas extrêmes et, dans la plupart des cas, nos prêtres connaissent très bien la bonne orientation à suivre pour éviter ces extrémités.
Toutefois le danger existe car ce sont souvent les extrémistes, et en particulier les "modernistes" en ce moment, qui parlent le plus fort; et ils risquent de troubler des esprits peu avertis, en particulier chez les nouveaux émigrants des pays de l'Est dont la culture orthodoxe n'est pas solide et qui ont tendance à prendre pour argent comptant tout ce qu'ils entendent ici.

Rédigé par Vladimir Golovanow le 25 Mai 2010 à 12:35 | 7 commentaires | Permalien

Le patriarche Cyrille a exprimé ses condoléances à l’annonce du décès de la Grande-duchesse Léonida Romanov. Il a déclaré : « Nous reconnaissants à la défunte pour sa participation active à la vie de l’Eglise en Russie comme dans la diaspora. La Grande-duchesse a beaucoup œuvré au rétablissement de l’union au sein de l’Eglise russe. Elle a partagé notre tristesse, elle s’est réjouie de nos joies. Sa vie a été longue et pleine de difficultés, elle a toujours ardemment aimé la Russie et elle est restée fidèle à la sainte orthodoxie.

Je me souviendrai toujours de mes rencontres avec elle, surtout de notre conversation en 1991, lors de la visite historique du Grand-duc Vladimir et de son épouse à Saint-Pétersbourg. Notre dernière rencontre qui a eu lieu à Smolensk est tout aussi inoubliable ».

Les obsèques de Léonida Guéorgievna auront lieu le 3 juin (à confirmer) dans l'église Saints-Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg.

Interfax, le 25 mai LCI

Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Mai 2010 à 12:14 | 0 commentaire | Permalien

"Ça date d'il y a un mois, mais c'est toujours bon à prendre... La Douma, la chambre basse du Parlement russe, a voté, le 21 avril dernier, en faveur de l'instauration de la "journée du baptême de la Russie ancienne b[[la "Rus"]"]b comme fête nationale, le 28 juillet, le jour où l'Eglise orthodoxe russe commémore le saint grand prince Vladimir de Kiev (selon l'ancien calendrier julien), qui adopta le christianisme à la fin du 10e siècle, et avec lui tout son peuple. Suite

Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Mai 2010 à 09:13 | 1 commentaire | Permalien

Dans les camps de Mordovie Saint Augustin s’applique à comprendre le mystère de la sainte Trinité
Nikita KRIVOCHEINE

Saint Augustin se trouvait sur une plage, plongé dans la méditation. Il aperçut un adolescent qui à l’aide d’une conque transvasait l’eau de la mer dans un grande tranchée qu’il avait creusé dans le sable. « Que fais-tu ? » - Je veux mettre toute la mer dans cette tranchée. – C’est un projet fou ! – Pas moins fou que tes efforts de percer le mystère de la Sainte Trinité !
Et l’adolescent disparut. C’était un ange envoyé en aide à Saint Augustin.
Cette histoire m’a été racontée par le chanoine lituanien Stanislas Kiskis dans les camps de Mordovie. Notre « brigade » chargeait des camions de lourdes pierres. Le père Stanislav mettait à profit les intervalles entre l’arrivée des véhicules pour parler aux déportés. Il était très respecté et parvenait à être compris même des plus ignares de nos coéquipiers. Le père Stanislas avait passé toute sa jeunesse à Saint Pétersbourg, il était parfaitement russophone et russophile. Avant la guerre il avait étudié à Nancy et parlait un français parfait.
C’était son deuxième terme dans les camps. Le troisième jour après le début de l’offensive nazie il avait réussi à dissuader les habitants de Kaunas, pris de fureur contre l’occupant soviétique, d’achever les blessés que l’armée rouge avait abandonnés.

Il avait réussi non seulement à les calmer en expliquant qu’il s’agissait de militaires prisonniers et non de communistes mais même à les persuader de les mettre sur des brancards et à les porter jusqu’à la Kommandantur qui procéda à leur internement.
Ces vies sauvées lui valurent en 1945 dix ans de Goulag pour « trahison de citoyens soviétiques ».
A sa sortie, en 1955, il fut exilé dans la région de Krasnoïarsk, en Sibérie Orientale. Il y avait là énormément de catholiques, polonais, lituaniens, uniates. De façon clandestine il assuma parmi eux son sacerdoce, fut assez rapidement dénoncé et gratifié de dix ans de rééducation par le travail pour « agitation et propagande antisoviétique ».
Il racontait avoir eu à sa deuxième arrestation un moment de rébellion contre le sort. Puis il pensa à son frère, devenu collaborateur du régime, et se dit qu'il lui incombait de souffrir pour lui.
A sortie en 1965, brisé et souffrant, il fut assigné à résidence dans un village reculé de Lituanie. Après la chute des soviets sa candidature fut envisagée par le Vatican pour la chaire de Kaunas et seul son âge avancé et son état de santé firent obstacle à sa chirotonie.

Ainsi que beaucoup d’autres zeks j’ai à l’égard du père Stanislas une grande dette morale. J’aimerai que les lecteurs de « Parlons » aient une pensée pour cette homme d’un esprit brillant et d’une radieuse bonté.

Je lui ai consacré un récit publié en russe: "ZVEZDA"
"Novaia Gazeta" - A ma surprise, je viens de découvrir un très beau texte de souvenirs publié le 9 avril dernier par Alexis Polikovsky

Rédigé par Nikita Krivocheine le 24 Mai 2010 à 19:54 | 2 commentaires | Permalien

Décès à Madrid de la  Grande-Duchesse Léonida Romanov à l’âge 95 ans
Elle sera inhumée à côté de son mari, Vladimir Kirillovitch, à la cathédrale Saints Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg, lieu des sépultures impériales. Accompagnée dans ses derniers moments par sa fille la Grande-Duchesse Maria Vladimirovna, elle a reçu les derniers sacrements du père Georges Kordotchkine, recteur de la paroisse orthodoxe russe de Madrid.
Née Princesse Bagration-Moukhransky, la défunte était la dernière représentante de la maison Romanov à être née avant la Révolution sur le territoire de l’Empire Russe, à Tiflis (Géorgie)

Ayant brièvement vécu en Allemagne après la Révolution, Leonida était par la suite revenue en Géorgie, alors république de l'URSS. Elle y a résidé jusqu'en 1931 en dépit des campagnes de répression du pouvoir soviétique contre les représentants de l'ancien régime.

Lenta.ru en russe

Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Mai 2010 à 10:11 | 1 commentaire | Permalien

Le patriarche Cyrille a déclaré dans une interview au quotidien grec « To Vima » que l’Eglise orthodoxe russe ne souhaite pas devenir une église étatique.
« Nous n’aspirons pas à un statut de religion d’Etat. L’Eglise est séparée de l’Etat mais elle n’est pas isolée de la société et elle se sent responsable du niveau spirituel de la nation et des milieux dirigeants du pays. Le fait que les plus hautes personnalités de l’Etat sont entrées en orthodoxie n’est en aucun cas une décision politique ou un tribut à la tendance du jour. Il s’agit d’une recherche sincère de l’aide et de la guidance de Dieu.

L’Eglise et l’Etat sont des institutions distinctes qui se fixent chacune des objectifs qui leurs sont propres et qui ont recours à des modes d’action spécifiques. L’Eglise aspire à contribuer au salut éternel des âmes. L’Etat œuvre à une meilleure organisation de nos vies sur Terre. Tout homme d’Etat responsable est conscient du fait que la prospérité ici-bas est inconcevable si l’on ne se réfère pas aux valeurs spirituelles, aux fondements chrétiens sur lesquels s’est construite notre civilisation »

Interfax, le 24 mai

Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Mai 2010 à 09:00 | 0 commentaire | Permalien

DIMANCHE DE LA TRINITÉ
Le mot "Trinité" n'apparaît en fait nulle part dans le Nouveau Testament, mais il y a cependant quelques textes dans lesquels on peut discerner la Trinité, tels ceux se référant à l'Annonciation, le Baptême du Christ, la Transfiguration (le Saint Esprit indiqué par la nuée).
Les chapitres 14 à 17 de l'Évangile selon saint Jean nous expliquent les détails intimes de la relation entre le Père, le Fils et le Saint Esprit. L'Église a prit quelque 3 siècles pour commencer à le comprendre, et nous ne le comprendrons jamais totalement, de sorte qu'avec saint Basile le Grand, nous devons dire "Que toutes ces choses ineffables soient honorées par le silence", ce qui s'applique assurément à la Sainte Trinité. Vladimir Lossky appelle le dogme de la Trinité "une croix pour les voies de la pensée humaine."
L'Icône de saint Andrei Roubliev dite "de la Sainte Trinité", montrant 3 personnages assis en cercle, représente la rencontre des Anges avec Abraham au Chêne de Mambré.

Puisque les iconographes Orthodoxes ne peuvent pas représenter le Père et le Saint Esprit sous une forme humaine, il y a cependant cette représentation symbolique de la communion pacifique de la Sainte Trinité. Assis autour d'une table, tous 3 pointent de la main un calice se trouvant au centre, symbolisant le bélier qu'Abraham sacrifia en lieu et place de son fils Isaac.

Suite Saint Materne
Icône "L'hospitalité d'Abraham", Russie, fin du XIV siècle

Rédigé par l'équipe rédaction le 22 Mai 2010 à 18:10 | 1 commentaire | Permalien

Ordination presbytérale du diacre Christophe Levalois
L'ÉQUIPE DE "PARLONS"
SOUHAITE AU PÈRE CHRISTOPHE,UN SACERDOCE RADIEUX ET HEUREUX!

Lundi de Pentecôte, 24 mai, le diacre Christophe Levalois sera ordonné prêtre par Mgr Gabriel dans la paroisse Saint-Séraphin-de-Sarov (91, rue Lecourbe, Paris 15e), à partir de 10 heures.
La liturgie sera suivie par des agapes dans le jardin paroissial avec ce que chacun apportera.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Mai 2010 à 11:41 | 0 commentaire | Permalien

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